Maher Mokaddem: «les clients paieront plus pour des conditions sanitaires garanties»

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Depuis peu aux commandes de la direction commerciale et marketing de l’hôtel Le Royal à Yasmine Hammamet, Maher Mokaddem compte néanmoins derrière lui une forte expérience non seulement en hôtellerie mais aussi dans le tour-operating, l’agence de voyage et l’OTA.

Un parcours diversifié qui lui permet aujourd’hui d’avoir une vision à large spectre sur le secteur touristique et ses attentes, sur la clientèle et ses exigences dans un contexte marqué par la Covid-19.

 

Trêve forcée à cause du Coronavirus :

Nous avons profité de la dernière période de trêve forcée et la fermeture de notre hôtel pour effectuer des travaux de rénovation qui étaient initialement prévus pour s’étaler sur les prochaines années. Nous avons procédé au relookage des chambres (matelas, linge, salles de bain), à la rénovation des piscines et notamment la piscine intérieure qui va être dotée d’un parcours aquatonic. On investit malgré la situation sans baisser les bras.

L’hôtellerie après la crise :

Avec un taux d’occupation qui ne devra pas dépasser 50% et des charges supplémentaires (pour l’application du nouveau protocole sanitaire), il n’y aura certainement pas de rentabilité d’échelle cette année. Les hôtels n’ont donc pas intérêt à baisser les prix et ce serait suicidaire de le faire. Cela ne signifie pas qu’il faudra supprimer les promotions mais bien les étudier face aux coûts pour préserver la qualité. Mais baisser les prix ne sera pas une pratique recommandée.

« Avec un taux d’occupation qui ne devra pas dépasser 50%, il n’y aura certainement pas de rentabilité d’échelle cette année».

Il ne faut pas oublier que beaucoup de clients vont être plus exigeants sur le plan sanitaire. Ils seront plus à l’aise s’ils payent plus pour des conditions sanitaires garanties.

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Pour ce qui concerne Le Royal, à la différence des autres hôtels, c’est un établissement spacieux avec différents blocs indépendants, ce qui nous permet de travailler à l’aise pour permettre aux clients de rester éloignés les uns des autres tout en préservant la qualité de services.

Nous sommes en tout cas prêts à une reprise immédiate d’activité si on nous le demande.

Marchés local et international :

Les choses ne sont pas claires pour cet été. Tout reste lié à l’ouverture de nos frontières et l’évolution des chiffres de l’épidémie chez nous, surtout dans le cas (que je n’espère pas) de 2e vague. Ce qui est clair cependant, c’est que les tour-opérateurs veulent revenir rapidement et notamment ceux de l’Europe de l’Est. Ils pensent déjà à l’arrière-saison, fin août-début septembre.

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«Le message à passer aux T.O doit se focaliser sur la bonne gestion de la pandémie et de la prise en charge des malades.

Le client va en tout cas axer son choix en fonction de la disponibilité de services médicaux dans le pays pour être rassuré sur sa prise en charge en cas de maladie ou de nécessité de soins. Il demandera également à être conseillé en direct pour entendre concrètement une voix qui lui dise que la destination est ‘safe’.

Pour ce qui concerne le marché local: je pense qu’il est malheureusement épuisé et qu’il n’y a rien à attendre de lui. Contrairement à d’habitude, la plupart des clients ont les poches vides et ils ont épuisé leurs congés. Le marché tunisien, c’est une clientèle qui dépasse rarement 3 jours, c’est essentiellement un marché de weekends.

«Par contre, je pense qu’il faudra que les hôtels adaptent une offre qui réponde à la situation».

Il faudra songer à mettre en place une offre d’accès pour la journée (day use), sans mélanger cette clientèle avec les résidents, tout en sachant répondre aux attentes des deux types de clientèle (dans les établissements qui le peuvent en termes d’espaces notamment).

Beaucoup de gens vont penser cet été au tourisme alternatif. Il faut aussi que les hôtels captent cette clientèle et sachent répondre à leurs attentes. A l’hôtel Le Royal, nous disposons par exemple d’un jardin-potager exceptionnel par sa taille et la qualité de son entretien avec des produits bio qui y sont plantés.

Pour tous, il va falloir que nous pensions à de nouveaux packages, à offrir plus de flexibilité : hébergement seul, services adaptés (baignade uniquement, avec un repas…). Les clients vont également insister sur un point qui n’importait pas trop auparavant, en l’occurrence quelle politique d’annulation pour chaque établissement. D’où la nécessité de penser à des procédures flexibles.

«Les différents départements de l’hôtel doivent aussi être prêts aux changements de dernière minute pour éviter les charges inutiles résultant d’une annulation par exemple».

Segment MICE et digitalisation :

Nous sommes un hôtel qui travaille beaucoup sur le segment du tourisme d’affaires et de congrès. C’est un secteur qui va revenir tardivement contrairement aux loisirs car les entreprises commencent à s’habituer aux réunions virtuelles. De plus, elles se serrent la ceinture actuellement au niveau dépenses.

Pour se préparer aux grands événements futurs, les hôtels doivent penser aux infrastructures et investissements à réaliser pour accueillir par exemple les séminaires internationaux en prenant en considération la possibilité de permettre la présence virtuelle de participants. Nous devons donc fournir des solutions technologiques. A l’hôtel, nous sommes en train de passer le message à nos partenaires.

Nous nous préparons également à élargir la digitalisation de nos services. Nous avons déjà mis en place par exemple des tablettes pour le check-in ou bien une application on-line. Nous pensons introduire la possibilité de digitaliser les menus dans nos restaurants à la carte afin de réduire le contact avec les clients.

Ces investissements doivent cependant être ciblés et maîtrisés pour qu’ils soient utilisables après la crise du Corona et non pas investir sur des outils qui ne serviront à rien juste après.

Relations avec l’administration du tourisme :

Celle-ci doit se rapprocher des hôteliers car à ce jour, il est difficile d’obtenir des informations précises. Je propose de mettre en place un centre d’appel au niveau de l’ONTT ou bien au niveau de chaque CRT pour nous fournir les informations administratives nécessaires et nous oriente, qu’il soit notre liaison avec l’administration centrale.

Durant cette période exceptionnelle, il faut un mode de fonctionnement exceptionnel de l’administration. Même s’il y a un travail de communication qui est fait par le ministre du Tourisme, il y a des points qui restent toujours flous.

Nous comptons en tout cas sur le soutien de l’Etat pour qu’il ne nous laisse pas seuls.

 

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Nicolas Pezout, directeur général du Mövenpick Hôtel du Lac Tunis

Mehdi Allani, CEO de l’hôtel Le Sultan

Brahim Ouerzazi, agent de voyages

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison DidineSignature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 



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Selon l’UNIH, « les mesures vont susciter plus de problèmes qu’elles n’en résolvent »

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Après les syndicats patronaux du tourisme FTH et Fi2T, c’est au tour du groupement professionnel UNIH de monter au créneau et réagir à la polémique du moment dans le secteur.

Les mesures gouvernementales prises en faveur des entreprises du tourisme continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans les milieux professionnels. Annoncées par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, celles-ci ont fait réagir les acteurs du tourisme à travers leurs structures professionnelles.

Après la FTH et la Fi2T, l’Union Nationale de l’Industrie Hôtelière a annoncé aujourd’hui dans un communiqué souhaiter plus d’explications et de détails sur les modalités pratiques et concrètes de la mise en place de cette ligne de crédit.

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Le groupement professionnel présidé par Afif  Kchouk souligne par ailleurs l’urgence absolue de  l’entrée en vigueur de cette ligne de crédit, avant la fin de ce mois de mai, compte tenu des échéances de fin de mois (salaires) est-il précisé.

L’UNIH déclare avoir également souhaité une plus grande concertation avec toutes les parties prenantes, avant l’annonce de cette ligne de crédit, pour lever toute équivoque et lui garantir les chances de succès, sans distinction de classement des hôtels (établi par la BCT).

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« Telles que comprises par les hôteliers, les mesures annoncées ne concernent, dans leur majeure partie, que les charges salariales et les impôts et taxes redevables à l’Etat » a-t-elle estimé.

L’UNIH admet que ces mesures vont apaiser le climat social et régulariser la situation fiscale des entreprises hôtelières mais, ajoute-t-elle, elles vont susciter plus de problèmes qu’elles n’en résolvent, sachant que le retour du tourisme tunisien à sa vitesse de croisière reste une grande inconnue.

Le groupement considère que ces mesures doivent être en harmonie et en adéquation avec une stratégie et des scénarios de reprise de l’activité touristique en général et hôtelière en particulier.

Elle  invite les autres organisations patronales du secteur à une plus grande concertation pour harmoniser  leur position et coordonner leur action en vue d’une meilleure défense des intérêts du secteur dans la solidarité et la complémentarité.

D.T



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La FI2T frustrée par les mesures de soutien au tourisme

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La Fédération interprofessionnelle du tourisme (FI2T) exprime sa frustration par rapport aux mesures de soutien au secteur annoncées par le gouvernement et appelle ses adhérents à observer un sit-in.

Les mesures de soutien au tourisme annoncées par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, semblent ne pas faire l’unanimité auprès de certains syndicats patronaux. Après la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, c’est la Fi2T qui fait part de son mécontentement et vient de le faire savoir clairement.

Celle-ci elle considère en effet que ces mesures sont en-deçà des attentes et des besoins immédiats des entreprises touristiques sinistrées  et touchées lourdement par la crise liée à la pandémie de Covid-19. Elle juge également qu’elles ne sont pas en mesure de sauver un secteur aussi crucial pour l’économie nationale.

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La FI2T avance en effet ses arguments et ses justifications qu’elle énumère point par point. D’abord, elle a indiqué, dans un communiqué rendu public aujourd’hui que les conditions d’octroi et l’éventuelle exécution par les banques de la ligne de crédit d’exploitation sont compliquées et prendront du temps, tandis que les entreprises ont besoin des fonds au plus vite afin qu’elles puissent résoudre les problèmes urgents de leur trésorerie.

Mesures contradictoires

Elle n’a pas vu également d’un bon œil le fait de ne prendre aucune mesure pour reporter le paiement des cotisations sociales et fiscales malgré un chiffre d’affaires à l’arrêt depuis janvier, février ou mars 2020, selon les cas.

La FI2T a jugé par la suite contradictoire que le gouvernement exige le paiement immédiat de la totalité des échéances fiscales et sociales afin de pouvoir profiter des crédits d’exploitation car les conséquences économiques vont être lourdes et un grand nombre d’entreprises touristiques seront obligées de mettre la clé sous la porte.

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Appel au sit-in  

Elle a encore ajouté que les sociétés de leasing ignorent la décision du gouvernement relatif au report des échéances des crédits et refusent toujours d’appliquer la circulaire de la Banque centrale en exigeant des intérêts pour ces reports. Cela est de nature à compliquer davantage les choses pour les entreprises touristiques.

Pour toutes ces raisons, la Fédération interprofessionnelle du tourisme a appelé ses adhérents à effectuer un sit-in qui aura lieu dans les prochains jours.

Elle a par ailleurs prévenu qu’elle n’épargnera aucun effort pour faire entendre la voix de ses adhérents et a appelé tous les intervenants du secteur à multiplier les efforts pour trouver des solutions immédiates pour sortir de la crise en préservant les entreprises et les emplois.

Elle a enfin souligné que le secteur touristique mérite des mesures de soutien exceptionnelles car il est toujours le premier à être atteint et le dernier à pouvoir se remettre.

K.C



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Pourquoi la FTH n’est pas totalement satisfaite des mesures de soutien au tourisme ?

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La Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) considère qu’il est essentiel que la profession soit impliquée dès le départ pour éviter les blocages et garantir la bonne application des mesures.

La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) a publié aujourd’hui 26 mai un communiqué de presse dans lequel elle revient sur les mesures gouvernementales prises la semaine dernière pour soutenir le secteur du tourisme et fait valoir son approbation générale mais déplore également certains points.

Ce communiqué, le syndicat patronal l’entame sur une note positive et souligne « apprécier à leur juste valeur les mesures de soutien annoncées par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat et remercie le gouvernement pour le temps consacré au secteur du tourisme pour concevoir ce dispositif de soutien ».

La FTH considère également que les mesures prises démontrent la reconnaissance de l’importance du secteur et sa singularité ainsi que le secteur touristique est incontestablement le secteur le plus touché par la crise. Elle y indique aussi que les mesures annoncées constituent une bouffée d’oxygène pour de nombreuses entreprises hôtelières au bord de l’asphyxie.

Cependant, elles souligne qu’elles aggraveront l’endettement déjà très élevé du secteur et fragiliseront des entreprises sans aucune visibilité quant à la reprise de leur activité. Pour cette raison, elle soulève plusieurs interrogations et juge que certains points soient clarifiés comme les modalités pratiques et mécanismes de mise en œuvre de ces mesures et l’arsenal juridique qui obligerait les banques à accorder les crédits dans des délais courts.

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La FTH attire par ailleurs l’attention du gouvernement que certaines catégories d’unités hôtelières et leurs employés seront exclus car la condition qui impose le recul du chiffre d’affaires pour bénéficier de ces mesures ne prend pas en considération la situation des hôtels qui ont une activité balnéaire saisonnière et qui sont contraints de fermer en hiver. « Si l’objectif est de conserver l’emploi, on ne devrait pas éliminer des dizaines d’hôtels en fonction de leur chiffre d’affaires », a-t-elle ajouté.

Des interrogations

La Fédération tunisienne de l’hôtellerie a interpellé aussi le gouvernement sur la forme sous laquelle seront versés les salaires jusqu’à avril 2021, tout en proposant d’envisager un autre mécanisme de financement plus équilibré tel qu’un crédit direct aux employés, à travers les organismes sociaux avec des conditions avantageuses.

Elle a par la suite mis en garde que si les entreprises hôtelières sont toutes concernées par le pouvoir d’achat de leurs employés, elles ne peuvent cependant se substituer au rôle social de l’Etat dans une période de grande incertitude.

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Dans un autre registre, la FTH a exprimé son incompréhension de ne pas avoir été désignée membre de la commission de litiges prévue par le point 5 des annoncés. « La Fédération, ainsi que d’autres syndicats professionnels, sont représentatifs de la profession et que la FTH a toujours siégé dans diverses commissions à l’instar de la Commission de classement des unités hôtelières, la Commission de mise à niveau des unités hôtelières, le Comité de gestion du FODEC, le Conseil national de la fiscalité, le Conseil national du dialogue social, la Commission de bonification d’intérêt et des avantages sociaux et la Commission chargée d’approuver les programmes de restructuration financière des hôtels, instaurée par le décret gouvernemental 732 du 06 Août 2019 », a-t-elle rappelé.

La FTH s’étonne de ce point de vue que les syndicats professionnels les plus représentatifs du secteur ne soient pas représentés au sein de cette commission et considère qu’il est essentiel que la profession soit impliquée dès le départ pour éviter les blocages et garantir la bonne application des mesures.

K.C

Lire aussi:

FTH: prolongation de mandat pour le bureau sortant

 



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Ahmed Meddeb : «Un plan pour dissiper les craintes liées aux voyages en Tunisie» 

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Si dans les rangs de la profession, on attend beaucoup de l’incoming en provenance de l’Europe centrale et de l’est de manière générale, la Pologne devrait encore faire office de bon élève cet été.

De Varsovie, Ahmed Meddeb, représentant de l’ONTT dans ce pays, confirme que le marché est porteur d’espoir, d’autant que nombre d’actions s’y préparent.

 

Situation de l’épidémie en Pologne:

Au 25 mai 2020, 21 440 cas de COVID-19 ont été identifiés. 996 personnes sont mortes du coronavirus. Pour une population d’environ 38 millions d’habitants, la Pologne compte l’un des plus faibles taux par million d’habitants en Europe.

Une stratégie de déconfinement en 4 étapes a été mise en place par le gouvernement polonais permettant ainsi une reprise des activités économiques dès le 25 avril 2020. Les hôtels et les centres commerciaux ont repris du service le 4 mai suivant un protocole sanitaire basé essentiellement sur les mesures universelles de prévention, principalement la distanciation physique et le port de masque.

Au 18 mai 2020, les restaurants et autres activités de divertissement ont été autorisées à reprendre leurs activités. Le fait marquant est le comportement du Polonais qui a tout de suite repris ses habitudes de consommation et on a observé un retour presque à la normale avec des terrasses occupées et une socialisation dans le respect des normes mises en place.

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Reprise imminente de l’aérien:

Les vols domestiques reprendront le 1er juin 2020. Les contrôles aux frontières polonaises sont maintenus jusqu’au 12 juin et les connexions aériennes internationales sont suspendues jusqu’au 6 juin. L’ouverture des frontières se fera en harmonie avec les décisions de la commission européenne à partir du 15 juin mais principalement avec les pays ayant pu contenir la pandémie. Des ouvertures anticipées pourraient être envisagées avec les Pays Baltes et des pays du Višegrad (Hongrie, Slovaquie et République tchèque).

« L’économie polonaise devrait être la moins touchée dans la zone de l’UE par la pandémie de Covid-19 ».

Le virus a certainement mis fin à environ trois décennies de croissance économique ininterrompue en Pologne. Selon les prévisions économiques de la Commission européenne publiées le 6 mai, l’économie polonaise chutera de 4,25% en 2020, dû essentiellement à la perte de confiance des consommateurs, l’augmentation du taux de chômage et la baisse des exportations liées aux ralentissements des économies des autres Etats membres de l’UE. Cependant, la tendance s’inversera et l’économie devrait rebondir de 4% en 2021.

« L’économie polonaise chutera de 4,25% en 2020, dû essentiellement à la perte de confiance des consommateurs »

Pour protéger son économie et le pouvoir d’achat des Polonais, des mesures spéciales ont été décidées pour les entreprises et les particuliers. Les entreprises touristiques ont bénéficié d’aides ciblées visant principalement à maintenir les postes d’emploi et éviter les licenciements massifs.

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Pour développer la demande et redynamiser le tourisme domestique qui accuse une chute de 65 % de ses recettes depuis le début de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement polonais va remettre à 7 millions de citoyens un chèque vacances d’une valeur de 1000 PLN (env. 220 €) pour les employés dont le revenu mensuel brut est inférieur à 5200 PLN (env 1.150 €). Un programme financé à 90% par le budget de l’État, 10% à la charge de l’employeur et dont le coût est estimé à 7 milliards de PLN (env 1.5 milliards €).

La Tunisie, qui a enregistré environ 110 mille touristes polonais en 2019, était bien positionnée durant la période pré Covid19 avec une évolution nette de ses ventes en first minute. A cette date, la plupart des T.O ont annoncé l’annulation de leurs opérations jusqu’au 20 juin 2020 espérant une décision imminente de l’ouverture des frontières et la reprise en premier lieu sur les destinations européennes, principalement la Grèce.

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« Les T.O n’ont jamais exclu la possibilité de reprendre leurs opérations sur la Tunisie pour la saison été 2020 dès, bien évidemment, l’ouverture bilatérale des frontières et l’entente sur les mesures restrictives à adopter ».

Une prédisposition de reprise basée essentiellement sur une connaissance de la situation réelle permise grâce à un relais d’information quasi-quotidien de la situation épidémique en Tunisie et des mesures entreprises par les autorités tunisiennes.

Les associations professionnelles ont aussi été très sensibles par rapport à ce qui se passe en Tunisie et ont permis de relayer ces informations positives venant de la Tunisie et se sont ralliées aux voix appelant à mettre la Tunisie sur une short-list de destinations possibles pour 2020.

Le potentiel de la destination pourrait être amplifié aussi par le modèle particulier adopté sur le marché polonais et basé sur la consolidation des vols. Un modèle expérimenté durant toutes les crises passées et ayant toujours représenté une opportunité pour les opérateurs, leur permettant une prise de risque maîtrisée et une flexibilité dans la programmation aérienne garantissant ainsi une reprise plus rapide et avec des trends très positifs.

En cette période de gestion de crise, il faut continuer à communiquer et intensifier les contacts et les opérations avec les principaux intervenants et opérateurs. L’objectif est de distinguer la Tunisie par un nouveau positionnement unique de par :

-Sa proximité géographique, la reprise se fera principalement sur les courts-courriers.

-Son climat et ses infrastructures touristiques et hôtelières. Les opérateurs privilégieront pour des soucis économiques les destinations avec les saisons étendues. Au programme, l’étalement de la saison été 2020 jusqu’au mois de novembre et l’enchaînement avec la programmation hiver. Djerba est déjà proposée par plusieurs opérateurs polonais pour la saison hiver 2020-2021.

-La capacité à offrir des vacances en toute sécurité. L’introduction du protocole sanitaire et le respect des normes de sécurité constitueront les arguments nécessaires pour réconforter les prescripteurs et les clients.

-L’aptitude de la destination à se réinventer et à diversifier ses expériences de voyages. La Tunisie offrira plus d’un produit répondant au changement radical des attentes de la clientèle.

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« Continuer à communiquer et intensifier les contacts et les opérations avec les principaux intervenants et opérateurs ».

Dans cet ordre d’idée et pour accompagner ce scénario de redémarrage de l’activité pour l’été 2020, un plan de communication ayant pour objectifs de dissiper les craintes liées aux voyages en Tunisie, de se positionner en tant que destination «Ready & Safe » et de relancer les réservations et stimuler la reprogrammation des voyages déjà reportés est développé et sera mis en place.

Un plan avec plusieurs vagues lancé conjointement avec nos partenaires, touchant les réseaux de ventes avec l’organisation de webinaires, sessions éducatives et famtrips pour réconforter les prescripteurs et leur donner tous les outils de vente nécessaires mais aussi des actions B2C dont l’objectif est de développer notre visibilité digitale par des opérations spéciales de celebrity endorsement à travers l’invitation d’influenceurs, instagrameurs et bloggeurs pour permettre une réactivité instantanée et du story telling relatant la situation en Tunisie.

 

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Wahida Jaiet : «malaise et incertitude des acteurs du tourisme au Royaume Uni»

 

 



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Wahida Jaiet : «malaise et incertitude des acteurs du tourisme au Royaume Uni»

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Round-up du marché touristique britannique avec Wahida Jaiet, représentante de l’ONTT à Londres, dans une conjoncture marquée par un impact très lourd de la pandémie sur le quotidien des anglais et ses conséquences sur le secteur des voyages.

 

Dans un contexte de Covid-19 :

La  pandémie a  engendré 36.700 décès en Grande-Bretagne (au 24 mai). Le lockdown tardif a subi depuis le dimanche précédent des allègements mais le message reste flou: ”Stay Alert” au lieu du fameux  “Stay at home saver the NHS”.  Le Premier ministre Boris Johnson invite le citoyen à endosser sa  responsabilité individuellement et de se protéger en déclarant : « vous pouvez retourner au travail mais évitez les transports publics; le mieux, si vous le pouvez, est de travailler de chez vous ».

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Le mécanisme  de soutien  aux entreprises en vue de préserver les emplois a été prolongé. Prévu d’avril à juin initialement, il a été étendu à fin octobre 2020. Cela aide et soulage mais demeure insuffisant. A partir du mois d’août, l’entreprise devra contribuer au paiement des salaires.

Le problème du cash refund par les T.O et les agences de voyage demeure épineux. Le cash refund note est reconnu par l’Union européenne mais demeure pas clair au niveau du Royaume Uni.

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Le FCO (ministère des Affaires étrangères) maintient pour l’heure ses restrictions de voyage à durée indéterminée, ce qui renforce le malaise et l’incertitude des acteurs du tourisme et freine le  consommateur dans ses projets de vacances.

Le  confinement de 14 jours est obligatoire pour les arrivants de l’étranger à compter du 8 juin. Pour toute arrivée, y compris les ressortissants britanniques rapatriés, les voyageurs devront rester confinés chez eux.

«La  déclaration du ministre de la Santé, Matt Hancock la semaine dernière, confirme que le tourisme outbound n’est pas pour l’été 2020».

Il y a clairement une tendance à l’annulation ou au report à 2021 des vacances. Pour 2020, la tendance en ce moment est au tourisme intérieur car le gouvernement vient d’autoriser les déplacements en Angleterre.

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« Au global, il y a surtout une incertitude et une absence de visibilité entretenue par les déclarations du gouvernement ».

Côté business, les grandes compagnies menacent de licenciement massif : British Airways, 12.000 postes. Ryanair, 3000. Virgin Atlantic cherche du cash (750 millions £) pour se restructurer et menace de licencier 3000 salariés au Royaume Uni sur les 10 000 au total. Qatar Airways menace de renvoyer 9200 employés. easyJet a pu bénéficier de 600 millions £. La compagnie sera donc en mesure de tenir et d’opérer  dès la levée des restrictions.

La TUI a annoncé le licenciement de 8000 salariés de par le monde et ne cesse de différer ses programmes au départ de la Grande-Bretagne.

«Bref, les opérateurs toutes catégories confondues ne font que différer ou annuler leurs programmes».

Pour ce qui est d’une éventuelle reprise de la commercialisation de la Tunisie par nos différents partenaires, rien n’est sûr tant que le FCO ne lève pas les restrictions. Toutefois, les recherches sur les sites web respectifs révèlent que les compagnies aériennes ont prévu un retour pour easyJet le 1er juillet, pour Nouvelair le 16 juin au départ de Gatwick et le 17 juin au départ de Manchester. Pour Tunisair, le 1er juin.

Concernant les T.O et les OTT, la programmation de la TUI prévoit des départs le 12 juin au départ de Gatwick, Stansted, Cardiff, Manchester, Birmingham, Glasgow, Newcastle et le 15 juin au départ de Luton, Bristol, Doncaster et East Midlands.

Just Sunshine à partir du 12 juin, We Love Holidays à partir du 5 juin, On the Beach à partir du 1er juillet et easyJet Holidays à partir du 1er juillet.

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Riadh Dkhili, ONTT Francfort: «En Allemagne, deux tiers des entreprises touristiques devraient faire faillite»



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Riadh Dkhili : «En Allemagne, deux tiers des entreprises touristiques devraient faire faillite»

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En première ligne du marché allemand, Riadh Dkhili, représentant de l’ONTT basé à Francfort, décrypte la situation qui prévaut actuellement au niveau des opérateurs locaux mais également sur le plan climat de consommation dans le pays.

 

Les protestations des agents de voyages grandit en Allemagne. La TUI veut, de son côté, se rationaliser, devenir plus flexible et éliminer 8.000 emplois.

Malgré la Covid-19, le secrétaire d’Etat au Tourisme allemand pense que des vacances en Europe et en Méditerranée sont possibles cette année avec, cependant, respect des règles d’hygiène. Par contre, il a exclu les destinations lointaines.

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Près de 40% des vacances réservées ont été ou vont être ristournées. La pandémie entame l’envie de voyager et le niveau de consommation des Allemands. Selon une enquête effectuée par Mc Kinsey, 42% s’inquiètent pour leurs vacances (contre 30% fin mars) et 29% avouent que même après la crise du Corona, ils voyageront beaucoup moins aussi bien au niveau privé que professionnel.

Tendance au pessimisme

Le climat de consommation chez les Allemands est plutôt pessimiste. Près de 17% pensent que la crise va se prolonger (ils n’étaient que 13% il y a deux semaines).

Alors que les magasins sont de nouveau ouverts ou partiellement, 54% des Allemands avouent ne faire que des courses nécessaires pour le quotidien.

La branche touristique craint un collapse total du fait de la crise du corona avec pour conséquences faillites et chômage en masse. Selon la BTW, 2/3 des entreprises touristiques (agences de voyages et T.O) devraient, à court ou moyen-terme, faire faillite.

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Riadh Dkhili: «près d’un million de personnes sont menacées par le chômage, 70% d’entre-eux sont déjà en chômage partiel».

L’Allemagne prévoit une baisse de son PIB de 6% en 2020 à l’instar de toute la zone européenne qui prévoit une baisse de 7,7%. Une reprise en Allemagne n’est prévue qu’en 2021.

«Tout ceci n’empêche pas les champions du monde du voyage que sont les Allemands de rêver et penser à leurs prochaines vacances».

Il est certain que nos unités hôtelières, restaurants, sites touristiques, musées ou autres qui appliqueront au mieux et respecteront de manière systématique les protocoles sanitaires de standards européens auront une chance de convaincre la nouvelle exigence des consommateurs. Charge à eux de communiquer sur ce point.



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Restaurants touristiques: les conditions de réouverture

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Les restaurants touristiques classés devront, entre autres, respecter les mesures de distanciation physique et utiliser des plats et couverts à usage unique.

Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a publié aujourd’hui un communiqué dans lequel il définit les conditions à appliquer pour que les restaurants touristiques puissent reprendre leur activité conformément à la Stratégie nationale de confinement ciblé.

Le ministère a confirmé que tous les restaurants touristiques classés sous sa tutelle pourront ouvrir à partir du 26 mai mais sous certaines conditions.

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Les commissariats régionaux au tourisme seront d’abord chargés d’accompagner la reprise de leur activité. Les restaurants touristiques classés seront tenus de respecter les mesures de distanciation physique et le port de masques ainsi que d’appliquer toutes les mesures sanitaires pour la prévention de la COVID-19 telles que prescrites dans le Guide des mesures sanitaires destiné à la reprise de l’activité professionnelle.

Les professionnels pourront consulter le Guide en question figurant sur le portail du ministère des Affaires sociales. Pour la période allant du 26 mai au 4 juin, ils ne pourront servir que des plats à emporter.

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Il sera en effet strictement interdit de servir des plats à consommer dans les locaux même des restaurants. Le ministère du Tourisme recommande encore d’utiliser des plats et des couverts à usage unique.

K.C

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Ce qui va changer pour les arrivants de l’étranger en Tunisie

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L’hébergement en période de confinement obligatoire pour certains voyageurs arrivant de l’étranger ne sera plus systématiquement gratuit à compter du 1er juin.

L’Etat tunisien ajuste sa stratégie concernant le confinement des arrivants de l’étranger. Les confinés dans les hôtels devront désormais payer leurs frais de séjour. Une position qui tranche avec la politique initiale prise en mars dernier qui avait imposé unilatéralement aux hôtels de mettre à disposition des chambres gratuitement.

Sont concernées les personnes venues à titre volontaire, en premier lieu desquels les Tunisiens résidents à l’étranger qui viendraient sur les prochains vols de rapatriement. Asma Sehiri, porte-parole du gouvernement, qui a confirmé la décision, n’a cependant pas été en mesure d’avancer une quelconque date de réouverture du trafic aérien régulier.

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Pour les étudiants tunisiens, les rapatriés ou les travailleurs en fin de contrat, la prise en charge du séjour demeurera gratuite.

Autre mesure: les voyageurs arrivant de l’étranger seront placés en confinement pour une période d’une semaine au lieu de deux, assortie de l’obligation de détenir un document (obtenu dans leur pays de départ) attestant que la personne a été testée négative à la Covid-19. Il s’agit aussi d’une mesure s’inscrivant dans une démarche d’assouplissement progressive des restrictions sanitaires.

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Les confinés (payants) auront la liberté de choisir l’hôtel de séjour et sa catégorie, et donc son niveau de prix. Des discussions sont actuellement en cours afin de préparer des packages complets pour accueillir les TRE puisque les transferts aéroport-hôtel ne seront également plus assurés par les autorités.

A travers cette décision, la Tunisie s’aligne sur les pratiques en vigueur dans les autres pays appliquant le confinement obligatoire des rapatriés ou des voyageurs arrivant de l’étranger.

D.T

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La riposte des hôteliers après les menaces du ministre de la Santé



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FTH: prolongation de mandat pour le bureau sortant

FTH-tunisie
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Le Conseil National de la FTH, réuni par visioconférence en date du 19 mai, a décidé de reconduire dans leurs fonctions, jusqu’à nouvel ordre:

-Khaled Fakhfakh: Président

-Rym Ben Fadhel: Secrétaire Générale

-Dora Milad: Trésorière Générale

– Jalel Henchiri: Président de la commission financement

-Slim Dimassi: Président de la commission sociale et juridique.

(Communiqué)

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Nicolas Pezout: «Face au Covid, s’appuyer sur nos expériences pour préparer l’avenir»

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Directeur général du Mövenpick Hôtel du Lac Tunis depuis son ouverture il y a deux ans, Nicolas Pezout propose une réflexion sur la crise actuelle et dessine par la même occasion les grandes lignes des dispositions prises pour le retour de ses clients.

Covid-19 et gestion de crises: 

Sans remonter très loin dans notre expérience contemporaine, nous avons vécu plusieurs crises exceptionnelles ces vingt dernières années qui nous ont fortement marquées. Sur le plan international, dès le début du siècle nous avons eu le krach boursier de 2001-2002 (éclatement de la bulle internet) associé aux événements de septembre 2001 avec l’attaque des tours jumelles.

A peine 7 ans plus tard, en 2008, l’effondrement de la bourse se concrétise avec la crise des sub-prime et nous avons dû tous réagir brutalement à ce choc économique. Et pour suivre, plus localement, le « Printemps arabe » avec bien entendu la révolution tunisienne qui a profondément ébranlé la Tunisie.

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Face à l’abysse d’inconnu dans lequel le Covid a projeté le secteur de l’hôtellerie, il est encore très difficile de faire des prévisions et encore plus de donner des conseils. Finalement, la meilleure solution n’est-elle pas de suivre une certaine méthodologie de gestion de crise ? Elles sont toutes très spécifiques, mais les fondamentaux de ce type de gestion de ces périodes critiques ne restent-t-ils pas les mêmes ?

Nicolas-Pezout-dg-Movenpick-Hotel-Tunis-

Surmonter le cap actuel

En cette fin mai 2020, encore au cœur de la crise même si nous commençons à voir une lumière au bout du tunnel, nous cherchons des réponses dans des lectures qui nous informent et nous éclairent, même si elles sont parfois contradictoires, incomplètes ou trop détaillées. Nous en tirons des instructions à suivre, des recommandations à mettre en place et nous nous efforçons de toutes les suivre pour nous protéger. Mais en ce qui concerne l’avenir, bien malin celui qui est capable de le prédire.

Sans excès d’optimisme, nos expériences montrent que nous pouvons surmonter ces passages difficiles.

« Je peux vous dire que d’un point de vue expatrié, je suis impressionné par la la résilience du peuple tunisien face à cette nouvelle crise ».

Avec une très forte résilience et ces périodes passées encore très présentes dans les esprits, nous pouvons « profiter » de notre expérience pour gérer à nouveau une situation complètement inattendue. Dans un contexte complètement différent, la méthode reste la même.

Nous affrontons ces difficultés, certes sans certitude et dans le débat mais avec écoute et dans l’action. Avec une bonne connaissance de notre contexte mais sans certitude, avec une bonne écoute critique entretenue par une veille permanente, et enfin une réaction pro active et exigeante, nous pouvons entreprendre des actions pour faire face au mieux à cette situation. C’est peut-être cette résilience avec méthode et exigence qui fera notre force face à cette nouvelle crise.

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Aujourd’hui, même si nous sommes encore pleinement au milieu de cette crise, nous devons être fiers de notre réaction, de notre résistance sans compromis. Notre retour n’en sera que plus fort, notre expérience de gestion de crise n’en sera que plus enrichie. En termes de gestion de crise, nous pouvons dire que nous avons une certaine expérience.

Préparatifs d’ouverture du Mövenpick Hôtel du Lac Tunis:

En ce qui concerne notre établissement, nous nous préparons avec méthode à la réouverture de l’hôtel. L’entreprise, avec le soutien de ses collaborateurs, a fait preuve de résilience en acceptant un arrêt d’activité. A peine ouvert depuis deux ans, nous avons décidé l’arrêt temporaire des activités de l’hôtel pour protéger nos clients et nos collaborateurs.

Aujourd’hui, pour préparer à la réouverture de l’hôtel, nous nous apprêtons à relever deux challenges : le respect des standards de service haut de gamme et celui des exigences sanitaires anti-covid.

Toujours avec méthode, exigence et bienveillance, tous nos collaborateurs, que l’on appelle HEARTIST suivant notre dénomination, se préparent avec entrain à faire vivre des expériences « safe » mais tout aussi mémorables.

Protocoles sanitaires innovants et très pointus

Le parcours de nos hôtes a été revu dans les détails pour proposer à chaque étape des prestations sécurisées. Nous avons suivi les protocoles sanitaires nationaux et internationaux mais surtout le nouveau Protocole d’Accor #ALLSafe, très innovant et très pointu.

De plus, étant en phase finale de certification ISO 9001 et 22000 combinés, nous y avons rajouté une certification «Hygiène Monitored » proposé pour ces circonstances par la compagnie de certification internationale SGS.

Plus concrètement, nous avons à instaurer par exemple un délai de 24 heures entre deux séjours dans une même chambre. Des prestations hébergements « safe » comme les check in online, les kits ALLSafe, ou encore un transfert aéroport individualisé inclus dans la prestation pour assurer la sécurité sanitaire dès l’aéroport.

Nicolas-Pezout-dg-Hotel-Movenpick-lac-tunis

Une brigade #ALLSafe avec des ambassadeurs formés et une permanence médicale sont supportés par un partenariat ACCOR et AXA Assurance pour conseiller et prévenir. Nos espaces de restauration proposeront des offres à la carte servis au plateau pour permettre une vraie distanciation et toujours la qualité.

Sans vouloir dévoiler les protections mises en place pour les traitements esthétiques et relaxant du spa, je finirai simplement en évoquant notre terrasse qui a été, aussi, repensée pour profiter au maximum de cet espace unique, aéré et discret tout en restant très convivial.

Dès le 1er juin  (sauf contre-indication des autorités tunisiennes), nous serons prêts à accueillir à nouveau nos hôtes en toute sécurité pour partager avec eux des moments de sérénité et de nouvelles expériences avec un accueil optimum dans ce nouveau contexte.

Cette nouvelle expérience, aussi difficile qu’elle soit, nous a donné une opportunité de mieux nous préparer à tous les challenges qui nous attendent dès demain en adoptant une méthodologie de gestion de crise adaptée au contexte et surtout au secteur de l’hôtellerie.

Les résultats du travail effectué pour surmonter cette crise seront payants. Nous en sortirons encore plus forts. Tâchons seulement de ne pas l’oublier trop vite.

 

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Mehdi Allani, CEO de l’hôtel Le Sultan

Brahim Ouerzazi, agent de voyages

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur



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Marouane Abassi, gouverneur de la BCT : « nous allons tout faire pour surmonter ensemble cette crise »

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La Banque centrale de Tunisie sera très proche des professionnels du secteur du tourisme pour leur accorder toutes les facilités nécessaires. C’est la promesse faite par son gouverneur.

La STB Bank a organisé dans la soirée du 20 mai un premier webinaire sectoriel consacré au secteur du tourisme. Parmi les intervenants, le gouverneur de la Banque centrale, Marouane Abassi, qui est revenu sur les mesures gouvernementales prises en faveur du secteur touristique.

Il a en effet indiqué à cette occasion que plusieurs parmi les professionnels ne sont probablement pas satisfaits et considèrent que les mesures ne sont pas suffisantes. « Nous allons tout faire pour surmonter ensemble cette crise », a-t-il assuré avant d’enchaîner : « Malgré les crises par lesquelles est passé le secteur, plusieurs entreprises touristiques ont su revenir à des niveaux de performance très importants. Cela est fondamental car le secteur a démontré une certaine résilience ».

Il a par la suite jugé que les impacts seront très importants sur tout le secteur, considérant que durant cette année, les efforts seront plus concentrés pour limiter l’ampleur de la crise. « Il y a plusieurs acteurs touristiques qui y réfléchissent et beaucoup d’innovations qui seront introduites chez tous les entrepreneurs pour arriver à gérer la crise avec la manière la plus optimale possible », a-t-il considéré.

Le gouverneur de la BCT a encore ajouté qu’avec le ministère du Tourisme et les autres ministères concernés, un monitoring de l’évolution de cette crise  sera effectué pour l’endiguer et la gérer afin qu’en fin d’année, le secteur puisse redémarrer dans de bonnes conditions et profiter de toutes les opportunités offertes par le marché.

Marouane Abassi a également abordé les problèmes liés au paiement digital et à tout ce qui est e-commerce et e-tourisme. « Je pense que les choses sont en train de changer. La BCT vient de publier la circulaire relative au Mobile Payment ainsi que beaucoup de changements en train de se produire au niveau de l’écosystème économique.

En effet, il y aura beaucoup de fintech et de tourisme électronique », a-t-il prévu. « Tout cela permettra de développer un nouveau modèle touristique après la crise du COVIDD-19 et d’avoir un autre tourisme de qualité, à haute valeur ajoutée et décentralisé ».

Il a enfin voulu être rassurant en affirmant que tout le système bancaire et la Banque centrale en particulier seront aux côtés des professionnels du tourisme. La BCT sera également très proche des deux parties, professionnels et banques, dans le but d’accorder les facilités nécessaires aux entreprises liées au secteur du tourisme, autant les hôtels, les agences de voyages que toutes les autres activités connexes.

K.C



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Le ministre Anouar Maârouf baisse le ton avec Tunisair

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Le ministre d’Etat chargé du Transport et de la Logistique se dit désormais prêt à soutenir Tunisair jusqu’à ce qu’elle retrouve ses équilibres financiers et renoue avec son rayonnement d’antan.

Volte-face à 180°. Le ministre d’Etat chargé du Transport et de la Logistique, Anouar Maârouf, a publié sur son compte Facebook un message dans lequel il soutient la compagnie aérienne nationale Tunisair. Il semble qu’à travers ce post, le ministre ait voulu calmer les esprits en rassurant les agents de la société et en réitérant l’engagement du gouvernement à soutenir le transporteur national.

«Personne ne nie la situation compliquée que vit Tunisair depuis des années. Une crise qui s’est aggravée par la pandémie de Coronavirus qui a fait d’énormes dégâts au secteur du transport aérien dans le monde entier, particulièrement aux grandes compagnies aériennes », a-t-il écrit, avant de poursuivre : « Malgré cette crise étouffante, Tunisair n’a pas lésiné sur les efforts pour organiser des vols de rapatriement des Tunisiens bloqués à l’étranger, en assurant ainsi le retour de milliers d’entre-eux des quatre coins du monde grâce au patriotisme de ses agents dans une conjoncture exceptionnellement difficile».

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Anouar Maârouf s’est par la suite engagé à œuvrer afin de préserver la place particulière qu’occupe «Tunisair en tant qu’ambassadeur et symbole de la modernité et du progrès de la Tunisie» a-t-il souligné.

Il s’est engagé de même à ne ménager aucun effort pour que le transporteur national retrouve ses équilibres financiers et la stabilité de ses indicateurs tout en affirmant que la volonté existe pour la sauver et garantir sa pérennité.

Cette position du ministre contraste avec celle qu’il avait prise il y a quelques semaines, et notamment lors d’une sortie médiatique au cours de laquelle il n’avait pas été tendre avec la compagnie publique.

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Il semblerait que les menaces brandies par les syndicats l’auraient pousser à adopter un autre ton de manière générale. Hier, une réunion s’est tenue au siège de son département (photo ci-dessous) en présence du PDG de la compagnie mais aussi de tous les représentants syndicaux afin de trouver une issue à la plus grosse crise que Tunisair n’ait jamais traversée.

ministre-transportSi officiellement aucun bilan de cette réunion n’a été communiqué, il semblerait selon certaines sources qu’elle se soit achevée sur une impasse totale entre ministère et syndicats. Selon les observateurs, cette montée de tension laisse craindre une prochaine période extrêmement tendue, non seulement sur le plan économique mais également sur le plan social pour le transporteur aérien public.

D.T

 

 



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Toumi lève le voile sur les mesures de soutien au secteur touristique

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Les mesures de soutien en faveur du tourisme, la date de la reprise, la stratégie pour relancer le secteur et bien d’autres sujets ont figuré au menu de la conférence de presse du ministre du Tourisme. Compte-rendu.

Elles étaient attendues avec beaucoup d’impatience. Les mesures gouvernementales destinées à soutenir les  entreprises touristiques frappées de plein fouet par la crise du Coronavirus ont été dévoilées aujourd’hui par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, lors d’une conférence de presse.

Le ministre a rappelé tout d’abord l’élan de solidarité manifesté par les professionnels du secteur qui ont mis à la disposition du ministère de la Santé plus de 70 établissements hôteliers et 12.000 chambres, outre les moyens de transport, les plats préparés et distribués aux agents de sécurité et aux staffs médicaux.

Les mesures

Le ministre a indiqué que le gouvernement a pris cinq mesures essentielles pour soutenir le secteur du tourisme et de l’artisanat pour qu’il puisse sortir de l’ornière du COVID-19.

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Il s’agit tout d’abord de la mise en place d’une ligne de crédit spécifique aux secteurs du tourisme et de l’artisanat de 500 millions de dinars dont 100 millions de dinars sont garantis par l’Etat. Il a précisé que les entreprises concernées sont celles dont le chiffre d’affaires a chuté de 25% au mois de mars ou de 40% en avril.

mohamed-ali-toumi

« Cette ligne de crédit n’exclura pas les sociétés classées dans les catégories 0, 1, 2, 3 et 4 par la Banque centrale. Toutefois, pour celles classées dans la catégorie 4, leurs dossiers seront étudiés au cas par cas. Quant aux sociétés classées dans la catégorie 5, elles seront exclues ».

Les avantages

Les avantages de cette ligne de crédit sont notamment une bonification de 2 points sur le taux d’intérêt. Ces deux points seront pris en charge par l’Etat. Le crédit sera par ailleurs remboursé sur 7 ans avec 2 années de grâce. La période durant laquelle les professionnels pourront bénéficier de cette ligne de crédit commence dès sa mise en œuvre jusqu’au mois de mars 2021.

« Les crédits obtenus ne seront pas accompagnés de condition de saisie en cas de non-paiement ni de garanties à produire ».

Les conditions

L’octroi des crédits sera conditionné par la préservation des postes d’emploi au sein de l’entreprise concernée et l’engagement à payer les salaires selon les conventions signées avec les organisations syndicales. En outre, la valeur du crédit ne doit pas dépasser 25% du chiffre d’affaires de la société réalisé en 2019 et sera plafonnée à 1 million de dinars pour chaque unité touristique en exploitation.

Le gouvernement a de même décidé de créer une commission au niveau du ministère du Tourisme et de l’Artisanat composé de représentants des ministères des Finances, des Affaires sociales, de la BCT et de la Sotugar afin de suivre l’exécution de ce mécanisme et intervenir pour résoudre les éventuels problèmes liés aux mauvaises interprétations des décisions du gouvernement par les banques.

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Mohamed Ali Toumi a rappelé par ailleurs que le gouvernement a décidé de supprimer la condition du volume d’investissements de 150.000 dinars minimum imposé initialement aux bénéficiaires de la ligne de crédit de 300 millions de dinars destinée à soutenir les PME.

L’objectif est de rendre le plus grand nombre possible de professionnels éligibles aux crédits.

Quant au secteur de l’artisanat, il a été décidé également d’augmenter le montant de la ligne de crédit fournie par la BTS aux artisans en passant de 3 à 10 millions de dinars.

De plus, les artisans installés dans les villages d’artisans rattachés à l’Office national de l’artisanat bénéficieront d’un report de paiement des loyers de leurs locaux commerciaux d’un an, soit à partir du mois de mars 2020 au mois de mars 2021.

Restructuration financière

Dans le cadre de la restructuration financière des hôtels, un groupe de travail sera constitué de représentants de la présidence du gouvernement, des ministères du Tourisme et de l’Artisanat, des Finances, de la Justice et de la BCT afin d’évaluer les mesures prises antérieurement pour la restructuration financière du secteur et élaborer une nouvelle stratégie susceptible de résoudre le problème de l’endettement des sociétés touristiques. La profession sera également représentée.

La relance

Le ministre du Tourisme a fait savoir que des négociations sont en cours pour la reprise de l’activité touristique, initialement prévue au cours de la troisième étape de déconfinement à partir du 4 juin. La relance se fera donc au cours de la deuxième étape du déconfinement, soit entre le 24 mai et le 4 juin.

Il a ajouté que cette décision sera annoncée au cours des 48 heures qui viennent. Dans le même contexte, il a affirmé que le protocole sanitaire est prêt à être appliqué. Une campagne de communication est prévue dans ce sens.

Une reprise par étapes

Selon Mohamed Ali Toumi, les premières cibles seront d’abord les Tunisiens dont l’Etat a le devoir de protéger et de leur fournir les conditions favorables pour se rendre dans les établissements touristiques. Il a en effet indiqué que des packages seront préparés avec les professionnels afin d’inciter au tourisme local.

De nouveaux congés seront probablement accordés aux fonctionnaires dont les congés sont épuisés et des actions avec les mutuelles et les amicales seront lancées dans le but d’encourager les Tunisiens à aller dans les hôtels.

De plus, il y aura le tourisme de voisinage, selon le ministre, à savoir la possibilité de s’ouvrir sur l’Algérie et la Libye. En ce qui concerne l’Algérie, la situation y est encore un peu difficile, mais les autorités de la place préparent déjà la reprise.

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Entretien avec l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie le 12 mai.

Une rencontre entre Mohamed Ali Toumi et le ministre algérien du Tourisme est prévue prochainement dans un point de passage frontalier afin de donner un signal fort au secteur.

Le ministre a également déclaré qu’un grand travail se fait au niveau de son ministère dans le but de communiquer sur les avancées enregistrées par la Tunisie au niveau de la lutte contre le Coronavirus et sa maîtrise de la pandémie. En effet, plusieurs rencontres avec des ambassadeurs européens et étrangers ont été effectuées dans cet objectif.

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Rencontre avec l’ambassadeur de Russie en Tunisie le 12 mai dernier.

Des efforts sont par exemple consentis afin d’inscrire la Tunisie sur la short-list préparée par la Tchéquie sur les destinations sûres où ses ressortissants pourront se rendre cet été.

Les représentants de l’ONTT à l’étranger se mobilisent de même afin de communiquer sur le protocole sanitaire et le succès de la Tunisie à maîtriser l’épidémie. Des visioconférences sont aussi prévues pour expliquer aux T.O où en est la Tunisie actuellement dans la lutte contre le Coronavirus et discuter du programme de réouverture des frontières.

Kemel Chebbi



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« Le tourisme aujourd’hui à bout de forces » déclare la FTH

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Le 19 mai 2020, la FTH a examiné les dernières évolutions de la crise actuelle. Autant elle a applaudi les résultats sanitaires, autant elle s’est indignée de la situation qui prévaut dans le tourisme.

Le Conseil National de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) s’est réuni hier. Dans un communiqué publié suite à cette réunion par visio-conférence, ce conseil a admis « les excellents résultats sanitaires affichés par la Tunisie en comparaison avec les destinations concurrentes » mais, dans le même temps, il a « poussé un cri d’alarme sur l’avenir du secteur touristique et le devenir des quelques dizaines de milliers d’emplois menacés de disparaître durablement ».

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La FTH s’est dite « indignée du retard de mise en œuvre des mesures de soutien aux entreprises touristiques et à leurs salariés, et de l’absence de visibilité quant à une date de reprise d’activité », considérant que « ce retard asphyxie tous les acteurs du secteur et la majorité des hôtels est à présent dans l’incapacité de payer les prochains salaires, après avoir honoré ceux des mois de mars et avril ».

Le conseil a donc estimé que des décisions s’avèrent vitales pour « amortir ce cataclysme sans précédent » a-t-elle indiqué. Il en a donc appelé à la prise des décisions suivantes:

-Rétablissement immédiat des déplacements entre les villes afin de redémarrer avec le tourisme local, qui représente généralement 20% de l’activité
-Entrée en vigueur du protocole sanitaire anti-Covid élaboré conjointement entre les professionnels et le ministère du Tourisme
-Mise en place de mécanismes d’encouragement au tourisme local
-Annonce d’une date prévisionnelle de réouverture des hôtels, des centres de loisirs, et des plages
-Fixation d’une date pour la réouverture des frontières
-Communication internationale en vue de positionner la Tunisie parmi les destinations les plus « Covid Safe » et parmi les premiers pays à ouvrir son espace aérien
-Démarrage d’urgence de concertations bilatérales avec les pays intéressés par le retour de leurs ressortissants en Tunisie, et notamment l’Algérie et la Russie.

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Dans ce même communiqué, la FTH tient à rappeler que « le secteur, qui a fait preuve jusqu’à présent d’une remarquable résilience, malgré quatre crises consécutives en dix ans, se trouve aujourd’hui à bout de forces (…) et ne pourra se relever sans une vision structurée, une stratégie post-Covid réfléchie et des dispositifs d’atténuation spécifiques en vue de soutenir l’emploi et de préparer la reprise ».



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Djerba récupère l’organisation du « Sommet de la Francophonie » 2021

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Prévu initialement pour se dérouler à Tunis fin 2020, le 18e Sommet de la Francophonie sera finalement organisé sur l’île de Djerba.

La nouvelle n’est peut-être pas bonne pour les hôtels d’affaires à Tunis mais réjouissante pour l’île de Djerba: elle sera l’hôte du 18e « Sommet de la Francophonie ».

« La Tunisie réaffirme sa volonté d’abriter le XVIIIe Sommet, et propose que celui-ci se tienne à Djerba en 2021, à une date qui sera décidée par les autorités tunisiennes et l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), et communiquée prochainement » viennent d’annoncer les organisateurs.

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Dans un communiqué, l’OIF explique qu’« en raison de la crise sanitaire qui touche aujourd’hui le monde entier et des nombreuses incertitudes qui en découlent, Monsieur Kaïs Saïed, Président de la République de Tunisie et Madame Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, sont  convenus aujourd’hui, du report du XVIIIe Sommet de la Francophonie, qui devait avoir lieu les 12 et 13 décembre 2020 à Tunis ».

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La décision du report a été convenue suite à un entretien téléphonique entre le chef de l’Etat tunisien et la secrétaire générale de l’OIF.

Selon les observateurs, le choix de Djerba a été dicté par la présence tout d’abord d’un aéroport international, ensuite par l’infrastructure hôtelière et notamment les salles de congrès dont l’île dispose. L’événement constituera sans aucun doute une opportunité exceptionnelle de promotion touristique pour tout le sud de la Tunisie.

L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.



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Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV : « on attend le décret gouvernemental au profit du tourisme »

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Le président de la FTAV, invité sur la radio Mosaïque FM, a estimé aujourd’hui que la parution du décret gouvernemental de soutien au tourisme était imminente.

Entre optimisme et pessimisme. Jabeur Ben Attouch, président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), a annoncé aujourd’hui que le décret relatif aux mesures de soutien aux entreprises du tourisme serait sur le plan d’être publié selon des informations provenant des coulisses a-t-il précisé au micro d’Elyès Gharbi.

Un accord a été trouvé entre les ministres du Tourisme et des Finances et le gouverneur de la Banque centrale pour faire bénéficier les professionnels du tourisme d’une ligne de crédit spécifique garantie par l’Etat de 500 millions de dinars, mais il manquerait l’approbation et la signature du chef du gouvernement.

Ce décret répond à plus de 90% des attentes de la profession a-t-il indiqué, ajoutant que le ministre du Tourisme et de l’Artisanat avait choisi de ne pas faire d’annonce à ce sujet tant que la décision n’était pas actée.

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« Cette ligne de crédit permettra aux entreprises opérant dans le tourisme d’honorer leurs engagements envers leurs employés et d’avoir les fonds nécessaires de gestion pour les prochains mois qui s’annoncent difficiles », a-t-il précisé. Il a de même rappelé que les pertes des agences de voyage s’élèvent à 300 millions de dinars et qu’elles pourraient atteindre 1 milliard de dinars en fin d’année si l’activité touristique ne reprenait pas.

Si le gouvernement ne débloque pas la ligne de crédit garantie par l’Etat, les agences de voyages ne seront pas en mesure de payer les salaires de mai a-t-il cependant prévenu.

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Le président de la FTAV a ajouté que le gouvernement doit débloquer au plus vite cette ligne de crédit promise pour que les professionnels aient les ressources financières nécessaires permettant de payer les salaires du mois de mai et éviter une catastrophe sociale puisque environ 20.000 postes d’emploi sont menacés aujourd’hui.

Il a par la suite déploré la lenteur constatée au niveau de traitement des dossiers puisque plusieurs promesses tardent à être appliquées à l’instar des aides au profit des salariés des sociétés en difficulté qui n’ont pas encore été versées (les fameux 200 dinars).

L’appel des tour-opérateurs pour rouvrir la Tunisie   

Néanmoins, le tableau n’est pas totalement sombre pour Jabeur Ben Attouch qui considère qu’il y a quand même des lueurs d’espoir. Il s’agit des demandes manifestées par certains tour-opérateurs comme TUI appelant à rouvrir la Tunisie pour qu’ils puissent négocier avec les gouvernements la possibilité de s’ouvrir aussi sur la Tunisie.

Il a toutefois fait remarquer que la réouverture du ciel ne signifiait pas la reprise du tourisme.

Il a affirmé que la Tunisie est très demandée et que le travail qui a été accompli au niveau sanitaire fait d’elle une destination sûre aux yeux des touristes. Il a fait savoir par ailleurs que le protocole sanitaire élaboré entre l’administration et les professionnels est entre les mains du ministère de la Santé et celui des Affaires sociales qui sont appelés à le valider pour pouvoir l’appliquer dans les 48 heures.

Kemel Chebbi

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Jabeur Ben Attouch : « le fonds d’aide de l’Etat doit être enclenché de toute urgence »



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Coup dur pour le marché touristique français sur la Tunisie

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Le gouvernement français, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, a annoncé ce matin la mise en place d’une quatorzaine pour les voyageurs.

Pas ou très peu de touristes français en Tunisie cet été. Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a annoncé ce matin que les Français de retour d’un pays hors de l’UE seront invités à se mettre en « quatorzaine ».

En d’autres termes, des touristes rentrant de vacances de Tunisie devront se soumettre à un confinement à domicile ou dans un espace de leur choix à leur retour dans leur pays, ce qui réduit les ambitions de ceux qui comptaient partir en vacances hors de l’UE.

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Cette décision, qui entre en vigueur à compter du 20 mai 2020, vise à éviter la propagation du virus sur le territoire et repose sur la base du volontariat a cependant indiqué le ministre sur la chaîne LCI.

La France n’est pas la seule à décréter une telle disposition puisque déjà la Grande-Bretagne et l’Espagne ont décidé de l’appliquer.

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Cette décision touche également à l’outgoing dans la mesure où chaque Tunisien désireux de voyager sur la prochaine période sera soumis à cette restriction. Il affectera également les étudiants tunisiens qui ne sont pas encore rentrés et qui devront repartir avant la prochaine rentrée.

Et si la Tunisie maintient elle aussi l’obligation de soumettre à un confinement obligatoire de 14 jours, toute personne effectuant un déplacement pour quelque motif que ce soit devra donc subir un total de 28 jours à l’isolement à chaque voyage.

D.T

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France et Grande-Bretagne préparent une « quatorzaine » obligatoire pour tous les voyageurs



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Hichem Ben Ahmed, la seule voix au Parlement qui plaide pour le tourisme

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L’ancien ministre du Transport et actuel député, Hichem Ben Ahmed, apparaît aujourd’hui comme la seule voix parmi les députés appelant explicitement à la réouverture des frontières pour la reprise de l’activité touristique. En espérant que son message soit entendu par ses pairs et par les concernés.

Hichem Ben Ahmed au chevet d’un secteur touristique agonisant. Le député de Tahya Tounes vient de publier sur son compte Facebook un appel à la fixation d’une date pour la réouverture des frontières pour sauver les emplois dans le tourisme.

Cet appel a été grandement apprécié, notamment dans la communauté touristique, car intervenant à un moment caractérisé par un flou total sur une éventuelle date de reprise et notamment de la réouverture des frontières.

Hichem Ben Ahmed, pour avoir été notamment ministre du Transport, mesure sans aucun doute et à sa juste valeur le poids économique du tourisme en Tunisie. Ce qui n’est de toute évidence pas le cas d’autres députés pourtant issus du secteur qui n’ont, à ce jour, pas levé le petit doigt pour tenter de sensibiliser ne serait-ce que leurs confrères.

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Dans une tribune intitulée « Le tourisme, ces millions d’emplois sans visibilité », le député explique qu’« à la veille de la saison touristique, et du retour de nos Tunisiens résidents à l’étranger pour la saison estivale, il est urgent d’annoncer, pour juin au plus tard – à l’instar des autres destinations méditerranéennes – une date de réouverture, raisonnée et structurée de nos frontières pour permettre aux compagnies aériennes et aux professionnels du tourisme de préparer leurs programmations et ouvrir leurs réservations ».

« L’ancien ministre ne manque pas de rappeler que le tourisme, outre la part dans le PIB que représente ses activités, génère 2 millions d’emplois directs et indirects ».

Considérant indéniable la réussite de la gestion de la crise sanitaire, il estime que désormais, « on ne peut pas rater le virage de sa gestion économique et sociale, en préservant la santé de chacun ».

Hichem Ben Ahmed met par conséquent en exergue trois priorités selon lui :

1/ Il est temps de communiquer aux professionnels l’agenda des mois à venir et de donner une date même approximative pour la réouverture de l’espace aérien. Ceci en coordination avec le Comité scientifique et l’ONME dans le respect absolu et non négociable de la santé de nos concitoyens.

2/ Des procédures de sécurité harmonisées des passagers sont en cours d’établissement pour tous les pays, et par pays. Elles sont le fruit de concertations avec les différents acteurs que sont notamment l’IATA (International Air Transport Association), l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), l’ACI (Conseil international des aéroports) et bien entendu, les entreprises de transport aérien.

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« Il est désormais nécessaire d’appliquer ces mesures sanitaires dans nos aéroports, voire, le cas échéant, en rajouter si nos scientifiques le jugent nécessaire. Encore une fois, les impératifs de sécurité sanitaire doivent jouer un rôle prioritaire dans la capacité du transport aérien à reprendre son activité. »

Concrètement, Hichem Ben Ahmed propose «  caméras thermiques à l’aéroport, test systématique des personnes suspectes, structures d’isolement des personnes testées positives à proximité des aéroports ».

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Le député considère que « les pistes sont nombreuses, la réflexion est large, mais l’action doit être au rendez-vous. Et rapidement. Le surcoût engendré pourra être financé, par exemple, par une partie des taxes aéroportuaires. »

« Les freins intrinsèques à la reprise de l’activité touristique et du transport aérien sont déjà nombreux: baisse du pouvoir d’achat, crainte de voyager et d’être exposé au risque sanitaire ou peur d’être bloqué à l’étranger…N’y rajoutons pas l’incertitude d’un manque de vision qui risque de coûter cher à ces industries. »

3/ On peut encore sauver une partie de la saison touristique 2020. Les hôtels ont commencé à mettre en place leurs procédures de prévention et leurs protocoles sanitaires avec des mesures d’hygiène drastiques pour la reprise. Tout ceci en collaboration avec le ministère du Tourisme et celui de la Santé. Ils doivent impérativement communiquer là-dessus. Et surtout penser à encourager et favoriser le marché local.

« La Tunisie doit rester une destination prisée sur les marchés émetteurs et la solution n’est pas dans le bradage des prix mais dans la mise en avant de la sécurité sanitaire, principale préoccupation du monde, et qui est désormais un atout national.

On doit développer un tourisme durable, inclusif et intégré au nouveau modèle de développement propose-t-il avant de conclure ».

Le tourisme est et doit rester un des piliers de l’économie tunisienne dit-il. Il lance à l’occasion un haschtag #TUNISIE_MOI_JY_VAIS_SAFE

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L’IATA prépare un redémarrage de l’aérien en trois étapes

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Les mois de juin et de juillet, et le quatrième trimestre devraient être les trois échéances clés de redémarrage de l’activité aérienne.

Pas de redémarrage des vols internationaux avant le quatrième trimestre, c’est en tout cas le plan qui se dessine au niveau de l’IATA (Association internationale du transport aérien).

Dans une déclaration à la radio France Inter le 16 mai, Alexandre de Juniac, directeur général de l’IATA, a révélé la démarche de l’institution internationale prévue pour relancer l’activité aérienne. C’est un plan qui prévoit un redémarrage progressif qui comprend trois étapes à savoir : reprise des vols domestiques, puis ouverture des marchés continentaux pour en venir ensuite aux vols intercontinentaux.

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« Nous avons préparé pour le monde entier (…) un plan de redémarrage de l’industrie que nous voulons faire en trois phases : d’abord les marchés domestiques à la fin du deuxième trimestre, c’est-à-dire au mois de juin; ensuite au troisième trimestre, à partir de juillet, nous aimerions rouvrir les marchés continentaux, c’est-à-dire l’Europe, l’Amérique du Nord ou l’Asie-Pacifique; et ensuite au quatrième trimestre, l’intercontinental », a-t-il détaillé.

« Normalement, si nous sommes suivis par les gouvernements avec lesquels nous discutons et qui ont d’ailleurs une attitude assez ouverte sur cette question, nous devrions pouvoir voyager en France à partir de juin et en Europe en juillet-août, avec un trafic réduit, un nombre de destinations qui sera un peu plus limité, mais enfin nous pourrons prendre l’avion », a-t-il poursuivi.

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Conditions sanitaires de voyage

Le directeur général de l’IATA a, par la même occasion, évoqué la question des mesures sanitaires à mettre en place avant le redémarrage des vols en indiquant que son institution travaille avec tous les gouvernements de la planète et avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour mettre en place un processus de contrôle sanitaire des passagers qui redonne d’abord confiance à ces derniers pour reprendre l’avion.

Il s’agit par ailleurs de recueillir l’acceptation des gouvernements afin de lever les mesures de restriction imposées aux frontières. Ce protocole devrait avoir lieu avant fin mai. Il est à rappeler dans le même sens que l’IATA s’oppose à la mesure qui prévoit d’imposer une quatorzaine obligatoire pour les voyageurs.

K.C

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Si vous comptiez voyager avec Tunisair, ceci vous concerne

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Face aux nombreuses réclamations des passagers détenteurs de billets et au vu du flou qui persiste quant à la reprise de ses activités, la compagnie Tunisair a annoncé un certain nombre de décisions commerciales.

Elles concernent tout d’abord les passagers ayant des billets émis sur des vols annulés suite au Coronavirus qui auront désormais le droit d’être acceptés sur les vols de rapatriement sans frais.

Les passagers qui souhaitaient se faire rembourser leur billet ne pourront se voir restituer la somme mais finalement pourront obtenir un avoir de la valeur intégrale du billet (appelé bon de reconnaissance de dette) récupérable au niveau des points de vente Tunisair et des agences de voyage chez qui le billet a été acheté. L’avoir est valable une année à partir de sa date d’émission.

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Les passagers dont les billets sont émis sur des vols maintenus et désireux de voyager sur des vols de rapatriement ou des vols commerciaux après la reprise de l’activité, les conditions tarifaires selon les classes de réservation disponibles s’appliquent.

Les passagers dont les billets sont émis sur des vols maintenus et désireux de se faire rembourser ont la possibilité de bénéficier d’un avoir moyennant l’application des conditions tarifaires en vigueur a également souligné la compagnie dans un communiqué aujourd’hui.



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Les T.O français reportent de quelques jours les voyages à forfait

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Reportée à maintes reprises, la reprise des voyages à forfait opérés par les T.O français est encore une fois renvoyée à une date ultérieure.

Le Seto (Syndicat des entreprises du tour-operating) a annoncé aujourd’hui un nouveau report de la reprise des voyages à forfait. Il justifie cette décision par « l’évolution de la crise sanitaire et des derniers développements et décisions en matière de restriction de voyages ainsi que par les circonstances inévitables et exceptionnelles qui imposent des restrictions de voyage. Les clients ayant donc réservé un voyage à forfait verront tous les départs reportés jusqu’au vendredi 26 juin 2020.

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Le Syndicat ajoute néanmoins que cette disposition peut être adaptée en fonction des possibilités de réouvertures de destinations suite à l’annonce de la fin du confinement en France mais également en fonction des contraintes des compagnies maritimes et fluviales.

« Bien évidemment, ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l’évolution de la situation et dans un souci de l’intérêt de la clientèle, des agences de voyage et des tour-opérateurs », lit-on dans le communiqué de presse du Syndicat. Il est à rappeler que le dernier report repoussait la reprise des voyages à forfait au 12 juin.



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L’appel de la TUI pour une «feuille de route du voyage»

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Le voyagiste, qui a annoncé hier la réouverture par TUI UK de Majorque, a lancé un appel à l’Europe mais que les autres destinations ne devraient pas ignorer à moyen-terme.

L’appel de TUI est dirigé vers l’Europe, il concernera sans aucun doute d’autres destinations sur la prochaine période. Le PDG du groupe, Fritz Joussen, a appelé ces derniers jours les gouvernements de l’UE à élaborer d’urgence une «feuille de route pour les voyages» afin de garantir dès que possible que les citoyens européens puissent partir en vacances.

Joussen a souligné que les gouvernements doivent fournir une «perspective claire» sur le tourisme en Europe, ajoutant qu’une feuille de route aiderait à ouvrir les voyages vers les pays qui ont bien progressé dans la bataille contre Covid-19.

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Il a cependant exclu que les vacances intra-européennes ne soient la seule option disponible pour les Européens, tout en soulignant que les réservations pour 2021 étaient actuellement à un «niveau favorable».

«Le trafic sur nos sites Web de réservation est de 90% par rapport à l’année précédente, bien que le voyage ne soit actuellement pas possible. Les réserves pour 2021 sont également à un niveau favorable », a expliqué M. Joussen.

«Maintenant, nous devons bien sortir de la crise. Le tourisme en Europe a besoin d’une perspective claire. L’UE et les États membres devraient élaborer une feuille de route pour voyager en Europe et rendre les vacances possibles d’ici 2020. Cela comprend l’ouverture avec le tourisme et les voyages en avion vers les pays et régions d’Europe qui ont bien progressé et promeuvent activement le retour des touristes, comme la Grèce, Chypre, le Portugal, les îles Baléares, l’Autriche ou la Bulgarie.

Les vacances à la maison constituent une offre, mais elles ne devraient pas être la seule réponse pour l’Europe et les Européens », a déclaré Joussen.



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Un Allemand sur trois n’est pas d’humeur à voyager à cause du Coronavirus

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Les Allemands ne sont pas spécialement enthousiastes pour partir en vacances cet été. En cause, les règles sanitaires imposées.

C’est une enquête réalisée par le Centre bavarois pour le tourisme de l’Université des sciences appliquées de Kempten en Allemagne en coopération avec le GfK.

Ses résultats révèlent que 35% des Allemands considèrent que la perspective de devoir porter un masque de protection ainsi que les réglementations sur la distanciation sociale ne correspond pas à l’idée qu’ils se font des vacances.

Environ un tiers des sondés ne sont actuellement pas d’humeur à voyager, un quart estimant que leur budget voyage est inexistant et un sur cinq a peur d’être infecté par le coronavirus.

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Voyager à l’intérieur même du pays est l’objectif de seulement 26% des Allemands âgés de 18 à 74 ans. 45% veulent attendre encore avant de partir et 29% prévoient de ne pas voyager du tout cette année. 14% ne voudront voyager à nouveau que lorsque les frontières seront ouvertes à l’étranger.

L’enquête, qui s’est basée sur un échantillon représentatif de la population allemande, montre encore que la proportion de personnes souhaitant voyager dans les tranches d’âges des 18 à 29 ans et des 40 à 49 ans est nettement supérieure à la moyenne.

Parmi les motivations du voyage, le désir de «reprendre des forces» (59%), «se détendre» (57%) et «s’éloigner de la vie quotidienne» (54%). «Consacrer du temps les uns pour les autres» est une autre motivation,  tandis que se «laisser dorloter» est jugé important pour 42% des sondés.

D.T



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La Commission européenne ne veut pas de tourisme extra-européen cet été

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La Commission européenne va tout faire pour que les Européens restent chez eux cet été et évitent d’aller bronzer ailleurs.

La Commission européenne a publié hier un document représentant son approche graduelle pour supprimer progressivement les mesures de confinement mises en place en raison de la pandémie de COVID-19 et reprendre les voyages et l’activité touristique.

Si le document essaie d’établir une feuille de route pour la reprise du tourisme et des voyages au sein de l’UE, il néglige presque les voyages hors zone européenne, voire même que la Commission européenne encourage et incite clairement les ressortissants européens à rester en Europe et à soutenir le tourisme intra-européen.

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Elle invite de même les entreprises de voyages à offrir la possibilité au client de changer l’itinéraire de son voyage ou de transférer son bon à valoir à une autre personne. Des campagnes de communication sont encore envisageables dans cette finalité.

« Rester en Europe et à soutenir le tourisme intra-européen »

Intitulé « Tourisme et transports: orientations de la Commission sur la reprise des voyages en toute sécurité et sur la relance du secteur touristique européen en 2020 et au-delà », le document souligne que les orientations et recommandations de la Commission visent à aider le secteur touristique européen à se remettre de la pandémie en soutenant les entreprises et en faisant en sorte que l’Europe reste la première destination touristique.

Rétablir la liberté de circulation intra-européenne

Dans le but de lever progressivement les restrictions de voyages au sein de l’Union européenne, la Commission propose une approche progressive et coordonnée, débutant par la levée des contrôles entre les régions ou les États membres qui présentent une situation épidémiologique suffisamment similaire. Elle recommande en effet d’agir en tenant compte des trois critères.

Il s’agit tout d’abord de privilégier notamment les zones dans lesquelles la situation s’améliore. Puis, les Etats membres de l’UE devront prendre en considération leur capacité d’appliquer des mesures de confinement tout au long du trajet de voyage, y compris aux points de passage frontaliers, ainsi que des garanties et des mesures supplémentaires lorsque la distanciation physique peut être difficile à assurer.

« Une approche progressive et coordonnée, débutant par la levée des contrôles entre les régions ou les États »

Et le troisième critère prend en compte les considérations économiques et sociales, en donnant la priorité aux déplacements transfrontières dans des domaines d’activité essentiels et pour des raisons personnelles.

Les orientations comportent des principes généraux pour le rétablissement progressif et en toute sécurité du transport de voyageurs par voie aérienne, ferroviaire, routière et maritime. Elles présentent une série de recommandations, telles que la nécessité de limiter les contacts entre les passagers et les travailleurs, ainsi qu’entre les passagers eux-mêmes, en réduisant, si possible, la densité des passagers.

Reprise des activités touristiques

La Commission européenne a par ailleurs déterminé les critères aidant à la reprise progressive et en toute sécurité des activités touristiques et de l’élaboration de protocoles sanitaires pour les hôtels et d’autres formes d’hébergements, afin de protéger la santé des clients et des employés.

Ces orientations permettront aux personnes de séjourner en toute sécurité dans des hôtels, des campings, des chambres chez l’habitant ou d’autres établissements d’hébergement de vacances, de prendre des repas et des boissons dans les restaurants, bars et cafés et de se rendre à la plage et dans d’autres espaces de loisirs en plein air.

« Des protocoles sanitaires pour les hôtels et d’autres formes d’hébergements, afin de protéger la santé des clients et des employés ».

Mettre en relation les citoyens et l’offre touristique locale

La Commission a indiqué qu’elle compte collaborer avec les États membres pour promouvoir un système de parrainage de bons à valoir permettant aux clients de soutenir leurs hôtels ou restaurants favoris. La Commission encouragera également des campagnes de communication paneuropéennes prônant l’Europe comme destination touristique.

K.C

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Vacances des Français cet été: oui mais sous conditions

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Pour le Premier ministre français, Edouard Philippe, les Français pourront partir en vacances en juillet et août mais pas n’importe où.

Les Français peuvent préparer les vacances d’été. Une telle information aurait pu réjouir les professionnels tunisiens, si elle n’était accompagnée d’une condition qui change tout.

En présentant aujourd’hui 14 mai un « plan Marshall » de 1,3 milliard d’euros pour sauver le secteur du tourisme, le Premier ministre français Edouard Philippe a déclaré que les « Français pourront partir en vacances en France ou en outre-mer au mois de juillet et au mois d’août ».

Il a ajouté que les professionnels et notamment les hôteliers s’étaient engagés à rembourser les clients sous réserve de la détérioration de la situation, comprendre au cas où l’épidémie reprendrait.

En effet, pour Edouard Philippe, les vacances pour cet été ne sont même pas envisageables dans des pays européens voisins. De ce point de vue, les scénarios optimistes qui prévoyaient le retour des touristes européens en Tunisie à partir de juillet ou d’août sont devenus simplement irréalistes.

K.C



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Tunisair Express annonce un vol de rapatriement sur Malte

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La compagnie Tunisair Express annonce qu’elle a été autorisée à effectuer un vol de rapatriement Tunis-Malte-Tunis dans les prochains jours.

Tunisair Express reprend du service à l’international. Du moins pour un vol spécial de rapatriement qu’elle va effectuer le 20 mai courant selon un communiqué de la compagnie.

Ce vol n’étant pas un vol régulier, il ne sera ouvert au départ de Tunis vers Malte qu’aux seuls titulaires de la nationalité maltaise ainsi qu’aux Tunisiens résidents à Malte.

A cet effet, la compagnie informe que son agence à l’aéroport Tunis-Carthage sera ouverte à compter du vendredi 15 mai 2020 de 8h00 à 13h00 pour permettre aux passagers d’acheter leur billet pour le vol dans le sens Tunis-Malte. A travers le site www.tunisairexpress.net il est également possible de réserver sa place.

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Dans le sens Malte-Tunis, les passagers se doivent de prendre attache avec les autorités consulaires tunisiennes sur l’île ou bien avec l’agence Tunisair Express à La Valette. Seuls les Tunisiens non résidents à Malte et les Maltais disposant d’un titre de résidence en Tunisie sont éligibles au vol.

Tunisair Express porte également à la connaissance de tous les passagers que les dispositions sanitaires en vigueur seront appliquées dès la phase d’enregistrement.

La compagnie rappelle qu’à l’arrivée à Tunis, tous les voyageurs en provenance de l’étranger sont placés en confinement obligatoire pour une période de 14 jours conformément aux procédures mises en place par les autorités sanitaires dans le cadre de la stratégie de lutte contre l’expansion du coronavirus.

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Un nouveau programme de vols de rapatriement vient d’être décidé aujourd’hui par la Commission tripartite constituée des ministères des Affaires étrangères, de la Santé et du Transport.

Dans le cadre des opérations de rapatriement mises en place par le gouvernement tunisien, plusieurs vols ont été programmés pour la période comprise entre le 14 et le 27 mai pour ramener des Tunisiens à l’étranger mais aussi pour l’évacuation de ressortissants d’autres pays désireux de regagner leur lieu de résidence.

Ces vols complètent les autres voyages déjà annoncés pour les porter à 19.

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Liste des vols programmés: 

-14 mai: avion militaire armée tunisienne sur Kuala Lumpur et Jakarta

-14 mai: vol Air Libya sur Benghazi

-15 mai: vol Tunisair sur Montréal-Trudeau

-15 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG

16 mai: vol Tunisair sur Paris-Charles de Gaulle

-16 mai: vol Jasmin Airways sur Madrid

-17 mai: vol Nouvelair sur Manama

18 mai: vol Tunisair sur Riyad/Jeddah

-19 mai: vol Tunisair sur Moscou

-20 mai: vol Nouvelair sur Moscou-Vnoukovo (VKO).

-20 mai: vol Tunisair sur Londres

-20 mai: vol Tunisair Express sur Malte

-21 mai: vol Jasmin Airways sur Beyrouth/Amman

-21 mai: avion militaire armée tunisienne sur Bangkok et Chine

-21 mai: vol Tunisair sur Kinshasa

22 mai: vol Tunisair sur Montréal/Washington

-22 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG

-22 mai : vol Tunisair sur Kiev (Ukraine)

-27 mai: vol Tunisair sur Genève-aéroport (Cointrin)

Tous les passagers de retour de l’étranger arrivant sur le sol tunisien sont soumis à une quatorzaine obligatoire dans un hôtel ou un foyer universitaire.



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Transport aérien: pas d’espoir de rebond rapide avant 2023 selon l’IATA

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L’Association internationale du transport aérien (IATA) a émis des prévisions pour le moins alarmistes à l’endroit du trafic aérien passagers pour la prochaine période.

Le pessimisme semble de mise chez l’IATA. Brian Pearce, économiste en chef au sein de l’Association, qui représente quelque 280 compagnies à travers le monde, a déclaré aujourd’hui que « les effets du Covid sur les voyages en avion vont certainement durer plusieurs années sans (espoir) de rebond rapide par rapport au niveau de 2019 ».

Le transport aérien de passagers ne devrait pas retrouver son niveau d’avant la crise du coronavirus avant 2023 au plus tôt. L’IATA a également averti que le secteur pourrait souffrir davantage avec une augmentation excessive des coûts liés aux nouvelles mesures sanitaires.

Des estimations qui laissent craindre le pire pour la branche touristique dont une grande partie de la reprise est liée aux capacités qui seront mises en place par les compagnies aériennes lors de la réouverture des frontières et de la levée des dernières restrictions de voyage.

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Ce que l’OMT préconise pour redresser le tourisme

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L’OMT veut apporter son assistance technique pour identifier les marchés pouvant accélérer la reprises après la crise du coronavirus.

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), afin d’aider les pays à redresser le tourisme et à avoir une vision claire sur les orientations futures face à la crise sanitaire, propose un dispositif d’assistance technique qui repose sur trois grands piliers à savoir : redressement économique, marketing et promotion, renforcement des institutions et renforcement de la résilience.

Entre 100 et 120 millions d’emplois menacés

L’OMT estime une baisse des arrivées de touristes internationaux de 60 à 80 % en 2020 et une diminution des recettes d’exportation du tourisme dans des proportions comprises entre 910 et 1200 milliards de dollars. Cela menacera directement de 100 à 120 millions d’emplois.

Elle a donc appelé les Etats membres à intervenir aussi rapidement que possible afin d’atténuer les répercussions de la crise à travers des politiques économiques, des actions d’assistance et d’accompagnement mais aussi promotionnelles susceptibles de stimuler la reprise de l’économie touristique.

Trois domaines d’intervention

Le dispositif proposé par l’OMT a défini trois domaines possibles d’intervention pour accélérer le redressement du tourisme, à savoir aux plans économique, promotionnel et institutionnel.

Elle préconise la mise en place de politiques et de mesures pour stimuler la reprise économique du secteur du tourisme. Elle précise qu’elles devront s’accompagner d’évaluations de l’impact et des besoins et de plans nationaux spécifiques à l’appui du redressement du tourisme.

Dans les domaines du marketing et de la promotion, « l’OMT se tient prête à apporter son assistance technique pour identifier les marchés pouvant accélérer la reprise, en cherchant à diversifier les produits et à (re)formuler les stratégies de marketing et activités promotionnelles ».

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Le HUB de Cyberesa, une solution pour l’après Coronavirus

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Pénétrer par la grande porte dans le monde de la grande distribution touristique internationale, là où vous pouvez acheter mais également vendre vos produits. C’est la possibilité qu’offre Cyberesa aux acteurs et producteurs du secteur en Tunisie et d’ailleurs.

30.000 réservations sur le HUB de Cyberesa en 2019 ayant généré des recettes de plus de 16 millions de dollars. Des réalisations qui donnent à réfléchir, notamment en cette période de crise aigue provoquée par le Coronavirus.

La société Cyberesa, à l’origine du développement de ce HUB, ne manque pas d’en énumérer les atouts et les avantages dans un contexte où les professionnels du tourisme sont à la recherche de nouvelles pistes de diversification de leurs ressources, voire même en quête de repositionnement stratégique afin de ne plus subir les aléas de ces crises périodiques qui agitent le secteur par intermittence.

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Comprendre le HUB Cyberesa

Dans les faits, le HUB de Cyberesa agit comme une grande place de marché sur laquelle viennent se retrouver acheteurs et vendeurs du secteur touristique de divers horizons. Il peut s’agir d’hôtels, de chaînes hôtelières mais aussi d’agences de voyages et de DMC. Condition technologique : disposer de la technologie des APIs XML pour pouvoir se connecter aux offres rassemblées.

Grâce à ce HUB, les fournisseurs peuvent vendre leurs produits via XML à plus de 75 grossistes, hôtels et OTA (Online travel agency) sur le marché local, algérien et marocain et à des centaines distributeurs potentiels dans le monde qui utilisent déjà la technologie développée par Cyberesa ou qui ont intégré son API.

Celle-ci intervient uniquement sur le volet technique pour faciliter la connexion et supprimer les barrières technologiques. Tout ce qui concerne les accords commerciaux est établi entre le fournisseur et le client.

Pourquoi faire partie de ce HUB ?

Indéniablement, le HUB offre l’opportunité de rendre son produit immédiatement accessible à un large éventail de clients potentiels à travers le monde. Wassim Ghliss, directeur général de Cyberesa, explique comment fonctionne cette accessibilité: « Suite à notre intégration dans des places de marché internationales, vous pouvez vous connecter à des centaines de plates-formes dans le monde qui servent des millions de clients potentiels qui pourraient profiter de la connexion à votre système », tout en se voulant rassurant sur les avantages offerts et sur l’accessibilité : « vous obtiendrez plus de réservations de nouveaux clients, en évitant de longs processus de développement, de tests et de certification et, par conséquent, vous économiserez du temps et de l’argent sans que nous n’intervenions dans les accords commerciaux ».

Concrètement et grâce et ce HUB, un hôtelier par exemple qui y place sa production, a la possibilité de maîtriser ses tarifs de vente, ses disponibilités, en augmentant ses contingents, en élargissant sa production ou, au contraire, la réduisant en cas de risque de surbooking. Le Hub Cyberesa est donc un facilitateur dans le cas de lancement de promotions immédiates et de manière autonome ou, plus important encore, pour pouvoir faire du Yield et du Revenue Management. « Il s’agit clairement de tourner la page des contrats statiques et de la gestion archaïque que l’on voit encore trop souvent » souligne encore Wassim Ghliss.

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Les agences de voyages également

Le HUB de Cyberesa n’est pas propre aux hôtels mais également une opportunité de diversification des ressources pour les agences de voyages. Là aussi, elles peuvent disposer d’un accès facile et immédiat à des centaines de produits (notamment des chambres d’hôtels) sans besoins ni de contracting, ni de saisie, ni de maintenance, ni de risque d’erreur, ni de personnel de suivi à mobiliser, ni incidents à l’arrivée.

« Dans le même temps, quand ces agences de voyage disposent de leur propre production, elles peuvent, de la même manière, vendre leur production, ce qui constitue une double opportunité d’achat et de vente » explique encore le directeur général de Cyberesa.

L’entreprise est en tout cas en position très confortable sur au moins deux marchés, le marché algérien et, bien-sûr, le marché local tunisien où elle occupe une position solide.

C’est en 2019 qu’elle a entamé une stratégie à l’international en signant avec des partenaires internationaux majeurs qui ont permis l’établissement de connections sur l’Europe mais également le Moyen-Orient. « Nous allons mettre toute notre énergie pour développer un maximum de connections à l’avenir avec des acteurs européens » souligne encore l’entreprise technologique.

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Orly, plate-forme parisienne de Tunisair, va-t-elle rouvrir ?

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Mis en sommeil début avril à cause de l’épidémie Coronavirus, l’aéroport parisien d’Orly, plate-forme de Tunisair mais également de Transavia vers la Tunisie, pourrait accueillir de nouveau les passagers.

Le secrétaire d’État français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a laissé entendre que l’aéroport du sud de Paris, Orly, pourrait rouvrir.

Lors d’une déclaration aux médias français le 10 mai, Djebbari a précisé que cette possibilité reste envisageable sous certaines conditions.

« Première condition, c’est que la situation sanitaire s’améliore et continue de s’améliorer », a-t-il déclaré. Puis, il s’agit de trouver la formule permettant d’harmoniser les mesures sanitaires avec les pays européens et méditerranéens.

« Deux, c’est que nous trouvions ou que nous harmonisions les mesures sanitaires avec nos voisins européens et méditerranéens. Chacun comprend que si chacun a sa mesure dans son coin, ça ne marchera pas », a-t-il enchaîné.

Le secrétaire d’Etat a conditionné aussi la réouverture de l’aéroport par un programme de vols solide qui devra être proposé par les opérateurs le 15 juin.

Il a considéré qu’à ces conditions seulement les autorités seront en mesure de rouvrir Orly le 26 juin.

Il a justifié que les autorités auraient fin mai début juin une vision beaucoup plus claire de la situation sanitaire et pourraient ainsi décider la réouverture de l’aéroport d’Orly ou non.

Il est à rappeler que plusieurs compagnies aériennes basées à Orly (dont Air Caraïbes, French bee et Corsair) ont lancé il y a quelques jours un appel collectif « pour une réouverture responsable, organisée et raisonnée de l’aéroport d’Orly à la fin juin ».

Tous les vols sur Paris actuellement opérés par Tunisair ont été déviés sur Roissy CDG.

K.C

Photo d’archives

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Un nouveau protocole sanitaire pour les centres de thalasso et spa

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L’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie vient d’achever le projet de protocole sanitaire à appliquer par les centres et les stations d’hydrothérapie (thalasso, spa et stations thermales) pour éviter tout risque de contamination au Covid-19.

L’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH) a élaboré un projet de protocole sanitaire dans le cadre de la reprise « orientée » de l’activité du secteur de l’hydrothérapie en Tunisie, lequel porte sur les règles d’hygiène et de sécurité sanitaire à respecter par les unités concernées du secteur, depuis l’accueil du curiste dans le centre jusqu’à son départ.

L’application des règles d’hygiène concerne également le personnel travaillant dans les centres d’hydrothérapie. Cette première copie sera soumise pour examen à la Commission médicale de l’hydrothérapie issue de l’ONTH et par le Comité scientifique du ministère de la Santé avant d’éditer la version finale validée.

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L’ONTH précise que ce protocole, qui complète la réglementation en vigueur, sera appliqué aux centres de thalassothérapie, de spa et aux stations thermales dès la reprise de leur activité qui sera conditionnée par la mise en œuvre préalable des mesures indiquées dans le protocole sanitaire.

Implications de la direction de l’établissement

Le document segmente les responsabilités de la direction de l’établissement selon des thèmes. D’abord, elles concernent les mesures organisationnelles comme l’élaboration des politiques, des procédures et des plans de prévention sur la base du protocole et veiller à leur application.

En outre, la direction doit s’engager à mettre en place et respecter les mesures de protection et d’hygiène ainsi que de mobiliser toutes les ressources nécessaires afin d’assurer la sécurité sanitaire aussi bien de son personnel que de ses clients.

Le deuxième volet porte sur la gestion des ressources humaines. En effet, la direction devra s’engager à former et à sensibiliser son personnel aux mesures préventives sanitaires à respecter afin d’éviter tout risque de contamination ou de contagion. Par ailleurs, le responsable d’hygiène, désigné par la direction, devra élaborer des procédures et des plans de prévention et les faire respecter par tout le personnel, mettre à la disposition du personnel et des clients, et tout au long de leurs circuits, des supports d’information sur les nouvelles procédures sanitaires à respecter.

Il mettra également en place de nouvelles modalités d’organisation de travail de façon à limiter la présence de plusieurs employés simultanément sur les lieux de travail, etc.

Responsabilités du personnel

Quant aux mesures de prévention destinées au personnel, tout échange d’informations devra se faire par voie téléphonique ou e-mailing. On peut citer aussi l’interdiction de rassemblement de 3 personnes dans un endroit fermé tout en respectant la distanciation d’un mètre ou la présence de plus de 2 personnes dans les ascenseurs, l’obligation de déclarer les cas suspects de contamination et l’isolement de tout employé présentant des signes de COVID-19.

Il y a également le prélèvement de température à l’accueil et la désinfection régulière des mains par le gel hydro-alcoolique avec le port de masque chirurgical et de surchaussures avant d’accéder aux lieux. Le personnel sera tenu aussi de porter une tenue de travail propre et désinfectée, etc.

Matériels et appareils de soins utilisés

Il s’agit d’éviter l’utilisation de tous types de pointeuses tout en évitant de partager du matériel ou des équipements.

L’eau utilisée

Le protocole souligne la nécessité d’établir un plan de surveillance au niveau du point de captage et des mesures correctives et préventives en cas de contaminations et de renforcer l’entretien régulier du réseau de l’eau. A cela s’ajoutent la préparation d’un calendrier de surveillance des installations, le renforcement des analyses microbiologiques et physico-chimiques au niveau des points critiques selon les réglementations en vigueur, ainsi que le traitement obligatoire des eaux de mer rejetée par une méthode de stérilisation physique sans impact sur l’environnement. Pour la boue utilisée, les centres devront se restreindre à celle industrialisée.

Salles de relaxation et tisaneries

Dans les salles de relaxation et de tisaneries, le centre devra veiller à respecter la distanciation entre les curistes, le nettoyage des surfaces susceptibles d’être touchées par les curistes et la favorisation de l’utilisation de draps jetables.

Produits esthétiques utilisés

Le centre sera tenu par ailleurs d’établir un plan de suivi des produits esthétiques et de mettre en place des procédures de désinfection du matériel esthétique après chaque curiste.

Locaux d’attente

La disposition des sièges devra respecter la distanciation de minimum 1 mètre entre les curistes. Un plan de nettoyage/désinfection devra être par ailleurs renforcé (au moins une fois toutes les 4 heures). De plus, les locaux devront être régulièrement aérés en ouvrant les fenêtres et les portes au moins deux fois par séance de travail, etc.

Vestiaires des curistes

Au niveau des vestiaires des curistes, ils devront être équipés d’un nombre suffisant de casiers et l’accès devra être limité par deux personnes au maximum.

Salles de soins

Les activités des cabines couples et les activités collectives comme les hammams, piscine, parcours phlébologique, jacuzzi familial, bassins collectifs…devront être suspendues. Par ailleurs, les locaux et les surfaces de travail devront être nettoyés et désinfectés avant et après chaque cure.

Mesures organisationnelles

Afin de minimiser les contacts et éviter l’encombrement, le centre d’hydrothérapie ne sera accessible qu’au curiste ayant pris un rendez-vous au préalable à distance par voie électronique ou téléphonique. De plus, le curiste devra répondre, au préalable, au questionnaire électronique présent au niveau du site de l’établissement.

Sur la base du questionnaire en ligne, un score de pré-triage est calculé selon un barème bien déterminé qui déterminera si le centre pourra accepter le client ou non.

A l’entrée de l’établissement

Au niveau de la réception, chaque curiste devra respecter des exigences particulières comme la mesure de la température frontale moyennant un thermomètre infrarouge, le nettoyage des mains au gel hydro-alcoolique, le port d’un masque chirurgical et de surchaussures.

Le vestiaire

Le personnel soignant devra prendre en charge le curiste, veiller au nettoyage de ses mains par du gel hydro-alcoolique, le lavage fréquent des mains au savon ou à défaut avec une solution hydro-alcoolique (pour le curiste et le personnel soignant).

La zone humide

Le directeur du centre doit réduire le nombre de curistes à 50% de la capacité de l’établissement.

D.T

Lire aussi sur le même thème:

En quoi consiste le protocole sanitaire élaboré par l’administration du Tourisme ?



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Un nouveau vol Tunisair sur Riyad et remise à jour du programme de rapatriement

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La compagnie Tunisair prépare un nouveau vol sur Riyad en Arabie Saoudite pour rapatrier les Tunisiens en fin de contrat de travail ou dont les visas ont expiré.

Le programme des vols de rapatriement se poursuit en fonction des besoins identifiés par les consulats et ambassades tunisiennes à l’étranger. C’est vers l’Arabie Saoudite qu’un nouveau vol a été programmé. Celui-ci ira vers Riyad le 18 mai courant chercher les citoyens tunisiens ayant manifesté leur besoin impératif de rentrer sur Tunis.

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Avec l’ajout de ce nouveau vol spécial, le programme des vols de rapatriement est remis à jour comme suit:

-13 mai: vol Tunisair sur Francfort-Main

-15 mai: vol Tunisair sur Montréal-Trudeau

-15 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG

16 mai: vol Tunisair sur Paris-Charles de Gaulle

18 mai: vol Tunisair sur Riyad

22 mai: vol Tunisair sur Montréal/Washington

-22 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG

-27 mai: vol Tunisair sur Genève-aéroport (Cointrin)

Tous les passagers de retour de l’étranger arrivant sur le sol tunisien sont soumis à une quatorzaine obligatoire dans un hôtel ou un foyer universitaire.



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Mehdi Allani : « dire que l’Etat va au secours du privé, tandis que celui-ci se débrouille réellement tout seul est inacceptable ».

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Un patron d’hôtel dans la tourmente du Covid-19 et de ses répercussions. Bien qu’optimiste par nature, Mehdi Allani n’en a pas moins élaboré dès le début de la crise trois scénarios pour se prémunir en amont : un premier optimiste, un deuxième réaliste et un troisième catastrophe.

Celui qui est aussi past-président de la Fédération régionale de l’hôtellerie du Cap-Bon craint que le fossé entre les hôtels ne se creuse encore plus face à un système bancaire implacable et à un Etat qui n’a pas encore concrétisé ses promesses de soutien au secteur tout entier.

Malgré tout, il continue d’entretenir la flamme de l’espoir pour un été sans trop de dégâts économiques.

 

Confinement et déconfinement :

Je pense que le couperet sera pour fin mai quand nous aurons les résultats du déconfinement qui a loin d’avoir été respecté. Si on est dans des chiffres similaires à maintenant, c’est-à-dire que ce sera bon et je pars même du principe qu’on passera un été très proche de la normale pour moi qui suis exposé en tant qu’hôtel. Le seul point d’interrogation concerne les TRE : vont-ils être obligés de continuer à faire un confinement ? Beaucoup réfléchissent à ne pas rentrer s’il y a le confinement obligatoire en juillet et août.

Si par contre on se rend compte le 25 mai que le déconfinement a fait des dégâts, si on se retrouve avec une centaine de cas de malades par jour, il va falloir serrer les boulons. Et si on se retrouve complètement dépassés, là il n’y aura pas d’été.

Personnellement, je prévois une réouverture le 4 juin et une reprise du travail par mes équipes le 1er juin.

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Mesures de sécurité sanitaire :

Notre hôtel est soumis à un audit régulier par Cristal International Standards. Cet audit concerne 8 modules à savoir : le Food (tout ce qui est denrées alimentaires, la sécurité de l’eau, la lutte contre les légionnelles, les piscines, la sécurité contre les incendies et la sécurité contre l’intrusion et les menaces terroristes) ; les deux autres modules sont, à mon avis, extrêmement importants car ils sont en relation directe avec la prévoyance et la lutte contre le Coronavirus.

Il s’agit du module DIN Check (points de vente bars et restaurants) et le Room Check. Ils sont destinés à assurer l’hygiène du point de vue microbiologique et la propreté des points de vente et des chambres. Nous les appliquons depuis à peu près 3 ans avec un audit mensuel inopiné. C’est un contrôle draconien qui touche même aux petits détails. L’audit se fait sur 4 chambres dont deux libres et deux occupées. A ce niveau, nous sommes déjà en avance.

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Les résultats des analyses microbiologiques sont instantanés. Ensuite, Cristal International Standards prépare un rapport et nous accorde un score. Si l’hôtel obtient plus de 70% à trois passages consécutifs, il aura un Award. En fait, il y a trois classements : au niveau de la région, du pays et du continent. Je rappelle qu’en ce qui concerne le Room Check, nous avons eu en 2018 le premier prix continental. Nos équipes s’y sont formées et nos produits de désinfection sont testés ; ils sont capables de stériliser une télécommande, une poignée, etc. Avant la fermeture à cause du Coronavirus, nous y avions ajouté d’autres mesures de désinfection pour, par exemple, les boutons poussoirs avec l’installation des distributeurs de gel hydro-alcoolique. La prise de température des clients y était également appliquée.

Nous avons donc anticipé certaines mesures incluses dans le protocole sanitaire et nous comptons aller au-delà des mesures sanitaires du ministère de la Santé car Cristal international Standards avait développé son propre module destiné à la lutte contre tout type et contre toute éventuelle propagation de virus.

« Nous comptons aller au-delà des mesures sanitaires du ministère de la Santé »

Je dois souligner par ailleurs que nous nous sommes rendu compte que pour 80% des cas d’infection virale, le client pointe du doigt la cuisine alors que les études ont démontré que la source initiale des contaminations vient de la chambre. Pour cette raison précise, nous avons pris la décision d’appliquer le module Room Check.

Maintenant, pour l’application du protocole sanitaire, chaque professionnel se pose deux questions essentielles. D’abord, l’investissement coûte-t-il cher ? Et ces mesures seront-elles appliquées à moyen et à long-termes ? S’il s’agit de petits investissements permettant d’améliorer davantage le travail, tout ira bien. Mais s’il s’agit de gros investissements qui seront abandonnés après deux mois, cela pourrait créer des problèmes d’autant plus que l’hôtelier n’a pas les moyens de réaliser de tels investissements.

Deux modèles, deux scénarios :

Tous les pays émetteurs sont dans l’œil du cyclone. Tous nos clients proviennent des pays infectés par le Coronavirus. A mon avis, les voyages reprendront de la même manière à partir de 2021 et cette année est ratée car nous n’allons pas pouvoir attirer de touristes français, espagnols, italiens et anglais.

Il se peut que les premiers touristes allemands et belges soient là à partir des mois de juillet et août.

Les pays qui possèdent des infrastructures touristiques et ayant l’habitude de recevoir un grand nombre de touristes tels que l’Espagne, la France et l’Italie, ils verrouilleraient leurs frontières pour que leur tourisme fonctionne d’une manière interne et autonome.

Les autres pays comme l’Allemagne ou la Belgique, dont le modèle touristique est plus basé sur les voyages, devront encourager leurs ressortissants à voyager pour redémarrer l’économie touristique. Si l’espace Schengen sera ouvert et la Tunisie ouvre de même ses frontières, il se peut que les premiers touristes allemands et belges soient là à partir des mois de juillet et août.

« Les premiers touristes débarqueront au mois de septembre avec probablement très peu d’Algériens »

Néanmoins, politiquement parlant, je ne vois pas comment les choses s’arrangeront s’il y aura par exemple un différend entre la France et l’Allemagne sur l’ouverture de l’espace Schengen. Mais je pense que l’Allemagne exercera des pressions pour que l’économie des voyages redémarre. Quoi qu’il en soit, pour les hypothèses les plus optimistes, il y aura des touristes provenant de quelques pays européens à partir du mois d’août. Sinon, les premiers touristes débarqueront au mois de septembre avec probablement très peu d’Algériens.

Clientèle locale :

Si la situation sanitaire continue à s’améliorer, la clientèle locale reviendra sans aucun doute car nous avons déjà reçu certaines demandes. Notre clientèle appartient à une classe aisée qui pourra débourser quelques centaines de dinars pour passer une semaine dans un hôtel. Pour mon propre cas, nous arriverons même à réaliser 70% des revenus des mois de juillet, août et septembre de l’année précédente.

 

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Mesures économiques :

Nous avions dit, dès le mois de mars, qu’en l’absence de mesures courageuses, les choses vont être compliquées. Aujourd’hui, l’Etat demande encore au privé de financer toutes les caisses et de payer les impôts tandis que le secteur privé a du mal déjà à payer les salaires, sachant que les 200 dinars promis par l’Etat pour les salaires du mois d’avril ne sont pas encore versés.

Je sais que l’Etat n’a pas les moyens et que nous ne sommes pas un pays riche et nous comprenons de même que nous devons être solidaires et faire de notre mieux. Néanmoins, l’Etat ne doit pas s’engager s’il n’a pas les moyens et qu’il le dise clairement. Mais dire que l’Etat va au secours du privé, tandis que celui-ci se débrouille réellement tout seul est inacceptable.

« Les 200 dinars promis par l’Etat pour les salaires du mois d’avril ne sont pas encore versés ».

Quant aux banques, elles profitent malheureusement de la situation. Personnellement, après le coup dur que j’ai subi suite à la faillite de Thomas Cook, j’ai obtenu un crédit pour que je puisse gérer la basse saison. Nous avons donc fait 5 mois de l’hiver sans réaliser de profits. Et quand le moment est venu pour entrer dans un cycle positif, la crise sanitaire a frappé.

Si les banques nous prêtent de l’argent, elles le font avec des taux exorbitants. Dans cette situation extraordinaire, nous étions tous solidaires. La FTH a acheté du matériel pour les hôpitaux. Des hôtels se sont mis à la disposition du ministère de la Santé pour le confinement, l’industrie a fait de son côté des efforts. Chacun a mis la main à la pâte d’une façon ou d’une autre. Mais que les banques continuent à prêter avec les mêmes taux qu’avant la crise sanitaire, je trouve cela scandaleux.

Si les banques profitent de cette crise pour faire des bénéfices extraordinaires notamment avec un TMM très élevé, c’est quand même aberrant.

Les conclusions à tirer :

Ce sera une crise de trop pour certains d’hôtels qui ne pourront pas rouvrir leurs portes. Il s’agit particulièrement des hôtels qui travaillent sur des marchés européens. Les hôtels de moyenne gamme subiront également le coup car il sera difficile pour la classe moyenne tunisienne de se payer des vacances.

D’abord parce que beaucoup ont déjà épuisé leurs congés mais également car beaucoup d’autres n’ont pas les ressources nécessaires. Cette crise fera encore du mal à l’hôtellerie et creusera davantage l’écart entre les hôtels viables et ceux qui sont déjà en difficultés. Elle a prouvé encore une fois que notre secteur est tributaire des facteurs extérieurs.

« Dans le meilleurs des cas, les hôtels qui s’en sortiront bien vont faire la moitié de leurs chiffres d’affaires réalisés en 2019 ».

Si la Tunisie réussit son déconfinement, le tourisme reprendra car le modèle touristique tunisien est basé à 80% sur des marchés européens et étrangers, sans oublier les TRE qui constituent une manne très importante pour le tourisme tunisien. Néanmoins, bien qu’ils aient hâte de rentrer, ils  ne veulent pas sacrifier 14 jours en confinement. Et si les pays européens feront de même, cela posera beaucoup de problèmes.

Bien que je reste un éternel optimiste, l’année 2020 sera catastrophique pour notre secteur mais je ne sais pas à quel point exactement. Dans le meilleurs des cas, les hôtels qui s’en sortiront bien vont faire la moitié de leurs chiffres d’affaires réalisés en 2019.

Chaque mois, nous sommes face au casse-tête du paiement des salaires. Si j’ai la chance que ma banque me finance pour payer les salaires, cette situation ne pourra pas perdurer. À un certain moment, il faudra que l’argent rentre pour continuer à payer les salaires. Je crois que nous allons avoir six mois très compliqués.

mehdi-allani-sultan

Mon seul souhait actuel c’est que nous nous retrouvions le 25 mai avec un nombre d’infections et un nombre de morts très bas. Cela permettra de reconstruire et redémarrer l’économie locale en attendant la réouverture des frontières.

Nous devrons en outre nous adapter et trouver de nouvelles solutions comme par exemple appliquer les tests rapides sur tous les passagers. C’est vrai qu’ils coûtent chers mais pas autant que laisser l’économie à l’arrêt. Il s’agirait par exemple d’ouvrir aux TRE en appliquant ces tests rapides. Par la suite, les passagers testés négatifs pourront passer leurs vacances tranquillement tandis que ceux testés positifs au COVID-19, nous les dirigeront vers des hôtels COVID-19+.

 

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Brahim Ouerzazi, agent de voyages

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 

 



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Tunisair va atterrir pour la première fois à Washington pour rapatrier des Tunisiens

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La compagnie Tunisair va atterrir pour la première fois à Washington dans le cadre de ses vols de rapatriement des Tunisiens bloqués à l’étranger dans le sillage de la crise du Covid-19.

Un Airbus A.330 de Tunisair se posera le 22 mai prochain dans la capitale américaine. Il s’agit d’un vol combiné Montréal-Washington destiné à rapatrier les Tunisiens (notamment les étudiants et ceux dont les visas sont arrivés à expiration) actuellement aux Etats-Unis et au Canada devant rentrer sur Tunis.

Le ministère du Transport et de la Logistique, qui a communiqué l’information aujourd’hui, n’a cependant pas précisé sur lequel des trois aéroports de la capitale américaine (Dulles ou Ronald Reagan, voire peut-être même Baltimore-Thurgood ?) l’avion tunisien arrivera.

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Quatre autres vols ont également été confirmés aujourd’hui par les autorités et viennent compléter les vols de rapatriement déjà annoncés précédemment. Il s’agit des vols suivants, tous opérés par Tunisair, et qui atterriront à Tunis-Carthage:

-13 mai: Francfort-Main

-15 mai: Montréal-Trudeau

16 mai: Paris-Charles de Gaulle

-27 mai: Genève-aéroport (Cointrin)

A noter que la compagnie Air France a également deux vols programmés sur les prochains jours comme suit:

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15 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG (réservations gérées par l’ambassade de France)

22 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG (réservations gérées par l’ambassade de France)

© Destination Tunisie

 



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La flambée du visa d’entrée en Tunisie, un frein pour nombre de touristes

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Le ministère des Affaires étrangères va appliquer de nouveaux tarifs pour l’octroi de visas d’entrée sur le territoire tunisien.

A compter du 12 mai 2020, les consulats tunisiens à l’étranger vont mettre en place de nouveaux droits de chancellerie. Tous les documents qui seront émis et les services consulaires rendus subiront une forte augmentation.

Parmi les hausses qui seront enregistrées, celles des visas auxquels sont soumis certaines nationalités, notamment africaines, moyen-orientales et sud-américaines pour pouvoir entrer sur le territoire tunisien.

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Un visa court-séjour ou de transit (moins de 7 jours) coûtera désormais 44 euros (141 dinars) au lieu de 15 euros précédemment. Pour un séjour de 1 à 3 mois, il en coûtera au visiteur 132 euros, soit l’équivalent de plus de 422 dinars (au lieu de 44 euros). Quant au visa à entrées multiples, il sera facturé désormais 264 euros (845 dinars) contre 88 euros par le passé.

Cette hausse des prix va avoir des répercussions directes notamment sur le tourisme médical et sur les nombreux patients d’Afrique sub-saharienne (voir les nationalités concernées) qui viennent traditionnellement se faire soigner dans les cliniques privées en Tunisie. Il affectera également le tourisme en provenance de certains pays du Moyen-Orient dont certains ressortissants sont toujours soumis au visa d’entrée.

En 2019, les différents postes-frontières tunisiens ont enregistré l’entrée de 56.300 Africains (hors Afrique du Nord), 11.000 Egyptiens, 4000 Libanais, et 3600 Irakiens notamment.

Il est à noter que ces nouveaux tarifs n’ont pas été officiellement annoncés par le ministère des Affaires étrangères mais ont été rendus publics suite à la révélation des nouveaux droits de chancellerie applicables au Consulat général de Tunisie à Nice.

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France et Grande-Bretagne préparent une « quatorzaine » obligatoire pour tous les voyageurs

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Les gouvernements britannique et français pourraient mettre en place une « quatorzaine » obligatoire pour tous les arrivants de l’étranger avec les conséquences sur les voyages qui en découleront.

En Angleterre, l’information n’est pas officielle mais elle pourrait le devenir très prochainement si l’on en croit le journal The Times. Afin de contrer l’expansion du coronavirus, le gouvernement britannique s’apprêterait à annoncer la mise en place d’un isolement obligatoire de 14 jours pour toute personne entrant sur son territoire.

Cette mesure, qui  pourrait entrer en vigueur à compter du mois de juin 2020, s’appliquerait non seulement aux étrangers mais également aux Britanniques rentrant de voyage.

Les opérateurs aéroportuaires du pays ont estimé à ce sujet que cette mesure aurait un impact dévastateur sur le secteur du transport aérien et sur l’économie dans son ensemble.

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En France également, la «quatorzaine obligatoire» va concerner «toute personne» qui rentre sur «le territoire national, dans un territoire ultra-marin ou en Corse», soit «souvent des Français partis à l’étranger» et «qui souhaitent revenir», a déclaré le ministre de la Santé lors d’un point-presse la semaine dernière. Seront exemptés les voyageurs en provenance de l’Union européenne, de la zone Schengen ou du Royaume-Uni.

En conséquence, si la décision venait à être confirmée sous cette forme, elle constituerait un énorme frein aux départs en vacances pour les ressortissants de ces pays mais également pour les étrangers venant pour affaire par exemple, surtout si elle venait à durer plusieurs mois.

D’autant que le Parlement français a voté pour un prolongement de l’état d’urgence sanitaire au 10 juillet 2020.

D.T



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Qatar Airways annonce qu’elle reprend ses vols Doha-Tunis

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La compagnie aérienne déclare son projet de rouvrir progressivement les destinations suspendues dont Tunis, en fonction de l’assouplissement des restrictions d’entrée.

Qatar Airways parée pour le redécollage. La compagnie aérienne a annoncé qu’elle va « entamer la reconstruction progressive de son réseau en fonction de l’évolution de la demande des passagers et de l’assouplissement des restrictions d’entrée dans le monde ». Le transporteur explique qu’il a « pu maintenir, lorsque cela était possible pendant la crise du coronavirus, des vols réguliers vers plus de 30 destinations et vers tous les continents, contribuant ainsi à rapatrier plus d’un million de personnes ».

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A la lumière des flux mondiaux de passagers et les tendances en matière de réservation, Qatar Airways considère qu’elle « peut maintenant commencer à planifier avec confiance la réintroduction progressive de destinations et de vols supplémentaires dans son réseau ».

Parmi les destinations qui s’apprêtent à être remises en place, Tunis, d’ici la fin du mois de juin, sans préciser de date exacte mais en mentionnant clairement « sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires »

Par ailleurs, le rétablissement de la desserte Doha-Tunis-Doha permettrait également aux passagers de relier les autres destinations que la compagnie va remettre en place, à savoir Addis-Abeba (ADD), Le Cap (CPT), Johannesburg (JNB), Lagos (LOS), Nairobi (NBO) en Afrique, mais aussi nombre de villes en Asie comme Guangzhou (CAN), Hong Kong (HKG), Séoul (ICN), Tokyo (NRT), Pékin (PEK), Shanghai (PVG), Bangkok (BKK), Jakarta (CGK), Kuala Lumpur (KUL), Manille (MNL), Singapour (SIN)…

Au Moyen-Orient, la compagnie va cibler Amman (AMM), Beyrouth (BEY), Bagdad (BGW), Bassora (BSR), Erbil (EBL), Téhéran (IKA), Souleimaniyah (ISU), Koweït (KWI), Mascate (MCT), Mashad (MHD), Najaf (NJF), Sohar (OHS), Salalah (SLL) et Shiraz (SYZ).

L’objectif pour la fin du mois de juin est de desservir 80 destinations dans le monde dont 23 en Europe, quatre en Amérique, 20 au Moyen-Orient/Afrique et 33 en Asie-Pacifique. Un programme soutenu sera prévu pour de nombreuses destinations, avec un vol par jour ou parfois plus.

Lire sur le même sujet dans nos archives:

Tunisie: la fronde des agences de voyages contre Qatar Airways

Qatar Airways confirme son vol quotidien sur Tunis



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Stephan Géradon, partenaire du cabinet Domino : « Il y a une carte à jouer particulièrement pour le tourisme alternatif »

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Il totalise une trentaine d’années d’expérience dans le marketing et la communication. Stephan Géradon, Belge de son état, peut se targuer de bien connaître le marché tunisien pour y avoir (presque) fait le tour de ses entreprises depuis qu’il a déposé ses valises dans le pays il y a 14 ans.

Dans le tourisme, s’il a déjà été sollicité par des offices à l’étranger, plusieurs hôtels ont également fait appel à ses services en Tunisie. Sa vision du secteur dans son ensemble se fait avec beaucoup de recul et loin des influences et tiraillements habituels.

Nous avons essayé de comprendre avec lui les ficelles de son métier et ce qu’il pourrait apporter à l’industrie touristique.

Quel regard portez-vous sur la crise actuelle du coronavirus ?

Concernant cette crise inédite, qui n’est ni la première (Guerre du Golfe, crash boursier, attentats du 11 Septembre, Ghriba 2002, Sousse 2015, Crash Thomas Cook…) et qui ne sera probablement pas la dernière.

Qui est derrière le cabinet Domino et quel est son périmètre géographique d’intervention ?

Le cabinet Domino est un hub d’experts basé à Tunis. L’idée est née d’une belle rencontre avec Mika Zampol. Nous œuvrons dans la création et le renforcement de marque. Notre signature est : DOMINO, créateur de marques dominantes.

Depuis 2012, nous avons effectué plus d’une cinquantaine de missions en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en Mauritanie, en Egypte, en Croatie et même en Cisjordanie (Palestine). Nous sommes entrain de prospecter dans les pays du Golfe et au Sénégal…

Quels types d’entreprises font appel à vous et dans quels secteurs précisément ?

Domino est multi sectoriel. Nous avons accompagné la Maison Gourmandise et le traiteur emotion, wevioo (Ssii), Vneuron (éditeur de logiciels), TAEF (Fond), Africinvest, TPR, la CAP, Advyteam (SIRH), La Maison de Senteurs, 10 rajeb (leader menuiserie industrielle Afrique (Maroc), le groupe Delta Cuisine et sa marque IKIT, Cuisine en Kit, Talys consulting (Conseil en transformation digitale), YUTEX (l’espadrille tunisienne) SIMED (Pharma) etc.

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Dans les secteurs de l’HORECA, j’ai travaillé avant 2 ans pour la com du Club Med (Belgique), Maison de la France, les villages de vacances Center Parcs, le Grand Hôtel de Kinshasa, et avec Mika pour le Carlton et La Badira en Tunisie.

Nous avons travaillé dernièrement pour la société de handling KARS International qui gère pas moins de 20 compagnies aériennes en Tunisie dont Transavia et, last but not least, le groupe Seabel. Nous sommes en discussion pour un projet hôtelier en RD Congo. Sans oublier la création de l’enseigne Maneken et actuellement Joe’s Pizza.

Comment procédez-vous avec les clients qui font appel à vos services ?

Nous avons une méthodologie en 6 phases : DOMPULS (Domino Impulsion) qui simplifie considérablement la construction des  marques. Pas de pertes de temps, une collaboration cadrée avec des objectifs définis, des délais et budgets respectés.

Nos services :

-Phase études (Benchmarking national & international/briefe pour étude quali/quanti, pulse des marchés-cibles/ animation brainstormings)

-Analyse SWOT et recherches d’insights

-Fixation des fondamentaux de la marque > Positionnement/Architecture (segmentation) / Naming (Marque/ poduits et sous produits/services) / Vision –Mission-Valeurs

-Creative Brand Idea > Quels éléments concrets mais différenciant afin de se démarquer de la concurrence > La différence crée la préférence

-Design d’identité (logo) et charte graphique

-Brand induction > Formation et coaching du management et des équipes

-Boost > Stratégie de com B2B ou B2C et réalisation des outils de base (Guide de la marque, Company profile, Catalogue, website, film corporate…).

Le branding étant votre cœur de métier, comment le voyez vous dans le tourisme en général ?

Le branding n’est pas que la création d’un logo et surtout à ne pas confondre avec de l’advertising ou la création de contenu en digital. C’est trop souvent le cas et encore plus en Nation & Destination BRANDING. Où les campagnes pour vanter un pays se font généralement sans avoir travaillé la marque, son positionnement, sa vision mission valeurs.

Les destinations touristiques sont difficiles à gérer en raison des relations complexes de leurs divers acteurs publics et privés. Il se concentre sur les processus politiques impliqués et sur le rôle vital des acteurs des secteurs public et privé.

Le tourisme aujourd’hui, c’est aussi vivre une expérience : on va en Thaïlande, aux Indes, aux USA mais aussi à Rome, à Barcelone, à Marrakech… Il est presque impossible pour un pays de créer une perception cohérente car chacune des villes ou régions constituant ce pays a des caractéristiques exceptionnellement différentes.

S’il fallait, en quelques mots, situer le branding touristique en Tunisie ?

Djerba tire un peu son épingle du jeu mais bien en dessous de son potentiel… Peut mieux faire ! La Tunisie, malgré tous les efforts et dépenses dans des honoraires d’agences internationales, n’est toujours pas une marque.

Sa différence n’est pas définie, sa vision ne dépasse pas le « il faut sauver la saison ». Et malgré tout mon respect,  mérite mieux que sa promotion sur les plateaux de TPMP (qui, by the way, a certainement été plus efficace que les campagnes publicitaires). Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire. Il faut faire plus et mieux !

Nous sommes tous à l’affut de bonnes nouvelles, d’éléments positifs qui redonnent le courage d’avancer. Mais le branding n’est pas une solution miracle, d’ailleurs les solutions ne se créeront pas d’un coup de baguette magique. En période difficile, il faut créer ses propres opportunités.

Quelle approche préconisez-vous pour le tourisme en Tunisie ?

Créer ou renforcer sa marque est un processus qui nécessite un certain temps et là nous sommes tous dans l’urgence.  Pour rester en phase avec notre méthodologie DOMPULS, voici comment le branding  pourrait apporter quelques réponses à défaut de solutions miracles !

Se poser calmement et oublier un instant les urgences (trésorerie, finance, recherche d’infos (nouveau label, décisions des T.O etc.). Investir du temps pour votre marque, c’est aussi une priorité.

Aucun expert actuellement n’a la solution miracle. Crise en V, W retour ou pas des compagnies aériennes, relance de la destination à prix cassés par les T.O, Russes, Algériens, TRE ; on n’en sait rien !!!

Il faut être contre intuitif et écouter les gens. Quelles seront leurs attentes, leurs besoins, leurs désirs après le confinement ? La clientèle extérieure quand elle pourra revenir, et aussi la clientèle locale car elle ne pourra probablement pas partir à l’étranger ! Il y a dans cette cible une carte à jouer et plus particulièrement pour le tourisme alternatif. Chercher le dépaysement en Tunisie sera probablement un must. A creuser…

Ne pas se noyer dans la masse, faire un bilan objectif des forces de son unité, de ses services, de ses particularités. Votre spa, la proximité du golf, une super salle de sport, un soin particulier pour les jeunes parents et jeunes enfants, une table exceptionnelle, des courts de tennis homologués ATP, pour faire la fête entre amis ou pour le repos en couple. Bref ! Quelle est cette différence qui créera votre préférence !

Communiquez sur vos valeurs : ne mettez pas seulement le côté promotionnel en avant, adaptez vos tarifs si vous le pouvez mais il y a de fortes chances que les attentes soient différentes qu’une baisse des prix.  Elles seront certainement dirigées vers la qualité des infrastructures, les nouveaux processus, l’attention particulière à l’hygiène, la formation aux équipes d’hébergements, etc.

Définissez vos clusters – mettez-vous au diapason avec eux. Faire appel à des agences spécialisées dans le digital. De vrais professionnels pourront vous proposer une stratégie pertinente pour des résultats optimisés.

Ensuite prenez le temps de travailler votre branding pour pouvoir vous démarquer avec plus de pertinence dans le futur.

 



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Bientôt, un rapatriement par voie maritime Tunis-Marseille

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Une première traversée de rapatriement s’apprête à être mise en place entre Tunis et Marseille pour l’acheminement de Français, mais également d’autres nationalités résidentes en France et notamment les personnes bloquées avec leurs véhicules. 

Une liaison maritime Tunis-Marseille est programmée pour le 17 mai. Elle sera assurée par la compagnie maritime française privée, Corsica linea. L’information a été annoncée par l’Ambassade de France en Tunisie sur son site officiel. Le communiqué explique que la décision de mettre en place un bateau entre la Tunisie et la France vient suite à de nombreuses demandes formulées depuis la fermeture des espaces aériens, terrestres et maritimes entre les deux pays.

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« Après plusieurs semaines de négociations avec les autorités tunisiennes et françaises, ainsi que les compagnies maritimes, nous vous annonçons la mise en place d’une traversée entre Tunis et Marseille le 17 mai prochain », lit-on dans le document. Le départ du bateau aura lieu donc le dimanche 17 du port de La Goulette à 12h00. Cependant, les voyageurs devront se présenter à 7h30.

Qui seront concernés ?

L’Ambassade de France précise que les personnes prioritaires pour ce voyage sont les ressortissants français justifiant d’une résidence permanente en France et souhaitant regagner le territoire français avec leurs véhicules.

Elle ajoute que d’autres catégories de voyageurs pourront également prendre part à cette traversée mais sous réserve de places disponibles. Il s’agit des ressortissants français justifiant d’une résidence permanente en France sans véhicule et les personnes d’autres nationalités, résidentes permanentes en France, avec ou sans véhicule.

Réservation des billets

L’Ambassade de France annonce qu’elle s’occupera de fournir à la compagnie Corsica linea une liste des ressortissants français résidents permanents en France qui se sont signalés auprès de la cellule de crise comme étant présents sur le territoire tunisien avec leurs véhicules. La réservation des billets pourra se faire directement auprès de cinq agences de la CTN, à savoir : Tunis-centre, La Goulette, Sfax, Sousse et Bizerte qui seront ouvertes du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30.

Mesures sanitaires spécifiques

Des mesures sanitaires spécifiques seront appliquées dès l’embarquement comme la prise de température. En effet, si le passager présente une température supérieure à 37,5°, il ne pourra pas voyager. Quant aux mesures sanitaires à bord, un médecin sera  présent afin de prendre les premières mesures en cas de suspicion de COVID-19, avec isolement du patient.

L’ambassade ajoute que tous les voyageurs devront effectuer la traversée en étant logés en cabine avec un maximum de 2 passagers par cabine. Un masque de protection sera aussi distribué à chaque passager à l’embarquement et son port sera obligatoire en dehors de la cabine. Le voyage sera par ailleurs privé de service de restauration à bord mais les passagers pourront acheter des paniers repas sur le bateau et des distributeurs de boissons et snacks seront à leur disposition.

Lire sur le même sujet:

Le programme complet des 22 vols de rapatriement prévus sur Tunis en mai



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Brahim Ouerzazi : « mes solutions pour dynamiser le tourisme culturel post-covid » 

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Agent de voyages, Brahim Ouerzazi est aussi guide-conférencier professionnel. Pour avoir été durant sa carrière Resident Manager du T.O suisse Airtour ou encore chef de Village Touring Club, il connaît particulièrement bien les attentes de la clientèle, notamment occidentale. Egalement correspondant pour la région MENA du Rallye Aéro France, il a fait du tourisme culturel son cheval de bataille.

Président de la commission Tourisme culturel au sein de la FTAV, il a également présidé la commission du Tourisme innovant et diversifié en marge des Assises du Tourisme 2016-2020. Il en appelle aujourd’hui à une prise de conscience sur les enjeux de la mise en œuvre d’une politique de tourisme culturel post-covid.

Pour  une nouvelle dynamique du tourisme culturel post-Covid:

La reprise du secteur touristique post-Covid doit passer inéluctablement par le tourisme culturel dans une perspective optant pour l’innovation et la créativité. Notre destination a besoin d’être stimulée par des offres plus attractives afin de répondre aux exigences des touristes et leurs nouvelles attentes.

On a toujours pensé que le tourisme culturel est une forme de tourisme axé uniquement sur la découverte du patrimoine culturel d’une région, or que les bâtiments et espaces patrimoniaux ne suffisent plus pour attirer les touristes et les faire revenir.

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Aujourd’hui, les dimensions humaines et vivantes, la culture d’une région ou d’une ville, jouent de plus en plus un rôle crucial dans l’attractivité d’une destination. Se faire prendre en photo dans une maison troglodyte ou devant une mosquée, ce tourisme profane de m’as-tu vu est révolu, voire dépassé par l’émergence d’une nouvelle génération avide de nouvelles expériences dans une perspective de durabilité.

C’est le tourisme solidaire qui prévaut  vers une immersion réelle dans les lieux visités telle que la découverte d’une gastronomie traditionnelle, d’un artisanat local, voire le partage d’un mode de vie imprégné des us et coutumes.

Pour cela, il faudrait identifier des thèmes éligibles à la promotion du tourisme culturel en déployant nécessairement des incubateurs sur de nouveaux territoires, soit le zonage national et le balisage des parcours des zones vertes avec un marquage des spécificités de chaque région en adoptant des thématiques liées au marketing digital.

Désormais, la communication digitale est devenue indispensable pour la promotion de notre destination et la désirabilité de nos produits culturels.

En effet, les réseaux sociaux tels que Instagram, Facebook, Youtube, sans oublier la communauté des blogueurs, présentent une opportunité forte pour la promotion des régions et en même temps interagir avec la destination cible.

Quelles sont les solutions concrètes pour dynamiser le tourisme culturel ?

Je préconise cinq axes hyper importants pour mieux promouvoir le tourisme culturel à savoir :

1) Le renforcement des synergies entre les différents acteurs du secteur en associant le secteur privé, l’Etat et la société civile telle que l’Association tunisienne des randonneurs ;

2) Structuration de l’offre pour mieux répondre aux exigences des touristes et à leurs nouvelles attentes, notamment en période post-pandémie et en corrélation avec les nouvelles exigences sanitaires selon les normes de l’OMS;

3) Formation pour renforcer l’expertise des universitaires aux enjeux liés au tourisme culturel et patrimonial, d’où la nécessité de création de labels selon les spécificités de chaque région. Ces outils de développement durable apportent une contribution non négligeable à la défense des identités locales et favorisent la diminution d’impacts négatifs, tout en permettant une identification plus poussée d’un lieu donné. On peut citer, par exemple, les labels écologiques européens, les Agendas 21 locaux, les conseils ou les propositions de gestion intégrée de qualité du tourisme par l’OMT;

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4) Transition numérique afin d’adapter l’offre touristique aux nouvelles pratiques; en deux mots : savoir s’adapter aux nouvelles tendances et savoir se positionner au diapason de la modernité;

5) Faire connaître les trésors du patrimoine tunisien, parfois éloignés des grands circuits actuels empruntés par les touristes par de nouveaux outils médiatiques (spots télévisés- reportages journalistiques- tournages de films, etc.).

Dans ce contexte, le rôle du guide-interprète professionnel en tant que médiateur culturel est fort important dans la mesure où il oriente le regard vers une Tunisie profonde et autrement. De facto, le guide est devenu une partie intégrante du produit culturel. C’est le moment de le réhabiliter en le recyclant sur de nouveaux produits et itinéraires innovants et diversifiés. Ce rôle incombe impérativement à l’administration de tutelle.

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Certes, la Tunisie n’est pas un simple désert de mirages à carte postale éphémère, son riche patrimoine trois fois millénaire est déjà ancré dans les esprits de grands voyageurs, passant par Homère jusqu’a Guy de Maupassant, sauf que ce riche patrimoine mérite d’être débarrassé de la poussière du temps et estomper son état d’abandon.

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 



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Ridha Habazi : « Nous ne pouvons pas abandonner le All Inclusive dans le balnéaire car nous perdrions jusqu’à 40% de parts de marché »

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Comme son père Frej Habazi issu de la première génération d’hôteliers en Tunisie à exercer au sein de la SHTT (Société hôtelière et touristique de Tunisie créée en 1959), Ridha Habazi est passionné par l’hôtellerie. Diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce de Tunis, et de l’Ecole de Savignac France, il est passé par plusieurs établissements hôteliers en Tunisie depuis 1996 comme le Framissima Golf Beach, le Royal Thalassa, Nozha Beach et Vincci Taj Sultan / Vincci Lella Baya.

Depuis 2016, il occupe le poste de directeur général du Taj Sultan à Yasmine Hammamet actuellement sous le brand Golden Tulip. Avec une expérience de 25 ans, il connaît les rouages du secteur sur le bout des doigts et propose sa vision pour la relance du secteur.

 

Coup d’arrêt brutal :

« L’activité hôtelière est cruellement frappée par la crise sanitaire et il faudra du temps pour qu’elle puisse s’en remettre. Les voyageurs internationaux ne reviendront pas de sitôt en Tunisie. L’activité MICE se virtualise. Et quand elle reviendra, elle ne se fera pas avec la même cadence. Le tourisme n’échappera pas de ce fait à une grande récession cette année. L’année 2020 est perdue pour l’hôtellerie et la restauration. Et la reprise n’aura lieu qu’en 2021. Nous en sommes conscients et nous travaillons déjà sur un plan de relance. Notre priorité actuelle est d’assurer la pérennité de notre établissement tout en préservant la santé de nos employés et de nos clients.

Préparer le terrain à la relance :

Pour s’acheminer avec un esprit solidaire vers la relance, il y a des changements à entreprendre. Il faut que l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) fasse évoluer son approche de travail en se rapprochant davantage des professionnels et en entretenant avec eux des rapports basés sur un rôle d’assistance et d’accompagnement et pas uniquement sur son rôle d’inspection. Que ses commissariats régionaux adaptent leurs activités aux besoins du secteur et interviennent encore plus dans la formation. Le but est de trouver de nouvelles idées aidant au développement du secteur.

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La FTH et ses antennes régionales sont de même invitées à se rapprocher beaucoup plus des hôteliers. La mobilisation est fondamentale afin de construire, d’imaginer et de mettre en place un plan de relance avec des solutions innovantes et surtout comprendre, pendant la prochaine période, l’évolution des marchés et le comportement de la clientèle. Dans cette optique, il sera important de créer une cellule de veille et de benchmark au niveau de l’ONTT et du ministère du Tourisme chargée de suivre les marchés émetteurs et nos principaux concurrents.

Nous devrons être à l’affût et tenter de dynamiser la diplomatie pour qu’elle mette en valeur le travail effectué au niveau sanitaire, notre capacité à maîtriser l’épidémie et s’activer pour véhiculer cette image positive et pour contribuer à relancer le secteur.

Je souligne par ailleurs que la charte sanitaire élaborée avec les acteurs du tourisme pourra servir d’excellent label pour restaurer la confiance des clients et des partenaires.

Puis, il s’agira de trouver le juste équilibre permettant de relancer l’activité mais sans pour autant exposer le pays aux risques sanitaires ou à une nouvelle vague de l’épidémie.

Repenser le tourisme : 

Le tourisme est désormais condamné à composer avec la nouvelle conjoncture. Au lieu de rassembler, nous serons contraints d’appliquer les règles de la distanciation sociale. Mais, à vrai dire, personne ne sait réellement comment se fera la relance. Il y a plusieurs scénarios et hypothèses.

Mais une chose reste sûre, nous passerons d’une dynamique de surbooking sur certaines périodes de l’année à un taux d’occupation nettement inférieur par rapport à la capacité d’occupation. Au niveau de notre hôtel, nous étions à un taux d’occupation annuel de 55%, nous pourrions nous retrouver cette année avec une moyenne d’occupation de 30%. Avec ce manque de visibilité, nous devrons aller doucement  vers un modèle plus prudent, moins conquérant, basé sur le développement responsable et des investissements réfléchis. Les investissements se feront en fonction du nombre de clients et pas le contraire.

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Plan d’action :

Afin de mieux préparer la reprise, le tourisme doit se doter d’un plan d’action qui aidera à avoir une vision à court, à moyen et à long-termes pour un secteur qui emploie 400.000 personnes en direct et autant en indirect.

Il faut de même réinventer la promotion de la destination à travers toute la chaîne incluant l’infrastructure d’accueil et le transport, particulièrement la compagnie aérienne nationale. J’ajoute que dans notre métier, l’union est indispensable pour faire face durablement à cette crise sans précédent. Il sera important par ailleurs de rassurer le consommateur pour qu’il revienne au plus vite.

Activer la ligne de crédit :

Afin d’entamer les préparatifs de la reprise, les professionnels auront besoin de fonds. De ce point de vue, il est nécessaire d’accélérer leur accès à la ligne de crédit garantie par l’Etat avec des taux bonifiés. Les banques devront également être au rendez-vous et se mobiliser pour aider le secteur. Nous sommes conscients que notre pays est dans une situation difficile.

Nous ne demandons pas une « année blanche fiscale ». Néanmoins, la ligne de crédit aidera quand même à la relance du secteur car les nouvelles normes sanitaires à appliquer auront un coût à payer afin d’installer les moyens de protection nécessaires.

Réorganiser les services :

Nous sommes face à deux défis. D’abord, réorganiser nos services pour accueillir les clients en appliquant les nouvelles normes sanitaires imposées par l’épidémie, tout en gardant cependant ce côté agréable et la passion de voyager et de se rendre dans un hôtel. Nous devrons être vigilants, suivre ce qui se passe chez nos concurrents et se conformer avec la demande de la clientèle. J’insiste que c’est une question de réorganisation des services et non pas de changement de concept.

All Inclusive :

Le « All Inclusive » est un concept parmi d’autres mais stratégique pour l’hôtellerie balnéaire. Avec les nouvelles normes sanitaires, nous sommes amenés à trouver une solution au « self service » tout en gardant les buffets. En fait, les clients n’auront pas un accès libre aux buffets comme avant la crise sanitaire, mais ils seront plutôt servis par les cuisiniers qui respecteront les exigences sanitaires convenues.

Nous miserons également sur le sens de responsabilité et de conscience chez le client. Entre service à la carte et buffets, je préfère personnellement le deuxième avec des Show Cooking que de servir des assiettes de l’intérieur. Cela est de nature à rassurer le client puisqu’il pourra voir si le cuisinier respecte les normes d’hygiène ou pas.

Nous ne pouvons pas abandonner le « All Inclusive » dans le tourisme balnéaire comme le prétendent certains. Ce concept répond à un besoin spécifique du marché. Il a été créé car il y avait de la concurrence. Si nous décidons d’abandonner ce concept, nous perdrons des parts importantes de marché pouvant atteindre 30 ou 40% dans certains cas.

Tour-opérateurs :

A l’international, quand les conditions de reprise seront réunies, les choses ne seront pas faciles. La concurrence sera rude. Nous pouvons même imaginer une guerre tarifaire sans précédent. De nouvelles destinations tireront certes leur épingle du jeu et émergeront. D’autres accuseront le coup. Il sera donc essentiel de savoir se positionner en fonction des nouvelles exigences et de réfléchir dès à présent sur les conditions de succès à moyen-terme et comment faire évoluer notre offre touristique.

A l’instar des compagnies aériennes, les T.O sont très fragilisés par la crise sanitaire. Certains d’entre eux ne supporteront pas l’impact de la crise, donc ils disparaîtront.  

Au niveau des marchés classiques et de l’Europe de l’Ouest, nous devrons attendre 2021. Cela se justifie d’abord par l’arrêt de l’activité aérienne. Les vols ne reviendront pas jusqu’au mois de septembre ou d’octobre. Et leur retour reste tributaire de l’évolution de la pandémie et des décisions prises par les autorités de notre pays et de celles des pays émetteurs. Même en cas de retour, le rythme sera au ralenti. Il y a cependant de l’espoir pour l’Europe de l’Est où les pays sont beaucoup moins touchés par l’épidémie.

A court-terme, il vaut mieux donc se concentrer sur les marchés local, maghrébin, du Moyen-Orient et de l’Europe de l’Est.

Marchés local et algérien :

Si nous saurons sauver une partie de la saison, cela sera grâce aux marchés local et algérien. Quant à ce dernier, il sera essentiel de réfléchir comment s’ouvrir sur ce pays en mettant en place un dispositif de contrôle sanitaire frontalier à la fois efficace et rapide qui nous assurera une certaine rigueur mais avec beaucoup de diplomatie afin d’empêcher toute sorte de problèmes ou de malaise.

Tourisme d’affaires :

Je dois préciser tout d’abord qu’excepté celui de Medina Mediterranea, nous disposons du plus grand centre de congrès à Hammamet. A priori, l’activité du MICE est reportée pour le deuxième semestre, soit à partir du mois de juillet selon mes contacts qui disent tous la même chose. Mais même au deuxième semestre, le business sera moins important par rapport à la période d’avant crise. Primo, il y a la question de la distanciation. Les capacités des salles seront en effet revues à la baisse de plus de 50% car pour une salle d’une capacité de 500 personnes, elle n’en accueillera que 150.

Secundo, selon les nouvelles normes sanitaires, il est exigé aussi des salles aérées. J’attire d’ailleurs l’attention des responsables que pour l’organisation des congrès, il y a des salles qui peuvent accueillir 80 individus tandis que d’autres en accueillent jusqu’à 500 ou plus. Nous ne pouvons donc pas être tous soumis aux mêmes conditions. Il serait plus raisonnable d’établir des normes en tenant en compte de la capacité de la salle de congrès et de l’hôtel ».

Propos recueillis par Kemel Chebbi

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La STEG coupe maintenant l’électricité aux restaurants touristiques

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La Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT) exprime son étonnement et son indignation face aux cas de coupure d’électricité de plusieurs établissements.

La STEG vient de couper l’électricité dans plusieurs restaurants touristiques en défaut de paiement. Une mesure qui survient alors le secteur est frappé de plein fouet par la crise de Coronavirus qui a occasionné un arrêt total de l’activité.

Elle intervient également à un moment où toutes les instances de l’Etat laissent entendre qu’elles se sont mobilisées pour soutenir le secteur touristique avec toutes ses composantes dans le souci de préserver les entreprises et les emplois.

Dans ce contexte, la Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT) exprime son étonnement et son indignation face à cette mesure, soulignant qu’elle causera d’importants dégâts pour ce qui est des produits alimentaires en stock dans les installations frigorifiques.

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Elle rappelle également que les restaurants sont des entités touristiques et économiques qui ont des charges à honorer en vue de contribuer à une paix sociale dans leur secteur.

La FTRT lance par conséquent un appel à la révision de cette décision de la STEG et de permettre aux établissements concernés de bénéficier de facilités de paiement dans l’attente de la reprise de l’activité et la réouverture des établissements.

Cette même FTRT rappelle au passage que ses adhérents sont toujours dans l’attente de la concrétisation des mesures annoncées par le gouvernement, dont notamment l’accès au crédit bancaire, le chômage technique et les mesures que stipule la plateforme du ministère des Affaires sociales.

Lire dans le même contexte:

Le message de l’UNIH à l’endroit de la STEG

Les hôteliers haussent le ton contre la STEG



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Tunisie Catering réfute les intoxications alimentaires dans un hôtel

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La société Tunisie Catering, chargée de fournir la nourriture des confinés dans les hôtels, dément les informations faisant état d’intoxications alimentaires.

Filiale du groupe Tunisair, la société Tunisie Catering a fait savoir aujourd’hui qu’elle n’avait, à ce jour, reçu aucune réclamation concernant une éventuelle intoxication alimentaire dans les plateaux repas qu’elle sert aux confinés dans les hôtels.

Depuis le 1er avril, date d’entrée en vigueur du confinement obligatoire dans le cadre des mesures prises pour contrer l’épidémie de coronavirus, Tunisie Catering a été chargée par les autorités de tutelle (par le ministère de la Santé en l’occurrence) de servir les repas aux personnes rentrées de l’étranger et confinées obligatoirement pour une période de 14 jours.

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Dans un communiqué, l’entreprise s’est démarquée de la polémique, soulignant qu’elle n’était pas la seule à fournir ce type de prestations mais que d’autres traiteurs étaient également chargés de la même opération.

Cette réaction de Tunisie Catering intervient après des informations de presse la mettant en cause dans des cas d’intoxication alimentaire survenus au sein d’un groupe de résidents dans un hôtel de la zone de Port El Kantaoui. Information pourtant annoncée par le directeur régional de la Santé de Sousse de manière tout ce qu’il y a de plus officiel.

D.T

 



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L’IATA ne veut pas de siège du milieu vide dans les avions

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L’Association internationale du transport aérien (Iata) n’est pas favorable à l’idée de laisser le siège du milieu vide entre les passagers et explique pourquoi.

Voilà qui pourrait clôturer le débat. L’Iata a indiqué dans un communiqué qu’en laissant le siège du milieu vide à bord des avions, leur taux de remplissage chutera à 62%, lequel est en dessous du seuil de rentabilité d’un vol estimé à 77%.

Si on appliquait cette mesure, les compagnies aériennes seraient obligées d’augmenter les tarifs des billets. Afin de compenser ce manque à gagner, les prix devront augmenter de 43 à 54% selon les régions, explique l’instance internationale. Elle ajoute que la probabilité d’être contaminé à bord d’un avion est très faible, autre raison justifiant la position de l’Iata.

Pour empêcher une probable contamination, elle considère que le port du masque, le contrôle de la température, des procédures d’embarquement évitant les contacts, la limitation des déplacements pendant le vol, une restauration à bord « simplifiée » et des règles d’hygiène et de nettoyage appliquées plus fréquemment dans les cabines sont suffisants.

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Probabilité de contamination faible

L’Association internationale ajoute que les passagers regardent devant eux avec peu d’interaction en face à face, de même que les sièges font office de barrières entre les passagers. A cela s’ajoute la ventilation de l’air qui se fait de haut en bas, réduisant une possible transmission vers l’avant ou l’arrière de la cabine. De plus, certains appareils récents sont équipés de filtres d’une qualité équivalente à celle d’un bloc opératoire.

Par ailleurs, l’Iata suggère d’autres mesures qui pourraient être appliquées prochainement lors des vols comme un vaccin, un passeport immunitaire ou l’application à grande échelle des tests du Covid-19. L’Iata se concerte actuellement avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des aéroports (ACI) dans le but de décider des mesures à appliquer dès la reprise de l’activité aérienne.



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Humeurs touristiques en ces temps de confinement à rallonges

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La prise de pouvoir du ministère de la Santé

Le ministère de la Santé est-il devenu un ministère de souveraineté ? En ces temps de Covid-19, ce département semble avoir repris la gestion des affaires dans le pays et notamment certaines d’entre-elles dans le secteur du tourisme.

Primo, pour ce qui concerne l’hébergement des rapatriés de l’étranger dans les hôtels. Ce ministère s’est découvert une vocation d’expert en gestion hôtelière et même en choix de prestataires catering.

A ce sujet, faut-il ouvrir le débat pour trouver un justificatif au régime de gratuités offertes aux confinés (qui plus est quand nombre d’entre-eux se disent prêts à payer pour être surclassés) et du manque à gagner qu’a subi l’industrie hôtelière locale ?

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Secundo, le protocole sanitaire développé par l’ONTT devra lui être soumis. Chacun son métier, cela va sans dire, mais la crainte aujourd’hui est double : de devoir encore attendre des lustres que la réponse parvienne aux hôteliers, et que des ajustements complémentaires ne transforment les hôtels en hôpitaux par manque de souplesse dans la définition des futures règles.

Que les services sanitaires s’occupent de ce qui est sanitaire, c’est indiscutable. Mais dans l’état actuel des choses, sa main-mise fait craindre certains dérapages dont le tourisme pourrait bien se passer actuellement.

Cette absence diplomatique qui fait mal au tourisme

La Tunisie n’a ni ambassadeur, ni consul en France, premier émetteur de touristes sur notre pays.

En ces temps de remous, la mobilisation d’un haut représentant diplomatique aurait pourtant été d’une importance cruciale. Car la Tunisie a besoin qu’un émissaire officiel aille frapper à la porte du Quai d’Orsay, voire même de Matignon, pour aller rouspéter, négocier ou poser au moins deux questions:

-Pourquoi ne pas élargir le champ des départs en vacances au Maghreb, zone peu affectée par le coronavirus, selon des protocoles à convenir ?

-Pourquoi la France va-t-elle imposer aux Tunisiens arrivant sur son territoire une quatorzaine obligatoire alors qu’elle ne l’impose pas aux intra-européens ?

Le coronavirus ne connaît pas de frontière et la politique de solidarité européenne n’a pas lieu d’être dans les circonstances actuelles. Seules devraient être prises en compte les considérations sanitaires.

La Tunisie a su juguler l’épidémie, pourquoi ses ressortissants qui voyageront en France (par obligation lors de la prochaine période comme par exemple les étudiants) seront-ils considérés comme des parias, bien que venant pourtant d’un pays très peu touché ?

OACA et TAV, êtes-vous toujours là ?

A l’heure où de nombreux aéroports dans le monde mettent en place des aménagements en phase avec les nouvelles considérations sanitaires, nos gestionnaires d’aéroports sont, à ce jour, totalement inaudibles. Que se passe-il dans les coulisses de l’OACA et de la TAV ? Sont-ils en train de travailler en silence et à préparer les installations adéquates pour accompagner la réouverture progressive du trafic aérien en juillet ?

C’est tout le mal qu’on leur souhaite, mais un minimum de communication permettrait d’aider la Tunisie à démontrer aux yeux du monde qu’elle est prête à reprendre du service à tous les niveaux de sa chaîne touristique.

Le dilemme des vacances d’été

D’un côté, on souhaite un retour rapide des touristes et de l’autre, la situation sanitaire n’est toujours pas stabilisée au départ de nos principaux marchés émetteurs, européens et algérien.

La venue de visiteurs de l’étranger paraît pour l’instant risquée pour certains, mais à y voir de plus près, la mise en place d’un process d’arrivée et d’accueil avec des règles sanitaires claires (sur le modèle de couloirs touristiques) pourrait bien évidemment être la solution – sans toutefois perdre de vue que le risque 0 n’existe pas.

La vraie menace qui pèse serait celle venue de l’intérieur, de cette opinion publique sans pitié dès lors qu’il s’agit de tourisme : qu’un cluster se développe par malheur dans un hôtel à cause d’un visiteur étranger et ce seront les foudres de ce nouveau 4e pouvoir représenté désormais par Facebook qui s’abattront sans pitié sur tout le secteur.

En Egypte, le gouvernement met les bouchées doubles

Les autorités en Egypte ont ouvert les vannes financières pour aider les opérateurs du secteur du tourisme. Elles ont mis en place un moratoire de 6 mois sur les échéances de crédit des hôtels, les échéances fiscales et lancé une ligne de crédit pour les opérateurs du secteur.

En Tunisie, notre ministre du Tourisme se bat encore pour tenter de convaincre son homologue des Finances et les différents responsables du secteur bancaire de la nécessité d’être aux côtés des professionnels en grandes difficultés actuellement.

Sauf que quand l’heure de la reprise aura sonné, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer face à une Egypte qui redémarrera au quart de tour et qui raflera les candidats au voyage pendant que, côté tunisien, nous serons encore à tergiverser du PIB réel du tourisme dans notre économie.

Hédi HAMDI



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Nadaa Ghozzi: «Je rêve d’une opinion publique qui reconnaisse l’impact du secteur touristique»

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Dire que le tourisme constitue pour Nadaa Ghozzi une passion dévorante ne serait qu’un doux euphémisme. C’est en tout cas un héritage qu’elle assume avec conviction et qu’elle défend âprement, ce qui ne l’empêche cependant pas d’être également une optimiste farouche quand il s’agit du futur de la Tunisie et que rien, pas même le coronavirus, ne peut altérer.

Plus tournée vers l’outgoing et les bed banks dont elle connaît les rouages au plus près, elle s’impose aussi comme militante invétérée en faveur du changement technologique… et des mentalités.

Notre secteur traverse actuellement une situation réellement inédite. En tant que réceptif, j’ai connu des moments où la destination s’est arrêtée – et encore, je l’ai vue s’arrêter pour certains marchés émetteurs mais non la totalité.

En tant qu’opérateur outgoing, je vois, pour première fois, le monde entier à l’arrêt, toutes destinations confondues ; le ciel fermé pour aussi longtemps et sans visibilité de reprise.

« Je sais que je ne sais rien » Socrate

Pour le monde du voyage, c’est une situation apocalyptique, surréaliste et le plus dur risque d’être la situation post-apocalyptique : quels marchés ? quelles destinations ? quelles conditions sanitaires ou de voyage seront imposées ? à quel prix ? quels survivants ?

Laissant de côté les compagnies aériennes et les T.O à leurs représentants, je vais me concentrer sur le monde du wholesale qui nous (Select) concerne directement.

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Les actions des grands opérateurs internationaux dans le monde du wholesale (ou bed banks) en disent long sur la gravité de la crise du Covid-19 et sur sa durée.

Chez les acteurs B2B : Hotelbeds a contracté 435 millions USD de dette, WebBeds a levé 246 millions USD en participation de capital sur la bourse australienne.

Du côté B2C, Expedia a levé 3.2 milliards USD (participation de capital 1.2 milliard + 2.2 milliards en dettes). Booking a, quant à lui, contracté des dettes de 4 milliards USD.

Pourtant, ces opérateurs attirent les voyageurs individuels (FIT) qui, selon les différentes études et recherches, sont les voyageurs qui reviendront le plus rapidement. De plus, ils n’ont ni compagnies aériennes ni engagements aériens qui justifieraient des besoins énormes en trésorerie. Ces endettements/levées de capitaux laissent croire que la reprise est encore loin, d’où le besoin d’une trésorerie de guerre.

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 « Aux maux désespérés de désespérés remèdes ou pas du tout » Shakespeare

Il est indiscutable que l’action rapide du gouvernement dans le cadre de la gestion de la crise a permis d’éviter une crise sanitaire qui aurait pu être dramatique pour la population tunisienne; je les félicite et j’espère que nous ne revivrons pas une période de re-confinement.

Par contre, la crise du Covid-19 va laisser place à une crise économique jamais vue auparavant et un champ de ruines pour notre secteur. Seules des mesures d’accompagnement courageuses et inédites pourraient sauver notre secteur.

En ce qui concerne les agences de voyage, nous avons dû payer la IATA pour les deux mois passés sans toucher de remboursements pour les voyages annulés. Or, ces montants ont souvent été « avancés » par les agences et non encore recouvrés auprès de leurs clients – eux-mêmes en difficulté.

La même logique s’applique aux agences ayant avancé à leurs partenaires les séjours omra ou les prestations dans tous les pays du monde en ce qui concerne l’outgoing.

Par ailleurs, le mot d’ordre étant la solidarité et la protection des emplois – encore plus en ce mois Saint de Ramadan – les mesures offertes jusque-là sont très loin de pallier aux problèmes de trésorerie des agences.

Select a toujours et avec conviction mis le social au centre de ses Valeurs mais même la plus belle femme ne peut donner plus que ce qu’elle n’a. Nous ne demandons qu’à conserver nos équipes formées, compétentes mais qui sont en plus une famille pour nous.

Cela ne saurait se faire en cette période d’arrêt total de l’activité et de 0 revenu sans soutien en matière de charges dues à l’Etat :  suspension impôts et CNSS jusque redémarrage de l’activité. Nous serions prêts à nous engager sur des échéanciers dès la reprise.

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Les crédits d’accompagnement sont également un point essentiel et ce, sans exigence de collatéraux mais par contre avec, si possible, une garantie de l’Etat moyennant des études approfondies des dossiers des sociétés demandeuses (ce qui devrait être le cas également pour les hôtels).

« Au milieu de la difficulté, se trouve l’opportunité » Einstein

Même si l’application du protocole sanitaire me semble difficile, je suis sûre qu’il saura s’adapter pour ne pas grever la rentabilité du secteur. Je salue le travail effectué à le mettre en place rapidement et j’espère voir son existence communiquée encore plus rapidement par les médias tunisiens et internationaux.

Tout comme je pense que le coût de mise en place du protocole sanitaire pourrait être une opportunité pour justifier une augmentation des prix de la destination Tunisie.

Nous avons également aujourd’hui la possibilité de mettre en place des applications de localisation de nos touristes pour les protéger du coronavirus (à la manière de la Corée du Sud). Les données collectées seraient une énorme source d’information pour mieux comprendre le comportement de nos clients et nous en servir pour adapter nos produits et faire du upsell améliorant ainsi les revenus du secteur.

« La longévité dans les affaires émane de la capacité à se ré-inventer ou à inventer le futur » Nadella

Je rêve de pouvoir exercer mon métier dans la dignité et sans contrainte d’enveloppe.

Je rêve de m’asseoir dans des réunions à l’international et de pouvoir consacrer mon temps à présenter ma stratégie pour vendre plus de destinations du monde en Tunisie et plus de ma Tunisie au monde et NON à passer 70% du temps à expliquer la procédure de paiement pour justifier les retards de paiement.

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Je rêve que tous les professionnels du tourisme, que que soit leur métier, soient unis et avancent ensemble. Je rêve d’une opinion publique qui reconnaisse l’impact du secteur et le soutienne au lieu de lui jeter des pierres.

Je rêve de mon ministère interagissant avec moi sur une plateforme technologique.

Je rêve de mon ministère contrôlant toutes les données de mon secteur sur cette même plateforme connectée à tous les ministères nécessaires à cela (emplois, entrées, sorties, revenus, âge des touristes, nationalités, durée de séjour, dépenses par segment, motivations pour leur voyage…)

Je rêve de voir ma Tunisie plus présente avec des contenus attractifs sur Instagram, Facebook, LinkedIn et tout autre réseaux sociaux utiles.

Je rêve de voir ma Tunisie séduire les millenials.

Je rêve de voir ma Tunisie dans des supports médias plus haut de gamme, plus « lifestyle » touchant des personnes à hauts revenus.

Je rêve de voir mon secteur intégrer tous les petits projets de tourisme alternatif existant : excursions à vélo, randonnées, expériences culinaires et tout autre expérience adaptée à la demande du voyageur individuel d’aujourd’hui et bénéficiant à de petites structures en mal de moyens et de promotion.

Enfin, je rêve que tout cela se réalise par l’interaction avec le formidable tissu de start-ups et jeunes entrepreneurs tunisiens qui ne demande qu’à être écoutés.

 

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 

 

 



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Nouvelles négociations pour une ligne de crédit spécifique au tourisme

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Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, poursuit les négociations afin que les banques soutiennent les entreprises du secteur touristique pour les aider à surmonter la crise.

Aujourd’hui, une deuxième réunion (après celle du 1er mai dernier) s’est déroulée au siège du ministère des Finances (photo ci-dessus) qui a réuni en plus de Mohamed Ali Toumi et du ministre des Finances Nizar Yaiche, également le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Marouène Abassi, ainsi que le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (APTBEF), Habib Haj Kouider.

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La réunion, dont l’ordre du jour concernait la finalisation des actions de soutien fiscal et financier aux entreprises du tourisme (en particulier les petites et moyennes d’entre elles), a porté également sur la possibilité de mettre en place par les banques d’une ligne de crédit spécifique aux acteurs de la sphère touristique pour leur permettre de disposer de la trésorerie nécessaire pour maintenir leurs emplois et pour leur permettre d’effectuer les investissements nécessaires à l’application du futur protocole sanitaire qui va être adopté et qui permettra d’accueillir les touristes selon les nouvelles exigences provoquées par la crise sanitaire du coronavirus.

DT



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Les Français prêts à prendre l’avion pour les prochaines vacances

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Les Français gardent toujours une attitude positive par rapport au voyage et sont prêts à prendre l’avion pour leurs prochaines vacances.

Un nouveau sondage, qui pourrait donner de l’espoir aux professionnels du tourisme, a été effectué du 20 au 24 avril auprès de 1600 individus par le groupe Overseas Leisure sur le comportement des Français par rapport au voyage après le déconfinement prévu lundi 11 mai.

Il en ressort que 82% des voyageurs français considèrent que les voyages sont juste en pause et non pas changés à jamais. De plus, 65% des personnes sondées rêvent toujours du moment où elles pourront partir en voyage tandis que les 35% restantes sont encore indécises voulant attendre encore avant de se décider.

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Partir à l’étranger  

Selon toujours ce même sondage, seulement 27% des Français veulent voyager quelque part en France. Par contre, environ 48% sont prêts à partir dans un pays voisin et même plus loin. D’ailleurs, 65% des Français sont déjà en train de planifier leurs prochaines vacances et 38% des voyageurs envisagent de partir cet été.

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En ce qui concerne le moyen de transport préféré par les Français pour voyager, 70% des sondés ont répondu favorables pour prendre l’avion contre seulement 23% en voiture et 5,3% en train.

Type de vacances

A la question « Quel type de vacances choisiriez-vous ? », environ 23% ont opté pour un voyage d’aventure (Road Trip), 18,6% pour des stations balnéaires à la mode, 18% pour une petite île, 10,6% pour le tourisme urbain et 7,7% pour le spa et bien-être.

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Le sondage a également révélé que 37% des Français sont prêts à faire une réservation maintenant s’il n’y a aucun risque financier (pas d’acompte ni de frais d’annulation).

Les résultats du sondage soulignent en résumé que les Français gardent toujours une attitude positive envers le voyage et l’avion. Ils considèrent en majorité cette crise comme une pause et que la vie reviendra à la normale tôt ou tard.

Il est à noter que le groupe Overseas Leisure, à l’origine du sondage, est un réseau international offrant une expertise aux professionnels du voyage de luxe dans 34 pays au travers des programmes pour les voyageurs, groupes et VIPs.

K.C

Lire sur le même thème:

Les T.O français décident d’un nouveau report pour les voyages à forfait

 

 



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Le scénario du tourisme intra-européen se confirme pour cet été

tourisme-europe
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Cet été, le tourisme restera axé sur le marché européen. Des règles harmonisées se préparent  pour soutenir cette tendance. 

Les responsables européens ne manquent à chaque sortie de rappeler que le marché touristique intérieur sera prioritaire cet été afin qu’ils puissent compenser une partie des pertes causées par la crise sanitaire du COVID-19. Ouvrir donc aux Européens pour partir vers des pays hors de la zone européenne ne sera plus un centre d’intérêt pour les responsables européens. Cette orientation se confirme davantage avec certains projets qui se préparent actuellement au niveau européen dans le but de favoriser le marché intérieur.

Il s’agit par exemple des règles finalisées et harmonisées au niveau européen qui se préparent actuellement afin d’accompagner cet été un secteur du tourisme frappé par la crise sanitaire. Ces propos ont été prononcés par le commissaire européen chargé du marché intérieur, Thierry Breton.

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L’ouverture en fonction de l’évolution de la pandémie

Ces règles seront appliquées par tous les pays européens pour accueillir les touristes. Il a également indiqué que les institutions européennes s’appliquent pour que les Européens puissent voyager cet été au sein de l’Union. Même au niveau européen, l’ouverture ne sera pas de la même façon mais plutôt en fonction de l’évolution de la pandémie.

Autrement dit, les frontières ne seront ouvertes de la même façon entre les différents pays de l’UE. Pour cette raison, cette dernière travaille actuellement sur des lignes directrices qui vont être rendues publiques dans les jours qui viennent pour permettre précisément aux zones qui sont en situation de le faire, de rouvrir et d’accueillir de nouveau des touristes, selon les dires du commissaire européen chargé du marché intérieur.

Il a ajouté que les Etats membres, qui conservent leurs prérogatives en matière de santé, devront tenir compte de ces règles sanitaires claires, validées par les autorités de santé et connues de tous.

K.C

 

 



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Au bord du gouffre financier, à quel prix Tunisair va-t-elle pouvoir se relever ?

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Le gouvernement n’hésite plus à qualifier de «catastrophique» la situation qui prévaut au sein du transporteur aérien public et à pointer «ses méthodes des années 70». Les syndicats l’entendront-ils cette fois de cette oreille ?

Tunisair est-elle frappée par le mauvais œil ? Comme si la crise du coronavirus qu’elle traverse actuellement ne suffisait pas, le top management de la compagnie est en plein remous, avec un PDG (Elyès Mnakbi) qui vient de se rétablir d’un léger souci de santé, un secrétaire général (Jamel Chrigui) qui a fini sa mission, un DGA technico-opérationnel (Chiheb Ben Ahmed) affecté à une autre entreprise (PDG de la SNCFT) et un DGA commercial (Ali Miaoui) parti en début d’année à Francfort (pour assurer la représentation de la compagnie pour l’Allemagne et la Scandinavie).

Déjà en facheuse posture ces dernières années à cause de ses problèmes structurels, le transporteur aérien public a vu son état s’aggraver à cause des conséquences de la crise actuelle, à tel point que le ministre du Transport lui-même a admis ces derniers jours la gravité des choses et clairement reconnu une situation « catastrophique ».

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Ses avions sont cloués au sol pour cause de cessation du trafic aérien entre la Tunisie et ses principales destinations dans le sillage de la crise sanitaire et de la fermeture de la plupart des frontières. Seuls des vols de rapatriement des Tunisiens bloqués à l’étranger continuent d’être assurés tandis que ses A.330 effectuent quelques liaisons vers la Chine en mode fret. Un trafic loin de pouvoir générer les recettes nécessaires à la survie de cette entreprise qui emploie plus de 7500 salariés (filiales y compris).

Plus de langue de bois

Le ministre du Transport et de la Logistique, Anouar Maârouf, semble avoir rompu avec le traditionnel discours langue de bois qui, jusqu’à présent, caractérisait le jargon politique dès lors que le mot « Tunisair » était prononcé. Car derrière la compagnie, se cache un syndicat puissant, trop puissant même. A tel point que depuis 2011, nul n’ose l’affronter. A plusieurs reprises, celui-ci a fait part de son refus radical d’ouverture du capital de la compagnie à un partenaire stratégique, de l’octroi d’une 6e liberté à une compagnie tierce, sans parler de son opposition farouche à l’open-sky.

Lors d’une interview récente à une chaîne radio, le ministre a clairement indiqué n’avoir pas de visibilité même pour le mois de juin sur le plan trésorerie. Anouar Maârouf n’y est pas allé avec le dos de la cuillère sur d’autres thèmes, au point où certains y ont vu une attaque en règle contre la compagnie.

Il a en effet traité Tunisair de « gâtée » à deux reprises. Il a estimé que le nombre de représentations et d’employés à l’étranger n’avait plus lieu d’être « car 99% d’entre elles ne couvraient pas leurs frais » (les salaires des détachés ont été divisés par deux au passage) et surtout, a évoqué, sur la base d’exemples, la nécessité pour n’importe quelle compagnie aérienne de devoir réduire drastiquement son personnel, y compris ses pilotes.

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Le retour du trafic aux niveaux de 2019 ne pourra être envisagé qu’à compter de 2023.

Nouvelles règles pour le transport aérien

Le contexte futur du transport aérien ne devrait pas arranger les choses, particulièrement s’il s’avère que de nouvelles règles apparaîtraient, comme la suppression du siège du milieu sur les mono-couloirs ou la limitation du coefficient de remplissage des appareils à moitié ou aux deux tiers de la capacité des cabines. Un tel taux serait tout simplement inapplicable car ne pouvant couvrir ne serait-ce que les coûts fixes de la compagnie. Ceci outre les investissements pouvant découler des nouveaux protocoles sanitaires qui pourraient être exigés à l’avenir. A moins que les prix des billets ne soient doublés, voire même triplés pour les vols moyens-courriers.

Selon les dernières données, la reprise du trafic aérien au départ de la Tunisie -qui reste tributaire de l’ouverture notamment des frontières dans les autres pays- pourrait intervenir à compter de la fin du mois de juin ou du début de juillet, mais limité à 30% du trafic. La reprise des flux habituels n’est donc pas pour demain. Le ministre du Transport l’a d’ailleurs évoqué, indiquant que le retour aux niveaux de 2019 ne pourra être envisagé qu’à compter de 2023.

Solutions à court, moyen et long-termes

Selon une étude commandée par le ministère du Transport et de la Logistique, Tunisair aurait besoin d’urgence de 100 MD dans le cadre d’un plan de survie pour notamment assurer ses charges mensuelles incompressibles, ce qui lui a été refusé. Pour de nombreux observateurs, ce montant est anormalement bas et ne suffira certainement pas à résoudre tous les problèmes et ne permettra pas au transporteur d’aller très loin.

Mais quand bien même cette somme paraît dérisoire comparée à la taille du problème, l’Etat tunisien n’aura de toute évidence pas les moyens d’y subvenir. L’équipe chargée d’élaborer les scénarios possibles travaillent actuellement à un énième plan de relance et devrait rendre son rapport au ministre incessamment.

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Tunisair aurait besoin d’urgence de 100 MD dans le cadre d’un plan de survie.

Concrètement, les experts s’accordent à dire que Tunisair est appelée à revoir ses programmes dans leur ensemble et ne pas hésiter à supprimer ses lignes non rentables. Car la crise actuelle du Covid-19 ne sera pas sans conséquences et aura forcément des effets induits. On voit mal comment les avions déjà bloqués faute de pièces de rechange pourront reprendre du service. Mais si tel était le cas les problèmes de retards déjà vécus ne feraient que continuer.

Autre question qui se pose, celle des appareils qui ont été commandés en leasing et attendus en 2021. Faudra-t-il maintenir la commande ou la revoir à la baisse ? Garder de vieux avions pèsera lourd au niveau charges d’entretien alors que de nouveaux avions permettront de réduire l’âge moyen des appareils.

Le redressement de Tunisair n’est de toute évidence pas limité à la seule compagnie aérienne mais à tout le groupe et à toutes les filiales supposées soutenir leur maison-mère. Or tout le monde sait qu’à deux exceptions près (Amadeus Tunisie et ATCT), toutes les autres sont malheureusement déficitaires. D’où certainement le besoin d’élaborer un plan de relance spécifique à chaque entreprise et qu’il soit confié sans complexes à un cabinet de consulting spécialisé ou à un expert international qui osera dire tout haut ce que d’autres craindront d’avouer tout bas (la RAM en 2012 a fait appel à Seabury & Mackinsey et Tunisair au début des années 2000 avait sollicité Lufthansa Consulting).

Selon les experts, pour assurer la viabilité des filiales, celles-ci doivent élargir leur périmètre commercial au-delà de leur seul marché acquis, celui de Tunisair. Cela est valable principalement pour Tunisair Technics et, dans une moindre mesure, Tunisie Catering. Une thèse qui, cependant, pourrait être contre-dite par le cas Tunisair Handling en quasi-monopole sur le marché mais qui se permet « le luxe » d’afficher des résultats financiers négatifs.

Le digital à la rescousse

Tunisair, en tant que compagnie aérienne, est de toute évidence en retard par rapport à ses concurrents. Et pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent. Sauf que les managers demeurent les mains liées car sans autonomie, ils sont obligés d’en référer à leur ministère de tutelle pour toute action aussi futile soit-elle.

Pour avoir été ministre des Technologies avant d’arriver au Transport, Anouar Maârouf estime que les méthodes de travail de la compagnie se sont arrêtées aux années 70. Il estime par conséquent nécessaire de revoir les process en vigueur, comme notamment de consolider le site web de la compagnie et créer un « plateau pour les commerciaux » qui travailleraient à distance.

Le ministre serait donc bien inspiré justement de libérer la compagnie du joug de l’autorité de tutelle. L’avantage avec Anouar Maârouf, c’est qu’il a vécu l’expérience d’une autre entreprise publique, en l’occurrence Tunisie Telecom, totalement indépendante dans ses modes opératoires. Si le même modèle était appliqué avec Tunisair, il est fort à parier que la compagnie pourrait passer à autre chose, à commencer par développer son e-commerce et surtout son merchandising.

Pourquoi son site, pourtant premier site marchand en Tunisie en termes de chiffre d’affaires réalisé, n’offre-il pas (ou si peu) de services annexes (assurances voyages, hébergement, location de voitures) ?

Pour une compagnie en manque de rentabilité, dont les avions ne volent pas assez, des solutions de pricing dynamique doivent être adoptées pour garantir réactivité et surtout proactivité, ou qu’un vrai CRM digne de ce nom soit mis en place pour accompagner l’expérience-passager dans toutes les phases de la vente.

Reste à savoir si les formations adéquates sont bien dispensées au personnel et qu’elles correspondent aux besoins réels du marché ? L’état du centre de la formation de la compagnie à la Charguia n’augure malheureusement rien de bon sur ce plan.

Hédi HAMDI



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Wissem Ben Ameur: «C’est à la CNSS de prendre en charge les salaires des employés au chômage technique»

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Son agence de voyage fut parmi les premières à être touchée par la suspension de la Omra, son activité principale. Il s’évertue depuis à maintenir son entreprise à flot et gérer la crise. Le directeur général de Liberta Voyages, Wissem Ben Ameur, ne cache pas son mécontentement par rapport à la façon avec laquelle l’Etat agit pour résoudre le problème des agences de voyage. Il estime que l’heure est venue d’ouvrir les tiroirs et en sortir les dossiers brûlants.   

Gestion de la crise:

« Activité à l’arrêt total et secteur parmi les plus sinistrés, telle est la situation dans laquelle évoluent aujourd’hui les agences de voyage. Les premières séquelles de la crise du Covid-19 ont commencé à apparaître fin décembre 2019. Les annulations, les reports et les modifications des réservations sur les destinations asiatiques étaient les éléments annonciateurs de cette crise. Fin février 2020, la suspension de notre activité principale, la Omra, nous a enfoncés encore plus dans la crise.

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Et puis, le coup de grâce est venu avec la fermeture totale des frontières. C’est le deuxième mois consécutif que nous gérons la crise. Nous avons 30 employés chez Liberta Voyages. Un nombre important qui constitue une charge lourde pour l’entreprise avec zéro activité. De plus, nous naviguons à vue. Rien n’est clair. Nous vivons au jour le jour, selon l’évolution de la situation de la pandémie, en attendant de bonnes nouvelles qui nous redonneraient espoir.

Mesures « palliatives »:

L’Etat fait certes des efforts et essaie de proposer des solutions, hélas, pas assez radicales à mon sens. Il voit un seul côté du problème, celui lié à la liquidité et au paiement des salaires. La décision de nous assurer une ligne de crédit se justifie justement par ce raisonnement. Dans la conjoncture actuelle, nous sommes tous conscients, responsables et solidaires. Toutefois, je ne vois pas les choses se dérouler ainsi. C’est à la CNSS de prendre en charge les salaires des employés au chômage technique. Les caisses sont vides, dites-vous ? C’est le moment opportun pour ouvrir ce chantier et restructurer les caisses de sécurité sociale. De mon côté, j’ai toujours honoré mes engagements envers elles. Et le moment est venu pour qu’elles honorent les leurs. Agir autrement, c’est pousser les entreprises à ne plus signer désormais de CDI.

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Je dois rappeler aussi que l’Etat déjà par le passé ne prenait aucune décision pour protéger le secteur. Il laissait la concurrence déloyale gangrener l’activité et affaiblir le secteur légal. Les intrus et les sociétés de services ne perdent pas grand-chose aujourd’hui car ils n’ont pas d’employés et ne paient pas les cotisations sociales.

En contrepartie, les agences de voyage qui respectent la loi et contribuent à résoudre le problème du chômage sont pénalisées. La CNSS aurait dû payer 40% des salaires, pour ne pas dire 80% à l’instar de certains pays européens. L’Etat nous oblige à adopter sa politique, c’est à dire d’emprunter pour payer des salaires. Un modèle de gestion qui a largement démontré son inefficacité. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle les caisses de l’Etat sont vides. Je ne veux pas emprunter ce même chemin car cette crise pourrait perdurer 12, voire même 24 mois; pourtant, j’ai décidé de verser 100% des salaires du mois courant.

La reprise:

Personne ne peut savoir ni la date ni comment se fera la reprise. Elle dépendra de l’évolution de la pandémie. Quoi qu’il en soit, il vaut mieux s’y préparer pour ne rien laisser au hasard et envisager plusieurs scénarios.

Elle pourrait se faire par le biais du marché local avec, par exemple, la formule de distanciation sociale et un taux d’occupation ne dépassant pas 30%. Mais là aussi, il y a des doutes puisque le comportement du consommateur ne sera pas le même, du moins pendant quelques mois. Certains vont sans doute privilégier des logements, des villas ou des résidences en bord de mer. D’autres pourraient aller dans les hôtels appliquant des protocoles sanitaires performants.

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Créer une nouvelle carte touristique:

Si nous arrivons par exemple à zéro cas contaminé en Tunisie, en Algérie et au Maroc, le gouvernement pourrait commencer par l’ouverture des frontières sur ces deux pays. Puis, il s’agirait de voir les pays où ils ont su maîtriser le virus pour étendre le réseau, soit créer une nouvelle carte touristique d’incoming et d’outgoing avec uniquement les pays non contaminés.

L’aérien premier problème devant l’outgoing:

La reprise de l’outgoing dépendra de plusieurs paramètres endogènes et exogènes comme le choix de la Tunisie d’ouvrir ou de maintenir ses frontières fermées. Quels pays vont-ils aussi accepter de s’ouvrir sur la Tunisie ? Je suis toutefois optimiste là-dessus. Si nous parvenons à maîtriser totalement la pandémie, les Tunisiens seraient partout accueillis à bras ouverts. Et la Tunisie, en tant que destination, serait demandée. Je dirais encore qu’un tel scénario pourrait aider beaucoup à la promotion du pays et son image dans le monde entier.

Le chantier juridique:

Mais avant de parler de la reprise, il est indispensable durant cette trêve de revoir certains aspects, tel le cahier des charges régissant l’activité des agences de voyage qui nécessite d’être révisé et de concevoir tout un nouveau cadre juridique capable de protéger le secteur, mais de même d’assurer une meilleure valeur ajoutée au secteur.

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Je demande également d’exonérer les agences de voyages de payer les cotisations sociales pendant les années 2020 et 2021 et que la CNSS prenne en charge 60% des salaires bruts des employés au chômage technique pour une période allant de 6 à 24 mois. Je propose en outre de suspendre les poursuites judiciaires à l’encontre des agences de voyage (liées aux infractions fiscales).

Il s’agit de même d’accorder de toute urgence des crédits à long-terme de gestion et de capitalisation sans intérêts avec deux années de grâce. Quant aux ressources financières, le gouvernement pourrait tenter des solutions innovantes en impliquant par exemple les tours opérateurs et les convaincre d’engager des lignes de crédit au profit des agences de voyage.

J’appelle également à supprimer le plafond de l’enveloppe réservée à l’activité outgoing, une mesure qui, en l’état, encourage le marché parallèle aux dépens du légal. Et pour conclure, je demande la libéralisation de l’organisation du pèlerinage ».

Propos recueillis par Kemel Chebbi

 

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

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Le programme complet des 22 vols de rapatriement prévus sur Tunis en mai

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Le gouvernement tunisien a autorisé la mise en place de nouveaux vols de rapatriement de et vers Tunis au cours du mois de mai 2020 et ce afin de permettre aux voyageurs de rejoindre leur lieu de résidence habituel dans les deux sens.

Plus d’une vingtaine de vols de rapatriement ont été annoncés par le ministère du Transport d’une part et par la représentation à Tunis de la compagnie Air France d’autre part pour la période comprise entre le 1er et le 22 mai 2020. Il s’agit d’un programme provisoire appelé à être augmenté au cours des prochains jours.

La réservation des places est souvent soumise à des restrictions et les ambassades tunisiennes à l’étranger sont les seules habilitées à traiter les dossiers. De même que des vols pour le rapatriement des étudiants en France a été mis en place, également sous conditions.

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Il est à rappeler que tous les passagers en provenance de l’étranger arrivant à Tunis-Carthage sont immédiatement pris en charge par le ministère de la Santé et placés en confinement obligatoire dans un hôtel pour une période de 14 jours et ce dans le cadre d’une stratégie destinée à limiter tout risque de propagation du Covid-19 sur le territoire tunisien.

Programme complet des vols (mis à jour le 1er mai 2020):

1er mai: vol Tunisair sur Paris-CDG (France)

2 mai: vol Tunisair sur Montréal (Canada)

2 mai: vol Nouvelair sur Marseille (France)

2 mai: vol Jasmin Airways sur Cologne-Bonn (Allemagne)

2 mai: vol Saudi Airlines de et vers Jeddah (Arabie Saoudite)

3 mai: vol Tunisair sur Lyon (France)

4 mai: vol Tunisair sur Bruxelles (Belgique)

4 mai: vol Tunisair sur Francfort (Allemagne)

6 mai: vol Tunisair sur Istanbul (Turquie)

6 mai: vol Tunisair au départ de Paris-CDG (vol spécial étudiants)

6 mai: vol Jasmin Airways au départ de Nice (vol spécial étudiants)

6 mai: vol Jasmin Airways au départ de Nantes (vol spécial étudiants)

7 mai: vol Tunisair au départ de Toulouse (vol spécial étudiants)

7 mai: vol Tunisair sur Riyad (Arabie Saoudite)

7 mai: vol Nouvelair au départ de Paris-CDG (vol spécial étudiants)

8 mai: vol Nouvelair au départ de Marseille (vol spécial étudiants)

8 mai: vol Tunisair au départ de Lyon (vol spécial étudiants)

8 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG (géré par l’ambassade de France)

8 mai: vol Tunisair sur Belgrade+ étudiants arrivant par bus de Timisoara 

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8 mai: vol Jasmin Airways sur Le Caire (Egypte)  

9 mai: vol Tunisair sur Paris-CDG (France)  

10 mai: vol Nouvelair sur Casablanca (Maroc)  

11 mai: vol Tunisair sur Lyon (France)

15 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG (géré par l’ambassade de France)

22 mai : vol Air France au départ de Tunis vers Paris-CDG (géré par l’ambassade de France)

©Destination Tunisie



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La riposte des hôteliers après les menaces du ministre de la Santé

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La Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a tenu aujourd’hui à remettre les pendules à l’heure suite aux accusations portées contre les hôtels dans l’affaire de l’hébergement des confinés.

« Les hôtels ne sont pas responsables de l’affectation des rapatriés ni de l’optimisation de la répartition des chambres » qui abritent actuellement les confinés de retour de l’étranger. Ces précisions émanent de la FTH qui a publié un communiqué dans lequel elle répond implicitement aux critiques émises à l’encontre des hôtels ayant mis volontairement des chambres pour recevoir les Tunisiens rentrés de l’étranger ainsi que du personnel soignant.

Ces explications du principal syndicat patronal hôtelier interviennent quelques heures après des déclarations controversées du ministre de la Santé, Abdellatif Mekki (photo). Sur la radio Mosaique FM ce midi, celui-ci a en effet fustigé le secteur d’une manière peu cavalière, l’accusant de ne pas avoir mis suffisamment de chambres à la disposition de son département pour pouvoir recevoir les Tunisiens en attente de rapatriement. Le ministre a carrément brandi la menace de confiscation d’hôtels.

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La FTH a précisé dans ce sens « la mise à disposition, dans toutes les régions, du stock de chambres nécessaires ». A ce jour, ce sont déjà 7570 chambres qui ont été mises à la disposition de l’Etat, soit un total de 15140 lits et ce à titre gratuit.

Sans citer le ministre, la fédération a préféré rectifier les choses et informer l’opinion publique que « l’acheminement et la qualité de la nourriture servie » n’incombaient pas aux hôtels, « le volet alimentation étant exclusivement assuré par Tunisie Catering », un prestataire externe filiale de Tunisair et habituellement chargé du catering à bord des avions. 

Ces déclarations relancent la polémique sur la gestion par le ministère de la Santé des arrivées de confinés obligatoires placés dans les établissements d’hébergement selon des choix qui sont loin de faire l’unanimité.

Dans les rangs des confinés, de nombreuses voix s’élèvent pour signifier à qui de droit qu’ils seraient disposés à payer leur séjour pour peu qu’ils puissent choisir le standing et les prestations qu’ils sont en droit d’attendre.

Si dans de nombreux pays, les rapatriés sont hébergés à leurs propres frais, on se demande aujourd’hui pourquoi le gouvernement a décrété la gratuité sans aucune forme de procès et désigné de surcroît un traiteur dont la qualité des prestations est loin de faire l’unanimité.

D.T

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Source: FTH



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Bientôt des vols de rapatriement des étudiants tunisiens à l’étranger

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Etant donné que l’année universitaire a été écourtée dans plusieurs pays européens, le gouvernement tunisien a décidé de lancer une série de vols spéciaux pour rapatrier les étudiants qui souhaitent déjà rentrer. La première série de vols concerne la France selon le programme suivant:

6 mai: vol Tunisair au départ de Paris-CDG

6 mai: vol Jasmin Airways au départ de Nice

6 mai: vol Jasmin Airways au départ de Nantes

7 mai: vol Tunisair au départ de Toulouse

7 mai: vol Nouvelair au départ de Paris-CDG

8 mai: vol Nouvelair au départ de Marseille

8 mai: vol Tunisair au départ de Lyon

Il est à noter que les étudiants doivent obligatoirement prendre attache avec les consulats de Tunisie ou bien la Maison de la Tunisie à Paris pour réserver leurs places. Les listes sont ensuite communiquées aux compagnies aériennes concernées pour l’émission des billets.

Il est à rappeler qu’à leur arrivée à l’aéroport Tunis-Carthage, ils seront pris en charge directement par le ministère de la Santé pour un confinement obligatoire de 14 jours dans un hôtel spécialement dédié et aménagé pour la circonstance.

Voir les autres vols au cours de la période actuelle:

Lyon, Bruxelles, Francfort, Genève… les nouveaux vols de rapatriement jusqu’au 4 mai

Air France a programmé 3 vols Tunis-Paris en mai

Air France ne va pas reprendre ses vols réguliers sur Tunis le 1er juin



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Anis Suissi : «Il faut oublier le marché international cette saison, les T.O ne reviendront pas avant l’hiver»

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A Hammamet où il exerce depuis plusieurs années dans l’hôtellerie en qualité de directeur Commercial et Marketing, Anis Suissi n’en est malheureusement pas à sa première grosse crise du tourisme. Dans ce genre de situation, le détenteur de ce poste se retrouve toujours en première ligne de front, tiraillé entre son obligation de devoir remplir les chambres qu’il a sous sa responsabilité et la logique implacable du marché qui l’en empêche. Une position sensible mais qui lui offre la latitude d’analyser les choses sous un angle parfaitement réaliste.

 

La crise du coronavirus :

« De toute évidence, le tourisme compte parmi les secteurs les plus affectés et la situation est effroyable au vrai sens du terme. Le malheur, c’est qu’il s’agit d’une nouvelle expérience. Personne n’a ni le savoir ni le vécu nécessaire pour prédire comment les choses se passeront après 3 ou 4 mois. Après chaque crise, il y a certes un redémarrage. Mais les maintes crises que le secteur a traversé, comme celles liées au terrorisme ou à la révolution, étaient très différentes. A chaque fois, le client et les marchés changeaient de comportement.

Durant la période marquée par le terrorisme il y a quelques années, certains marchés répondaient vite comme les Russes, les Algériens ou le marché local, d’autres pas de la même manière comme les marchés français et allemand. Après la révolution, les Français et les Allemands au contraire ont continué à se ruer sur la Tunisie. Le comportement du client changera incontestablement après le confinement. Nous sommes condamnés à improviser et à tirer les leçons qui vont nous servir pour l’avenir.

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Nouveau concept :

A mon avis, il y aura désormais un focus sur l’aspect sanitaire et hygiénique. La clientèle accordera plus d’attention à la manière avec laquelle agit l’hôtelier qui va l’héberger afin de le protéger du COVID-19. Pour cette raison, nous avons pensé dans l’hôtel au sein duquel j’exerce actuellement à apporter plusieurs modifications au niveau de notre concept en passant par exemple du « All-in » au « All-in à la carte ». Autrement dit, le client n’aura pas accès au buffet mais plutôt à des menus fixes au choix, lesquels seront à usage unique.

Le client aura en outre une table fixe et un parasol fixe tout au long de son séjour. Un nouveau process d’hygiène des chambres sera de même appliqué. Nous réfléchissons à monter un nouveau concept hôtelier pour regagner la confiance du client. Il ne s’agit pas d’un simple protocole sanitaire mais plutôt tout un nouveau concept hôtelier où le client sera guidé dans le luxe.

A mon à avis, nous allons tous cibler cette année le marché local, lequel n’a cependant pas la capacité de satisfaire tous les besoins. Un autre paramètre à prendre en considération, celui du Tunisien qui sortira de cette crise les poches vides. Par conséquent, il n’y aura pas de fortes demandes.

Quant au marché algérien, il dépendra de l’évolution de la pandémie et des choix des autorités. Il faudra évidemment se distinguer pour avoir une part de marché. Pour cela, la situation sera très compliquée.

Nous veillons pour le moment sur la formation de nos équipes sur les standards de l’hôtellerie dans le cadre de la formation continue. Et nous les préparons aussi à se former sur le nouveau protocole sanitaire.

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Reprise avec les tour-opérateurs :

Il faut oublier le marché international cette saison. Les tour-opérateurs ne reviendront pas avant l’hiver. Cibler le marché local et préparer la saison prochaine à partir du mois de septembre sont les seuls choix que nous avons actuellement.

Il se peut qu’il y ait une arrière saison à partir du mois d’octobre mais le redémarrage effectif aura lieu en avril 2021. Cette saison est déjà grillée. Toutefois, il faut continuer à travailler parce que les tour-opérateurs vont suivre les destinations pour évaluer les protocoles sanitaires mis en place et à quel point ils seront respectés. Nous pouvons aussi faire de cette période une opportunité pour travailler la qualité et mettre à niveau nos hôtels.

J’ajoute que la maîtrise de la pandémie est un bon point pour la destination. En dépit de quelques défaillances, elle a démontré  que nous possédons un système de santé efficient. Tout cela va aider à relancer le tourisme.

Cependant, l’ouverture des frontières est une décision purement politique. Le confinement a coûté beaucoup d’argent aux gouvernements. C’est donc difficile de perdre tout cela. En France à titre d’exemple, ils visent cette année le marché local.

Une autre barrière à ne pas négliger : les assurances sont-elles prêtes à assurer les voyageurs avec le risque de perdre beaucoup d’argent ou non ?

Bradage des prix :

Il y aura sûrement un risque de bradage des prix. Mais les hôteliers devront demeurer professionnels et ne pas tomber dans ce piège parce qu’un tel choix ne fera qu’empirer la situation pour tout le monde. Je préfère, personnellement, réaliser un taux d’occupation de 40 ou 50% avec des prix raisonnables que 100% avec des tarifs bas.

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Tourisme de masse mais de qualité :

Nous devons d’abord préciser que le tourisme de masse ne signifie en aucun cas un tourisme bas de gamme. Ce sont deux choses complètement différentes. Le tourisme de masse perdurera encore mais il pourrait subir certaines modifications au niveau de son concept. Cela pourrait être un tourisme de masse comme celui appliqué sur la Côte d’Azur, soit un tourisme qui mise sur le qualitatif et des services à la carte.

Retour du marché russe :

C’est un marché qui répond généralement vite. Il suffit de relancer notre tourisme pour que le marché russe suive. Nous devrons par contre profiter de la fermeture de certains marchés concurrents qui attirent beaucoup de Russes comme l’Egypte et la Turquie pour relancer ce marché.

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Le tourisme d’affaires :

Le tourisme d’affaires  sera la niche la plus affectée. Il suffit de voir les grandes entreprises qui s’acharnent pour développer des logiciels de webinaire accueillant jusqu’à 3000 personnes en même temps pour réaliser que ce type de tourisme tardera à revenir.

Grâce à ces logiciels, les conférenciers pourront former des groupes ou chacun pourra également diriger sa propre séance et son propre symposium. Tout cela laisse présager que le tourisme du MICE sera le dernier à revenir.

Il faut dire que les personnes impliquées dans ce genre de tourisme sont bien informées. Elles font partie par exemple du secteur de la santé car nous faisons souvent des événements sur tout ce qui est médical. Il s’agit donc de clients qui savent pertinemment la nature de cette pandémie du COVID-19.  Ils ne vont pas, à mon avis, prendre des risques jusqu’à la neutralisation du coronavirus.

Propos recueillis par Kemel Chebbi

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 

 



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Protocole sanitaire dans le tourisme: où en est le projet ?

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Le projet de protocole sanitaire que les autorités du tourisme tunisien s’apprêtent à mettre en place avance. Les réunions de finalisation à ce sujet se multiplient.

Dernière en date, celle qui s’est déroulée aujourd’hui au siège du ministère du Tourisme et de l’Artisanat en présence du chef de cabinet du ministère, Fahmi Houki, et du directeur général de l’ONTT, Nabil Bziouech.

Cette réunion était destinée à écouter les remarques soulevées par les représentants des différentes fédérations professionnelles du tourisme suite à la première mouture élaborée par l’ONTT et qui leur avait envoyée pour avis.

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Si les grandes lignes ont été acceptées par les parties, certains détails devraient compléter la version de base afin de l’adapter à la réalité du terrain.

Une réunion est prévue pour le milieu de la semaine prochaine au cours de laquelle seront apportés les ajustements et les compléments proposés par les professionnels.

Le projet une fois terminé devra cependant être transmis au ministère de la Santé qui devra le valider. Passées toutes ces étapes, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat le rendra public et le diffusera à tous les intervenants du secteur qui seront appelés à le mettre en place dans le cadre de la stratégie visant à éviter tout risque de contamination par le Covid-19.



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Nebil Sinaoui : « encourager au contraire le All Inclusive car il permet un étalement du service des repas et des horaires »

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Sur le terrain du tourisme d’affaires et de luxe mais également sur celui de l’événementiel, Nebil Sinaoui n’en démord pas quand il s’agit de défendre l’excellence dans la qualité des prestations offertes aux clients. Si aujourd’hui il a tourné la page de l’hôtellerie classique, il se positionne néanmoins en tant qu’acteur diversifié dans plusieurs services touristiques et para-touristiques, sans pour autant quitter des yeux le déroulement des choses dans le secteur.

 

La crise actuelle, le pire des scénarios :

La crise actuelle du Covid-19 est tout simplement inimaginable. Une chose est sûre, c’est que le tourisme mondial va s’effondrer. Pour cette raison, il faut que l’on réfléchisse désormais à 180°. Il ne faut plus raisonner selon la même logique que nous avions jusqu’à présent.

Et la différence par rapport aux autres crises, c’est que celle-ci est mondiale. Pour la première fois aussi, c’est une crise où les arabes et les musulmans ne sont pas concernés. Elle ne peut donc pas être comparée à la Guerre du Golfe, au 11 Septembre ou à l’année noire 2015 en Tunisie.

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Des raisons d’espérer :

Cette crise a démontré que le travail n’est plus la finalité de la vie mais finalement la liberté de vivre. Je considère qu’en 2021, il y aura une reprise car la psychose va disparaître. A la première occasion où se présentera par exemple un weekend prolongé, les gens vont vouloir partir en voyage vers les pays qui rassurent, qui ont des vols et qui sont prêts sur le plan sanitaire (après l’ouverture des frontières bien-sûr). Et ce qui peut nous être favorable, c’est que notre bilan sanitaire est finalement « positif » si l’on se compare à d’autres pays.

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Pour bien négocier cette reprise et capitaliser sur notre image, il est nécessaire de savoir la gérer avec une mentalité différente, de mettre en avant ce qui a fait notre particularité en ces temps de crise, la solidarité qui s’est engagée, le robot et les drones qui ont été déployés dans la stratégie contre le virus… Sauf qu’il ne faudra pas prendre du retard et démarrer dès que possible.

Les nouvelles normes sanitaires :

A travers le nouveau protocole sanitaire que l’ONTT est en train de mettre en place, nous devons créer un « choc de confiance ». Nous devons créer une charte sur laquelle on devra communiquer. Cette charte devra cependant être évolutive, ouverte, flexible en fonction des besoins et des saisons.

En même temps, il ne faudra pas recréer une ambiance d’hôpital quand on entrera dans un hôtel ou un restaurant, il ne faudra pas abuser de blouses blanches par exemple. Il faut garder une dimension ludique dans l’application des normes. Par exemple, créer des objets avec une touche artistique : les protections en plexiglas pourront recevoir une touche artisanale, les masques de protection être de couleurs gaies…

En tout état de cause, c’est une occasion unique de redorer notre blason même avec le nombre restreint de clientèle que nous pourrions avoir au cours de la prochaine période. Ce sera une occasion d’améliorer nos prestations, de commettre zéro erreur, de leur faire sentir qu’il y a une nouvelle Tunisie. Des pays comme la Grèce et le Portugal ont déjà mis en évidence leur protocole sanitaire et s’en vantent.

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Impliquer toute la chaîne touristique :

Les mesures sanitaires à mettre en place devront concerner toute la chaîne touristique, dès l’aéroport, en passant par les taxis, mais aussi l’environnement, les services, l’animation… Ce sont les points que l’on nous reproche souvent.

L’un des points forts de notre charte est de penser dès à présent à la question de l’arrivée des touristes sur le sol tunisien. Va-t-on leur faire un test sanguin ou bien leur demander une attestation datant de moins de 48h leur évitant d’être placés en quatorzaine ? Qu’en est-il des tests rapides, allons-nous les mettre en place ?

Sur un autre plan, les municipalités doivent aussi faire leur travail de propreté, cette mission est liée au tourisme.

Solidarité interprofessionnelle :

Partant du fait que les hôtels seront appelés à limiter leur taux d’occupation à 50% pour garantir cette distanciation physique tant recommandée, les hôteliers sont appelés à être solidaires entre eux. Ceux qui auront du « surbooking » par rapport aux 50% exigés, il faudra qu’ils transfèrent ce surplus de clientèle aux hôtels qui n’auraient pas réussi à atteindre ce taux d’occupation.

La même chose pour le personnel qualifié qui pourra être réparti sur plusieurs hôtels et pourra travailler même si les occupations de chambres sont réduites. Je suis convaincu que cet été, ce même personnel qualifié sera embauché, que ce soit dans les hôtels ou dans les restaurants qui sont demandeurs.

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A mon avis, nous devons au contraire encourager le All Inclusive car il permet un étalement des repas et les horaires de services. Cela améliorera du même coup la prestation offerte au client dans son ensemble. La formule ne va pas disparaître et quand elle est gérée comme il se doit, elle rapporte. Dans de nombreux pays, il n’est pas rare que le All In soit proposé même dans des hôtels balnéaires 5 étoiles.

Chiffres et analyses :

Si l’on se base sur les réalisations de nos marchés émetteurs en 2019 par rapport aux 9,4 millions de touristes annoncés, 70% de ce volume comprend les TRE, les Algériens et le marché local, ce sont des acquis qui resteront.

Si l’on décortique le marché européen, qui a totalisé 2,8 millions d’entrées, on constate également qu’il est constitué à près de 70% de Français, Russes et Allemands. Par conséquent, si j’étais décideur, je me focaliserai sur ces 3 marchés en concentrant tous les budgets disponibles sur des opérations haut de gamme, ciblées, comme par exemple commander des reportages sur de grandes chaînes TV.

Il est donc nécessaire de préparer des actions à mettre en place rapidement pour qu’elles rapportent en 2021, donc que l’on ne raisonne pas à court-terme.

Sauver ce qui peut être sauvé en 2020 :

Penser à 2021 n’exclut pas l’immédiat pour permettre aux entreprises touristiques de se maintenir à flot dans ces circonstances exceptionnelles. Je pense que pour le restant de l’année 2020, il y a deux parties à prendre en considération.

La première concerne les mois de juillet et août qui pourraient être limités à la clientèle algérienne, libyenne, les TRE et sans européens.

La seconde partie porte sur l’arrière-saison, c’est-à-dire à compter de septembre. Si l’on se prépare sur de bonnes bases, que l’on définit une stratégie de communication pertinente, on pourra éviter la catastrophe. Pour cela, je suggère de concentrer les efforts sur deux régions principales qui pourraient répondre (dans le sens commercial du terme), autrement dit Djerba et surtout Tozeur pour qui ce sera la haute saison et donc l’occasion ou jamais d’en faire la promotion, surtout avec ses produits comme les maisons d’hôtes ou l’Anantara.

Je fais un parallèle par rapport au Maroc avec qui on aime bien se comparer. Je rappelle que sur les 13 millions de touristes annoncés dans ce pays, 50%  sont des Marocains vivant à l’étranger. Par ailleurs, 57% des nuitées hôtelières sont concentrées sur les villes d’Agadir et de Marrakech. Et actuellement, le pays a enclenché son lobbying puisque déjà, on parle de ses réalisations sur les chaînes françaises (usines de visières, production de masques…).

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Marché français

Le congrès annuel du réseau français Selectour (3000 à 4000 nuitées sur 5 jours), prévu au mois de décembre au Maroc serait en stand-by. Peut-être que ce serait une occasion pour nous de nous positionner grâce à cette nouvelle image que je préconise…

Il y a 10 millions de Français qui voyagent à l’étranger chaque année. Je ne suis pas sûr que la Grèce et l’Espagne les accepteront cette année car la France reste aussi et malheureusement un pays fortement contaminé par le coronavirus.

Les sondages montrent actuellement que 25% des Français sont encore indécis pour voyager à l’étranger. La proximité et le rapport qualité/prix qui est le nôtre jouera aussi et comme d’habitude en notre faveur.

Le pouvoir d’achat des Français (et de manière générale de tous les touristes), ne pas va pas être affecté à mon avis parce que la période de confinement a également entraîné une limitation des dépenses des ménages. De plus en Europe, les Etats ont pris en charge (indirectement) les salaires étant donné que la priorité était au maintien des emplois et qu’ils ont perçu 100% de leurs salaires.

 

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Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

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TUI UK repousse encore les dates de départs en vacances

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Tous les départs pour les voyages organisés au Royaume-Uni par TUI sont annulés au moins jusqu’au 11 juin, ce qui réduit encore toute possibilité de voir les Anglais voyager cet été.

 TUI Royaume-Uni a repoussé de 6 semaines la suspension des départs en vacances. Tous les voyages à partir du Royaume-Uni seront en effet annulés jusqu’au 11 juin.

Il est à rappeler que le voyagiste avait précédemment suspendu ses opérations jusqu’au 14 mai. Le T.O a également annulé les croisières appartenant à sa compagnie de croisières, Marella Cruises, jusqu’à fin juin tandis qu’il a reporté le lancement de ses River Cruises jusqu’à fin novembre. Au total, près de 900.000 personnes ont vu leurs vacances annulées.

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Il est à souligner que les restrictions et le confinement pourraient être appliqués encore quelques mois au Royaume-Uni car les autorités n’envisagent la levée des restrictions que lorsque les cas de coronavirus seront en dessous de 1000 nouveaux cas par jour, contre environ 6000 cas par jour actuellement.

Le Premier ministre, Boris Johnson, a promis de présenter la semaine prochaine une « feuille de route », qui exposera comment le gouvernement compte lutter contre la maladie et en même temps relancer l’économie. De ce point de vue, la Tunisie ne pourra recevoir les premiers touristes anglais avant plusieurs mois, voire plus.

Il est à rappeler dans ce même contexte que la Tunisie a accueilli en 2019 plus de 200.000 touristes britanniques.

 



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En quoi consiste le protocole sanitaire élaboré par l’administration du Tourisme ?

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L’administration du Tourisme a élaboré un premier draft de protocole sanitaire comprenant 268 règles à mettre en place par les établissements touristiques afin d’être dans les normes pour amorcer la reprise d’après covid-19 qui s’annonce particulièrement ardue. Les professionnels espèrent cependant que le coût de sa mise en place ne sera pas éreintant pour leurs finances et pas trop contraignant pour leurs clients.

On ne peut aborder ces derniers temps la question de la relance de l’activité touristique sans parler du protocole sanitaire qui devra inévitablement être appliqué par les opérateurs du secteur touristique dès le retour des premiers clients après la réouverture des frontières aux voyageurs étrangers.

La méthode adoptée pour l’élaboration de ces règles et consignes d’hygiène est basée sur une analyse de risque utilisant la méthode des 5 M (Matière, Matériel, Millier, Main d’oeuvre, Méthode) dans chaque étape du parcours-client.

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Le projet de protocole a été préparé au niveau de l’ONTT et envoyé aux professionnels pour l’examiner et formuler leurs remarques avant sa validation lors de leur réunion prévue le jeudi 30 avril avec le ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Néanmoins, sa mise en œuvre peut paraître quelque part compliquée du point de vue des professionnels qui craignent que cela ne génère des surcoûts en investissements financiers et en personnel bien qu’ils soient conscients de la nécessité de passer par ce stade.

Ces craintes sont tout à fait légitimes vue la situation financière difficile de toutes les entreprises touristiques. Ils les expliquent également par la reprise qui va cibler principalement le marché local qui ne représente que 20% du volume habituel. En conséquence, les recettes ne seront pas en mesure d’assurer le retour sur investissement nécessaire.

En même temps, il existe des craintes en ce qui concerne les mesures qui seront appliquées dans le cadre du protocole sanitaire et qui pourraient être des barrières à même de faire changer d’avis le client. En définitive, les professionnels cherchent à trouver le juste milieu pour répondre aux exigences sanitaires et se mettre à niveau sans s’enfoncer davantage dans une crise financière difficile à supporter.

DestinationTunisie s’est procuré une copie du projet de protocole sanitaire. Il s’agit d’un draft qui pourrait être révisé et modifié. Au niveau de l’administration du Tourisme, on précise bien évidemment que les objectifs de ce protocole sanitaire anti-COVID-19 sont de contenir tout risque de propagation de la pandémie dans les établissements touristiques, de veiller à la sécurité du personnel et des clients, rassurer les réseaux de ventes et les tour-opérateurs et offrir au client un produit irréprochable sur le plan hygiène.

Précautions et mesures d’hygiènes

Les grandes lignes du projet sont segmentées selon les différents niveaux et les différents maillons de la chaîne touristique. Il s’agit primo des précautions et mesures d’hygiènes lors de l’accueil et du transfert du client comme l’obligation de port de masque bucco-nasal et les gants et le respect des règles de la distanciation, ou encore la désinfection totale et systématique du véhicule du transport et se limiter à 50% de la capacité en sièges.

Secundo, il s’agit des consignes d’hygiènes à respecter lors des excursions à l’instar de la distanciation systématique lors des visites de monuments, le maintien d’une attitude bienveillante et professionnelle envers les clients ayant enfreint les gestes de bonne conduite sanitaire.

Protocoles des établissements hôteliers    

Les mesures inscrites dans le projet du protocole sanitaire destinées aux hôtels consistent principalement à ne pas dépasser 50%  de la capacité d’accueil et d’hébergement. La direction de l’établissement sera également appelée à appliquer une politique claire de prévention du COVID-19 et de fournir les moyens nécessaires pour l’appliquer. Elle sera invitée de même à suspendre certaines activités nécessitant le rassemblement des clients. Il s’agit par ailleurs d’éviter le self-service dans les restaurants et tous les points de vente de boissons et nourritures. En outre, elle a la charge de communiquer sur ces nouvelles mesures sanitaires appliquées par l’établissement.

Situations d’urgence 

L’établissement hôtelier devra sur un autre plan mettre en place un comité de crise composé des différents responsables des départements impliqués. On peut citer un autre point consistant à mettre hors service toute chambre d’un client détecté COVID-19+.

Consignes qui concernent le personnel

Il s’agit de présence obligatoire d’un(e) infirmier(e) et un(e) hygiéniste ainsi que de renforcer l’équipe de nettoyage avec le contrôle régulier de la température de tout le personnel, etc.

Parmi les autres points mentionnés dans le draft, l’organisation des vestiaires, sanitaires et cantine de façon à éviter l’encombrement.

Accueil du client 

Il sera obligatoire aussi de prévoir une zone de désinfection des bagages ainsi que de contrôler la température des clients et de suspendre le service de conciergerie de bagages, etc. En outre, il sera nécessaire de réduire la durée d’attente des clients au desk de la réception avec la désinfection de ce dernier, etc.

Chambres et étages

Les mesures qui devront être appliquées sont en relation généralement avec l’hygiène et la désinfection des chambres après chaque utilisation ainsi qu’à la responsabilité des femmes de chambres et des valets de déclarer à leurs supérieurs hiérarchiques tout signe indiquant que le client résident présente des signes de difficultés respiratoires.

Room service 

Les consignes consistent à réduire le nombre des plats de la carte du Room service et à renforcer les mesures d’hygiène qui touchent le débarrassage des plateaux, les chariots, les serviettes, les verres, le nappage, etc.

Bars et cafés

Les dispositions à prendre dans les salons des bars et cafés portent sur le respect d’une distanciation de 2,5 mètres entre les tables avec un maximum de 4 tables de 6 personnes et la désinfection régulièrement des tables, chaises, etc.

Cuisine

Il s’agit d’appliquer les bonnes pratiques d’hygiène corporelles et vestimentaires, se laver les mains souvent et avant toute manipulation. Le protocole ne néglige pas également les consignes d’hygiène à respecter lors de la réception des marchandises et la manipulation des denrées et boissons.

Piscines et plages 

Pour les piscines, il faudra limiter le nombre de baigneurs en fonction de la capacité de la piscine, soit un baigneur dans 3 m², et organiser l’entrée et la sortie des clients à la piscine avec la désinfection des piscines. Quant aux plages, il s’agit particulièrement de respecter la distanciation de 3 mètres entre deux parasols occupés.

Les centres de bien-être

Les consignes concernent notamment la prise de température du client dès son arrivée, la limitation du nombre de curistes et suspendre le service hammam, etc.

Les centres d’activités sportives et les aires de jeux pour enfants

Les mesures concernent essentiellement la suspension des activités incluant un contact approché avec les personnes, la désinfection du matériel d’animation et de sport, le respect de la distanciation et la suspension des activités avec animation musicale et danse.

Tourisme d’affaires

Le projet du protocole sanitaire prévoit l’interdiction des événements regroupant plus de 40 personnes en salle et 60 en plein air, des événements festifs en appliquant toutes les mesures d’hygiène et de désinfection ainsi que de distanciation.

A tous les niveaux et pour tous les services, le personnel sera obligé de porter des masques et des gants et de respecter les mesures et les consignes d’hygiène, précise le draft de protocole sanitaire.

©Destination Tunisie



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Les T.O français décident d’un nouveau report pour les voyages à forfait

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Les tour-opérateurs français repoussent encore la date de reprise de leurs voyages à forfait compte-tenu de la situation sanitaire liée au Covid-19.

La date de reprise des voyages à forfait une nouvelle fois repoussée. Le SETO (Syndicat des Entreprises du Tour Operating) a annoncé aujourd’hui dans un communiqué que suite aux derniers développements et décisions en matière de restriction de voyages, tous les départs jusqu’au vendredi 12 juin 2020 inclus sont reportés.

Cette décision a été prise lors d’une réunion avec les principaux T.O opérant sur le marché français. Elle résulte très certainement aussi de la position floue entretenue par le gouvernement français hier.

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« Cette disposition peut être adaptée en fonction des contraintes des compagnies maritimes et fluviales mais également en fonction des possibilités de réouvertures de destinations suite à l’annonce de la fin du confinement en France » précise le SETO.

« Ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l’évolution de la situation et dans un souci de l’intérêt de la clientèle, des agences de voyage et des tour-opérateurs » ajoute encore le syndicat dans le même communiqué.



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Ce que le ministère du Tourisme prépare pour la relance post-covid

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Le ministère a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie pour la relance du secteur actuellement empêtré dans ce qui constitue certainement la plus grande crise de son histoire.

 La Fondation Friedrich Naumann pour la liberté a organisé le 28 avril en partenariat avec Tunisia Hospitality Symposium un webinaire ayant pour thème « De Berlin à Tunis : le tourisme après le COVID-19 ». Parmi les sujets abordés lors de la visioconférence, les mesures et les perspectives à prévoir pour assurer un bon redémarrage du secteur.

Feriel Gadhoumi, coordinatrice auprès du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a indiqué que le manque à gagner estimé pour le secteur cette année sera de 6 milliards de dinars, soit 2 milliards d’euros environ. Elle a ajouté que pour permettre aux entreprises touristiques de préparer la reprise et faire face aux retombées de la crise sanitaire du COVID-19, une deuxième vague de mesures appropriées au secteur sera annoncée prochainement. Elles prendront en considération les besoins spécifiques des entreprises touristiques.

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Une ligne de crédit spécifique

L’une des mesures annoncée par la coordinatrice sera une ligne de crédit spécifique au tourisme avec un taux d’intérêt bonifié et des délais de remboursement confortables qui permettront aux entreprises de couvrir leurs frais de gestion et d’exploitation pendant une année à compter du mois de mars. Le ministre du Tourisme, intervenu lors de ce webinaire, a fait savoir que les nouvelles mesures de soutien au secteur seront décidées dans un conseil ministériel restreint qui devrait se réunir dans les 48 heures.

Réouverture sur les marchés algérien et libyen

Feriel Gadhoumi a en outre abordé la question de la reprise qui sera menée par étapes. Il s’agit tout d’abord de cibler le marché local avec des mécanismes incitatifs sur lesquels le ministère travaille actuellement. Il y a par la suite le tourisme de proximité. Elle a en effet expliqué que si la situation sanitaire est maîtrisée sur les marchés algérien et libyen, la réouverture des frontières avec ces deux pays est envisageable.

La coordinatrice du ministère n’a pas écarté aussi la possibilité de s’ouvrir sur certains marchés européens qui sont prédisposés à rouvrir leurs cieux et à autoriser leurs ressortissants à partir à l’étranger. En revanche, elle a estimé que par rapport au tourisme international au sens large du terme, la reprise effective est prévue pour 2021. Pour conclure, la coordinatrice a annoncé que le ministère est sur le point de préparer la communication pour les mois à venir qui sera essentiellement portée par le digital.

Il est à noter aussi que le ministère se penche actuellement sur la mise en place d’un protocole sanitaire, considéré comme argument de commercialisation de taille, un outil de communication percutent et un moyen pour rassurer les touristes.

Mohamed Ali Toumi a un rappelé dans ce sens qu’un draft d’un protocole sanitaire a été préparé et envoyé aux professionnels depuis lundi pour qu’ils y apportent leurs remarques et leurs contributions avant la réunion prévue avec eux le jeudi 30 avril pour le valider ensemble.



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Air France ne va pas reprendre ses vols réguliers sur Tunis le 1er juin

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Suite à la parution d’informations incomplètes, la direction d’Air France à Tunis informe que la compagnie n’a pas prévu à ce jour une reprise de ses vols réguliers entre la France et la Tunisie.

Air France précise que cette décision est du seul ressort des autorités tunisiennes et qu’en l’état actuel des choses, aucun billet ne peut être commercialisé sur son réseau au départ de Tunis à partir du 1er juin comme certaines sources l’ont laissé entendre aujourd’hui.

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La direction d’Air France informera le public à travers ses canaux de communication officiels, quand son programme de vols sera finalisé.

Les seuls vols opérés actuellement sont des vols de rapatriement bénéficiant d’une autorisation préalable émanant de la direction générale de l’Aviation civile tunisienne.

(Communiqué)



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Emilio Emazabel : en attendant d’implanter Safran Hotels en Tunisie avec Sabri Messai

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Il se définit comme un « ancien  combattant » du tourisme en Tunisie, destination sur laquelle il travaille depuis 1998 avec un parcours professionnel qui l’a mené à collaborer avec différentes chaînes hôtelières du pays.

Emilio Emazabel connaît sans aucun doute l’hôtellerie tunisienne de très près. Il a notamment exercé chez RIU Hotels de 1998 à 2012 comme directeur général de plusieurs établissements, outre son passage en qualité de « manager executif » pour Marhaba Hotels de la famille Driss, pour finir avec El Mouradi Hotels en tant que directeur d’exploitation jusqu’au « crash » de 2015. Il repart alors vers son pays d’origine, l’Espagne, puis en République Dominicaine et en Algérie.

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A peine le secteur du tourisme ayant pansé ses plaies, il revient en Tunisie, apportant avec lui une nouvelle marque hôtelière, Safran Hotels Resorts & Villas, née d’un partenariat avec la holding française Resivac, propriété de Sabri Messai, originaire de Hammamet mais installé depuis presque 30 ans en France où il gère actuellement huit établissements en France, propriété (fonds et murs) de cette même Resivac Hotels Residence & Suites.

 

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Sabri Messai, président de Resivac en France.

En novembre 2019, tout d’abord, ils entament les démarches d’achat d’un hôtel en Tunisie à travers une nouvelle société de gestion hôtelière, Safran International Hospitality & Management. Sauf que « la position de certaines banques a rendue impossible la réalisation de notre stratégie » déplore l’intéressé.

Néanmoins et encouragés par leurs relations dans le secteur et leur connaissance du marché, ils ne jettent pas l’éponge pour autant et décident de poursuivre leurs projets. Sauf que la crise du Covid-19 débarque sans crier gare et oblige Emilio Emazabel et son partenaire à marquer une pause.

« En espérant que la situation se normalise malgré le fait que nous soyons persuadés que cela va traîner un peu, surtout vu le problème aérien, le manque de vision à ce jour et malgré toute la bonne volonté de la Tunisie » déclare-t-il amer.

Par quel bout procéder à la relance ? Sa réponse est sans ambages : « à notre humble avis, il faudra se concentrer à 100% sur le marché local et limitrophe par voie terrestre pour essayer de faire redécoller un tant soit peu le secteur hôtelier au moins pour cet été 2020 ». Avec l’espoir de penser une nouvelle stratégie à moyen et long-termes pour tout le secteur en Tunisie.

En connaissance de cause et du marché, il estime que « le moment serait venu pour analyser notre modèle actuel et, vu les durs moments qui nous attendent, d’envisager un autre modèle pour l’hôtellerie en Tunisie ».

 ©Destination Tunisie

 



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Tarek Lassadi: «Le casse-tête chinois des entreprises touristiques pour cohabiter avec le virus»

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Loin de se cantonner à une simple analyse limitée à son seul périmètre d’activité, Tarek Lassadi, qui fut le premier sur le marché local à lancer une agence de voyage en ligne, privilégie une lecture macro-économique des retombées de la crise liée au coronavirus sur l’activité touristique en général et ses implémentations sur la Tunisie.

 

Ce qu’il faut garder à l’esprit tout d’abord, c’est le contexte dans lequel cette crise sanitaire s’est abattue sur l’humanité : 

Il faut rappeler qu’avant le coronavirus,  les USA enregistraient un déficit colossal de plus de 1000 milliards $ en 2019 et que leur taux de croissance était d’un peu plus de 2%. En face, la Chine enregistrait un peu plus de 6% de croissance. A ce rythme, en 2030 (soit dans 10 ans), l’économie chinoise pèsera deux fois l’économie américaine. Déroutant n’est-ce pas ??!!

Les conséquences après la pandémie de coronavirus:

La Chine, en la comparant avec l’Europe et les USA, est le pays le moins impacté par cette pandémie qui est pourtant partie de son sol. De l’autre côté, la panique qui s’est emparée des Etats-Unis est sans précédent, l’économie s’étant effondrée comme une pierre qui tombe.

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Dans le même temps, Jack Ma (patron d’Alibaba, ndlr) (donc la Chine) offre aux 54 pays africains 20 000 kits de tests, 100 000 masques et 1 000 combinaisons de protection à usage médical.

Quelle sera la croissance des USA au cours des prochaines années ? Va-t-on attendre encore 10 ans pour que l’économie chinoise pèse le double de l’économie américaine ? Quel sera le degré d’influence de chacun de ces deux géants sur le reste du monde ?

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Par ailleurs, comme l’a dit Jacques Attali (l’écrivain et économiste français ndlr): « Pour conduire avec succès et au plus vite les recherches sur les vaccins et les médicaments, puis pour les développer et les distribuer, il faudrait, selon l’OMS, un budget de l’ordre de 53 milliards de dollars. Pourtant, cet argent, on ne le trouve pas. Personne ne lance ce projet massif dont tout dépend. Étrange sidération devant les enjeux du réel. On a su le faire pour aller sur la Lune. On est en train de le faire pour aller sur Mars. Et là, alors que toute la vie de la planète en dépend, on ne ferait rien ? On marche sur la tête ! »

L’humanité doit se remettre réellement en cause cette fois-ci car nous ne sommes malheureusement pas à l’abri d’autres pandémies encore plus ravageuses, et ce sont les experts qui le disent.

Et la Tunisie dans tout ça ?

Il y a tout un verbiage qui se développe; tout le monde a sa propre vision sur le déconfinement, sur l’impact économique, sur les modalités de la renaissance. Tout le monde devient épidémiologiste, tout le monde est économiste, tout le monde pense avoir une solution, voire détenir la vérité…! Mais je pense que le premier acte va être de savoir comment sortir de ce confinement ; ou plutôt, comment va-t-on s’en sortir ?

Le casse-tête chinois des entreprises touristiques pour cohabiter avec le virus :

A mon avis, tout ce que les hôteliers, restaurateurs, agences de voyage et compagnies aériennes vont entreprendre pour reprendre leurs activités suite à la présence de ce virus constituera un investissement sur le long-terme.

D’abord, selon les experts du monde entier, nous n’aurons pas un vaccin avant un à deux ans. De même que l’on a préconisé le préservatif pour le sida et les maladies sexuellement transmissibles, on trouvera les solutions adéquates au coronavirus. Les gestes qui nous paraissent très contraignants actuellement seront intégrés dans nos réflexes quotidiens, comme le fait de se brosser les dents après chaque repas.

Les entreprises touristiques feront d’énormes investissements pour reprendre leurs activités, tout en sachant que si la courbe redevient ascendante, les gouvernements seront contraints de confiner de nouveau !

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Notre activité sera-t-elle rentable avec le coronavirus?

Pour les compagnies aériennes et de chemins de fer, on parle beaucoup ces derniers temps du siège vide du milieu. Ryanair refuse de faire voler ses avions car elle n’atteindra pas son seuil de rentabilité. Ce sera la même chose pour les autres compagnies aériennes régulières. Un cadre de la SNCF en France déclare qu’avec la distanciation sociale et le taux de remplissage imposé, leur activité ne sera pas rentable.

Pour l’industrie hôtelière et la restauration, qu’en sera-t-il ?

Le géant hôtelier français Accor et Bureau Veritas, spécialisé dans l’inspection et la certification, unissent leurs forces pour développer un label visant à certifier que le niveau de sécurité et des mesures d’hygiène est adapté à la reprise d’activité dans l’hôtellerie-restauration.

C’est une bonne nouvelle à vrai dire, mais avec les restrictions au niveau de l’occupation, et l’état d’âme des clients au moment du retour, rien n’est gagné ! Ce qui est sûr, c’est que l’on embauchera moins, on paiera moins de salaires mais c’est le client qui paiera plus.

Les agences de voyage en Tunisie : 

La crise sera longue malheureusement, car même si le tourisme intérieur reprendra progressivement mais d’une manière partielle, l’outgoing mettra beaucoup plus de temps à revenir. Idem pour l’activité billetterie et la Omra car la situation ne dépendra pas uniquement de la Tunisie, tout dépendra de l’évolution des choses dans les autres pays. 

lassadi-tarek

Quelle sortie de crise ?

Elie Cohen (économiste et directeur de recherche au CNRS français) prévoit 3 scénarios que je partage:

Le premier scénario est un scénario en V. C’est-à-dire qu’on plonge très profondément, on touche le fond du bassin et on rebondit rapidement. C’est le scénario le plus vertueux.

Le deuxième scénario est le scénario en U. On plonge, on reste au fond du bassin un certain temps, le temps de la crise, plusieurs mois (pas de reprise avant l’été ou l’automne selon certains) et là, cela nous envoie dans une perte de PIB qui est beaucoup plus importante que les 3%.

Et puis, il y a un scénario encore plus catastrophique, c’est le scénario en W. On plonge, on rebondit, puis la crise sanitaire repart, donc on replonge, on se remet en confinement… Là, cette succession de périodes de confinement et de redémarrages, c’est le scénario noir absolu et c’est ce qu’il faut absolument éviter.

C’est pour cela que les modalités de sortie de la crise avec généralisation des tests pour la sortie du confinement me semblent être le scénario économique préférable.

Les pays qui n’ont pas confiné leur population (comme le Japon, la Corée du sud, la Suède) n’ont pas connu d’évolutions plus négatives que les autres pays. Ceux qui, au contraire, ont confiné le mieux et le plus vite (France, Italie, Espagne) sont ceux où il y a eu le plus de morts !!

Le secret est dans la discipline et la responsabilité de chacun de nous. Nous ne vaincrons cette épidémie, pour redémarrer notre économie, qu’avec l’engagement des 11 millions de Tunisiens. On ne peut mettre un policier derrière chaque citoyen.

J’irais même à placer des dénonciateurs bénévoles partout dans le pays pour constater les irrégularités post-déconfinement sur le terrain et les rapporter aux autorités concernées.

 

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 

 



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Ce qu’a dit aujourd’hui le premier ministre français concernant le tourisme

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Edouard Philippe, le Premier ministre français, s’est exprimé aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour parler de l’après 11 mai, autrement dit la période qui suivra la date de première phase de déconfinement décidée par les autorités dans le pays.

Sur le sujet des grands événements tout d’abord, Edouard Philippe a indiqué qu’ils ne pourront pas se tenir au moins avant septembre. Ce qui maintient donc pour le moment la date éventuelle du déroulement du salon IFTM/Top Resa.

Concernant les départs en vacances et le maintien ou pas des frontières ouvertes, le Premier ministre français a botté en touche, accentuant le sentiment de flou aussi bien chez les professionnels du tourisme et du voyage que chez les citoyens désireux de programmer d’ores et déjà leurs vacances à l’étranger.

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Il a en effet indiqué que son gouvernement reviendra à la fin du mois de mai pour annoncer les détails de la seconde phase de déconfinement (prévue à compter du 2 juin) et « évaluer les conditions dans lesquelles nous prendrons en particulier des décisions sur la réouverture des cafés, des restaurants, des vacances. Il est trop tôt aujourd’hui, en conscience, pour le faire » a-t-il déclaré.

 



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Air France a programmé 3 vols Tunis-Paris en mai

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La compagnie Air France va effectuer trois nouveaux vols entre Tunis et Paris au cours du mois de mai 2020.

Il s’agit de vols de rapatriement destinés aux non-résidents actuellement en Tunisie, en priorité aux détenteurs de la nationalité française.

Les réservations sur ces vols sont gérées exclusivement par la cellule de crise de l’ambassade de France à Tunis (tél: 71 105 110). Le paiement des billets (794 DT/250 euros) se fait ensuite au box Air France à l’aéroport Tunis-Carthage.

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Ces vols seront opérés uniquement dans le sens Tunis-Paris Charles de Gaulle les 8, 15 et 22 mai 2020. Ils décolleront à 15h00 pour une arrivée à Paris à 18h25 locale. Une seule classe de réservation sera disponible (pas de business class ni de tarifs spéciaux appliqués).

Comme déjà indiqué dans un article précédent, Air France assurera également un Tunis-Paris le 29 avril courant.

Lire aussi concernant les derniers vols de rapatriements:

Lyon, Bruxelles, Francfort, Genève… les nouveaux vols de rapatriement jusqu’au 4 mai



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Mourad El Kallal: « le danger, c’est qu’on demande aux hôtels -20 et -30% sur les tarifs cet été »

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Pendant plus de 3 décennies, il a compté parmi les tour-opérateurs tunisiens les plus dynamiques au départ du marché français avec Gamma Travel. Mourad El Kallal, promoteur également depuis une dizaine d’années de l’hôtel Les Dunes à Djerba, a traversé bien des crises au cours de sa carrière. Il avoue cependant être dépité par celle du coronavirus.

 

Enième crise du tourisme :

« Nous avons vécu d’innombrables crises qui ont affecté notre secteur, notamment la guerre du Golfe en 1991, le 11 Septembre 2001, La Ghriba en 2002, la Révolution en 2011, les attentats en 2015.

S’il y a un fait indéniable avec la crise actuelle, c’est que nous sommes dans le flou, dans le vague. Personne n’a jamais vécu pareille situation.

Il y a quelques années, il y avait plusieurs dizaines de tour-opérateurs tunisiens installés à l’étranger et qui étaient les premiers à s’engager en faveur de la Tunisie pour aider à la relance. Que reste-t-il aujourd’hui de ces T.O ? Quand je pense qu’en France, nous étions au moins une dizaine en 1991 : Tunisie Contact (Hosni Jemmali), Republic Tour (feu Lassaad Ennaifer) Bleu Ciel (Hassen Hamzaoui), Reshot (Abdelmagid Ben Mahmoud)… ».

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Situation du marché français :

« Le constat est que le consommateur français est craintif actuellement, surtout qu’on évoque le risque d’une 2e vague qui est de nature à l’inquiéter.

A supposer qu’on ouvre la destination en juin ou juillet, ce sera uniquement les inconditionnels de la Tunisie qui viendront. Mais s’il y a des obligations de confinement au retour, cela pose problème.

En 2011, pendant la période de la Révolution, les touristes qui ne souhaitaient pas être rapatriés pouvaient rester mais ils devaient d’abord signer un document reconnaissant qu’ils assumaient leur responsabilité.

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Avec le coronavirus, ce genre de procédure signifierait qu’il y a un risque sanitaire réel et je ne pense pas que les touristes prendront ce risque. La question de la distanciation d’un mètre est aberrante pour moi. Pourquoi l’imposer sur la plage quand on est en plein-air ?

Je pense qu’en France, s’ils décident de limiter les voyages cet été à la zone Schengen, il est possible que la Tunisie, le Maroc et l’Egypte y soient intégrés. D’ailleurs, l’Allemagne l’a laissé entendre ces derniers jours. Et si un pays prend cette décision, tous les autres suivront. Toute la question est de savoir quand ?

L’autre problème qui va se poser également, c’est aussi les Tunisiens résident en France qui vont vouloir rentrer cet été.

A Paris actuellement, c’est un aléa que de ne pas avoir ni d’ambassadeur, ni de consul. Il y a certaines démarches pour ouvrir certaines portes que seuls les politiques peuvent effectuer. Mais avec la fermeture du trafic aérien, même notre ministre du Tourisme ne peut pas venir. Beaucoup de choses n’ont pas été faites bien que nous ayons les atouts pour secouer le marché, mais les conditions actuellement nous en empêchent ».

A Paris actuellement, c’est un aléa que de ne pas avoir ni d’ambassadeur, ni de consul.

Problèmes d’aérien :

« Ma crainte reste l’absence de visibilité dans l’aérien. Il suffit qu’une nouvelle norme européenne par exemple décrète la suppression du siège central dans les avions et le voyage redeviendra l’apanage de l’élite, comme dans les années 70, avant la démocratisation du voyage.

Au départ de la France, les vols hors Europe sont soumis à une taxe de 40 euros de plus que sur les vols intra-européens. La différence pèse sur le budget d’un voyageur qui vient une semaine en Tunisie. C’est un montant qu’il faudrait essayer de supprimer et personne ne s’est occupé en haut lieu de traiter ce problème. La Tunisie fait partie de la zone IATA Europe, pourquoi cette différence ? Ce sont les politiciens qui sont appelés à régler ce genre de problème et non pas nous, les commerçants que nous sommes finalement.

Sur le marché français, il y a des opportunités à prendre et pour cela, il faudrait développer des villes de départ sur des aéroports secondaires qui ne sont pas reliés à la Tunisie ; par exemple Djerba qui n’a aucune liaison avec Bordeaux, Toulouse ou Lille alors qu’il y avait des vols réguliers auparavant. Actuellement, ce sont juste des vols consolidés. Mulhouse est une ville que nous avons « oubliée ».

Relations avec les tour-opérateurs :

« Chaque fois qu’il y a une catastrophe, les tour-opérateurs arrivent derrière. Ils n’ont pas payé d’early-booking aux hôtels cette année. Cependant, le danger, c’est qu’ils nous demandent pour l’été des actions de « turbo early-booking », avec un risque de baisse des prix de 20 à 30% sur des périodes de 3 semaines ou un mois en plein été et sans paiement d’avance !

En 2021, le client qui a ses habitudes avec le All In, habitué à être entassé, ne viendra pas à mon avis. Et je rappelle au passage que le tout-inclus, ce n’est pas la Tunisie qui l’a inventé, mais c’est une demande de la part des tour-opérateurs sur le balnéaire (il n’y a donc pas lieu de nous comparer à Marrakech).

Mais la Tunisie restera le « beach-club » des Français, avec l’atout de la francophonie que nous avons aussi ».

Perspectives à court et moyens-termes :

« Le marché des vacances va reprendre en Tunisie comme ailleurs. Le tourisme reprendra à l’avenir, mais pas cette année. Nos plages et notre sable sont parmi les meilleurs en Méditerranée. Nous avons un rapport qualité-prix très bon avec des prix en juillet et août qui frôlent ceux de l’Espagne et de la Grèce (contrairement à ce que l’on pense). Mais le tout est de savoir dans quelles conditions aura lieu cette reprise ?

Il faudra être très très prudent cet été, tous les hôtels ne devront pas ouvrir. Cette crise est aussi une occasion de repartir sur de bonnes bases (si les hôteliers trouvent un compromis entre eux). Il y a une mise à niveau qui doit être faite.

Personnellement à Djerba, je ne sais pas du tout si je vais ouvrir ou pas, d’autant que l’hôtel Les Dunes est mis actuellement à la disposition du ministère de la Santé (une partie de l’hôtel plus précisément). En attendant, je travaille sur 2 nouveaux brands que j’annoncerai en temps voulu.

Quant aux mesures décidées pour soutenir les entreprises en crise, je déplore le fait que les hôtels classés n’auront pas droit aux crédits parce que la finalité, ce n’est pas de faire des rénovations ou de payer d’anciennes dettes avec ces fonds. Notre objectif est de maintenir les emplois ».

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

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Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

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Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 



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Lyon, Bruxelles, Francfort, Genève… les nouveaux vols de rapatriement jusqu’au 4 mai

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Le ministère du Transport annonce une nouvelle vague de vols de rapatriement entre le 29 avril et le 4 mai 2020 sur plusieurs destinations pour récupérer les Tunisiens désireux de rentrer au pays. Programme:

 

29 avril: vol Tunisair sur Ryadh (Arabie Saoudite)

29 avril: vol Air France sur Paris-CDG (France)

30 avril: Vol Emirates sur Dubaï (Emirats Arabes Unis)

30 avril: vol Tunisair sur Genève (Suisse)

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1er mai: vol Tunisair sur Paris-CDG (France)

2 mai: vol Tunisair sur Montréal (Canada)

3 mai: vol Tunisair sur Lyon (France)

4 mai: vol Tunisair sur Bruxelles (Belgique)

4 mai: vol Tunisair sur Francfort (Allemagne)

 

Lire aussi sur le même sujet:

Tout sur les nouveaux vols de rapatriements prévus jusqu’au 2 mai



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A Paris, la BH prend deux hôtels pour héberger les Tunisiens

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Surpris par l’arrêt du transport aérien et la fermeture des frontières, plusieurs dizaines de Tunisiens en séjour provisoire en France pourront désormais bénéficier d’un hébergement gratuit en attendant leur rapatriement.

L’initiative est à mettre à l’actif de la BH Bank et de son bureau syndical UGTT: deux unités hôtelières d’une capacité totale de près de 200 chambres individuelles aménagées en mode appart-hôtels seront mises à disposition des Tunisiens n’ayant toujours pas réussi à rentrer pour cause de fermeture du transport aérien.

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Ces deux hôtels se situent dans la région parisienne et appartiennent à la chaîne Arcantis Hotels. La première unité est située à Palaiseau et la seconde à Thiais.

Cette opération a été montée en étroite collaboration avec le Consulat Général de Tunisie à Paris. Les aspects opérationnels et logistiques seront assurés avec la contribution du Collectif des Artistes contre le Covid-19 (CACC-19) et du Groupement Associatif du Sud Tunisien (GAST).

Les ressortissants Tunisiens concernés qui souhaitent bénéficier de cet hébergement gratuit sont invités à remplir le formulaire en ligne accessible à partir du lien suivant: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdDpk9bqPiRI4Zd3YQ6OqpNriNy-qLqUy- 8ZXvuJiiAgUeNUw/viewform?vc=0&c=0&w=1



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Emirates annonce un vol spécial sur Tunis et préparerait un retour aux dessertes régulières

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Le transporteur émirati annonce la mise en place d’un vol Dubai-Tunis pour faciliter « le retour des résidents et des visiteurs qui souhaitent rentrer chez eux ». Quant à une reprise de ses vols réguliers, une date apparaît déjà comme possible cet été.

 La compagnie Emirates s’apprête à mettre en place un vol de rapatriement sur Tunis. Celui-ci sera opéré au départ de Dubai le 30 avril 2020.

« Ceux qui souhaitent joindre Tunis doivent contacter l’ambassade ou le consulat de Tunisie aux Émirats arabes unis » précise la compagnie pour signaler que les vols ne seront pas commercialisés sur ses canaux de vente habituels.

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Seuls les citoyens des pays de destination et ceux qui remplissent les conditions d’entrée de la destination seront autorisés à embarquer. Les clients devront respecter toutes les mesures de santé et de sécurité exigés par les autorités des Émirats arabes unis et du pays de destination souligne Emirates.

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Comme pour les autres vols de rapatriement effectués jusqu’à présent, pour des raisons de santé et de sécurité, la compagnie aérienne proposera un service de vol adapté qui réduira les contacts et le risque de contamination.

Les passagers seront tenus d’appliquer des règles de distanciation sociale pendant leur voyage et de porter leur propre masque à l’aéroport et à bord de l’avion.  Les voyageurs devront se présenter au terminal 3 de l’aéroport international de Dubaï pour l’enregistrement, trois heures avant le départ. Les comptoirs d’enregistrement d’Emirates ne traiteront que les passagers ayant une réservation confirmée pour Tunis.

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Tous les avions d’Emirates seront soumis à des processus de nettoyage et de désinfection renforcés à Dubaï, après chaque voyage.

Par ailleurs, il semblerait que la compagnie ait inscrit la date du 1er juillet comme probable retour de ses quotidiens sur Tunis. Cependant, une source d’Emirates n’a pas été en mesure de confirmer cette date pourtant apparue sur un site spécialisé. La décision finale sera tributaire de la décision de la Tunisie d’ouvrir le trafic aérien aux vols réguliers.



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7 millions d’emplois dans le tourisme en Afrique menacés par le coronavirus

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L’Afrique risque de perdre 7,6 millions d’emplois dans le secteur des voyages et du tourisme. Selon le World Travel & Tourism Council (WTTC),  plus de 100 millions d’emplois sont menacés en raison de la pandémie de coronavirus.

Ce chiffre surprenant, basé sur les recherches du WTTC, a augmenté de plus de 30% au cours des quatre dernières semaines, ce qui est révélateur de la gravité réelle de la crise qui affecte le secteur.

Si la majorité des 100,8 millions d’emplois menacés se trouvent en Asie, 13 millions concernent l’Europe et 2,6% le Moyen Orient.

Gloria Guevara, CEO du WTTC, a exprimé son inquiétude face à ces changements intervenus en si peu de temps. « Rien que le mois dernier, notre recherche montre une augmentation de 25 millions du nombre de pertes d’emplois dans les voyages et le tourisme. Tout le cycle du tourisme est anéanti par la pandémie » a-t-elle déclaré.

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Source: WTTC

 



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Thierry Breton: « créer une nouvelle référence mondiale pour un tourisme responsable, durable et innovant »

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Ce n’est pas un professionnel du tourisme qui parle de son secteur mais un politicien avisé qui semble mesurer la gravité des conséquences attendues sur le secteur touristique à cause de la crise du Covid-19 et des mutations qui vont suivre. Sa vision future ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd.

Inventer le tourisme de demain : « Au-delà de l’immédiateté de la situation et de la gestion des conséquences à court terme de la crise, nous devons maintenant regarder vers l’avenir, vers le monde de demain, qui sera inévitablement différent pour toutes nos sociétés et toutes nos économies.

Ne vous y trompez pas: le tourisme ne fera pas exception. Ensemble, nous devrons réinventer et repenser un secteur du tourisme européen durable, numérique et résilient. Tout plan de relance, tout soutien public au tourisme, doit s’accompagner d’une transition, pour intégrer, comme dans tous les autres secteurs, les réalités environnementales, numériques et stratégiques.

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C’était une nécessité avant cette crise, et cela devient maintenant un impératif de sortie. Parce que mon ambition est de maintenir l’Europe en tant que première destination touristique mondiale en termes de valeur, de qualité et d’innovation. Mais c’est aussi créer, ensemble, une nouvelle référence mondiale pour un tourisme responsable, durable et innovant en réponse aux excès du tourisme de masse, à la réalité de la transition écologique et à l’émergence de nouvelles plateformes qui remettent en cause l’équilibre de l’écosystème.

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Je vois trois composantes d’une telle stratégie:

Premièrement : le tourisme doit être au cœur du Green Deal européen et promouvoir le tourisme durable face au «sur-tourisme» que l’on observe dans certaines villes ou régions. Il s’agira de trouver un équilibre entre la préservation des écosystèmes touristiques et les réalités économiques. Je suis bien conscient de la difficulté d’un tel changement. Il ne s’agit pas d’empêcher les gens de voyager, mais de promouvoir, par exemple, le tourisme local. Un tel changement devra également s’accompagner d’une nouvelle politique européenne de mobilité touristique et d’un engagement fort au niveau local.

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Deuxièmement : le tourisme devra passer au numérique et trouver un équilibre entre les acteurs dits traditionnels et les grandes plateformes numériques. Il ne s’agit pas de dresser l’un contre l’autre. Chacun devra s’adapter, certains en devenant plus numériques, d’autres en devenant plus responsables dans leur rôle au sein des écosystèmes. La responsabilité des plateformes en général, et dans le secteur du tourisme en particulier, est un élément sur lequel je pense qu’il y aura un avant et un après cette crise. La loi sur les services numériques sur laquelle nous travaillons déjà sera l’occasion de trouver un tel équilibre.

Troisièmement: le tourisme doit devenir stratégique: en raison de son poids économique et social, et parce qu’il est basé sur une histoire européenne riche et une diversité culturelle européenne inestimable, il doit également se protéger. En particulier, il doit se protéger des stratégies d’investissement agressives des pays non européens, qui pourraient voir la crise actuelle comme une opportunité d’acquérir des bijoux européens à un prix inférieur.

Je propose d’organiser dès que possible – dès que la situation sanitaire le permettra – un sommet européen du tourisme, afin de réfléchir ensemble sur l’avenir et de construire une feuille de route vers un écosystème touristique européen durable, innovant et résilient.

Au-delà de l’urgence sanitaire, qui reste notre priorité actuelle, cette crise accélère les changements dans le monde, dans nos modes de vie et de production, à l’ère de la digitalisation et de la prise de conscience de notre impact sur les ressources de la planète. Face à cette crise sans précédent, il n’y a pas de temps à perdre, notamment pour le tourisme. Il faut tout d’abord – et c’est normal – sauver les acteurs de l’écosystème, et transformer très rapidement ce secteur pour qu’il puisse jouer pleinement son rôle dans les transitions profondes de notre économie et de nos sociétés ».

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Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

 

 

 



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Anouar Maârouf : « un plan de survie… et des décisions courageuses pour sauver Tunisair »

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Le ministre d’Etat chargé du Transport et de la Logistique a demandé à Tunisair de préparer un plan de survie qui assurera visibilité et continuité de fonctionnement.  

Comment sauver Tunisair dans un contexte de crise sans pareille qui frappe le transport aérien mondial et quel scénario élaborer pour procéder à son sauvetage ? Il semblerait que sur le bureau du ministre du Transport et de la Logistique, Anouar Maârouf, le dossier Tunisair soit placé parmi les dossiers prioritaires. Déjà le 21 avril dernier, il tenait une première réunion restreinte au siège de son département à ce sujet.

Dans une intervention sur les ondes de la radio privée Diwan FM, le ministre est revenu plus en détails sur les grandes orientations probables, rappelant dans un premier temps que le transporteur national était déjà dans une situation délicate avant l’arrivée du coronavirus.

Toutefois, avec la crise sanitaire actuelle, la situation s’est nettement aggravée. Il a ajouté qu’il sera important de redoubler d’efforts et de prendre de nouvelles mesures pour qu’on puisse parvenir à le sauver. Il a rappelé dans ce même registre que la compagnie nationale est redevable de 2 milliards de dinars environ à l’Etat.

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« Décisions courageuses »

Le ministre a par ailleurs indiqué que devant cette situation financière très compliquée, il était temps de prendre des décisions courageuses permettant la survie de la société comme la réduction des dépenses. Il s’agirait également de décisions qui concernent la politique commerciale ou le modèle de gestion et de gouvernance appliqué au sein de la société. La manière de gérer la flotte est aussi parmi les points à revoir pour le ministre.

Un projet à deux volets

Interrogé sur la possibilité de licenciement de certains employés afin de réduire les charges de Tunisair, Anouar Maârouf a répondu que tous les scénarios sont envisageables et qu’il a demandé à la direction de proposer un projet incluant deux volets. Le premier porte sur un plan de survie qui donnera une certaine visibilité à court-terme et permettra d’assurer la continuité de travail de la société durant la prochaine période.

Le deuxième volet concerne les éventuels scénarios de restructuration et d’anticipation  pour faire sortir la compagnie publique de la crise. Il prévoit en outre des mécanismes aidant à changer les méthodes de travail au sein de la société afin de faire face à la crise et imaginer son positionnement post-crise.

K.C

Lire aussi sur le même sujet:

Tunisair: ce que le ministre des Finances a déclaré à l’ARP



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Jabeur Ben Attouch : « le fonds d’aide de l’Etat doit être enclenché de toute urgence »

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Depuis le début de la crise liée au coronavirus, le président de la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme), Jabeur Ben Attouch, est au four et au moulin, tentant de sauver ce qui peut être sauvé dans le secteur des agences de voyages toutes spécialités confondues, frappant à toutes les portes et ne reculant devant aucune petite ouverture susceptible d’atténuer la gravité du moment. Tour d’horizon des principales actions engagées.

Mobilisation de la FTAV : « Il y a actuellement en Tunisie plus de 1300 agences de voyages qui contribuent à employer directement et indirectement plus de 20.000 personnes. Depuis le déclenchement de la crise sanitaire du COVID-19, des commissions de veille et des cellules de travail ont été créées au sein de la FTAV ainsi que plusieurs autres mécanismes qui ont été déployés afin de suivre l’évolution de la crise et son impact sur les différentes agences de voyages, d’autant que la reprise de nos activités ne peut pas être envisagée avant le premier trimestre 2021. La gravité de la situation dans notre secteur est donc sans aucune mesure par rapport aux autres.

La FTAV a, par la suite, multiplié les rencontres avec les premiers responsables politiques afin de faire entendre sa voix. Nous avons rencontré à deux reprises le chef du gouvernement, Elyès Fakhfakh. Deux autres entrevues ont eu lieu avec le ministre des Affaires sociales et celui du Tourisme.

Nous avons envoyé plusieurs correspondances à la Banque centrale et aux différentes banques leur expliquant et les informant de la situation difficile par laquelle passe notre secteur, sollicitant leur solidarité et demandant le rééchelonnement des crédits sans frais supplémentaires. La date butoir nécessaire est le 15 mai. A défaut d’exécution au-delà de cette date, nous serons dans l’immense de regret de ne pas pouvoir payer les salaires du mois de mai ».

Des tentatives pour arrêter le paiement des factures BSP : « Nous avons envoyé des correspondances au directeur général de la DGAC (direction générale de l’Aviation civile) et à l’IATA (Association du transport aérien international) leur demandant de reporter le paiement des factures BSP (système interprofessionnel organisant et régulant le paiement des factures des compagnies aériennes dans chaque pays, ndlr).

L’objectif était de tenter de préserver la trésorerie des agences de voyages billettistes et d’assurer les salaires de leurs employés pour quelques mois. Un report du paiement des factures BSP aurait aidé à préserver des fonds de plus de 90 millions de dinars chez les agences de voyages. Malheureusement, la réponse était négative.

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Les agences de voyages ont payé les salaires du mois de mars et ceux d’avril seront également versés dans le cadre de l’accord qui a été signé le 23 avril courant avec l’UGTT portant sur un taux de 65% du salaires assorti d’un montant de 200 dinars fourni par l’Etat dans le cadre de son soutien aux entreprises en grandes difficultés telles que les agences de voyages qui ont été touchées à 100%. Néanmoins, les caisses sont désormais vides et les agences de voyages n’ont pas de liquidités pour continuer à payer les salaires des prochains mois. Il s’avère donc très urgent que le fonds d’aide aux entreprises annoncé par le gouvernement soit enclenché dans les meilleurs délais ».

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Cérémonie de signature de la convention avec l’UGTT sous l’égide du ministre du Tourisme et de l’Artisanat le 23 avril 2020.

Solidariser les partenaires : « Nous avons contacté nos partenaires locaux et étrangers en vue de nous aider à sortir de cette crise. À cet égard, j’annonce qu’il y a des bailleurs de fonds et des partenaires tunisiens et européens qui ont exprimé leur solidarité avec nous et leur disposition à nous aider dans cette phase difficile ».

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Force de proposition : « Sans attendre la réaction des pouvoirs publics, nous étions dès le début de la crise une force de propositions et nous avons présenté au gouvernement, aux ministres du Tourisme, des Affaires sociales et des Finances ainsi qu’au gouverneur de la Banque centrale une liste de mesures que nous jugeons susceptibles d’aider à atténuer les répercussions de la crise sanitaire sur notre activité. Il s’agit, entre autres, d’ouvrir une ligne de garantie de crédits à taux zéro laquelle permettra d’apporter les liquidités nécessaires aux agences de voyages pour qu’elles puissent préserver les emplois et reprendre leur activité.

Cette ligne de crédit devra bénéficier d’une période de remboursement comprise entre 3 et 5 ans. Le paiement des salaires est déjà une charge qui pèsera lourd sur notre rentabilité future. Dans d’autres pays, la prise en charge directe est totale s’est faite au niveau de l’Etat. Cependant, nous sommes conscients de la réalité nationale et des nos moyens, c’est pour cela que nous n’avons pas réclamé cette mesure. Quant aux crédits de fonctionnement, ils devront nous être accordés avec un taux fixe de 3% remboursables sur 8 à 12 ans.

En outre, nous avons demandé la suspension de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre des professionnels en rapport avec des infractions financières. Nous avons appelé de même à rééchelonner les crédits bancaires et de leasing sans intérêts ni pénalités de retard ».

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Création de l’Union tunisienne du Tourisme : « la FTAV, avec les autres syndicats patronaux du tourisme comme la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie), la Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT), la Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T) et l’Union nationale de l’industrie hôtelière (UNIH), sommes actuellement en concertations avancées afin de créer l’Union tunisienne du Tourisme, une organisation patronale sectorielle coiffant toutes les activités du tourisme qui aura son poids et qui sera en mesure de représenter et de défendre convenablement l’intérêt du secteur ».

Création d’un fonds de solidarité : « Nous sommes en concertations pour la création d’un fonds de solidarité et d’assurance financé par les professionnels permettant au secteur de se protéger étant donné que les compagnies d’assurance sont incapables de nous couvrir lors de la faillite des grandes sociétés et de nous assurer contre les éventuelles crises liées au terrorisme ou par exemple comme la faillite de Thomas Cook ».

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Message d’espoir : « Je suis confiant en ce qui concerne l’avenir. Grâce à la solidarité entre nous et notre détermination, nous nous en sortirons plus forts. Cette crise représente une opportunité pour restructurer notre secteur. D’ailleurs, au niveau de la FTAV, nous avons ouvert des chantiers que nous n’avions pas pu engager auparavant par manque de temps.

Les présidents de commissions ont mis en place un programme travail qui porte sur les futures actions à entreprendre tant qu’il n’y a pas eu de vaccin. Nous pensons déjà à la définition d’un protocole sanitaire pour les agences de voyages par exemple dans le transport touristique qui répondent aux exigences de nos partenaires étrangers.

Notre objectif est aussi de relancer la saison le plus tôt possible. Avec le ministère du Tourisme, il est question également de revoir plusieurs questions stratégiques dans toutes les activités qui sont les nôtres. La machine FTAV continue de tourner en dépit du confinement ».

 

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Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Tulip Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence Select Travel : « Je rêve d’une opinion publique qui reconnaisse l’impact du secteur touristique »

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages : « C’est à la CNSS de prendre en charge les salaires des employés au chômage technique »

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet: « Il faut oublier le marché international cette saison, les T.O ne reviendront pas avant l’hiver »

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet :« encourager au contraire le All Inclusive car il permet un étalement du service des repas et des horaires »

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo: « Le casse-tête chinois des entreprises touristiques pour cohabiter avec le virus »

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur : « le danger, c’est qu’on demande aux hôtels -20 et -30% sur les tarifs cet été »

Anis Sehili, groupe El Mouradi: « mettre en place des protocoles sanitaires avec des limites de capacités »

Karim Kamoun, agent de voyages, hôteliers, tour-opérateur : « on ne doit pas être ingrats avec les T.O dans la situation actuelle ».

Dr Samy Allagui, consultant en services de santé : « Le Covid-19 va imposer de nouvelles règles pour les voyageurs et les professionnels »

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Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur: « créer une nouvelle référence mondiale pour un tourisme responsable, durable et innovant »

 



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Quand les guides de tourisme désinfectent la Médina

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Dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme a organisé ce matin une campagne de désinfection dans les ruelles de la médina de Tunis, haut lieu du tourisme dans la capitale et site classé patrimoine mondial de l’Unesco.

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Des membres de la fédération ont traversé les petites ruelles de la médina de Tunis équipés de matériels et de produits de désinfection. Opération qui a également touché certains commerces et lieux accueillant du public.

La FTGAT a expliqué son action par sa volonté d’être solidaire avec les efforts de l’Etat pour lutter contre cette pandémie qui a touché le pays et être à à disposition pour toute action de soutien et de solidarité

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La FTAV signe avec l’UGTT pour les salaires d’avril dans les agences de voyages

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Une convention a été signée aujourd’hui entre la FTAV et l’UGTT concernant les salaires d’avril dans le secteur des agences de voyages.

Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée aujourd’hui sous l’égide du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, la FTAV, représentée par son président, Jabeur Ben Attouch, et le syndicat ouvrier (UGTT), représenté par son secrétaire général adjoint, Kamel Saad, ont signé un accord portant sur les salaires d’avril 2020.

En vertu de cette convention, il a été convenu que les employés du secteur des agences de voyages percevront leur salaire du mois d’avril à hauteur de 65% assorti d’un montant complémentaire de 200 dinars fourni par l’Etat suite à la crise générée par le coronavirus..

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L’événement s’est déroulé aujourd’hui au siège du ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

A l’issue de la cérémonie, le président de la FTAV a déclaré que « cette convention s’inscrit dans le cadre des négociations exceptionnelles engagées avec l’UGTT. Elle permet aux employés des agences de voyages de percevoir des revenus notamment à l’orée du mois saint de Ramadan et ce en dépit des grandes difficultés par lesquelles passent nos entreprises ».

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La convention signée fait référence au décret-loi N°6 du 18 avril 2020 qui permet au secteur des agences de voyages de bénéficier des mesures de soutien financier accordées aux entreprises sinistrées.

« Nous espérons que les mécanismes de soutien financier promis par l’Etat seront mis en œuvre dans les meilleurs délais afin d’assurer la survie des entreprises de voyage », a conclu  Jabeur Ben Attouch.

Lire aussi sur le même thème:

FTH, FTAV, UGTT, UTICA et UTAP chez Elyès Fakhfakh



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Mehdi Hachani: ses 5 propositions pour sauver les guides agréés de tourisme

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Leur métier ayant été touché de plein fouet par l’arrêt de toute activité touristique, les guides touristiques luttent aujourd’hui pour leur survie. Le président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme (FTGAT), Mehdi Hachani, dresse un tableau de la situation et propose un plan de sauvetage en 5 points.

Situation de la profession: « Les guides de tourisme ont été parmi les premières victimes de la pandémie du covid-19 depuis la fin du mois de janvier. Nous avons remarqué une baisse au niveau de notre activité à cause des mesures prises par le gouvernement chinois qui ont affecté notre secteur (l’arrêt des voyages organisés depuis la Chine) car sur cette période de l’année, nous assurons plusieurs circuits avec les marchés asiatiques.

Ensuite nous sommes entrés en chômage avec la fermeture des aéroports et l’arrêt total de l’activité touristique en Tunisie. 95% des guides de tourisme sont des indépendants (freelance), ils n’ont pas de salaires fixes, c’est pour cela que beaucoup d’entre eux traversent maintenant une période très difficile et vivent une situation dramatique sur le plan économique et social.

Cette crise sera plus dure que celles d’avant (la révolution, l’attentat du musée du Bardo, l’attentat de Sousse) et d’après les diagnostics, elle persistera des mois et des mois ».

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Propositions pour sauver les guides agréés: 

1- Des aides financières (les 200 dinars du ministère des Affaires sociales qui n’ont pas encore été reçus ne suffisent pas de toutes façons);

2- Reporter ou annuler les frais ou les charges des caisses sociales;

3- Reporter les échéances des crédits bancaires contractés par les guides;

4- Bénéficier de microcrédits bancaires à moyen et long-termes (entre 5000 et 10000 dinars) sans intérêts, avec la garantie de l’Etat ou du ministère du Tourisme (la carte professionnelle constituant une garantie);

5- Assurer toutes les excursions du marché local avec des guides agréés après la reprise de l’activité.

Lire aussi sur le même sujet:

Fédération des guides agréés: Mehdi Hachani reçu par le ministre du Tourisme



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Tijani Haddad: « un collectif afro-méditerranéen pour la relance du tourisme »

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Le Président de la Fijet
(Fédération internationale des journalistes écrivains du tourisme), Tijani Haddad, a annoncé la création du « collectif afro-méditerranéen pour la relance du tourisme » sous la direction de Taleb Rifai, ex- Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme et originaire de Jordanie et dont il a été le conseiller spécial.

Plusieurs pays, dont le nombre est aux environs de 50, représentés par plus de 100 personnalités du domaine du tourisme, ont adhéré à cette initiative depuis l’annonce de sa création récemment dont la Tunisie en la personne de Tijani Haddad qui est aussi ancien ministre de Tourisme et vice-président de la Fondation méditerranéenne du tourisme.

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Les pays ayant adhéré sont :

Afrique du sud, Allemagne, Angola, Arabie Saoudite, Australie, Bahamas, Barbade, Comores, Corée du sud, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, Ghana, Grande-Bretagne, Hong Kong, Inde, Irlande, Italie Jamaïque, Jordanie, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malaisie, Malte, Maurice, Namibie, Népal, Nigéria, Pakistan, Portugal, Réunion, RDC, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovénie, Swaziland, Tanzanie, Trinidad & Tobago, Tunisie, Ouganda, Ukraine, Zimbabwe.

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Taleb Rifai, ancien secrétaire général de l’OMT.

Taleb Rifai a affirmé à cette occasion que les voyages et le tourisme sont aujourd’hui un puissant secteur économique qui affecte et change la vie de milliards de personnes dans le monde. Ils sont aujourd’hui un contributeur majeur à des changements et des transformations beaucoup plus importants qui nous rapprochent lentement et progressivement en tant qu’êtres humains. L’Afrique et nous sommes UN dans le monde d’aujourd’hui. Le voyage nous a rapprochés là où tout a commencé.

Pour Tijani Haddad, la création du « collectif afro-méditerranéen pour la relance du tourisme » va avec sa conviction exprimée dans un article publié le 14 avril 2020 affirmant la nécessité de s’occuper de la préparation de la relance du secteur touristique afin d’anéantir les graves effets de la crise causée par le coronavirus sur l’économie et l’emploi tout en rappelant que le désir de voyager est éternel et qu’il n’est plus aujourd’hui un luxe.

Le tourisme s’est démocratisé et il fait même partie des droits de l’homme. C’est pourquoi, le tourisme rebondira après sa crise selon M. Haddad. On peut  donc être sûr que ce nouveau projet d’espoir dirigé par Taleb Rifai sera certainement l’un des tremplins pour le rebondissement du secteur tourisme et voyage.

                                                                                   Ali Chemli



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Le PDG de Jasmin Airways: « nos 10 nouveaux vols de rapatriement, nos souhaits pour l’aérien en Tunisie »

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Le PDG de Jasmin Airways, Ali Ben Amara, a annoncé que la compagnie avait un programme de 10 vols de rapatriement dans les prochains jours. Une occasion pour lui de lancer une proposition à qui de droit pour le transport aérien en Tunisie.

La dernière née des compagnies aériennes privées tunisiennes va opérer 10 vols de rapatriement au cours des prochains jours. Avec ses deux Embraer 170, le transporteur veut témoigner de son implication dans la démarche actuelle destinée à ramener les Tunisiens qui ont souhaité regagner le pays suite à la crise mondiale consécutive au coronavirus.

« Nous sommes une start-up et nous ferons tout pour réussir ces vols. Nous œuvrons pour ce pays et pour que chaque Tunisien ait sa dignité » a affirmé Ali Ben Amara, PDG de Jasmin Airways.

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En dépit de la crise qui frappe le transport aérien et qui a poussé la compagnie à revoir totalement ses projets, son premier responsable tient à souligner que toutes ses équipes travaillent actuellement à la bonne marche des vols de rapatriement qui lui ont été confiés.

« Nous avons un marché à entretenir, notre patrimoine, c’est la Tunisie », tient à souligner A. Ben Amara. « Beaucoup d’ambassades nous sollicitent afin d’assurer les vols parce que nous partons à l’heure et revenons à l’heure ». Le transporteur a en effet assuré plusieurs dessertes ces dernières semaines « dans les meilleures conditions et avec les protocoles sanitaires de l’IASA ».

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A bord du dernier vol de rapatriement Madrid-Tunis de Jasmin Airways, respect des consignes sanitaires extrêmes que ce soit dans la cabine passagers que dans le cockpit.

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La crise actuelle due au coronavirus n’est que passagère soutient Ali Ben Amara qui considère que dès qu’un vaccin sera découvert, le transport aérien reprendra de plus belle.

Cependant, son souhait porte sur des changements d’approches radicales dans le secteur en Tunisie et notamment dans le partage des rôles entre compagnies publiques et privées.

« J’ai personnellement été éduqué grâce à Tunisair et mon père qui y a travaillé pendant très longtemps, mais mon souhait serait de voir la compagnie nationale se positionner sur les vols de prestige et qu’elle laisse le trafic secondaire aux privés ».

A. Ben Amara prend à ce titre l’exemple d’une autre compagnie aérienne très connue qui s’est énormément développée ces dernières années grâce à cette stratégie de partenariat public-privé, en expliquant un peu plus sa vision: « Les vols où le remplissage n’est pas assuré pour Tunisair, c’est à nous de les assumer et non pas au contribuable de les supporter » tient-il à faire savoir, annonçant que Jasmin Airways a eu des opportunités pour le placement de ses avions en ACMI dans certains pays africains mais qu’elle a fait le choix de ne pas y répondre.

« Nous sommes patriotes,  nous voulons servir ce secteur de l’aérien, Tunisair doit accorder sa confiance aux compagnies privées. Nous devons travailler la main dans la main » a-t-il conclut en guise de souhait pour l’avenir.

Programme des vols de rapatriement de Jasmin Airways du 24 avril au 6 mai 2020:

 24 avril: vol vers l’Allemagne (Cologne-Bonn). Départ de Tunis à 11h00 et décollage de l’aéroport Konrad-Adenauer à 15h30.

27 avril: vol vers l’Allemagne (Cologne-Bonn). Départ de Tunis à 11h00 et décollage de l’aéroport Konrad-Adenauer à 15h30.

28 avril: vol vers le Maroc (Casablanca). Départ de Tunis à 9h00 et décollage de Casa Med V à 13h00.

29 avril: vol vers le Danemark (Copenhague). Départ de Tunis à 9h00 et décollage de Copenhague Kastrup à 13h30.

30 avril: vol vers la Roumanie (Timisoara). Départ de Tunis à 11h00 et décollage de Traian-Vuia à 15h00.

30 avril: vol vers la Roumanie (Bucarest). Départ de Tunis à 11h30 et décollage de l’aéroport Henri-Coandă à 12h30.

1er mai: vol vers l’Algérie (Annaba). Départ de Tunis à 9h00 et décollage de l’aéroport Rabah Bitat à 12h00.

4 mai: vol vers l’Allemagne (Cologne-Bonn). Départ de Tunis à 11h00 et décollage de l’aéroport Konrad-Adenauer à 15h30.

6 mai: vol vers la Suède (Stockholm). Départ de Tunis à 9h00 et décollage d’Arlanda à 14h00.



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« Des vacances de citoyens allemands dans la région méditerranéenne envisageables »

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C’est une déclaration porteuse d’espoir pour le secteur touristique : le ministre allemand du Développement, Gerd Müller, a estimé aujourd’hui que les voyages pour des vacances des citoyens allemands dans la région méditerranéenne étaient envisageables cet été, malgré la pandémie de coronavirus.

Müller considère qu’il existe « une chance » pour des vacances en Méditerranée, y compris en Afrique du Nord, évoquant notamment la Tunisie et indiquant que le tourisme y était l’un des principaux secteurs économiques.

Condition préalable à cette reprise, la mise en place de concept d’hygiène fonctionnels et aux normes européennes dans les pays visités.

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Ces recettes (volontairement ?) oubliées du tourisme tunisien

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Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a dévoilé pour la première fois de nouveaux chiffres concernant des recettes qui, jusque-là, n’avaient bizarrement jamais été comptabilisées dans la rubrique tourisme.

Jusqu’à une période récente, on considérait que le tourisme ne pesait qu’à peine 7% du PIB de la Tunisie. Il a fallu une étude de KPMG commandée par la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) pour démonter que ce taux était en réalité supérieur à 13% si l’on prenait en considération plusieurs autres activités en rapport telles que le transport aérien ou le tourisme local.

Les recettes provenant du secteur touristique ont été officiellement évaluées par la Banque centrale de Tunisie en 2019 à 5,9 milliards de dinars. Sauf que ce montant n’a pas comptabilisé ni le transport aérien, ni le tourisme local et encore moins le tourisme de proximité (Algérie et Libye).

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, sur le plateau de la chaîne privée Attessia TV, a dévoilé hier soir de nouveaux chiffres susceptibles d’évaluer le poids réel du secteur touristique dans l’économie du pays.

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Mais avant cela, il a fallu expliquer quels sont les secteurs qui ont été pris en considération dans les chiffres révisés:  le ministre a tout d’abord indiqué que l’on veut dire par tourisme toute activité qui touche les établissements d’hébergement (hôtels, maisons d’hôte, gîtes ruraux, etc.), les agences de voyages, les cafés et restaurants touristiques, les espaces de loisirs, les casinos, les sociétés de location de voitures, les guides touristiques, l’artisanat (artisans, commerçants et designers), les sociétés d’animation touristique, les petits métiers du tourisme, les compagnies de croisières, le tourisme de santé, les sociétés de distribution des produits agroalimentaires qui travaillent avec les établissements touristiques, etc. Car, faut-il le rappeler, le secteur emploie et directement et indirectement plus de 1,2 million de personnes.

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25% du budget de l’Etat  

Selon les chiffres avancés par Mohamed Ali Toumi, les recettes en devises provenant du secteur touristique en 2019 s’élevaient à 5619 millions de dinars. Mais pour saisir le poids réel du secteur, on doit y ajouter, les recettes réalisées par les deux compagnies aériennes, Tunisair et Nouvelair, sur les vols charters qui ont frôlé 350 millions de dinars en 2019.

Mais pas uniquement, car il y a aussi les recettes provenant des croisières qui auraient pu accoster en Tunisie si on avait pu maintenir le programme  initialement prévu en 2020, soit environ 200 millions de dinars.

Les sociétés de location de voitures réalisent annuellement de leur côté des recettes de 500 millions de dinars sur la location pour les non-résidents. Il y a en outre les recettes provenant du tourisme médical qui sont estimées à 1500 millions de dinars.

Les touristes algériens et libyens procurent également à la Tunisie environ 1400 millions de dinars par an. En somme, les recettes globales générées par le secteur touristique s’élèvent à 9 milliards de dinars, ce qui représente le quart du budget de l’Etat.

K.C

 

 



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6000 chambres pour les confinés et le corps médical, annonce la FTH

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La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) annonce que la profession a mis à la disposition des confinés et du corps médical une capacité de plus de 6000 chambres et ce dans le cadre de sa contribution à la lutte contre le coronavirus.

De plus en plus de chambres d’hôtels mises à la disposition des autorités sanitaires. La FTH a annoncé hier soir avoir atteint un total de 6230 chambres destinées à héberger non seulement les voyageurs venant de l’étranger mais également les soignants en première ligne de la lutte contre le coronavirus actuellement.

Ces chambres sont fournies de manière gracieuse et volontaire par les hôteliers, tandis que le ministère de la Santé se charge de leur gestion, de l’acheminement des repas aux résidents, de la décontamination, etc.

C’est dans la zone de Monastir-Skanès que le plus grand nombre de chambres a été comptabilisé (avec un total de 1520), suivie par la zone du Cap-Bon (1370) puis celle de Djerba-Zarzis (1040). Viennent ensuite Tozeur-Douz (697), Sousse (700), Tunis et environ (575) et Sfax (168 chambres).

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Source: FTH

De son côté, le groupe Almia a annoncé avoir ouvert exceptionnellement son hôtel Andalucia Beach à Bizerte pour le staff médical de l’hôpital Abderrahmen Mami. Une équipe de 40 personnes sera également en confinement au sein de l’établissement a annoncé la direction.

Selon les procédures appliquées par les autorités tunisiennes, tout arrivant de l’étranger actuellement ne présentant aucun signe de la maladie est placé en confinement obligatoire dans un hôtel pour une quatorzaine.

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Cependant, et au vu du flux important de voyageurs arrivés ces derniers jours, la capacité disponible s’était avérée insuffisante poussant les autorités à se rabattre sur d’autres modes d’hébergement moins confortables, ce qui avait entraîné une vague de protestations ayant fait grand bruit.

Le ministre du Tourisme, Mohamed Ali Toumi, a annoncé hier, lors d’une intervention télévisée, qu’un accord avait été conclu sur la mise en place d’une convention régissant l’opération noir sur blanc. Ce sont les gouverneurs qui signeront cette convention avec les propriétaires d’hôtels, laquelle énumère les conditions d’hébergement dont notamment un avenant au contrat d’assurance de l’hôtel convenu avec la FTUSA (Fédération tunisienne des sociétés d’assurance) pour couvrir les risques supplémentaires pouvant survenir lors de cette opération.

D.T

 



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A la TV, Mohamed Ali Toumi déballe tout et tire les choses au clair

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Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, a accordé une interview par visioconférence à Myriam Belkadhi de la chaîne El Hiwar Ettounsi le 17 avril courant dans laquelle il a remis les pendules à l’heure concernant sa stratégie de gestion de la crise actuelle. Morceaux choisis.

 

A propos du FMI qui a déclaré que le tourisme tunisien allait perdre 1,4 milliard de $ en 2020 : « Il s’agit d’une lettre d’intention envoyée par le gouverneur de la Banque Centrale et du ministre des Finances dans le cadre d’une procédure habituelle basée sur les estimations économiques qui tablent sur une récession attendue de 4,3% cette année. Il s’agit en réalité du manque à gagner pour le tourisme tunisien qui se base sur les 9 derniers mois de l’année.

Je n’ai pas été consulté dans le calcul de ce chiffre mais celui-ci nécessite d’être précisé car si l’on regarde la tendance de l’année 2019 dans le tourisme, ainsi que les deux premiers mois de l’année qui ont enregistré une progression de 25%, de même qu’une partie du mois de mars qui était à + 4%, la moyenne de croissance enregistrée dans le secteur a été de 16%.

Mon souci est que ce chiffre est peut-être correct, mais il ne répercute par l’importance du secteur touristique parce que beaucoup de recettes ne sont pas prises en considération comme celles du tourisme intérieur ou celles provenant des marchés de proximité ».

Ce que l’Etat va faire pour éviter que les entreprises du secteur touristique ne coulent : « Il y a un total de 14 décrets qui ont été préparés, certains ont été publiés, d’autres vont l’être très bientôt. Pour le tourisme, il y a d’abord les 200 dinars pour ceux qui travaillent dans le secteur seuls, pour les salariés ou pour les patentés.

Il y a ensuite deux plateformes, l’une qui concerne l’artisanat et Helpentreprises qui touche toutes les activités : restaurants, agences de voyages, hôtels, etc. Il y a bien-sûr des critères qui doivent être remplis, sans oublier qu’il y a une période de traitement d’à peu près 14 jours.

Nous sommes en relations constantes avec les fédérations professionnelles du tourisme et l’UGTT pour résoudre les problématiques des salaires d’avril d’abord, et pourquoi pas aller jusqu’à ceux de mai et juin.

Car en réalité, si d’autres secteurs vont reprendre rapidement, les choses risquent de durer dans le tourisme, c’est très compliqué. Il y a un enchevêtrement dans les mesures qui ont été prises et j’essaye avec mes confrères des autres ministères de vulgariser les mesures au profit du secteur touristique ».

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En visioconférence, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat répondant aux questions de Myriam Belkadhi sur la chaîne El Hiwar Ettounsi.

Mesures économiques et fiscales : « Les autres décrets qui vont être publiés porteront sur des mesures fiscales et financières pour alléger la gravité du coronavirus sur les entreprises. Il y a deux types d’hôtels, les non-classés et les classés. Pour la première catégorie, avec le refinancement seulement, ils résoudront leurs problèmes.

Les hôtels classés ont, eux, besoin de la garantie de l’Etat. Et pour ne pas qu’il y ait consolidation de la dette, il leur faut un refinancement (qui se fait en général sur 6 mois mais cette fois, la durée risque de s’étendre). Notre approche technique est très importante mais n’oublions pas que la BCT est indépendante et que le TMM est à 6,75%.

En France, les autorités ont dit qu’elles préféraient un pays endetté que des sociétés en faillite. En Tunisie, il y a un juste milieu à trouver car il ne faut se retrouver dans un pays en ruine, nos moyens sont limités et c’est pour cela que la solidarité est importante ».

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Concernant certaines critiques pour l’absence de cellule de crise : « je suis en train de suivre de très près ce qui se dit et ce qui s’écrit et également tous les emails que je reçois. Je suis en échanges permanents avec les professionnels au quotidien et pas seulement avec les présidents des fédérations. Il n’y a pas un professionnel qui m’ait appelé et auquel je n’ai pas répondu de 6h00 à 2h00 du matin, ou que je n’ai pas rappelé. Sans parler de ceux que j’ai reçus officiellement. Il n’y a pas un représentant de fédération professionnelle que je n’ai pas reçu à mon bureau ».

Solidarité et contribution à la lutte sanitaire : « en tant que ministère, nous avons fourni à tous les hôteliers (qui vont mettre leurs établissements à la disposition du ministère de la Santé pour héberger les Tunisiens de retour de l’étranger placés en quatorzaine obligatoire, ndlr) les garanties d’usage. Nous avons établi une convention dans ce sens qui a été mise à la disposition des gouverneurs pour garantir le droit des parties.

Il faut dire que certains ont accepté de donner leurs hôtels, d’autres pas même si je sais que l’ouverture d’un hôtel fermé n’est pas simple ni sur le plan de la logistique.

Les agences de voyages ont contribué par la mise à disposition de leur parc roulant, les restaurants touristiques fournissent des repas à ceux qui sont en première ligne, les chefs de cuisine se sont également mobilisés et je leur ai apporté la matière première pour assurer la continuité… La demande de ressortissants venant de l’étranger est très importante.

Le contexte est exceptionnel et il appelle à la solidarité, tout le monde doit s’entraider et ce n’est pas un contexte propice pour que chacun se rejette la balle. Et celui qui a les moyens, c’est à lui qu’incombe la responsabilité d’aider celui qui n’en a pas.

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« Si d’autres secteurs vont reprendre rapidement, les choses risquent de durer dans le tourisme, c’est très compliqué ».

Penser à demain et la stratégie 2035 : « posons-nous la question de savoir pourquoi notre tourisme se retrouve dans cet état à chaque crise ? Il faut tout démolir dans le secteur et reprendre sur des bases solides. Quel tourisme voulons-nous à l’avenir ?

Je suis en train de suivre au quotidien ce qui se passe partout, je fais du benchmarking. Nous travaillons actuellement avec la direction du Produit (de l’ONTT, ndlr) sur des protocoles sanitaires.

Sur les prochains mois, nous allons devoir cohabiter avec le coronavirus et il faut que l’on prépare un produit touristique qui prenne en considération la situation sanitaire dans les hôtels, le transport, la distanciation, comment effectuer le check-in et le check-out, sur les transats à la plage, comment activer le tourisme local ?

A l’échelle régionale, comment préparer les marchés de proximité ? Pour les marchés européens, quels sont ceux qui sont les plus à même de s’adapter au contexte tunisien ? C’est ce qui permettra de ramener un peu de devises et faire bouger les choses.

Si nous en sommes arrivés à ce point aujourd’hui, c’est parce que nous n’avons rien capitalisé pendant les 20 dernières années.

Je dis à tous ceux qui travaillent dans le tourisme : ne désespérez pas, les réformes profondes qui devront être faites, ce sont elles qui permettront d’assurer la pérennisation, elle évitera que vous ayez des emplois précaires.

Si j’arrive à disposer du temps nécessaire, je mettrai en application cette stratégie pour laquelle je suis venu parce que c’est la solution pour le futur.

Aujourd’hui, on essaye de s’en sortir comme on peut, avec de la solidarité, on fera l’impossible, mais c’est la vraie réforme globale  en profondeur du secteur qui est nécessaire, il faut s’en sortir définitivement, objectif 2035, notre secteur sera épanoui, c’est possible car nous disposons des atouts ».

 

Traduction non-officielle de l’arabe par Destination Tunisie.

L’ordre des thèmes a légèrement été modifié dans cet article pour une lecture plus fluide (le fond du discours a, lui, été respecté)

 



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Les Français pensent toujours aux vacances d’été en dépit du coronavirus

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L’envie des Français de voyager ne s’éteint pas malgré le confinement et la pandémie de Covid-19. Ils continuent de penser à profiter de leurs vacances et de partir à l’étranger dès que possible. La Tunisie doit-elle prendre cette tendance en considération ?

Selon un sondage réalisé début avril par Group Expression, les Français demeurent favorables au voyage. 50% des sondés envisagent de partir en voyage cet été tandis que 21% affirment qu’ils partiront dès que possible, soit dès la levée du confinement et des restrictions imposées sur le voyage.

Par ailleurs, 10% pourraient partir dès le mois d’octobre et seulement 5% prévoient leur prochain voyage en 2021. Cette tendance favorise une éventuelle grande demande de la part des Français une fois les restrictions liées au voyage levées. A cet effet, les pays qui seront les premiers prêts à accueillir des touristes pourraient en être les grands gagnants. La Tunisie a en effet intérêt à préparer le terrain le plus tôt possible.

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Garantir la sécurité sanitaire

Autre constat que les professionnels et les autorités concernées devront prendre en considération, l’établissement d’un protocole sanitaire capable de rassurer les voyageurs. Dans cette lignée, il est important de préciser que 30% des sondés ont exprimé leur envie de voyager mais sous condition de garantir leur sécurité sanitaire.

En outre, 21% souhaitent des « transports sûrs » (avion, train, bateau), et 20% donnent plus d’importance aux offres et tarifs promotionnels. En revanche, 13% ont jugé vital le fait de voyager indépendamment des conditions et offres proposées.

Dans le même contexte, les auteurs de l’étude indiquent que les jeunes de 25 à 45 ans sont les plus enclins à partir en voyage dès que possible tandis que les plus âgés sont plutôt conduits par les informations liées au COVID-19. De ce point de vue, les professionnels pourraient orienter plus leur communication vers les jeunes lors de la prochaine période afin de séduire cette catégorie d’âge.

Le sondage a, in fine, souligné que près de 60% des sondés pensent réserver leur prochain séjour en ligne, soit via les sites marchands des compagnies aériennes, compagnies de croisières, hôtels, clubs, etc., tandis que 26% des Français feront confiance aux tour-opérateurs et aux agences de voyages.

K.C



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Tout sur les nouveaux vols de rapatriements prévus jusqu’au 2 mai

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Un nouveau programme de vols de rapatriement vient d’être autorisé par l’aviation civile à la lumière des besoins définis par le ministère des Affaires étrangères notamment pour les Tunisiens à l’étranger. Ces vols spéciaux sont prévus entre le 18 avril et le 2 mai comme suit :

18 avril : vol Tunisair Marseille (France)

19 avril : vol Tunisair Jeddah (Arabie Saoudite)

20 avril : vol Nouvelair Libreville (Gabon)

21 avril : vol Nouvelair combiné Yaoundé (Cameroun) et N’Djamena (Tchad)

21 avril : vol Qatar Airways Doha (Qatar)

22 avril : vol Air France vers Paris-CDG (France), décollage de Tunis à 15h00 (détails)

22 avril : vol Tunisair Toulouse (France)

23 avril : vol Tunisair Lyon (France)

24 avril : vol Tunisair combiné Francfort (Allemagne) et Varsovie (Pologne)

25 avril : vol Tunisair Paris-CDG (France)

26 avril : vol Tunisair Jeddah (Arabie Saoudite)

27 avril : vol Tunisair Alger (Algérie)

29 avril : vol Tunisair Ryadh (Arabie Saoudite)

29 avril : vol Air France vers Paris-CDG (France), décollage de Tunis à 15h00 (détails)

30 avril : vol Emirates Dubaï (Emirats Arabes Unis)

2 mai : vol Tunisair Montréal (Canada)

Les horaires n’ayant pas encore tous été fixés, ils seront ajoutés dans ce même article au fur et à mesure qu’il seront annoncés.

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Par ailleurs, tous les passagers seront placés à l’issue de leur arrivée en confinement obligatoire pour une période de 14 jours.

Depuis son démarrage, le programme de rapatriement a permis à ce jour à 8976 Tunisiens non-résidents à l’étranger de rentrer, de même que 21.957 étrangers ont également pu rejoindre leur pays d’origine dans le sillage des restrictions de vols décidées par l’Etat tunisien pour contrer la prolifération du coronavirus. 39 compagnies aériennes tunisiennes et étrangères ont été mises à contribution pour mener à bien ces opérations.

D.T

 



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Hassène Brahim prépare son premier hôtel Agate à Sousse

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C’est un nouveau défi que se lance Hassène Brahim dans l’hôtellerie, s’appuyant sur sa longue expérience du secteur et de ses rouages.

Hassène Brahim passe à la vitesse supérieure. Fort d’une expérience dans l’hôtellerie et le tourisme de 3 décennies, il se lance désormais dans l’exploitation directe d’hôtels, voire même prochainement dans la location d’établissements à travers sa nouvelle société de gestion hôtelière Agate Hotels & Resorts.

Concrètement, cette nouvelle entreprise va commencer par prendre en gestion pour compte l’hôtel Kanta situé à Port El Kantaoui (propriété de Raouf Kateb) pour une période de 10 ans. L’établissement, qui portera le nom de Agate Kanta Garden Resort, devrait théoriquement ouvrir ses portes le 1er juin courant.

hotel-kanta-sousse-tunisieEn dépit de la situation qui prévaut, Hassène Brahim ne perd pas espoir d’un retour rapide aux affaires « grâce au soutien de mes tour-opérateurs partenaires » explique-t-il confiant. De plus, ses ambitions sont grandes et vise déjà deux projets supplémentaires en 2021 en Tunisie (un deuxième hôtel en gestion et un troisième en location).

Plus encore, Agate Hotels & Resorts a aussi des vues sur d’autres pays, notamment le Maroc et l’Egypte où deux projets dans l’hôtellerie sont également en gestation.

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Ces dernières années, Hassène Brahim, à travers sa société de consulting H&A, accompagnait différents hôtels dans la commercialisation, le marketing, le contracting et la mise en place de concepts.

Avec la création d’Agate Hotels & Resorts, il monte par conséquent à un palier supérieur, fort de sa longue expérience qui l’a menée en 30 ans de carrière de la chaîne Palm Beach à Abou Nawas en passant par Yadis ou encore Thalassa Hotels mais aussi et surtout avec Thomas Cook France et Der Touristik dont il dirigeait la direction commerciale pour l’Afrique du nord il y a encore un an.

 

 



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La direction de Novostar réagit concernant les salariés de l’hôtel Nahrawess

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La direction générale de la société qui exploite actuellement l’hôtel Nahrawess à Hammamet Nord a rendu public un communiqué que nous reproduisons à sa demande dans son intégralité.

« Suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, de plusieurs vidéos filmées intentionnellement montrant la protestation des employés de l’hôtel Nahrawess Thalassa Palace, nous considérons qu’il s’agit là d’une manipulation manifeste pour porter atteinte au nom de notre enseigne « Novostar Hotels », propriété de notre société Star Tourism & Hotels Management.

La société Star Tourism & Hotels Management, tenante de la marque Novostar, agit exclusivement en tant que gestionnaire pour compte de l’hôtel Nahrawess Thalassa Palace selon un contrat dont les termes ne stipulent en aucun cas que la charge des salaires incombe à notre société.

La situation de crise que traverse notre pays et le monde entier actuellement à cause du Covid-19 fait que l’activité du tourisme s’est retrouvée ralentie, voire arrêtée suite à des annulations de réservations, défaut de paiement des avances par les tours opérateurs et un trafic aérien complètement bloqué.

Tous les hôtels connaissent des difficultés financières, et l’hôtel Nahrawess Thalassa Palace en fait bien l’exemple et n’échappe pas malheureusement à cette règle, bien que le propriétaire de l’hôtel se soit armé d’une bonne volonté afin d’honorer les engagements lui incombant et d’assurer ainsi le paiement des salaires des employés de l’hôtel.

Le propriétaire a bel et bien fait de son mieux, pour assurer le payement de ces employés qui sont plus que 114 personnes avec une moyenne de 80% du salaire dû pour presque 97 employés, et de 50% pour presque 17 employés.

La société Star Tourism & Hotels Management « Novostar » tient à confirmer son engagement et sa volonté à maintenir ses établissements en activité dans l’objectif principal de sauvegarder les emplois, et soutenir par ailleurs ses partenaires en dépit de la conjoncture actuelle très difficile ».

(Communiqué de presse)

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A Tunis, deux avions d’Air France attendus pour des rapatriements

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La compagnie Air France annonce la mise en place de deux nouveaux vols exceptionnels pour le rapatriement de Français non-résidents en Tunisie avant la fin du mois d’avril courant.

Deux vols Tunis-Paris ont été programmés pour permettre le rapatriement de détenteurs de la nationalité française (en priorité) non-résidents et désireux de quitter le territoire tunisien.

Ces vols seront assurés par la compagnie Air France les 22 et 29 avril 2020 sous le numéro AF4142 avec décollage de Tunis à 15h00 et arrivée à Paris-CDG à 18h25 locale.

Chaque vol aura une capacité de 174 sièges en classe unique. La réservation des places est gérée exclusivement par la cellule de crise de l’ambassade de France à Tunis qui peut être jointe au numéro 71 105 110. Les billets sont ensuite réglés à l’agence Air France à l’aéroport Tunis-Carthage (tarif fixe de 794 DT/250 euros).

S’agissant de vols exceptionnels décidés par les autorités françaises et ayant obtenu une dérogation spéciale de la DGAC tunisienne, ces avions arriveront sans passagers de Paris.

Il semblerait cependant qu’il ne s’agisse pas des derniers départs vers la France, l’ambassadeur Olivier Poivre d’Arvor ayant annoncé aujourd’hui la mise en place de plusieurs autres vols vers Marseille et Lyon au cours du mois de mai prochain opérés éventuellement par les compagnies Jasmin Airways et Nouvelair avec lesquelles il est en négociations.

D.T

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Croisières : les paquebots n’accosteront pas de sitôt à la Goulette

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A l’image de toutes les autres filières du secteur touristique, l’activité des croisières est à l’arrêt total. Pire encore, les paquebots sont accusés d’être des foyers en puissance de COVID-19. Conséquence: plusieurs compagnies ne cessent de repousser la date de reprise de leur activité.

On espérait que 2020 soit l’année de retour progressif de plusieurs croisières en Tunisie. Au total, 11 croisières étaient attendues pour 9300 croisiéristes dont le premier était prévu pour le 4 avril du mois courant.

Désormais, cet objectif est loin d’être réalisable. Les compagnies de croisières ne cessent de repousser la date de reprise de leur activité. Depuis l’apparition du COVID-19 en Chine fin 2019, plusieurs paquebots sont devenus des foyers de l’épidémie. Ils ont été même qualifiés d’incubateurs géants du Coronavirus par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État français aux Affaires étrangères.

Rappelons le cas du « Diamond Princess » qui abritait 4.000 personnes à son bord. Ce navire est resté en quarantaine tout le mois de février au large des côtes japonaises. Le nombre de cas contaminés y dépassait 700 et une dizaine de décès y ont été confirmés. Dès lors, les compagnies des croisières décidaient d’arrêter tous les départs des paquebots et d’ajourner à chaque fois la date de la reprise.

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MSC Croisières vient d’annoncer récemment la prolongation de l’arrêt de tous les départs de ses croisières jusqu’au 29 mai. La compagnie avait initialement prévu un arrêt jusqu’au 30 avril.

Lourdement impactés

Hurtigruten prolonge également la suspension de ses opérations. De ce fait, toutes les croisières d’expédition sont suspendues jusqu’au 12 mai. On note aussi que la saison de croisières d’expédition en Alaska est reportée au mois de juillet à la suite de nouvelles restrictions des autorités canadiennes.

Celestyal Cruises va plus loin en prolongeant la suspension de ses départs jusqu’au 29 juin. Les clients de la compagnie auront jusqu’à la fin décembre 2021 pour modifier leur réservation et utiliser leur avoir sur un voyage à réaliser en 2020, 2021 ou 2022. Sinon, Celestyal procédera au remboursement automatique de la somme initialement versée.

Les autorités américaines ont interdit de leur côté tous les navires pour 100 jours. Cette crise sanitaire n’est pas sans lourdes conséquences sur les grands groupes. Selon le journal français Les Echos, les trois groupes cotés, Carnival (Costa), Norwegian Cruise Lines et Royal Caribbean, ont perdu les trois-quarts de leur valeur en Bourse depuis le début de l’année. Costa, qui n’avait pas encore reprogrammé d’accostages à la Goulette, prolonge la suspension de ses activités jusqu’au 30 mai 2020.

Etant donné toutes les complications auxquelles sont confrontées les compagnies de croisières, la reprise progressive de leur activité ne sera pas possible avant l’automne et la Tunisie ne sera probablement pas reprogrammée avant 2021 ou 2022.

Kemel Chebbi

Lire aussi sur le même thème:

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Les hôtels Le Palace et El Mechtel à la disposition du corps médical

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Le groupe franco-tunisien Alliance a mis à la disposition du ministère de la Santé deux de ses hôtels, à savoir Le Palace Gammarth (5 étoiles) et le Golden Tulip El Mechtel Tunis (4 étoiles).

Les deux unités ont été aménagées début avril 2020 pour accueillir dans les meilleures conditions le corps soignant en première ligne dans la lutte contre le coronavirus.

Le groupe Alliance précise dans un communiqué que l’hôtel Le Palace Gammarth (239 chambres) est mis totalement à la disposition du ministère de la Santé. Quant au Mechtel qui demeure en activité commerciale, un nombre important de ses chambres a été spécialement aménagé pour accueillir le corps médical.

Il ajoute que cette décision vient renforcer les mesures préventives ainsi que les actions de solidarité mises en œuvre par le groupe pour soutenir les efforts déployés par les ministères de la Santé et du Tourisme en vue de faire face à l’épidémie du COVID-19.

Samir Jaieb, PDG du groupe Alliance, a à cet effet déclaré que : « Nos deux hôtels sont prêts à loger toute personne envoyée par le ministère de la Santé et notre personnel travaillera d’arrache-pied pour leur assurer un hébergement confortable ». Il considère par ailleurs que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la contribution nationale du secteur touristique à l’effort national pour lutter contre le Covid-19 et ce malgré la crise exceptionnelle par laquelle passe le secteur.

Lire aussi:

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Dr Samy Allagui: « Le Covid-19 va imposer de nouvelles règles pour les voyageurs et les professionnels »

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Samy Allagui est docteur en médecine mais aussi consultant en exportation de services de santé et donc au fait des considérations du tourisme et des voyages. Alors que le tourisme est frappé de plein fouet par une crise sanitaire sans précédent, il propose un ensemble de dispositions que les hôtels doivent mettre en place s’ils veulent s’adapter aux futures exigences qui se dessinent.

Coronavirus : « La crise du Covid-19 a bouleversé les sociétés humaines de manière globale, profonde et durable. Tous les secteurs sont concernés dans tous les pays. La Tunisie encaisse, elle aussi, un coût/coup socio-économique sévère qui se répercute sur tous les secteurs, le tourisme figurant en tête de ceux-ci. Il faudra s’adapter, innover et agir intelligemment et rapidement pour intégrer les nouvelles contraintes imposées par la pandémie. En mariant tourisme et santé, on peut obtenir un ensemble de sous-produits qui peuvent satisfaire un nombre important d’objectifs ».

Mariage tourisme-santé : « cela peut apporter beaucoup de choses. D’abord, contribuer à faire sortir le tourisme de son marasme post-Covid par une diversification des niches et une couverture plus large des basses saisons. Ensuite, recruter un personnel diplômé et participer ainsi à faire baisser le chômage. Egalement attirer une nouvelle clientèle et se démarquer ainsi du tourisme de masse et des tour-opérateurs classiques eux-mêmes en grandes difficultés. Et au final, donner une autre image de la Tunisie en la rapprochant plus d’une destination de bien-être, médicalisée et sécurisée ».

Dr-Samy-Allagui

Médicalisation du tourisme : « c’est un nouveau concept pour les pays méditerranéens, mais ce n’est qu’une extension territoriale vers le nord des contraintes sanitaires en vigueur sous d’autres tropiques. Il s’agit de maladies (la méningite, l’encéphalite, la fièvre jaune, les hépatites A et B, le HIV, le palu, la rage) contre lesquelles l’OMS lutte par l’imposition de vaccinations, par la recommandation de tests ou de prise de médicaments. Les assureurs, eux, proposent souvent à ces voyageurs des assurances rapatriement adaptées aux risques d’exposition, c’est le cas pour de nombreuses destinations d’Afrique de l’ouest ou d’Asie du sud-est.

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La médicalisation du tourisme est un concept plus large que le tourisme de santé, il a un potentiel énorme qu’il s’agit d’explorer et d’exploiter par une médicalisation savamment dosée des unités hôtelières. Ceci inclus, au-delà des précautions en rapport avec le Covid-19, un grand nombre de cures et de séjours médicalisés, personnalisables à volonté. Le tourisme de santé, c’est quand les touristes s’occupent de leur santé pendant leur séjour. Ces services sont fournis dans des établissements touristiques à la différence du voyage médical qui, lui, concerne les cliniques. Dans le tourisme médical, on peut décliner un grand nombre de sous-produits. La médicalisation du tourisme sera incontournable car dans l’avenir, le Covid-19 pourrait imposer aux voyageurs ainsi qu’aux professionnels du tourisme des pays méditerranéens et ailleurs une adaptation forcée ».

Solutions sanitaires : « Le Covid-19 va imposer de nouvelles règles pour les voyageurs, un contrôle sanitaire aux frontières non plus par la température mais par des tests immédiats de Covidité + ou –, avec un résultat inscrit sur une carte valable 14 jours, ou un SMS qu’aura le touriste sur lui. Les Covid-19 + auront à leur disposition des établissements hôteliers préférentiels (obligatoires) adaptés et virus-friendly. En amont, il se pourrait que les T.O organisent des transports aériens et terrestres pour des Covid-19 + afin de les acheminer vers ces hôtels virus-friendly.

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De plus, le confinement récurrent pourrait donner naissance à des hôtels dédiés 12 mois/12 aux Covid-19 + en mal de déconfinement. Ces médichôtels, virus-friendly, seront soumis à des conditions strictes à respecter. Les précautions à prendre seraient d’abord destinées au personnel avec une formation adaptée Covid-19 et une formation 1er secours.

Pour l’établissement : le port de masques et leur mise à disposition ainsi que le gel et autres produits de désinfection sont du ressort de l’hôtel, le traitement du linge et des déchets de manière séparée et spécifique aussi. L’hôtel devra consacrer une chambre au RDC pour l’infirmerie avec source d’oxygène, boîte à pharmacie, valise d’urgence, défibrillateur et ambulance ainsi que la présence d’infirmiers et de médecin d’urgence. Dans les restaurants, café et sur la plage respect de la distanciation.

Nouvelles règles : « Les activités SPA et thalassothérapie seront oubliées, les fêtes de mariages adaptées, ainsi que le dancing et le sport qui sera individuel. Le testing des patients sera refait chaque semaine. L’hôtel devra se couvrir par rapport aux risques de plainte pour exposition au virus et il faudra signer un contrat-décharge avec les clients et prévoir une assurance  Covid-19 pour les hôtels et pour le touriste. Concernant la sécurité, cet aspect devra être détaillé avec les autorités sécuritaires et sanitaires pour respecter la vie privée des voyageurs tout en protégeant la collectivité.

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Qu’ils soient Covid-19 + ou –, ils ont besoin de se reconstruire aussi bien sur le plan physique que mental. C’est pour cette raison qu’il faudra médicaliser les séjours pour rentabiliser les unités hôtelières et remplacer les pertes dues aux activités bannies. Il faudra proposer des cures à la carte contre l’obésité, le tabagisme, les TOC, le diabète, les allergies, l’HTA, etc. Toute une reconversion indispensable si l’on veut mettre l’hôtel comme solution aux nouveaux défis de la société ».

Vacances médicalisées : « dans le cas de séjours et cures, plusieurs solutions sont envisageables. Les professionnels du tourisme tunisien peuvent développer des « vacances médicalisées » qui permettent  aux malades chroniques étrangers (diabétiques, hypertendus, insuffisants respiratoires ou rénaux) de profiter pleinement de leurs séjours dans de bonnes conditions et dans la continuité de leurs soins par l’adaptation des services (gastronomie, loisirs, infirmerie, .. .Etc.) à leur état de santé.

Les cures, qui se déclinent en cures de sevrage pour les alcooliques, tabagiques ou autres troubles addictifs, cures d’amaigrissement, séjours accompagnés et sécurisés pour les handicapés comme les trisomiques, les malvoyants ou autres patients à besoins spécifiques comme les patients souffrant d’Alzheimer, de Parkinson ou d’épilepsie… Egalement des séjours de préparation médicalisée pour les sportifs de haut niveau, des cures d’héliothérapie et des séjours de gériatrie et l’hébergement des personnes âgées.

Cette énumération n’est pas exhaustive et il va de soi que chacun de ces sous-produits doit faire l’objet d’une étude à part entière pour définir la clientèle cible, les mécanismes de prospection, les critères de commercialisation, la concurrence, les services qu’il faudra pouvoir offrir à chaque groupe, etc.  Ceci a déjà été entrepris à de nombreuses reprises et par divers acteurs, il ressort à chaque fois qu’il existe une demande réelle et croissante de ces services et que les clients potentiels sont bien identifiés et structurés, ce qui facilite leur approche. Actuellement et dans les suites de la pandémie Covid-19, cette démarche devient vitale pour le secteur du tourisme.

Dans ce cas, la prospection sera totalement différente de ce qui s’est fait à ce jour en Tunisie. Il faudra sortir des chemins battus, agir collectivement, sur la toile et avec les médecins. Toutes les idées et pistes citées dans ce texte pourraient faire l’objet de propositions, de réflexions et de projets de développement du tourisme en Tunisie car il représente un potentiel économique important pour notre pays ».

Dr Samy Allagui

Lire aussi les autres intervenants au Think-Tank DestinationTunisie.info #Covid-19

Ridha Habazi, directeur général de l’hôtel Golden Yasmine Taj Sultan

Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence de voyage Select Travel

Wissem Ben Ameur, directeur général de l’agence Liberta Voyages

Anis Suissi, directeur Commercial et Marketing dans l’hôtellerie à Hammamet

Nebil Sinaoui, propriétaire de Maison Didine, Signature Traiteur et Le Gourmet

Tarek Lassadi, directeur général de l’agence de voyage Traveltodo

Mourad El Kallal, hôtelier à Djerba et ancien tour-opérateur 

Jabeur Ben Attouch, président de la FTAV

Anis Sehili, directeur commercial central groupe El Mouradi

Karim Kamoun, agent de voyages, hôtelier, tour-opérateur

Mehdi Hachani, président de la Fédération tunisienne des guides agréés de tourisme

Thierry Breton, commissaire européen pour le marché intérieur

 

 

 

 



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En France, le SETO décide de reporter encore les voyages à forfait

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Le SETO (Syndicat des Entreprises du Tour Operating en France), annonce avoir pris de nouvelles décisions concernant les voyages à forfait.

Compte tenu de l’évolution de la crise sanitaire et des derniers développements et décisions en matière de restriction de voyages, le SETO a annoncé aujourd’hui dans un communiqué s’être de nouveau réuni avec les principaux tour-opérateurs (T.O) opérant sur le marché français. Cette réunion a débouché sur un ensemble de dispositions prises de concert entre les membres.

Le syndicat estime que « compte tenu de la situation sanitaire (covid-19) et des circonstances inévitables et exceptionnelles qui imposent des restrictions de voyage, tous les départs jusqu’au vendredi 29 mai 2020 inclus sont reportés ». Cette disposition peut être adaptée en fonction des contraintes des compagnies maritimes et fluviales mais également en fonction des possibilités de réouvertures de destinations suite à l’annonce de la fin du confinement en France annonce aussi le SETO.

Pour les voyages concernés, les tour-opérateurs sont appelés à en informer leurs clients dans les meilleurs délais. « Ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l’évolution de la situation et dans un souci de l’intérêt de la clientèle, des agences de voyage et des tour-opérateurs ».

Le Syndicat des Entreprises du Tour Operating (SETO) regroupe quelques 70 des plus importants tour­‐opérateurs du marché français.

A propos de la recommandation précédente du SETO:

Coronavirus : les T.O français reportent au 15 mai 



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Karim Kamoun : « on ne doit pas être ingrats avec les T.O dans la situation actuelle ».

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Il est à la fois directeur général des agences Voyages 2000 et Carthage Tours, mais également hôtelier à travers la société TSL, qui exploite 13 établissements, et aussi tour-opérateur en tant que fondateur et associé de Sun&Fun Pologne. Bien qu’impacté à tous les niveaux de la chaîne de valeur, Karim Kamoun n’en demeure pas moins un brin optimiste.

 

Situation actuelle : « toutes nos entreprises, qui emploient 150 personnes dans les deux agences de voyages et entre 700 et 800 salariés dans les hôtels, sont actuellement fermées avec les problèmes de salaires qui  vont se poser même si nous avons payé le mois de mars intégralement ».

Coronavirus : « il n’y aura pas de vaccin dans les 2 à 3 mois, c’est impossible mais peut-être d’ici la fin de l’année. La Tunisie, vu le nombre total de contaminations, se retrouve finalement dans une situation qui n’est pas dramatique et cela montre qu’on a bien géré et qu’on a pris les mesures qu’il faut. Les tour-opérateurs regardent de très près cette gestion de crise et actuellement, la Tunisie et la Grèce s’en sortent bien. Cette image va beaucoup nous aider pour la reprise, elle aura un impact positif ».

Les tour-opérateurs regardent de très près notre gestion de la crise sanitaire

Distanciation sociale : « on ne peut pas faire marche-arrière sur le modèle touristique qui est le nôtre et dire que l’on doit tout revoir. Les queues dans les hôtels ne sont pas propres à la Tunisie, c’est aussi le cas sur la Costa Brava en Espagne, en Turquie, en Grèce. Les gens sont actuellement en train de réserver des croisières pour 2021 bien que ce secteur soit très exposé à la concentration de touristes. La distanciation sanitaire va s’oublier avec le temps ».

Marché russe : « en tant que réceptif d’Anex Tour, je pense que dès que sera levée l’interdiction de voyager en Russie, mais aussi en Tunisie, il y aura des clients russes, c’est sûr. Le comportement du Russe est différent mais il y aura certainement des protocoles sanitaires qui seront mis en place. On ne va pas « libérer » les choses comme çà, il devra y avoir des assurances sanitaires pour les clients déjà avant de monter dans l’avion.

Nous avons des réservations déjà acquises et rien que pour mai, nous avions déjà 7000 à 8000 clients russes sur la Tunisie. Les T.O n’ont pas remboursé les réservations mais ont donné la possibilité de les modifier sans frais. Un client qui a payé le prix d’un séjour en mai pourra effectuer son voyage sans supplément même en haute saison (quand les tarifs sont différents) dans le même hôtel et valable jusqu’à fin octobre. Ceci pour sauvegarder nos clients. Cette procédure est différente de celle décidée dans d’autres pays qui porte sur un voucher utilisable sur 18 mois sur n’importe quelle destination ».

Décisions gouvernementales : « concernant les décisions qui ont été prises en faveur des entreprises, certaines sont bonnes, d’autres moins bonnes et d’autres encore nécessitent plus d’améliorations et surtout de pouvoir les mettre en application. Il faudra d’abord rouvrir les recettes des finances car nous avons beaucoup de TVA à restituer étant donné que nous avons effectué des investissements colossaux dans nos hôtels. Il faudrait donc raisonner pour le tourisme et ses spécificités, simplifier les procédures qui sont souvent très compliquées comme pour le chômage technique et qui menacent de faire échouer les mesures décidées».

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Relations avec les établissements financiers : « Pour le leasing et contrairement à ce qui a été annoncé, nous avons pu obtenir une nouvelle période de 6 mois de grâce moyennant bien-sûr des intérêts. Cependant, dans le tourisme, nous ne devons pas raisonner sur une période de 6 mois mais sur la saison car on ne pourra pas payer les échéances bancaires ou de leasing en basse saison après une année blanche. Nous n’avons pas eu d’avances sur l’early booking. Il faut raisonner sur la période 1er avril 2020-31 mars 2021 et donc décaler les échéances d’une année et non pas 6 mois.

Il faut raisonner sur la période 1er avril 2020-31 mars 2021

Un hôtel qui a fait un RBE négatif ne pourra pas payer ses crédits à moyen-terme. Il faut à ce propos distinguer les crédits à court-terme qui peuvent être décalés de 6 à 10 mois. Mais les crédits à moyen et long termes doivent être décalés d’une année. Et je pense par ailleurs aux hôteliers qui ont des dettes classées, comment cela va se passer pour eux ?

Concernant les intérêts résultant de ces décalages, l’Etat doit imposer un taux bas et demander aux banques de limiter leurs bénéfices car nos pertes de 2020 devront être amorties sur 4 ou 5 ans ».

Relations avec les T.O : « je suis de ceux qui estiment que perdre un tour-opérateur, c’est catastrophique. Ils sont eux aussi menacés de faillite actuellement. Il faut voir par exemple la TUI, ce mastodonte qui a été aidé par un prêt de 1,8 milliard d’euros.

Ils nous ont demandé, en tant que partenaires, de reconduire les mêmes prix et les mêmes conditions pour 2021 pour sauver les reports et les réservations déjà acquises. Tout le monde n’est pas d’accord mais ce sont des solutions pour maintenir les destinations. Il ne faut pas oublier avec quoi nous avons bâti des hôtels et fait des rénovations. Il ne faut pas être ingrat avec les T.O.

Pour l’actuelle saison, ils avaient déjà vendu 20 à 30% des capacités selon les marchés. On a perdu avril, mai et certainement juin, mais on en récupérera plus tard peut-être, cela dépendra de chaque pays ».

On a perdu avril, mai et certainement juin

T.O et low cost : « les clients des tour-opérateurs, pendant la dernière crise de mars, ont tous été rapatriés; ceux qui ont dû prolonger leur séjour dans les hôtels faute d’avions ont été pris en charge par leurs T.O, bien que cela leur a fait perdre beaucoup d’argent. Par contre, des clients partis avec des low cost par exemple ont connu bien des déboires et ont du payer souvent de nouveaux billets d’avion au prix fort.

Concernant l’open sky, les vols low cost existent dans de nombreux pays touristiques et c’est un complément à l’offre existante. Au contraire, ils offrent un pouvoir à l’hôtelier qui peut améliorer ses prix. En tant qu’agent de voyage, le client aura toujours besoin de transferts et d’excursions, je ne suis donc pas du tout contre l’open sky ».

Perspectives futures : « en 2020, nous allons perdre 40 à 50% de notre clientèle. L’année 2021 va être difficile à cause de la crise économique qui va découler de la pandémie mondiale, du chômage, de la reprise difficile des entreprises, des budgets MICE qui seront touchés. Mais on va reprendre notre rythme normal en 2022 ».

Propos recueillis par Hédi HAMDI

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Vols de rapatriement : les agences Tunisair qui seront ouvertes

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Dans le cadre du programme du rapatriement des Tunisiens bloqués à l’étranger, Tunisair a annoncé la réouverture les 14, 15, 16 et 17 avril de ses agences de La Marsa, El Menzah, Bizerte, Nabeul, Sousse et Djerba (Houmt Souk) et ce, à partir de 9h00 du matin jusqu’à 13h00 pour leur permettre de réserver leurs billets.

Quant à l’agence à l’aéroport Tunis-Carthage, elle sera ouverte selon les mêmes horaires à partir du lancement des vols. Il est à rappeler que le transporteur national opère des vols vers la Turquie le 15 avril (décollage d’Istanbul à 12h30 GMT), la France le 17 avril (décollage de Marseille à 11h25 GMT), l’Arabie Saoudite le 19 avril (décollage de Jeddah à 15h00 GMT) et l’Allemagne le 20 avril (décollage de Francfort à 12h25).



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Coronavirus : un mécanisme de garantie des crédits au profit des entreprises touristiques

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 Le décret-loi approuvant la création d’un mécanisme de garantie de crédits de gestion, d’entretien et d’exploitation au profit des sociétés opérant sur le secteur touristique a été adopté en conseil ministériel.  

Le conseil ministériel restreint tenu hier a approuvé un ensemble de décrets-lois en relation avec les répercussions de la crise sanitaire du COVID-19 sur les activités économiques dont le tourisme.

En effet, la porte-parole du gouvernement, Asma Shiri, a annoncé parmi les mesures de soutien aux entreprises l’adoption du décret-loi relatif à la création d’un mécanisme de garantie des crédits de gestion, d’exploitation et d’entretien au profit des sociétés agissant dans l’hébergement, l’animation touristique, les agences de voyages, les restaurants touristiques et autres activités touristiques impactées par cette crise sanitaire.

 



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Lutte contre le coronavirus: les hôtels mettent plus de 3000 chambres

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Les hôtels tunisiens sont pleinement engagés dans la lutte contre le coronavirus. Outre les aides en nature au fonds 18-18 et en fournitures offertes aux instances sanitaires, nombre d’hôteliers ont également ouvert leurs établissements.

Dans la lutte contre le coronavirus, les hôtels en Tunisie se mobilisent. On estime à 3037 le nombre de chambres mises à la disposition du corps médical mais aussi au profit des confinés et notamment les rapatriés de l’étranger soumis à une quatorzaine obligatoire.

Ce chiffre a été rendu public par l’étude effectuée par l’UTICA recensant les différentes contributions du secteur privé à la lutte contre l’épidémie actuelle. Réalisée entre autres avec la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie), cette étude précise que 1014 lits sont déjà opérationnels et 2023 en cours de préparation.

Cette mise à disposition des hôtels s’effectue sur la base du volontariat et à titre totalement gracieux. Elle concerne quasiment toutes les régions du pays.

Lire aussi sur le même thème:

A Tunis, des hôtels volontaires à la disposition du personnel médical

Tunis: l’hôtel La Maison Blanche mis à la disposition des blouses blanches



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Coronavirus : Les recommandations de l’IACE pour relancer le tourisme

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Le think-tank recommande, entre autres, d’ouvrir pour le tourisme intérieur avec des normes strictes d’hygiène.

L’IACE (Institut arabe des chefs d’entreprises) a publié récemment un document faisant office de stratégie de relance de l’activité économique après le confinement et qui pourrait être appliquée à partir du mois de mai.

Ce plan de gestion de crise complet élaboré par le think-tank comprend particulièrement sa vision pour un « Plan national de continuité de l’activité » et une piste pour consolider la résilience du pays pendant la période après confinement qui pourrait durer plus de 18 mois.

Pour le secteur du tourisme, l’IACE propose, afin de préserver des entreprises sinistrées, de prévoir l’ouverture d’hôtels spécialement pour l’isolement des Tunisiens résidents à l’étranger qui peuvent payer leurs séjours pour pouvoir bénéficier d’un service d’hébergement de qualité à leur retour.

Il recommande par ailleurs l’ouverture pour le tourisme intérieur avec des normes strictes d’hygiène. Il s’agit également de prévoir les normes de fonctionnement de cafés, restaurants, etc.

Lire sur la relance après le coronavirus: 

Anis Sehili : « mettre en place des protocoles sanitaires avec des limites de capacités »



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Anis Sehili : « mettre en place des protocoles sanitaires avec des limites de capacités »

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En charge de tout le département commercial de la première chaîne hôtelière en Tunisie mais également premier responsable de ses filiales tour-opérateurs en Europe, Anis Sehili a une vision certainement à large spectre sur le modèle qui prévaut dans le tourisme de masse en Tunisie qui se retrouve aujourd’hui menacé par les nouvelles attentes qui apparaîtront après la crise du coronavirus.

Constats actuels : « nous sommes dans le flou total, nous ne connaissons pas l’évolution de la situation sur nos marchés émetteurs. Le tourisme se fonde sur la découverte exotique, sur la disponibilité d’argent pour cette activité finalement non essentielle et sur du temps libre lequel est aujourd’hui consommé (pendant la période de confinement).

Les budgets vacances seront réduits et l’activité tourisme sera la dernière à reprendre. Autre problème, les gens vont utiliser de moins en moins l’avion et aller de moins en moins vers les espaces où il y a des rassemblements de personnes ».

Le coronavirus : « de la même manière que le coronavirus frappe les plus âgés, on peut également être assimilé à une destination contaminée depuis longtemps par ce virus avec notre parc hôtelier et roulant vieillissant qui était déjà « sous anti-inflammatoires » depuis les crises de 2011 et 2015. Notre tourisme a aussi tous les signes de cette maladie qui se manifeste par des maux de tête (parce que nous avons 0 recettes), de la toux (on continue de payer sans retour)… un tourisme affaibli, en manque de diversités, d’investissements.

Après les périodes de confinement que tout le monde aura vécu, il pourrait y avoir cependant un engouement pour la demande mais les attentes des clients seront différentes ».

Répercussions : « les coûts vont être modifiés, ils vont augmenter, il n’y aura plus d’économies d’échelle pour les hôtels mais aussi pour les compagnies aériennes. Les opérateurs vont devoir consolider, ils ne pourront plus mettre de charter de la même façon.

Nous allons nous retrouver face à un paysage très concurrentiel, pour une quantité de clients restreinte. La mise en place des normes sanitaires va coûter cher et nos faibles revenus ne vont pas couvrir ces nouveaux coûts, ce qui va nécessiter une restructuration généralisée.

Le mix-produit va avoir un impact sur les entreprises notamment le all-inclusive qui est basé sur le volume. Les conditions tarifaires habituelles vont subir des changements et une refonte du pricing est attendue, également celle des conditions d’annulation. Sans parler des avances early-booking.

De plus, on ne sait pas ce qu’il va advenir du dinar, s’il va monter ou descendre. Et d’ailleurs, depuis qu’il a été décidé de signer les contrats avec les T.O en devises, le dinar a gagné de la valeur et nous avons perdu au moins 10% sur les prix. Ne faudrait-il pas signer à taux fixe par exemple ? La Banque Centrale serait bien avisée de nous faire une étude globale sur les perspectives économiques ».

Les conditions de reprise : « en l’absence de vaccin, l’élément essentiel sera la confiance du client dans le voyage, bien que le tourisme soit un domaine qui a besoin de confiance à la base. Ensuite, les infrastructures doivent être sécurisantes. Il faudra rétablir donc cette confiance avec des mesures sanitaires très fermes mais notre modèle va à l’encontre de cette machine. Le volume de reprise va être très lent, il va prendre du temps et la confiance se fera d’abord avec les destinations de proximité, ce qui peut jouer en notre faveur puisqu’en définitive, la Tunisie n’est pas éloignée de l’Europe.

Il faudra mettre en place des protocoles sanitaires avec des limites de capacités pour éviter les rassemblements et préserver cette distanciation sociale. Sauf que les grands hôtels et les formules clubs où il y a beaucoup de gens ne permettront pas cela. Il va donc falloir optimiser nos structures hôtelières ».

Tendances futures : « les gens vont favoriser leurs vacances dans des hébergements de proximité, c’est-à-dire chez des proches, dans des résidences secondaires, en voiture ou dans de petits hébergements flottants, toujours en nombre limité. On va assister à une montée du tourisme local, du tourisme de plein-air dans des établissements avec accès individuels et non plus dans des hôtels fermés.

Conclusions : « nos infrastructures hôtelières sont trop grandes, nous ne sommes pas habitués à avoir 50 personnes par établissement. De plus, il va y avoir une concurrence nationale et internationale. Je pense que nous allons avoir une baisse de 70% en juillet et août et n’avoir que 5 à 10% d’étrangers.

Les marchés algériens et libyens qui ne sont pas packagés pourront venir mais les familles seront touchées, on aura probablement une tendance plus vers des jeunes venant en voitures.

Les prix ne seront plus un élément de compétitivité mais seront remplacés plutôt par les nouveaux protocoles de sécurité sanitaire qui seront exigés.

Je ne veux pas être pessimiste mais j’ai une vue sur plusieurs marchés et en 2021, je ne pense pas qu’il y aura une reprise, cela nécessitera du temps et il faudra contrôler nos capacités et ne plus s’appuyer sur le circuit de distribution habituel. Je pense plus à l’année 2022 qui devra offrir un tourisme de proximité sur un environnement nouveau.

C’est l’occasion pour nous de faire du tourisme culturel, d’aventure, de développer des niches qui pourraient nous sauver avec un autre type de clientèle.

Et au lieu d’éparpiller nos efforts, mettons le paquet sur la proximité, sur la clientèle qui se déplace en voiture ».

 

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