Chadly Zouiten : il veut faire du tourisme à  travers la F1 Reviewed by Momizat on . Depuis trois décennies, c'et l'un des visages incontournables de la scène du sport automobile tunisien. Chadly Zouiten, 78 ans, caresse un rêve fou depuis plusi Depuis trois décennies, c'et l'un des visages incontournables de la scène du sport automobile tunisien. Chadly Zouiten, 78 ans, caresse un rêve fou depuis plusi Rating:
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Chadly Zouiten : il veut faire du tourisme à  travers la F1

Depuis trois décennies, c’et l’un des visages incontournables de la scène du sport automobile tunisien. Chadly Zouiten, 78 ans, caresse un rêve fou depuis plusieurs années : faire construire un circuit de Formule 1 en Tunisie. Actuellement président du National Automobile Club de Tunisie (NACT) et de la Fédération maghrébine de l’automobile, Zouiten a reçu un accord de principe de la part du gouvernement pour l’édification d’un circuit dans la zone de Selloum sur une terre domaniale. Il faut savoir que parmi les critères, un circuit automobile doit être construit dans une zone qui comprend au moins 140.000 lits. Selloum, située entre les zones touristiques de Hammamet et Sousse, est donc tout indiquée. Le terrain en question (900 hectares) est toutefois convoité par un investisseur saoudien qui envisagerait d’y bâtir un complexe touristique. Chadly Zouiten ne baisse cependant pas les bras et demande que lui soient accordés «juste» 300 hectares. Le circuit de F1 pourrait être, soit intégré dans le projet saoudien, soit bâti individuellement. « La Fédération internationale de l’automobile (FIA) peut être le plus grand T.O pour la Tunisie, avec ses 50 millions de membres et ses agences de voyages déléguées » affirme-t-il haut et fort à  l’administration du Tourisme. Un circuit de Formule 1 en Tunisie contribuerait à  développer un type de clientèle nouveau et notamment des VIP et des passionnés de sport automobile.

Mais à  condition de savoir bien exploiter le circuit au-delà  de l’unique course annuelle qui pourrait être organisée. Zouiten pense déjà  à  ce propos à  créer une école de pilotage et à  mettre le circuit à  disposition des motos et d’autres catégories autos. « Je pense à  ce projet depuis de nombreuses années, bien avant que Bahrein, la Turquie ou même la Chine n’aient construit le leur». Depuis le début des années 90, il a frappé pour cela à  toutes les portes des ministres du Tourisme et des Sports qui se sont succédé à  l’époque de Ben Ali. « Mais aujourd’hui, il s’agit d’une course contre la montre car le Maroc est en lice » prévient-il.

Cependant, la construction d’un circuit de F1 a un coût et non des moindres : 250 millions de dollars au bas mot. Sans parler des 20 à  30 millions de dollars de fees à  payer à  la FIA à  chaque grand-Prix.
Qu’à  cela ne tienne, Chadly Zouiten est convaincu que les sponsors mettront la main à  la poche sans rechigner. D’ailleurs, ne s’est-il pas battu –jusqu’à  obtenir gain de cause- notamment contre le Premier ministre de Bourguiba, Mohamed Mzali, pour imposer le sponsoring dans le sport à  l’époque où il était président de la Fédération tunisienne de volley ?

Fort du soutien de Jean Todt, le tout puissant patron de la FIA, il espère de tout cœur que le circuit de F1 verra le jour de son vivant. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que des projets comme les Kartings de Hergla et de Sfax ont mis la clé sous la porte depuis plusieurs années faute de rentabilité. Que dire alors d’un circuit de Formule 1. Le pari est osé mais sans ses rêves, aussi fous soient-ils, Chadly Zouiten n’aurait plus sa raison d’être.

Hédi HAMDI

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