Fil info

Ils ont 1,4 million de US$ pour les maisons d’hôtes

Ils ont 1,4 million de US$ pour les maisons d’hôtes

Les maisons d’hôtes en Tunisie sont de véritables « bijoux » et constituent l’épine dorsale du tourisme alternatif. Partant de ce constat, et dans le cadre d’un programme tuniso-américain du coaching à l’export, un fonds de 1,4 million de dollars US a été dédié au développement des circuits touristiques des maisons d’hôtes et, parallèlement, à la mise en valeur des secteurs de l’artisanat et des produits bio. Vue la synergie que ce projet entend créer entre ces différents domaines, cette mission a été confiée à toutes les parties prenantes des secteurs du tourisme, de l’artisanat et de l’agriculture à savoir le ministère du Commerce et de l’Artisanat, l’Office National de l’Artisanat, l’Office National du Tourisme Tunisien, le ministère de l’Agriculture et le Centre de Promotion des Exportations et l’International Executive Service Corps IESC.

En présence des représentants de l’ambassade américaine, un atelier de réflexion animé par l’expert américain Brian Chang s’est tenu le 25 août 214 à Tunis. Cet atelier visait à associer les différents acteurs de l’écotourisme en Tunisie, les maisons d’hôtes essentiellement, dans l’élaboration de circuits et de « packages » permettant de structurer les activités éco-touristiques et de les rendre plus accessibles et plus claires pour les touristes. En plus des organismes cités, il a été noté la forte présence des propriétaires des maisons d’hôtes venant notamment du Grand Tunis.

Cet atelier intitulé « les Maisons d’hôtes en Tunisie-Avoir un autre regard sur votre Dar » fut l’occasion, tant pour l’équipe du projet que pour les professionnels, d’identifier les difficultés que rencontrent ces derniers dans la commercialisation de leurs circuits. L’atelier fut surtout un moment de concertation et de réflexion sur les nouvelles stratégies permettant de mieux marketer les produits des maisons d’hôtes, de l’artisanat local, de l’agrotourisme etc.

4 grandes régions

4 grandes régions ont été identifiées par l’équipe du projet : Le Grand Tunis, le Nord-ouest, le Cap-bon et le Sud-ouest. Interrogés par Brian Chang sur les atouts et les défaillances que chacun des propriétaires des « dar » identifie dans sa région, ces derniers ont consenti sans peine que l’unique région où les circuits sont généralement bien commercialisés est celle du Grand Tunis vu les différents atouts et « attractions » dont elle bénéficie. Selon les professionnels, d’innombrables richesses et diversités écologiques et artisanales existent à l’intérieur du pays, tant au Nord qu’au Sud, mais se trouvent à ce jour « mal exploitées» ou carrément « inexploitées ». « On est contraint à vendre des produits stables et ces produits stables, nous en avons de moins en moins », a attesté l’un des agents de voyages présents en parlant de la situation de l’artisanat local qui ne cesse de perdre du terrain. Selon les personnes présentes, il faudrait créer tout un concept autour de l’artisan lui même et de sa « manière de faire ». Pour eux, il serait intéressant que le touriste puisse assister désormais à des scènes de fabrication de vin à Mornag par exemple, à la broderie des robes de mariage à Ras Jebel ou encore à la fabrication de poterie dans les différentes régions de la Tunisie.

Outre le problème de la dégradation de l’artisanat local, il a été signalé l’absence d’une infrastructure régionale appropriée aux circuits écologiques et le manque de communication et de coordination entre les maisons d’hôtes elles-mêmes.

Valoriser les spécificités locales artisanales et culinaires, booster les projets d’agrotourisme et les productions bio, « la mise en tourisme » de certaines richesses artisanales, naturelles et architecturales sont les grandes lignes d’une feuille de route que s’est constituée l’expert américain Brian Chang à l’issue de cet atelier. Ce dernier passera immédiatement à l’acte puisqu’il effectuera, à partir du mardi 26 août, une visite de terrain pour plusieurs maisons d’hôtes en Tunisie.

Le fruit de ce travail se concrétisera le 5 septembre 2014 puisqu’une réunion finale se tiendra au CEPEX au profit des propriétaires des « dar » pour leur faire bénéficier, désormais, d’une fiche de vente, d’itinéraires bien définis et d’une charte graphique. « C’est vrai que notre mission s’achève le 5 septembre mais nous sommes conscients que le chemin est encore long », dit la représentante de l’IESC et la gestionnaire du projet qui a clôturé l’atelier en invitant les professionnels présents à continuer à collaborer dans ce sens avec leur administration de tutelle.

Fédia ABID

Crédit photo : Dar Riadh Djerba

  •   
  •   
  •   
  •   
  •   
  •  

About the author

Relative Posts

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.