La gastronomie franco-tunisienne à l’honneur

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le repas gastronomique à la française, avec ses rituels, est inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Pour l’UNESCO, cette pratique renforce l’identité collective des Français et contribue à la diversité culturelle dans le monde.

Mais les enjeux de la nutrition ne se limitent pas uniquement à la dimension culturelle. Une alimentation saine et équilibrée est nécessaire pour favoriser le développement physique et mental des enfants. C’est également essentiel pour maintenir les adultes en bonne santé.  Il est donc important de sensibiliser le public dès le niveau scolaire à ce volet déterminant de l’hygiène de vie.

La cuisine représente enfin un secteur économique qui s’étend de l’agroalimentaire au tourisme, en passant par l’hôtellerie et la restauration, des filières qui pèsent dans le PIB et qui proposent de nombreux emplois aux qualifications infiniment variées.

L’objectif de cette nouvelle édition des Journées de la gastronomie franco-tunisienne consiste à favoriser les échanges dans un domaine qui concerne aussi bien le grand public que les professionnels. Une douzaine de grands chefs français et une chef venue du Maroc vont partager leur savoir faire pendant trois jours :

Jeudi 16 octobre

Conférence à l’Institut des hautes études touristiques de Sidi Dhrif, séquences de partage avec les chefs tunisiens et les partenaires de la manifestation et show cooking.

Vendredi 17 octobre

Ateliers dans un établissement scolaire : épices et aromates, chocolat, la glace et son histoire, la cuisine moléculaire, les sens, la malbouffe ou la nutrition, le métier de demain.

Les chefs prendront leur repas avec les élèves.

Samedi 18 octobre

Les hôtels Novotel et Ibis, situés avenue Mohamed V à Tunis, accueilleront le public de 10 heures à 13 heures pour une démonstration de confection d’entrées, de plats et de desserts, qui seront réalisés en direct. Les grands chefs cuisiniers tunisiens et français partageront leurs secrets pour le plus grand plaisir des personnes présentes qui pourront goûter les mets réalisés et donner leur avis



ARTICLES ASSOCIÉS

Bravo Hotels accroche sa 3e enseigne à Djerba

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Et de 3 pour Karim Mzali. Le patron de Bravo Hotels & Resorts vient d’ajouter un 3e établissement à son porte-feuille. Après Yasmine Hammamet, c’est à Djerba que l’enseigne va faire son apparition, précisément sur l’hôtel connu sous le nom d’Al Kantara Thalassa situé à Aghir. L’établissement,  classé 4 étoiles et doté d’une capacité de 622 lits, sera exploité en location.



ARTICLES ASSOCIÉS

Dix raisons de voyager à Oman en hiver

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le sultanat d’Oman maîtrise comme nul autre l’art de la séduction, grâce à ses températures estivales en plein hiver. Oman est la destination par excellence pour un voyage en hiver, la période idéale pour profiter au maximum de ce pays.

Les faits sont là : la température moyenne à la mer, de novembre à mars, oscille autour des 30°C pendant la journée; les nuits sont délicieusement fraîches et affichent environ 18°C. Dans les montagnes, le thermomètre descend un peu plus bas et la température de l’eau de mer avoisine les 25°C. Le rêve ! Notre hiver est dès lors la meilleure période pour visiter Oman et jouir des autres atouts qui font d’un séjour à Oman une expérience inoubliable. Voici les dix raisons de voyager à Oman en hiver.

1. Des vacances à l’aise

Oman est une oasis de sécurité dans un Moyen-Orient parfois tumultueux. On peut même y voyager de manière individuelle sans problème : les habitants sont sympathiques et accueillants, la majorité d’entre eux parlent anglais.

2. Tourisme de qualité

L’infrastructure touristique d’Oman est connue pour sa qualité. L’infrastructure hôtelière est exceptionnelle et le service parfait. Doté d’une longue expérience du tourisme, Oman sait accueillir les vacanciers d’une manière sensationnelle.

3. Aisément accessible

A partir de l’Europe, OmanAir assure des vols directs entre Paris et Mascate. Au départ de Tunis, Emirates, Qatar Airways, Turkish Airlines, Lufthansa… proposent également de bonnes liaisons.

4. Circulation aisée

Oman possède un très bon réseau routier, tant le long de la côte que dans l’arrière-pays montagneux. Les hôtels proposent un large éventail d’excursions guidées et il est tout à fait possible de sillonner le pays en voiture de location.

CONSEIL : si vous voulez découvrir Oman de manière originale, suivez la route de l’encens en partant de Salalah. Vous passerez par de nombreux sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

5. Détente

Loin des frimas et de l’humidité belges, vous pourrez recharger vos batteries à Oman, vous détendre dans des hôtels de luxe, équipés d’installations de bien-être les plus modernes, tant à la mer que dans l’arrière-pays.

CONSEIL : choisissez un hôtel de luxe, à un jet de pierre de l’aéroport international de Mascate : Millennium Hôtel, Chedi, Crowne Plaza, Shangri La, Al Bustan, Sifawi…

6. Vacances actives

Pour les voyageurs actifs, Oman offre un éventail de possibilités, pas seulement pour les amateurs de calme mais aussi pour les touristes avides de sensations. En montagne, on peut entreprendre de fantastiques randonnées et profiter la nuit d’un hôtel de rêve.

CONSEIL : logez dans le tout nouveau Alila Jabal Akhdar, à deux mille mètres au-dessus du niveau de la mer, au cœur de l’impressionnant massif montagneux.

7. Soleil et mer

La côte d’Oman s’étend sur non moins de 3.160 km ! Au départ des hôtels, les excursions vers la capitale Mascate sont nombreuses. Des vacances le long de la mer d’Arabie, c’est bien plus que paresser au soleil car Oman est la destination par excellence pour la plongée, le surf, la voile et le kayak.

8. Nature et culture

Les programmes de voyage à Oman sont fascinants parce qu’ils combinent beautés naturelles et richesses culturelles. Oman est gâté à cet égard : mer, désert, montagnes, oasis côtoient une kyrielle de trésors historiques et culturels.

CONSEIL : visitez le Fort de Nizwa et plongez dans cinq cents ans d’histoire omanaise.

9. Gastronomie

Oman peut se targuer d’une cuisine particulièrement variée, empreinte d’influences du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique. Dégustez riz, poulet, poisson, agneau épicés à la cardamone, au safran et au curcuma. Vous aimez les fruiti et le requin.

10. Souvenirs fantastiques

Si vous souhaitez ramener un souvenir pour vos amis ou votre famille, vous n’aurez que l’embarras du choix à Oman. Voici quelques idées : paniers tressés, poignards (khanjar) et épées, bijoux en argent, tapis, eau de rose, encens, henné, dattes, tissus et halva (gourmandise sucrée).

CONSEIL : vous trouverez des souvenirs de bonne qualité à l’Omani Heritage Gallery dans le Fort de Nizwa et au Qurm Shopping Centre à Mascate.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Avec Premium Economy Class, Lufthansa marche sur les traces d’Air France

premium-economy-class-lufthansa-tunis
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La compagnie aérienne allemande Lufthansa s’apprête à lancer sa nouvelle Premium Economy Class à partir du 10 décembre 2014.

Dans un premier temps sur ses destinations long-courriers. Sur sa ligne régulière Francfort-Tunis, le sujet n’est pas encore d’actualité. Ce sont donc uniquement les passagers à destination de Washington, Chicago, Sao Paulo, Mexico, Pékin, Buenos Aires et Bangalore qui seront concernés par cette nouvelle classe intermédiaire, supérieure à l’économique mais inférieure à la business.

Au départ de la Tunisie, seule Air France proposait à ce jour cette catégorie. Le transporteur allemand annonce que la classe sera ensuite étendue aux vols opérés vers Tokyo Haneda, Shanghai et Hong Kong le 28 janvier 2015 puis vers Séoul le 11 février.

Les passagers pourront enregistrer en soute 2 bagages de 23 kg chacun. La classe éco premium de Lufthansa est équipée de sièges supposés être plus confortables avec 50% d’espace en plus : réglage autonome avec accoudoirs individuels, tablette rétractable, dossier inclinable et repose-pieds promet la compagnie.



ARTICLES ASSOCIÉS

Quand le tourisme est très Net

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Dubaï. On n’aime ou on n’aime pas. Mais force est de reconnaître qu’en matière de tourisme, l’émirat peut se targuer de donner des leçons aux autres destinations qui se reconnaîtront.

La municipalité de la ville vient de prendre une décision en apparence simple mais en réalité d’une portée telle que ses retombées ne seront que bénéfiques pour le tourisme.

Profitant de l’ouverture de Gitex Technology Exhibition Week 2014, le 12 octobre, Dubaï a annoncé fournir désormais le wifi gratuit sur ses plages et dans les parcs. En tout, 17 sites vont être équipés au cours du prochain semestre. Ceci en plus de la nouvelle application « Dubai Parks and Beaches » qui est désormais proposée pour tout savoir sur les sites à visiter.

Pendant ce temps, sous d’autres cieux que l’on dit touristiques, les hôtels ne sont pas encore tous capables d’offrir un débit Internet suffisant à leurs clients. Ne parlons même pas encore d’applications à des fins touristiques. Suivez mon regard.

 D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Sousse : le Menchia cherche un repreneur

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Suite à une décision du juge commissaire auprès du Tribunal de première instance de Sousse le 1er octobre, l’appart-hôtel El Menchia (132 lits) va être cédé par voie d’appel d’offres. La société propriétaire a été assainie de toutes ses dettes et sa mise en vente résulte d’une procédure judiciaire remontant à l’année 2010 et confirmée en appel en 2013. Le commissaire à l’exécution a fixé au 8 novembre le dernier délai de remise des offres par d’éventuels soumissionnaires.



ARTICLES ASSOCIÉS

Qatari Diar revient à la charge

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les promoteurs du projet « Tozeur Desert Oasis » refont parler d’eux. Le groupe Qatari Diar vient en effet de lancer un nouvel appel d’offres pour sélectionner une entreprise dont la mission sera de métrer et gérer le coût de la phase post contrat du projet.

Rappelons qu’il s’agit de bâtir notamment un hôtel de 5 étoiles dans le désert « reflétant le meilleur de la culture et de l’hospitalité arabe » selon les promoteurs du projet et qui porterait le nom de Tozeur Desert Resort.

A la base, l’ouverture de cet établissement de 60 suites de grand-luxe avait été annoncée pour l’année 2015.



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisie: nouvelle menace sur les voyages à l’étranger

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Pour les professionnels du secteur, cette décision a fait l’effet d’une bombe puisqu’elle a pris de court toute la filiale sans préavis malgré des dossiers en cours pour des départs proches de leurs clients.

L’annonce est tombée comme un couperet dans le rang des agences de voyages tunisiennes spécialisées dans l’outgoing, autrement dit dans l’organisation des voyages à l’étranger payables en dinars tunisiens : le 16 septembre dernier, la Banque centrale (BCT)  a annoncé la suspension des transferts en devises pour les agences de voyages à partir du 17 septembre 2014.

L’outgoing : une naissance difficile 

L’activité outgoing est née en 2006 après un long parcours de négociations entre la profession, l’administration et la BCT. Cette dernière avait alloué à l’époque un budget annuel de 10 millions de dinars. Ce montant fut largement controversé par les professionnels du métier car très insuffisant par rapport à ce que génère le tourisme en matière d’entrées de devises (3 milliards de dinars chaque année).

Entre 2006 et 2014, les négociations ont continué avec la BCT en vue de revoir à la hausse le budget outgoing  accordé aux agences. En  2014, ce montant a été doublé atteignant ainsi les 20 millions de dinars. Pour les agents de voyages, cette augmentation ne véhicule aucune valeur ajoutée puisqu’elle s’aligne simplement à une nouvelle réalité du marché : le nombre des agences de voyages a doublé entre 2006 et 2014 passant de 400 agences à peu près à plus de 800 en 2014.

Le conjoncturel et l’institutionnel

Depuis 2011, le secteur des voyages a connu une baisse drastique au niveau de l’incoming à cause de la conjoncture du pays. L’outgoing est venu donc porter au métier une bouffée d’oxygène et a permis d’amortir la crise qu’a connue le réceptif.

Pour les professionnels, ce qui est plus dangereux que la décision elle même, c’est son mode d’application. En annonçant la suspension de l’activité du jour au lendemain, la BCT s’est désengagée de toutes les opérations en cours malgré des dossiers en cours.  Pour la profession, il s’agit d’un acte de discrédit qui portera gravement préjudice aux agents de voyages et à la réputation du métier de façon générale.

Conséquences de la décision

Outre les dégâts moraux et financiers que vont subir  les voyagistes tunisiens, cette décision de la BCT risque au contraire de profiter à certaines parties et notamment au circuit parallèle. De toute évidence, certains voyageurs opteront pour « le noir », ce qui impactera directement les recettes publiques en impôts et en TVA. Dans le même temps, ce sont les agences légales qui vont devoir subir les conséquences de la situation en commençant par licencier du personnel.

Ce que les professionnels craignent également, c’est la crise de confiance que pourrait provoquer cette décision entre les prestataires tunisiens et leurs partenaires étrangers. Pour eux, le secteur a déjà payé assez de pots cassés. En plus de l’instabilité sécuritaire du pays et de la forte montée de la concurrence, le secteur payera encore cher la rançon de cette crise de crédibilité provoquée par les institutions officielles et la destination risque bien de faire l’objet d’un boycott dans le futur proche si les choses ne changent pas.

Doléances des professionnels

La position de la FTAV est claire à ce propos. Après concertation avec ses membres, le syndicat va devoir communiquer à la Banque centrale son refus pour la mise en exécution de cette mesure notamment en ce qui concerne les encours. En effet, il est catégoriquement inacceptable pour les agents de voyages que leurs engagements déjà pris ne soient pas honorés. Loin de se résigner, ils ont encore décidé de continuer leur lutte en réclamant davantage l’augmentation de l’enveloppe outgoing (la porter à 40 millions de dinars) et l’allégement des procédures de traitement des dossiers jusque là assez lourdes et contraignantes.

Alors que les professionnels du secteur touristique peinent à assurer la survie de leur métier et se démènent à trouver les substituts opportuns à une situation vulnérable, les détenteurs  du pouvoir dans le pays semblent avoir toute une autre position. Cette divergence risque de mener le secteur à sa perte si les deux parties ne parviennent pas à trouver un juste milieu garantissant à la fois l’intérêt public et le développement d’un secteur aussi primordial pour l’économie tunisienne.

Fédia Abid

 

 



ARTICLES ASSOCIÉS

A quoi pourront ressembler les destinations touristiques de demain ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Avec l’explosion d’Internet et des technologies numériques qui lui sont associées, tous les secteurs d’activité ont été bouleversés. Un bouleversement qui s’est éminemment répercuté sur notre manière de planifier, de réserver et de vivre un voyage. Qu’en sera-t-il pour les touristes dans dix ans, c’est-à-dire en 2024 ?

Si tout le monde s’accorde à dire qu’on n’arrête pas le progrès, il n’en demeure pas moins surprenant, pour tout le monde également, d’apprendre que l’espace et les fonds marins seraient dans un avenir proche, très proche même, de nouveaux espaces plébiscités pour la détente et l’évasion. En effet, dans son dernier rapport « l’avenir du voyage en 2024 », et avec l’aide d’une myriade d’experts et de futurologues spécialisés dans le tourisme et les nouvelles technologies, le comparateur de voyage Skyscanner s’est penché sur le futur du voyage dans 10 ans. L’accent a été mis sur les technologies et les comportements qui vont guider les voyageurs du futur à l’horizon de 2024. Voilà ce qui en est sorti.

Des chambres d’hôtel tactiles et hyper-personnalisées

Pour répondre aux besoins spécifiques de leurs clients, les hôtels auront tendance à proposer des chambres hautement personnalisées avec tout ce que le client aurait souhaité trouver pour son confort et à portée de main. Entre literie massante, éclairage spécial anti-décalage horaire, draps lavés aux ultrasons, ou encore des douches à l’eau enrichie avec des produits de bien-être, les clients pourront désormais jouir de ce type de services intelligents à haute inventivité. Les murs des chambres, y compris pour les salles de bain, seront pour leurs parts, interactifs et complètement connectés. Pas de fausses notes non plus, même pour les clients les plus distraits qui ont souvent tendance à oublier leurs trousses de toilette par exemple. Des imprimantes 3D sont à leur disposition pour imprimer les petits objets manquants. Bref, selon l’étude de Skyscanner, il suffira de lever le petit doigt sur un mur digital pour obtenir tout (ou presque) ce que l’on désire.

Tourisme stratosphérique et séjours sous-marins

Dans une dizaine d’années, les stations spatiales, qui commercialisent d’ores et déjà des voyages en orbite autour de la terre, projettent de programmer des expéditions extra-terrestres et d’aller encore plus loin. Elles seront désormais à même à offrir aux clients tout le confort disponible dans les grands hôtels. Ces stations seront notamment équipées de spas ou de distractions que les clients pourront apprécier sous l’effet de l’apesanteur.

Un autre type de voyage fera aussi son apparition dans les dix prochaines années. Selon les prédictions de Skyscanner, le tourisme du futur jettera également son dévolu sur les profondeurs des océans. Les voyageurs pourront se détendre dans des Resorts subaquatiques dotés de grandes fenêtres aquarium et équipés en jardins, en centres de thalasso ou encore en piscines. Les touristes pourront ainsi sortir directement avec leurs équipements de plongée.  Le premier Resort de ce type est d’ailleurs en pleine construction à Dubai. Il s’agit du « Water Discus Hotel ». Ce dernier, érigé 9 mètres sous l’eau, sera décliné en 21 suites et proposera  une kyrielle de services dernières futures-générations. Certains hôtels proposent aujourd’hui cette option qui reste rare et chère, comme « l’Atlantis Hotel » à The Palm (encore Dubai) avec ses suites Neptunes et Poséidon.

Voyages dans la stratosphère autour de la Terre, hôtels sous-marins et personnalisation paroxystique de séjours. Voilà comment se révèlent les tendances du tourisme high-tech  du tout-digital dans une petite décennie. Ces destinations seront l’ultime frontière pour des voyageurs fortunés, jusqu’aux limites extrêmes de notre planète et de ce que la technologie pourrait nous offrir. Pour ce qui est des autres voyageurs, du moins pour les moins fortunés, ils se contenteront au mieux de rêver, sinon d’imaginer.



ARTICLES ASSOCIÉS

La FIJET fête son 60e anniversaire

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La Fédération internationale des journalistes et écrivains de tourisme – FIJET – fondée par l’Union belge des écrivains du tourisme, l’Association française des journalistes et écrivains du tourisme avec des groupes des journalistes de la Grèce, de l’Italie et du Luxembourg le 2 décembre 1954 fête cette année ses 60 ans d’existence.

La commémoration de cet évènement a eu lieu récemment dans la capitale hongroise, Budapest, à l’occasion de la tenue du 56e congrès de cette fédération  avec la participation de plus de 150 membres originaires de 30 pays.

Des médailles commémoratives ont été offertes aux présidents des associations locales et à des responsables du domaine des médias et du tourisme. Le diner-gala organisé sur un bateau lors d’une promenade nocturne sur le Danube fut un merveilleux spectacle animée par la musique romantique et folklorique et sera gravé dans la mémoire par la nostalgie d’un anniversaire historique.

La FIJET, qui est  une organisation non gouvernementale composée des professionnels qualifiés dans les écrits et les reportages touristiques, compte aujourd’hui plus de 800 membres adhérents dans  57 pays de 5 continents.

Elle regroupe les associations nationales de journalistes et écrivains de tourisme en plus d’un certain nombre des journalistes qui ‘y adhèrent à titre individuel dans les pays où les associations locales font défaut.

Le but de la FIJET, qui est membre adhérent à l’Organisation mondiale de tourisme -OMT- et à l’UNESCO est d’œuvrer à la promotion du tourisme et à son développement en favorisant le dialogue entre les peuples. La participation à l’instauration de la paix et de la tolérance constitue l’un des principaux axes de l’activité de la FIJET qui s’intéresse aussi à la   consolidation du rôle de la culture et du tourisme dans le rapprochement des peuples à travers la mise en relief des spécificités civilisationnelles, culturelles et touristiques des différentes régions touristiques du monde.
.
La FIJET, dont les adhérents sont des journalistes, des photographes ou des éditeurs professionnels spécialisés en tourisme, est officiellement enregistrée à Paris. Elle a été présidée depuis sa création en 1954 par des compétences internationales du domaine des médias et du tourisme originaires de plusieurs pays. L’actuel président est le Tunisine Tijani Haddad, élu depuis  1996 et  reconduit au vote à chaque congrès électif organisé toutes les quatre années dont le dernier a eu lieu en Egypte en 2012 et ce, grâce à sa riche expérience professionnelle dans le secteur touristique au triple niveau national, continental et international.

Sous la présidence de l’ancien ministre tunisien de tourisme 2004/2007 et l’actuel conseiller auprès de l’OMT dont il a présidé son conseil exécutif durant deux années consécutives 2005/2006, la FIJET  a pu  consolider les relations fructueuses entre ses membres et améliorer les domaines d’ouverture, d’échanges touristiques, culturels et journalistiques. L’un des créneaux adapté dans ce domaine est l’inscription de la composante environnementale parmi les préoccupations majeures de la fédération en accordant une importance particulière au tourisme respectant les droits de la nature, des richesses naturelles et de l’environnement terrestre et marin des régions et zones touristiques.

Autre créneau adapté par la FIJET,  l’intérêt particulier accordé à la dimension culturelle pour valoriser les richesses des multiples et diverses civilisations qui nous ont légué un patrimoine historique et archéologique d’une richesse inestimable. Les chevaliers de la plume se doivent de valoriser cette richesse et d’en faire un pont d’entente qui unit les peuples.

 Pomme d’Or et reconnaissance

La FIJET a créé en 1970 un trophée qui exprime sa plus haute reconnaissance aux efforts méritoires accomplis en vue du développement d’un tourisme de haute qualité. Cette distinction est attribuée chaque année à des cités, des villes ou des institutions qui œuvrent pour la sauvegarde du patrimoine culturel et civilisationnel et de faire du tourisme un pont d’entente et de rapprochement  entre les peuples et afin de faire du tourisme un vecteur de paix et de tolérance et de l’industrie du tourisme une source de bien-être.

 

Ali Chemli



ARTICLES ASSOCIÉS

124 unités hôtelières adhèrent au PMN

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

 124 établissements hôteliers ont adhéré au Programme de mise à niveau des unités touristiques (PMN) depuis son lancement en 2005.

L’information, relayée par la TAP, a été fournie par Mohamed Zied Ghannar, président du département de l’efficacité énergétique de l’Agence nationale de maîtrise d’énergie (ANME) qui a rajouté que le montant investi dans cette action a atteint à ce jour les 570 millions de dinars.



ARTICLES ASSOCIÉS

124 unités hôtelières adhèrent au PMN

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

124 établissements hôteliers ont adhéré au Programme de mise à niveau des unités touristiques (PMN) depuis son lancement en 2005.

L’information, relayée par la TAP, a été fournie par Mohamed Zied Ghannar, président du département de l’Efficacité énergétique à l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) qui a rajouté que le montant investi dans cette action a atteint à ce jour les 570 millions de dinars.



ARTICLES ASSOCIÉS

ATU rafle la mise sur tous les free-shops des aéroports tunisiens

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

On ne verra plus l’enseigne suisse Dufry dans les aéroports gérés par l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

À l’issue de l’appel d’offres public lancé il y a quelques mois, c’est finalement un consortium  turco-germano-tunisien constitué par ATU/ Gebr. Heinemann / Hamila qui a remporté définitivement le marché pour les aéroports de Tunis- Carthage, Djerba- Zarzis, Sfax-Thyna, Tozeur-Sfax et Tabarka-Aïn Draham.

En réalité, ATU gère déjà les duty-free des aéroports d’Enfidha et de Monastir étant donné qu’il s’agit d’une filiale du groupe turc TAV qui exploite ces deux aéroports. ATU dispose de 53 points de vente dans 12 aéroports dans le monde.

Quant au groupe tunisien Hamila, il est spécialisé dans la vente de produits hors taxes et assure la vente de ses produits à bord des appareils de toutes les compagnies aériennes tunisiennes, publiques ou privées (Tunisair, Nouvelair et Syphax).

Heinemann est, pour sa part, une société allemande exploitant 74 free-shops dans 37 pays.

4 groupes soumissionnaires avaient été retenus durant la phase de présélection, à savoir les joint-ventures Poulina- Lagardère, Hamila-Heinmann-ATU, le groupe World Duty Free et Dufry.



ARTICLES ASSOCIÉS

Hammamet : tempête dans un verre d’eau

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’affaire a été rapportée par nos confrères français du site Tourmag : Karavel-Promovacances a commercialisé l’hôtel Hammamet Village sous un faux nom, celui de Maxi Club Sun Garden Hammamet.

Une histoire qui a provoqué un débat sur la publicité mensongère et les pratiques de certains voyagistes français. « En cas de problème ou de contestation d’un client, le tour-opérateur peut-il être attaqué ? Est-il responsable juridiquement ? » s’interroge Tourmag qui affirme que « les dirigeants du groupe tunisien Saphir-Tourisme et Loisir, propriétaire de l’hôtel Hammamet Village sont en colère ».

Et le journaliste de citer Salwa Jaziri Arfa, assistante du Président-Directeur général (PDG) du groupe Saphir, qui lui aurait déclaré que « bien qu’appartenant au même groupe et étant mitoyens, le Sun Garden et le Hammamet Village sont entièrement séparés juridiquement et administrativement. »  Celle-ci a en effet considéré que cet agissement a eu de l’importance dans la baisse des notes attribuées à l’établissement par les retours clients.



ARTICLES ASSOCIÉS

Vacances de la Toussaint : le marché français en pleine régression

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Jean-Pierre Mas, président du SNAV (Syndicat français des agences de voyages) a annoncé que la Tunisie et le Maroc enregistraient actuellement une baisse des réservations de l’ordre de 15% pour la période des vacances de la Toussaint (19 octobre, 2 novembre). Conséquence de l’appel du ministère français des Affaires étrangères à la vigilance dans une quarantaine de pays suite à l’assassinat en Algérie du ressortissant français Hervé Gourdel.

«  Les clients disent « j’ai peur, je ne veux pas y aller » et les opérateurs enregistrent entre 15 % et 50 % d’annulations sur les pays du Maghreb », a déclaré René-Marc Chikli, président du Seto à l’AFP.

De son côté, le fournisseur technologique Orchestra a affirmé que les réservations vers la Tunisie, le Maroc, l’Egypte et la Turquie ont chuté d’environ 50% la semaine qui a suivi l’exécution de l’otage, par rapport à la semaine précédente.

Le directeur marketing de Transat France, Serge Laurens a confirmé également la tendance : « les ventes vers le Maroc et la Tunisie ont chuté de 50 % dans les jours suivants. Mais depuis 3-4 jours, ça remonte » a-t-il déclaré à la même source.



ARTICLES ASSOCIÉS

Les Anglais privés de Zarzis, Sbeïtla et du Kef

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Dans une nouvelle mise en garde publiée sur son site Internet, le ministère des Affaires étrangères britannique a ajouté à la liste des villes tunisiennes déconseillées Nefta, Douz, Médenine et Zarzis.

Les touristes britanniques sont prévenus d’éviter tout le gouvernorat de Kasserine et désormais aussi la ville de Sbeïtla. Ce qui réduit considérablement les zones encore tolérées, notamment pour les excursions organisées par les agences de voyages.

Les environs de la frontière tuniso-algérienne ainsi que la ville du Kef sont également considérées comme zones à risque par le Foreign Office.



ARTICLES ASSOCIÉS

Ex-Sprinclub Djerba : deux locataires pour un même hôtel

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’hôtel est actuellement loué par la chaîne One Hotels & Resorts théoriquement jusqu’en 2018. Il s’agit de l’ex-Sprinclub Djerba (4*, 564 lits) propriété de Jalel Hebara, ancien patron du T.O Sprintours basé en Italie.

Hebara a annoncé à Destination Tunisie avoir passé un nouveau partenariat avec le groupe italien Uvet qui a loué l’hôtel pour un montant de 8 millions d’euros pour une période de 5 ans sans préciser le début de la date d’entrée en vigueur de l’accord. Pour ce faire, une société de droit tunisien, Uvet Resort Tunisie, devrait être créée et serait détenue à 25% par Jalel Hebara et à 75% par ses nouveaux partenaires italiens. L’hôtel s’appellera désormais Djerba Golf & Spa. « Cette joint-venture est importante pour tout le secteur touristique et confirme la confiance en notre pays » nous a déclaré Hebara.

Renseignement pris cependant à Djerba, l’actuel locataire de l’établissement ne semble pas disposé à quitter les lieux de sitôt. Entre les deux parties, des problèmes de factures de clients et de loyers impayés. Le dossier est actuellement soumis à l’arbitrage de la justice.



ARTICLES ASSOCIÉS

« Creaart », une vitrine artistique pas comme les autres

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

 Une exhibition inédite baptisée « La vitrine Creaart » se prépare pour présenter le travail d’une vingtaine de designers locaux et internationaux opérant dans plusieurs domaines artistiques en Tunisie et ailleurs. Cet événement concerne aussi bien les professionnels que le grand public et se propose de faire connaitre aux visiteurs une brochette d’artistes talentueux et de différentes générations avec une kyrielle de styles différents en peintures, sculptures, mobiliers, luminaires, architecture d’intérieur, arts décoratifs et design.

« La vitrine Creaart », conçue dans un esprit d’art de vivre, est une invitation à la découverte d’une nouvelle approche commerciale et marketing de l’art et de la création. Elle est à même de favoriser des échanges directs et d’établir des dialogues entre visiteurs et exposants de différentes spécialités. L’événement aura lieu le 17 et 18 octobre au Showroom Italcar, aux Berges du Lac I.

 

Programme :

VISITE DE PRESSE

Vendredi 17 octobre de 16H à 20H

VERNISSAGE

Vendredi 17 octobre de 17H à 20H

Table ronde et rencontres Be to Be

Samedi 18 octobre de 09 H à 13 H

OUVERTURE GRAND PUBLIC

Samedi 18 octobre de 13 H à 19H

LIEU

Showroom Italcar

Boulevard principal, les Berges du Lac I, Tunis



ARTICLES ASSOCIÉS

L’Octobre musical s’annonce ardent à Tunis

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La 20ème édition de l’Octobre musical de Carthage va connaître cette année la participation d’une pléiade d’artistes internationaux. Se donnant pour vocation de favoriser l’échange culturel et artistique et de faire revivre la prestigieuse histoire de Carthage, la programmation de cette manifestation pour cet automne s’avère généreuse. Entre le 10 et le 30 octobre,  plusieurs musiciens et chanteurs de différentes nationalités (Tunisie, France, Italie, Espagne, Malte, Russie etc.) se produiront dans  les centres culturels des pays participants. A noter que l’évènement jouit du soutien et du partenariat du ministère de la Culture, du ministère du Tourisme et celui de la coopération internationale.



ARTICLES ASSOCIÉS

1ère édition de « La nuit du cheval » à El Jem

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’USIC (Union syndicale interprofessionnelle du cheval), organise le premier spectacle équestre en Tunisie, le samedi 11 octobre 2014 au Colisée d’El Jem.

Ce spectacle, qui est une première en Tunisie, sera mis en scène par Manuel Bernard, figure internationale de l’art équestre et réunira près de 80 acteurs (et figurants), dont quinze cavalières tunisiennes et 35 chevaux.

Le spectacle sera accompagné d’animations de soutien à l’environnement socioculturel des artisans engagés dans la sauvegarde du patrimoine national.

L’entrée du Colisée sera animée par les artisans bénéficiaires du programme de soutien aux métiers du cheval et du savoir traditionnel.

L’arène du Colisée sera le théâtre d’une cérémonie de remise de trophées aux vainqueurs du tour de Tunisie d’équitation traditionnelle. Les galeries du Colisée abriteront une exposition d’arts rattachés au cheval.



ARTICLES ASSOCIÉS

Séminaire ONTT : les journalistes indésirables

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le séminaire annuel des représentants de l’ONTT à l’étranger se déroule le 7 et le 8 octobre à Tunis. Si les fédérations professionnelles du tourisme et les compagnies aériennes ont été invitées à prendre part aux travaux, les journalistes n’ont pas été conviés à cette grande messe annuelle du tourisme tunisien.

Les années précédentes, les séminaires étaient toujours ouverts aux médias lors des débats et fermés lors de la discussion des budgets annuels par marché. Il semblerait que désormais, la presse soit indésirable. L’ONTT aurait-il quelque chose à cacher à l’opinion publique ?



ARTICLES ASSOCIÉS

Le site de Carthage sera-t-il privé de sa place au patrimoine mondial ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979, le site archéologique de Carthage est l’une des attractions culturelles, historiques et touristiques parmi les plus importantes du pays. Revers de la médaille, l’état du site ne cesse de se dégrader ces dernières années. Aujourd’hui, et selon des informations qui fusent çà et là, l’Unesco aurait menacé les autorités tunisiennes de retirer le site de Carthage de la liste du patrimoine mondial si cette situation venait à persister. L’hypothèse est effrayante mais des indices laissent penser que l’éventualité n’est pas à écarter.

Quand le présent souille le passé

Les causes du problème sont connues par tous et peuvent être résumées en seul mot : la cupidité humaine. Nul n’ignore que le site a fait l’objet de plusieurs vols. Certains vestiges disparaissent du jour au lendemain à cause de certaines défaillances au niveau de l’entretien et de la sauvegarde. S’y ajoute l’extension urbaine qui a fini par ravager des parties du site, occultant de la sorte d’autres parcelles de l’endroit, d’autres histoires de l’Histoire. Les problèmes ne sont donc pas des moindres.

Il n’en demeure pas moins que les autorités en sont parfaitement conscientes. Cette situation critique a été avouée par le ministère de la Culture qui, dans un communiqué rendu public mardi 7 octobre, a démenti toute information liée au retrait du site de Carthage du patrimoine mondial de l’Unesco.

Selon cette source, « plusieurs mesures ont été prises aux fins de préserver le site » et une commission nationale présidée par le ministère de la Culture et composée par les ministères de la Justice, de l’Intérieur, de l’Équipement et de l’Éducation aurait entamé ses travaux depuis 2011 en vue de lutter contre toutes les infractions constatées. Ladite commission aurait statué sur l’état du site et remis son rapport au chef du gouvernement après 3 ans de travail. Dans son communiqué, le ministère de la Culture indique avoir associé au traitement de ce dossier toutes les parties prenantes à commencer par l’AMVPPC (Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle) et les experts du patrimoine jusqu’aux municipalités concernées et représentants de la société civile.

Quelles issues ?

Quoique les problèmes du site soient multiples, le communiqué du ministère de la Culture ne traite que du problème foncier car considéré comme source majeure de la dégradation du site. Pour le reste des infractions (notamment les vols), on y fait à peine allusion. Après avoir évoqué « les efforts » déployés par les autorités dans la sauvegarde du site, le ministère de la Culture a publié dans son communiqué l’ensemble des mesures présumées garantes d’une meilleure protection des lieux. D’abord, des actions en justice auraient été intentées à l’encontre de certains propriétaires de constructions illégales. Le  texte parle de « 43 décisions de démolition » prononcées par la justice et du gel temporaire des permis de construction pour les titres fonciers appartenant au site, en attendant qu’une commission d’experts du patrimoine en délimite les contours et en définisse les composantes. La même commission serait appelée aussi « à créer, à coordonner et à superviser le modèle de protection et de mise en valeur du site ».

Les sources officielles démentent donc la rumeur qui circule. « L’Unesco n’a pas menacé de retirer le site de Carthage du patrimoine mondial et nos services font le nécessaire » insiste le ministère de la Culture.

Les mesures préconisées par l’administration semblent prometteuses mais faut-il que l’on passe à l’acte. Faut-il que l’on rompe avec les discours et que l’on fasse un vrai travail de terrain. Si la rumeur a réussi à se faire prendre pour une vérité, c’est qu’elle est vraisemblable et que le danger est bien là.

Fédia Abid



ARTICLES ASSOCIÉS

Sofiène Safta, le magicien de la guitare

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Aune époque où la musique devient une industrie, où les impératifs lucratifs prévalent sur la valeur artistique, peu nombreux sont les artistes qui ont su nager contre ce courant.  SofièneSafta est un jeune musicien tunisien qui a su gagner l’admiration et le respect du public local et étranger. A 4 ans, Sofiène ressent des penchants pour les instruments de musique. Avec ses petits doigts d’enfant, il commence à toucher aux éclisses de la guitare. A 14 ans, Sofiène commence à jouer de la guitare en tant que professionnel.

Guitariste, compositeur, enseignant de musique et leader de plusieurs groupes, Sofiène Safta  devient sociétaire de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique en France). Grâce à une formation musicale plurivalente  (jazz, musiques arabes et méditerranéennes) et un doigté exceptionnel dans le mixage des musiques et cultures orientale et occidentale, Sofiène a réussi à promener ses œuvres aux 4 coins du monde.

Durant sa carrière, Sofiène a réalisé 5 albums (La Voix de l’Océan, Aurore, Sidi Bou Saïd, Alem Jedid, et Miroir) de musique instrumentale métissée entre folklore, Jazz, rock et autres genres riches en mélodies inédites.  La musique de Sofiène mime une ouverture d’esprit et une culture artistique plurielle. Après ce parcours de labeur et d’excellence, SofièneSafta peut se targuer aujourd’hui d’avoir créé un style musical différent et une identité artistique qui lui est propre. Voyage en exclusivité avec lui à bord de Tunisair Express.

 

Quelle était votre toute première destination de voyage ?
C’était le Maroc. J’avais 9 ans à l’époque et j’y suis allé dans le cadre des colonies de vacances organisées au profit des fils des militaires (dont je fais partie).

Pour vous, voyager est-ce échapper à la monotonie ou est-ce une passion ?
C’est à la fois les deux. Je suis un passionné de voyages. En même temps, j’aime fuir la routine en partant à la découverte de nouvelles parcelles du monde. J’aime admirer l’architecture des pays que je visite. J’adore fouiller dans l’Histoire de ces pays en me déplaçant d’un coin à un autre. C’est un plaisir immense pour moi que de partir en quête d’inconnu au sens large.

Quel est le pays qui vous a le plus marqué ?
Paris car on ne se lasse jamais de s’y balader. Il y a toujours un coin à découvrir à Paris. Ce qui me plaît aussi dans cette ville, c’est l’effervescence artistique qui s’y retrouve tout au long de l’année.  Elle ne désemplit pas de concerts et d’évènements artistiques. Je n’oublierai pas aussi Amsterdam qui m’a fasciné  par son calme, l’architecture de ses bâtiments et le mode de vie de sa population.

Une fois sur votre siège dans l’avion, qu’aimez-vous faire ?
J’écoute de la musique sur les vols de courte durée. Pour les long-courriers, je préfère regarder un film sur mon Ipad ou lire un livre qui traite de la musique. Aussi, je ne rate pas l’occasion de feuilleter le magazine de bord qu’on nous offre.

Combien de pays avez-vous visités ?
Une trentaine de pays à peu près.

Quelle est votre destination rêvée ?
Je rêve d’aller à Cuba. Je rêve d’y savourer la musique latine que je consomme sans modération. Cuba me rappelle aussi le mode de vie des années 60. Je dirais en deux mots que, à mes yeux, c’est ce pays qui revêt le plus le sens du mot exotisme.

Quel genre de voyage vous préférez : shopping, aventure, découverte ?
J’aime les voyages d’aventure. Pour le shopping, je réussis souvent à trouver mon style en Tunisie. De plus, je n’admets pas qu’une personne puisse partir en voyage spécialement pour faire du shopping. C’est une activité que je considère comme subsidiaire.

Quel est le pays qui vous a le plus marqué ?
C’est le Congo, pays des paradoxes. J’y ai découvert le vrai visage de l’Afrique noire,  ce tas de terre fourmillant de richesses  de tous types mais où les gens souffrent d’une pauvreté atroce.

Chose que vous n’oubliez jamais de mettre dans votre valise ?
Sans doute ma guitare. Elle m’est indispensable là où je vais.

Voulez-vous dire que vous jouez de la guitare même lors de vos voyages de vacances ? Vous ne prenez jamais de répit ?
Entre ma guitare et moi, c’est toute une histoire d’amour.  Je ne peux pas m’empêcher de la porter surtout lorsque je suis en voyage. C’est mon meilleur compagnon.

Avez-vous un projet artistique en cours ?
Je suis en train de finaliser mon 5ème album qui s’inspire de la thématique de Carthage.

Et l’intitulé de cet album ?
Je ne me suis pas encore décidé par rapport au titre mais je crois que je le baptiserai « Tanit ». C’est une révélation que je fais exclusivement à Alyssa !

Comment définissez-vous le bonheur ?
Pour moi, le bonheur veut dire l’absence de problèmes ou, plus exactement, la capacité de les surmonter. Aussi, pour être heureux, j’aurai toujours besoin de voir ma famille et mes amis en bonne santé. Enfin, le bonheur est encore pour moi « le partage » car comme dit Paulo Coelho « Le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise ».

Quelle est votre qualité principale ?
C’est ma volonté de fer. Je suis quelqu’un qui ne se résigne jamais. Et qui ne crois pas en l’impossible. Une fois un objectif fixé, je fais tout pour l’atteindre.

Votre défaut principal ?

Je suis indécis en ce qui concerne les petits détails de ma vie personnelle. Parfois, je mets des heures à choisir quoi porter ou où passer le weekend par exemple.

A part  la musique, avez-vous d’autres passions ?
Les voyages, le sport et la mer.

Quelle est votre couleur préférée ?
Le vert militaire.

Quel est votre style d’habillement préféré ?
J’aime m’habiller en sport que ce soit dans ma vie de tous les jours ou dans mes concerts. J’opte cependant pour le style classique dans les soirées. J’adore aussi les tenues militaires et les brodequins. J’ai failli même débuter une carrière de militaire avant que ma passion ne me guide vers l’Institut supérieur de Musique.

Votre succès et votre notoriété ont-ils changé votre comportement ou votre façon de voir les choses ?
Oui. Je deviens plus responsable à l’égard de mon public tant au niveau de mes choix musicaux qu’au niveau de mon discours ou mon comportement. Portant aussi la casquette de l’enseignant, je me dois de respecter l’image qu’ont mes élèves de moi.

Ceci ne pourrait se faire sans vous accabler ?
Oui, cela limite ma liberté, d’où les bienfaits des voyages d’ailleurs !

Y-a-t-il un projet ou un rêve qui vous tient à cœur ?
Ma plus grande ambition serait de faire, d’ici 4 ou 5 ans, une comédie musicale sur l’Histoire de Carthage. Évidemment, cela nécessite un budget important, une énorme équipe de travail et des effets de son et de lumière de la plus haute qualité.  D’ailleurs, j’entends me déplacer spécialement aux Etats-Unis pour faire une formation sur les comédies musicales.



ARTICLES ASSOCIÉS

E-Tourisme : la Tunisie doit rattraper l’ascenseur de l’ère numérique

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

« Pourquoi le Tourisme tunisien n’a-t-il pas encore sa plateforme Web ?! ». Voilà la question martelée avec étonnement par Maneesh Vengala, conférencier et éminent spécialiste indien en e-tourisme, tout au long d’une conférence organisée lundi 29 septembre à Tunis par la FTAV sur le thème de l’e-tourisme et le Branding. Selon cet expert, la Tunisie, qui est « un bijou caché pour le tourisme », doit au plus vite mettre en place sa propre plateforme digitale et rattraper l’ascenseur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). « Il n’y a pas de raison pour que les Européens continuent à détenir tous les sites Web et qu’ils récupèrent les fonds sur la destination Tunisie » a déclaré l’intervenant. La plateforme digitale qu’il recommande doit regrouper tous les services que la Tunisie est en mesure de commercialiser. Il en va de soi qu’elle rende meilleure sa visibilité et son intégration dans le monde entier, et non pas seulement en Europe. « Car il y a beaucoup de gens du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine… qui ont beaucoup d’argent et qui ne connaissent pas encore la Tunisie. Il faut les faire venir », a-t-il souligné. Il recommande aux acteurs du tourisme d’être plus conscients de la portée d’une stratégie marketing orientée vers le net et de l’utilité qu’ils peuvent en tirer en devenant, ainsi, une marque forte grâce à une plateforme web interactive avec des partages, des visuels et des informations d’actualités sur la Tunisie.

Selon Maneesh Vengala, « tous les professionnels du tourisme tunisien doivent s’unir afin de pouvoir s’adresser directement au consommateur final et lui adresser des packages fixes sans passer par des intermédiaires souvent gourmands ». Ils pourront ainsi faire leur propre Yield Management, développer leurs programmes de fidélisation, avoir leurs forums d’évaluation pour échanger en temps réel et proposer leurs produits personnalisés. Pour lui, c’est aussi la meilleure façon de « faire du Branding pour la destination puisque cette plateforme servira en même temps de support promotionnel extraordinaire pour l’image de la Tunisie », a-t-il ajouté. Sa présentation doit être moderne et créative afin de susciter chez le consommateur des connexions émotionnelles. Elle doit présenter des produits qui se différentient des concurrents en portant une image forte et un label de qualité de la destination Tunisie.

Le point essentiel du paiement par carte bancaire et de la sécurité des transactions de paiements par internet a été également soulevé. Khaled Bettaïeb, directeur général de Monétique Tunisie et présent à cette conférence, a expliqué que toutes les mesures seront prises pour que les agences de voyage n’aient pas de problème à ce niveau et pour que la sécurité soit assurée de manière optimale. La FTAV s’est engagée, quant à elle, de négocier le meilleur commissionnement avec les banques.

An final, on peut parler d’un projet réaliste, optimiste et à l’air du temps. Un projet dont la réalisation sera d’autant plus formidable qu’il sera accompli par des compétences tunisiennes expertes en matière de commerce électronique et de nouvelles technologies.

K.M



ARTICLES ASSOCIÉS

La Fijet en Hongrie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les multiples merveilles d’une destination

Le 56ème congrès de la Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme Fijet s’est tenu au cours du mois de septembre 2014 en Hongrie avec la participation de 160 membres adhérents originaires de 30 pays.
La tenue du congrès fut l’occasion de célébrer le soixantième anniversaire de la Fijet créée en 1954 par la Belgique, la France et l’Italie. Une grande cérémonie a été organisée à bord d’un bateau luxueux sur le Danube. La soirée a été marquée par un dîner-gala et par un programme assez riche en variétés musicales folkloriques et dansantes.

Le président de la Fijet, Tijani Haddad, a remis des médailles commémoratives aux présidents des associations nationales et à des personnalités participantes à l’anniversaire de la Fijet et au congrès dont Andrea Nemes, la ministre locale de l’Industrie hongroise, Zoltan Somogy, le directeur exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme OMT et à d’autres personnalités du secteur du tourisme et des médias.

Un choix, une destination…

La Hongrie est un pays qui occupe le centre du bassin du Danube avec 10 millions d’habitants dont 2 millions vivent à Budapest, décrite comme la perle du Danube et l’une des plus belles capitales du monde. La beauté des paysages, la diversité des activités touristiques, les célèbres bains thermaux, la richesse de la vie culturelle et l’hospitalité des Hongrois sont des atouts qui attirent de plus en plus les visiteurs et les touristes vers le pays. Leur nombre ne cesse d’augmenter pour atteindre environ dix millions de touristes en 2013 avec une augmentation de 10 % par rapport à l’année qui la précède.

Les traditions solides du tourisme se font se sentir en hébergement, restauration, excursions ou encore dans les 100 centres d’animation en plein air que compte Budapest à elle seule.
Les occasions d’assister à des festivals ou à des concerts animés par des musiques folkloriques sont nombreuses en Hongrie sans oublier les démonstrations équestres présentées par des chevaliers en costumes traditionnels.

Le charme naturel et historique…

La Hongrie compte plusieurs lacs et rivières dont le nombre dépasse 1200. Le plus important est le lac Balaton considéré comme le plus grand lac d’eau douce en Europe centrale. Avec ses plages de sable fin et ses plaines fertiles, elle représente un endroit idéal pour les vacances.
Les bains thermaux alimentés par des sources naturelles d’eau chaude découvertes du temps des romains sont nombreux et sont réputés pour leurs bienfaits curatifs et relaxants.

Le pays renferme aussi neuf sites classés au patrimoine mondial par l’Unesco dont Budapest avec les rives du Danube, les vieux villages de la capitale, le parc national, le paysage culturel et historique et les sites archéologiques datant de l’époque romaine et de la période ottomane.

La Hongrie compte encore la plus grande synagogue d’Europe, le plus grand bain médicinal, le plus grand château baroque dans le monde et la plus vieille église qui date du 12ième siècle. Son Parlement qui est le deuxième palais le plus grand du monde après celui de Londres est considéré comme un trésor national avec ses styles architecturaux fascinants et ses sculptures merveilleuses. Les formalités d’entrée pour la visite de ce merveilleux monument ne diffèrent en rien de celles suivies lors du passage par n’importe quel aéroport international.

Porcelaine et valeurs historiques

La manufacture de porcelaine en Hongrie est très célèbre. Elle est connue comme l’une des meilleures en Europe et jouit d’une renommée mondiale grâce à sa qualité et aux motifs la décorant, des motifs peints à la main et inspirés de la tradition du pays. Dans le musée de porcelaine de Kalocsa, de très belles pièces de porcelaine sont exposées.

Excursions et admiration…

Les excursions dans plusieurs villes du sud ont permis d’admirer l’architecture traditionnelle des sites et de visiter quelques vestiges civilisationnels des temps romain et ottoman.
Dans la ville de Pécs élue capitale culturelle en 2010, l’occupation turque a laissé des traces. La mosquée de Pacha Hassen et les toits en tuiles rouges des maisons en témoignent. Dans la ville de Kalosca, considérée comme le berceau de l’art populaire, l’occasion est offerte aux visiteurs d’admirer de superbes programmes avec des démonstrations équestres et des spectacles originaux de musique folklorique. Ils peuvent aussi participer à la récolte et à la transformation du paprika et des piments rouges, épices très célèbres en Europe.

Pour conclure, bien que la Hongrie ait intégré l’espace Schengen depuis 2007, aucune date n’a pu être avancée pour le passage de l’unité monétaire locale « le Forint » à l’euro. Le voyage vers ce pays, rempli de charme, est pourtant très aisé grâce à la fréquence des vols Low cost offerts à des prix encourageants.

Ali Chemli



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisia Awards 2014 : le ministère du Tourisme remporte le trophée de l’amateurisme

awards-tourisme-tunisie-2014
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

N’est pas réalisateur d’événements prestigieux qui veut. A Yasmine Hammamet ce 27 septembre, coïncidant avec la célébration de la  Journée mondiale du Tourisme, le ministère du Tourisme organisait une opération de relations publiques de grande ampleur baptisée pompeusement « Tunisia Awards 2014 » afin de récompenser celles et ceux qui ont œuvré à la promotion de la destination (lire).

Sauf que les choses ne se sont pas déroulées tout à fait comme on s’y attendait. Ce même ministère du Tourisme avait annoncé quelques jours auparavant la présence de stars internationales à la soirée : Angelina Jolie et Antonio Banderas notamment. Excusez du peu ! (lire notre article à ce propos). Mais avant de provoquer cet effet d’annonce, le ministère aurait dû tourner sa langue 7 fois dans sa bouche car aucune des deux stars n’est finalement venue à Yasmine Hammamet. Angelina Jolie, que l’on disait pourtant en tournage à Malte, devait venir en avion privé pour assister à la cérémonie. « Elle est invitée au mariage de George Clooney à Venise » a finalement ironisé sur scène Dhafer El Abidine, l’un des co-animateurs de la soirée. Quant à Antonio Banderas, il est bel et bien venu en Tunisie mais uniquement lors de la matinée du 27 septembre où il s’est vu remettre son trophée par Mehdi Jomaâ, le chef du gouvernement. En définitive, le public (invité des 4 coins du monde par les représentants de l’ONTT à l’étranger) n’aura aperçu l’acteur espagnol que sur les écrans géants, délivrant un message d’excuse de n’avoir pas pu rester, puis s’étalant dans un long monologue grossièrement déguisé en interview qui a de toute évidence ennuyé tout le monde. Banderas a reçu un prix pour être resté en Tunisie en janvier 2011, malgré les circonstances de la révolution, pour les besoins du tournage de son film « L’Or noir » produit par Tarek Ben Ammar.

Faire la queue en smoking

A la base, l’événement « Tunisia Awards » devait se dérouler au sein de l’Empire Studios de Tarek Ben Ammar. A 24h du coup d’envoi, branle-bas de combat, le lieu de la cérémonie était modifié et le ministère du Tourisme se rabattait sur la grande salle de conférence de la Médina de Yasmine Hammamet. Risque météo a-t-on officiellement justifié. Risques sécuritaires nous a dit une autre source en off ! Et au niveau de la sécurité justement, Yasmine Hammamet avait, ce 27 septembre, les allures d’un camp retranché, ou presque, avec un déploiement de forces de l’ordre rarement vu.

Ensuite, à l’entrée de la salle, il y avait foule. En smoking et en robe de soirée, les invités ont dû longuement faire la queue pour que leur badge soit électroniquement identifié. Un lecteur de badge sur 2 fonctionnait mal, les agents se sont retrouvés débordés face à l’afflux d’invités. Première montée d’adrénaline. Ensuite à l’intérieur même de la salle, mises à part les premières rangées clairement réservées aux politiques et aux diplomates, les invités pouvaient s’assoir librement où bon leur semblait. Sauf qu’il y avait plus d’invités que de chaises. Cacophonie de nouveau.

Mais c’est sur scène que les dérapages organisationnels ont été les plus flagrants. Le ton a été donné par la ministre du Tourisme qui a parlé dans son speech introductif comme on s’adresserait à ses actionnaires dans une communication boursière : Amel Karboul a justifié sa méthode de travail et s’est félicitée des excellents résultats atteints par le tourisme tunisien cette année. Les opérateurs touristiques présents dans la salle n’en revenaient pas de ce discours bilan et de l’autosatisfaction affichée.

Des animateurs dépassés

Le concept de « Tunisia Awards » consistait à attribuer plusieurs trophées (lire). Dans les 7 catégories sélectionnées, trois nominés avaient au préalable été sélectionnés. Sauf que les deux animateurs de la soirée, le comédien Dhafer El Abidine et le mannequin Kenza Fourati, étaient de toute évidence mal préparés -ou bien avaient-ils été perturbés par des improvisations de dernière minute. Toujours est-il que leur prestation n’a pas été des plus brillantes. Les nombreux dérapages organisationnels n’ont échappé à personne. Amel Karboul a dû remonter sur scène de son propre chef interrompre les animateurs pour expliquer pourquoi tel prix avait été attribué à telle personne ou association. Tarek Ben Ammar lui-même est intervenu à maintes reprises micro en main pour replacer les événements dans leur contexte, ajouter des anecdotes et présenter certains VIP qui défilaient sur scène incognito.

Les animateurs de la soirée, eux, étaient bien incapables de dire qui était qui et qui faisait quoi. Et de toutes les façons, au fond de la salle, le son était tellement mauvais que les présents n’ont pu saisir ce qui se disait avec distinction. A la sortie, il est évident que le public était amer. « Même pas une image pour nous montrer les établissements récompensés, même pas une présentation du parfait inconnu qui a reçu le trophée Didon (remis à la personne ayant contribué à la promotion de l’image de la Tunisie), même pas un extrait du reportage qui a valu à une journaliste chinoise le prix Hasdrubal ».

Finalement, la plupart des trophées a été attribuée dans la précipitation. On aura retenu que le tour-opérateur Detur a été récompensé, de même que la chaîne hôtelière Hasdrubal et du gîte touristique de Tozeur Diar Abou Habibi. TripAdvisor, le site américain de notation touristique, représenté par son directeur pour l’Europe, a fait le choix d’attribuer à Houmet Souk le trophée de la meilleure zone touristique en Tunisie. Un choix qui a fait grincer des dents quand on sait que la veille, Houmet Souk était en grève et que des touristes avaient rencontré de grosses difficultés à prendre leur avion (lire). Amel Karboul, intervenant de nouveau sur scène, n’a pas manqué de souligner qu’il n’était pas question d’interférer dans les choix établis.

Heureusement que dans cette ambiance cacophonique, l’humoriste tunisien résident en France Nidhal Saâdi et le jeune illusionniste plein de talent Anis Gharbi ont égayé un tant soit peu l’atmosphère. Finalement, la cérémonie aura été à l’image du tourisme tunisien, bidouillée, bricolée, trop improvisée. Si le ministère du Tourisme envisage de renouveler l’expérience, il se devra de confier l’organisation à des professionnels dont c’est le métier. Sa seule bonne volonté est de toute évidence loin d’être suffisante.

Hédi HAMDI

 



ARTICLES ASSOCIÉS

La compétitivité du tourisme tunisien, quel classement parmi les pays arabes ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Se basant sur le rapport mondial de Davos, l’Organisation Arabe du Tourisme a publié son rapport analysant le classement des pays arabes en termes de compétitivité touristique pour les années 2008, 2009, 2011 et 2013.

Le classement de la Tunisie parmi les pays arabes est venu comme suit : en 2008, la Tunisie a été classée 2ème après le Qatar puis 4ème à deux reprises (2009 et 2011) après les Emirats Arabes Unis, le Qatar et le Bahreïn, devançant ainsi le Maroc que l’on retrouve 7ème en 2008, 9ème en 2009 et 10ème en 2011. Pour l’année 2013, la Tunisie s’est abstenue de fournir les statistiques nécessaires à l’élaboration du rapport d’où son absence dans le classement.



ARTICLES ASSOCIÉS

Djerba ou la descente aux enfers

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le chaos a atteint son apogée à Djerba. Aujourd’hui, les touristes se dirigeant vers l’aéroport de Djerba-Zarzis ont été bloqués par des sit-inneurs en grève pour la 2e journée consécutive. Rien de plus affligeant que de voir des « séniors » (pour emprunter le jargon de la profession) venant chercher repos et quiétude sur l’île, astreints à traîner leurs bagages et à effectuer le chemin vers l’aéroport à pieds. Rien de plus triste que de voir l’île des rêves s’enliser de plus en plus dans l’anarchie. A l’image d’un volcan en pleine éruption, une certaine partie des habitants de Djerba continue de manifester sa colère, une colère qui risque de décimer tout ce qu’il y avait de plus beau dans l’île.

Crédit photo : tuniscope



ARTICLES ASSOCIÉS

Répit dans le dossier de la SGA

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Alors qu’ils s’apprêtaient aujourd’hui à voter pour le projet de loi destiné à définir les prérogatives et missions de la future Société de gestion des actifs des hôtels (SGA), les députés de l’ANC ont finalement reporté leur vote jusqu’après les élections législatives. Pour cause, le quorum n’a pas été atteint. De plus, la présence d’hôteliers venant clamer leur indignation devant le siège de l’ANC n’aurait pas été sans effet. Depuis sa parution dans le projet de loi de Finance complémentaire, ce dossier continue de provoquer le courroux des hôteliers qui n’ont pas cessé pour autant de saisir toutes les autorités en vue de le réajuster de manière à leur garantir un minimum de protection contre les pouvoirs «démesurés » qu’octroie le projet dans sa version actuelle à l’éventuelle SGA.



ARTICLES ASSOCIÉS

Dessole espère 130.000 clients sur la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La chaîne hôtelière d’origine turque Dessole voit grand sur le marché tunisien. Avec 8 hôtels répartis entre Nabeul, Hammamet, Sousse et Monastir, la chaîne devrait totaliser 130.000 clients d’ici la fin de l’année selon ses prévisions. Adossé au tour-opérateur d’origine russe Pegas qui réalise au moins deux vols par jour sur la Tunisie (tous marchés confondus), Dessole, qui exploite 26 autres hôtels dans le monde, compte poursuivre son développement sur le marché tunisien avec l’intégration d’au moins deux nouveaux hôtels dans son porte-feuille avant la fin 2014.



ARTICLES ASSOCIÉS

Mövenpick va s’installer sur les Berges du Lac

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Après Gammarth et Sousse, la chaîne Mövenpick arrive à Tunis, précisément sur les Berges du Lac 2. Un nouvel hôtel est actuellement en construction et devrait ouvrir ses portes en 2016. Le contrat entre la société propriétaire et la chaîne d’origine suisse a été signé.



ARTICLES ASSOCIÉS

IFTM Paris : le tourisme tunisien rattrapé par l’actualité internationale

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les salons touristiques professionnels à Paris se suivent et se ressemblent… ou presque. Du moins l’IFTM Top Resa qui se déroule chaque année fin septembre dans la capitale française. Il y a deux ans, l’ambiance sur le salon avait été marquée par les conséquences de l’attaque de l’ambassade américaine de Tunis par des salafistes. En 2014, une autre actualité, dont le tourisme tunisien aurait bien pu se passer, est venue jeter un froid sur l’ambiance du stand Tunisie : le kidnapping puis l’assassinat d’un ressortissant français en Algérie. Wahida Jaïet, directrice générale de l’ONTT, reçoit les journalistes français à la chaîne et les questions sécuritaires prévalant en Tunisie reviennent comme un leitmotiv. C’est que l’opinion publique française est de toute évidence très marquée par ce fait divers dramatique et c’est tout le Maghreb qui se retrouve pointé du doigt.

Mais l’actualité n’a pas découragé pour autant les professionnels tunisiens à faire le déplacement à l’IFTM. Ni même les très mauvais chiffres du tourisme français sur la Tunisie. En l’absence de recensement fiable des participants, on peut estimer le nombre de professionnels présents entre 120 et 150. Ce qui a fait que le stand Tunisie n’a pas désempli. Car à l’IFTM Top Resa, c’est toujours l’occasion des retrouvailles après la saison. Même si les tour-opérateurs tunisiens sont de moins en moins présents sur le marché après plusieurs faillites ou mises en veilleuse de leurs activités. Face aux mastodontes du voyage, le marché français est de plus en plus soumis à la concentration des grands T.O. « Il fut un temps où quand je venais au salon Top Résa, il me fallait 2 à 3 jours pour rencontrer la trentaine de voyagistes qui programmaient la Tunisie, déplore Mohamed Ellouze, directeur commercial des hôtels Vincci en Tunisie. Aujourd’hui, une demi-journée me suffit puisque tout est détenu entre les mains de deux ou trois grands acteurs du secteur ».

Malgré les aléas conjoncturels, malgré la situation interne au pays, la filière touristique ne baisse pas les bras pour autant. Des événements comme « Djerbahood », « Pop in Djerba », « Les Dunes Electroniques 2 en février 2015 » ou encore l’événement « Tunisia Awards » apportent du baume au cœur d’une destination qui n’espère qu’une chose : « que tout redevienne comme avant sur le marché français » et que l’on renoue avec le million de touristes hexagonaux. En attendant, il faudra en garantir au moins la moitié d’ici la fin de l’année. Et pour l’instant, rien n’est encore acquis.

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

Ben Amara-Gharbi : la paire qui va piloter la nouvelle compagnie aérienne Jasmin Airways

jasmin-airways-management
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Jasmin Airways a reçu son accord de principe de la part des autorités de tutelle. Il lui reste juste à trouver les deux avions recherchés.

Le premier est le président de la nouvelle compagnie aérienne privée tunisienne Jasmin Airways : Ali Ben Amara (à g.) est à la tête d’une école de formation aux métiers de l’aéronautique basée à El Manar 2 et à la Charguia. Dentiste de formation, il est également pilote de ligne. Le second s’appelle Mehdi Gharbi (à dr.), il sera le directeur général de la compagnie. Gharbi n’est pas un inconnu du secteur du transport aérien puisqu’il a occupé, pendant plusieurs années, la direction générale d’une autre compagnie aérienne privée tunisienne, Karthago Airlines.

Jasmin Airways a reçu son accord de principe de la part des autorités de tutelle. C’est ce qu’a confirmé Ali Ben Amara à Destination Tunisie dans un entretien exclusif. De fait, la compagnie pourrait voler dès le mois de mars 2015 selon ses promoteurs. Il reste juste à trouver les deux avions recherchés, des Airbus A320, qui seront loués en dry lease, pour permettre à la compagnie d’exploiter ses premiers vols. Jasmin Airways sera basée à l’aéroport d’Enfidha et fera exclusivement du charter.

« Avec le gouvernement qui a succédé à Béji Caied Essebsi, le dossier a stagné » explique Ali Ben Amara pour justifier du retard pris dans le démarrage des activités de cette compagnie née pourtant sur le papier en 2011. « Nous avons cependant préféré que la situation se calme avant de débuter ».

Mais dans une conjoncture maussade pour le tourisme, la question est aujourd’hui de savoir s’il y a encore de place pour une compagnie aérienne tunisienne supplémentaire. Réponse de Ben Amara : « il y a même de la place pour plusieurs autres compagnies. On nous pénalise, nous, jeunes compagnies, pour préserver toujours le monopole de Tunisair ; regardez maintenant les problèmes qu’elle a et elle ne veut pas changer d’attitude ».

Dans son business plan, la compagnie ambitionne de consolider sa flotte par deux nouveaux appareils chaque année. « La deuxième année, il s’agira d’avions en propriété » prévoit déjà Ben Amara. « Même si nous ne voyons pas le bout du tunnel concernant la situation touristique, le secteur l’été passé a explosé en Tunisie. Que les Européens le veulent ou pas, c’est la seule destination où les T.O peuvent y trouver leur compte sur le plan pécuniaire ».

En définitive, Ali Ben Amara définit Jasmin Airways comme une start up dans le domaine de l’aérien avec, dans son tour de table,  également un hôtelier en la personne de Raouf Laâmouri, vice-président de la chaîne Hasdrubal.
                                                                                                                                                                                                                                       

Hédi HAMDI

Lire aussi :
Jasmin Airways, compagnie aérienne tunisienne virtuelle



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisia Awards, pas mieux pour fêter la journée mondiale du tourisme

tunisia-awards-2014
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le 27 septembre est la date de célébration de la journée mondiale du Tourisme. Une date universelle pour sensibiliser davantage la communauté internationale à l’importance du tourisme sur le plan économique, culturel et social.

C’est aussi la date qui a été retenue par le ministère du Tourisme pour organiser la première édition de l’événement «Tunisia Awards». Un événement dont l’objectif principal est de récompenser l’innovation, le talent et l’originalité dans le domaine touristique. Il ambitionne également d’établir une nouvelle dynamique compétitive en créant des synergies et des ponts nouveaux entre les différents secteurs de l’économie.

La présentation ainsi que le contenu du programme de « Tunisia Awards 2014 » ont été révélés aujourd’hui lors d’une conférence de presse tenue par la ministre du Tourisme, Amel Karboul, et Tarek Ben Ammar, cinéaste, homme d’affaires et homme de média qui sera le président du jury pour ces Awards. « Notre bataille principale est de redonner à la Tunisie son rayonnement et ce genre d’événement prouve que les réformes que nous avons engagées sont en train de marcher. Et ça marche, malgré les déchets » a solennellement déclaré Amel Karboul.

« Malgré les difficultés conjoncturelles, malgré cette période préélectorale, nous continuons à relever chaque jour de nouveaux défis pour engager la Tunisie sur de nouvelles voies d’ouverture dans une démarche que nous voulons holistique » a-t-elle ajouté. La ministre rappelle par ailleurs qu’en dépit des problèmes qui ont lieu en Tunisie et dans les pays voisins, le nombre de touristes s’élève aujourd’hui à 4,7 millions. Amel Karboul n’a pas dissimulé son optimisme et a déclaré qu’on pourrait même atteindre les 6 millions d’ici la fin de l’année. « Avec des événements comme les Dunes Electroniques, Djerbahood, Pop In Djerba et Tunisia Awards, nous faisons du Branding et réaffirmons notre ambition commune de promouvoir la Tunisie et de rétablir son image», a-t-elle ajouté.

Le 7ème art au service du tourisme

La cérémonie du « Tunisia Awards » aura lieu à Hammamet dans les prestigieux studios ‘’Empire’’ du producteur Tarek Ben Ammar. Ces studios ont déjà accueilli des stars planétaires du cinéma et recevront samedi prochain une pléiade de personnalités, de people, de journalistes, de PDG de grands tour-opérateurs et de grands acteurs du 7ème Art. « Oui, Angelina Jolie et Antonio Banderas sont bel et bien les invités d’honneur de cette cérémonie», a répondu Tarak Ben Ammar à un journaliste qui paraissait sceptique par rapport à la présence de ces deux stars. Et à lui d’ajouter : « on doit donner envie aux gens de venir en Tunisie. Chacun d’entre nous doit s’y mettre à sa façon pour rendre la Tunisie plus attrayante. L’art et la culture sont deux piliers importants qui doivent servir l’image de notre pays ». « En aucun cas, nous devons laisser des événements comme celui d’hier nous déstabiliser (ndlr, le Français assassiné en Algérie). Nous continuerons à faire du Business as Usual et nous ne baisserons jamais les bras » a-t-il dit.

La présentation de la soirée « Tunisia Awards » sera assurée par le duo Dhafer Labidine (acteur) et le mannequin Kenza Fourati. Un programme d’animation festif sera concocté en présence de l’humouriste Nidhal Saadi, la soprano Yosra Zekri et l’illusionniste Anis Gharbi.

A la fin de la conférence, l’auditoire a eu droit à la présentation de deux trophées qui seront décernés pendant la cérémonie : le trophée Tripadvisor qui sera attribué à la ville de Houmet Souk-Djerba comme étant la meilleure destination touristique en 2014 et le trophée « Amis de la Tunisie » qui sera décerné à des personnalités ayant soutenu la Tunisie durant les dernières années. Les 7 autres trophées qui portent tous des noms Carthaginois, seront décernés à un événement, une idée, une personnalité, un voyagiste, un hôtel, un média, un événement culturel ou artistique qui se sont distingués par leur originalité et leur dévouement pour servir la destination Tunisie.

©Destination Tunisie



ARTICLES ASSOCIÉS

Ce que le parti Ennahdha a prévu pour le tourisme et le transport aérien

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est le premier parti politique à présenter son programme politique à l’opinion publique. Nous nous sommes intéressés à son volet touristique et aérien.

Dans son programme électoral révélé mardi 23 septembre, le mouvement islamiste Ennahdha a présenté sa stratégie pour le développement de l’économie nationale dans les 5 années à venir. Le programme révèle une avalanche de théories, de promesses et de mesures de réformes dans plusieurs domaines. Un programme économique assez ambitieux dans son apparence mais qui ne conçoit pour autant pas grand-chose de nouveau pour le tourisme.

Sentiers battus

Pour le volet touristique, le mouvement a effectué une présentation succincte de ce qu’il qualifie de stratégie de développement. Laquelle stratégie présente une forte similitude avec la vision 3+1 actuellement martelée par la ministre en fonction et n’apporte pas de nouveauté notable. Tel qu’il figure dans son programme, le développement du secteur touristique chez Ennahdha se base sur la diversification du produit, la recherche de nouveaux marchés, l’amélioration de la formation et de la qualité, le renforcement des rapports de l’administration avec les professionnels, le développement du tourisme saharien et la promotion du tourisme local. Le plan que dresse le mouvement politique pour la promotion d’un secteur aussi vital pour l’économie tunisienne s’avère à la fois classique et laconique, c’est le moins qu’on puisse dire au vu de ses axes directeurs qui omettent d’autres potentiels de la destination et d’autres potentialités de développement.

Quelle position par rapport à l’open sky ?

Le volet touristique du programme d’Ennahdha a omis, presque totalement, la composante aérienne que nous trouvons réduite à « l’amélioration des connections aériennes avec les nouveaux marchés ». Entend-t-on par « amélioration » l’ouverture du ciel tunisien ? Le programme du mouvement politique ne donne point de réponse et ne mentionne à aucun moment le terme « open Sky ».

Interrogé par Destination Tunisie sur la position du parti par rapport à l’ouverture éventuelle du ciel tunisien, Ridha Saidi, ex ministre auprès du Premier ministre (chargé du dossier économique dans les gouvernements de Hamadi Jebali et Ali Larayedh) et coordinateur général du programme électoral d’Ennahdha, nous a expliqué que « le mouvement soutient l’open sky dans la mesure où il permettra, dans le futur, de nous drainer plus de flux touristiques. Cependant, nous l’avons d’ailleurs dit lorsque nous étions au gouvernement, notre compagnie nationale n’est pas encore prête à s’adapter avec un tel contexte. L’entrée des Low Cost en Tunisie demeure donc tributaire de l’état d’avancement du plan de redressement de Tunisair et de l’amélioration de sa compétitivité. »

Fédia Abid
Crédit photo : Businesnws.com.tn



ARTICLES ASSOCIÉS

Hammamet Sud : Saïd Boujbel réduit la voilure

Boujbel-hotel-hammamet
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’hôtelier Saïd Boujbel, patron des chaînes hôtelières Sunny Hotels et Carribean World, réduit ses capacités hôtelières dans la zone de Hammamet Sud.

Il va tout d’abord louer au groupe TUI l’hôtel Vénus (exploité à ce jour sous l’enseigne Carribean World). Déclassé à 2 étoiles par l’ONTT, l’hôtel devrait faire l’objet de travaux de rénovation cet hiver avant une réouverture au printemps 2015 sous une nouvelle enseigne.

Juste en face, l’ex hôtel Kilma a été revendu à un promoteur d’origine algérienne qui a donné un nouveau nom à l’établissement : la Couronne (photo ci-dessus).

A proximité immédiate, le Carribean World Hammamet Beach (Tanfous à l’origine) géré par Boujbel en location, va être restitué à sa société propriétaire le 30 septembre 2014.

Le groupe Boujbel continue cependant à exploiter 12 établissements en Tunisie sous les deux enseignes mentionnées pour un total situé entre 12 et 13.000 lits.



ARTICLES ASSOCIÉS

« Pop in Djerba » fait son retour sur l’île cette année

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Pour sa deuxième édition, le festival musical Pop In Djerba fait de nouveau la part belle aux créateurs indépendants orientaux et occidentaux en mêlant les expériences artistiques : performances, concerts, Dj sets, danse et street-art viennent ainsi enrichir les différentes scènes du festival.

Trois jours durant et face à la mer de Djerba, les festivaliers assisteront à un programme varié. Le jeudi 23 octobre, dans le musée à ciel ouvert Djerbahood et, en hommage au travail exceptionnel des calligrapheurs invités du monde entier par la Galerie Itinérrance de Paris, la jeune artiste franco tunisienne Nawel Ben Kraïem ouvrira les festivités en initiant le public à des déambulations musicales au cours desquelles la danseuse Sandra Dachraoui, du collectif tunisien « Art Solution / Je Danserai Malgré Tout » et des breakdancers tunisiens s’adonneront à des performances publiques filmées.

Ce parcours interactif s’achèvera par 3 concerts gratuits avec l’électro Pop de Sun Jun, la pop orientale de Nawel et enfin la Drum & Bossa Nova de la chanteuse brésilienne Flavia Coehlo, accompagnée par la Dj et productrice Elisa Do Brasil.

Les deux soirées du vendredi 24 et du samedi 25 octobre se dérouleront dans des jardins avec une vue sur la mer et le phare de Taguermess.

Pop In Djerba programmera, avec Valentin Joliff du collectif parisien Blank, le producteur allemand Claptone, un set de deep house trippant pour la première fois en Tunisie. A ses côtés, Tiiki, membre fondateur du collectif tunisien Fabrika, distillera une tech-house.

Autre moment fort en prévision du week-end, le live du Canadien Marc Houle. Alice Lewis qui mélange épopées électro et balades oniriques présentera son live pour la première fois en Tunisie. Se produira également le duo électro le plus cool du moment : Tic&Tac. Dj Raf, résident de la radio tunisienne Mosaïque Fm, sera aussi de la partie, il prendra d’ailleurs les platines aux côtés de Loic Minel du collectif Blank.

La clôture du festival Pop in Djerba aura lieu la veille des premières élections législatives. Un bus citoyen reconduira les festivaliers tunisiens qui le souhaitent à leurs bureaux de vote respectifs le dimanche 26 octobre.



ARTICLES ASSOCIÉS

Les touristes payeront bien 30 DT à la sortie du territoire

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La taxe de 30 dinars annoncée dans la nouvelle loi de Finances complémentaire pour l’année 2014 va entrer en application le 1er octobre 2014. La décision a été confirmée hier par la directrice générale des Etudes et de la Législation fiscale au ministère de l’Economie et des Finances, Habiba Louati. La FTAV avait pourtant milité pour un report de son entrée en vigueur au 1er janvier afin d’éclaircir les points en suspend, comme notamment l’âge à partir duquel les enfants étaient soumis à cette taxe, les croisiéristes -qui payent déjà une taxe de débarquement-, les personnes qui entrent avec leur carte d’identité, etc.

Toute personne physique non résidente, quelle que soit sa nationalité, sera soumise à cette taxe, exception faite des Tunisiens résidant à l’étranger. Le timbre sera vendu aux points de passage frontaliers terrestres, maritimes et aériens, dans les bureaux de recettes fiscales mais également par les agences de voyages et les hôtels qui bénéficieront d’une commission de 3% sur les ventes. L’objectif gouvernemental est de récolter 42 millions de dinars de recettes sur les 3 derniers mois de l’année 2014 et 120 millions en 2015.



ARTICLES ASSOCIÉS

Djerbahood ou la reviviscence de l’ancienne Hara

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le village d’Erriadh à Djerba, originellement connu par « El Hara », a accueilli cet été l’un des évènements artistiques les plus marquants au monde. En recevant plus d’une centaine d’artistes du street-art, cette vieille bourgade de Djerba s’est métamorphosée en quelques semaines en un vrai « musée à ciel ouvert ».

« Rien n’est capable de nous freiner »

A l’origine, l’idée de ce projet, qui a réussi à avoir le soutien du ministère du Tourisme, a été portée par le galeriste franco-tunisien Mehdi Ben Cheikh. Dans une conférence de presse tenue le jeudi 18 septembre au siège du ministère du Tourisme, Nabil Bziouech, chef de cabinet de la ministre du Tourisme a indiqué que toute une équipe avait été mobilisée par son administration pour soutenir cet évènement qui « rejoint toute une stratégie du ministère qui capitalise sur l’évènementiel et l’animation pour la promotion de la destination ». « Par une pareille action, nous avons voulu communiquer un message. Nous avons voulu dire que rien, rien n’est capable de nous freiner » dit Nabil Bziouch qui a rappelé que l’année 2014 fut l’année de l’évènementiel par excellence et que tout un budget a été mis en place pour le soutien des manifestations ayant un important impact sur le tourisme.

Le street-art dialogue avec l’histoire

Mehdi Ben Cheikh qui, lui, utilise le terme « Hara », connotant toute l’histoire des lieux, a souligné que le concept du projet, consistant à métamorphoser tout un village, constitue une première dans le monde et que le choix de Djerba, et de cet endroit en particulier, n’est pas le fruit du hasard. En débarquant sur l’île, les artistes du street-art ne cherchaient pas à apposer simplement leurs signatures sur des murs mais plutôt à revivifier cet endroit ancestral qui a perdu de son charme aux yeux des visiteurs de Djerba. « En se dirigeant vers la Ghriba, les bus ne tournaient jamais à droite pour entrer à El Hara, maintenant, ils commencent à tourner à droite » ; c’est ainsi que Mehdi Ben Cheick a choisi de décrire l’intérêt que commencent à manifester les touristes à ce village depuis que les fresques y ont vu le jour. « Il s’agit d’une nouvelle façon de mettre en valeur le patrimoine tunisien » ajoute-il.

Des retombées économiques importantes

Selon les déclarations du porteur du projet, Djerbahood se dote de toutes les caractéristiques du musée sauf qu’il s’agit d’un musée gratuit, ouvert à quiconque et à n’importe quel moment. Selon lui, il faut deux heures et demie de temps pour parcourir l’ensemble des fresques.

L’effervescence artistique du village n’a pas été sans effet économique. Aujourd’hui, les petits commerces de la bourgade marchent fort à force d’accueillir de nouveaux visiteurs. La bourgade semble aussi à ce jour destinée à accueillir de nouveaux commerces grâce aux flux de touristes et de fans du street-art qui l’animent.

Et si jamais les peintures s’effritent ?

En évoquant la question de la durée de vie des peintures, Mehdi Ben Cheikh a indiqué que celles-ci sont destinées à être durables. Par quels moyens ? L’initiateur du projet a rappelé que plusieurs mesures ont été mises en place aux fins d’assurer la durabilité des œuvres et d’en garantir la pérennité. Mis à part les détails techniques, dont la pose de vernis sur les fresques par exemple, deux associations se seraient portées volontaires pour protéger les œuvres. La première, présidée par Yosra Ben Ammar, a été spécialement créée à cet effet. La deuxième n’est autre que l’association « Ulysse », connue pour son engagement dans tout ce qui affère à la promotion de Djerba.

Quelle réaction des habitants ?

Dans un endroit où l’on s’attache à préserver des architectures ancestrales, il est évidemment difficile d’en imaginer les habitants céder leurs murs à des artistes de street-art. C’est ce qu’a avoué Mehdi Ben Cheikh qui a décrit la surprise des habitants au vu de la métamorphose de leurs maisons. Selon ses dires, cette surprise a cédé la place au soulagement dès que ces personnes se sont aperçues de la qualité des peintures. Le soulagement s’est transformé à son tour en un sentiment de « fierté » chez les propriétaires des maisons, a ajouté Ben Cheikh, au vu des foules venant chaque jour admirer les faits du street-art et de ses effets sur la Hara.

« Avant de commencer l’aventure, j’ai demandé aux artistes d’être conscients de l’endroit et d’en respecter les habitants », explique Mehdi Ben Cheikh. Maintenant, et eu égard aux réactions positives des gens de la bourgade, ce contrat semble parfaitement avoir été rempli par les artistes.

Pour ceux qui déplorent la situation environnementale de Djerba, Djerbahood n’a pas su choisir le bon moment. Pour d’autres, une telle action peut servir à dédramatiser la situation de l’île et à y substituer l’hideur nauséabonde des ordures par la beauté de l’art. En tout état de cause, Djerbahood est une belle expérience qui nous apprend que l’art peut parfois redonner vie à l’histoire puisqu’il suffisait de la touche d’un artiste pour ressusciter les souvenirs d’antan, ceux de l’ancienne Hara de Djerba.

Fédia Abid



ARTICLES ASSOCIÉS

Amel Karboul annule son direct à la TV

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Elle était initialement invitée sur Ettounssia TV ce vendredi soir en direct avec Hamza Belloumi dans son émission « Le huitième jour  ».

Scrutée à la loupe depuis qu’elle est ministre du Tourisme, Amel Karboul, bien que très présente sur la scène politique nationale, n’avait jamais participé à un plateau télévisé sur une chaîne tunisienne en live.

La ministre s’est finalement désistée « pour des raisons familiales » alors que tout le monde l’attendait avec impatience. Elle aurait quitté Tunis depuis jeudi.

Cette annulation «live » vient s’ajouter à un « Tweet Chat » annoncé sur son compte tweeter et au cours duquel, elle répondrait en direct à toutes les questions des internautes.

Ce « Tweet Chat » également prévu pour vendredi 19 septembre a été reporté au lundi 22 septembre.



ARTICLES ASSOCIÉS

Crise environnementale à Djerba: les hôteliers tranchent dans le vif

djerba-tourisme
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La crise sanitaire et environnementale qui sévit à Djerba depuis la fermeture en 2012, et sans solution alternative, de la décharge de Guellala, atteint aujourd’hui son paroxysme. Et c’est un euphémisme que de continuer de parler – à ce stade – d’inquiétude ou d’urgence. La situation est devenue insoutenable. Apocalyptique même. Surtout qu’à l’horizon, aucun signe d’amélioration n’est décelé. Au contraire : l’île des rêves et de la douceur de vivre se transforme, de jour en jour, en l’île des immondices. Une déchetterie. Dans la nuit du dimanche 14 septembre, Houmet Essouk, centre névralgique de l’île, s’est transformée en incinérateur pour détritus ménagers à tous les coins de rue. Des fumées noires et toxiques émanaient de partout. Les habitants n’en peuvent plus et ne savent plus quoi faire face à la prolifération de micro décharges anarchiques et non contrôlées. La situation est hors de contrôle et dans cette confusion totale, les insulaires sont exténués.

Voilà un petit résumé de la situation affligeante telle qu’elle a été décrite par Jalel Henchiri, président de la Fédération régionale de l’hôtellerie du Sud-est et Farhat Ben Tanfous, son secrétaire général, lors d’une conférence de presse à Tunis.

« Mis à part les enjeux touristiques, nous avons aujourd’hui un problème de survie » a déclaré amèrement J. Henchiri. « C’est devenu tellement irrespirable, que les gens ne peuvent plus ouvrir leurs fenêtres et évitent de se déplacer. Ils ont vraiment peur pour leurs enfants » a ajouté avec le même désarroi, Farhat Ben Tanfous.

Plusieurs tentatives de la part de la société civile et des professionnels du tourisme pour faire pression sur les autorités gouvernementales et les organismes concernés par la gestion des déchets se sont révélées infructueuses. Aujourd’hui, le conseil régional de Djerba-Zarzis et la FTH passent à la vitesse supérieure. Ils lancent un appel aux hôteliers de l’île pour ne plus s’acquitter de la taxe hôtelière (TH : 2%) et de la taxe communale locative (TCL : 0,2%). Des redevances que les hôteliers versent aux collectivités locales et aux municipalités pour qu’elles soient allouées à l’assainissement collectif. L’ensemble de ces taxes représente jusqu’à 60 % du total des recettes municipales. « Avec cet appel, nous ne sommes pas dans la désobéissance civile mais plutôt dans l’action civique » a précisé Jalel Henchiri. Et à lui d’ajouter : « il ne s’agit pas d’un arrêt de paiement mais seulement de suspension qui se poursuivra tant que le gouvernement n’aura pas exécuté les solutions qu’il a promis pour résoudre ce problème ». Par ailleurs, il a appelé tous les professionnels du tourisme d’arrêter de vendre la destination Djerba tant que la crise environnementale n’est pas résolue. « Arrêtons de faire de la publicité mensongère et occupons-nous à résoudre ce problème et à opter pour une solution durable », a-t-il clarifié.

Dans un dernier communiqué ministériel, rendu public au lendemain des événements de Houmet Essouk, le gouvernement s’était engagé à mettre en œuvre des mesures urgentes pour débloquer la situation et éviter l’état de catastrophe sanitaire qu’on redoute.

Un délai d’une semaine a été proposé pour effectuer une opération rapide pour déployer de grands moyens afin de débarrasser l’île de tous ces immondices. Pour ce faire, l’ouverture, entre autres, de quelques points de décharges provisoires avait été préconisée. Sauf que, à l’heure où se déroulait la conférence, personne ne savait encore quels étaient les endroits destinés à servir de décharges. Encore plus inquiétant, l’opération prioritaire de nettoyage prévue dans Houmet Essouk n’avait toujours pas démarré.

©Destination Tunisie



ARTICLES ASSOCIÉS

Quelle place pour le tourisme dans le projet «Tunisia Economic City» ?

Tunisia Economic City
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Tunisia Economic City (TEC) est un modèle de smart city qui a choisi d’élire domicile sur les côtes près d’Enfidha. Une aubaine pour l’aéroport international géré par les Turcs de la TAV et installé à proximité.

S’étendant sur 18 km du littoral est, dans la délégation d’Enfidha, ce projet semble tracer des plans très ambitieux pour le développement de l’industrie, du commerce, de la santé, de la recherche scientifique et bien d’autres domaines. Mais qu’a-t-il réservé à un secteur qui offre près de 2 millions d’emplois directs et indirects en Tunisie ?

Dans sa présentation du projet, l’Egyptien Hichem Abd El Ghani, architecte en chef de TEC et patron d’un grand cabinet d’architecture basé à Dubaï, a parlé du tourisme comme l’une des composantes majeures de la ville, voire l’une de ses bases économiques les plus solides. « Notre projet capitalise sur les atouts historiques, culturels, naturels, géographiques et humains qui peuvent faire de la Tunisie l’une des premières destinations touristiques au monde » a-t-il affirmé.

Quoique manquant de détails, le volet touristique, tel qu’il figure dans la présentation du projet, semble avoir fait l’objet d’études et de réflexions. La conception de ce volet parait basée sur un diagnostic des défaillances actuelles du secteur. Si la Tunisie n’arrive pas à ce jour à se débarrasser de ce stigmate la réduisant à une simple destination balnéaire de masse, Tunisia Economic City semble avoir trouvé le substitut car met l’industrie, le sport, le divertissement, la santé et la science au service du tourisme.

De par sa nature, Tunisia Economic City se veut un pôle mondial. L’envergure et la diversité des projets qu’il englobe sont hallucinantes. Il suffit d’imaginer que pour la première fois de son histoire, la Tunisie va disposer d’un port en eaux profondes, d’une zone franche de stockage et de libre échange commercial, d’un centre de ski couvert à l’image de celui de Dubaï (mais encore plus grand), des hôpitaux et des cliniques des plus modernes, un circuit de formule 1, des universités de renommée mondiale, etc.

Au vu de cette effervescence, nous pouvons envisager qu’une fois achevé, TEC pourrait rivaliser avec les premières destinations économiques et touristiques du monde puisqu’elle attirera des étudiants, des hommes d’affaires, des patients et des touristes des quatre coins du monde. « Nous allons consolider les atouts actuels du tourisme tunisien mais nous allons en créer d’autres. Nous allons miser sur le tourisme d’affaires, le tourisme de santé et le tourisme de luxe » a encore dit l’architecte en chef. « D’ailleurs, 20% du projet sont consacrés à l’activité touristique ».

Mis à part les centres de congrès, les foires permanentes, les unités hospitalières et les activités de divertissement qu’offre TEC et qui constituent de réelles attractions touristiques, le projet englobe aussi le lancement d’ «une ville touristique ». 200 unités hôtelières de 5 et de 4 étoiles, des resorts, des terrains de golf et des appartements de luxe y verront le jour d’ici quelques années si le projet arrive à son terme. La côte d’Enfidha devra accueillir alors l’une des zones touristiques les plus importantes de l’Afrique et du Moyen Orient. S’ajoute à l’envergure des établissements et la qualité des prestations, une architecture fascinante vraisemblablement inspirée de celle de Dubaï.

Ce projet s’est donné donc les moyens de faire de notre pays une vraie puissance économique. Mais est ce que le gouvernement s’est donné les moyens nécessaires pour l’accueillir ? Est-il disposé à mettre en place des législations et des règlementations qui serviront de garde-fou au projet mais aussi qui permettront de dépasser les écueils que les autres grands investisseurs ont rencontrés par le passé ?

Fédia ABID



ARTICLES ASSOCIÉS

Le festival Mûsîqât fête son 9ème anniversaire à Sidi Bou Saïd

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Créé en 2006 par l’actuel ministre de la culture, Mourad Sakli, le festival Mûsîqât s’en trouve déjà à 9ème édition.

Cet événement spécialisé dans les musiques traditionnelles va accueillir cette année une panoplie de musiciens internationaux dont Mounir Troudi (Tunisie), Ragounath Manet (Inde), Abou Diarra (Mali), Luis De La Camasac (Espagne), Sana Moussa (Palestine) et Majid Derakhani (Iran).
Les amateurs de la musique traditionnelle et néo-traditionnelle se donneront rendez-vous au Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd entre le 25 septembre et le 2 octobre.

Il est à noter que l’intégralité du programme sera dévoilée lors d’une conférence de presse qui aura lieu le jeudi 18 septembre.



ARTICLES ASSOCIÉS

Conférence sur le tourisme allemand vers la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La chambre tuniso-allemande du commerce et de l’industrie (AHK) organise, en collaboration avec le ministère du Tourisme, la quatrième édition de sa conférence périodique sur le tourisme tunisien et le marché allemand les 13 et 14 novembre 2014.
Des experts tunisiens et allemands animeront les travaux de cette conférence dont le débat portera essentiellement sur la stratégie de développement du tourisme tunisien selon la vision 3+1 et les attentes des touristes allemands. Plus encore, plusieurs personnalités allemandes et tunisiennes sont attendues à ce rendez-vous.



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisia Awards : hôtel et T.O récompensés

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La cérémonie des Tunisia Awards qui va se dérouler le 27 septembre va récompenser plusieurs opérateurs de la filière touristique. Le Trophée Hannibal consacrera un hôtel ou une chaîne d’hôtels s’étant distinguée par son efficacité managériale tandis que le Trophée Sophonisbe sera attribué au T.O ayant consolidé ou développé sa présence sur le marché. A noter également que le Trophée Didon sera remis à une personnalité ayant contribué à la promotion de l’image de la Tunisie à l’étranger tandis que la TV, l’article ou le blog ayant participé à transmettre une bonne image de la destination se verra remettre le Trophée Hasdrubal.



ARTICLES ASSOCIÉS

Plus de visa pour les Russes ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les touristes russes venant en Tunisie pourraient être exemptés de visa. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, dans une interview accordée au journal arabophone Attounissia.
Cette décision intervient après la visite effectuée par le ministre en Russie début septembre où il a rencontré notamment son homologue russe Sergeï Lavrov lequel lui aurait déclaré que la suppression du visa permettrait d’augmenter le nombre de touristes russes vers la Tunisie de 50.000 par an. Mongi Hamdi a précisé qu’il avait reçu pour cela l’aval du chef du gouvernement et du ministre de l’Intérieur.



ARTICLES ASSOCIÉS

L’ONTT va fermer son bureau de Lyon

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’ONTT a pris la décision de fermer sa représentation régionale de Lyon pour des raisons budgétaires. Les équipes seront mutées à Paris pour consolider la représentation sur place. Pour ses opérations sur le terrain dans le sud de la France, l’ONTT a décidé de mettre en place des équipes mobiles qui partiront de Tunis en cas de besoin.



ARTICLES ASSOCIÉS

Arrivées touristiques : la part des Européens baisse de 5 points

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la part des touristes européens en Tunisie est en pleine régression. Au cours du mois d’août 2014, le pourcentage des arrivées européennes n’a représenté que 50,1% des arrivées globales contre 55,2% en août 2013. Par rapport à l’année 2010, considérée comme année de référence par le secteur, la baisse est encore plus drastique puisque cette année là, 73,7% des non-résidents entrés en Tunisie étaient des Européens.



ARTICLES ASSOCIÉS

L’UGTT solidaire de la FTH dans l’affaire de la SGA

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’affaire du projet de loi destiné à définir les prérogatives et missions de la future Société de Gestion d’Actifs (SGA) des hôtels -ou AMC pour les anglicistes- est loin d’être terminée. Après avoir fait l’objet d’un refus unanime de la part des hôteliers, le projet de loi passe de nouveau à l’Assemblée nationale constituante (ANC) pour son éventuelle adoption avant la fin du mois courant.

Quelles positions de la FTH et de l’UGTT ?

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de la FTH hier, et en présence des représentants de l’UGTT et de la FTAV, le président de la FTH a rappelé que le refus de ce projet de loi n’en concernait que le fond et pas la forme car la FTH ne s’oppose pas au principe de création d’une telle société. « Nous n’avons pas été associés à l’élaboration de ce texte qui touche intimement au sort de notre métier d’autant plus qu’il octroie des prérogatives abusives et des pouvoirs inconstitutionnels à cette société » a déclaré Radhouane Ben Salah qui n’a pas caché sa surprise de voir ce projet passer de nouveau à l’ANC. « La FTH a toujours milité en faveur de la mise en place d’une solution pour répondre au problème de l’endettement et la société de gestion des actifs peut constituer une partie de la solution. Néanmoins, il faut délimiter ses attributions et déterminer son périmètre d’action. Car si le projet de loi est adopté, tel qu’il a été conçu, cela peut engendrer des résultats désastreux pour l’hôtellerie tunisienne et un impact aussi grave sur le climat social. »

Exclue à son tour lors de l’élaboration de ce projet de loi, l’UGTT semble partager les mêmes positions et craintes de la FTH. Belgacem Ayari, secrétaire général adjoint de l’UGTT, présent à la conférence, a indiqué à la presse que ce projet de loi transcende les valeurs de la constitution et rompt avec le principe de transparence. Il a insisté sur le poids du secteur hôtelier dans l’économie tunisienne et sur les bonnes relations qu’entretiennent les deux organismes syndicaux. « Malgré ses difficultés, le secteur hôtelier offre un climat social sain et a toujours répondu aux revendications de l’UGTT, parfois même au détriment de sa rentabilité » a affirmé pour sa part Habib Berrejeb de l’UGTT.

Habib Bouslama, président de la Fédération Régionale de l’hôtellerie de Hammamet-Nabeul, a fait remarquer de son côté qu’il s’agit de la première fois que l’UGTT s’unit avec un syndicat patronal et en consolide la position. Les raisons de cette solidarité, en apparence contre nature, sont multiples.

Que se passe t-il dans les coulisses ?

S’il est approuvé que le capital de la SGA, estimé à 150 milliards de dinars, soit un capital étatique, les représentants des deux organismes ont mis en doute le reste du processus car cette société n’y serait qu’un simple intermédiaire. Une fois rachetés, à qui vont passer les actifs ? Comment seraient-ils revendus, à qui et à quelle valeur ? Le projet de loi qui passe actuellement au vote n’apporte aucune réponse à ces interrogations et laisse la porte ouverte aux interprétations. Le président de la FTH a indiqué que ce projet touche de plein fouet le droit à la propriété et que ni les banques, ni les hôteliers n’en tireront profit, ce qui suppose l’existence d’une tierce partie, jusque-là anonyme, mais qui continue à tirer les ficelles en coulisses.

Les représentants des deux corps syndicaux n’ont pas manqué d’avancer quelques hypothèses. Belgacem Ayari a indiqué qu’un montant de 7 millions de dollars demeure bloqué par la Banque Mondiale en attendant la validation de 5 projets de loi dont celui de la SGA. Wajdi Skhiri, secrétaire général de la FTH, a rappelé à son tour les déclarations de certains membres du gouvernement à ce sujet. Les deux parties n’ont pas manqué de rappeler que la FTH et l’UGTT n’apporteront pas de soutien aux hôteliers qui ont porté atteinte à la réputation du secteur et qui n’ont pas su honorer leurs engagements.

En tout état de cause, la FTH a identifié les manquements suivants :

1-La nature de la dette à prendre en charge par la société, à savoir les dettes carbonisées sont :
a. Les dettes ayant fait l’objet d’un jugement définitif au profit des banques
b.Les dettes impayées en totalité se rapportant aux hôtels fermés
c.Les dettes auprès des sociétés de recouvrement et qui n’ont pas trouvé de solutions avec le promoteur.
d.Plus généralement, les dettes classées « classe 4 » selon la définition de la BCT, et ce, 5 ans avant la date de la constitution de la Société de Gestion des Actifs.
2-Droit de préemption : le promoteur doit pouvoir racheter la dette ainsi que les actifs le cas échéant aux mêmes conditions que la Société de Gestion des Actifs ou tout acquéreur tiers.
3-En cas de contestation du montant de la dette, le promoteur doit pouvoir recourir à la justice ou à l’arbitrage.

Si ce projet de loi a réussi à semer la zizanie chez les hôteliers, le problème ne semble pas se limiter à ce stade. Au vu de la position de l’UGTT, il est possible d’imaginer le péril qui menace 400.000 salariés, abstraction faite des emplois indirects, si jamais une mainmise inconnue ou suspecte s’accaparait des unités hôtelières concernées. D’ailleurs, ce texte de loi omet la question de changement de vocation. Qui sait si nos hôtels se transformeront demain en de simples « chambres à louer », cliniques ou foyers universitaires ?

Fédia Abid



ARTICLES ASSOCIÉS

Marché français : les professionnels du tourisme sur des charbons ardents

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

A la veille du salon du tourisme et des voyages IFTM qui se tient à Paris du 23 au 26 septembre 2014, les professionnels du tourisme en Tunisie se mobilisent à l’initiative de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV). Ils s’efforcent de trouver de nouvelles recommandations pour sortir de la spirale dans laquelle se trouve la destination depuis 2011 au départ du marché français.

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) a organisé mercredi 10 septembre un workshop réunissant un panel de professionnels opérant sur le marché français réunissant autour de la même table les présidents des fédérations professionnelles du tourisme (FTAV et FTH), la directrice générale de l’ONTT, la présidente du groupe Tunisair, les représentants des compagnies Nouvelair et Air France, aux côtés de plusieurs patrons d’agences de voyages pour débattre de la problématique épineuse de la baisse, sur les quatre dernières années, de la fréquentation touristique enregistrée au niveau du marché français. Une baisse drastique que certains qualifient même de « descente aux enfers ». Que se passe-t-il réellement et pourquoi le marché français, qui se comportait si bien, est-il frappé de plein fouet ? Quelles sont les solutions concrètes qui ont été proposées par nos professionnels pour contrecarrer cette baisse ?

Des statistiques inquiétantes

C’est saisissant lorsque l’on regarde les chiffres communiqués par l’ONTT sur l’évolution par nationalité de la fréquentation touristique sur les années 2010, 2013 et 2014, pendant le mois d’août, 2010 étant considérée comme année de référence. Il y a de quoi s’affoler – vraiment – quand on voit que les entrées européennes sur le sol tunisien ont toutes baissé sur la période 2010-2014. A part quelques petites exceptions. Citons-les quand même pour ne pas trop se saper le moral : la Grande Bretagne (+36,2 %), l’Ukraine (+119,7 %), la Russie (+39,2 %) et la Tchéquie (+28.6 %). Mais la vraie inquiétude, c’est la France qui boude la Tunisie. Pourtant, les deux pays sont historiquement et géographiquement si proches. Le nombre de touristes français a en effet baissé de 8,6 % entre août 2013 et août 2014 et de 34,5 % entre août 2010 et août 2014. Par ailleurs, et toujours selon la même source, nous avons enregistré une baisse de 46,8 % du nombre de touristes français entre 2010 et 2014 sur l’intervalle allant du 1er janvier au 31 août. Autrement dit, nous avons perdu presque la moitié de nos clients français de 2010 à 2014 qui venaient entre janvier et août. Ces chiffres ne sont guère encourageants et la situation est loin d’être rassurante.

Ça l’est aussi pour les opérateurs aériens dont les témoignages, toutes compagnies confondues, vont négativement dans le même sens. « Régression soutenue au niveau du trafic de et vers la France sur ces trois dernières années », selon Saloua Essghaier, PDG de Tunisair. « Un fléchissement au niveau du charter avec la France et une activité qui tend à disparaitre », d’après Faouzi Mouelhi, directeur central du Produit chez Tunisair ; idem chez Nouvelair depuis 2011, confirme Karim Dahmani, son directeur commercial. Pour Nicolas Delaporte, directeur d’Air France Tunis, « les chiffres de juillet et août 2014 sont très décevants et la vente de la Tunisie est un vrai casse-tête » a-t-il souligné. « Les confirmations des vols auprès de sa compagnie arrivent de plus en plus tardivement et c’est carrément anxiogène pour notre activité », a-t-il ajouté.

Les temps sont durs pour tout le monde : agents de voyages, tour-opérateurs et compagnies aériennes qui souffrent aussi bien les uns que les autres de la baisse d’activité du marché français que ce soit pour le tourisme de groupe, individuel ou itinérant. A la fois pour des vols charter ou réguliers. Certains TO, à l’instar de Thomas Cook France, se sont carrément détournés de la Tunisie pour partir investir ailleurs.

Les pourquoi de la baisse du marché français

Les raisons qui ont été évoquées lors de la réunion de la FTAV sont connues et à maintes occasions répétées et réentendues. A l’unanimité de ceux qui étaient présents à cette table ronde, les causes de l’amenuisement de la fréquentation des touristes français en Tunisie sont principalement les suivantes :

– Mauvaise qualité du produit touristique et son manque de diversification ;
– Dégradation de l’image de la Tunisie aux yeux des Français notamment ;
– Contraction des capacités d’offre au niveau des opérateurs (estimée à -30 %) ;
– Les études d’impact ayant révélé des résultats négatifs sinon décevants sur la Tunisie et qui ont été diffusés à travers les médias français ;
– Campagnes publicitaires désuètes, mal ciblées et parfois inutiles. D’où le choix contesté de Publicis, l’agence de communication engagée par l’ONTT ;
– Problèmes sécuritaires en Tunisie et dans les pays voisins ;
– Conditions d’hygiène déplorables et situation environnementale dramatique ;
– Augmentation des prix des billets d’avion et Open Sky qui tarde à être adopté.

Chacune de ces raisons citées peut être à elle seule suffisante pour dissuader un client à venir en Tunisie. Que dire alors lorsque toutes ces raisons se fédèrent…

Des actions à mener pour pallier la baisse de fréquentation

L’objectif de ce workshop de la FTAV était de récolter un maximum de suggestions de la part des différents professionnels. Certains n’ont pas hésité à rappeler qu’une panoplie de recommandations a été établie en 2013 mais qu’elle n’a jamais vu le jour. Voici en tout cas ce qu’il en est sorti de ce débat comme recommandations principales tout en espérant, qu’au moins, une partie d’entre elles pourraient être réellement appliquées par les autorités ou les organismes concernées :

– Relancer le dossier de l’Open Sky qui demeure en veille et que l’on sort du placard de temps à autre ;
– Changer la politique de promotion de la Tunisie sur le marché français en lançant des actions VIP et en créant des événements attractifs ;
– Aller sur place dans les régions pour se rapprocher du public ;
– Développer de nouvelles niches à forte valeur ajoutée : événements sportifs, circuits culturels, tourisme du 3ème âge, tourisme médical…
– Travailler sur les relations publiques et le relationnel ;
– Inviter des agents de voyage français en Tunisie pour mieux vendre la destination de visu ;
– Miser sur le digital et améliorer l’attractivité des portails internet de nos canaux de commercialisation ;
– Donner une image moderne et renouvelée de la destination Tunisie ainsi que de nos produits sur les salons à l’international ;
– Travailler sur la qualité de nos produits touristiques. Une qualité plancher a été suggérée par Saloua Essghaier qui a même parlé de « SMIG de qualité ».

Ces actions sont tout à fait plausibles et peuvent sûrement être réalisables si, bien sûr, on s’en donne les moyens. La vraie difficulté consiste non pas dans l’application de ces mesures mais plutôt dans la perception de la Tunisie aux yeux des touristes européens, en l’occurrence français. Si nous autres avons déjà une perception négative de notre pays à cause des problèmes actuels que nous sommes en train de vivre, sinon de subir au quotidien, entre le manque d’hygiène, l’absence de civisme et les problèmes d’environnement comment veut-on que des personnes, qui sont d’ailleurs beaucoup plus à cheval que nous sur ces convenances, aient l’envie de venir chez nous. Surtout lorsque à cela s’ajoutent les problèmes de sécurité et celui de l’islamisation galopante de notre société. Il est clair que le touriste européen ne veut pas de cela pour ses vacances. C’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de solution miracle pour faire venir les français. Soignons d’abord notre comportement et le reste suivra. La vraie image de la Tunisie sera véritablement rétabli aux yeux des européens quand on aura remédié à ces problèmes. Aussi, lorsque nous-mêmes serons réellement convaincus d’avoir un pays où il fait bon vivre. Et comme disait le Général de Gaulle : entre possible et impossible, deux lettres et un état d’esprit. C’est avec l’état d’esprit qu’on pourra tout changer.

©Destination Tunisie



ARTICLES ASSOCIÉS

« Tunisia Economic City », un projet qui donne le tournis

Tunisia Economic City
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Difficile de croire, qu’un jour, il pourra exister en Tunisie un endroit comme celui-ci. Tout semble avoir été pensé à cet effet pour que « Tunisia Economic City » soit un lieu unique, susceptible de changer la vie de toute une région, voire de tout un pays.

Vertigineux. C’est le moins que l’on puisse dire sur le projet de mise en place, d’ici une dizaine d’années, d’une cité économique immense qui s’étendra sur 18 km du littoral Est et qui couvrira une superficie de 90 km² s’arrêtant aux limites de l’aéroport d’Enfidha. Une cité qui attirerait, à l’horizon 2030, quelque 2 millions de visiteurs par an et aurait créé près de 250 000 emplois. Sans parler des transferts de technologie ou des effets positifs attendus sur les fondamentaux de l’économie tunisienne et sur le développement économique et social.

Les composantes de «Tunisia Economic City »

Initié par le Tunisien résident en Arabie Saoudite Riadh Khalifa Toukabri (debout sur la photo) et dessiné par Hichem Abd El Ghani, un architecte égyptien devenu célèbre depuis des travaux titanesques réalisés à Dubaï, le « Tunisia Economic City », si l’on en croit ses promoteurs, abritera quatre pôles majeurs. Un pôle industriel et logistique, un pôle touristique et de services, un pôle universitaire et de recherche et un pôle résidentiel. A l’intérieur de ces pôles sont disséminées 14 villes avec des cités et des zones d’activités différentes : industrielle, commerciale, touristique, sportive, ludique et de loisirs, éducative, médicale, portuaire et aéroportuaire. C’est ce qui a officiellement été dévoilé lors de la conférence qui s’est tenue le 9 septembre 2014 à Gammarth. Un projet mondial et multidimensionnel dont le principal objectif sera de « servir l’économie locale dans une optique de développement durable sur le long terme », comme l’a expliqué l’éventuel futur bâtisseur de la ville.

Avec un investissement évalué à 55 milliards de dollars, « Tunisia Economic City » (TEC) ambitionne de devenir le portail économique le plus important en Méditerranée avec des projets innovateurs et à très forte valeur ajoutée. S’il se révèle démesuré, utopique et délirant pour certains, ce projet est ambitieux et tout à fait réalisable pour d’autres. Mustapha Ben Jâafar, président de l’ANC, fait partie de ces derniers et estime que « les capacités et les compétences requises pour réaliser ce projet existent » et que « la Tunisie a bien besoin d’un saut qualitatif tel que celui-ci pour se propulser vers l’avant et devenir un pays où il fera bon vivre », a-t-il souligné pour donner le ton au lancement de ce projet.

Et Riadh Khalifa Toukabri, président fondateur du TEC, de déclarer sereinement à son auditoire : « l’idée du projet est 100 % tunisienne et j’ai parfaitement confiance pour qu’il soit mené jusqu’au bout ». Tel qu’expliqué par M. Zammouri, président du cabinet d’études KPMG Tunis, « Tunisia Economic City » sera créé autour d’une Holding avec les avantages fiscaux, juridiques et financiers que nous connaissons à cette forme de société. Une structure avantageuse pour la création de plusieurs filiales d’autant plus que le projet réunit une cinquantaine d’entreprises multinationales venues de 30 pays différents.

Les atouts que la Tunisie affiche pour la réussite de ce projet

Les intervenants à cette conférence ont quasiment tous évoqué l’histoire et les spécificités géographiques de la Tunisie qui lui ont toujours permis de se distinguer sur le plan touristique et le l’Off-Shoring. Il a été rappelé que la Tunisie est le seul pays arabe qui a réussi à promouvoir le tourisme au début des années 60. Des arguments importants du passé pour affirmer à ce jour que nous sommes capables de concrétiser cette initiative et devenir « un Hub entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie », a martelé M. Zammouri. La Tunisie réunit des conditions encourageantes pour l’investissement privé : main d’œuvre qualifiée, moyens de communication dernières générations et fiscalité alléchante. « Ce pays est capable d’accueillir ce méga projet de zone franche en favorisant un marché gagnant-gagnant qui a tous les atouts pour devenir la caverne d’Ali Baba sur le plan international », a déclaré Hichem Abd El Ghani.

Un projet que le gouvernement précédent aurait approuvé les bras ouverts mais que l’actuel n’a pas encore validé malgré les multiples rencontres et présentations. Néanmoins, et même si le « Tunisia Economic City » est paré sur le plan financier, sa réalisation dépendra dans une large mesure du cadre législatif que les autorités mettront en place de manière appropriée pour que ce projet devienne réalité sans tomber dans les travers du passé qui ont fait capoter les précédentes initiatives du même genre même si « Tunisia Economic City » est, de très loin, nettement plus imposant que tous les projets qui l’ont précédés.

O.K



ARTICLES ASSOCIÉS

Les agences de voyages du sud élisent leurs représentants

voyages-agences-sud
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les deux fédérations régionales des agences de voyages du sud-ouest ont élu cette semaine leurs nouveaux présidents.

Pour la région de Tozeur (FRAV sud-ouest 1), c’est Tahar Osma qui a été élu président. Son bureau est composé de Noureddine Bellil en tant que vice-président, Mouldi Sassi comme secrétaire général et Chawki Guetif comme trésorier général.

Dans la région de Kébili-Douz (FRAV sud-ouest 2), les élections ont porté Moncef Chettoui à la présidence de la fédération régionale. Les autres membres du bureau sont Tahar Ben Jalila, Ahmed Ben Abdelmoula, Béchir Ben Slimane et Zaied Ben Zaied.

Ces élections n’avaient pu être organisées avant les élections du bureau national de la FTAV pour vice de forme (dans un cas) et absence de candidats (dans le second cas).



ARTICLES ASSOCIÉS

Pourquoi Angelina Jolie sera à Tunis le 27 septembre ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’actrice américaine est attendue à Tunis le 27 septembre. Mais pas uniquement elle.

Outre Angelina Jolie, on parle également de la venue d’Antonio Banderas, le comédien et réalisateur espagnol. Ils feront vraisemblablement partie des invités de marque de l’événement Tunisia Awards organisé sous la tutelle du ministère du Tourisme le 27 septembre, date de la célébration de la Journée mondiale du tourisme.

Tunisia Awards s’annonce comme une cérémonie grandiose qui va avoir lieu dans les décors du studio de cinéma de Tarek Ben Ammar à Ben Arous. Elle consiste à attribuer des trophées à des personnalités s’étant distinguées en faveur de la Tunisie.

Les prix porteront des noms carthaginois. Le jury sera présidé par le même Tarek Ben Ammar. 300 invités nationaux et internationaux triés sur le volet seront conviés à l’événement qui verra la présence du chef du gouvernement Mehdi Jomaâ. La cérémonie sera retransmise en direct sur 3 chaînes dont Nessma TV pour la partie diffusion locale.



ARTICLES ASSOCIÉS

30 mille observateurs européens en Tunisie : hôtel ou chambre d’hôtes ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Il a été décidé que les prochaines élections législatives et présidentielles, prévues successivement aux mois d’octobre et de novembre 2014, seront encadrées par une armada de 30 mille observateurs européens. Selon Chafik Sarsar, président de l’ISIE (Instance supérieure indépendante des élections), le déploiement de ces observateurs dans toutes les circonscriptions du pays s’effectuera eu égard a un protocole d’accord qui est en passe d’être signé entre le gouvernement tunisien et l’Union européenne (UE). La mission de ces inspecteurs-observateurs consistera à superviser le processus des élections dans toutes ses étapes, à partir même de la précampagne électorale. Ils vont devoir, entre autres, contribuer aux préparatifs logistiques, analyser la sensibilité des électeurs, contrôler le déroulement du scrutin et assister aux décomptes des voix. Un travail d’appui pour favoriser des conditions électorales conformes à la fois aux traités des instances internationales et aux lois juridiques internes.

Avec un nombre aussi remarquable d’observateurs qui vont venir de 28 pays différents de l’UE et hors UE, dont le Canada et la Norvège, on aura assisté au processus électoral le plus multi-culti jamais observé en Tunisie. De quoi jubiler. Ils seront répartis dans toutes nos régions et jusqu’aux coins les plus reculés du pays. Tout compte fait, nos 30 mille chargés de missions seront comptabilisés parmi les touristes présents à cette période. C’est presque une aubaine inespérée pour notre arrière saison touristique. Qui sait ? Peut être que grâce à eux, nous nous serions rapprochés du Graal. Je veux dire de l’objectif des 7 millions, ou du moins, des 6,4 millions de touristes tant attendus.

©Destination Tunisie



ARTICLES ASSOCIÉS

Syphax Airlines annonce le maintien de ses vols sur Montréal

bourse-syphax-supension
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Contrairement aux rumeurs véhiculées par certains médias, la compagnie aérienne Syphax Airlines informe qu’elle n’a pas l’intention d’annuler sa liaison entre Tunis et Montréal.

Syphax Airlines rappelle que pour faire face à l’afflux de passagers désireux de rentrer au Canada en cette période de fin de vacances, elle avait ajouté le 25 août dernier un vol supplémentaire vers Montréal, à bord de son Airbus A330 baptisé « Al Qods ».Un vol qui est venu s’ajouter au vol hebdomadaire régulier du jeudi.

D’un autre côté, Syphax Airlines annonce que dans un souci d’utilisation optimale de sa flotte, la compagnie est en train de procéder à la régulation de certaines dates de ses vols vers Montréal.

Des pourparlers avec d’autres compagnies aériennes sont en cours pour des accords commerciaux et particulièrement du code Share en basse saison sur l’axe Tunis-Montréal.

Il est à noter que durant ses cinq premiers mois d’exploitation (avril- août 2014), la ligne a connu une énorme rentabilité et a réalisé 40% de parts de marché sur l’axe Montréal-Tunis.

Ces dessertes constituent depuis quelque temps une source de rapprochement entre les deux peuples et une véritable aubaine pour les hommes d’affaires des deux pays qui n’auront plus à faire des escales longues et fastidieuses dans les aéroports, en attendant de rallier leur destination finale.

Communiqué



ARTICLES ASSOCIÉS

Annonce imminente d’un méga hyper projet en Tunisie

Tunisia Economic City
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Oubliez Sama Dubaï, Bukhater ou encore Medinat el Wouroud, ce sont des bourgades par rapport à ce qui se prépare ! Dans quelques jours, l’annonce du méga hyper projet « Tunisia Economic City » va être faite en grandes pompes à Gammarth.

Le projet, que le gouvernement aurait approuvé, est sans aucun doute le plus flamboyant de tous les grands projets précédemment annoncés (mais qui n’ont jamais vu le jour en Tunisie).

Selon nos informations, « Tunisia Economic City », serait une nouvelle ville qui devrait voir le jour sur le littoral Est sur une longueur de 18 km, des deux côtés de l’autoroute A1 à moins de 100 km au sud de Tunis, le projet s’arrêtant aux limites de l’aéroport d’Enfidha. Il devrait couvrir 90 km² pour un investissement de 55 milliards de US $.

Il s’agit d’un projet initié par une cinquantaine d’investisseurs de plusieurs pays avec un chef de file tunisien résident entre l’Arabie Saoudite et Dubaï et serait unique en Afrique par son concept. Tout d’abord, le projet de « Tunisia Economic City » reprend à son compte l’ancien projet de port en eaux profondes d’Enfidha.

Ensuite, la ville qui sera bâtie sera dotée de cliniques off shore, d’hôtels de luxe, d’une zone franche, d’un circuit de formule 1 (lire notre article de 2012), d’universités et même d’une station de ski couverte identique à celle de Dubaï mais nettement plus imposante (385 m de haut !). Le tout sera couronné par une zone franche, des zones industrielles, une média-city…

En somme, un projet complètement fou mais que ses promoteurs promettent comme étant parfaitement fiable car reposant non pas sur un investisseur unique mais sur plusieurs grandes entreprises et fonds d’investissements internationaux. L’Etat tunisien détiendrait 20% dans le capital de la société de droit tunisien qui sera créée pour la mise en route du projet.

Le projet devrait être présenté lundi 8 aux participants à la conférence Invest In Tunisia organisée par le gouvernement et dévoilé dans tous ses détails mardi 9 septembre.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

L’Artisanat tunisien au salon Maison et Objet de Paris

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Devant se tenir au parc des expositions de Paris Nord Villepinte entre le 5 et le 9 septembre 2014, le Salon Maison et Objet de Paris va accueillir cette année une panoplie d’exposants tunisiens. En plus de l’Office National de l’Artisanat Tunisien (ONAT), 7 entreprises tunisiennes exerçant dans les différentes branches du secteur artisanal animeront le MIC Hall 1 du salon et y exposeront leurs meilleurs produits et créations.



ARTICLES ASSOCIÉS

Un 3e hôtel dans le giron de Moez Boudali à Tunis

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’hôtelier Moez Boudali, propriétaire à Tunis de l’hôtel La Maison Blanche et gestionnaire du Tunisia Palace (appartenant à l’Amen Bank), vient de prendre en main un 3e établissement.

Il s’agit de l’hôtel Le Pacha (3 étoiles, 192 lits) situé à l’avenue Kheïreddine Pacha. L’établissement appartient initialement au groupe Bayahi.

Cette 3e unité porte à 386 lits la capacité qu’exploite désormais Moez Boudali (avec Moncef Guitouni en qualité de vice-président du groupe) qui consolide sa position en tant qu’acteur majeur de l’hôtellerie à Tunis-ville avec une gamme d’hôtels 3, 4 et 5 étoiles.

Lire aussi :

Moez Boudali, hôtelier à Tunis : « c’est comme ça que l’on bâtira la nouvelle capitale touristique »

Moez Boudali à la présidence d’une FRH

La chaîne Golden Yasmin quitte le Tunisia Palace

 



ARTICLES ASSOCIÉS

La Tunisie au salon de la croisière en Méditerranée

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le salon des croisières « Seetrade Med » qui se déroulera du 16 au 18 septembre 2014 à Barcelone va accueillir cette année, pour la première fois, la Tunisie. Ce salon professionnel mondial de la croisière en Méditerranée est une belle occasion pour replacer la Tunisie au cœur d’un marché en pleine expansion : celui des croisières. Le terminal de croisière de la Goulette, l’autorité portuaire, l’ONTT ainsi que l’Agence de mise en valeur du patrimoine auront un stand commun au sein de ce salon. Plusieurs agences de voyages feront aussi le déplacement vers la ville Catalane en quête d’opportunités avec des armateurs du monde entier.



ARTICLES ASSOCIÉS

Monastir : l’affaire du bateau pirate devant la justice

Monastir-bateau-pirate
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’affaire refait surface. Le propriétaire du bateau pirate Le Sultan qui s’est échoué sur la plage de Monastir après s’être totalement disloqué suite à son chavirage va de toute évidence devoir rendre des comptes.

C’est déjà au niveau international que les procédures ont été lancées. Le voyagiste français Fram par exemple, qui comptait 23 de ses clients à bord, a décidé d’intenter une action en justice. Une plainte va être déposée à Toulouse, où est installé son siège social, et vise conjointement la société organisatrice, « Jasmin tourisme » et l’armateur du bateau pour « manquement à la sécurité », a précisé le groupe à l’AFP.

Le 6 août dernier, l’embarcation comptait à son bord 147 touristes de diverses nationalités quand le moteur est tombé en panne en pleine mer. Les passagers avaient dû se jeter à l’eau et aidés par les baigneurs à proximité pour regagner le rivage. Aucune victime n’avait heureusement été à déplorer même si Fram déclare avoir mis en place une cellule psychologique pour assister ses clients choqués.

Le Tribunal de première instance de Monastir a été saisi de l’affaire mais n’a pas encore annoncé ses conclusions. Au-delà de l’avarie moteur, la polémique porte sur le nombre insuffisants de gilets de sauvetage et même du commandant qui aurait quitté le navire en premier. Un témoin parle également de la perte d’une ancre peu avant la panne.

Malgré des conditions météorologiques défavorables, le bateau pirate avait pris la direction des îles Kuriat pour une excursion organisée. L’embarcation, abandonnée par ses occupants, étaient ensuite venue s’échouer sur les récifs du rivage.

Le voyagiste français va exiger d’être « dédommagé pour les préjudices matériels subis ». Il est fort probable que d’autres T.O qui comptaient des clients à bord n’enclenchent aussi des procédures.

L’affaire relance le débat sur la nature et le sérieux des contrôles techniques et de sécurité effectués par les autorités sur ce genre d’embarcation qui ont proliféré de manière exponentielle dans les zones touristiques en Tunisie notamment après la révolution, les procédures d’octroi des licences d’exploitation étant devenues moins contraignantes.

Crédit photo: Amor Abadah Harzallah



ARTICLES ASSOCIÉS

Timbre de sortie : vous pariez combien ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le timbre fiscal de sortie du territoire tunisien exigé par les autorités pour les non-résidents entrera en vigueur le 1er octobre 2014. Cependant, les observateurs s’accordent à dire que la méthode choisie par le gouvernement est sans aucun doute la plus mauvaise qui soit !

Sinon comment imposer une taxe de sortie à un touriste –content ou mécontent de son séjour- sans lui laisser un goût amer au moment du départ ? Mais c’est surtout au niveau de l’organisation que cela risque de mal se passer, quand bien même on a dit que le ministère des Finances avait pris les dispositions nécessaires pour qu’il soit disponible partout. Mais imaginez un seul instant qu’à l’aéroport, à H-1 avant un vol, qu’il y ait une rupture de stock ? Imaginez qu’à un poste frontière comme celui de Babouch emprunté en masse par les Algériens n’en dispose plus à un instant T ?

C’est certain, la mise en place de cette taxe va créer un beau remue-ménage. Elle risque également de produire l’effet inverse auprès du touriste.

Vous pariez combien que ce timbre ne survivra pas une année ? Rendez-vous l’été prochain !

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Ils ont 1,4 million de US$ pour les maisons d’hôtes

maisons-hotes
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les maisons d’hôtes en Tunisie sont de véritables « bijoux » et constituent l’épine dorsale du tourisme alternatif.

Partant de ce constat, et dans le cadre d’un programme tuniso-américain du coaching à l’export, un fonds de 1,4 million de dollars US a été dédié au développement des circuits touristiques des maisons d’hôtes et, parallèlement, à la mise en valeur des secteurs de l’artisanat et des produits bio.

Vue la synergie que ce projet entend créer entre ces différents domaines, cette mission a été confiée à toutes les parties prenantes des secteurs du tourisme, de l’artisanat et de l’agriculture à savoir le ministère du Commerce et de l’Artisanat, l’Office National de l’Artisanat, l’Office National du Tourisme Tunisien, le ministère de l’Agriculture et le Centre de Promotion des Exportations et l’International Executive Service Corps IESC.

En présence des représentants de l’ambassade américaine, un atelier de réflexion animé par l’expert américain Brian Chang s’est tenu le 25 août 214 à Tunis. Cet atelier visait à associer les différents acteurs de l’écotourisme en Tunisie, les maisons d’hôtes essentiellement, dans l’élaboration de circuits et de « packages » permettant de structurer les activités éco-touristiques et de les rendre plus accessibles et plus claires pour les touristes. En plus des organismes cités, il a été noté la forte présence des propriétaires des maisons d’hôtes venant notamment du Grand Tunis.

Cet atelier intitulé « les Maisons d’hôtes en Tunisie-Avoir un autre regard sur votre Dar » fut l’occasion, tant pour l’équipe du projet que pour les professionnels, d’identifier les difficultés que rencontrent ces derniers dans la commercialisation de leurs circuits. L’atelier fut surtout un moment de concertation et de réflexion sur les nouvelles stratégies permettant de mieux marketer les produits des maisons d’hôtes, de l’artisanat local, de l’agrotourisme etc.

4 grandes régions

4 grandes régions ont été identifiées par l’équipe du projet : Le Grand Tunis, le Nord-ouest, le Cap-bon et le Sud-ouest. Interrogés par Brian Chang sur les atouts et les défaillances que chacun des propriétaires des « dar » identifie dans sa région, ces derniers ont consenti sans peine que l’unique région où les circuits sont généralement bien commercialisés est celle du Grand Tunis vu les différents atouts et « attractions » dont elle bénéficie. Selon les professionnels, d’innombrables richesses et diversités écologiques et artisanales existent à l’intérieur du pays, tant au Nord qu’au Sud, mais se trouvent à ce jour « mal exploitées» ou carrément « inexploitées ». « On est contraint à vendre des produits stables et ces produits stables, nous en avons de moins en moins », a attesté l’un des agents de voyages présents en parlant de la situation de l’artisanat local qui ne cesse de perdre du terrain. Selon les personnes présentes, il faudrait créer tout un concept autour de l’artisan lui même et de sa « manière de faire ». Pour eux, il serait intéressant que le touriste puisse assister désormais à des scènes de fabrication de vin à Mornag par exemple, à la broderie des robes de mariage à Ras Jebel ou encore à la fabrication de poterie dans les différentes régions de la Tunisie.

Outre le problème de la dégradation de l’artisanat local, il a été signalé l’absence d’une infrastructure régionale appropriée aux circuits écologiques et le manque de communication et de coordination entre les maisons d’hôtes elles-mêmes.

Valoriser les spécificités locales artisanales et culinaires, booster les projets d’agrotourisme et les productions bio, « la mise en tourisme » de certaines richesses artisanales, naturelles et architecturales sont les grandes lignes d’une feuille de route que s’est constituée l’expert américain Brian Chang à l’issue de cet atelier. Ce dernier passera immédiatement à l’acte puisqu’il effectuera, à partir du mardi 26 août, une visite de terrain pour plusieurs maisons d’hôtes en Tunisie.

Le fruit de ce travail se concrétisera le 5 septembre 2014 puisqu’une réunion finale se tiendra au CEPEX au profit des propriétaires des « dar » pour leur faire bénéficier, désormais, d’une fiche de vente, d’itinéraires bien définis et d’une charte graphique. « C’est vrai que notre mission s’achève le 5 septembre mais nous sommes conscients que le chemin est encore long », dit la représentante de l’IESC et la gestionnaire du projet qui a clôturé l’atelier en invitant les professionnels présents à continuer à collaborer dans ce sens avec leur administration de tutelle.

Crédit photo : Dar Riadh Djerba



ARTICLES ASSOCIÉS

Bientôt, la 2ème édition de Pop in Djerba

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Déjà à sa deuxième édition, le festival musical Pop in Djerba débarque cette année à Djerbahood, le nouveau musée à ciel ouvert de l’île.

S’étalant du 23 au 25 octobre, la programmation de cet évènement comprend des groupes de musique live et des Dj sets électro venus du Nord et du Sud de la Méditerranée.

Le jeudi 23 octobre, se tiendront des concerts pop-rock gratuits d’artistes Tunisiens, français et cambodgiens et des déambulations musicales dans Djerbahood.

Le vendredi 24 et le samedi 25 octobre le festival Pop In Djerba programmera une scène électronique.

Il est à noter que cet évènement est organisé en partenariat avec l’Office national du tourisme tunisien.



ARTICLES ASSOCIÉS

Marquinhos passe un weekend à Djerba

Marquinhos-djerba
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Malgré ce que diffusent les médias français sur la situation environnementale à Djerba, le joueur brésilien du Paris Saint Germain Marquinhos ne s’en est pas laissé influencer puisqu’il est venu passer un weekend dans l’île des rêves.

Cherchant à partager ce moment avec ses fans et amis, Marquinhos n’a pas manqué de publier les photos de ses vacances sur instagram. Illustrant ses charmes et la beauté de ses établissements hôteliers, ces photos ont crée le buzz autour de l’île de Djerba sur les réseaux sociaux.



ARTICLES ASSOCIÉS

La Suisse célèbre la culture tunisienne

culture-tunisie-soufisme
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

« La Tunisie entre Soufisme et Jazz » est le nom d’une manifestation dédiée à la culture tunisienne.

Du 12 au 14 septembre, des spectacles de musique soufi, de Jazz, de Jazz oriental, de reggae, de rap et de musique Amazigh animeront la place du marché Montreux en Suisse.

Des ateliers de sculpture et d’animation pour enfants feront aussi part du programme de cette manifestation célébrant la Tunisie et ses cultures en plein cœur de la Suisse.



ARTICLES ASSOCIÉS

Elections : le tourisme n’aime pas la politique ?

elections-coeur
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

A quelques mois des élections législatives, la polémique tourne actuellement autour des hommes d’affaires qui auraient rallié divers partis politiques, moins par conviction et par engagement que pour des raisons stratégiques.

Or il se trouve qu’à ce jour, à deux exceptions près dans tout le pays (M. Frikha à Sfax et Z. Driss à Sousse), aucun autre opérateur du tourisme, ni agent de voyage, ni hôtelier, ni transporteur aérien, ne semble être tenté par un siège à la députation.

Et pourtant ! Une présence significative de professionnels du tourisme à l’Assemblée nationale ne ferait que contribuer à la création d’un lobbying fort des gens du métier, ce qui leur a toujours fait grandement défaut.

On peut penser que les professionnels du tourisme ne sont pas très portés sur la chose politique, mais après, personne ne viendra faire entendre ou défendre leur cause quand ils en auront bien besoin.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Djerba convie les Super Mamies françaises

mamies-super-djerba
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le T.O Royal First Travel organise, pour la 6ème fois d’affilée, un séjour à Djerba pour les 12 finalistes du concours français Super Mamies 2014. Un concours dont la finale a eu lieu cette année le 29 juin à l’Opéra de Nice.

Avec la participation du Comité Super Mamie France, la compagnie Tunisair et le journal France Dimanche, ce séjour aura lieu du 31 août au 7 septembre 2014.

Près de 160 participants seront présents à cet événement joyeux et festif qui a pour but principal de réunir des personnes autour de valeurs fondamentales à savoir la générosité, le mérite, l’engagement, la diversité et la solidarité. Des valeurs qui ont pour vocation d’outrepasser des considérations sociales ou idéologiques comme l’âge, la couleur de peau, l’origine socioculturelle ou encore la religion.

Désormais ouvert à la francophonie, l’événement Super Mamie convie la Tunisie à s’inscrire au concours de l’année 2015 auprès du comité officiel. Ainsi, la Tunisie aura sa Super Mamie qui participera aux élections de la 1ère Super Mamie Francophone prévue en juin 2015 à Nice.

Super Mamie est un concours qui a été créé 18 ans en arrière par Fabienne Ollier pour sortir de l’ombre des grands-mères qui suscitent l’admiration de leurs familles que ce soit par leur engagement, leur dynamisme ou leurs actes de solidarité.



ARTICLES ASSOCIÉS

Kélibia se dote d’un nouvel hôtel

kelibia-hotel
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le parc hôtelier de Kélibia se prépare à être consolidé par un nouvel établissement.

A compter de cet automne, l’hôtel Le Beau Soleil ouvrira ses portes. Il s’agit d’un nouveau 4 étoiles avec une capacité de 420 lits dont le promoteur est Kamel Mbarek qui est déjà propriétaire du village de vacances Club Mamounia également à Kélibia.



ARTICLES ASSOCIÉS

Off to Tabarka, un avant-goût de ce qui pourrait devenir un rituel musical à Tabarka

tabarka-festival-off-to
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Connue à une époque donnée pour être une destination musico-touristique, la cité du Corail va accueillir, les 12 et 13 septembre, la première édition du festival Off to Tabarka organisé par Piknik Corporation.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi 26 août, les organisateurs de l’évènement se sont montrés enthousiastes quant au choix de la ville de Tabarka. « Après Hammamet et Djerba, c’est la cité du Corail qui accueille cette année un festival de musique électronique » ont-il expliqué pour justifier leur choix de la ville.

Devant réunir des DJ locaux de renommée tels que DJ Maroo ou DJ Rayhan et DJ Bach et des DJ internationaux au succès mondial comme Hector, Martin Buttrich ou encore Blondish, cette manifestation s’annonce déjà prometteuse pour ceux qui voudront vivre un weekend exceptionnel à Tabarka et joindre aux plaisirs et activités balnéaires la magie de la musique. L’incontournable duo tunisien, Kafon et Hamzaoui aura aussi sa part du programme puisqu’il animera, le 13 septembre, un concert public à Tabarka gratuit en face de la Basilique.

« Nous avons choisi de faire un évènement de qualité et pas de quantité » souligne Malek Mhedhbi, patron de Piknik Corportation, pour expliquer la courte durée du festival. Pour nous, il s’agit plus d’un évènement « promotionnel » que d’un èvènement « commercial ». Le but de l’événement dans sa première édition, serait donc essentiellement de ressusciter Tabarka en tant que ville touristique à vocation musicale. Cet évènement a aussi une vocation culturelle puisqu’il se veut ouvert à un public large et multinational allant de la population locale jusqu’aux touristes algériens et européens se trouvant sur les lieux.

Succinct mais remarquablement varié et concentré, le programme, dans sa première édition, semble offrir un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochaines années.

F.A



ARTICLES ASSOCIÉS

Tozeur : l’ASM et la GIZ secouent le palmier touristique

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’ASM Tozeur (Association de Sauvegarde de la Médina), soutenue par la GIZ, a lancé le projet « Nos ressources, clé de nos emplois » qui a pour objectif de développer le tourisme local en diversifiant ses produits, en améliorant ses services et en mettant en valeur le patrimoine culturel et environnemental de Tozeur.

Le projet comportera quatre étapes. Une première qui porte sur la conception et la mise en place de nouveaux circuits thématiques culturels et d’écotourisme dans la région du Jérid pour diversifier l’offre locale et promouvoir un « tourisme des valeurs » et une « consommation exigeante » du territoire.

Une deuxième étape qui concerne 15 guides touristiques en activité qui formeront 25 jeunes diplômés sans emploi pour l’animation des futurs circuits et pour animer leurs structures. Ces guides seront dotés d’équipements et regroupés en coopérative pour garantir la complémentarité de leurs compétences et la durabilité du projet.

La fragile corporation des caléchiers sera consolidée en 3e étape afin d’améliorer l’outil de travail et la qualité des services. Deux jeunes sans emploi seront recrutés pour animer un nouveau bureau et parfaire la capacité de négociation avec les autorités régionales et locales.

En 4e lieu, le Syndicat d’Initiative de Tozeur sera réhabilité en termes de services et d’équipements. 3 jeunes diplômés sans emploi seront recrutés et de nouveaux outils de marketing et de promotion seront créés.

Pas moins de 25 acteurs dont le gouverneur de Tozeur, Mohamed Al Mansouri et les membres de l’ASM, soutenus par différents acteurs du secteur touristique et par la GIZ, sont en train de gérer ce projet.



ARTICLES ASSOCIÉS

A El Jem, Peter Pan sur glace ne laisse pas de marbre

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le show est d’une magie imparable lorsque Peter Pan, la fée Clochette et le capitaine Crochet tiennent la vedette sur la scène de l’amphithéâtre d’El Jem. Et pas de n’importe quelle façon. Car l’arène du Colisée s’est transformée dans la soirée du 26 août en une patinoire en glace pour « Le Cirque de Glace Peter Pan », une comédie musicale tournée par les Russian Ice Stars. Non, on ne veut pas grandir ! Voilà ce qu’on aurait répondu à la question favorite posée par capitaine Crochet à Peter Pan. Car en assistant à ce voyage imaginaire, on a tout de suite envie de replonger en enfance. Un voyage fantastique avec une vingtaine de patineurs talentueux réunis autour de chorégraphies changeantes et de costumes chatoyants et remarquables.

Des décors inédits pour ce lieu mythique où l’empreinte romaine a fait sans doute son effet. Sensations garanties tout au long du spectacle, même si la représentation reste assez conventionnelle et sans grande surprise. Aux adultes comme aux enfants, Peter Pan sur glace est un spectacle qui ne laisse pas de marbre.



ARTICLES ASSOCIÉS

Bukhater : hôtels et golf au programme

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

« Tunis Sport City » pourrait être relancé par Boukhater.

Initié par le groupe Boukhater et annoncé en grandes pompes en 2008, le projet a été débattu lors d’une Commission des grands projets qui s’est déroulée sous la présidence du chef du gouvernement Mehdi Jomaâ le 22 août dernier.

Rappelons qu’au-delà de la composante immobilière, le projet, situé sur les Berges du Lac de Tunis, comprend un complexe hôtelier et un parcours de golf de 18 trous baptisé « Les Jardins de Tunis ».



ARTICLES ASSOCIÉS

Monastir : nouvelle enseigne pour le Tropicana

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Exit la marque Marmara ! L’hôtel Tropicana à Monastir a adopté la nouvelle enseigne de sa maison-mère TUI Travel pour devenir SuneoClub. Il s’agit d’un concept d’hôtel-club se basant sur la gaité et la convivialité ciblant une clientèle familiale. L’hôtel avait subi des travaux de rénovation l’hiver dernier pour inaugurer sa nouvelle enseigne cet été. Il s’agit pour TUI de son 4e établissement du genre après la Costa d’El Sol (Espagne), Corfou et Kos (îles grecques).



ARTICLES ASSOCIÉS

Parlementaires cherchent hôtel désespérément

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Malgré l’imminence de la fin de leur mandat à l’ANC, les députés sont à la recherche d’un hôtel pour leurs besoins en hébergement. Concrètement, il s’agit de sélectionner un établissement de catégorie 3 étoiles et plus dans les environs du Bardo où siègent les membres de l’ANC. Or dans un rayon de 3 km, seuls les hôtels situés à Lafayette pourraient faire l’affaire, à savoir le Golden Tulip El Mechtel, les Ambassadeurs, le Belvédère ou encore le Diplomat ou le Yadis Ibn Khaldoun. Afin d’éviter la polémique suscitée l’année dernière à ce sujet (lire), l’ANC a publié un communiqué pour appeler les hôtels ne l’ayant pas encore fait à retirer le cahier des charges avant le 29 août courant.



ARTICLES ASSOCIÉS

Djerba : le Haroun change de main

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’hôtel Haroun à Djerba (3 étoiles, 172 lits) de nouveau loué. Sa famille propriétaire, qui l’avait confié à un moment donné au T.O Royal First Travel (René Trabelsi), avant de le reprendre en gestion, vient finalement de le relouer de nouveau. Cette fois, c’est le groupe Mongi Loukil qui l’a repris. Dans le même temps, le même Mongi Loukil garde son hôtel Palm Beach 4 étoiles situé à proximité toujours fermé, tandis que c’est son club Palm Beach 3 étoiles qui fonctionne toujours à Djerba.



ARTICLES ASSOCIÉS

Qui a racheté les hôtels tunisiens de FRAM ?

fram-hotels
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le groupe touristique français FRAM a revendu récemment ses deux hôtels en Tunisie en catimini.

Cette vente est sans aucun doute la conséquence des mauvais résultats du groupe de manière générale et sur la destination tunisienne en particulier. FRAM a donc cédé le Regency Monastir (4 étoiles, 406 lits) et la Palmeraie de Tozeur (4 étoiles, 212 lits) à un opérateur tunisien, en l’occurrence Kamel Drouche, propriétaire de l’hôtel Sousse Palace (lire).

Ce dernier établissement, actuellement en grands travaux de rénovation, était par ailleurs en passe d’être géré par le groupe Vincci mais les négociations n’ont finalement pas abouti et le projet de partenariat abandonné.



ARTICLES ASSOCIÉS

Comment Tunisair a perdu sa poule aux œufs d’or

Tunisair-libye
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Cette-fois, il n’y a plus aucun vol Tunisair opérant sur la Libye. Les deux dernières destinations encore desservies, Tobrouk et Labreg, ont été suspendues le 23 août « afin de revoir les contrats d’assurance » a annoncé le ministère du Transport dans un communiqué.

La situation sécuritaire prévalant désormais en Libye ne permet plus de garantir la sécurité des vols de Tunisair. Il y a quelques jours, la direction générale de l’Aviation civile tunisienne a également annoncé la fermeture de l’espace aérien aux vols en provenance de Mîtiga (2e aéroport de Tripoli), de Misrata et de Syrte. Quant aux vols sur Tripoli International et Benghazi, ils avaient été suspendus dès le début des troubles en Libye.

Cependant, le marché libyen constituait une véritable poule aux œuf d’or pour Tunisair qui avait annoncé dans son programme été l’ajout de 25 fréquences, portant à 66 le nombre de dessertes hebdomadaires entre la Tunisie et la Libye, sans parler des vols assurés par sa filiale Tunisair Express au départ de Monastir et de Sfax notamment. Pour le transporteur public, il s’agit de toute évidence d’un manque à gagner énorme qui ne va pas arranger sa situation financière déjà en grande précarité. La Libye constituait encore jusqu’à une date récente l’un des derniers marchés juteux pour Tunisair eu égard à l’énorme demande, notamment de la part de Libyens venant en Tunisie, à des tarifs très rentables pour le transporteur.

L’annulation des vols de Tunisair vers la Libye a atténué la pression sur les avions en plein trafic estival et a permis à la compagnie de disposer de toute sa flotte, mais cela n’a cependant pas amélioré pour autant la ponctualité de ses vols et notamment ses premiers vols au départ de Tunis-Carthage tous les matins avec une moyenne de 30 minutes de retard.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

La nouvelle taxe à 30 dinars sème la zizanie dans les milieux touristiques

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le nouveau timbre fiscal auquel devront être soumis les touristes étrangers au moment de leur sortie du territoire tunisien, d’un montant de 30 dinars et décidé par le gouvernement dans la loi de Finances complémentaire de l’année 2014, est à l’origine d’une belle cacophonie dans les milieux touristiques.

Alors que tout le monde s’attendait à ce qu’elle entre en vigueur à l’automne, la nouvelle taxe sera finalement applicable à compter du 28 août 2014 « en vertu de l’article 36 de la loi de Finances complémentaire » a annoncé Habiba Louati, directrice générale des Etudes et de la Législation fiscale au ministère de l’Economie et des Finances lors d’une conférence de presse le 22 août.

Une annonce qui a pris de court notamment les agences de voyages qui n’avaient pas prévenu leurs clients actuellement en vacances en Tunisie. Première à monter au créneau pour dénoncer le choix de la date, la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV). Dans un communiqué rendu public le 24 août, le syndicat patronal a déclaré avoir « appris avec grande surprise la décision gouvernementale de mettre en application la nouvelle taxe de sortie de 30 dinars à compter du 28 août 2014 ». Les opérateurs touristiques s’attendaient en effet à ce que son entrée en vigueur se fasse le 1er octobre sur la foi d’une déclaration publique qu’aurait faite Amel Karboul, ministre du Tourisme, lors de sa visite à un poste frontière tuniso-algérien le 14 août dernier dans le gouvernorat de Jendouba.

La FTAV craint que l’entrée en vigueur de la loi cette semaine ne crée « d’énormes difficultés pour les centaines de milliers de non-résidents actuellement en vacances en Tunisie au moment où ils quitteront le territoire ». Son président, Mohamed Ali Toumi, a estimé à ce propos que « les touristes actuellement en Tunisie n’ont pas été informés de cette taxe lors de leur arrivée ; sa mise en application immédiate risque d’être mal assimilée, ce qui risque de nuire fortement à l’image de notre destination et créer de grands problèmes au moment de leur départ notamment pour ceux qui ne l’avaient pas prévue dans leur budget ».

Sauf que la loi ayant été publiée au JORT, elle se doit d’entrer en vigueur dans les 5 jours. Le ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Ben Hamouda, intervenant sur les ondes de la radio Express FM ce matin, a confirmé que les Tunisiens résidents à l’étranger ne seraient pas concernés par ce timbre, mais a déclaré que pour les touristes « la mesure sera effectuée de manière souple ». Une phrase sujette à diverses interprétations…

Les banques seront-elles capables de gérer le flux ?

En attendant, les agences de voyages et les tour-opérateurs sont sous pression : comment informer la multitude de clients actuellement en vacances en Tunisie qu’ils vont devoir s’acquitter d’une taxe de 30 dinars à la sortie d’autant plus que la majorité a payé pour un séjour All Inclusive théoriquement sans surcoût. « Cela risque d’être interprété comme une prise d’otage » regrette un agent de voyage  de la région de Hammamet réceptif d’un grand voyagiste européen, qui prévient que « les clients n’ont pas tous de l’argent sur eux au moment du retour et peuvent avoir tout dépensé avant la fin de leurs vacances ».

Autre motif d’inquiétude, la disponibilité du timbre aux frontières : « le ministère de l’Economie et des Finances est-il à ce point efficace au point d’être capable d’imprimer et de distribuer des centaines de milliers de timbres dans tous les points de sorties, terrestres, maritimes et aériens en quelques jours ? Les banques aux aéroports sont-elles parées à gérer le flux de clients qui viendront réclamer un timbre de sortie ? Déjà qu’elles ont du mal à gérer le change au départ et l’arrivée, on voit mal comment elles s’en sortiront avec une tâche supplémentaire » continue notre interlocuteur. « Ce qui fait craindre que la mesure ne provoque aussi des retards sur les départs des avions ».

Et pour ajouter à la confusion, une dépêche de l’agence officielle TAP annonçait ce matin selon une source anonyme (sic !) que l’entrée en vigueur de la loi serait reportée au mois d’octobre ! Destination Tunisie croit savoir qu’une commission réunissant les différents intervenants a été créée pour tenter de trouver un moyen légal de reporter l’entrée en application de la loi mais rien n’a encore été décidé.

La FTAV elle, espère trouver les moyens de décaler cette échéance coûte que coûte. Elle considère que si cette taxe est appliquée le 28 août, elle « provoquera plus de tort à la Tunisie touristique que les recettes qu’elle générera au Trésor public ».

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

L’OACA voit débarquer un nouveau PDG

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Salah Gharsallah (à droite sur la photo) n’est plus le PDG de l’OACA (Office de l’aviation civile et des aéroports).

Le ministère du Transport a annoncé aujourd’hui son remplacement par Mohamed Lassaâd Mrabet (à gauche sur la photo), qui occupait à ce jour le poste de chef de Cabinet du ministre du Transport.

A son poste, il est remplacé par Moez Mkaddem. Ce mouvement serait en rapport, selon certaines sources, avec la gestion de l’appel d’offres relatif au renouvellement de l’exploitant des free-shops des aéroports exploités par l’OACA.



ARTICLES ASSOCIÉS

Syphax : vol supplémentaire vers Montréal et l’ambassadeur au départ

bourse-syphax-supension
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La compagnie Syphax Airlines a organisé un vol supplémentaire Tunis-Montréal le 25 août 2014 en plus de son vol hebdomadaire tous les jeudis.

Il s’agit d’un vol destiné essentiellement aux nombreux étudiants, inscrits au Canada pour rejoindre la rentrée de septembre 2014.

L’Ambassadeur du Canada, Sébastien Beaulieu, et son équipe étaient présents à l’aéroport de Tunis-Carthage pour rencontrer les passagers afin de leur souhaiter un bon voyage, prodiguer quelques conseils aux nouveaux étudiants inscrits au Canada, ainsi que rassurer certains parents dont les enfants partent pour la première fois au Canada.

Comme 2014 est placée sous le signe de « l’Année du Canada en Tunisie », l’équipe de l’ambassade a distribué aux passagers des « tags » de bagage, avec le logo « Canada-Tunisie » et contenant des sites webs utiles pour les étudiants et voyageurs.

Le nombre de visas émis en 2013 aux étudiants tunisiens inscrits au Canada a augmenté de 42% par rapport à 2012. Cet engouement croissant pour effectuer des études au Canada s’explique notamment par des normes élevées en matière d’éducation, des qualifications reconnues dans le monde entier, un niveau de vie parmi les plus élevés du monde et une société multiculturelle et ouverte.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Hotels.com décortique certaines tendances de voyageurs par nationalité

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Une étude mondiale réalisée par Hotels.com révèle que les touristes originaires d’Asie sont les plus accros à leurs smartphones et autres terminaux mobiles.

D’après une étude mondiale réalisée par Hotels.com, l’un des principaux sites de réservation d’hébergement avec plus de 325 000 propriétés à l’échelle mondiale, les touristes thaïlandais sont ceux qui acceptent le moins de voyager sans leur smartphone ou tablette. Ils sont 85 % à craindre des sueurs froides à l’idée de partir en vacances sans leurs gadgets favoris.

L’étude s’intéresse aux habitudes numériques des vacanciers de 28 nationalités différentes avec l’ambition d’identifier celles et ceux pour qui il est le plus difficile de déconnecter pendant les congés pour se rapprocher de l’équilibre tant recherché entre vie professionnelle et privée. La Thaïlande est talonnée de près par la Corée (à 78 %), puis le Japon (à 69 %).

A la 12ème place, ex-aequo avec la Russie, 40 % des Français rechignent à se séparer de leur téléphone pendant les vacances.

D’après l’étude, de retour chez eux, les Français sont seulement 1 sur 3 (33 %) à regretter avoir trop consulté leur terminal mobile durant leurs vacances. Ils sont plus de 1 sur 2 (67 %) à reconnaître passer 1h ou plus par jour à lire leurs e-mails de boulot en vacances et environ 54 % à souhaiter ne pas penser au travail et profiter de leurs congés.

L’étude de Hotels.com révèle également les dix éléments incontournables des Français qui partent en vacances. Si le smartphone arrive à la 6ème place, il est devancé par le passeport, priorité absolue des Français qui démontre qu’ils préfèrent les vacances à l’étranger aux charmes de leurs côtes ou campagnes. Tandis que le maillot de bain et le déodorant sont indispensables aux Français pour de bonnes vacances et arrivent à la 2ème position ex-aequo. Enfin, peu importante visiblement, l’assurance voyage termine bonne dernière, à la 10ème place.

Quant aux nationalités qui enjolivent le plus facilement leurs récits de vacances, les Chinois arrivent premiers, avec 67 % des sondés qui mentent volontiers à leurs proches et amis de retour chez eux. A la seconde place viennent les Allemands (64 %), suivis par les Coréens (48 %). Les Français arrivent 17ème, puisqu’ils sont un quart (25 %) à reconnaître tricher un peu sur la réalité de leurs aventures.



ARTICLES ASSOCIÉS

Traveltodo un nouveau service intitulé “book now, paylater”

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’agence de voyages en ligne Traveltodo, leader tunisien de la réservation hôtelière sur Internet, vient de lancer un nouveau concept intitulé ‘’book now, paylater’’, permettant à ses clients à partir de la Tunisie de réserver et garantir leur chambre d’hôtel à l’étranger via le site de Traveltodo et de procéder au paiement à l’arrivée sur place à l’hôtel. Pour accompagner ce nouveau service, l’agence élargit sa base d’hôtels et de destinations proposées à la clientèle tunisienne. Désormais, Traveltodo fournit sur son site une liste de 487.048 établissements dans le monde dont 164.581 locations de vacances vers 66.690 destinations et dans 202 pays avec accès sécurisé aux réservations effectuées par le client qui pourra facilement annuler, modifier ou envoyer sa demande directement à l’établissement. Pour garantir sa réservation, le client devra saisir les coordonnés d’une carte bancaire internationale (soit une carte voyage d’affaires, une carte d’allocution touristique ou une carte d’une banque internationale).
Grâce à ce service, Traveltodo offre désormais la plus large offre d’hôtels dans le monde au départ de la Tunisie et avec l’assurance des meilleurs prix du marché.

Partenariat avec Ooredoo

Traveltodo et l’opérateur privé de télécommunications en Tunisie Ooredoo viennent de signer un partenariat afin de donner la possibilité à tous les clients Ooredoo d’acheter grâce à leurs points du programme de fidélité « Merci » tous les produits qui figurent dans le catalogue de Traveltodo qui donnera accès aux 450.000 hôtels dans le monde mais aussi aux 200 packages de séjours touristiques à l’étranger, aux 300 hôtels en Tunisie et également aux concerts et spectacles tout au long de l’année ou encore des billets pour assister aux plus grandes rencontres de football en Europe. Cherchant à accorder des avantages de taille à ses abonnés, Ooredoo permettra à ses clients d’accéder aussi aux contenus exclusifs de Traveltodo, qu’il s’agisse de ventes flash, d’avantages en avant-première ou encore de produits spécifiques payables grâce aux points « Merci » uniquement.



ARTICLES ASSOCIÉS

Reportage à l’aéroport Paris-CDG: l’étonnante mécanique du hub d’Air France

paris-cdg
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

A Paris-Charles de Gaulle (CDG), la compagnie Air France a réussi à développer le hub le plus puissant d’Europe. Pour le plus grand bonheur des passagers.

La bataille du ciel se joue également sur terre. Entre les compagnies aériennes, la concurrence s’opère sur les plates-formes aéroportuaires et leurs capacités à offrir le plus grand nombre d’opportunités de correspondances avec des délais les plus courts possibles grâce au système dit de hub.

Vous voulez vous rendre de Tunis à Londres à des horaires spécifiques que les lignes directes existantes n’offrent pas ? Une compagnie comme Air France est en mesure de proposer 19 fréquences par semaine entre les deux capitales avec des correspondances directes via l’aéroport Paris-CDG et ce grâce aux 4 dessertes quotidiennes Tunis-Paris combinées aux 8 vols par jour Paris-Londres. L’exemple est édifiant et reflète, à lui seul, la capacité concurrentielle des compagnies aériennes qui ont développé des hubs.

La puissance d’un hub ne s’affirme pas seulement sur les lignes moyen-courriers mais aussi sur les opportunités de correspondance entre le long-courrier et le moyen-courrier, ou vice-versa. La compagnie française a la capacité par exemple d’offrir plus de 25.000 opportunités de correspondance en moins de deux heures. A CDG, le programme de ses vols est organisé en 6 plages de rendez-vous, soit six vagues d´arrivées et de départs, étalées tout au long de la journée, pour permettre un maximum de correspondances dans un délai le plus court possible. Les plages de hub se construisent sur des durées de 2h30 entre le 1e avion arrivé et le dernier parti.

Voilà comment aujourd’hui certaines compagnies peuvent prétendre au titre de « compagnies de réseaux ». Pour Air France, son hub est non seulement alimenté par ses propres lignes mais également par les autres compagnies aériennes qui arrivent à CDG et qui lui apportent encore du trafic avec des passagers en continuation vers d’autres destinations. On imagine par conséquent l’atout concurrentiel énorme que cela représente pour une compagnie aérienne.

Chez Air France, on explique que « grâce au hub, l’aéroport a accueilli un nombre croissant d’avions gros porteurs et enregistré une croissance rapide du trafic intercontinental. Ce système permet l’utilisation d’avions plus gros, ce qui limite les nuisances et les émissions de CO2. Ce système permet aussi, lorsque la demande faiblit sur une destination, de compléter les flux directs manquants par des flux de correspondances ». Ce qui est par exemple le cas sur la Tunisie.

Comment le hub amortit la crise

Malgré la crise touristique ambiante qui sévit en Tunisie et la réduction de 50% des arrivées touristiques françaises dans le pays, la compagnie Air France a maintenu cet été ses 4 fréquences quotidiennes entre Paris et Tunis, ce qui permet au passager de ou vers Tunis de bénéficier de correspondances vers 103 pays. « La desserte de la Tunisie, ces dernières années, est un exemple de cette qualité ‘’d’amortisseur de crise’’ du hub » explique-t-on chez Air France.

« Nos clients tunisiens ont besoin d’un partenaire qui sait s’inscrire dans la durée » déclare Nicolas Delaporte, directeur d’Air France pour la Tunisie. « Notre hub de Paris-Charles de Gaulle est un atout essentiel et, grâce aux ouvertures régulières de nouvelles destinations, il nous permet d’accompagner le développement à l’international des entreprises tunisiennes » ajoute-t-il. Au départ de Tunis, il y a pour Air France deux catégories de passagers, ceux qui voyagent de point à point, c’est-à-dire que Paris est leur destination finale, et ceux qui sont en correspondance et qui ne font que passer par CDG.

Tous les matins par exemple sur la plate-forme, en 1 heure, on enregistre une trentaine d’arrivées de vols long-courriers tandis qu’au même moment, ce sont 60 moyen-courriers qui décollent. Et entre les deux, il y a le MCT. Dans le jargon, cela signifie le Minimum Connecting Time, autrement dit le temps minimum de correspondance nécessaire à un passager qui descend d’un avion pour monter dans un autre. Pendant 13 ans, le MCT à CDG était de 45 minutes.

Il a été rabaissé récemment de 15 minutes grâce aux IFU (inspections filtrage unique des passagers) qui ont été mises en place et qui réduisent le temps de correspondance au sein de l’espace européen. Concrètement, le procédé permet à un passager en provenance de Londres et en continuation sur Tunis de ne pas subir de contrôle de sécurité lors de son escale à Paris.

CDG est le 2e aéroport européen en termes de passagers (32 millions par an) et premier en termes de correspondances offertes. Celui de Londres-Heathrow, 1e, traite 80 millions de passagers mais offre uniquement 7000 opportunités de correspondances pour British Airways notamment à cause du niveau de saturation atteint par les infrastructures et par la limite de développement posée par ses deux seules pistes. Paris-CDG dispose de 4 pistes.

A Francfort, longtemps classé 2e en termes de passagers, le hub de la Lufthansa offre 14.000 opportunités de correspondances. Ces performances, les compagnies aériennes les doivent donc à une infrastructure aéroportuaire adaptée et développée conjointement dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.

Pour le cas de Paris-CDG, il est clair que les performances atteintes n’ont pu se faire que grâce à un partenariat très étroit avec le gestionnaire public des aéroports français ADP qui a adapté ses installations aux besoins d’Air France et de ses partenaires de l’alliance SkyTeam en investissant pas moins de 580 millions d’euros ces dernières années. Résultat : Air France réussit aujourd’hui 97% de ses correspondances à CDG.

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

Taha Voyages : entre succès et ambition

taha-voyages-ismail-oued
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

En se lançant en août 2002 avec un seul agent pour se spécialiser d’emblée sur la destination Turquie, Taha Voyages avait déjà auguré de sa réussite au bout du chemin. Et l’avenir lui a parfaitement donné raison.

Elle fêtera bientôt ses douze ans d’activité en tant qu’agence de voyages et tour-opérateur à la fois. L’entreprise familiale, gérée par le fondateur et ses deux fils, tourne aujourd’hui avec un effectif de 75 personnes réparties sur 4 agences. Une à Ksar Helal, une à Monastir, une à Sousse et une à Tunis dans le quartier de Montplaisir. La clé de son succès ? « La transparence, la qualité, la disponibilité auprès des clients et des prix accessibles à tous », souligne Ismail El Oued, directeur général adjoint de Taha Voyages. A part cela, nous avons déniché d’autres raisons à ce succès fulgurant.

Des destinations conventionnelles mais fort attractives

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Les destinations phares sur lesquelles Taha Voyages s’est spécialisée, à savoir la Turquie et le Maroc, sont des destinations que l’on trouve ailleurs chez la concurrence. Mais c’est elle qui reste leader et qui se taille la part du lion vers ces deux pays. Elle est aussi dans le Top 5 pour la Omra où la demande se révèle toute aussi importante. Viennent après l’Andalousie, Malte, la Malaisie et la Thaïlande. C’est grâce à ces destinations Outgoing que Taha Voyages réalise presque 30 % de son volume d’affaires et qu’elle s’est construite une image solide avec une identité forte auprès de ses clients. Le marché interne occupe, quant à lui, près de 70% des ses activités. Dans sa stratégie commerciale, outre la publicité, ‘’outrancière’’ aux yeux des envieux, Taha Voyages a toujours accordé une importance primordiale au bouche à oreille. « C’est la meilleure façon de connaître vraiment la satisfaction ou pas du client », affirme Ismail El Oued. « Car la vraie réputation sort de la bouche des clients ». Et c’est pour cette raison que des questionnaires de satisfaction sont toujours mis à la disposition des voyageurs. Pour l’année 2015, Taha Voyages projette de diversifier ses produits en Europe alors que sur le long-terme, elle s’est fixée comme ambition de renforcer sa présence sur le continent asiatique.

La qualité des services, l’affrètement et la diversification, atouts majeurs de l’agence

Taha Voyages est aussi forte de son succès grâce à la diversification de sa clientèle, outre celle de ses produits. Des groupes de sociétés étrangères, des laboratoires, des organisateurs de congrès et d’événements font partie intégrante de son portefeuille clients. Depuis 2010, et pour faire face à une demande toujours plus forte, Taha Voyages s’est lancée dans l’affrètement d’avions en partenariat avec des compagnies aériennes tel que Nouvelair et Turkish Airlines.

Elle devient désormais à son tour fournisseur de produits et de circuits de voyages auprès d’autres agences. La société développe aussi le créneau du transport et devient créatrice d’événements dans le vaste monde des loisirs. Par ailleurs, et en misant toujours sur la transparence, la qualité et la bonne réputation, Taha Voyages obtient près de 97 % de satisfactions auprès de ses clients. Et ce n’est pas par hasard qu’elle réussit à obtenir un taux si élevé. En Turquie, elle dispose d’une plate forme permanente qui tourne avec une dizaine de guides sur place et met systématiquement, pour chaque voyage, des assistants qui sont à la disposition et aux petits soins de ses clients.

Au final, Taha Voyages, qui se veut « créateur de bonheur », se spécialise et en même temps propose à ses clients toute une offre de produits touristiques défiant toute concurrence : séjours, circuits, hôtels, packages avec des formules sur-mesure, week-ends, thalasso, location de voitures en Tunisie et à l’étranger. Une offre suffisamment diversifiée avec des prestations de services visant souvent la perfection et la proximité avec le client.



ARTICLES ASSOCIÉS

Marrakech l’inimitable exotisme marocain

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Une âme exubérante, de la ferveur, du raffinement et de la joie de vivre. En toile de fond, des bâtis rouges en parfaite harmonie et une végétation si généreuse et abondante qu’elle vous réserve des coups d’œil inlassablement enchanteurs. Voici Marrakech. Et ce n’est pas tout. Ici on construit et on s’occupe de la nature. La diversité de ses quartiers et la magnificence de ses paysages font d’elle une ville envoûtante qui vous plonge dans une autre époque lorsque vous arpentez ses venelles ou les dédales de ses souks. Sa Médina si secrète cache dans ses entrailles d’incroyables palais avec des jardins d’une beauté exceptionnelle. En dehors de l’Histoire et des vestiges de son passé, Marrakech se révèle d’une modernité surprenante. Quartiers chics, terrains de golf, infrastructure de qualité et centres d’affaires dotés des dernières technologies, font d’elle une destination très prisée. Les cortèges de VIP avec leurs exigences en matière d’accueil et de prestations de luxe en sont bien les témoins. C’est aussi ça Marrakech. Trois jours d’escapade avec GTA et la RAM au cœur de la ville rouge pour s’imbiber de sa magie de jour comme de nuit. Car à tout point de vue, Marrakech est un émerveillement.

Place Jemâa el Fna, le cœur touristique de la ville

Quelque soit l’heure à laquelle on arrive à Marrakech, l’envie irrésistible d’aller explorer la place mythique de Jemâa el Fna nous saisit d’emblée. C’est le quartier le plus vivant et le plus populaire, mais aussi le plus touristique et le plus insolite de toute la cité impériale. Une place qui diffuse la joie et la bonne humeur et enseigne, à la perfection l’art de la mitoyenneté et de la cohabitation avec l’autre. Restaurants ambulants avec de la nourriture en surabondance sur les étals, groupes de musique folklorique, charmeurs de serpents avec leurs flûtes devant lesquels on ne peut que se laisser séduire, tatoueuses et diseuses de bonne aventure, guérisseurs, marchands de souvenirs et vendeurs de jus d’orange frais, sont les acteurs permanents et presque inamovibles de la scène. Dès 18h, l’animation omniprésente bat son plein, la foule est de plus en plus dense et la place bouillonnante de Jemâa el Fna devient noire de monde. Tout autour, les cafés-restaurants et leurs terrasses offrent de superbes angles de vues sur la place. Un haut lieu pittoresque et un espace qui ne désemplit pas sous le regard approbateur de la mosquée El Koutoubia (mosquée des libraires) qui s’érige fièrement dans les parages. Inscrite au patrimoine culturel de l’UNESCO, la place Jemâa el Fna est un excellent point de départ pour s’enfoncer dans les souks de la Médina.

L’âme historique de Marrakech : la Médina

A l’image d’un véritable centre névralgique, la Médina ou la ville historique de Marrakech s’entoure de remparts qui s’étalent sur 19 km dont la hauteur oscille entre 8 et 10 m. Majestueuse, cette muraille se dresse comme une lisière qui sépare la vieille ville des nouveaux quartiers de Marrakech, Guéliz et Hivernage. Entre musées, Medersa (école), jardins, palais, Riads et souks qu’elle abrite, la Médina a de quoi s’enorgueillir. Le musée de Marrakech est un lieu incontournable qui retrace l’histoire de la ville au cours des siècles. C’est aussi un lieu d’exposition de peintures et d’œuvres d’art contemporaines qui se frayent une place dans l’univers sublime de la céramique et de l’architecture arabo-andalouse. Jouxtant le musée, la Quoubba Almoravide vaut aussi le détour afin de découvrir sa coupole et ses arcades ingénieusement ciselées dans la pierre. A quelques pas du musée, la Medersa Ben Youssef, l’école qui a enseigné à plusieurs générations d’étudiants les versets du coran. Une immense bâtisse avec une grande cour intérieure, des paroles de Dieu magnifiquement gravées le long des murs, des bassins en faïence verte et des pièces à l’étage. Toutes petites et lugubres, elles servaient de dortoirs aux élèves. Une ambiance spartiate qui rappelle instantanément les lieux de culte. Une fois la visite culturelle achevée, on s’immerge dans les souks pour observer des artisans marteler le fer, ciseler le bois, tisser la laine ou tanner le cuir dans des ateliers typiques et ancestraux. L’occasion aussi de dénicher quelques bonnes affaires, à condition de bien maîtriser les techniques de la négociation et du marchandage. La visite au moins de l’un des nombreux Riads de la Médina s’impose pour admirer la beauté, le calme et la volupté qui émanent de ces lieux. Ces maisons d’hôtes sont l’emblème du raffinement, du savoir-faire et de l’art de vivre à la marocaine. La Médina est aussi l’endroit idéal pour découvrir au milieu de la foule la ferveur qui se dégage de la ville et l’humeur inaltérable et enjouée de ses habitants.

La palmeraie, une oasis d’Eden pour le promeneur

Elle est quasi-millénaire et s’étend sur une superficie de quelques 12 000 hectares. La palmeraie de Marrakech compte plus de 150 000 palmiers, symboles de vie et de fécondité. Elle fait partie du patrimoine naturel et touristique de tout le royaume du Maroc. Pour le plaisir des yeux et l’éveil des sens, d’autres arbres comme l’olivier ou le Jacaranda viennent compléter allègrement ce tableau verdoyant. Les caravanes, qui arrivaient de loin, venaient se poser ici pour se désaltérer. Cette merveilleuse palmeraie, malgré l’urbanisation galopante et le manque d’eau, est considérée comme l’une des plus belles oasis du monde. Un véritable jardin luxuriant qui remplit d’air pur les poumons de Marrakech. Font aussi partie du décor en bordant le royaume des palmiers : terrains de golf, parcs paysagers, piscines, villas de luxe et hôtels où on ne compte même plus les étoiles. On dirait que seuls les milliardaires y sont admis. Millionnaires s’abstenir. On peut arpenter la palmeraie en voiture, à moto ou en calèche sur des sentiers balisés et s’arrêter, si l’envie y est, pour un petit tour en caravane de chameau, sur les traces indélébiles des anciens maîtres des lieux. Au delà de la grande ceinture qui s’étend en véritable frontière, un autre type de décor se laisse à peine découvrir. Un décor dont il est impossible de faire abstraction. Ce sont les habitations insalubres destinées à une catégorie toute autre de population. Et ça fait aussi partie de Marrakech…

Vie nocturne à Marrakech

Quand la nuit tombe sur Marrakech, le charme continue d’opérer et on est toujours prêt à découvrir ou à déambuler dans la mystérieuse ville by night. Restaurants, bars Lounges, clubs, boîtes de nuit et Afters vous accueillent dans différents types d’ambiances branchées où rythmes orientaux, latino et occidentaux s’enchaînent dans une jubilation effrénée. La nuit à Marrakech est proprement associée à la fête. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Juste faire attention pour ne pas y laisser trop de plumes… Dans le quartier chic de l’Hivernage et son nombre impressionnant d’hôtels et de clubs de nuit, vous pouvez assister à des soirées animées par des DJ internationaux dans des décors orientaux au design ultra moderne. Marrakech, c’est aussi l’Orient et l’Occident qui ne se lassent pas de s’entrelacer. Pour les amateurs des ambiances de mille et une nuits et des palais, certaines attractions nocturnes, de type Fantasia, proposent des diners traditionnels marocains rythmés de fanfares folkloriques et suivis de spectacles équestres. Epoustouflants et de hautes voltige, ces spectacles sont conçus avec une très grande fantaisie et une extravagance qui frise parfois la démesure.



ARTICLES ASSOCIÉS

Saint-Pétersbourg, un tsar, une ville

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Monastir-Saint-Pétersbourg, 4 heures de vol, mauvais temps, brouillard et nuages, pas d’atterrissage, annonce le pilote, l’avion vire sur Moscou, hôtel à proximité de l’aéroport. Au matin, les responsables nous annoncent l’heure du départ à Saint-Pétersbourg. Deux heures de vol, la ville sous le brouillard, une pluie fine empêche le regard d’aller loin. L’aéroport est en rénovation, une compagnie turque a gagné l’appel d’offres, nous apprend un passager de retour de Tunisie. Comment fut votre voyage ? « Impeccable… j’y reviendrai, les gens donnent l’air d’être heureux malgré la pauvreté » pauvreté ? « Nous avons remarqué beaucoup de mendiants », la discussion s’arrête là. Nous comprendrons, en fin de séjour, la remarque sur les mendiants, car nous n’en avons rencontré aucun, même dans les quartiers pauvres. Notre hôte, Lotfi Kebaïer, le patron tunisien du voyagiste local HTL, souriant, nous attend. Un bus « First class », la ville est illuminée, des fanfares, des orchestres sur les places, une demi-heure de route, un monument couronné d’une étoile, la gare centrale est voisine. Les bâtiments sont à hauteur humaine, pas de buildings, ni de gigantisme, nous traversons de jolis parcs entretenus. Arrivée à l’hôtel. Architecture constructiviste, personnel dynamique qui tente de répondre à toute question, peu d’entre les employés parlent une langue étrangère, mais l’envie de communiquer, de vous rendre service est visible. Un lustre monumental pend du haut plafond, personnel en uniforme impeccable, ascenseurs larges, longs couloirs, chambres à l’espace pratique, meubles en bois de tilleul, simple, de style d’avant-guerre mais d’une propreté irréprochable.

La ville qui ne dort pas

Le soir, sortie en ville, premières images : la propreté des trottoirs, aucun papier, ni mégot de cigarette, mon attention se fixera durant tout le séjour sur ce détail. Restaurant-spectacle pour touristes ; sur scène, toute la gamme des clichés sur la Russie sont là : de la vie rustique, batailles et sabre au clair, amours contrariées, retrouvailles, baisers. Applaudissements. Les clients sont tous étrangers, évidemment, des tablées de Suédois, de Norvégiens et des voisins finnois en goguette, des chants connus, des gestes de cordialité. Aucun signe de violence, une apparente gaieté. Saint-Pétersbourg est une destination prisée par les nordiques, avantage du cours de la monnaie aidant. A table, un concentré de la cuisine russe, zakouskis, syrniki (fromage blanc) et vodka de choix dans des carafes. Le restaurant est situé sur un canal de la Neva, près de l’église de la Résurrection du Christ, dite du Sauveur du sang versé. Tout autour, des touristes enchantés, appareils photos en main, la place est illuminée, il est passé onze heures du soir, il fait encore jour en ce mois de mai. Et la douceur est dans l’air. Promenade nocturne sur la Perspective Nevski, la plus grande avenue de la ville. Tout est illuminé, les habitants marchent vite, les femmes sont grandes, bien entretenues, pas de type défini, la ville date de trois siècles, elle a intégré tous les habitants des régions de Russie, de la Baltique, de la vieille Europe. Boutiques de marques internationales, relativement modestes, pas de gigantisme. Quelques restaurants italiens, japonais, un menu environ 15 euros, un sandwich coûte en moyenne 3 euros, un soda ou une bière 1 euro. Beaucoup de fleurs en main, des artistes sur les ponts, aquarelles, gouaches de dimension moyenne, 15 euros pièce, les vendeurs n’insistent pas, même dans les quartiers touristiques. Il y règne une sorte de fraternité, de paix dans l’air, née sans doute des épreuves uniques, des tragédies qu’a connues le peuple de cette ville. Quelques exemples : la ville a subi 3 catastrophes historiques qui se répétèrent comme par fatalité, en 1724, 1824 et 1924. Ajoutons le plus terrible blocus jamais vu dans l’histoire de l’humanité qui dura 872 jours du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944.
Il est passé minuit, il fait jour, les rues grouillent de monde, demain, plutôt dans quelques heures, c’est férié, galeries marchandes ouvertes, parcs animés, on rendra visite au Parc Pouchkine (1799-1837), sa statue en bronze est dressée au milieu des fleurs posées sur le socle, des ivrognes chantent, des vieilles dames papotent, le poète de la ville veille. Demain nous irons lui rendre visite dans sa maison.

La cité de Pierre le Grand

La ville de Saint-Pétersbourg doit sa création, son nom et son rayonnement à un homme : Pierre le Grand. Aussi, un culte particulier lui est voué, qui reste visible en ville ; ne vous étonnez pas de rencontrer différents monuments à sa gloire dont « Le Cavalier d’airain », statue équestre sur la place des Décembristes (actuel Sénat), ou dans les endroits éminemment touristiques. Là, des animateurs habillés en costumes du tsar réformateur, accompagné de sa femme, vous inviteront, courtoisement à une pause photo (contre une modique somme d’argent). Pierre fut charpentier, menuisier, stratège militaire, moderniste, patriote et ambitieux. Il entreprit un long voyage d’étude qui le mena à Amsterdam où il visita et découvra les chantiers de « La Compagnie des Indes ». A Londres, il visita les musées, fut reçu par les Académies, visita les laboratoires, se rendit en Allemagne et en Autriche. L’homme curieux, ouvert, voulait accélérer l’évolution de la société russe.
Pierre le Grand avait un dessein principal, l’accès à la mer Baltique. Il entre en lutte contre la Suède et s’installe sur la Neva, le grand fleuve sur lequel, le 27 mai 1703, et autour duquel il construisit Saint-Pétersbourg, sa future capitale. La première ville en Europe à être bâtie en suivant une planification préalable.
La ville, érigée autour de la forteresse Pierre et Paul, marécageuse, constamment enveloppée dans le brouillard, devient l’occupation principale du tsar visionnaire. Elle constitue « une fenêtre de la Russie sur l’Europe », sur laquelle déferlent non seulement les eaux de la Baltique, mais aussi les bouleversements historiques de l’Europe. Les chantiers sont entamés, les urbanistes disposant de grands espaces de terre, les cours serpentins de la Neva, plus de 500 canaux forment les éléments de base de l’urbanisme. On n’élevait pas des bâtiments dans la ville, on y dessinait des paysages. Saint-Pétersbourg est aujourd’hui la plus grande cité de la Baltique, plus de 5 millions d’habitants, elle est cosmopolite, changea deux fois de nom, Petrograd, puis Léningrad avant de récupérer son nom d’origine. Joseph Brodsky (1940-1996), Prix Nobel de littérature, décrit ainsi sa ville de naissance : «c’est si calme qu’on peut presque y entendre le tintement d’une cuillère tombant en Finlande». Qu’ajouter à cela ? Une ville plein de charme, à la fois tranquille et industrieuse, la circulation y est relativement fluide, les habitants sont très disciplinés, froids, respectueux des codes de la vie, ils ne flânent pas, c’est compréhensible dans une ville où le soleil brille moins de 45 jours par an. Il pleut plusieurs fois par jour, il fait gris, un gris métallique, avec des ciels bleutés. Les couleurs du ciel sont tamisées par les brouillards de la Baltique, le froid, la grisaille… Il n’en faut pas plus pour inciter les habitants à boire et la vodka fait office de religion. Un adage dit : « Si la vodka t’empêche de travailler, alors, arrête de travailler ». Leur cuisine est simple, pas très élaborée, des grillades, des fromages et forcément les poissons marinés, saurés, fumés, etc. Pas de marchandage dans les boutiques, la jeunesse n’est pas provocante, apparemment sage, pas d’ostentation vestimentaire, juste un brin de modernisme, visible dans les grandes artères.
La meilleure période pour visiter Saint-Pétersbourg se situe entre mai et juillet : en juin, les nuits sont blanches, un festival du même nom « Nuits blanches » se tient dans la ville, la musique classique y est à l’honneur. Après des années de musique russe, cette saison, Valéry Gergiev, le nouveau tsar de la musique classique, programme dans son antre, le Théâtre Mariinsky, Les Troyens de Berlioz.



ARTICLES ASSOCIÉS

Kerkennah : du tourisme vert sur des gisements d’hydrocarbures ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

©Destination Tunisie- Depuis le lancement par le ministère du Tourisme d’un appel à manifestation d’intérêt pour la mise en place d’une station touristique écologique à Sidi Founkhal sur l’archipel de Kerkennah, tout le monde s’excite. Ça a l’air d’être merveilleux. Mais seulement pour ceux qui n’ont pas vu encore, par leurs propres yeux, ce qui se passe réellement sur cette petite île située au large de Sfax. Le constat est à la fois accablant et affligeant. Aussi bien sur le plan écologique que touristique. En cause, les industries gazières et pétrolières qui ont élu domicile au large de l’île.

Des dégâts considérables et un mutisme consternant des autorités

Plusieurs sonnettes d’alarme y ont été tirées pour dire stop à ces industries mortelles qui sont en train de détruire tout un écosystème où l’homme et la nature ont vécu, de tout temps, dans une symbiose parfaite. Des cris de détresse ont été lancés par les habitants de l’île et par des associations environnementales au gouvernement actuel en l’invitant à intervenir pour arrêter le danger. Un danger qui rôde sous le spectre d’un désastre qui se profile. La faune et la flore sont déjà bien affectées par ces activités de forage destructrices de fonds marins. Alors que la pêche représente la principale ressource sur l’île, des bancs de poissons asphyxiés en sont au quotidien de tristes témoins pour des pêcheurs de plus en plus désemparés. Et ce n’est pas tout. Les tour-opérateurs boudent l’île et s’interdisent presque définitivement d’envoyer des touristes admirer les ballets incessants des bateaux et les installations des trois sociétés gazières et pétrolières qui opèrent sur place. Nuisances sonores et pollution visuelle sont omniprésentes sur l’île. Elles sont le plus visibles entre les stations de forage et la zone touristique de Sidi Frej, où les bateaux chargent et déchargent le personnel ou le matériel sur le ponton qu’ils se sont appropriés.

Malgré cela, les cris retentissants sont restés sans appel. Seulement voilà qu’un appel à candidature surgit d’un coup. Un drôle d’appel. Le ministère du Tourisme et l’Agence foncière du Tourisme (AFT) ont annoncé le lancement d’un projet d’écotourisme insulaire à Sidi Founkhal, une zone de l’île qui s’étale sur une superficie de près de 90 hectares. Entourée par la mer Méditerranée côté Nord, Est et Ouest, elle est bordée côté Sud par de grands domaines agricoles. Ledit projet touristique a pour ambition de créer une véritable dynamique économique durable avec des résidences hôtelières et des espaces d’animation à caractère écologique implantés au milieu de palmeraies sauvages. Selon le communiqué du ministère, ce projet se veut « respectueux de la réglementation d’urbanisme et de la fragilité de l’écosystème et se limitera à des constructions R+1, en parfaite harmonie avec le site ». Toute modestie mise à part, Mme Karboul auto-qualifie ce projet, avant même son commencement, de « véritable tournant » du simple fait, semble-t-il, qu’il incarne la sacro-sainte stratégie 3+1, sans doute si chère à Madame la ministre. Par ailleurs, si le projet s’inscrit parfaitement dans le cadre de la diversification et la mise en valeur des régions, n’y a-t-il pas des critères auxquels il doit absolument se soumettre pour pouvoir bénéficier du label écologique ou écotouristique ?

Sans avoir besoin d’être expert dans ce domaine, ou encore moins un chevronné de l’environnement, on peut clairement affirmer que, jusqu’à nouvel ordre, hydrocarbures et écologie n’ont jamais fait bon ménage. Loin s’en faut. Alors, comment peut-on penser à la réalisation d’un projet de tourisme vert en plein milieu de forages, d’hydrocarbures et d’essais actifs par fracturations hydrauliques, à la recherche permanente de nouveaux gisements ? D’autant plus que le dernier gisement de gaz découvert par une entreprise britannique et baptisé « Chargui 6 », date seulement de quelques mois. De ce fait, essayons d’imaginer, tant bien que mal, les péripéties qui pourront succéder à ce lancement d’appel à candidatures.

Les deux scénarios principaux à envisager

Un premier scénario consisterait à ce qu’une société ou un groupe hôtelier réponde à cet appel pour asseoir la zone de Sidi Founkhal telle qu’elle a été définie et programmée. De la sorte, on aurait assisté à une première mondiale : la mise en place d’un projet de tourisme écologique au milieu d’une plateforme d’exploitation de gaz et de pétrole. Toutefois, et au vu de ce qui a été décrit précédemment, on se demande qui oserait s’engager avec plus d’un milliard de dinars dans une telle entreprise en prenant le risque de parier sur avenir écologique radieux dans cette région. Même si on a le goût de l’aventure et du challenge, ça reste tout de même un pari proche de la roulette russe avec toutes les conséquences qu’on pourra supposer.

Un deuxième scénario, tout aussi probable, nous amène à imaginer une réticence totale des professionnels du tourisme à répondre à une telle offre. Un autre appel à candidature pourrait éventuellement suivre en bonne et due forme. Si la réticence des investisseurs du secteur touristique se perpétue, une réponse favorable de la part de l’une des sociétés pétrolières (ayant déjà révélé sa convoitise pour le site) ne serait pas exclue pour autant. Omnipotente y compris sur le plan financier, et sûrement en parfaite connaissance des cartes géologiques de l’archipel, cette société aurait de fortes chances pour s’emparer de la poule aux œufs d’or. Des œufs de gros calibre qui pourraient éclore de nouveaux gisements.

Entre le premier scénario Kamikaze et le deuxième qui ferait détourner complètement le projet de sa vocation de départ au profit des industries gazières et pétrolières, le pronostic vital de l’activité touristique et de l’environnement écologique de Kerkennah reste engagé. Si nos décideurs politiques sont incapables d’y remédier, ils devraient toutefois arrêter de nous miroiter des projets mirobolants qui, au final, s’avèrent farfelus et complètement éloignés de la réalité. Et puis, à un moment donné, ne faudrait-il pas arrêter de prendre systématiquement les gens pour des… simples d’esprit ?

©Destination Tunisie



ARTICLES ASSOCIÉS

Le Cigale officiellement ouvert

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le nouvel hôtel La Cigale à Tabarka a été officiellement inauguré le 14 août 2014 en présence d’Amel Karboul, ministre du Tourisme. Une pléiade de chanteurs a été conviée à l’occasion ainsi que plusieurs visages tunisiens opérant dans la presse sportive au Qatar. Il s’agit en fait de l’ancien hôtel Tabarka Beach vendu par feu Aziz Miled à un groupe du Qatar.

Lire aussi :
La Cigale, nouveau fleuron hôtelier à Tabarka



ARTICLES ASSOCIÉS

La ministre Karboul siffle la première mi-temps de son mandat

ministre-karboul-amel
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La ministre du Tourisme dresse le bilan de son parcours à la tête de son département.

Amel Karboul a une nouvelle fois tenu une conférence de presse le 12 août, « rendez-vous qui coïncide avec la fin de [ma] première mi-temps à la tête du ministère », a-t-elle déclaré d’emblée, annonçant au passage que son mandat s’achèvera en janvier 2015. La ministre du Tourisme a choisi de faire le bilan de « son chantier » durant les six mois écoulés revenant inévitablement sur la fameuse stratégie 3 + 1 qui semble lui tenir énormément à cœur.
Selon ses dires, ladite stratégie serait la quintessence des trois études effectuées durant les 10 dernières années respectivement par la Banque Mondiale, la JICA et le cabinet Roland Berger. « Quoique faisant le même diagnostic du secteur, ces études n’ont pas quitté les tiroirs du ministère puisque aucune d’entre-elles n’a été véritablement actualisée » a-t-elle ajoutée.

La présentation de l’état d’avancement des projets de la vision 3+1 fut surtout pour Mme Karboul l’occasion d’exposer les obstacles qu’elle a rencontrés depuis son arrivée au ministère. Lenteurs administratives, anachronisme des méthodes de travail, défaillance dans le système des nominations, insuffisance du budget promotionnel sont les principaux travers qu’a révélés la ministre et auxquels elle a essayé de remédier. D’abord en essayant de mettre en place des procédures allégées permettant de mieux gérer le « volume vertigineux du quotidien de l’administration », dira-t-elle ; ensuite en révisant les méthodes de recrutements et de nominations via une concertation plus poussée avec les professionnels et une ouverture plus importante sur les écoles du Tourisme (s’agissant notamment du choix des représentants de l’ONTT à l’étranger) pour finir avec la modernisation des stratégies de communication misant essentiellement sur le digital et la promotion de l’évènementiel.

Pollution et instabilité sécuritaire

Au-delà des questions administratives, la ministre n’a pas manqué de rappeler les principaux fléaux rongeant le secteur dans la conjoncture actuelle. Allant de la pollution et de l’instabilité sécuritaire et arrivant jusqu’au problème de l’endettement du secteur et de l’absence d’investissement, la ministre a indiqué qu’une vraie relance du tourisme demeure tributaire d’un climat politique stable et d’un traitement efficace du problème de l’endettement qui s’avère des plus lourds et des plus freinants pour l’amélioration de la qualité des prestations de services, gage principal d’un tourisme solide tel que perçu par la ministre.

Mme Karboul est revenue aussi sur le dossier de la publicité institutionnelle et les résultats du test d’impact effectué par l’agence TNS Sofres, opération lancée pour la première fois de l’histoire du ministère du Tourisme. Selon la ministre, ces résultats furent « choquants » puisqu’ils ont révélé un déficit d’image alarmant sur les deux premiers marchés émetteurs pour la destination à savoir la France et l’Allemagne.

« Nous avons sous-estimé cet effet de l’image », avoua-t-elle comme pour justifier la vague d’optimisme qui l’a emportée au début de sa mission et son objectif à atteindre 7 millions de touristes pour l’année 2014. Brisé sur l’incontournable rocher de la réalité et des chiffres, cet optimisme n’était plus le même, Mme Karboul reconnaissant que les problématiques du secteur nécessitent un énorme travail de fond et un long souffle. « Il n’en reste pas moins que les 6,4 millions de touristes demeurent atteignables » a-t-elle affirmé si les efforts de la tutelle et ceux des professionnels convergèrent conjointement vers l’amélioration continue du produit et la déconcentration de l’offre touristique vers le reste des saisons et des régions.

Les nouveaux marchés

Pour finir, la ministre du Tourisme a admis s’être concentrée sur les marchés classiques durant la première moitié de son mandat annonçant la nécessité de cibler de nouveaux marchés dans le futur proche « étudier la possibilité de conquérir les pays de l’Amérique du Sud, de l’Asie et de l’Afrique ferait l’essentiel de mon travail pour le temps qui me reste », a-t-elle fini par déclarer.

F.A



ARTICLES ASSOCIÉS

Aéroport de Djerba : bilan d’une journée noire

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Ils sont passés à l’acte. Les agents de Tunisair Handling ont décrété une grève de trois jours à l’aéroport de Djerba-Zarzis à compter du 14 août, en pleine haute saison touristique, provoquant aujourd’hui une pagaille sans pareille dans l’organisation des vols charters, réguliers et domestiques.

Entre Djerba et Tunis tout d’abord, Tunisair Express n’a finalement pu assurer qu’un seul vol en fin de soirée après que la grève fut finalement levée.

Le vol de Tunisair à destination de Lille qui devait décoller à 6h30 du matin n’est finalement parti qu’à 19h50, soit avec plus de 13h de retard. Le vol vers Nice programmé à 7h10 du matin a décollé à 22h30. Les charters assurés par Jet Air Fly et Luxair ont été tout bonnement annulés ou déroutés sur d’autres aéroports tandis que les vols du matin vers Paris devant être assurés par Tunisair, Transavia et Syphax Airlines n’avaient toujours pas décollé en début de soirée. Le vol Djerba-Malte d’Air Malta mis en place pour aider à l’évacuation des personnes en provenance de Libye a également subi 8h00 de retard. Seule la compagnie Nouvelair a  réussi à tirer son épingle du jeu grâce à son autonomie sur le plan du handling.

Le ministre du Transport, Chiheb Ben Ahmed, accompagné de Saloua Sghaïer, PDG De Tunisair et de Hatem Motemri, directeur général de l’Aviation civile, ont tenu une conférence de presse dans le courant de la journée (photo ci-dessous) pour préciser la position officielle des autorités par rapport à la situation prévalant à l’aéroport de Djerba. Le ministre a souligné qu’il était inacceptable que la grève des employés de Tunisair Handling engendre la fermeture de l’aéroport et que le syndicalisme ne pouvait pas s’exercer en portant atteinte aux intérêts nationaux et à ceux des entreprises. Il a affirmé que les journées de grèves seront déduites du salaire des grévistes.
Chiheb Ben Ahmed a déclaré par ailleurs que les aéroports de Sfax, Gabès et Tozeur allaient servir de base de redéploiement pour les avions qui ne pourront pas atterrir à Djerba.

De son côté, Amel Karboul, ministre du Tourisme, dans une déclaration à Mosaïque FM, a affirmé qu’elle songeait à faire appel à des intervenants extérieurs pour le traitement des bagages à l’aéroport de Djerba.
En tout état de cause, ce sont plusieurs milliers de touristes qui ont dû être transférés par la route vers d’autres aéroports ou de nouveau hébergés par les T.O  sur l’île.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Comment Tunisair va trouver l’argent pour payer ses avions ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Avec le retrait de l’exploitation de ses derniers Airbus A.300-600 et Boeing 737-500, la compagnie Tunisair exploite actuellement une flotte réduite à 27 appareils. Parmi eux, 21 sont totalement payés et 6 en cours de paiement. Dans le cadre de son plan de flotte à l’horizon 2017, le transporteur public va procéder à l’achat de nouveaux avions sur la période à venir.

Un appel d’offres national et international a été lancé récemment pour le financement de ces futurs appareils pour un montant de 250 millions d’euros et ce pour le paiement tout d’abord d’un Airbus A.320 qui sera livré en novembre 2014 et de deux Airbus A.330 dont l’arrivée est prévue respectivement en mai et juillet 2015.

La compagnie aurait reçu un nombre élevé de propositions de financement émanant d’institutions étrangères et, qui plus est, à des conditions très favorables, signe d’une confiance retrouvée aux yeux de la communauté financière internationale.

A titre de comparaison, pour financer les 2 Airbus A.320 livrés en février et avril 2013, Tunisair avait levé 74 millions d’euros de crédits avec des conditions jugées déjà très favorables malgré le contexte global que traverse le pays sur le plan économique. Il est également à souligner que l’Etat, dans le cadre du plan de redressement, s’est engagé à garantir les crédits contractés par la compagnie nationale.

Résultats négatifs

Ceci étant, les résultats prévisionnels des 6 premiers mois de l’année de la compagnie seront négatifs. Cependant, il s’agira de résultats améliorés grâce à l’abandon de la dette de l’OACA d’un montant de 149 MD décidée dans le cadre du plan de restructuration.

Depuis 2011 et suite aux difficultés conjoncturelles rencontrées, Tunisair a eu recours auprès des banques locales à des crédits de fonctionnement d’un montant de 102 MD. A ce jour, 92 MD ont déjà été remboursés tandis que les 10 MD restants le seront d’ici le mois d’août.

Malgré les difficultés financières qu’elle traverse, Tunisair n’a jamais fait l’objet d’incidents de paiement, ni avec ses fournisseurs locaux ou étrangers, ni avec ses bailleurs de fonds, tous ses engagements ayant été honorés.

Vis-à-vis de la SNDP et de l’OACA, Tunisair a pu entamer le remboursement de ses dettes selon un échéancier pour apurer les anciennes factures tout en honorant les factures en cours. Les facilités de paiement ont eu pour avantage de permettre un retour à l’équilibre en matière de liquidités.

La compagnie a par ailleurs réussi à rapatrier récemment 8 millions de dollars provenant de ses recettes en Mauritanie. Un autre montant de 8 millions d’euros reste bloqué en Algérie pour des raisons de règlementation sur le change mais le problème est actuellement sur la bonne voie et les négociations avec les autorités de ce pays laissent entrevoir un règlement prochain de la question.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Moez Ben Rejeb, directeur général de Tunisair Handling : « des saisonniers pour éviter les retards et les vols de bagages »

handling-tunisair-moez-ben-rejeb
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Tunisair Handling est la filiale du groupe Tunisair qui est chargée notamment du traitement des bagages au départ et à l’arrivée, du salon Business au départ ou encore de l’enregistrement des passagers. Elle emploie 2800 personnes au total (dont 1270 à Tunis-Carthage) et a été pointée du doigt ces derniers temps. Entretien carte sur table avec son directeur général à propos de plusieurs sujets qui fâchent.

La question du vol d’effets personnels dans les bagages à Tunis-Carthage est un motif d’inquiétudes pour les voyageurs. Pouvez-vous nous expliquer les causes de ce fléau ?

Le phénomène de spoliation existe malheureusement partout dans le monde sauf qu’à Tunis-Carthage, le taux est un peu plus élevé depuis quelque temps. Nous évoluons dans un contexte délicat. Il faut souligner que Tunisair Handling ne fait partie que d’une chaîne, un milieu dans lequel évoluent plusieurs intervenants et sur lesquels nous n’avons pas d’emprise.

Le problème, c’est que la marchandise volée dans les bagages n’est jamais retrouvée, donc il n’y a pas de preuve et même les autorités ont du mal à trouver les responsables. Des cas ont cependant été conduits devant la justice. Mais là où nous sommes défaillants, c’est au niveau du manque de manutentionnaires.

Ce manque d’effectif provoque une désorganisation dans les procédures de traitement des bagages, ce qui fait que nous ne pouvons plus suivre le personnel et la tâche à laquelle il est affecté. On ne peut plus vérifier les équipes. Vous allez me dire, où sont les superviseurs ? Eux-mêmes mettent la main à la pâte et deviennent ouvriers pour charger et décharger les bagages. Les voleurs connaissent les défaillances du système et en profitent.

Disposez-vous de statistiques permettant de quantifier le phénomène ?

Il est difficile d’avoir des chiffres pour deux raisons majeures : d’abord, parce que certains passagers spoliés ne déclarent pas le préjudice. Ensuite, parce que d’autres passagers exagèrent au contraire la nature du vol subi. Je souligne qu’à chaque fois que nous avons reçu une réclamation pour vol de la part d’un passager, systématiquement, nous avons déposé plainte contre X. La norme internationale pour la perte de bagages est de 3 pour 1000.

Mais pour le vol, elle doit être de 0. Sinon, je rappelle au passage que dans la réglementation des compagnies aériennes, tout objet de valeur enregistré dans le bagage en soute doit être déclaré et assuré.

On suppose que vous n’êtes pas restés les bras croisés face à la situation ?

C’est l’un des soucis majeurs de Tunisair Handling et nous avons engagé plusieurs actions : nous avons dédié des équipes à certains vols délicats objets de tentation. Nous avons procédé à des mouvements de personnel pour éviter qu’ils restent au même endroit. Nous avons cassé les rotations horaires. Cela a donné des résultats mais pas comme espéré. Il y a malheureusement une loi du silence au sein du personnel qui fait que personne ne dénonce personne.

De plus, nous ne disposons pas de système de surveillance adéquat avec caméras qui pourrait faciliter la tâche du contrôle et de l’observation. Et si on devait mettre des gardiens, faudrait-t-il en mettre un derrière chaque agent ? La solution à ce fléau passe par l’organisation de nos procédures.

Depuis le mois de juin, nous avons procédé à des renforts de personnel pour stabiliser les équipes et opérer selon les standards du secteur de la manière la plus optimisée. Nous avons 140 saisonniers pour cet été, ce qui va nous permettre de mettre en place un système de traçabilité.

L’autre préoccupation des voyageurs porte sur le retard dans la livraison de bagages. Pouvez-vous nous expliquer quelle en est la cause ?

Il y a tout d’abord le manque de personnel évoqué. Les renforts de cet été vont nous permettre d’éviter les retards constatés par le passé dans le chargement et le déchargement des bagages. Il y a aussi un facteur qui ne dépend pas de nous mais de l’infrastructure aéroportuaire : le nombre de tapis de livraison de bagages à Tunis-Carthage ; il n’y en a que 6. Quand vous avez 7 vols qui arrivent en même temps et notamment des gros porteurs en provenance d’Arabie Saoudite, de Qatar ou de Dubaï, la situation devient très compliquée. Tunisair Handling a également un problème d’équipements techniques puisque depuis 2008, aucun investissement n’avait été réalisé.

Notre matériel a atteint un taux d’immobilisation (inutilisable) de 39%. Ce taux est retombé à 21% grâce à des mesures et des décisions efficaces qui ont été prises. Nous avons acquis pour 2,3 MD de matériel qui sera en service fin juillet 2014 dans le cadre d’un crédit consenti par Tunisair. Il s’agit d’un premier lot qui sera consolidé par un second à la fin de l’année pour un montant de 5 à 6 MD.

Ce montant sera apporté par l’OACA dans le cadre de son entrée dans le capital de Tunisair Handling tel que décidé lors du conseil des ministres qui s’est tenu début avril dernier. Il s’agit de tapis convoyeurs de bagages, de tracteurs à bagages, de vides toilettes, de bus, de voitures légères de service, de camion monte-charges pour les handicapés, de chariots, de porte-conteneurs et porte-palettes ainsi que des escabeaux.

Au départ, on se pose également la question de savoir pourquoi les comptoirs d’enregistrement n’ouvrent pas suffisamment tôt pour éviter de voir des queues de passagers se créer ?

Durant la haute saison, nous ouvrons l’enregistrement 2h30 avant le vol, 3h00 quand c’est un gros porteur. Encore une fois, nous ne disposons pas de comptoirs suffisants pour ouvrir plus tôt. En ouvrant très tôt, vous bloquez un comptoir et des ressources pour un minimum de passagers. Car en effet, si les passagers venaient, ne serait-ce que 2h30 à l’avance, beaucoup de difficultés seraient réglées. Mais encore une fois, notre aéroport ne permet pas d’évoluer favorablement, comme par exemple par la mise en place de comptoirs qui acceptent d’enregistrer n’importe quel vol car les salles de tri bagages sont étroites et ne permettent pas cette procédure qui est en vigueur dans plusieurs grands aéroports.

Le salon Business au niveau départ de Tunis-Carthage n’a pas évolué depuis longtemps. Les passagers Affaires ont-ils été oubliés ?

Le salon vient tout juste de faire l’objet de travaux de rénovation. Il a été relooké avec de nouveaux meubles, de nouveaux rideaux, un éclairage modifié, de même que le sol a subi un ponçage en règle. Nous allons également essayer d’améliorer nos menus et avons lancé un appel d’offres pour retenir un nouveau traiteur. Au niveau de l’Internet, nous avons acquis des clés Wifi pour offrir un meilleur débit que le précédent. Nous souhaitons inciter les passagers qui ne voyagent pas en Business Class ou qui ne disposent pas de cartes de fidélité (Fidelys Silver ou Gold) à l’utiliser moyennant un supplément de 50 dinars ou 25 euros à payer sur place.

Hédi Hamdi



ARTICLES ASSOCIÉS

Ils sont la cause de nouveaux soucis pour les hôteliers

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les hôteliers tunisiens prennent l’opinion publique à témoin. A travers leur fédération professionnelle, la FTH, ceux-ci viennent de lancer un nouveau cri d’alarme concernant leurs préoccupations majeures au nombre de 3 actuellement : la sûreté du pays, la situation environnementale des villes et des zones touristiques et la création annoncée d’une société de gestion d’actifs (SGA) que le ministère des Finances a programmé dans son projet de loi de Finances complémentaire pour l’année 2014. Radhouane Ben Salah, président de la FTH, s’est exprimé hier lors d’une conférence de presse à Tunis pour souligner que les derniers événements tragiques survenus en Tunisie (assassinat de 15 soldats ndlr) avaient été relayés par de nombreux médias étrangers et notamment dans plusieurs pays émetteurs de touristes sur la Tunisie. « C’est le secteur du tourisme qui a été le plus touché par ce qui s’est passé » a-t-il déclaré pour mesurer la portée internationale de l’attaque du mont Chaâmbi. Cependant, M. Ben Salah a estimé que l’événement n’aurait pas d’incidences sur l’activité touristique du mois d’août mais plutôt sur l’arrière-saison. « En août, il y aura 100% de remplissage des hôtels. Ce qui nous inquiète, ce sont les mois de septembre et octobre sur lesquels nous comptions pour améliorer nos résultats de 2014. Dans le meilleur des cas, les réalisations de l’année actuelle seront au même niveau que l’année 2013 » a estimé le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie.

La SGA au centre des inquiétudes

Le projet de création d’une société de gestion d’actifs (SGA) fait partie des inquiétudes majeures des hôteliers actuellement (lire). Ce qu’a déploré Radhouane Ben Salah lors de sa rencontre avec les médias, c’est tout d’abord le fait que les hôteliers n’aient pas été consultés dans la préparation de ce projet. « Nous avions essayé d’apporter une solution au problème de l’endettement des hôtels à travers une commission que nous avions créée ; sauf que le projet de création de cette société de gestion d’actifs a marginalisé le travail de la commission ». Mais le plus inquiétant selon la FTH, ce sont les pleins pouvoirs dont jouira la SGA vis-à-vis des entreprises quelque soit leur niveau d’endettement. M. Ben Salah a estimé que le simple fait de priver les sociétés concernées de recours juridique dans le cas de saisie était anticonstitutionnel. « Si la loi passe telle quelle à l’ANC, les conséquences seront désastreuses tant pour le tourisme que pour l’économie et aussi par rapport au climat social pour lequel nous avons tant œuvré depuis la révolution » a encore dit le président de la FTH.

En définitive, les hôteliers entendent faire passer un message à l’ANC et dire leur refus d’accepter le projet de SGA dans sa formulation actuelle, soulignant que la défense des intérêts des banques ne devait pas se faire au détriment de celui des hôtels. Plus encore, les professionnels du tourisme se demandent quel intérêt y a-t-il eu à inclure le projet de création d’une SGA dans le projet de loi de Finances complémentaire pour l’année 2014 vu qu’il n’a aucun impact sur le budget de l’Etat pour l’année en cours. « Je propose une loi ‘’normale’’ qui serait adoptée après réajustement du projet actuel en préservant les intérêts des hôteliers qui contribueraient aux décrets d’application » a dit M. Ben Salah, laissant entendre que les hôteliers auraient recours, le cas échéant, au tribunal administratif et au conseil constitutionnel pour faire valoir leurs droits.

Jalel Henchiri, président de la Fédération régionale de l’hôtellerie du sud-est, a souligné pour sa part que des solutions concernant l’endettement des hôtels avaient été trouvées avec les banques privées. Mais ce sont les banques publiques qui seraient moins souples dans le traitement des dossiers « pour des raisons de gouvernance » a-t-il indiqué. Et quand on sait que 80 à 90% des créances des hôtels sont détenues par les banques publiques, on mesure toute la profondeur du problème.

L’environnement en question

Pour Wajdi Skhiri, hôtelier à Monastir et membre du bureau exécutif de la FTH, la situation environnementale actuelle et la gestion des ordures ménagères donne lieu à tous les dépassements. « La mer polluée à certains endroits et qui se rapproche des hôtels, les dépôts d’ordures sauvages sont autant de menaces qui pèsent sur nous » a-t-il déclaré au cours de la même rencontre de presse. « En tant qu’hôteliers, on nous demande des comptes sur l’endettement et sur les résultats, c’est à nous aujourd’hui de demander des comptes sur la situation environnementale du pays au gouvernement qui avait promis d’apporter des solutions ».

Mais c’est de Djerba que vient essentiellement l’appel de détresse. Jalel Henchiri déplore qu’après « avoir été le pays star qui a adopté une constitution après la révolution, nous sommes devenus le pays star en matière de saletés », citant un journal allemand qui évoquait le risque de « crise sanitaire » à Djerba. L’hôtelier s’est dit indigné par le fait que les poubelles n’avaient pas été ramassées sur l’île depuis 2 à 3 semaines et que certains en étaient poussés à jeter leurs ordures dans les puits. « Ceci est la résultante de chicanes politiques et de la non-application de la loi par le gouvernement ». En conséquence, Jalel Henchiri a brandi la menace d’une grève générale à Djerba si aucune solution n’était trouvée à cette question qui fait suite à la fermeture de la décharge contrôlée de Guellala et au refus des habitants de Médenine de voir les ordures de Djerba déversées dans ‘’leur’’ décharge !

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

Air France récompensé par Skytrax pour son salon La Première

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Air France a reçu deux des plus hautes distinctions venant récompenser la qualité de son salon La Première à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Celui-ci a été jugé le meilleur salon de première classe au monde. Le restaurant du salon et sa carte signée par le chef Alain Ducasse ont également remporté le prix de la meilleure offre gastronomique d’un salon de première classe.

Ces prix ont été remis à la compagnie le 15 juillet 2014 à l’occasion des « World Airline Awards » organisés par Skytrax à Londres.

A cette occasion, Frédéric Gagey, Président-directeur général d’Air France, a déclaré : « Je me réjouis de ces récompenses venant saluer les efforts des salariés de la Compagnie qui chaque jour, mettent tout en œuvre pour délivrer un service d’excellence à nos clients. Ce classement démontre que notre stratégie de montée en gamme porte ses fruits et nous encourage à poursuivre nos efforts dans tous les domaines, au sol, comme en vol, pour atteindre le meilleur niveau mondial. »

Chaque année, l’organisme Skytrax délivre un classement très réputé faisant référence dans le domaine de l’aérien.

A Paris-Charles de Gaulle, un salon d’exception

A Paris-Charles de Gaulle, avant ou après un voyage long-courrier en cabine La Première, Air France propose à ses clients un espace qui leur est totalement réservé. A l’arrivée à l’aéroport, le client est pris en charge intégralement et accompagné au salon La Première s’il le souhaite. Les passagers en correspondance à Paris-Charles de Gaulle sont accueillis à l’ouverture de la porte de l’avion pour rejoindre en voiture de prestige le salon La Première. Air France est la seule compagnie à offrir ce service de façon systématique.

Dessiné par l’architecte Didier Lefort, le salon La Première offre aux passagers plus de 1 000 m2 d’espace pour se restaurer, se détendre, travailler ou se reposer. Un espace bien-être permet aux clients de se rafraîchir dans de spacieuses douches. Un Spa de la marque « Biologique recherche » propose également des soins personnalisés. Une bibliothèque présente une offre de presse et de livres. Des écrans de télévision permettent de suivre l’actualité à chaque instant.



ARTICLES ASSOCIÉS

Les super pouvoirs de la SGA inquiètent les hôteliers tunisiens

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Branle-bas de combat dans les milieux hôteliers tunisiens. La future société de gestion des actifs (SGA) des entreprises en difficultés proposé dans le projet de loi de Finances complémentaire pour l’année 2014 provoque un vent de révolte dans le secteur de l’hôtellerie. Le projet n’a certes pas encore été adopté par l’ANC mais les propriétaires d’hôtels sont résignés à ne pas le laisser passer en l’état. Les hôteliers de Nabeul et Hammamet vont se réunir à ce sujet jeudi soir tandis que la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) tiendra une conférence de presse vendredi pour dénoncer le projet et mobiliser l’opinion publique contre les super pouvoirs que la SGA détiendra. Il faut savoir en effet que les hôteliers ne sont pas contre le principe de la création de cette société de gestion d’actifs mais sont contre les pouvoirs que le ministère des Finances veut lui attribuer. Car le conseil d’administration de la SGA dépassera même celui de la Justice puisque les entreprises confisquées n’auront même pas droit à un recours. « Les pouvoirs que l’on veut attribuer à cette société sont anticonstitutionnels » estiment les hôteliers qui considèrent comme aberrant le fait qu’une entreprise publique outre-passe les pouvoirs de la justice.

Le projet de SGA n’est pas nouveau et avait déjà été évoqué sous la Troïka. On avait alors parlé d’un financement étranger pour le capital de la société, ce qui avait alors ouvert la porte à toutes sortes de supputations, certains y voyant une occasion pour faire entrer des Qataris de plein-pied dans l’hôtellerie tunisienne. Désormais, dans le nouveau projet, il est question d’une société détenue à 100 % par l’Etat tunisien et dotée d’un capital de 150 MD qui sera chargée de recouvrer les créances des banques auprès des entreprises tous secteurs confondus en revendant leurs actifs et en premier lieu desquels les hôtels dont beaucoup sont énormément endettés. L’article 9 du projet souligne que les membres du conseil d’administration de la SGA se doivent tous de posséder la nationalité tunisienne.

« Nous ne sommes pas dupes, il s’agit d’une société créée sur mesure pour les hôtels mais l’on fait croire qu’elle concerne tous les secteurs économiques » avoue un hôtelier dépité qui estime qu’il s’agit d’un « précédent très grave » dans l’histoire de la Tunisie, s’agissant d’une société qui s’immisce dans les rouages de la justice. La SGA pourra également avoir accès à toutes les informations relatives aux entreprises endettées auprès des entreprises publiques et même celles sous le sceau du secret professionnel.

Les entreprises dans le viseur de la SGA seront sous la tutelle d’un administrateur nommé par le conseil d’administration (de la SGA). Et si par malheur un hôtelier avait la mauvaise idée de vendre un bien appartenant à son entreprise mise sous tutelle, de cacher certains documents ou s’opposerait au travail de la SGA, il encourrait 2 ans de prison ou 10 à 50.000 dinars d’amende.

La durée d’existence de la société de gestion d’actifs a été fixée à 12 ans, délai jugé suffisant pour assainir la situation selon le ministère des Finances. En définitive, son rôle sera de permettre aux banques de récupérer leurs dettes. Mais comme le rappellent certains hôteliers, il s’agit pour beaucoup d’intérêts sur les intérêts alors que le principal, lui, a été remboursé depuis longtemps. Mais le secteur bancaire ne l’entend pas de cette oreille et veut de toute évidence en finir avec les hôteliers mauvais payeurs. Mais la vague risque d’emporter tant ceux qui payent leurs dettes cahin-caha que ceux qui ont profité du laxisme passé de l’Etat.

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

Libye : l’avion tunisien rescapé du bombardement

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Un Airbus A.320 appartenant à la compagnie tunisienne Nouvelair est actuellement bloqué à l’aéroport de Tripoli fermé depuis plusieurs jours suite à la chute de 4 obus et à des échanges de tirs entre milices. Si 90% des appareils présents sur le tarmac de la capitale libyenne ont été détruits, l’avion tunisien n’a été touché que par des impacts de balles. L’équipage tunisien serait rentré en Tunisie par la voie terrestre si l’on en croit les dernières nouvelles communiquées par la radio Cap FM.

L’Airbus de Nouvelair était loué en ACMI (équipage compris) à la compagnie Libyan Airlines. Ce n’est pas la première fois que la compagnie privée a maille à partir avec la Libye. Après la révolution qui avait conduit à la chute de Kadhafi, Nouvelair avait, in extremis, pu rapatrier l’un de ses avions loué à l’époque à Afriqyah Airways (lire). Le sort de l’A.320 actuellement à Tripoli reste indéterminé dans la situation actuelle.

Pour les compagnies tunisiennes, la fermeture des aéroports de Benghazi et aujourd’hui de Tripoli constitue un manque à gagner énorme, sachant qu’à elle seule, Tunisair avait programmé 66 vols hebdomadaires vers ce pays. Avant la saison été, la compagnie nationale annonçait sa volonté d’ajouter une 4e fréquence par jour sur la ligne Tunis-Tripoli ainsi que 2 fréquences de plus sur la ligne Tunis-Benghazi, portant à 4 les dessertes quotidiennes entre les deux villes. De même, Tunisair avait programmé de nouvelles fréquences hebdomadaires au départ de Tunis vers Misrata (1 vol de plus), Labreg (1 vol de plus) et Tobrouk (2 vols de plus), soit un total de 25 nouvelles fréquences sur ce marché.

De son côté, Tunisair Express avait prévu 6 vols hebdomadaires entre Monastir et Tripoli et autant entre Sfax et Tripoli. La compagnie privée Syphax Airlines avait, quant à elle, suspendu tous ses vols à destination de la Libye dès l’annonce des premiers troubles à Benghazi.

Bilan du bombardement

La flotte libyenne a été quasiment décimée suite à la chute d’obus sur l’aéroport de Tripoli. Parmi les avions touchés partiellement ou détruits complètement, 3 Airbus A.320, 1 Airbus A.330 et 1 CRJ 900 de la compagnie Libyan Airlines. De son côté, la compagnie Afriqyah compte 7 appareils touchés : 2 A.319, 2 A.320 et 3 A.330. Al Buraq a perdu de son côté un Boeing 737-800. Un Avro RJ 1000 de la compagnie Air Libya a également été touché, outre un Falcon 900 utilisé par les membres du gouvernement libyen, un Dash 8 et deux hélicoptères. Par ailleurs, 12 autres appareils civils de la Libyan Airlines qui n’étaient pas en exploitation mais stationnés sur place ont été touchés ainsi que des Iliouchine 76 de transport de fret selon les informations obtenues par Destination Tunisie auprès d’une source au sein de la Libyan Airlines. Plusieurs véhicules au sol ont également été détruits tels que des camions de ravitaillement en carburant, un dépôt de la douane ainsi que le hangar technique d’entretien des avions.

Les autorités libyennes tentent actuellement de reprendre le contrôle de l’aéroport et de procéder à la réouverture du trafic aérien dans les plus brefs délais. Dans un communiqué publié hier, le cabinet du chef de gouvernement demandait aux deux milices en conflit de s’éloigner au minimum de 20 km de l’aéroport dans un délai d’une semaine sous peine d’arrêter et de traduire en justice tout dirigeant qui ordonnerait des attaques contre des objectifs civils (y compris l’aéroport) ou qui n’empêcherait pas ses hommes de le faire. A noter par ailleurs que l’aéroport de Labreg continue de travailler normalement.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Humeur : nos touristes, balai à la main

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Une photo qui se passe de tout commentaire : des touristes impliqués par le voyagiste Thomas Cook et son réceptif local TTS dans une opération de nettoyage de la ville de Sousse. Etant donné que nos municipalités n’ont pas été capables d’assurer un minimum d’entretien de leurs villes, il faut que ce soit des étrangers qui le fassent à leur place. On ne peut que saluer les délégations provisoires des mairies pour leur échec retentissant face à la situation qui prévaut dans quasiment toutes les régions du pays. Et, par ailleurs, d’applaudir des deux mains les éboueurs, que tout le monde respectait par le passé eu égard à la tâche difficile qu’il leur incombait et qui, après avoir obtenu certains droits après la révolution, sont aujourd’hui l’une des professions les plus revendicatrices et qui a réussi à prendre le pays en otage.



ARTICLES ASSOCIÉS

Dar El Jeld se met à l’hôtellerie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le plus huppé des restaurants de la Médina de Tunis élargit ses activités. Dar El Jeld, qui exploite également Le Diwan (espace culturel et de restauration), va étendre ses activités à l’hôtellerie. Sa société propriétaire, détenue par la famille Abdelkafi, procède actuellement à la construction d’une résidence hôtelière qui portera le nom de Résidence Dar El Jeld située dans le même périmètre que le restaurant. Et à compter du mois de septembre 2014, Dar El Jeld reprendra l’exploitation d’un autre espace symbolique de la médina, le Foundouk El Attarine récemment rénové et qui fait également office de restaurant et d’espace culturel et de spectacles.



ARTICLES ASSOCIÉS

Daphne Hotels vise 10 hôtels en Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La toute nouvelle chaîne hôtelière turque arrivée sur le marché tunisien, Daphne Hotels, est actuellement en négociations pour la location de 2 hôtels supplémentaires en Tunisie en plus des 3 qu’elle exploite déjà (le Bahia Beach à Yasmine Hammamet, le Miramar Golf à El Kantaoui et le Monastir Center). A terme, la nouvelle chaîne s’est fixée la barre des 10 établissements en Tunisie d’ici 3 ans selon les déclarations de son directeur général, Mehmet Kaplan, en marge d’une rencontre de presse le weekend dernier à Yasmine Hammamet.



ARTICLES ASSOCIÉS

Il y a concours et concours

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le ministère du Tourisme projette l’organisation d’un concours national de la meilleure photo des régions tunisiennes, a annoncé hier Amel Karboul, ministre du Tourisme. Un concours tout d’abord qui a pour ambition de mettre en relief les multiples richesses naturelles, touristiques et culturelles dont disposent les régions du pays. Une page spéciale sur les réseaux sociaux a été dédiée à cet à ce concours qui retiendra les meilleures photos qui seront utilisées en cartes de vœux des responsables du ministère du Tourisme. Par ailleurs, il est également prévu l’organisation d’une « Nuit des Oscars du Tourisme tunisien » à la rentrée.



ARTICLES ASSOCIÉS