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Voyage en musique avec Mounir Troudi…A chaque voyage «sufi» sa peine !

Voyage en musique avec Mounir Troudi…A chaque voyage «sufi» sa peine !

Diplômé de musique arabe, Mounir Troudi vole de tournées en tournées : de Jérusalem Est pour le Festival des chants de la liberté, des USA au Canada, de l’Afrique du Sud à la Grèce, etc. Il est un vrai globe-singer !

Multipliant les collaborations avec des artistes internationaux, il foule les scènes des festivals les plus renommées aux quatre coins du monde.

Dès son plus jeune âge, le chant classique arabe (Mohamed Abdelwaheb, Oum Kalthoum, Salah Abdelhay, entre autres) n’a plus de secret pour lui. Il s’est ensuite concentré sur la Sufi Music, le chant soufi, en s’inspirant de ses origines arabo-berbères et andalouses.

Comme un commandant de bord qui transporte ses passagers dans le ciel, Mounir Troudi nous porte et nous emporte- comme dirait Piaf- vers un univers musical où chaque son, chaque note de sa voix forte et puissante est un appel à un embarquement immédiat pour des horizons lointains.

De sa révélation au grand public grâce à Fadhel Jaziri (acteur et réalisateur tunisien) et son spectacle Hadhra en 1994- spectacle musical et chorégraphique soufi- à la formation de son groupe Nagouz début 2000, de l’opéra lyrique avec l’italien Antonio Maiello aux collaborations avec le musicien turc Mercan Dédé (alliant musique de tradition soufie et musique électronique), sans oublier une des plus belles collaborations de sa carrière avec le célèbre trompettiste de jazz français Erik Truffaz (Mantis en 2001 et Saloua en 2005), Mounir Troudi est un « open sky » à lui seul.

Son métissage des genres (jazz, électro-pop, reggae, blues, rock, influences bédouines, soufies, etc.) est la preuve qu’il est de ces artistes qu’on ne peut enfermer dans un seul registre… Avec lui, perturbations garanties !

 

Vous rappelez-vous de votre premier voyage ?

C’était en Italie. A Naples, plus précisément. J’avais 18 ans. J’y étais invité pour aller jouer de la musique dans une fête. J’ai le souvenir d’une grande salle avec pas mal de Tunisiens, tous très contents d’écouter les classiques tunisiens et de se croire, le temps d’une soirée, au pays.

 

Pour vous, voyager représente quoi ?
Pour moi, voyager c’est utiliser mes ailes pour voler, c’est avant tout poétique. Voyager est synonyme de découvrir, de respirer et surtout de réaliser mon rêve qui était de voler. A 11 ans, j’ai fait un avion en carton et je me suis lancé du toit de la maison familiale tant voler était mon rêve absolu. Résultat : juste une entorse et de simples égratignures !! Je dois avouer que j’avais déjà tout calculé : il y avait un chantier chez les voisins, j’ai donc atterri sur… le tas de sable que les ouvriers avaient laissé.

 

Le pays ou la ville qui vous a marqué le plus ?
Sans hésitation l’Afrique du Sud. Il y a de tout dans ce pays : la savane, la mer, les montagnes, les îles, etc. Paradisiaque ! Magnifique ! La chose qui m’a le plus marquée, c’est le safari dans le Parc national Kruger avec les animaux en liberté (hippopotames, girafes, crocodiles, lions, jaguars, phacochères).

A Cape Town, j’ai même eu la chance de nager avec les pingouins dans l’eau glacée, avec des algues géantes de 20 mètres !! C’est surprenant comme sensation, tu as l’impression de nager dans une jungle. En fait, ces algues géantes sont la cachette des pingouins qui se cachent des phoques qui, eux-mêmes, se cachent des requins blancs. Le cercle de la vie. Impressionnant !

Une fois assis dans l’avion, que faites-vous pour vous occuper ?
Généralement, je dors car j’ai toujours du sommeil en retard à cause des tournées qui s’enchaînent à un rythme infernal (une ville tous les jours, un concert toutes les nuits)…

 

Combien de pays avez-vous visités ?
Je dirai plutôt combien de pays je n’ai pas visités, comme ça, ce sera plus simple. (Rires)

 

Votre destination rêvée ?
La lune. Et sinon, d’un point de vue terrestre, l’Australie. Pour découvrir les aborigènes et aussi pour voir le dingo, le plus grand prédateur terrestre d’Australie.

 

Quel genre de voyage préférez-vous ? Shopping ? Aventure ? Découverte ?
Les deux derniers. Je voyage pour découvrir et toujours en mode « aventure ».

Qu’est-ce que vous n’oubliez jamais de mettre dans votre valise ?
Ma brosse à dents.

Votre plus beau souvenir de voyage ?
Une fois, alors que je me rendais en Suisse, à Genève, j’avais complètement oublié de faire mon visa. C’est l’époque où la Suisse ne faisait pas partie de l’espace Schengen. Une fois arrivé, les douaniers m’ont refusé l’entrée sur le territoire. Il était impossible pour moi de repartir, du coup j’ai fait demi-tour côté français et je suis passé par les bois, comme un résistant en période de guerre. Et c’est comme ça que je suis arrivé à Lausanne où j’ai pu faire mon concert. Une fois sur scène, j’ai tout avoué au public qui a adoré cette anecdote !

Votre qualité principale ?
L’oubli, comme ça je suis tranquille. Je ne me rappelle plus des méchancetés des gens et j’ai la paix.

A part le chant, quelle est votre autre passion ?
J’en ai plein des passions. Déjà j’en ai deux : l’agriculture et prendre soin des animaux sauvages. Et mon autre passion : la mer. Je ne conçois pas la vie sans la mer. Ce qui implique aussi la pêche qui me rend zen, heureux de sentir une vraie connexion avec la nature.

Quelle est votre couleur préférée ?

Orange. En revanche je n’aime pas les oranges !

Quel est votre dress-code ?
Free style. Baba cool. J’adore les couleurs vives. Je trouve ça énergisant !

Projet ou rêve qui vous tient à cœur ?
Une communauté. Une grande maison où chaque artiste, chaque jeune aurait la possibilité de se produire et ce, sans aucune censure. Avec, bien-sûr, une scène pour accueillir des concerts, des spectacles et découvrir des nouveaux talents. Puisque je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ce moyen pour être reconnu, je veux vraiment le faire pour les autres. Il existe beaucoup de talents cachés qui, faute de moyens financiers, ne peuvent exister et se réaliser. En réalité, je veux construire une maison pour enlever toutes les barrières qui font obstacle à la création.

Si vous aviez une doléance à faire à Tunisair Express ?
Voyager gratuitement ! Et si possible… En Business class !

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