La séduction à  n’importe quel prix

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Un grand complexe hôtelier à  Djerba compterait actuellement 600 clients dans ses murs. L’information a de quoi réjouir, sauf qu’en réalité, la moitié serait là  grâce aux actions initiées par les T.O, à  savoir 1=2. Si l’on y ajoute les agents de voyages en éductour et les journalistes en reportage, il paraît sur les 600 touristes présents, seuls 150 ont réellement payé leur séjour rubis sur ongle !
Ne dit-on pas que quand on aime (ses touristes), on ne compte pas ?



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Le fric, c’est chic

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La filière touristique tunisienne en est toute fière : le budget de promotion finalement arrêté pour l’année 2011 sera de 60 MD ! Un record dont on ne se plaindra pas pour une fois.Rappelez-vous : il y a un an, ce budget était de 45 MD. Il y aurait donc presque de quoi pavoiser. Sauf que dans la conjoncture actuelle, il semblerait qu’on ait du mal à  utiliser cet argent à  bon escient et qu’on ait peur de le jeter par les fenêtres.
Les mauvaises langues vous diront toutefois que le jeter par les fenêtres aujourd’hui vaut toujours mieux que de l’avoir jeté dans les poches de Zaba & Co hier.



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Angelina Jolie au Radisson Djerba

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Visite éclair que celle d’Angelina Jolie au Radisson Blu à  Djerba. L’actrice américaine y a effectué un séjour d’une nuitée (arrivée lundi 4 en milieu d’après midi et repartie mardi 5 au matin) en utilisant des portes dérobées de l’hôtel et a préféré dîner dans sa suite. Elle a toutefois rencontré plusieurs tunisiens venus l’accueillir à  l’aéroport de Djerba ainsi que certains membres du personnel de l’établissement et semblait ravie de ces quelques contacts spontanés. 

La star hollywoodienne n’était pas en villégiature en Tunisie mais voyageait en sa qualité d’ambassadrice de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR). Angelina Jolie s’est ensuite rendue au camp de réfugiés à  la frontière avec la Libye implanté à  7 km de Ras Jédir. Selon des témoins, elle est arrivée sous haute protection dans un convoi composé d’une dizaine de voitures protégées par l’armée tunisienne.

(Crédit photo : Jason Tanner)



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Statistiques du tourisme : ces chiffres qui ne surprennent personne

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Les dernières statistiques officielles du tourisme confirment ce à  quoi tout le monde s’attendait : la Tunisie a perdu 42,9% de ses entrées touristiques depuis le début de l’année 2011. A la date du 20 mars, ce sont officiellement 525.704 non-résidents étrangers qui ont été comptabilisés aux frontières (réfugiés à  Ras Jédir non compris). Il y a un an à  la même époque, la destination avait déjà  totalisé 13% de ses arrivées avec 920 mille touristes. Evidemment, entre 2010 et 2011, nulle comparaison n’est possible tellement la conjoncture est différente.

Grosso modo, tous les marchés ont vu leurs réalisations divisées par deux, sinon plus dans certains cas. C’est ainsi que les Français par exemple ont été 48% moins nombreux que l’année dernière à  la même époque. Les arrivées italiennes ont baissé, elles, de 40 % et celles en provenance de Belgique de 32%. Dans le même temps, le marché anglais a reculé de plus de 57% et celui de Suisse de 58%. Mais ce sont les marchés allemand, espagnol et tchèque qui semblent avoir été les plus affectés par la nouvelle conjoncture tunisienne. Au 20 mars, le marché allemand enregistrait -69,1%, l’Espagne -76%, la Tchéquie -79% et les pays scandinaves -84% ! En définitive, les arrivées européennes ont régressé de 54,1% avec un total de 151.398 arrivées de non-résidents, chiffre qui prend également en considération les centaines de journalistes étrangers venus en Tunisie non pas pour faire du tourisme mais pour raisons professionnelles.

Le Maghreb plus affecté que l’Europe

La révolution tunisienne, suivie quelques semaines après par le déclenchement de la guerre en Libye, ont provoqué une très importante baisse des arrivées en provenance de ce pays, naguère premier pourvoyeur de touristes sur la Tunisie. Entre le 1er janvier et 20 mars 2011, le marché libyen a chuté de 63% et celui d’Algérie de 35%.

La situation exceptionnelle que traverse le tourisme tunisien se reflète également sur les nuitées hôtelières. Depuis le début de l’année, elles ont baissé considérablement mais à  différents degrés selon les régions. A Tunis-ville, elles ont régressé de 49%, à  Gammarth de 45%, à  Nabeul et Hammamet de 61% et à  Yasmine-Hammamet de 59%. En descendant vers le Sahel, les chiffres ne sont pas plus reluisants. Les nuitées ont chuté de 67% à  Sousse, de 65% à  Monastir et autant à  Mahdia. A Djerba, elles ont été réduites de moitié avec une baisse de 52,4%. Il est cependant à  noter que ces taux prennent en considération les réalisations des dix premiers jours de janvier, soit juste avant la chute du régime, durant lesquels les nuitées avaient progressé de 3,3%.

Au niveau des recettes touristiques également, après une progression de 5% au cours de la première dizaine de janvier, elles ont reculé de 48% à  la date du 20 mars 2011 avec 263 millions de dinars contre 452 millions à  la même époque en 2010 et 508 millions en 2009.

Les espoirs portent maintenant sur une reprise même modérée des flux touristiques européens d’autant que la majorité des pays émetteurs ont aujourd’hui levé les restrictions de voyages sur la Tunisie. Reste que l’incertitude quant à  l’évolution de la situation demeurera tant qu’un retour à  la sécurité totale ne pourra être assuré. Par ailleurs, les événements de Libye ne participeront pas à  la reprise normale du tourisme en Tunisie de sitôt.

LBS



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Tunisair et Fram reconduisent leur partenariat aérien

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Entre la compagnie Tunisair et le T.O Fram, le partenariat semble toujours couler de source malgré la conjoncture nationale. Le 1er avril, Nabil Chettaoui, P-dg de Tunisair et Antoine Cachin, président du directoire de Fram, ont signé un accord de partenariat en vertu duquel la compagnie publique tunisienne assurera le transport de la clientèle touristique du T.O pour une période de 3 ans à  compter de l’hiver 2011. En réalité, il s’agit d’un renouvellement de contrat puisque Tunisair est le transporteur historique de Fram sur la destination à  travers des affrètements charters et des blocs sièges sur les vols réguliers.

L’événement revêt tout de même une certaine symbolique dans la mesure où elle intervient à  un moment où le tourisme tunisien passe par une crise sans précédent depuis la chute du régime Ben Ali. Nabil Chettaoui s’est tout de même voulu optimiste pariant sur un retour normal de l’activité touristique en 2012.

La signature de cet accord a aussi été l’occasion pour Tunisair d’annoncer la mise en place de tarifs flexibles sur les vols de Tunisair Express. «Fini les tarifs uniformes a-t-il déclaré. Dorénavant, on pourra voyager à  200 dinars le matin et à  seulement 50 dinars l’après-midi. Tout se calculera selon les disponibilités, les places vacantes».

Avec près de 100.000 clients sur la Tunisie en 2010 et un chiffre d’affaires de 18,8 millions d’euros avec le transporteur public, Fram compte sans aucun doute parmi les principaux voyagistes du marché français. Il gère par ailleurs 4 hôtels en Tunisie sous l’enseigne Framissima dont deux en propriété et une agence de voyages réceptive (Orange Tours Tunisie). Pour la relance de la destination, le T.O a annoncé le lancement d’une campagne de promotion en juin afin de cibler la clientèle de l’été.

(crédit photo : TAP)



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Le tourisme saharien ce lundi sur France 2

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La chaîne de télévision française « France 2 » diffusera un reportage sur le Sud tunisien à  l’occasion du récent voyage dans la région des ambassadeurs étrangers accrédités en Tunisie. Le reportage, réalisé par l’équipe de l’émission « TELEMATIN » sera diffusé lundi 4 avril 2011 à  6h38 du matin (heure tunisienne).

Par ailleurs et dans le cadre de la relance du tourisme tunisien en France, premier marché émetteur de touristes en Europe pour la Tunisie, et à  l’initiative de la Mairie de Paris une table ronde portant sur « le renouveau du tourisme en Tunisie » se tiendra le 8 avril 2011 au sein même de la mairie.

 Bertrand Delanoë, maire de Paris a, au lendemain de la révolution tunisienne et à  plusieurs reprises manifesté sa solidarité à  l’égard de la Tunisie, de son peuple et de son tourisme.

(crédit photo illustration : A. Rezgui)



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Le monde musulman devient une zone à  risque pour les touristes français

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Selon une étude Omnibus de GfK – GOT publiée par L’Echo Touristique en France, « l’ensemble des pays du monde musulman souffrent d’une image de pays à  risque ». Le cabinet d’études a interrogé 1 000 internautes du 9 au 16 mars 2011, sur leur perception de 12 pays de la région, après le début des soulèvements dans le monde musulman (notamment après la chute des anciens régimes en Tunisie puis en Egypte). Le magazine souligne que le sondage a été réalisé avant les frappes de la coalition en Libye. A la question : « Dans le contexte des soulèvements populaires dans le monde musulman, diriez-vous qu’il est risqué d’aller dans les pays suivants ? », un grand nombre répondent par l’affirmative. Sur les trois pays jugés les plus sûrs (Les Emirats arabes unis, le Maroc et la Turquie), plus de 47% des Français disent « oui, probablement » ou « oui, certainement ». Ces derniers semblent souffrir d’un amalgame bien que n’ayant pas subi de soulèvements populaires, souligne Omnibus de GfK – GOT.

On retiendra cependant qu’un Français sur trois estime que la Tunisie est un pays sûr, contre un sur quatre concernant l’Egypte ou l’Algérie. La Libye est, sans surprise, la « moins fréquentable ». A la question : « Seriez-vous prêt à  aller dans les pays suivants ? » du monde arabe, les Français montrent dans leurs réponses une réserve certaine. L’Egypte, la Jordanie et la Tunisie ont perdu près d’un tiers de leurs clients potentiels directement à  cause des troubles du premier trimestre 2011, souligne l’étude. L’hémorragie est moindre pour le Maroc, la Turquie et les Emirats arabes unis. Parmi les personnes qui avaient l’intention d’y aller avant les troubles géopolitiques, seule une personne sur cinq n’a pas envie de visiter chacune de ces trois destinations toujours selon L’Echo Touristique.



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Comment relancer le secteur des croisières du naufrage actuel

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MSC Cruises et Costa Croisières avaient donné le ton il y a quelques semaines : ils suspendaient provisoirement l’escale de La Goulette de leurs parcours en Méditerranée (lire notre article). Conséquence : le seul et unique port apte à  recevoir les navires de croisières en Tunisie a vu ses activités chuter totalement au cours des 3 premiers mois de l’année. En cause, la situation politique et sécuritaire jugée instable par les croisiéristes. Pour ne pas arranger les choses, la guerre en Libye a systématiquement créé des amalgames auprès des clients qui ont préféré éviter les croisières passant par Tunis.

Pour faire face à  la situation qui prévaut, l’Office de la marine marchande et des ports (OMMT), en collaboration avec l’ONTT, ont organisé le 31 mars un éductour à  l’intention d’une petite dizaine de professionnels étranger du secteur des croisières afin qu’ils découvrent par eux-mêmes la réalité du terrain et celui de la nouvelle Tunisie de l’après 14 Janvier. Le parcours qui leur a été élaboré était identique à  celui qu’empruntent traditionnellement les croisiéristes en escale d’une journée à  Tunis : Carthage-Sidi Bou Saïd et la Médina avec le Musée du Bardo. De toute évidence, l’opération a atteint ses objectifs car la réaction des participants a été unanime : le climat général de la capitale tunisienne et ses alentours permet le retour des croisières. Pour Laurent Sicard, premier responsable de Meda Cruise, spécialiste français du transport maritime, il est indéniable que le quai du port de la Goulette est « techniquement parfait et permet l’accostage des bateaux à  grand tirant d’eau ». Mais cet atout à  lui tout seul ne permettra pas de faire revenir les clients. John Terck, directeur général du croisiériste Royal Caribbean (RCC) basé à  Miami, confirme qu’aux Etats-Unis et en Europe, la proximité de la Tunisie avec la Libye provoque des malentendus. « Les gens confondent entre les deux pays et on espère que les événements en Libye se termineront rapidement » a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec la presse à  Tunis. Chez Royal Caribbean, la Tunisie n’a pas été annulée, mais ce sont les passagers qui sont en phase d’attente « afin de voir si la stabilité et la sécurité sont vraiment assurées dans le pays. »

Près de 900.000 croisiéristes

En 2010, la Tunisie a enregistré un total de 895.000 croisiéristes qui ont généré l’équivalent de 90 millions de dinars de recettes en devises. Chiffre confirmé par Slim Chaker, secrétaire d’Etat au Tourisme, qui rappelle à  ce propos que le secteur est en pleine phase de croissance aussi bien en Tunisie que dans le monde. En 2004, le port de la Goulette avait totalisé 415.000 croisiéristes. Comme quoi, les chiffres ont littéralement doublé en 6 ans. Selon les estimations, sur chaque bateau accostant, environ les deux tiers des passagers descendent à  terre tandis qu’un tiers reste à  bord. L’escale tunisienne propose en effet tout un ensemble d’atouts, dont notamment la proximité immédiate des sites archéologiques par rapport au port, en plus des avantages qu’offrent les installations du port en Duty Free, restaurants, centres d’artisanat, spa… « Les installations du port de la Goulette sont les meilleures en Méditerranée » déclare le représentant de RCC qui recommande « de ne pas les garder cachées ». Car faut-il le rappeler, le terminal était géré en concession par une société appartenant à  Sakhr El Matri, gendre du président déchu, qui en tirait tous les avantages (lire à  ce propos).

En attendant, MSC maintient la suspension de l’escale de Tunis. Neil Palomba, représentant du croisiériste, tient à  souligner que celle-ci n’a pas été remplacée par une autre escale en Méditerranée. Les passagers se sont vu proposer une journée en mer en guise de compensation. « MSC avait prévu 11 escales en 2011 totalisant 11.000 passagers sur La Goulette mais ce sont les passagers eux-mêmes qui décident des programmes d’escales ». Autrement dit, le croisiériste a du se plier à  la volonté de ses clients. Il se veut cependant réaliste : « vous avez notre soutien et Tunis est une escale importante pour nous ».

De toute évidence, la Tunisie a besoin de rassurer pour espérer voir revenir les croisières. Anton Buttigieg, représentant portuaire maltais à  travers la société Thomas Smith & Co, suggère par exemple la levée des taxes sur les croisières, afin d’encourager les passagers. Une proposition qui serait déjà  à  l’étude entre les ministères du Transport, du Tourisme et de la Culture aux dires du secrétaire d’Etat au Tourisme.

Le travail de lobbying est également une nécessité dans la situation qui prévaut. Parmi les invités de l’OMMP, on a justement compté un lobbyiste de taille en la personne de Giovanni Spadonni. Cet Italien préside la Med Cruise, qui est l’association des ports de croisières en Méditerranée, laquelle compte une centaine de membres (dont la Goulette). Selon lui, il est important de faire parler de la Tunisie. « Au cours du dernier salon international de Miami, qui est un rendez-vous important de l’industrie des croisières, j’ai parlé de l’Odyssée grecque dont l’itinéraire passe par Djerba. La Tunisie est une destination très importante pour nous et je vous confirme le soutien et les encouragements du conseil d’administration de Med Cruise qui va déployer des efforts en votre faveur. »

Toujours est-il qu’à  l’heure où la majorité des pays européens a levé les restrictions de voyages sur la Tunisie, on peut s’étonner de voir que les croisiéristes n’ont pas suivi le mouvement.

Hédi HAMDI



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Le contrat Hilton-Le Palace dans l’impasse totale

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Serait-on face au feuilleton hôtelier de l’année ? L’hôtel Le Palace à  Gammarth ne devrait finalement pas arborer l’enseigne Hilton comme cela avait pourtant été confirmé début février 2011 par Christian Grage, vice-président des opérations de Hilton Worlwide pour la région, lors de son passage à  Tunis. Le directeur général nommé par Hilton, Olivier de Kermel, supposé assurer la passation entre l’ancienne et la nouvelle direction, n’est plus à  son poste et l’hôtel continue d’être dirigé par Borhane Snoussi. Seule différence : un administrateur judiciaire a été nommé car l’établissement fait partie des biens ayant appartenu à  Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu, actuellement en fuite. La STTG, société propriétaire de l’hôtel, était en effet détenue à  hauteur de 75 % par Trabelsi, le reste du tour de table étant réparti entre plusieurs actionnaires, notamment des banques d’investissement, en tête desquelles la Banque de Tunisie.

Dans le contrat initial, il était question que Belhassen Trabelsi procède à  des investissements lourds d’un montant estimé entre 18 et 20 millions de dinars pour la mise de l’hôtel aux normes Hilton. Au cours du dernier trimestre de l’année 2010, certains travaux avaient été entamés en même temps que la piscine couverte et le centre de spa avaient été démolis dans l’objectif d’être reconstruits. De même que quelques chambres types avaient été aménagées dans la perspective du changement de l’enseigne Karthago (marque touristique de Belhassen Trabelsi) vers celle de Hilton.

L’accord entre les deux parties portait sur un contrat de gestion pour compte sur une période de 20 ans. Mais contrairement aux rumeurs circulant actuellement, à  aucun moment, le groupe Hilton Worlwide n’a injecté de fonds en faveur de ce projet, les investissement nécessaires à  la mise à  niveau de l’hôtel étant à  la seule charge de sa société propriétaire.

Avec la fuite de son propriétaire et sa mise sous la tutelle de l’Etat, il semble aujourd’hui impossible pour l’hôtel Le Palace de poursuivre sa mise à  niveau faute de fonds propres. Logiquement, le contrat devrait donc devenir caduc, ce que le groupe Hilton semble avoir saisi, d’où son absence totale de réaction par rapport à  la situation qui prévaut.

Du côté de Gammarth, on s’attache aujourd’hui à  redémarrer les activités commerciales de l’hôtel car il y va aussi de l’avenir des 280 employés de l’établissement. Le Palace a rouvert ses portes il y a environ un mois après avoir connu des troubles sociaux. Les travaux de rénovation sont totalement arrêtés.

A moins que Hilton n’exige qu’on lui rembourse les 300.000 dollars dépensés en faveur du directeur général qu’elle avait affecté, entre salaire (7000 euros mensuels), location de villa (6000 dinars) et autres frais, le dossier semble être aujourd’hui définitivement clos.

 H.H



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100.000 sièges de moins sur la Tunisie chaque semaine

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Les événements ayant abouti au changement de régimes en Tunisie et en Egypte ont eu un impact sur le transport aérien, avec au moins 100.000 sièges par semaine en moins dans chacun des deux pays. Ce chiffre a été révélé dans un rapport du cabinet Innovata, spécialiste des données sur l’aviation, rendu public par Reuters. Conséquence : les compagnies aériennes ont revu à  la baisse leurs programmes habituels tandis que sur le charter, l’incertitude demeure face à  un niveau de réservation en berne.

 « Lors de la semaine ayant précédé le départ de l’ancien président tunisien Zine ben Ali, le 14 janvier, les compagnies aériennes ont effectué 733 vols vers ou en provenance de Tunis, pour un total de 107.000 sièges », indique le rapport. « Entre cette semaine et la même semaine au mois de mars, période de grande incertitude suivant la chute du président égyptien Hosni Moubarak et le début de la révolte en Libye, 57 vols hebdomadaires sur Tunis ont été suspendus, avec 9.400 sièges de moins chaque semaine ».

Toujours selon Innovata, « ces modifications se traduisent par un recul de 6,2% du nombre de kilomètres par siège disponible, une mesure de la capacité des compagnies aériennes en fonction des distances parcourues » citant toutefois l’exemple de Saudi Arabian Airlines qui a relevé de 35% le nombre de sièges disponibles vers la Tunisie, tout en maintenant six vols par semaine.

Il n’empêche que les troubles au Maghreb viennent à  leur tour affecter un secteur du transport aérien qui a déjà  dû compter avec un hiver particulièrement rigoureux dans l’ensemble de l’Europe et qui subit l’impact de la flambée des prix des carburants.Avant même le début des frappes en Libye, Air France et Emirates avaient déjà  fortement revu à  la baisse les capacités programmées vers Tunis pour le mois d’avril a confirmé Reuters. « A plus long terme, le transport aérien pourrait, selon des analystes, profiter d’un essor de l’investissement en Afrique du Nord une fois qu’elle se sera stabilisée mais l’échéance d’un tel développement reste encore très incertaine ».

Relayant l’analyse du cabinet, l’Association internationale du transport aérien (IATA) a indiqué hier avoir enregistré en février « une progression beaucoup moins forte que prévu, essentiellement en raison des troubles politiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ». Le trafic passagers international a ainsi augmenté de 6% en février en rythme annuel, contre une progression (révisée à  la baisse) de 8,4% en janvier. »Les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en février ont, selon les estimations, amputé le trafic international d’environ 1% « , a précisé l’IATA.



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Le Maroc consolide son offre balnéaire

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La destination Maroc se transforme et s’enrichit avec l’ouverture de nouvelles stations balnéaires, nouvelle génération, sur la Méditerranée et l’Atlantique. Après Saïdia et Mazagan en 2009, Mogador-Essaouira, la 3ème station du Plan Azur, a ouvert ses portes à  partir du 1er mars 2011. Ces 3 nouvelles destinations viennent compléter l’offre d’Agadir et offrir une nouvelle conception du Maroc balnéaire qui allie plage et culture, activités sportives, arrière-pays, bien-être… Le littoral marocain compte 3500 km.Mogador-Essaouira est située au sein d’un domaine forestier de 600 hectares. Cet éco-resort, nouvelle génération et haut de gamme, s’intègre à  son environnement naturel, culturel et historique qu’est la ville d’Essaouira et ses environs. Mogador est présentée par les autorités touristiques comme station exemplaire en matière de développement intégré et durable grâce à  un aménagement qui préserve et valorise la végétation existante et épouse la topographie du site. Le Sofitel Essaouira Médina & Spa est le premier établissement de la station Mogador à  ouvrir ses portes le 1er mars 2011.



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Les agences de voyages tunisiennes disent tout haut ce qu’elles ont pensé tout bas 23 ans durant

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L’assemblée générale ordinaire de la fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), tenue le 26 mars, s’annonçait tendue. Elle s’est effectivement déroulée dans des conditions houleuses. Beaucoup parmi les jeunes adhérents avaient décidé de faire la révolution de leur secteur dans l’objectif de tirer un trait avec le passé. De plus et quelques jours auparavant, le président de la FTAV, Tahar Saïhi, avait annoncé sa démission à  l’issue de l’AGO (voir notre article à  ce sujet) à  cause de dissensions importantes au sein même du bureau directeur et de pressions diverses jugées inacceptables. Le 23 mars en effet, 7 membres du bureau avaient émis des réserves sur le rapport financier sans en préciser les raisons tandis que d’autres ont cherché, par la force, à  faire disparaître des documents !
Dans ce contexte de tension, 130 agents de voyages, sur les 540 adhérents à  la FTAV, ont assisté à  l’assemblée générale afin d’approuver ou pas le rapport moral et financier de la fédération sur la période mai 2009-mars 2011. Tahar Saïhi n’a pu cacher son amertume face au climat au sein de son bureau directeur estimant certains de ses membres comme étant « non crédibles », accusant « ceux qui ont tombé le masque ces derniers temps » tout en dénonçant les « hypocrites » et « ceux qui étaient absents pendant la révolution et qui profitent aujourd’hui de ses retombées ».

En plus de faire face à  des dissensions internes à  son bureau directeur, la FTAV a du affronter un autre courant, celui des jeunes agents de voyages, bien décidés à  faire changer les choses. Mohamed Ali Toumi, directeur général de Kyranis Travel (Tunis), a dénoncé des vices de formes et de fonds dans l’ancien processus électoral de la fédération, pointant du doigt tout un ensemble de facteurs jugés inacceptables et qui menacent l’avenir de la profession d’agent de voyages ne ménageant ni les hôteliers « qui pratiquent des prix inacceptables », ni Amadeus Tunisie « qui s’est transformée en agence de voyages ». Pour Karim Jaziri, de l’agence Lucky Tours (Sousse), le problème de la fédération est politique : « on entre au bureau de la FTAV non pas pour défendre les intérêts de la profession mais pour des raisons politiques » a-t-il déclaré. L’intervenant a appelé à  changer les statuts de la fédération. « La constitution de la Tunisie va changer, donc il faut changer le statut de la FTAV » a-t-il affirmé. Quant à  Dhafer Ltaïef, de l’agence Nord Sud Voyages, il s’est insurgé contre le trésorier de la FTAV qui représente une agence relevant du RCD. « Tahar Saïhi a fait part de laxisme » a accusé pour sa part Faouzi Mejdoub, de l’agence Spécial Tours. « Il s’est laissé déborder par une aile au sein de la fédération, qui a servi ses propres intérêts ». Interrogé sur l’identité de cette personne, F. Mejdoub a accusé «Ridha Baccar, Mondial Tours ». Parlant de l’avenir de la corporation, le patron de Spécial Tours a suggéré de « gérer la FTAV comme une entreprise, de changer les méthodes de travail et l’approche et de se remettre en question ».
Si certaines parmi les propositions émises sont sans aucun doute à  prendre en considération, d’autres agents de voyages, peut-être emportés par leur enthousiasme révolutionnaire, ont porté de graves accusations de corruption à  l’encontre de certains de leurs confrères, sans en apporter des preuves et oubliant quelque peu le sens des réalités. Autant donc dire que cette assemblée générale ordinaire s’est transformée en un forum où l’on est venu laver son linge sale en famille.

Les voix de la sagesse

Dans cette ambiance de dénigrement, certaines voix se sont tout de même élevées pour rendre à  César ce qui lui appartient. Karim Ben Mrad, directeur général de l’agence Punic Tours, a reconnu que « le bureau de Tahar Saïhi a fait de bonnes choses, demandant à  l’intéressé de « rester pour ne pas laisser de vide ». Quant à  Sihem Zaïem, directrice générale de l’agence Tunisivisions, elle a souligné « l’importance d’avoir une FTAV forte, digne et écoutée par tous et c’est quand [nous] sommes unis que nous sommes plus forts ». Mais c’est la montée à  la tribune de Mongi Gueddas, patron de l’agence Hayet Travel et sans aucun doute l’un des doyens du secteur, qui a remis les pendules à  l’heure : « pendant que vous parlez, les partis politiques sont en train de préparer leur programme. Savez-vous quelle sera leur position par rapport au tourisme ? C’est à  cela qu’il faut penser » s’est-il exclamé. « Le plus important, ce n’est pas celui qui préside la FTAV, c’est celui qui pense à  notre destin d’agents de voyages ».
Cette assemblée générale ordinaire, convoquée pour approuver les rapports moral et financier, a finalement servi de tribune aux agences de voyages pour exprimer leur mal-être et les inquiétudes liées à  leur profession. Après des débats qui ont duré plusieurs heures, il a finalement été décidé de provoquer une assemblée générale extraordinaire élective dans les 45 jours pour choisir un nouveau bureau. En attendant, les candidats se devront de préparer leur liste et surtout leur programme de travail. Quant à  Tahar Saïhi -répondant à  la demande générale- il a finalement accepté de sursoir à  sa démission, le temps que de nouvelles élections puissent être organisées et afin d’assurer une transition en douceur.

Hédi HAMDI



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Circulez, y a plus rien à  voir

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Le ministère du Tourisme voulait faire bonne figure en invitant des ambassadeurs de pays étrangers accrédités en Tunisie pour leur démontrer que les régions de Tozeur et Kébili étaient sûres et qu’il n’y avait plus lieu de maintenir des restrictions de voyages sur la zone.

Finalement, comme chacun l’a su, le convoi a essuyé des jets de pierre à  Souk Lahad semant un début de panique.

L’administration du Tourisme voulait rassurer les diplomates, c’est finalement tout le contraire qui s’est produit. Elle leur a apporté la preuve qu’en Tunisie, il demeure encore des poches d’insécurité.

Ne nous voilons pas la face et cessons les méthodes benalistes ! Non, le pays n’est pas sécurisé et n’importe quel Tunisien vous le dira. A force de vouloir relancer le tourisme à  tout prix, on ose prendre des risques. Faut-il attendre qu’un drame arrive et que, par exemple, des touristes se fassent attaquer pour se résoudre à  cesser la langue de bois ?

Justement, à  propos de dispositions, comment se fait-il que l’opération du week-end a connu un tel dérapage sécuritaire ? Pourquoi les mesures nécessaires de sécurité et de communication auprès des populations n’ont-elles pas été prises au préalable par les ministères concernés : Tourisme, Intérieur et Défense ?

C’est la preuve que la chose a été traitée avec légèreté. Elle confirme que les ministres très provisoires du gouvernement de transition ne sont pas en mesure d’assumer la situation.

Ce qui s’est passé est tout simplement une honte. Il ne reste plus qu’à  nos touristes d’être confinés dans les hôtels. Ailleurs, il n’y a plus rien à  voir. Circulez.

JBL



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Tahar Saïhi

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Après 5 années passées à  la présidence de la fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), Tahar Saïhi a décidé de s’en aller un an avant la fin de son mandat. Déçu par l’ambiance prévalent au sein de son bureau et des débordements survenus dans le sillage de la révolution tunisienne, il a fait le choix de passer le témoin. En mai 2011, il quittera donc définitivement ce poste qui l’avait vu succéder à  Adel Boussarsar et à  d’autres grands noms du secteur du tourisme et des voyages en Tunisie.

Et pourtant, le bilan de Tahar Saïhi à  la tête de la corporation est loin d’être négatif malgré les difficultés conjoncturelles et structurelles que vit le secteur depuis plusieurs années. Si certains de ses détracteurs l’ont accusé de laxisme, ils ne pourront cependant pas nier qu’il fut à  l’origine du déblocage de l’Inclusive Tour au profit des agences de voyages, déblocage qui marqua un tournant dans l’histoire du secteur.

Déchargé de ses responsabilités au sein de la FTAV et après avoir refusé un poste de secrétaire d’Etat au Tourisme dans le premier gouvernement Mohamed Ghannouchi après le 14 janvier 2011, Tahar Saïhi devrait selon toute logique se consacrer totalement à  ses affaires en cette année 2011 qui s’annonce exceptionnellement difficile. Ses affaires, c’est bien sûr son agence de voyages, Orange Tour Tunisie, réceptif du tour-opérateur français Fram, son partenaire de toujours. C’est aussi son nouveau projet, un hôtel 4 étoiles à  Sbeïtla en cours de finalisation, qui marque une extension logique et légitime de ses activités.

L’ancien fonctionnaire de l’ONTT a donc fait du chemin depuis le temps où il présidait notamment aux destinées de la représentation du tourisme tunisien en France. Les mauvaises langues ont, de temps à  autres, rappelé à  qui voulait bien l’entendre que c’est grâce à  ce poste qu’il a tissé des liens avec son partenaire historique. Mais Saïhi, qui n’a rien à  se reprocher, pourrait lui aussi préciser qu’il était loin d’être le seul dans son cas (ce ne sont pas les exemples qui manquent) à  une époque où le tourisme tunisien poursuivait sa phase de construction. C’était « Wakt el Ghafla » certes mais contrairement à  d’autres parmi ses confrères, son projet à  lui a bel et bien réussi et fait honneur à  la profession.

H.H



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FTAV : pourquoi Tahar Saïhi a-t-il démissionné

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Le président de la fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), Tahar Saïhi, a présenté sa démission ce mardi. « Par cet acte citoyen, j’espère pouvoir contribuer, à  mon niveau, à  arroser les semences de la démocratie naissante dans notre pays et ouvrir les portes grandes ouvertes pour que les brises de cette révolution puissent rafraîchir et embaumer notre secteur touristique » a expliqué l’intéressé dans un courrier transmis aux adhérents de la fédération et dont DestinationTunisie.info a obtenu une copie. Cependant, cette démission ne prendra effet que le 26 mars 2011, soit juste après la fin des travaux de l’assemblée générale ordinaire qui doit se dérouler à  Gammarth et qui s’annonce houleuse.

L’évocation de la révolution dans la lettre de Tahar Saïhi n’est pas sans signification. Selon certaines indiscrétions, le climat au sein de la FTAV est en effet devenu très tendu après le 14 janvier et beaucoup parmi les membres du bureau appellent à  la gestion des affaires du secteur d’une autre manière. La fin du monopole de l’Etat sur la Omra et le Haj serait pour beaucoup dans les litiges apparus ces dernières semaines.

Cela dit, la réunion du 26 mars pourrait donner lieu à  deux scénarios : le premier consiste en l’acceptation par le conseil de la démission de son président, ce qui entraînera la provocation d’une assemblée générale élective conformément aux statuts de la FTAV pour choisir un nouveau président. Le deuxième scénario pourrait voir le conseil refuser la démission de son président, lequel serait donc maintenu jusqu’au terme de son mandat qui s’achève normalement le 29 mai 2012. Dans ce dernier cas, Tahar Saïhi, pour rester, pourrait poser certaines conditions destinées à  ramener la quiétude dans les rangs de la corporation.

Les dernières élections à  la FTAV remontent au 30 mai 2009 et le président élu estime n’avoir « ménagé aucun effort pour être à  la hauteur et défendre exclusivement les intérêts de la profession pour que la fédération, au plus haut niveau, soit respectée et écoutée ». Tahar Saïhi a précisé être disposé à  rendre des comptes si nécessaires après la fin de son mandat. Une manière d’assumer les décisions prises et de défier quelque part ceux qui seraient tentés de porter certaines accusations à  son encontre.

H.H



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Algérie : investissement émirati pour un hôtel 5 étoiles

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C’est probablement le plus grand projet d’investissement de la dernière décennie en Algérie. L’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) algérienne et le groupe Emirates International investissement Company (EIIC) ont signé hier deux conventions d’investissements pour un parc de loisirs et un hôtel cinq étoiles d’un montant de plus de 5 milliards de dollars.

Le projet comprend un hôtel 5 étoiles prévu à  Moretti, dans la commune de Staoueli, d’un coût de 196 millions de dollars, qui devrait créer plus de 778 emplois directs.L’établissement, dont la réalisation s’étalera sur trois ans, comportera 292 chambres, un appart-hôtel de 162 unités, une structure de remise en forme, un centre d’affaires et des salles de conférence.

Le projet du parc Dounya, d’une superficie de 800 hectares au nord-ouest d’Alger, coûtera au total environ 5,2 milliards de dollars et devrait générer plus de 8.750 emplois directs, selon ses concepteurs. Il comporte un grand parc, des espaces verts, des aires récréatives et installations éducatives, un hôpital, une école internationale, des résidences, des villas et des logements notamment.



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Libye : le trafic aérien international totalement dévié

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Les conséquences de la création d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye a d’énormes répercussions sur le trafic aérien de ce pays mais également sur le survol de ce territoire par des appareils commerciaux. Sur place, les compagnies aériennes locales sont totalement immobilisées et la totalité des vols suspendus.

Du côté de Tunisair, et après le rapatriement d’urgence de près de 5000 Tunisiens à  partir de Tripoli via ses vols réguliers et plusieurs vols supplémentaires, les dessertes ont été suspendues faute de passagers depuis le 12 mars 2011. De son côté, Tunisair Express a également supprimé ses liaisons entre Sfax et Tripoli en l’absence de demande.

Et depuis le 18 mars, date du vote de la résolution 1973 de l’ONU, les directions de l’aviation civile des pays opérant vers la Libye ou survolant le territoire ont diffusé des Notam (notice to airmen) signifiant l’interdiction de pénétrer dans l’espace aérien libyen pour tous les pilotes et pour annoncer la présence d’appareils militaires dans l’espace aérien civil.

Chez Air France par exemple, des consignes ont été données pour changer de route en passant plus à  droite, au-dessus de la Mer Rouge », explique Eddine Lechlech, chargé de communication au sein de la compagnie française au Point. « Ce sont des mesures de sûreté prises pour éviter tout problème. Mais la conséquence est un allongement du temps de vol ».

Du côté d’Air Austral, qui opère entre la France et la Réunion en survolant une partie de la Libye, les plans de vols ont également été changés en faisant passer les avions plus à  l’Est, au-dessus de l’Egypte, de la Grèce et en longeant la côte Ouest de l’Italie. Conséquence pour les passagers, un allongement d’une trentaine de minutes, mais jugé « primordial » par la compagnie pour la sécurité de ses passagers.



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Quel avenir pour les avoirs touristiques libyens en Tunisie

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Le gel des avoirs de la famille Kadhafi par décision onusienne aura-t-elle des conséquences sur les deux principales sociétés d’investissements libyennes qui opèrent en Tunisie ?

La LAICO et la LAFICO (Libyan Arab Foreign Investment Company), filiale du fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA) contrôlée par les membres de la famille du dirigeant libyen, sont en effet les deux groupes ayant investi dans le secteur de l’hôtellerie en Tunisie.

La LAFICO, tout d’abord, possède la totalité du complexe Dar Jerba (loué au français Marmara), l’hôtel Dar Ezzahra (en banlieue sud de Tunis) ainsi que l’hôtel du Lac en plein centre de Tunis (fermé).

La compagnie LAICO est propriétaire pour sa part d’un hôtel 4 étoiles à  Djerba, d’un 5 étoiles à  Hammamet (tous deux ex-Karthago) et de l’ex-Abou Nawas Tunis actuellement en chantier de rénovation globale.

Pour l’heure, il semblerait que les entreprises ne soient pas directement concernées, du moins pour le moment. Mais le personnel de certains hôtels ne cache pas son inquiétude quant à  son avenir professionnel.

La LAICO dispose d’une chaîne d’une quinzaine d’hôtels établis sur le continent africain dont certains ont un management tunisien.



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Tunisair Express révèle enfin ses nouvelles couleurs

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Changement de look et de couleurs pour l’ex-Sevenair qui adopte une nouvelle identité en rupture avec le passé.

La compagnie aérienne des lignes intérieures et internationales (c’est son nom officiel tel que mentionné au registre du commerce) a en réalité connu deux périodes : celle de ses début en tant que Tuninter de 1991 à  2007, puis celle de Sevenair de 2007 jusqu’au 14 janvier 2011. Désormais, elle s’appellera Tunisair Express, « afin de confirmer son adhésion au pavillon de la compagnie nationale Tunisair » souligne la compagnie dans un communiqué. Appartenant au groupe Tunisair en tant que filiale, elle sera désormais intégrée à  sa maison-mère et opèrera comme une direction spécialisée.

Les avions de Tunisair Express vont arborer progressivement dans les prochains jours leur nouvel emblème fondé sur le logo de Tunisair auquel a été rajouté l’adjectif ‘‘Express » choisi pour exprimer l’idée des dessertes courtes et moyen-courriers qui caractérisent la nature du trafic de la compagnie. « L’association de deux tons de couleurs a pour but de valoriser l’appartenance à  la Tunisie (le rouge) et matérialiser la nature de l’activité (le bleu) qui renvoie l’imaginaire du consommateur vers le ciel » a expliqué la compagnie.

Dotée d’une flotte de 4 appareils (1 CRJ 900 de 88 sièges et 3 ATR 72 de 70 sièges), Tunisair Express confirme qu’elle ne changera pas de vocation et qu’elle « s’accordera à  assurer sa mission de désenclavement des régions de l’intérieur de la Tunisie en assurant des liaisons régulières sur l’ensemble des aéroports ».

Devenue entité à  part entière au sein de Tunisair, elle permettra à  cette dernière de développer et de mieux rentabiliser certaines lignes régulières et charters de proximité grâce à  des capacités en sièges appropriées permettant une optimisation du remplissage et des coûts d’exploitation dans un esprit de synergie et de complémentarités entre les différents types de trafic.



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Le fisc et la CNSS lâcheront-ils du lest pour les agences de voyages ?

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Les agences de voyages tunisiennes sollicitent des mesures de soutien pour surmonter la crise touristique actuelle. Le sujet a été au centre d’une séance de travail tenue hier matin au ministère du Tourisme entre Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, et Tahar Saïhi, président de la fédération tunisienne des agences de voyages qui était accompagné des membres du conseil exécutif de la fédération. Le débat a essentiellement porté sur l’examen et la validation de plusieurs mesures de soutien aux agences de voyages qui passent aujourd’hui par une conjoncture difficile surtout d’ordre social et financier.

Le ministre a confirmé la volonté du gouvernement de soutenir la relance du secteur des agences.

Il a en outre précisé que les mesures de soutien aux agences de voyages sollicitées auprès d’autres ministères ont pour objectif de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour sauver la saison touristique et de dissiper les craintes de la profession quant aux difficultés qui marquent la conjoncture actuelle.

Ces mesures portent sur le report de paiement des cotisations patronales de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et l’établissement d’un accord sur des paiements échelonnés.

Le ministère des Finances a été également sollicité pour différer de six mois le paiement des taxes, reporter pour la même période le paiement des impôts sur les sociétés relatifs à  l’année 2010 et des tiers provisionnels relatifs à  2011, et de différer de six mois le paiement de la retenue à  la source. Ces mesures de soutien portent par ailleurs sur l’octroi aux agences de voyages, qui en feraient la demande, des facilités de crédits afin de leur permettre d’assurer le paiement des charges d’exploitation et notamment salariales.Toutes ces mesures de soutien ont fait l’objet de correspondances que le ministère du Commerce et du Tourisme a transmis aux autres ministères concernés.

Au menu également de la réunion, la promotion du tourisme intérieur et sur la restructuration du marché de la Omra et du pèlerinage.



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40 kg de shopping à  Istanbul pour les Tunisiens, 40 jours et 40 nuits durant

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Istanbul accueille depuis hier son premier festival du shopping qui se déroulera jusqu’au 28 avril 2011. « Istanbul Shopping Fest », nom donné à  la manifestation, proposera plusieurs évènements et activités avec des commerces ouverts jusqu’à  2h du matin sur l’avenue de BaÄŸdat, dans la partie anatolienne de la ville, tandis que les centres commerciaux seront ouverts tous les jours jusqu’à  23h, et d’autres 24/24, offrant des réductions sur les prix jusqu’à  30%.

Istanbul s’attend à  recevoir des milliers de visiteurs de partout dans le monde pour 40 jours de shopping pour certainement confirmer sa réputation de ville qui ne dort jamais, mais aussi pour faire découvrir à  ses visiteurs l’une des 10 meilleures destinations du monde, de part son histoire, ses musées imprégnés d’art, ses palaces, ses monuments de divers styles architecturaux, ses lieux de culte.

L’objectif de la ville est d’attirer un maximum de touristes pour parvenir aux 10 millions de visiteurs étrangers en 2015. A l’occasion, la compagnie aérienne Turkish Airlines, sponsor de l’événement, a mis en place des tarifs spéciaux à  destination d’Istanbul à  219 DT/HT, et a augmenté la quantité de bagages autorisés par personne jusqu’à  40 kg. Turkish Airlines assure des vols quotidiens entre Tunis et Istanbul.



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Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme (part. 2): « Il faut que les hôtels apprennent à  gérer les grèves »

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Deuxième partie de l’entretien accordé à  DestinationTunisie.info par le ministre du Tourisme avec quatre nouveaux thèmes abordés.

Les croisières de Sakhr Matri

« Le racket organisé par Sakhr Matri dans le secteur des croisières est catastrophique parce que l’on s’aperçoit qu’un croisiériste qui passait par La Goulette payait 5 euros de taxe par passager qui allaient directement dans sa poche alors qu’un croisiériste qui va à  Monaco paye 1,25 euro. J’ai des tas d’amis qui m’ont dit qu’ils avaient fait récemment une croisière mais qu’ils ne passaient pas par la Tunisie parce que leur croisiériste leur avait dit que ce n’était pas intéressant. Ils m’ont dit que quand ils descendaient dans une station, ils dépensaient 50 à  150 euros. Toute cette richesse là , qui était perdue, il va falloir qu’on la récupère. Le chantier est long ».

Le climat social dans le tourisme :

« J’ai deux façons de regarder la situation. Nous n’avions pas l’habitude en Tunisie de voir des grèves, de voir des manifestations, de voir des revendications sociales. Ce qui veut dire qu’il n’y avait pas dans les entreprises ou dans les hôtels les organisations pour répondre à  ces conflits et pour y répondre dans le cadre du dialogue. C’est l’image d’un pays qui est libre et qui en train de rentrer dans la démocratie. Pour moi, c’est un atout de vente. Il ne faut pas refuser le dialogue, il ne faut pas qu’on en arrive au conflit. Aujourd’hui, on y arrive parce que la demande est brutale et elle est le reflet de 23 ans et même de 30 ans (je rajouterai les 7 dernières années de Bourguiba) d’injustices et d’attentes. Il faut donc qu’on mette en place toute la logistique qui permette de l’intégrer et d’expliquer calmement que ces revendications doivent calmement, dans le temps, trouver réponse, mais pas de manière fortement immédiate pour ne pas massacrer le pays. La communication que l’on doit avoir avec l’étranger doit être sincère et transparente. Il faut que les infrastructures hôtelières apprennent à  gérer les grèves et qu’on ne ferme pas les hôtels en partant et en se disant que la situation se règlera d’elle-même. Nous avons décidé, la semaine dernière, au niveau du ministère, de créer une task force spéciale pour essayer de construire une méthodologie de gestion des conflits sociaux à  laquelle nous avons associé la fédération des hôteliers parce que ça s’administre, cela ne se fait pas de manière intuitive. Il faut des compétences qui n’existaient pas. Vous connaissez tous mon parcours et vous savez que j’étais à  Paris il y a moins de 6 semaines et que j’étais entrepreneur. Nous avons l’habitude de cela.».

Le marché allemand :

« Nous avons rencontré les professionnels et nous avons eu un discours et un dialogue francs, de businessmen. Je leur ai dit, cette année, personne ne va gagner, donc on ne sera pas dans une configuration win-win. Etre dans une configuration lost-lost, ce n’est peut être pas forcément bien, par contre, on peut leur dire qu’on va être dans une configuration invest-invest et on va commencer à  préparer 2012, 2013, 2014. Si on se met dans cet état d’esprit, il va falloir que les efforts soient communs et que l’on n’essaie pas de profiter l’un de l’autre. Vous, vous ne profitez pas de notre situation en demandant des efforts et du sponsoring que l’on ne saurait vous donner, ne nous comparez pas à  un pays qui ne nous ressemble pas parce que nous n’avons pas les mêmes moyens que lui, par contre, la Tunisie a sa place dans l’échiquier méditerranéen du tourisme et ce serait une perte pour vous que de la tuer. Donc, vous avez une responsabilité aussi pour la conserver en vie et, ensemble, on va y arriver pour construire l’avenir. C’est le message et je pense qu’il est passé vers les quatre tour-opérateurs allemands. Le deuxième message, c’est un message vers la population pour la rassurer pour qu’elle puisse spontanément aller booker et acheter son voyage sans avoir peur de la sécurité parce qu’on ne peut pas venir passer ses vacances en Tunisie si on a peur pour sa vie.

Le futur du tourisme tunisien :

« Il faudrait repenser le tourisme tunisien par une mise en valeur du patrimoine qui est exceptionnel et non mis en valeur. J’ai commencé à  travailler avec le ministre de la Culture et nous avons identifié une douzaine de sites que l’on peut lancer en quick win pour le printemps prochain, en les mettant en valeur de manière simple, avec des sons et lumières, en incitant la population locale à  créer un ou deux cafés, un ou deux restaurants, en proposant des parcours qui permettent d’aller à  la rencontre de l’artisanat. Je crois énormément au gîte rural, je crois énormément aux maisons de charme, je crois énormément au haut de gamme. Je ne comprends pas comment un touriste qui vient en Tunisie dépense 2,5 fois moins qu’un touriste qui va au Maroc. Il n’y a aucune raison scientifique pour expliquer cela. Il faudrait aussi une remise en avant d’un artisanat qui a été détruit. Il faudrait que l’on parle de la souffrance des artisans tunisiens, qui sont plus de 350.000, qui ont vu leur artisanat volé, dépouillé, massacré, concurrencé par des produits chinois et, pire encore, concurrencés par leurs propres produits fabriqués en Chine ».

Propos recueillis à  Berlin par
Hédi HAMDI



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La Goulette privée de ses deux grands croisiéristes

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Plus d’escales tunisiennes pour les passagers à  bord des navires de Costa et de MSC croisières au moins jusqu’à  l’automne prochain. Les deux compagnies de croisières ont annoncé avoir pris cette décision pour notamment pour des raisons de sécurité et de tranquillité (sic !).

Chez Costa, on estime que « compte tenu des récents événements, la compagnie a décidé de modifier les itinéraires des croisières qui prévoyaient des escales dans ces pays », à  savoir la Tunisie, l’Egypte et Israël, mises dans le même panier ! Pour la programmation 2011 en cours, sur toutes les croisières de huit jours en Méditerranée à  bord des navires Costa Concordia, Serena et Magica, l’escale de Tunis est remplacée par une escale d’une journée à  Malte, Palma de Majorque (Espagne) ou Cagliari (Sardaigne).

Chez MSC, sont concernés par ce changement de programme les escales des navires Fantasia (du 16 avril au 15 octobre), Splendida (du 10 avril au 6 novembre), Lirica (du 18 avril au 7 octobre) et Sinfonia (du 4 juin au 15 octobre). « Les passagers pourront profiter du navire et de tous les divertissements et animations proposés à  bord pendant cette journée en mer », a précisé MSC dans un communiqué. Le croisiériste souligne cependant que l’escale de Tunis serait de nouveau programmée avec le rétablissement de la situation. Maigre consolation.



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L’ouverture du ciel tunisien est-elle une priorité ?

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Le ministère du Commerce et du Tourisme a fait parvenir officiellement une demande au ministère du Transport et de l’Equipement afin d’accélérer le processus d’ouverture du ciel tunisien pour permettre aux compagnies aériennes low cost de pouvoir accéder au marché tunisien.
Cette demande fait suite à  une réunion qui s’est tenue la semaine dernière entre le ministre et le secrétaire d’Etat au Tourisme d’une part et les membres du conseil exécutif de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) d’autre part.

Dans le communiqué final publié par le ministère du Tourisme, il est cependant surprenant de lire que l’arrivée des low cost « consolidera l’activité des aéroports de Tozeur et de Tabarka par l’ouverture de nouvelles lignes aériennes ». Car nul n’ignore que depuis plusieurs années, les deux aéroports mentionnés sont libres d’accès pour les compagnies aériennes, mais le fait est qu’aucune d’entre-elle n’a ouvert de lignes régulières de ou vers ces plates-formes malgré l’opportunité déjà  offerte.
Y aurait-il eu des contraintes cachées au développement des aéroports de Tozeur et de Tabarka posées par le régime déchu ? Si tel fut le cas, il n’y a donc plus de raison pour que les compagnies à  bas coût ne manifestent déjà  leur intérêt pour le marché. Toutefois, le contexte actuel n’est pas pour encourager les opérateurs aériens à  s’engager sur le développement de nouvelles routes. D’autant que les low cost ne viendront en Tunisie que si elles sont assurées de rentabiliser leur investissement. Au vu de la conjoncture actuelle, il apparaît donc peu nécessaire de concentrer les efforts sur un processus qui ne se prête pas à  la conjoncture commerciale du moment et qui demandera de toute façon plusieurs années avant de s’installer dans les mœurs des consommateurs.                                  JR



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Le tourisme sur le plateau de Nessma TV ce soir

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Nessma TV récidive avec le tourisme. Pour la deuxième fois depuis la Révolution, la chaîne a programmé un nouveau débat sur le sujet qui sera diffusé ce mercredi 16 mars à  partir de 20h45.

Au menu, la situation actuelle du tourisme tunisien et les perspectives de son développement à  la lumière de la conjoncture actuelle.

L’émission sera marquée par la présence de Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, qui a confirmé sa participation. Sur le plateau aux côtés des chroniqueurs habituels, seront également présents Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), Tahar Saïhi, président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), Dr Jilani Daboussi, président de la FRH du nord-ouest et Hédi Hamdi, journaliste, directeur du webmagazine touristique DestinationTunisie.info.



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Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme (part 1): « le sponsoring de l’aérien ne me semble pas être une bonne chose »

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que M. Houas est peu avare en paroles quand il s’agit de presse. De l’entretien qu’il nous a accordé, nous avons recompilé les sujets par thème afin d’y voir plus clair dans ses déclarations et ses actions.

Bilan de sa présence à  l’ITB Berlin :

« Nous avons eu des entretiens avec des responsables politiques, allemands notamment, le premier avec le secrétaire d’Etat allemand à  qui j’ai demandé de faire les efforts nécessaires pour que le ministère allemand des Affaires étrangères allemand enlève l’ensemble des restrictions sur l’ensemble du territoire tunisien parce qu’aujourd’hui, la sécurité est garantie partout. Il m’a dit qu’il le ferait. Je l’ai invité à  venir nous voir avant la fin du mois de mars parce que c’est la meilleure façon de montrer aux Allemands que le pays est sécurisé. A l’ITB Berlin, nous avons eu beaucoup de messages de soutien et de sympathie ne serait-ce que lors de la cérémonie d’inauguration du salon. L’ensemble des speakers a réellement rendu un grand hommage aux deux pays ayant réussi la première phase de leur révolution, la Tunisie et l’Egypte ».

Images et amalgames :

« J’ai pris conscience que l’image de la Tunisie est un petit peu brouillée par les différentes images que l’on voit en manière continue notamment sur ce qui se passe en Libye, en Egypte et au Yémen. Nous avons eu la générosité d’exporter notre révolution, notre slogan et notre drapeau, ce qui fait que de temps en temps, nous voyons un drapeau tunisien et un « dégage » avec un drapeau tunisien qui troublent la quiétude de la situation en Tunisie. Cela ressort aussi auprès des tour-opérateurs, qui ont besoin d’une vraie relance marketing forte, et à  qui j’ai dit que si nous avions un peu ralenti le processus de communication et la relance de la campagne, c’était juste pour laisser cette image s’éclaircir et enlever un peu le brouillage. On sent aussi une inquiétude sur la situation sécuritaire en Tunisie parce que les images qui sont dans l’inconscient du client sont celles véhiculées il y a une quinzaine de jours (événements survenus sur l’avenue Bourguiba n.d.l.r), alors j’essaye de tempérer en disant qu’il s’est passé deux choses extraordinaires : la première, c’est quand même une manifestation de 30 à  100.000 personnes à  la Kasbah sans aucun débordement et la deuxième, ce sont effectivement des débordements d’une bande que l’on peut assimiler à  des hooligans ici et qui a conduit à  5 drames et c’est réellement dommage et pénible.

Il y a encore du travail à  faire pour changer l’image que l’Allemand a de la Tunisie et c’est pour cela que nous avons multiplié ici les interventions télévisées ou avec la presse internationale. Je crois qu’entre hier et aujourd’hui (à  la date de l’interview n.d.l.r), j’ai du faire 17 ou 18 interviews télévisées, partant de CNN jusqu’à  Al Jazira et sans doute une trentaine d’interviews papier ».

Les rapports avec les tour-opérateurs :

« Nous avons ressenti également un élan de sympathie au niveau des tour-opérateurs qui relâchent un petit peu la pression. Quand ils sont venus nous voir en Tunisie, c’est vrai qu’ils ont mis beaucoup de pressions pour que l’on débloque pas mal de budget marketing et notamment que l’on fasse comme en Egypte, le sponsoring de l’aérien, ce qui ne me semble pas aujourd’hui être une bonne chose et c’est un axe sur lequel je résiste encore un petit peu».

Les rapports avec l’Egypte :

« On nous met en compétition avec un pays avec lequel on ne peut pas être en compétition qui est l’Egypte parce que nous n’avons pas les mêmes moyens. Notre stand (à  l’ITB), moi je le trouve bien et la grande différence, c’est que nous l’avons payé avec notre propre argent. Sur le stand de l’Egypte, il y a du grand et du lourd sponsoring. Tant mieux pour eux, il n’y a pas de jalousie mais je pense que si l’on veut se démarquer, il faut dire que nous sommes complémentaires. Leur saison touristique bat son plein en ce moment et la nôtre va démarrer dans quelques semaines. Mon message a été de dire aux professionnels, SVP, ne vous comparez pas à  l’Egypte parce que nous n’avons pas les mêmes moyens, nous n’avons pas la même spécificité. Les efforts que consentent aujourd’hui les Egyptiens sont comparables aux efforts que l’on aurait eu à  consentir si l’on avait eu à  faire une révolution en mai et qu’on avait souhaité sauver la situation de juillet et août ».

Perspectives de la saison :

« Ce que j’entends de la profession, c’est que nous avons perdu tous les early-booking qui se font en novembre-décembre-janvier-février. Nous avons beaucoup perdu des familles parce que ce sont elles qui réservent le plus tôt. Néanmoins, ils considèrent que si l’on fait un effort conséquent, on va –non pas atteindre les mêmes objectifs que l’année dernière-, mais entre 60 et 80%. C’est l’objectif à  atteindre. Nous n’allons pas sauver la saison, ce n’est pas possible, 2011 va être difficile pour tout le monde, mais il faut faire le maximum parce que beaucoup de gens vivent de ce tourisme. Le tourisme, c’est aussi la vitrine visible de la Tunisie. Un hôtel qui est fermé et qui ne marche pas, c’est tout un écosystème qui est en berne. Un hôtel qui vit avec un tourisme conséquent, c’est tout écosystème qui s’épanouit, et c’est notre responsabilité à  tous. Il faut certes sauver 2011 mais il ne faut surtout pas hypothéquer 2012, 2013 et 2014. Je ne souhaiterai pas prendre la moindre décision qui mettrait en danger ces années là .

Stratégie 2016 et avenir :

« Dès que j’ai été nommé, la première chose que j’ai faite, c’était de lire les conclusions de l’étude stratégique menée par Roland Berger et le groupe Comet. Ma première impression était de dire que cela avait du sens, c’est-à -dire qu’il y a des décisions qui peuvent être conformes, à  première vue, à  ce que l’on souhaiterait : monter en gamme, sortir des bas prix, développer du tourisme à  thème, rehausser notre qualité de service, occuper l’espace Internet dans lequel on est totalement absent. Je dirais que l’ossature peut être bonne mais entre temps, il s’est passé une révolution, les choses sont complètement différentes. On est passé d’un pays de non-droit à  un pays qui a signé toutes les conventions internationales des droits les plus élémentaires, aussi bien des individus que des entreprises, ce qui va changer complètement la façon avec laquelle on va dialoguer avec nos partenaires. Une grande chaîne internationale aurait eu du mal, avant le 14 janvier, à  venir en Tunisie parce qu’elle aurait eu à  passer par une famille ; une famille qui, en plus d’être mafieuse, a instauré un plafond de verre, c’est-à -dire de gommer toute l’ambition qu’on peut avoir : payer des redevances et se voir couper les ailes. Ce qui me fait croire que cette étude, de mon point de vue, est obsolète. Il faudrait la repenser et repenser le tourisme tunisien».

Propos recueillis à  Berlin par
Hédi HAMDI



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Un corbeau au sein de l’Office du tourisme

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Il a dit tout haut ce que beaucoup de ses collègues pensent tout bas. Un corbeau a transmis au ministre du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas, une lettre anonyme dans laquelle il dénonce ouvertement ce qui se passe actuellement au sein du département du Tourisme. Cette lettre s’est échangée au cours de la journée d’hier entre tout le personnel des différentes directions, photocopies et fax aidant.

Ce courrier anonyme, tantôt pointe du doigt les actions du ministre, tantôt l’invite à  prendre des mesures en rupture avec le régime déchu. Il ne s’agit pas dans cette missive de positions concernant le secteur mais plutôt en rapport avec le fonctionnement administratif et des personnes accusées d’être liées à  l’ancien régime, ou mettant en cause la compétence de hauts responsables du département (dont plusieurs en prennent pour leur grade). De même, sont ouvertement visés ceux ayant dépassé l’âge de la retraite et qui demeurent encore en exercice.

La liste du corbeau cite nommément certaines personnes au ministère du Tourisme, à  l’Office, au sein des Commissariats régionaux et au sein de certaines représentations à  l’étranger. La lettre en appelle au ministre du Tourisme à  engager « la révolution au sein du ministère du Tourisme » de la même manière que cela s’est passé au ministère du Transport (qui a vu le limogeage de plusieurs P-DG d’entreprises publiques n.d.l.r). Elle le met en garde contre certains « sabotages » dont il aurait été victime à  cause de son entourage. Le courrier parle de professionnels « pour qui le changement ne convient pas », de la propagande et de la désinformation qui aurait entouré les activités du ministre ces derniers temps.

« Si vous êtes de bonne foi, cela ne suffit pas, précise la lettre s’adressant au ministre. Si vous voyez que la priorité absolue concerne le sauvetage de la saison été, n’oubliez pas que c’est ce que nous souhaitons tout autant que vous…parce que c’est nous qui resterons et parce que vous n’êtes là  que de passage et repartirez inéluctablement en France ».



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Nouveau management à  l’OACA

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Le ministère du Transport et de l’Equipement a annoncé hier la nomination de Ridha Abdelhafidh, directeur général au Premier ministère, au poste de P-DG de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) et celle de Kamel Ben Miled en qualité de D-GA. Ce dernier est ingénieur en transport aérien et a déjà  occupé plusieurs postes au sein du ministère du Transport.



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Egypte : la leçon de marketing touristique

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A Berlin, à  l’occasion de l’ITB, le plus grand salon touristique au monde qui a refermé ses portes aujourd’hui, les pays ayant fait leur révolution se devaient de faire bonne figure afin d’exporter la nouvelle image de leurs destinations respectives aux yeux du marché allemand.

Ce défi, l’Egypte l’a de toute évidence remporté face à  la Tunisie. Le pays des pharaons a réussi en un mois (après sa révolution) à  élaborer un stand qui soit en phase avec la nouvelle image de la destination.

Les nouvelles autorités touristiques égyptiennes ont en effet mesuré toute l’importance qu’il fallait donner de leur pays après la chute de leur ancien régime et montrer au monde que leur tourisme était, aujourd’hui plus que jamais, prêt à  accueillir de nouveau ses clients.

A l’ITB, ce n’est donc pas un stand que l’Egypte a occupé mais un hall complet ! Tout d’abord en termes de visuels, le traditionnel logo « à¤gypten » n’avait pas changé de forme mais plutôt de présentation dans un style nettement plus moderne (voir photos ci-dessous). Des écrans géants avaient été installés pour diffuser des images fortes de la révolution avec des jeunes témoignant leur soif de liberté et de démocratie, avec des sous-titres en anglais. Des témoignages de personnalités internationales saluant la révolution égyptienne tournaient également en boucle. Un comptoir d’accueil a également été mis en place pour distribuer au public des tee-shirts collectors aux visiteurs avec la nouvelle identité du pays, et des drapeaux à  tout vent. A voir les queues qui se sont formées devant ce comptoir, on comprend que l’opération a fait mouche.

Une grande scène a également été aménagée pour permettre d’organiser des spectacles. Durant les journées professionnelles, en fin de journée, c’était champagne pour tous ceux qui passaient dans les parages.

Une chose est sûre, c’est que l’Egypte a réussi à  créer le buz qu’il fallait sur un salon d’une telle envergure. Pendant ce temps, à  quelques dizaines de mètres de là , un autre pays, ayant lui aussi fait sa révolution politique et sociale, n’arrivait toujours pas à  trouver la voie qu’il faut pour révolutionner son tourisme et présenter sa nouvelle image.

L.B.S



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Jamais sans ma fille N°2

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Vous vous souvenez sans aucun doute de l’histoire de cette américaine qui avait fuit l’Iran avec sa fille pour échapper à  son mari en pleine révolution islamique. Et bien nous venons d’assister à  un remake de cette histoire. Sauf que dans cette nouvelle affaire, il s’agit d’une Allemande (Tina R.), originaire de Düsseldorf, qui aurait fui ces derniers jours la Tunisie avec sa fille… clandestinement vers Lampedusa pour, elle aussi, échapper à  son mari (un médecin de Djerba) qui l’empêchait, paraît-il, de la laisser repartir chez elle avec leur enfant Amira.

L’interview de cette femme tourne actuellement en boucle sur les chaînes d’informations allemandes où elle y relate avec force et détail sa « hargua authentique » avec passeur et tutti quanti. Au même moment, se tient à  Berlin le salon touristique ITB avec toute une armada tunisienne de professionnels du tourisme ayant fait le déplacement spécialement pour inciter les germaniques à  traverser la Méditerranée (dans l’autre sens et en toute légalité) pour venir bronzer sous le soleil tunisien.

Si la mésaventure marine semble s’être bien terminée pour son héroïne, pour le tourisme du pays qui l’a vu partir, il lui faudra de toute évidence ramer encore un bon moment avant de faire parvenir le marché allemand à  bon port (et surtout pas celui de Lampedusa).

L.B.S



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Révélations : les dessous de l’affaire de l’aéroport d’Enfidha

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Novembre 2009. La propagande s’extasie des dernières élections présidentielles qui viennent de « plébisciter » Ben Ali, réélu avec 89,62 % des voix. Ce score à  la stalinienne ne suffit cependant pas aux gourous du régime de l’époque qui ont besoin de poursuivre sans relâche le matraquage en cette période marquée par les festivités du 7 Novembre. Il faut donc trouver encore un vecteur de communication porteur, pompeux, flatteur. Abderrahim Zouari, à  l’époque ministre du Transport, a vite fait de trouver le prétexte qu’il faut : l’aéroport d’Enfidha, déjà  baptisé
« Aéroport Zine El Abidine Ben Ali ». Le projet est grandiose : 550 millions d’euros ont été injectés pour sa construction et il est prêt dans les délais. La presse est convoquée d’urgence sur place pour venir admirer ce chef d’œuvre mis sur le compte des « réalisations du Changement ». Fier comme un coq, Mohamed Chérif, à  l’époque P-DG de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA), s’affiche en première ligne face aux caméras et aux objectifs des photographes. Il cherche même à  s’accaparer le premier rôle devant le P-DG de l’époque de TAV Airports Holding Tunisie, la société turque qui a bâti l’aéroport sur ses propres deniers dans le cadre d’un accord de concession passé avec l’Etat tunisien quelques années auparavant. L’aéroport d’Enfidha est certes achevé en ce mois de novembre 2009, mais il est encore en attente des dernières certifications internationales. Qu’à  cela ne tienne, on doit annoncer à  l’opinion qu’il est fin-prêt à  accueillir ses premiers avions. Le projet est certes grandiose et tout semble aller pour le mieux. Sauf que dans les coulisses, quelque chose est en train de se tramer.

Aéroport ZABA & Co

Quand nous rencontrons, ce 9 mars 2011 à  Berlin, Dr. Mustafa Sani Sener, président du directoire du holding TAV Airport (photo ci-dessus), la première question qui nous vient à  l’esprit, en tant que journaliste tunisien, est de savoir pourquoi a-t-il choisi d’appeler l’aéroport « Enfidha Zine El Abidine Ben Ali ». La réponse de l’intéressé est immédiate : « ce n’est pas nous qui choisissons les noms des aéroports que nous exploitons. C’est l’OACA qui avait décidé de cette appellation. Pour preuve, il vient tout récemment de nous informer qu’il devra s’appeler désormais « aéroport Enfidha-Hammamet ».

Cet aéroport a été construit en moins de deux ans par la société turque TAV, dont le capital est détenu par le holding lui-même, à  hauteur de 67%, par l’IFC (Banque mondiale) avec 15% et les 18% restants par le Fonds panafricain de développement des infrastructures. La société est cotée en bourse et son président est formel : il n’y a jamais eu de participation tunisienne dans le capital. Cette précision n’est pas anodine car à  maintes reprises sous l’ère Ben Ali, on avait prêté à  la TAV son intention d’ouvrir une partie de son capital à  un investisseur local suite à  de prétendues difficultés financières rencontrées par l’entreprise. En réalité, ce sont certains membres de l’ancien clan familial, alléchés par les perspectives prometteuses de l’aéroport, qui auraient tenté d’entrer (gracieusement ?) dans le capital. Mais face au refus catégorique de la partie turque, la réplique a été de discréditer à  tout prix l’image de l’entreprise pour la forcer à  céder au chantage. Tout a donc été mis en œuvre pour empêcher l’aéroport de prendre son envol correctement, à  commencer par son inauguration. « Nous avions voulu inaugurer officiellement l’aéroport pour l’annoncer au monde. L’ambassade de Turquie en Tunisie avait même informé les autorités que Abdullah Gül, le président de la République turque, était disposé à  venir couper le ruban avec son homologue tunisien, mais aucune réponse n’a été rendue » a regretté le patron de TAV Holding. Pour ne pas arranger la situation, Tunisair n’y ouvre aucune ligne régulière et Nouvelair (à  l’époque contrôlée par Belhassen Trabelsi), refuse d’utiliser la plate-forme.

Conséquence : la première année d’exploitation de l’aéroport (2010) n’atteint pas ses objectifs en termes de réalisations. « Nous avions besoin de revenus et personne n’a voulu venir à  Enfidha, à  part Tunisair (très peu) tandis que Nouvelair n’a pas voulu venir bien que nous ayons réalisé de gros investissements et recruté du personnel » a déploré Mustafa Sani Sener. De plus, les autorités de l’époque ont également refusé de faire migrer le trafic de Monastir vers celui d’Enfidha. « Je certifie en tout cas que nous n’avons traité qu’avec l’Etat tunisien et personne d’autre. Certains nous ont par exemple demandé de faire du catering sur notre aéroport et nous avons décliné l’offre car nous disposons de notre propre service et nous pouvons le gérer ».

L’après Révolution

Alors que la Tunisie était encore en pleine euphorie révolutionnaire, TAV décrochait dès le 15 janvier 2011 du fronton de l’aéroport d’Enfidha l’inscription « Zine El Abidine Ben Ali ». Le 21 février, Dr Sener venait à  Tunis pour y rencontrer Yassine Brahim, le ministre du Transport et de l’Equipement, puis, le 9 mars 2011 à  Berlin, il s’entretenait avec Mehdi Houas, le ministre du Commerce et du Tourisme. « Je leur ai fait part de mon souhait de faire inaugurer l’aéroport de manière officielle parce qu’Enfidha n’est pas seulement le meilleur aéroport en Afrique du nord mais le meilleur dans toute l’Afrique » a tenu à  souligner le patron de la TAV. Les deux ministres se seraient montrés très enthousiastes par rapport à  la demande, et même si aucune date n’a encore été fixée, les entraves d’hier sont de toute évidence levées.

Mais si d’un côté, l’opérateur turc peut désormais espérer voir son trafic évoluer de manière exponentielle, c’est par Monastir que les problèmes sont arrivés. Une grève sauvage entamée le 8 mars (et qui se poursuivait encore trois jours plus tard) a vite fait de saper le moral des troupes turques en Tunisie. Dr Sener s’est dit très attristé par les événements s’étant déroulés à  Monastir où certains parmi les grévistes ont brisé des vitres, décroché des enseignes portant le logo de la TAV et ont écrit sur un mur « non à  l’occupation ottomane ». Les grévistes ont revendiqué leur crainte de voir l’aéroport de Monastir fermer en avril prochain (voir notre article à  ce sujet).

« Pourquoi fermer Monastir ? s’est exclamé le responsable. Nous y avons investi et ce ne serait pas logique ». Quant à  l’argument que le trafic a diminué sur Monastir, Dr. Mustafa Sani Sener a expliqué que la capacité réelle de Monastir est de 1,5 million de passagers si l’on veut offrir des services de qualité. Les 4 millions de passagers réalisés auparavant par l’aéroport l’ont été au dépend de la qualité des prestations. « Un aéroport, c’est la vitrine du pays, c’est la première et la dernière impression que l’on se fait de ce pays ». Dépité par la crise sociale de Monastir, il a voulu rappeler que les 550 millions d’euros investis en Tunisie l’ont été en pleine crise économique mondiale et que cela constituait un très bon exemple pour les investisseurs étrangers.

La promesse du premier responsable

« Je garantis que Monastir ne sera pas fermé, ce n’est pas le nôtre, c’est celui de l’Etat tunisien. Sa capacité sera maintenue à  1,5 million de passagers car il n’est pas en mesure de faire plus. D’ailleurs, il faut penser à  l’aspect environnemental et à  la pollution sonore provoquée par le trafic aérien de nuit sur les habitations et la zone touristique avoisinantes ». TAV Airport emploie sur ses deux aéroports en Tunisie environ un millier de salariés dont 30 seulement sont de nationalité turque. « Je considère que notre société en Tunisie est tunisienne et je veux qu’on la considère comme tel car c’est une fierté pour la Tunisie de disposer d’un aéroport comme celui d’Enfidha». Et le Dr Sener de fournir d’autres arguments : « pour chaque aéroport enregistrant un million de passagers supplémentaires, ce sont 1000 emplois directs qui sont créés et 2000 indirects. Les constructeurs aéronautiques sont prêts pour répondre à  la demande en appareils pour le futur proche, les compagnies aériennes sont prêtes à  l’augmentation du trafic aérien mondial, il n’y a que les aéroports qui ne sont pas prêts et la Tunisie a fait le bon choix en se voyant offrir cet aéroport sans rien payer ». Enfidha est actuellement apte à  gérer 7 millions de passagers par an et sa capacité extensible à  22 millions. Citant l’exemple turc, le responsable a déclaré que les aéroports de ce pays totalisaient 33 millions de passagers avant leur privatisation en 2000. Aujourd’hui, les aéroports turcs reçoivent 102 millions de passagers. « Et ce qui se passera avec la Tunisie » promet S. Sener.

En attendant et pour lancer son aéroport, TAV s’est engagée dans la promotion de la destination en incitant notamment les tour-opérateurs étrangers de venir en Tunisie. Sur plusieurs salons touristiques internationaux, l’opérateur turc a réservé un module sur les stands de l’ONTT au même titre que n’importe quelle autre entreprise tunisienne.

Hédi HAMDI



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ITB Berlin 2011 : nouvelles du front touristique tunisien

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Le salon touristique international ITB, qui se déroule chaque année au mois mars dans la capitale allemande, a cette année valeur de test pour la Tunisie touristique. Ouverte officiellement ce mercredi, la manifestation a drainé le premier jour, sur le traditionnel stand de l’ONTT, une centaine de professionnels tunisiens, en tout cas certainement moins que la moyenne habituelle en temps « normal ». Car bien évidemment, la Tunisie de 2011 n’est plus celle de 2010 et la nouvelle conjoncture géopolitique a totalement bouleversé le fonctionnement habituel de la mécanique touristique. Mis à  part la nouvelle identité graphique du stand et des visuels publicitaires flanqués de la nouvelle accroche « I love Tunisia, the place to be », rien n’a vraiment changé. Le logo « Tunesien », figurant sur les traditionnelles brochures touristiques en allemand, a été maladroitement masqué par un autocollant « I love Tunisia », comme si l’on avait honte de l’ancienne identité graphique de la Tunisie touristique. « On a masqué le logo comme si l’on avait quelque chose à  lui reprocher » a commenté un professionnel tunisien présent, tandis qu’un autre, plus cynique, a estimé que « l’on a caché l’ancien logo de la même manière que l’on a effacé le 7 Novembre de toutes les places publiques après la Révolution ». Effectivement, les priorités en termes de communication étaient certainement ailleurs.

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture du salon, Rainer Brüderle, le ministre allemand de l’économie, n’a pas manqué d’évoquer la situation qui prévaut en Afrique du nord, en appelant les opérateurs et les touristes à  soutenir les pays de tradition touristique qui viennent d’entrer dans le club des nations démocratiques. Sous-entendu bien évidemment la Tunisie et l’Egypte, deux destinations majeures des touristes allemands. « Les réservations (à  partir d’Allemagne) pour ces deux pays augmentent à  nouveau », a estimé de son côté Jürgen Büchy, président de la fédération allemande des agences de voyage, le DRV, lors d’une conférence de presse de présentation. « L’Egypte et la Tunisie vont rapidement se remettre et reconquérir leur place sur la carte mondiale du tourisme. J’en suis persuadé », a-t-il conclu.

Au niveau des réservations, les tour-opérateurs sont, pour leur part, unanimes à  estimer que la baisse à  l’heure actuelle est d’environ de 50% par rapport au niveau habituellement constaté à  la même période de l’année. Et comme de bien entendu, cette situation entraîne des demandes de concessions supplémentaires à  l’égard de leurs partenaires tunisiens, en premier lieu les hôteliers.

Tout le monde reconnaît également qu’au cours des premières semaines du mois de février, une reprise sensible des réservations s’était faite sentir, mais que les événements survenus sur l’avenue Bourguiba à  la fin du mois avaient de nouveau remis les pendules à  zéro. Preuve que le moindre incident sécuritaire est suivi de très près par les médias allemands qui ne se privent pas de le relayer auprès de l’opinion. Mehdi Houas, le ministre du Commerce et du Tourisme, a déclaré à  la presse internationale à  Berlin qu’en Tunisie, « la sécurité est totale » ! Cependant, les Allemands ne sont pas aussi mauvais en géographie qu’on pourrait le croire et la situation prévalent en Libye ainsi que la proximité de Djerba ne leur a pas échappé. Affirmer aujourd’hui à  la clientèle allemande que la Tunisie est un pays sûr est peut-être un devoir national mais cela n’engage que la personne qui a pris la liberté de l’affirmer face au monde entier.



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Pourquoi l’aéroport de Monastir a-t-il été perturbé hier

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L’aéroport de Monastir a été le théâtre d’un mouvement social au cours de la journée du mardi 8 mars qui n’a, certes, pas affecté le trafic aérien mais qui a provoqué des désagréments pour les voyageurs. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les manifestants ont réclamé le départ de l’opérateur turc TAV, gestionnaire de l’aéroport. Plus surprenant encore, ce sont les salariés d’une entreprise commerciale externe (mais opérant au sein de l’aéroport) qui auraient mené le mouvement, entraînant certains employés de ce même aéroport. La revendication était de revenir sous la tutelle de l’opérateur public, l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA), par crainte d’une cessation d’activités de la plate-forme de Monastir et du transfert de tous les vols sur Enfidha.

Il est pourtant de notoriété publique que la gestion de l’aéroport de Monastir par la société TAV s’inscrit dans le cadre d’un accord passé avec le gouvernement tunisien qui a accordé à  la partie turque la construction et la gestion de l’aéroport d’Enfidha d’une part et la gestion de l’aéroport de Monastir d’autre part pour une période de 40 ans à  partir de la date d’entrée en vigueur du contrat. Celui-ci comprend une clause qui précise que la société TAV est tenue de garder l’aéroport de Monastir opérationnel et de maintenir les emplois avec les mêmes avantages sociaux. Selon des précisions apportées par la TAV, ses engagements ont été maintenus et continueront à  l’être conformément aux termes de l’accord.

Du côté des grévistes, on évoque des vols prévus initialement sur Monastir qui auraient été volontairement déviés sur Enfidha. Interrogé sur la question, une source autorisée auprès de la TAV a souligné que cela relevait de la fabulation puisqu’il est impensable qu’un avion prévu pour atterrir sur un aéroport donné soit dévié sur un autre sans raison valable. L’explication est ailleurs. Pour les tour-opérateurs dont les clients doivent séjourner à  Hammamet ou même à  Sousse, l’aéroport d’Enfidha est logiquement plus proche des zones touristiques indiquées. Il est donc privilégié par rapport à  celui de Monastir situé plus au sud.

Il est également à  signaler que les redevances aéroportuaires sont exactement les mêmes pour les deux aéroports, celles-ci étant fixées par décret au niveau de l’Etat tunisien.



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Golden Tulip débarque officiellement à  Mahdia

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C’est désormais officiel : la chaîne Golden Tulip va prendre en exploitation l’hôtel Mahdia Palace Thalasso & Kneip. L’accord a été signé entre Nouri Chaâbane, promoteur de l’établissement et Amir Moukarzel, premier Vice-président et directeur exécutif de Golden Tulip pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le Mahdia Palace, ouvert en 1996, a une capacité de 452 chambres en catégorie 5 étoiles directement en bord de mer.

Pour la chaîne d’origine néerlandaise, il s’agit du 6e établissement à  être géré en Tunisie sous les enseignes Golden Tulip ou Tulip Inn, le 7e si l’on comptabilise l’établissement de Gammarth exploité en franchise.



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Opération séduction d’Air Marin en Tunisie

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Le tour-opérateur genevois Air Marin a organisé du 4 au 6 mars un éductour à  Hammamet à  l’intention d’un groupe d’une trentaine de personnes composées d’agents de voyages et de journalistes suisses. Objectif : faire découvrir sur le terrain la réalité de la situation touristique après le changement de régime en Tunisie et montrer concrètement le retour de la stabilité et de la sécurité. A la base, l’opération avait prévu la présence d’une soixantaine de personnes, mais les événements du week-end précédent sur l’avenue Bourguiba à  Tunis ne sont pas passés inaperçus dans les médias suisses et la moitié des participants se sont finalement désistés. Ceux qui, malgré tout, ont fait le déplacement, ont été unanimes à  souligner que le marché suisse était actuellement dans l’expectative. « Je pense qu’il y a un délai d’attente nécessaire à  la reprise, surtout si votre voisin libyen ne se calme pas, et dans ce cas, ce sera un peu plus difficile » a déclaré Dominique Ludi, directeur de l’agence Versoix Voyages. « Je pense que les gens font l’amalgame sur toute cette partie du Maghreb et cela pourrait un peu influencer les touristes. Maintenant, c’est clair que votre révolution est arrivée au bon moment en janvier et pas en juillet ou en septembre. La Tunisie est très connue en Suisse en automne parce que le climat y est encore propice» a-t-il encore ajouté.

Moins inquiet, Kurt Steiner, chef d’agence de la TUI à  Genève, considère pour sa part que les troubles politiques n’ont jamais inquiété les Suisses. « Il y a eu des cas dans des pays où il y a eu des troubles et la clientèle est revenue » a-t-il indiqué, précisant avoir des clients sur Hammamet pour le mois d’avril qui n’ont pas changé d’avis. « Ce qui est essentiel pour relancer le processus, ce n’est pas l’attitude de vouloir revenir par les prix ; les gens cherchent la qualité et certains adorent le confort. Actuellement, ils ont la chance d’avoir un meilleur prix mais ce n’est pas cela l’essentiel ».

Concrètement, les agences de voyages ont reconnu que c’était à  elles de « jouer le jeu » et de se vouloir apaisantes à  l’égard de leurs clients en les rassurant sur la situation prévalent en Tunisie. « Communiquez sur la nouvelle Tunisie, il faut que ce soit productif et constructif, l’Office du tourisme tunisien en Suisse a toujours bien travaillé, donc vous ne devriez pas avoir de problème de ce côté-ci » a ajouté D. Ludi.

L’éductour d’Air Marin s’est déroulé avec le soutien des hôtels Houda Yasmine Hammamet et El Fell (H&C) avec la collaboration de Tunisair et de l’ONTT.



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Tahar Khadraoui, P-DG d’Air Marin : « je propose de supprimer le All Inlcusive dans les hôtels 4 et 5 étoiles ».

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Avec 20% du marché suisse sur la Tunisie, le T.O Air Marin est incontestablement un acteur de taille et qui ne se contente pas de faire des volumes sur la destination mais sur laquelle il s’engage corps et âme.

Comment Air Marin vit-il le tourisme tunisien de l’après Révolution ?

Le marché suisse a été très marginalisé pendant et après la crise. En aucun cas, la Suisse a été citée, comme s’il s’agissait d’un marché mineur. On a seulement parlé de deux ou trois destinations. Je tiens à  rappeler que le marché fournit 100.000 touristes à  la Tunisie chaque année et qui ont une haute valeur ajoutée. Si l’on veut comparer, les 100.000 Suisses sont l’équivalent de 200 ou 300.000 clients d’un autre marché que je ne veux pas citer. Ce sont des clients importants et on assiste à  une certaine négligence sur ce point. Je tiens à  ce que les instances du tourisme en Tunisie parlent de ce marché comme il se doit. Il est temps d’arrêter de nous marginaliser.

Estimez-vous par conséquent qu’il y a défaillance au niveau de l’administration du Tourisme ou bien qu’il y a du favoritisme ?

Je ne dirais pas du favoritisme mais on a tendance à  ne se pencher que sur les grands axes : la France, l’Allemagne, l’Angleterre (et on a même parlé de la Belgique bien qu’il n’y ait pas une grande différence avec la Suisse). Récemment, le ministre du Tourisme tunisien a pourtant parlé du marché belge sans citer le marché suisse. Pourquoi ? Ce qui est « marrant », c’est que quand on parle avec les officiels, on vous dit que c’est un marché important. Je confirme : c’est un marché très important ! Il ne faut pas oublier que le panier moyen du client suisse venant en Tunisie est compris entre 1000 et 1200 dinars. Faites le compte par rapport à  d’autres nationalités. Il est temps aussi que sur le plan marketing, on essaye de faire participer les gens impliqués sur le marché. C’est ce que j’appelle le co-marketing. Nous ne sommes pas tous mauvais. Il est temps que nous discutions. Nous pouvons également apporter quelque chose à  la stratégie. En dehors des crises, on « tape » sur les tour-opérateurs et pendant les crises, on compte sur eux. Nous sommes méchants quand ça marche et nous sommes bons quand ça ne marche pas.

Quand vous dites « nous pouvons », de qui s’agit-il exactement ?

Je parle des T.O tunisiens avec l’administration du Tourisme tunisien. Cela fait 20 ans que j’exerce le tour-operating, je ne me souviens pas un seul jour qu’elle nous ait convoqués pour sérieusement discuter ou pour donner même un avis consultatif, une idée, etc. Je ne suis pas l’avocat des T.O tunisiens mais en tant que T.O tunisien, je constate que durant les années de vaches maigres, on se rappelle à  leur bon souvenir. Mais quand ça marche, c’est sur eux en premier qu’on s’acharne. Je me souviens que l’année dernière, j’ai du prendre ma plume pour en défendre quelques-uns. Il est vrai que certains ne sont pas irréprochables et qui nous embarrassent, mais il ne faut pas généraliser. Nous, en tant que T.O tunisiens, nous nous investissons, pourvu qu’on se rende compte que nous sommes là . A part les quelques illustres T.O en France notamment, j’ai l’impression qu’on a tendance à  négliger les autres.

Sur le plan commercial, quelle est votre situation au départ de la Suisse ?

Face à  cette situation exceptionnelle, comme tout le monde, nous avons du réviser un peu nos engagements. Cela ne nous empêche pas cependant de multiplier nos efforts pour récupérer les réservations. Je peux confirmer que durant les deux derniers mois, nous avons tourné à  un tiers des réservations habituelles de janvier et février de l’année dernière et même moins. Nous aurons donc du mal à  remonter. Ceci dit, je crois beaucoup dans le tourisme tunisien et je pense que nous avons suffisamment de ressources et de capacités pour remonter la pente et sauver ce qu’il y a à  sauver de la saison.

Qu’est-ce que vous répondriez à  ceux qui accusent les tour-opérateurs de vouloir faire pression sur les prix en profitant de cette conjoncture exceptionnelle ?

Personnellement, j’ai toujours été contre le dumping et le bradage des prix. La baisse des prix, elle se répercute ensuite sur l’infrastructure, sur l’accueil, sur l’hygiène, sur l’assiette, etc. Paradoxalement, sur le marché suisse, nous avons toujours eu des tarifs plus hauts car ce sont les autres marchés qui ont baissé les tarifs, arguant du fait que le Suisse a un pouvoir d’achat supérieur. Nous avons toujours joué le jeu, en acceptant des tarifs supérieurs, bien qu’un client suisse loge dans une chambre identique à  celle d’un Français et consomme la même chose dans l’hôtel.

Ceci étant, à  situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : nous sommes obligés malheureusement d’agir sur les prix pour redonner l’élan nécessaire. Je ne dis pas qu’il faille tout renégocier dès le départ, mais il faudrait quand même que les hôteliers revoient un peu les tarifs pour une période déterminée, par exemple une petite partie de la moyenne saison. Je ne suis pas d’accord par exemple de brader les prix pour la haute saison. En définitive, je suis foncièrement contre le bradage des prix car ce n’est pas du tout productif et contre professionnel.

Cette crise, nous la partageons aussi avec les Egyptiens qui, eux, s’en donnent actuellement à  cœur joie. Je peux vous donner des documents sur lesquels ils nous ont tout de suite envoyé des – 30 et – 50%. Si l’Egypte fait de telles réductions, comme voulez-vous que l’on dise que la Tunisie n’en fait pas ? Pour être au diapason, il va falloir que l’on révise certaines choses.

Faites-vous partie de ceux qui estiment que la Tunisie doit profiter de la situation actuelle pour révolutionner la manière de faire son tourisme ?

Je suis tout à  fait d’accord avec cela. Il faut saisir cette crise pour opérer un changement fondamental dans notre tourisme et surtout de tirer vers le haut la qualité de nos services car –je le dis sincèrement-, nous ne sommes pas en train de donner le service qu’il faut à  notre clientèle. Chez Sun Marin en France, nous avons commencé à  travailler le voyage responsable, solidaire, environnemental, etc. Ce serait peut-être l’occasion d’explorer cette niche qui a déjà  commencé sur plusieurs destinations. J’ai donné des interviews il y a 5, 10 ans en arrière, en disant que le All Inclusive me fait peur. Ce que je propose, c’est que le ministère du Tourisme suspende, même pour une saison ou deux le All Inclusive, au moins pour tous les 4 et 5 étoiles, pour une période d’essai. C’est une manière de tirer les prestations vers le haut. Laissons les 3 étoiles et les clubs le faire et le suspendre pour les autres sur les saisons 2012 et 2013. Cela permettra aussi de développer l’environnement extérieur pour que le touriste ne soit pas l’otage de l’hôtelier. L’expérience nous donnerait peut-être une meilleure visibilité pour l’avenir.

Pensez-vous que les hôteliers seraient disposés à  assumer le manque à  gagner de cette initiative ?

Nous parlons de tirer le produit vers le haut, donc, nous devons commencer par cela. Je travaille sur Saint Domingue et je fais du All Inclusive. Je suis désolé d’utiliser ce terme, mais cette formule en Tunisie, c’est de la « foutaise », à  part deux ou trois établissements comme les Magic Life. On est en train de se « foutre » de la tête des gens avec notre All Inclusive. C’est aussi lui qui est à  l’origine du manque d’hygiène, d’ordre dans les hôtels etc.

Vous avez lancé sur le marché français Sun Marin qui entame sa deuxième saison. Comment se présentent les choses ?

Sun Marin a été mise en route en février 2010. Nous avons démarré avec la crise mais nous ne perdons pas confiance. Nous venons d’augmenter son capital. Je suis l’actionnaire principal et majoritaire (en tant que personne physique). Cette structure fait office de laboratoire et elle est en train de prendre sa place sur le marché français en tant que voyagiste sous le thème « voyager responsable ». La marque commence à  se faire connaître et nous sommes en train de nous installer petit à  petit. Nous n’avons pas l’intention de venir « embêter » les grands ; ils ont leur place et nous, avons une place à  récupérer. Nous essayons de nous placer comme il le faut.

On a prétendu que vous aviez profité du vide laissé par certaines faillites pour récupérer les parts de marchés. Qu’avez-vous à  dire à  ce sujet ?

Sun Marin a démarré en février 2010 mais il avait été créé et enregistré bien avant que Royal Tour ou Mille et Un Soleils ne se crashent. Ce n’est donc pas vrai puisque c’est une idée que nous avions partagée entre Adel Oueslati, Férid Fetni et moi-même bien avant. Le créneau dans lequel nous nous sommes installés n’a d’ailleurs rien à  voir, et c’est même tout à  fait le contraire. Il est vrai que maintenant, il y a peut-être une place à  prendre pour compenser un vide et nous allons essayer de le faire.

Si vous aviez un message à  passer à  ceux qui décident actuellement du devenir de la Tunisie touristique ?

Je n’ai pas de leçons à  leur donner mais ce que je veux leur dire, c’est que rien ne changera s’ils ne changent pas de par eux-mêmes de l’intérieur. L’administration du Tourisme tunisien est une structure sclérosée et il faudrait un séisme pour qu’elle fasse sa mue. Elle a besoin d’être oxygénée. De plus, elle doit savoir que nous évoluons dans un contexte international et que nous ne pouvons pas définir du jour au lendemain l’image d’un pays à  travers un slogan en anglais qui ne correspond pas à  nos marchés principaux. On aurait du prendre de la hauteur et étudier un message beaucoup plus subtil et subliminal que le « I love Tunisia » qui n’est pas à  la hauteur de la Tunisie nouvelle.

Propos recueillis par
Hédi HAMDI



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Parution de la nouvelle édition du guide « Destination Tunisia Hotels 2011 »

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C’est devenu la référence documentaire en matière d’hôtellerie en Tunisie : la nouvelle édition du guide «Destination Tunisia Hotels 2011», dans sa version anglaise, paraît aujourd’hui. Elle sera présentée officiellement après demain à  Berlin à  l’occasion du salon touristique international ITB dans un souci de contribution à  la relance effective de la Tunisie touristique après la Révolution.

La nouvelle édition a quelque peu changé de look mais demeure fidèle à  la formule qui a fait son succès. Le guide répertorie en effet la totalité des hôtels en Tunisie avec leurs coordonnées et classés par région et par catégorie (du 5 au deux étoiles, en plus des appart-hôtels et des villages de vacances). Chaque chapitre comprend également une carte géographique exclusive qui situe la position exacte des principaux établissements dans leurs zones touristiques respectives.

Cette nouvelle édition remise à  jour par rapport à  la version française 2011 déjà  parue voit l’entrée par anticipation de plusieurs nouveaux hôtels : les Novotel et Ibis de Tunis, l’Eden Sérail de Yasmine Hammamet, le Yadis Impérial de Djerba et l’Ofra de Douz, quand bien même ces établissements n’ont pas encore ouvert leurs portes. Le guide signale également les modifications d’appellation de plusieurs établissements suite à  leur changement d’enseigne, de propriétaire ou de leur modalité de gestion.

En définitive, «Destination Tunisia Hotels 2011» s’attache à  mettre à  jour le plus rigoureusement possible ce document qui est le seul à  se spécialiser sur le créneau unique de l’hôtellerie en Tunisie et qui permet, autant aux professionnels du tourisme qu’au grand-public, de disposer, dans un document unique, de toutes les informations nécessaires à  une bonne connaissance du secteur hôtelier, locomotive du tourisme tunisien.

« Destination Tunisia Hotels » en langue anglaise, édité par Markédia Publishing. Mars 2011- 100 pages totalement en couleurs. Prix public : 9,5 DT (plus frais de port). Etranger : 9,5 euros (port compris). Infos et commandes : dt@markedia.com.tn



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Sören Hartman, président du groupe allemand REWE Touristik : « 2011 sera une saison problématique mais nous reviendrons aux volumes habituels en 2012 »

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Le groupe REWE Touristik a été le premier opérateur allemand à  remettre en place des charters sur la Tunisie après la Révolution (lire notre article). Avec 175.00O clients sur la destination en 2010, le groupe se place en première position sur la Tunisie au départ du marché allemand et des réalisations au départ de la Suisse et de l’Autriche. Son président nous a accordé un entretien à  sa descente d’avion à  Enfidha.

Quelle est votre position par rapport à  la situation touristique qui prévaut en Tunisie ?

Il n’y a pas longtemps que les restrictions de notre ministère des Affaires étrangères ont été levées, c’est pour cela on ne peut pas prévoir les chiffres mais nous sommes très optimistes. Nous avons commencé par ramener d’Allemagne nos 300 premiers clients le 22 février 2011sur Monastir. Tout le monde était content car ils n’avaient pas douté un seul instant qu’ils passeraient de bonnes vacances. Je ne pense pas que nous aurons –disons- des problèmes mais disons que nous avons perdu bien-sûr une partie des réservations de la saison. Nous devrons récupérer cela avec de la bonne communication et nous avons besoin des médias pour dire que la Tunisie est de nouveau accessible, que c’est une bonne destination. Et pour dire que nous avons une bonne communication, cela signifie des investissements publicitaires dans les médias. Nous allons dépenser environ un million d’euros pour l’organisation d’événements destinés aux médias au profit de la Tunisie. Nous avons besoin également du retour des vols et nous avons tout cela, nous l’avons planifié. Je pense que le futur du tourisme en Tunisie sera bon. Ce ne sera pas facile de récupérer le même nombre de clients cette année mais l’année prochaine, je suis sûr qu’ils seront de retour avec le même nombre que les années précédentes.

Les Allemands sont-ils informés réellement de la situation de la Tunisie actuelle ?

Non et nous devons le faire. C’est pour cette raison que nous sommes en Tunisie avec des journalistes que nous avons ramenés d’Allemagne pour montrer à  tout le monde que la situation est bonne et qu’elle est sécurisée. Depuis ces dernières semaines, il a été question dans la presse allemande uniquement de problèmes de sécurité en Tunisie. Tout le monde en Allemagne ne peut pas savoir de manière automatique que la situation est redevenue bonne.

Est-ce que la révolution a changé l’image de la Tunisie de manière positive en Allemagne ?

Absolument et c’est quelque chose que nous devons utiliser pour tous nos clients en Allemagne. Nous devons leur avancer également tous les anciens arguments dont la Tunisie dispose toujours, c’est-à -dire les belles plages, les bons hôtels, un peuple bon. De plus maintenant, il faut dire que vous avez un pays ouvert, un peuple ouvert, une bonne situation politique, qu’il y a la sécurité, etc. Je pense que la Tunisie est sur la bonne voie et cela aura un effet positif sur les clients.

Les hôteliers tunisiens craignent une baisse des prix à  cause de la crise. Quelle est votre position à  ce sujet ?

Je considère que les prix constituent toujours des arguments pour les clients. Vous n’êtes pas seul sur le marché et celui-ci est géré par les prix. Sur la Tunisie, nous avons toujours eu de bons prix avec de la bonne qualité et nous n’avons pas à  être encore moins chers. En définitive, nous avons besoin de mettre en évidence la bonne qualité et les prix raisonnables. Nous n’avons pas à  être toujours les moins chers et cela ne peut pas constituer une bonne image de la Tunisie. La Tunisie doit changer son image, adopter une image de qualité, une image de pays ouvert et non pas seulement celle d’une destination pas chère. Au début de la reprise, c’est bien de donner de bons prix au marché mais ensuite, nous devons remonter et partir sur une communication de qualité.

Comment la prochaine saison été se présente-t-elle au niveau de REWE Touristik ?

Ce sera une bonne saison sur la Tunisie et nous avons beaucoup de travail à  faire. Nous avons perdu une partie du booking de la saison. Vous devez savoir que la majorité des clients réservent entre janvier et février, c’est-à -dire au moment où il y avait la crise. Ce ne sera pas facile de revenir au même niveau mais nous ferons notre possible et travailler très étroitement avec nos hôtels partenaires et nos agences partenaires pour avoir une meilleure saison que celle qui se présente actuellement. Ce sera une saison problématique mais je pense que nous reviendrons totalement aux volumes habituels en 2012.

Qu’attendez-vous par exemple des autorités tunisiennes actuellement ?

Il y a plusieurs choses. Ce dont nous avons besoin tout d’abord, c’est de la bonne communication. L’image de la Tunisie est bonne mais demande à  être encore meilleure dans le futur et cela est tout à  fait possible. Cela est du ressort du ministère du Tourisme et du nôtre. Deuxièmement, nous avons besoin d’une bonne campagne de publicité et du soutien de l’Etat pour pouvoir reprendre avec le maximum de qualité possible.

Concernant la situation en Egypte, comment les choses se présentent-elles et quels sont les pays qui, selon vous, vont bénéficier des crises tunisiennes et égyptiennes ?

Entre les deux pays, c’est à  peu près la même chose. L’Egypte a repris le 1er mars sur Sharm Echeikh, Hurghada et Marsa Alam, ensuite, nous aviserons mais je pense que les deux pays vont reprendre ensemble. Les pays qui bénéficient des reports de clients de la Tunisie pour l’été sont la Bulgarie, Majorque et la Turquie. Pour l’Egypte c’est différent : en hiver, ce sont les Canaries et l’été, ce sera la Turquie.



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Emirates Airline transporte des matériels de secours pour la frontière tuniso-libyenne

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Emirates SkyCargo, la section Cargo d’Emirates Airline, a transporté en collaboration avec «Kuehne & Nagel», le 26 février dernier, 110 tonnes de matériels de secours en Tunisie. Un Boeing 747 de «Emirates SkyCargo», loué par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et chargé de matériels de secours, a quitté Dubaï via Nairobi en direction de l’aéroport international Djerba-Zarzis. Ces aides humanitaires et les matériels de secours ont été distribués par l’UNHCR aux réfugiés se trouvant à  Ras Jedir dans la zone frontalière tuniso-libyenne.

Ces aides représentent plusieurs quantités de matériels de secours essentiels, dont notamment des tentes, des sacs de couchage, des couvertures, etc. Omar Al Banna, directeur du Bureau Emirates Airline en Tunisie a déclaré: «Emirates Airline a toujours participé aux efforts de secours à  travers le monde en cas de catastrophes et cette fois-ci, nous avons préparé un avion spécial SkyCargo pour transporter des quantités de matériels de secours essentiels, afin de soutenir les réfugiés dans les frontières tunisiennes en les aidant à  faire face à  leurs besoins quotidiens durant ces circonstances difficiles».

Il est à  signaler que «Emirates SkyCargo» a organisé depuis le 1er mars 2011, 4 vols de secours, en collaboration avec «Kuehne & Nagel» et «Air Partner», à  bord d’un avion Cargo de type Boeing 747 transportant à  chaque fois 110 tonnes de matériels.



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Les hôteliers de Sousse agissent pour aider les réfugiés

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Avec les troubles que vit actuellement la Libye voisine, le sud-est de la Tunisie, et plus particulièrement le poste-frontière de Ras Jedir, est confronté à  ce qui est probablement le plus vaste afflux de réfugiés que la Tunisie ait jamais connu.

Une initiative de solidarité, coordonnée par la Fédération régionale de l’hôtellerie, a été prise dans la région de Sousse le mercredi 2 mars 2011. Un camion s’est arrêté devant chacun des établissements participants pour collecter leur contribution en faveur de la ville frontalière de Ras Jedir.

Dans un effort combiné avec d’autres hôtels, le Mövenpick Resort & Marine Spa Sousse par exemple, a contribué un chargement d’eau minérale, de lait et autres conserves alimentaires, des efforts semblables étant fournis par des initiatives privées afin de fournir médicaments, aliments pour bébés, couvertures et tentes.

« Beaucoup de gens seront en grande difficulté si rien n’est entrepris rapidement. S’il y a quoi que ce soit qui puisse être fait pour y remédier, alors nous sommes fiers de pouvoir apporter notre pierre à  l’édifice » a déclaré Peter J. Schönenberger, directeur général de l’hôtel Mövenpick.



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Pourquoi l’Africa est-il encore fermé

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Ce ne sont pas les derniers événements qui se sont déroulés sur l’avenue Habib Bourguiba qui sont en cause, mais l’hôtel Africa à  Tunis est bel est bien fermé depuis maintenant près d’une quinzaine de jours suite à  un mouvement de grève de la quasi-totalité de son personnel qui exige la revalorisation des salaires et la titularisation des contractuels. Le directeur général de l’hôtel et quelques chefs de département ont inévitablement eu droit à  la désormais célibrissime formule « dégage ».

Le cas de l’Africa n’est pas exceptionnel dans le nouvel environnement socio-politique de la Tunisie post-révolutionnaire. Sauf qu’il intervient au sein d’un établissement mythique de catégorie 5 étoiles, qui se situe sur la principale artère de la capitale tunisienne et qui appartient au premier groupe hôtelier tunisien par sa taille, le groupe El Mouradi, l’un des premiers employeurs du pays. Certes, nulle entreprise ne peut aujourd’hui prétendre être à  l’abri d’un quelconque mouvement social, sauf que dans le cas d’espèce, la direction générale de l’Africa n’en démord pas et accuse les grévistes, qui siègent au sein même de la réception de l’hôtel, «d’égoïstes faisant du chantage pour des fins illégitimes». La direction du groupe est allée encore plus loin en rendant publique la grille des salaires et avantages des employés grévistes (en gardant seulement leurs initiales), selon le poste occupé, pour démontrer que leurs rémunérations sont conformes à  la convention collective du secteur.

Dans un communiqué dont DestinationTunisie.info a obtenu une copie, le groupe El Mouradi, contrairement à  d’autres opérateurs hôteliers de la place, semble totalement inflexible face au mouvement qu’il dénonce avec une vigueur peu commune : «Ces contestataires ont un emploi, un salaire au-dessus de la moyenne nationale, et supérieur aux salaires prévus par la loi. Ils bénéficient tous des augmentations légales de salaire du 1er mai, et parfois d’augmentations de fin d’exercice. Ils disposent d’une assurance maladie et d’une cotisation pour la retraite, des deux primes semestrielles de rendement, d’une assurance complémentaire optionnelle, d’une restauration gratuite et bénéficient de prêts personnels, d’avances sur salaires, de cadeaux de fin d’année, de prêts pour l’aïd, de dons et prêts pour la rentrée scolaire, parfois de logement de fonction et même de primes supplémentaires Et malgré tout cela, ils prétendent être privés de leurs droits et que leur dignité est bafouée».

Pour ne pas arranger les choses, plusieurs grévistes se sont exprimés devant les caméras de télévision pour demander une amélioration, peut-être légitime de leurs conditions, mais en proférant des accusations parfois graves à  l’égard de leur employeur. La contestation a également été relayée sur le réseau Facebook qui a été le théâtre de commentaires quelquefois à  la limite de la décence et de la morale. Quant aux non-grévistes, ils auraient subi des menaces de leurs collègues, parfois physiques.

En se penchant sur les revendications des grévistes, on constate, outre les demandes d’augmentations, que les exigences de titularisation concernent même les nouvelles recrues. D’autres contestataires ont un autre genre d’exigence : ils demandent à  être raccompagnés chez eux après le travail ! D’autres encore se plaignent de n’avoir pas pu obtenir de crédits auprès de leur banque…

La direction générale s’est vue signifier par les grévistes que dans le cas où leurs revendications n’aboutiraient pas, «l’hôtel serait saccagé avec l’aide de leurs copains de quartier».

L’Africa emploie environ 200 salariés directs et 700 indirects. La situation actuelle laisse présager des jours difficiles pour toutes les parties en présence.



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Dégage, timbre de voyage !

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Cachez-moi ce timbre que je ne saurais voir encore plus longtemps !

Au gouvernement actuel de transition qui décide de tout et de rien en ce moment, je suggère pour une fois une décision que personne ne contestera. Au contraire, elle alimentera son crédit d’image bien mal en point actuellement : la suppression du timbre de voyage infligé depuis près de 3 décennies au commun des Tunisiens et des résidents étrangers en Tunisie désireux de partir à  l’étranger (sauf vers l’UMA) pour quelque motif que ce soit.

Cette « exception tunisienne » fut prise à  une époque où l’on cherchait à  dissuader le citoyen de jouir de son droit légitime au voyage. Sous Ben Ali, il fut porté de 45 à  60 dinars, pour alimenter on ne sait trop quel budget…ou compte en banque personnel.

Malgré la démocratisation du voyage, cette taxe continue de plomber les honnêtes gens. Elle constitue un frein au développement des agences de voyages et des compagnies aériennes opérant sur le marché tunisien.

Les professionnels du tourisme se sont évertués ces dernières années à  demander qu’une taxe soit appliquée aux étrangers entrant en Tunisie, mais le projet a fait l’objet d’une levée de bouclier de la part des parlementaires. Par contre, cette taxe de sortie ne semble émouvoir que ceux qui sont obligés de la payer de leurs propres deniers.

Certes, l’impôt est un devoir national, mais dans ce cas de figure, il ne sert en aucune manière l’économie nationale. Alors de grâce, faites dégager ce timbre de l’horreur –qui, de plus, est de couleur mauve- car il risque de rendre encore plus timbrés les Tunisiens.

Hédi HAMDI



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British Airways en campagne de séduction sur la Tunisie

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Après le Qbiz d’Air France et l’Expert de Lufthansa, voici le Speedbird Club de British Airways. La représentation de la compagnie aérienne britannique en Tunisie vient de lancer officiellement sa nouvelle plate-forme Internet professionnelle élaborée pour les besoins de ses partenaires agents de voyages tunisiens. La version locale du site (www.speedbirdclub.com/tn) a été conçue en français et comprend une mine d’informations utiles pour les billettistes afin de leur permettre de mieux connaître et mieux maîtriser l’offre et les différents services de British Airways. La représentation de la compagnie en Tunisie espère à  ce titre voir toute la corporation ralliée à  ce portail qui, déjà , compte 120 membres inscrits sur les 600 agences billettistes environ agréées IATA sur le marché.

«Notre objectif est de faire en sorte que les agents soient les premiers à  être informés des nouvelles destinations et des nouveaux produits et également leur permettre d’éviter les ADM (bête noire des agents de voyages n.d.l.r). Ils pourront aussi accéder aux tarifs spéciaux qui leur sont dédiés et recevoir régulièrement des mises à  jour sur les nouvelles procédures de la compagnie» a déclaré Hélène Msadek, directrice générale de British Airways pour la Tunisie.

Concrètement, grâce à  ce portail, les agences de voyages pourront avoir accès à  toutes les questions qu’un passager au départ de la Tunisie est susceptible de se poser concernant son voyage vers Londres, comme par exemple le transfert d’un aéroport à  l’autre, sachant que la ligne British Airways sur la Tunisie opère sur l’aéroport de Gatwick et non pas sur celui de Heathrow, pourtant principal hub de la compagnie britannique avec 150 destinations en correspondance vers 75 pays. Pour remédier partiellement à  cet état de fait, le transporteur a annoncé qu’à  partir du 1er mars, ses passagers voyageant en classe économique en provenance de Tunis et en escale dans la capitale anglaise bénéficieront désormais d’une nuit d’hôtel gratuite avec petit déjeuner.

Actuellement, British Airways assure 5 vols hebdomadaires Londres-Tunis. Aux dires de David Fordham, son responsable régional pour l’Afrique du Nord, la ligne est l’une des plus profitables pour la compagnie. Ce qui explique certainement sa présence historique sur le marché, depuis l’époque British Caledonian en passant par celle du franchisé GB Airways. L’existence en Tunisie d’institutions de taille telles que British Gas où encore la Banque africaine de développement ont sans aucun doute justifié le maintien d’un opérateur aérien britannique sur la Tunisie en toutes circonstances.

Hédi HAMDI



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France : « L’envol des amis de la Tunisie » s’écrase avant de décoller

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Ce qui devait être une opération conviviale de promotion de la Tunisie s’est transformée en polémique tuniso-tunisienne aux yeux de l’opinion touristique française.« L’envol des amis de la Tunisie », annoncée pour le mois de mars, n’aura finalement pas lieu. En cause, un différent entre l’organisateur et la représentation de l’ONTT à  Paris. Raouf Benslimane, le DG des T.O Thalasso N°1 et à” Voyages, avait annoncé il y a quelques jours son ambition de réaliser, en collaboration avec Tunisair et l’ONTT Paris, un voyage aller-retour dans la journée du 3 mars vers la Tunisie à  l’intention de la « TV et presse française et tunisienne, mais aussi personnalités politiques et hommes d’affaires ainsi que people » (lire notre article à  ce sujet) .

Cependant, cette initiative individuelle, quoiqu’empreinte de bonne volonté en apparence, a fait réagir Amel Hachani, directrice de l’ONTT pour la France, qui a déclaré au journal en ligne Tourmag que « Thalasso N°1 n’est pas une agence évènementielle en contrat avec l’ONTT ». En d’autres termes, le voyagiste n’avait pas été habilité à  prendre une telle initiative au nom de la Tunisie ou encore moins de l’administration du Tourisme. Le message était donc clair : l’ONTT n’accepte pas que l’on fasse de la récupération commerciale déguisée en actions de « bienfaisance » en faveur de la Tunisie.

« C’est avec consternation que j’ai lu les propos prêtant à  polémique tenus par Amel Hachani la représentante de l’ONTT à  Paris » a répliqué Raouf Benslimane qui a voulu rappeler que dans son communiqué initial « il était bien mentionné que c’est une démarche personnelle et non organisée par les T.O que je dirige, mais que nous étions bien 3 parties prenantes ».

En tout état de cause, cette polémique stérile dénote d’une tension certaine entre le secteur public et le secteur privé que la révolution n’a malheureusement pas réussi à  abolir et qui, surtout, ne sert pas l’image de la Tunisie de l’après 14 janvier 2011.



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La grande solderie du voyage à  partir du mois de mars

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Les opérateurs du voyage veulent encourager le Tunisien à  reprendre le chemin des loisirs. Avec l’avènement des vacances scolaires du mois de mars en Tunisie, et après la stabilisation relative de la situation politique et sécuritaire, les compagnies aériennes du marché se lancent dans des campagnes de promotion afin de stimuler leurs ventes. Dans un contexte économique encore incertain, c’est par le prix que les compagnies tentent de séduire leurs clients.

Première compagnie à  faire sensation, Air France, qui s’apprête à  lancer à  compter du 1er mars une promotion qui ne laissera pas insensible : un voyage Tunis-Paris-Tunis ne coûtera que 399 dinars toutes taxes comprises pour ceux qui achèteront leur billet avant le 15 mars 2011 et qui voyageront entre le 21 mars et le 31 mai. Comptez tout de même un supplément de 25 dinars environ pour les frais de services perçus par votre agence de voyages.

Du côté de chez Emirates, on vient de lancer sur le marché des offres promotionnelles valables jusqu’au 31 mars 2011 pour « créer davantage d’opportunités au profit des voyageurs tunisiens, afin de leur permettre de découvrir diverses destinations mondiales à  des prix appropriés, convenant aux différents budgets » a annoncé la compagnie. Les réductions concédées sont de 15 % sur la quasi-totalité de son réseau en classe économique, sauf vers la Libye où les vols sont suspendus et sur Christchurch où il demeure encore des restrictions d’embarquement suite au tremblement de terre.

Chez British Airways, on a également lancé des tarifs alléchants jusqu’au 18 mars avec, par exemple, un aller simple vers Londres débutant à  149 dinars (hors taxes et frais) et un aller-retour à  partir de 328,500 dinars.



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Mehdi Houas jette l’éponge ?

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L’info a été annoncée dans la journée du 28 février 2011 par la chaîne TV Al Arabia : Mehdi Houas aurait démissionné de son poste de ministre du Commerce et du Tourisme du gouvernement provisoire de la Tunisie.
Dans d’autres circonstances, l’information aurait pu surprendre, mais dans le contexte politique actuel et au lendemain de la démission du Premier ministre, l’info a moins intrigué qu’inquiété les observateurs.
Quelques heures plus tard, dans un communiqué officiel, le ministère du Commerce et du Tourisme réagissait en démentant catégoriquement cette information et remettait par conséquent les pendules à  l’heure. Mehdi Houas est donc toujours à  la barre de son super ministère bicéphale.



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Air France Tunis emménage avec Alitalia sur les Berges du Lac

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Après une présence de 62 ans à  la rue d’Athènes, dans des locaux appartenant à  l’ambassade de France, les bureaux d’Air France en Tunisie déménagent.

La compagnie aérienne française vient de quitter le centre ville de Tunis pour installer son agence et ses bureaux aux Berges du Lac, immeuble Emeraude Palace, rue du Lac Windermere. «Ce changement s’inscrit dans la volonté d’Air France d’offrir à  ses clients une meilleure accessibilité et une agence plus accueillante» a précisé la compagnie dans un communiqué.

Les nouveaux locaux abritent non seulement la représentation d’Air France-KLM mais également celle de la compagnie Alitalia dont elle détient 25 % du capital et qui est son partenaire dans l’alliance SkyTeam.

Une cérémonie officielle d’inauguration à  l’intention des principales agences de voyages tunisiennes a eu lieu le 23 février 2011 en présence de Laurent Da Lage, directeur général d’Air France-KLM pour le Maroc et la Tunisie, et Fabio Bigotti, directeur général d’Alitalia pour l’Afrique du Nord.

La compagnie souligne que l’ouverture de sa nouvelle agence n’a pas entraîné de changements au niveau de son comptoir à  l’aéroport Tunis-Carthage qui demeure opérationnel.

Air France opère actuellement 4 vols quotidiens entre Tunis et Paris Charles De Gaulle, 5 vols hebdomadaires vers Marseille, 5 vols hebdomadaires vers Lyon et deux vols hebdomadaires vers Nice. En été, les vols entre CDG et Tunis passent à  5 fréquences quotidiennes afin de répondre favorablement à  la demande des Tunisiens résidents en France et de la clientèle touristique désireuse de se rendre en Tunisie.



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L’aéroport d’Enfidha mise sur une arrivée prochaine des vols réguliers

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Un peu plus d’une année après son entrée en activité, l’aéroport d’Enfidha reste encore cantonné au trafic charter international malgré une infrastructure de pointe apte à  répondre à  tous types de trafic. L’aéroport le plus moderne d’Afrique, comme se plait à  le surnommer la société turque TAV, qui s’est chargée de sa construction et qui le gère actuellement sous le régime de la concession, n’a pas encore atteint son rythme de croisière. Ersel Goral, directeur général de TAV Tunisie (photo ci-contre), estime que l’aéroport est trop récent et qu’il faut du temps pour promouvoir un nouvel aéroport. «En général, cela dépend des conditions du pays» a-t-il souligné dans une déclaration accordée à  DestinationTunisie.info. D’aéroport charter, TAV œuvre actuellement à  changer cette image en mettant en avant l’excellence des services qui y sont offerts. «Enfidha peut servir pour les vols réguliers, les vols charters et même les low cost» précise encore Ersel Goral qui lorgne également vers le trafic affaires grâce notamment à  des salons de haut standing.

On se rappelle que lors de son inauguration en novembre 2009, le vœu avait été prononcé de voir le premier vol long-courrier au départ de la Tunisie s’opérer à  partir d’Enfidha. L’enthousiasme des gestionnaires de l’aéroport reste toujours de mise, d’autant que «Tunisair a déclaré qu’elle allait faire basculer certains de ses vols réguliers vers Enfidha très prochainement» a annoncé le directeur général de TAV Tunisie. Mais ce n’est pas la seule compagnie à  songer à  entamer des vols réguliers à  partir de cette plate-forme. Ersel Goral parle d’Air France, de Lufthansa, d’Etihad, de Qatar Aiways, d’Egyptair et de Royal Air Maroc qui pourraient être intéressées « mais cela nécessite un peu de temps avant de pouvoir faire basculer des vols réguliers ». Turkish Airlines serait également sur le point de mettre en place un vol régulier à  l’été 2011. «Je ne représente pas Turkish Airlines et je ne peux pas garantir cela mais nous espérons avoir un vol direct Enfidha-Istanbul». M. Goran nuance tout de même ses propos en insistant sur le fait qu’il ne dispose d’aucune garantie à  ce jour que ces vols se fassent mais espère par exemple que Tunisair utilisera l’aéroport pour le lancement de ses long-courriers quand elle se fera livrer les nouveaux appareils commandés.



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Nouvelair rompt ses relations avec les compagnies aériennes libyennes après de graves péripéties

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Le chaos qui règne en territoire libyen a eu des répercussions sur la compagnie tunisienne Nouvelair. Le transporteur privé a en effet dû rapatrier de toute urgence les appareils qu’il louait depuis près d’une dizaine d’années à  la Libye dans le cadre de partenariats avec les compagnies aériennes locales, Libyan Airlines et Afriqiyah Airways (photo ci-contre).

Bien qu’étant lourde de conséquences sur le plan commercial, cette décision intervient pour des raisons très graves, à  savoir que les autorités libyennes ont utilisé les avions de Nouvelair sur des lignes intérieures pour le transport de passagers lesquels, bizarrement, voyageaient sans bagages. « Suite à  ces deux vols, les équipages, étonnés par l’absence de bagages des passagers, ont signalé cette anomalie à  notre direction qui a immédiatement pris une première mesure de précaution consistant à  interdire l’usage de ses appareils pour les vols non commerciaux » a expliqué la compagnie tunisienne dans un communiqué rendu public hier. On croit en effet savoir que la Libye aurait utilisé les avions tunisiens pour le transport de miliciens et de partisans de Gueddafi pour aller mater la population actuellement en rébellion contre le régime en place.

Rapatriement d’urgence

Suite à  cette péripétie, la compagnie Nouvelair a engagé le rapatriement de toute urgence de ses quatre avions, dont deux étaient placés en continu en Libye. Ce retour n’a pas été chose facile puisqu’il a fallu négocier âprement avec les compagnies libyennes. Chokri Zarad, directeur général de Nouvelair, s’est dit réjouit d’avoir réussi à  ramener les appareils (car la partie libyenne était en droit de refuser leur retour) mais, en revanche, a « regretté de ne pas avoir eu la possibilité d’embarquer les ressortissants tunisiens que nous souhaitions ramener à  nos frais. En effet, nous étions obligés de nous conformer à  la stricte réglementation internationale qui interdit la prise en charge de passagers sans personnel navigant commercial » a-t-il ajouté. Le plus dur a donc été de pouvoir ramener les avions sur le territoire national.

Sur le plan commercial, il est évident que cette rupture va peser lourd dans l’activité de Nouvelair et sa rentabilité. «Nous sommes prêt à  en assumer toutes les conséquences», a répondu Chokri Zarad. Depuis une dizaine d’années en effet, Nouvelair louait aux compagnies libyennes plusieurs Airbus A320, certains en permanence et d’autres à  la demande, dans le cadre de la restructuration de l’aviation commerciale de ce pays, et se chargeait de la formation et la mise à  niveau des équipages libyens dans un secteur accusant un important retard suite à  l’embargo international qui frappa ce pays plusieurs années durant.

Nouvelair est la première compagnie aérienne privée en Tunisie et réalise essentiellement des vols charters. Fondée en 1989, elle est dirigée par l’homme d’affaires Aziz Miled, également président du groupe touristique TTS. Elle compte dans sa flotte 14 appareils monocouloirs Airbus A.320 et A 321. De 2008 à  janvier 2011, Nouvelair avait fusionné avec son ancienne concurrente Karthago Airlines qu’elle avait absorbé moyennant une entrée de son dirigeant d’alors, Belhassen Trabelsi, à  hauteur de 13 % de son capital. Ce dernier ayant fuit le pays, c’est l’Etat tunisien qui devrait récupérer cette participation avant de la céder à  d’éventuels acquéreurs internes ou externes à  la compagnie.



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Le président de TAV de passage en Tunisie

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La visite fut rapide mais fructueuse. Dr. Mustafa Sani Sener, président du directoire du holding TAV Airports, était à  Tunis lundi 21 février, visite au cours de laquelle il a rencontré le nouveau ministre du Transport et de l’Equipement, Yassine Brahim. Si rien n’a filtré de la rencontre, il semble évident qu’il a été question des aéroports d’Enfidha et de Monastir et de leurs perspectives de développement. TAV est en effet l’exploitant de ces deux aéroports tunisiens depuis l’année 2009.

TAV Airports holding est un leader dans le domaine de l’exploitation des aéroports en Turquie avec une part de marché qui a atteint en 2009, selon les statistiques de l’autorité aéroportuaire turque (DHMI), 48% de l’ensemble des passagers, y compris ceux en transit.

Le holding compte aussi parmi les acteurs majeurs de l’activité aéroportuaire dans le monde. En Turquie, TAV Airports exploite l’aéroport Atatürk d’Istanbul (l’un des aéroports les plus fréquentés en Europe), celui d’Esenboga à  Ankara, l’aéroport Adnan Menderes à  Izmir et l’aéroport Gazipasa à  Antalya. En outre, le holding exploite les aéroports de Tbilissi et Batoumi en Géorgie, ceux de Skopje et Ohrid en Macédoine outre les deux aéroports tunisiens mentionnés.

TAV Airports est aussi actif dans d’autres domaines d’exploitation des aéroports, tels que les espaces hors taxes (free shop), la restauration, la manutention et l’assistance au sol, les technologies de l’information, la sécurité et bien d’autres opérations. En moyenne annuelle, TAV Airports assiste 375 000 vols opérés par environ 300 compagnies aériennes transportant 42 millions de passagers.



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Le premier charter allemand après la révolution arrive à  Enfidha

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L’aéroport international d’Enfidha-Hammamet a enregistré le 22 février 2011 l’arrivée du premier charter allemand programmé depuis la levée des restrictions de voyages sur la Tunisie par les autorités allemandes.

En provenance de Nuremberg, l’appareil de la compagnie Air Berlin, affrété par le tour-opérateur REWE Touristik, s’est posé aux alentours de midi avec 207 passagers à  bord, parmi lesquels Sören Hartman, président du groupe REWE Touristik, plusieurs de ses collaborateurs et un groupe de journalistes allemands qui ont été accueillis par Ersel Goral, directeur général de TAV Tunisie qui a fait le déplacement spécialement pour la circonstance.

REWE est le deuxième tour-opérateur sur le marché allemand et le premier sur la Tunisie avec 180.000 clients totalisés en 2010 au départ de l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse à  travers les trois marques ITS, Tjaereborg et Jahn Reisen.



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Mehdi Houas vit-il sur la bonne planète ?

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La lune de miel entre Mehdi Houas, le ministre provisoire du Commerce et du Tourisme, et les opérateurs tunisiens du tourisme serait-elle sur le point de se terminer à peine entamée ?

Ce qui est certain, c’est que de plus en plus de voix s’élèvent contre les faits et gestes du ministre ces dernières semaines. Dernier exploit en date qui a fait sortir de leurs gonds de nombreux professionnels du tourisme en Tunisie et ailleurs, son « coup de chapeau » lancé à  Go Voyages cité à  deux reprises dans une interview. Ce que le jeune ministre semble ignorer, c’est que le voyagiste français est peut-être un acteur du voyage sur la Tunisie mais en aucun cas un baromètre du secteur. Et pourquoi lui et pas un autre a-t-il été évoqué comme référence ? Le ministre n’a-t-il pas aussi un devoir de réserve dans la citation des marques commerciales ? Avec cette bévue, il a réussi à  se mettre à  dos plusieurs voyagistes qui eux, réellement, font la pluie et le beau temps sur la destination. Mais cette bévue a surtout fait craindre un retour à  la langue de bois qu’on croyait définitivement éradiquée depuis la Révolution.

Autre polémique soulevée par le ministre et qui continue de faire rager, le choix de l’agence qui a lancé la campagne de communication « I love Tunisia » depuis le 14 février dernier doublée d’un site Internet. Le recours à  des prestataires étrangers a frustré une partie de l’opinion touristique professionnelle tunisienne qui s’est, une nouvelle fois, retrouvée dos au mur comme au bon vieux temps de Ben Ali.

Lors des dernières conférences de presse qu’il a données à  Tunis, à  l’occasion du passage du président turc de la Tursab puis de la délégation française du Ceto, Mehdi Houas, la fleur au fusil, a donné l’image d’un homme parfaitement serein, considérant la bataille de la reprise touristique déjà  acquise ! Une approche plus nuancée de la question aurait certainement été plus judicieuse car le tourisme a ses raisons que les jeunes ministres ne savent pas.

On passera outre les réponses floues aux questions précises posées par les représentants des médias qu’il a esquissées dans un flot de paroles mielleuses assorties d’un sourire enjôleur. Les journalistes présents n’étant pas dupes, ils ont simplement préféré faire contre mauvaise fortune bon cœur face à  un parterre important d’étrangers qui n’étaient pas là  pour entendre débattre de problématiques tuniso-tunisiennes.

A Milan, à  l’occasion du dernier salon B.IT, les professionnels tunisiens espéraient saisir l’occasion pour faire rencontrer les T.O italiens avec le ministre du Tourisme pour parler de relance, ou tout au moins pour les rassurer. Le ministre leur a, certes, donné rendez-vous, sauf qu’il n’est finalement pas venu. Au même moment, le ministre égyptien du Tourisme réunissait les T.O locaux pour parler d’un plan de relance de la Mer rouge. Suite à  quoi, certains se demanderont par quel miracle l’Egypte réussit-elle à  relancer son tourisme aussi vite après chaque crise.

M. Houas, votre profil de gendre idéal et de jeune entrepreneur qui a réussi dans les affaires est tout à  votre honneur. Mais ce dont le tourisme tunisien aujourd’hui a besoin, c’est de quelqu’un qui vive sur la planète tourisme et pas sur une autre, qui ait la tête sur les épaules en Tunisie et non pas l’esprit dans sa France natale. Par ailleurs, êtes-vous sûr que dans l’entourage de vos proches conseillers, il n’y a pas aussi quelques peaux de bananes jetées à  votre insu ?

Monsieur le ministre, la famille élargie du tourisme en Tunisie et à  l’étranger a placé en vous tous ses espoirs. Par conséquent, ne la décevez pas et rectifiez rapidement le tir dans vos actions et vos agissements car sa patience n’est pas sans limite et sa susceptibilité plus prononcée qu’il n’y paraît. Il serait dommage que l’amère expérience subie et vécue par votre collègue sortant aux Affaires étrangères ne se renouvelle une fois encore dans ce gouvernement.

Hédi HAMDI



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Les agences de voyages billettistes en Tunisie démunies face à la crise

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Les agences de voyages tunisiennes spécialisées dans la billetterie aérienne vivent actuellement des heures difficiles. L’effondrement de leur chiffre d’affaires depuis deux mois n’est pas pour arranger une situation professionnelle fragilisée depuis plusieurs années par une réglementation de plus en plus rigide et par un marché de plus en plus compétitif.

Pour écouter leurs appréhensions et leurs revendications après la Révolution, Destination Tunisie a réuni face à face un large panel d’agences billettistes et les principales compagnies aériennes opérant sur le marché tunisien (Tunisair, Air France, Lufthansa, British Airways, Emirates, Qatar Airways et Tunisair Express) en présence des autres acteurs du secteur, notamment la FTAV, la FTH et Amadeus Tunisie. D’un autre côté, l’ONTT, l’IATA et la Banque centrale de Tunisie, invités officiellement à  prendre part à  cette réunion, ont privilégié la politique de la chaise vide.

Cela ne surprendra personne : le secteur de la billetterie aérienne en Tunisie a connu une baisse énorme depuis la deuxième quinzaine du mois de janvier 2011. Selon les estimations provisoires, on parle de 23 à  45 % de chute par rapport à  la même période de l’année 2010. En cause, la conjoncture exceptionnelle que la Tunisie traverse depuis cette date. S’agissant en général de PME avec un business model peu diversifié, les agences de voyages billettistes sont touchées de plein fouet et s’inquiètent de leur devenir à  court et à  moyen-termes. Malgré des mesures prises par la FTAV, leur fédération de tutelle, pour tenter d’amortir le poids de la crise -et dont l’application se fait encore attendre- les agences ne cachent pas leur amertume face à  un secteur devenu marginalisé. Radhi Boussaâda, directeur général de l’agence Ariana Voyages, déplore d’ailleurs cet état de fait, considérant que «les agences sont le dernier maillon de toute la chaîne économique car le loisir vient en dernier lieu». Pour Nadaa Ghozzi Farhat, directrice de l’agence Select Travel & Tours, le constat est encore plus amère : «Nous sommes le pauvre intermédiaire qui est l’orphelin de tout le monde et qui n’est respecté par personne. Nous n’avons pas de lobbying réel pour imposer nos décisions ni aux compagnies aériennes ni aux hôteliers. Les compagnies aériennes ont le droit de vendre directement sans que nous ayons le droit de parler de leurs frais de services, les amicales des entreprises ont le droit de traiter directement avec les hôtels et l’administration ne prend pas la peine de nous écouter quand il le faut».

ETAT DES LIEUX D’UN SECTEUR

A cause de leurs structures fragiles et des problèmes de liquidités qu’elles ont rencontrés après la Révolution, nombre d’agences de voyages n’ont pas été en mesure d’honorer leurs engagements financiers à  l’égard du BSP lors de la dernière échéance. Pour ne pas arranger les choses, leurs banques ne leur ont pas accordé de facilités de caisse pour répondre à  leurs besoins les plus immédiats. Résultat : les agences sont aujourd’hui à  la recherche de solutions urgentes pour assurer leur survie. «Avant la révolution, nous travaillions sur les voyages d’agrément et d’affaires qui, souvent, étaient liés entre eux car Monsieur et Madame voyageaient souvent ensemble. Après la Révolution, nous ne vendons plus que les billets affaires. Nous avons donc perdu depuis janvier au moins 50 % de nos ventes» déplore Khaled Masmoudi, directeur général de l’agence Romulus Voyages et membre de la FTAV.

Constat relayé par Radhi Boussaâda qui précise que «la billetterie des entreprises et des sociétés partenaires a vu son chiffre d’affaires baisser de 50 %. Le 15 de chaque mois, nous devons nous acquitter de nos paiements. Est-ce que nous allons tenir le coup ? Nous payons également les salaires. La réponse, c’est que notre pays reprenne petit à  petit, au bout de 6 mois, mais il faut être très réaliste. Qu’allons-nous faire au cours de ces 6 mois. Allons-nous être capables d’assurer nos engagements financiers ?».

Pour répondre à  l’urgence de la situation, la FTAV a arrêté un certain nombre de décisions que sa représentante, Hayet Soukri, également directrice générale de l’agence Vita Travel, décrit : «au niveau de la Fédération, nous avons tenu notre conseil d’administration dernièrement et avons pris un certain nombre de décisions et les démarches sont en cours. Nous avons d’abord fait une demande au ministère du Tourisme pour réduire la TVA de 18 à  12 % au moins pour 3 mois renouvelables si la situation ne s’améliore pas. Nous avons également décidé de demander à  Tunisair en premier et aux autres compagnies aériennes en second d’augmenter la commission d’agence qui est aujourd’hui de 1 % à  5 %. Pourquoi 5 % ? Nous avons entendu récemment M. Nabil Chettaoui (PDG de Tunisair) à  la radio qui a déclaré que les nouveaux avions de la compagnie ont pu être achetés grâce à  la commission des agences de voyages. Le troisième point : nous avons envoyé une demande à  la CNSS pour la suppression totale des cotisations pendant trois mois ou leur report. Pour Amadeus, nous avons des suggestions : nous souhaitons une réduction de 50 % pour les licences et 50 % pour les agences qui ont un matériel payant pour les aider. Amadeus a d’ailleurs été la seule à  venir vers nous et nous demander ce qu’elle pouvait faire pour nous, ce qu’aucune compagnie aérienne n’a fait».

Du côté d’Amadeus Tunisie en effet, des mesures sont en cours d’élaboration pour alléger la pression qui pèse sur ses partenaires. Majdi Zarbout, directeur au sein du GDS, confirme «la décision de réviser la politique commerciale et la révision du pricing dans ce contexte. Pour le moment, rien n’est certain mais nous pensons à  une réduction environ de 50 % sur la facturation mensuelle (e-power non compris) pour la période de crise et nous agirons en fonction de l’évolution des choses».

Ce geste ne pourra toutefois pas résoudre totalement la problématique des agences. C’est donc vers l’administration fiscale que tous les regards sont orientés. Radhi Boussaâda, de l’agence Ariana Voyages, soumet une idée particulière : « l’acompte provisionnel et les différents trop perçus de TVA et de retenues à  la source que nous avons déjà  avancés doivent être pris en considération par les finances à  travers un mécanisme de compensation car il s’agit de notre argent. Ce n’est pas une faveur, nous n’avons rien demandé à  l’Etat.
Mais au lieu d’être grevés par des intérêts bancaires, cela nous permettra de survivre 6 mois ».

QUID DE LA RELATION AGENCES DE VOYAGES-COMPAGNIES AERIENNES

La relation de partenariat entre les agences de voyages et les compagnies aériennes sur le marché tunisien se résumeraient-elle à  une phrase : « je t’aime, moi non plus » ? Du côté des agences de voyages, on semble avoir beaucoup à  reprocher à  la politique commerciale de certaines compagnies aériennes. Mehdi Ghannouchi, directeur de l’agence TGV, est le premier à  monter au créneau en posant une question cruciale : «quel est le rôle de la compagnie aérienne et quel est le rôle de l’agence de voyages. Je veux parler de la question de la vente en ligne qui constitue pour nous un problème de concurrence. Le rôle des compagnies aériennes est-il de transporter ou de vendre ? Si les compagnies nous font de la concurrence en cette période de crise, nous ne pouvons plus avancer. Je trouve qu’il n’est pas normal que des compagnies aériennes comme Tunisair et Emirates donnent des tarifs que nous ne pouvons pas avoir en vente sur nos machines». De son côté, Moez Hattour, directeur général de l’agence Always Travel Service, s’interroge également sur la relation entre agences de voyages et compagnies aériennes notamment pour ce qui concerne les contrats tripartites réalisés par les compagnies avec les entreprises qui constituent un blocage pour les agences».

A ces problématiques, les compagnies aériennes répondent sans ambages ni détour. Walid Bouzgarou, directeur des Ventes d’Emirates pour la Tunisie, explique la politique de sa compagnie : «Nos tarifs sur le système sont exactement ceux qui sont sur Internet et il n’y a aucune différence. La différence, c’est que les ventes sur Internet ne sont pas soumises aux frais de service. Nous avons baissé nos tarifs de 15 % depuis le 4 février pour encourager le Tunisien à  partir sur toutes nos destinations et dans toutes les classes. Nous avons une campagne de publicité qui démarre le 1er mars pour encourager les gens à  voyager. Nous allons dépenser 100.000 dinars pour cette campagne. Qui va tirer profit de cette campagne ? Ce sont les agences de voyages».

Jalel Chebbi, directeur commercial de Qatar Airways pour la Tunisie, réplique également : «Je voudrais rappeler que pour une compagnie aérienne, il y a plusieurs canaux de distribution et Internet est un des canaux. Tout le monde sait que le taux de pénétration de la vente en ligne en Tunisie n’est pas très important. Certes, c’est un créneau porteur, certes c’est un créneau stratégique, mais soyons pragmatiques, les ventes sur Internet –je parle de ma compagnie- ne sont pas très importantes et ne constituent en aucune manière une menace pour les agences de voyages. J’ajouterai que pour le cas de Qatar Airways, toute agence de voyages disposant d’un moteur de réservation en ligne avec process automatique de bout en bout (réservation et paiement), je suis prêt à  lui mettre en ligne nos tarifs e-commerce. Pour ce qui est de l’absence des frais de service, toutes les compagnies sont d’accord qu’ils ne soient pas intégrés sur les ventes en ligne partant du principe que le client se sert tout seul».

Du côté de la Lufthansa, Werner Kellerhals, son directeur général pour l’Afrique du Nord, s’empresse de remettre les choses en place : «Sachez que c’est strictement interdit de discuter les prix et je ne sais pas si vous êtes au courant qu’il y a un procès en cours en Tunisie contre les compagnies d’aviation qui se seraient mises d’accord pour entente sur les prix. Je suis totalement contre cela car chacun a ses coûts et selon les coûts, les prix sont fixés par chaque agence de voyages et chaque compagnie d’aviation. Le ticket service charge, c’est le service qu’une agence de voyages donne à  ses clients que la compagnie d’aviation ne peut pas donner. A la Lufthansa, nous ne cherchons pas le client direct, mais nous ne le refusons pas s’il veut venir. Le service on-line coûte moins cher, c’est une machine qui fait tout. Chaque agence de voyages est libre de faire ses prix sur une plate-forme Internet ; nous donnons ces prix aux agences qui sont on-line, sauf qu’il faut gérer cela».

Quant à  Mohamed Farhat, directeur de la délégation générale de Tunisair, il rappelle à  ses partenaires agences que «les compagnies aériennes n’offrent pas le même service que les agences de voyages. Une compagnie aérienne, son service se limite à  l’émission de billetterie aérienne. Par contre, l’agence de voyages peut offrir beaucoup de services autres». Et comme pour redonner du baume au cœur des agences, le représentant de la compagnie publique annonce que «Tunisair est en train de préparer son site BtoB en faveur des agences de voyages qui est presque prêt. Nous avons prévu un séminaire avec les agences de voyages, mais vu le contexte actuel, ça n’a pas pu se faire mais ce sera fait dans peu de temps. La vente sur ce site se fera sans frais de service pour les agences de voyages. Ils pourront vendre comme sur les GDS. Tunisair a également préparé un plan, dès le retour au calme, pour la promotion des ventes et aider les agences de voyages à  reprendre leurs activités normalement car actuellement, même si nous donnons des billets à  0 millime, personne ne va voyager».

Pour consolider cette approche, Fathi Ellouze, directeur général de l’agence Prestige Voyages, en appelle aux compagnies aériennes pour «lancer des tarifs spéciaux sur des destinations données qui puissent à  peu près s’aligner sur les low cost pour développer certaines destinations». Mehdi Ghannouchi, de son côté, insiste pour que «Tunisair, qui essaye de ramener des touristes dans le sens Nord-Sud avec des tarifs attractifs, essaye de faire de même dans le sens Sud-Nord pour améliorer la situation».

Réagissant à  la question des compagnies à  bas prix, Tarek Lassadi, directeur général de Traveltodo, lance un appel aux agences de voyages pour qu’elles se préparent au low cost. «Quelle situation pour les agences de voyages après l’arrivée des low cost dont le modèle ne permet pas de commission ? Nous aurons des touristes en plus mais il faut que les agences de voyages soient protégées.»

REVOIR LA COMMISSION, UNE IDEE UTOPIQUE ?

S’il est une demande émanant de la FTAV et qui semble avoir ébranlé les compagnies aériennes occidentales opérant sur le marché tunisien, c’est bien l’augmentation de 1 à  5 % de la commission servie aux agences. En aparté, un agent de voyages nous a avoué que cette demande est orientée vers Tunisair qui semble être «dans une phase de faiblesse décisionnelle si l’on se réfère à  son acceptation des revendications sociales de son personnel notamment et à  l’annulation de son processus de filialisation» ! Lufthansa, par exemple, ne l’entend pas de cette oreille et affirme son opposition absolue : «je pense que les compagnies aériennes ne reviendront pas en arrière car la tendance est très claire dans le monde entier d’aller vers le 0 %» a déclaré Werner Kellerhals. Réagissant également au sujet des tarifs des compagnies aériennes jugés excessifs, le directeur régional de Lufthansa dément les allégations : «les tarifs trop chers, ce n’est pas vrai. La Tunisie est un marché avec un niveau de tarifs assez bas par rapport à  beaucoup d’autres pays. Si vous aviez un consolidateur, il pourrait obtenir des tarifs très intéressants. Si vous venez nous dire : j’ai 5000 places sur l’année et je paye au comptant, je vous dirai que l’on peut discuter bien-sûr. Je refuse que l’on nous dise que nous faisons de la vente directe en Tunisie pour nous piquer les clients. Si vous me trouvez une seule personne que nous allons chercher et à  qui nous vendons en direct, je vous le rends en double. Quand on donne des tarifs on-line aux agences de voyages, on fait très attention à  ce qu’elles ne vendent pas directement via leur agence classique parce que ce n’est pas loyal. Nous faisons des tarifs promotionnels dans notre propre intérêt et dans le vôtre. Les compagnies et les agences de voyages, nous sommes dans le même bateau».

PROBLEMATIQUES EN TOUS GENRES

Sur un autre plan, il est surprenant que plusieurs agences de la place ne semblent pas être au fait de la règlementation, de toute évidence dû au manque d’information et de communication avec les instances, notamment FTAV et IATA. On est également surpris que certains ne connaissent pas l’APJC (la commission conjointe compagnies-agences) ou l’accusent de faire la pluie et le beau temps dans le secteur. Sur quelles bases sont choisis les membres de l’APJC ? La FTAV devrait de pencher sur la question pour revoir la représentativité des agences au sein de cette instance dont certaines se sentent exclues, tandis que l’IATA pourrait procéder à  des séminaires de formation pour que les agences soient plus au fait de la règlementation et du fonctionnement des institutions qui régissent le secteur.

Pour Sonia Abdellatif, de l’agence Take off Travel par exemple, il est inadmissible, estime-t-elle, que son agence soit tenue de payer le BSP tous les 15 jours alors que les autres agences ne payent qu’une fois par mois. Renseignement pris auprès de l’IATA, nous avons appris que conformément aux critères locaux d’accréditation qui sont décidés par l’APJC, l’agence de voyages a le choix entre le paiement mensuel ou bimensuel. Si elle opte pour le paiement mensuel, elle doit alors fournir une caution de 100.000 dinars. Si par contre elle choisit le paiement bimensuel, la caution sera alors de 50.000 dinars. De surcroît, l’agence a la possibilité de basculer d’un système à  un autre.

De son côté, Nadia Ketata, directrice générale de l’agence Sport & Events Travel, évoque toute la difficulté des petites agences de voyages pour émerger: «nous sommes accablés par les cautions appelées caution insolvabilité. Nous sommes des structures très fragiles avec des marges insignifiantes. Comment les compagnies aériennes pourraient-elles agir pour que les jeunes agences soient accréditées IATA, c’est dans leur intérêt».

A propos des assurances justement, Mohamed Farhat, directeur de la délégation générale de Tunisair apporte la précision nécessaire : « en tant que président de l’APJC, je sais qu’au niveau de la FTAV, il y a eu des contacts avec deux assurances : la première a proposé 1% sur le chiffre d’affaires des agences et la 2e a proposé 0,3% de leur C.A, quel que soit l’ancienneté de l’agence. Cette dernière formule a été retenue par la FTAV et d’ici début avril, cette assurance va être mise en place pour remplacer la caution bancaire ». Voilà  qui devrait donc résoudre un point crucial parmi les nombreux autres qui grèvent la bonne marche du secteur.


Hédi HAMDI



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Polémique en Suisse à propos de la Tunisie

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Les principaux tour-opérateurs suisses reprennent leur programmation de la Tunisie. Kuoni, Hotelplan et TUI suivent ainsi les recommandations du département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Pour Air Marin ou encore Xenotours, T.O d’origine tunisienne opérant au départ de la Suisse, il n’a jamais été question d’annuler la destination.

Mais un communiqué de la FSAV, la Fédération suisse des agences de voyages, publié le 2 février dernier et mettant sur le même piédestal l’Egypte et la Tunisie en déconseillant les départs vers ces deux pays jusqu’au 31 mars, continue de faire des remous.

Chez Air Marin, leader de la Tunisie, on se dit tout bonnement « scandalisé de l’amalgame qui a été fait entre les deux pays qui sont totalement distincts tant dans leur contexte que dans leur position géographique et surtout dans la chronologie des événements ». Parlant au nom du voyagiste, Michel Vargues avait dénoncé le fait que FSAV avait parlé pour convenir aux voyagistes Majors.

Dans l’édition du 17 février du journal professionnel suisse Travel Inside, Walter Kunz, directeur de la FSAV, s’est dit « parfaitement conscient que la situation est différente entre les deux pays ». Il s’est défendu en mettant en avant que la date du 31 mars pour la reprise des voyages était « par pur souci de planification pour le client (…) car les gens n’auraient jamais su sur quel pied danser si nous avions modifié les informations tous les cinq jours ». Il a également admis le fait de ne pas avoir pris contact avec les principaux T.O romands, sous-entendu Air Marin.

Du côté de l’ONTT

Cité par Travel Inside, Abdennaceur Jamel Jerbi, directeur de l’Office du tourisme tunisien à  Zurich, a annoncé qu’ « un voyage de presse sera organisé du 26 février au 2 mars pendant lequel les médias à  grand tirage et à  large diffusion seront invités à  visiter Tunis, Gammarth, Sousse et Hammamet. Pendant le mois de mars un mégatour avec une centaine d’agents de voyages sera mis sur pied pour visiter une ou plusieurs régions en Tunisie, la date n’étant pas encore fixée et le programme en cours d’élaboration.

Des workshop seront également agendés en Suisse pour aider les grands tour-opérateurs spécialisés sur la Tunisie à  reconquérir un marché qui a souffert ces deux derniers mois d’un déficit d’image et de la désertion d’une partie de la clientèle qui était détournée sur d’autres destinations ».



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Raouf Benslimane veut aussi faire de la Tunisie « The place to be »

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La Révolution tunisienne n’a pas laissé insensible la diaspora, et en particulier les opérateurs touristiques. Cela faisait déjà  plusieurs semaines que l’idée germait dans la tête de Raouf Benslimane, le DG de Thalasso n°1 et à” Voyages, de réaliser un évènement fort, qui soit à  la hauteur de ce qui a été accompli dans son pays d’origine. Son objectif : contribuer au développement de l’image de marque de la Tunisie nouvelle en cherchant à  rassembler autour de ce projet à  la fois le ministre du Tourisme, Mehdi Houas, et son Secrétaire d’Etat, Slim Chaker, sans oublier les deux partenaires incontournables de la démarche envisagée, l’ONTT et Tunisair.

L’évènement, qui a été soumis et soutenu le week-end dernier par les nouveaux dirigeants tunisiens du Tourisme, va être accompagné par des experts en communication qui se sont réunis avec Raouf Benslimane et Ali Miaoui, le représentant général de Tunisair pour la France et Amel Hachani, directrice de l’ONTT à  Paris, pour valider la teneur de cet évènement historique.

Il s’agit de réaliser un voyage aller-retour dans la journée du 3 mars, intitulé : « L’envol des amis de la Tunisie », avec un contenu à  haute valeur symbolique sur lequel les partenaires de l’évènement souhaitent garder le confidentialité jusqu’à  quelques jours précédents l’évènement. « Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il sera question, à  la fois, d’émotion, de séduction, mais aussi de vrais échanges entre personnalités de haut niveau et à  même de s’intéresser à  la fois à  l’aspect touristique mais aussi économique et business de la destination et de revenir avec un vrai message de soutien et d’encouragement diffus par les amis de la Tunisie ».

Seront conviés pour l’occasion : TV et presse française et tunisienne, mais aussi personnalités politiques et hommes d’affaires ainsi que people. « Nous souhaitons avant tout inviter les leaders d’opinion et les personnes d’influence, notamment dans la sphère politique, mais aussi dans le monde des entreprises, car il me semble que le témoignage de solidarité et d’amitié qui sera apporté par ces personnalités aura, auprès du grand-public, une résonance beaucoup plus forte que celui que nous, les dirigeants du Tourisme, apportons de façon évidente mais aussi subjective par notre côté professionnel ».

« Si la Révolution tunisienne a été une mauvaise nouvelle pour la profession, elle a été une excellente nouvelle pour les vrais amis et les amoureux de la Tunisie qui se rendront sur place pour signifier par leur présence leur solidarité avec le pays du jasmin et des plages éternelles ».
Pour Raouf Benslimane, désormais, la Tunisie sera « The place to be » !



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Ce qui s’est réellement passé au Regency Tunis Hotel

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L’hôtel Regency à  Gammarth est fermé depuis plus d’une semaine. Pour un établissement de prestige classé 5 étoiles, l’événement a forcément provoqué des vagues et entraîné une inévitable polémique. Aujourd’hui, la tension a baissé d’un cran et les choses semblent s’éclaircir, quoique l’impasse sociale demeure encore. La décision de fermeture provisoire a été prise par le propriétaire de l’établissement suite à  une grève sauvage déclenchée par une certaine partie du personnel du 8 au 10 février qui a dégénéré en violence. A la base, le mouvement avait été engagé suite à  la décision du Regency de liquider les soldes de congés puis d’exiger des congés sans soldes, sachant que les salaires de décembre 2010 et de janvier 2011 avaient été servis.

Pour expliquer sa décision de fermeture, l’hôtel a déclaré que « pour faire face à  la situation de crise, la direction a commencé à  liquider les soldes de congés annuels et de récupération de tous les employés, direction générale et chefs de départements compris. La crise s’étant prolongée, il était nécessaire de passer aux congés sans soldes, mesure qui a concerné tous les employés sans distinction ». Mais le personnel ne l’a, semble-t-il, pas entendu de cette oreille et a interprété cela comme étant le signe d’un licenciement déguisé.

Selon la direction générale de l’hôtel, la grève était tout d’abord sauvage puisque sans préavis. Mais pire encore, si l’on en croit les éléments avancés, « parmi les grévistes, on a remarqué la présence d’intrus n’appartenant pas au personnel de l’hôtel ainsi que d’anciens employés ayant quitté l’hôtel depuis plusieurs mois. Ces opportunistes se sont joints à  la cohue dans le simple but de semer la terreur » a indiqué l’hôtel qui s’appuie sur des enregistrements filmés par les caméras de surveillance.

Le jeudi 10, alors que la grève continuait de plus belle au beau milieu du hall de l’établissement, une réunion était organisée avec quelques représentants des employés, de l’UGTT et le PDG de la société propriétaire. « Ce dernier, et malgré, la situation financière critique de l’hôtel, a concédé des mesures immédiates supplémentaires et exceptionnelles en faveur des employés », sachant que les salaires de février avaient déjà  été garantis par la direction « même avec un taux d’occupation de 10% ». Toutefois, les mesures ayant été jugées insuffisantes, la situation a dégénéré en violence physique et verbale de la part de certains en présence de clients de l’établissement. « Le vendredi 11, la direction a décidé de fermer provisoirement l’établissement pour ne pas céder au chantage et pour préserver la sécurité des clients et des employés » a précisé l’hôtel dans un communiqué officiel.

Particulièrement touchée par ce comportement anarchique, la direction générale du Regency s’est dite prête à  présenter les documents comptables officiels qui prouvent que « tous les droits des employés sont respectés au-delà  même des exigences de la Convention collective de l’hôtellerie. Certains avantages non exigés par la Convention sont accordés à  l’ensemble du personnel comme à  titre d’exemple : l’assurance maladie, des dons pour les deux fêtes de l’Aïd et à  la rentrée scolaire, la qualité supérieure du transport, des repas et des uniformes, et une fête du personnel annuelle, dont la dernière en date a coûté à  l’hôtel plus de 60.000 dinars et où des cadeaux d’une valeur allant de 150 à  1500 dinars ont été attribués à  tous les employés sans aucune exception ».

Suite à  cette affaire, dont l’hôtellerie tunisienne aurait pu se passer durant cette période difficile pour le secteur, la direction a annoncé qu’elle allait « revoir sa politique des Ressources Humaines et s’orienter vers le recrutement de sans-emplois et de jeunes diplômés du supérieur et du secteur hôtelier ».

Comprendre donc qu’il n’y a plus de place pour ceux qui auraient refusé de travailler et que la porte est ouverte à  tous ceux qui souhaiteraient entrer dans la vie active.



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Amplitravel relance ses vols avec Tunisair

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Le voyagiste Amplitravel, opérant au départ de la France, a annoncé hier sa reprise de la programmation des vols sur la Tunisie au départ de Paris et des grandes villes de province avec Tunisair. « Cet engagement patriotique est une manifestation de la volonté d’Amplitravel d’user de tous les moyens dont dispose notre tour-opérateur afin qu’une activité touristique durable et solidaire reprenne le plus rapidement possible sur notre belle Tunisie » a déclaré Mohamed Zribi, directeur général du T.O. Cette action commence par la mise en place de vols tous les dimanches au départ de la France sur les axes Paris/Djerba, Nantes/Djerba, Paris/Tunis et Nantes/Tunis, outre les sièges réservés sur tous les vols réguliers opérant au départ de province. Amplitravel compte réaliser à  partir du 20 février 800 clients par semaine. « Nous espérons vivement que la solidarité observée ces dernières semaines par nos compatriotes en Tunisie puisse nous aider à  la reconquête du marché touristique français sur notre pays » a encore tenu à  souligner le patron du T.O.



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La chaîne RIU en Tunisie a cédé aux caprices du T.O Jetair

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Le voyagiste belge Jetair relance la Tunisie à  partir du 19 février 2011 sur Enfidha-Monastir et Djerba. « La décision a été prise suite à  l’assouplissement, il y a une semaine et demie, de l’avis de voyage du ministère belge des Affaires étrangères. Des tour-opérateurs étrangers recommencent également à  partir du week-end prochain leurs opérations en Tunisie, ce que Jetair considère comme un élément important dans la décision, vu qu’il garantit une occupation et une atmosphère de vacances dans les hôtels » a annoncé le voyagiste dans un communiqué rendu public hier.

Si, d’un côté, on peut se féliciter de la décision de reprogrammer la destination (qui était suspendue depuis le 15 janvier dernier), il n’en demeure pas moins surprenant que Jetair a réussi à  trouver des hôtels tunisiens prêts à  lui consentir des réductions de 30% pour certains et de 50% pour d’autres. « Jetair permet à  la deuxième personne de voyager gratuitement, en collaboration avec plusieurs hôtels RIU. Il ou elle ne paiera que les taxes d’aéroport. De cette façon, vous séjournez 1 semaine dans un hôtel 4/5 étoiles en all inclusive pour un budget total à  partir de 580,90 euros » a confirmé le T.O dans son communiqué, avant de préciser qu’«en février et en mars, les prix des voyages en Tunisie sont jusqu’à  30 % inférieurs comparés à  la période précédant la suspension des vols ». Sachant que Jetair et RIU sont détenus par le même groupe TUI, il n’est donc pas surprenant que l’un et l’autres se soient « soutenus » en cette période difficile.

La demande de Jetair de concéder des réductions de 30 à  50 % il y a une semaine (lire notre article à  ce sujet) avait provoqué un véritable tollé dans les milieux touristiques tunisiens pour qui le bradage des prix constitue la principale menace pour la survie de l’activité actuellement. Réagissant à  notre article sur la question, Ralf Medernach, responsable au sein du T.O, a reconnu que « les hôteliers avaient réagi très mal à  cette demande et n’ont pas voulu participer à  cette action ». Il a cependant défendu sa position en expliquant avoir été mal compris.
« Notre volonté a été mal comprise. Il ne s’agissait pas de casser les prix en Tunisie. Les contrats d’hôtels ne vont pas être renégociés. Avec cette action temporaire, nous avons voulu revenir à  la normalité (aussi au niveau des prix) d’ici le mois de juillet. Aussi, il n’était pas question de tirer profit de la crise actuelle. Les promotions demandées aux hôteliers auraient été transmises directement au client, afin de le pousser à  visiter la Tunisie ». Comprendre par là  qu’il ne s’agissait pas d’élargir leurs marges.Selon notre interlocuteur, la Tunisie enregistre des dizaines, voire des centaines d’annulations par jour et le stand tunisien au Salon des voyages de Bruxelles n’attire presque personne. « Si cela continue ainsi, nous seront obligés de suspendre plusieurs vols afin d’éviter des appareils vides pendant la saison d’été » a-t-il prévenu.

Avec 27 vols par semaine sur Enfidha et Djerba, le voyagiste belge totalise en année normale 80.000 clients sur la Tunisie, dont 30.000 sur Djerba, soit environ 60 % du marché belge. Ralf Medernach veut par conséquent rappeler que « l’investissement de Jetair sur la destination Tunisie est majeur et que l’aéroport d’Enfidha représente sa deuxième destination en nombre de passagers après Antalya ».



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Hilton confirme son retour en Tunisie malgré la fuite de son associé initial

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C’était l’une des grandes inconnues de l’après révolution : qu’allait-il advenir du contrat de gestion passé entre le groupe Hilton Worldwide et l’hôtel Karthago Le Palace après la fuite au Canada du propriétaire de l’établissement, Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu ? La réponse n’a finalement pas tardé :

« Hilton confirme qu’il reste pleinement engagé à  son contrat de gestion pour l’hôtel Le Palace à  Gammarth, officiellement pris en gestion depuis le 1er janvier 2011 ». Cette annonce officielle rendue publique par le groupe hôtelier international fait suite à  des réunions tenues en Tunisie notamment avec le secrétaire d’Etat au Tourisme, Slim Chaker, ainsi que la Banque de Tunisie, actionnaire au sein de la société propriétaire. S’il est attendu que la marque Karthago disparaisse, l’établissement sera toutefois bel et bien géré par Hilton Worldwide selon les termes de la convention initiale, la participation de l’ancien propriétaire devant revenir, très probablement, dans le giron de l’Etat tunisien qui procèdera ensuite à  sa revente au plus offrant.
« Compte tenu de la situation politique en Tunisie, nous avons pris la décision de fermer temporairement l’hôtel à  la mi-janvier pour des raisons de sécurité. Ce fut une décision difficile, mais dans l’intérêt de tous les membres de notre équipe et des clients séjournant à  l’hôtel » a déclaré Christian Grage, vice-président des opérations de Hilton Worlwide pour la région qui a ajouté : « Nous travaillons en étroite collaboration avec la Banque de Tunisie, afin de déterminer le moment opportun de la réouverture et de comprendre la procédure requise pour ce faire ».
Actuellement, l’établissement profite de cette période intermédiaire pour bénéficier des mises à  niveau nécessaires à  son entrée dans le giron international de Hilton et de ses 3300 établissements dans le monde.



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Les revendications sociales menacent la reprise du tourisme

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Alors qu’ils auraient du se réjouir de la décision de la France et de l’Allemagne ce week-end de lever les restrictions de voyages sur la Tunisie (du moins sur la zone côtière et sur Djerba), rejoignant ainsi la démarche de la Grande-Bretagne, de la Belgique et de la Pologne, les professionnels du tourisme tunisien semblaient avoir de nouveaux soucis à  se faire sur un registre pour le moins inattendu, celui des revendications sociales.

Surfant sur la « tendance » du moment, des salariés de plusieurs hôtels en Tunisie se prêtent de plus en plus ces dernières semaines à  la mode du « dégage » à  l’égard de leurs supérieurs hiérarchiques et même à  l’égard de certains propriétaires d’hôtels ! Les exemples sont multiples et les anecdotes navrantes. Le cas le plus révélateur de la situation qui prévaut est celui de l’hôtel Regency à  Gammarth dont une partie du personnel (menée par des intérimaires) a malmené en fin de semaine dernière le directeur général de l’établissement (qui a été menacé avec une arme blanche) tandis que le propriétaire de l’établissement a eu droit à  tous les noms d’oiseaux. A la suite de cet incident, les 35 clients résidents ont été délogés ailleurs et l’hôtel fermé sur décision de son propriétaire (lequel propriétaire, soit-dit en passant, a vu son usine de textile brûlée pendant les événements de janvier). Le lendemain matin, le personnel s’est retrouvé face à  une grille fermée. Mis devant le fait accompli, celui-ci a décidé de faire un sit-in en face de l’hôtel… pour solliciter une reprise du travail sans condition.

Désormais à  chaque hôtel sa mésaventure mais avec, à  chaque fois, un point commun : des revendications sociales souvent impossibles à  satisfaire pour les entreprises touristiques, particulièrement en cette période de crise aigue. Si ces événements ne sont pas exceptionnels actuellement en Tunisie, dans le tourisme, ils vont sans aucun doute avoir des répercussions sur l’avenir des entreprises notamment hôtelières. Du côté des employeurs, on est ainsi sidérés d’apprendre que le gouvernement de transition a décidé de suspendre toute forme de travail sous le régime de l’intérim. Le tourisme étant marqué par une saisonnalité très prononcée, les besoins en main d’œuvre occasionnelle se fait sentir uniquement durant les pics de haute saison. Supprimer le recours à  l’intérim pour les hôtels notamment revient à  remettre en cause des options sociales certes discutables mais indispensables au regard de la physionomie de l’activité. Ce choix gouvernemental supposé assainir le secteur de l’emploi risquerait d’aboutir à  l’effet inverse.

L’exemple de l’ONTT

Mais tandis que l’on déplorait les incidents sociaux se déroulant dans les hôtels privés, une certaine catégorie du personnel de l’administration du Tourisme –dont plusieurs étaient venus de l’intérieur du pays- s’est, elle aussi, donnée en spectacle. Le 9 février, jour où une très importante délégation de tour-opérateurs français était à  Tunis pour rencontrer le ministre du Commerce et du Tourisme pour parler spécialement de la relance de la destination, plusieurs centaines de fonctionnaires de l’ONTT ont manifesté pour, également, exiger des hausses salariales et une amélioration de leurs conditions de travail. Si l’on peut considérer que leurs revendications minimales sont légitimes, le choix de la journée reste incompréhensible. Car s’il est une catégorie de fonctionnaires et de Tunisiens réellement au fait de la gravité de la conjoncture touristique nationale, ce sont bien ceux de l’administration du Tourisme. Au-delà  de la manifestation en elle-même, c’est aussi la manière avec laquelle de hauts responsables du tourisme ont été traités, en tête desquels le secrétaire d’Etat au Tourisme, Slim Chaker.
Installé depuis moins d’un mois à  ce poste, il a été conspué par les grévistes. Réagissant sur sa page Facebook, Slim Chaker n’a pas caché son amertume : « on a eu beau me présenter des excuses publiques et officielles, le mal est fait et la tristesse est là  ! » a-t-il écrit sur son mur FB.

Tunisair dans la foulée

Après les deux journées de grève sauvage du personnel de Tunisair Handling qui avaient terriblement perturbé le trafic aérien (lire notre article détaillé), ce sont cette fois les navigants de Tunisair (appelés PNC) qui ont lancé un mouvement de grève sans préavis les 11, 12 et 13 février, entraînant de très importants retards sur tous les vols de la compagnie nationale et l’annulation de plusieurs dessertes. Cette grève a toutefois été très mal perçue par les 3500 passagers touchés samedi 12 février dont certains s’en sont pris à  des PNC à  l’aéroport Tunis-Carthage, excédés par la situation et par le manque total d’informations à  propos de la situation des vols au départ.

Dimanche 13 février, Tunisair s’est retrouvée dans l’obligation de supprimer deux de ses vols sur Paris (TU 720 et 724) ainsi que ses vols sur Nouakchott/Dakar (TU 613) et Bamako/ Abidjan (TU 397), même si le mouvement a finalement cessé en début d’après-midi. « Le personnel réclame notamment la titularisation des personnes remplissant les conditions, le règlement des situations des agents saisonniers et leur attachement à  renoncer à  leur demande relative à  l’abandon de la décision signée en juillet 2009, stipulant la réduction du nombre de navigants à  bord (stewards et hôtesses de l’air) sur les vols réguliers et irréguliers afin de travailler dans des conditions meilleures » a annoncé le personnel dans un communiqué.

Alors que plusieurs tour-opérateurs ont déjà  rouvert les réservations et s’apprêtent à  relancer la destination, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir si la compagnie Tunisair sera en mesure d’assurer ses vols sans que ceux-ci ne soient perturbés par la nouvelle génération de grévistes en herbe.



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Un circuit sur les traces de la Révolution

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Le tourisme engagé serait-il une nouvelle tendance en Tunisie ? Une agence de voyages (www.expedition.com.tn) vient de mettre au point un circuit guidé à  Tunis et en province pour ceux et celles qui souhaiteraient voir de visu les endroits névralgiques de la capitale tunisienne au lendemain des émeutes qui ont déchu le président Ben Ali du pouvoir, de sentir le vent de la liberté qui s’en est suivi, de constater la liberté retrouvée de la population oppressée pendant 23 ans, de participer au processus démocratique de ce petit pays qui ne possède, en fin de compte, qu’une détermination farouche de son peuple à  un avenir meilleur.

« Le circuit de la révolution du jasmin » se propose de faire le tour des sites les plus importants : l’avenue Habib Bourguiba, siège du fameux ministère de l’Intérieur en face duquel se sont déroulés la plupart des manifestations brandissant le fameux slogan « Ben Ali Dégage !! ». Ensuite, la Place Mohamed Ali, siège de l’UGTT (Union Générale des travailleurs Tunisiens) qui a rassemblé des centaines d’activistes. L’Avenue Mohamed V, au milieu duquel se trouve le siège monumental du RCD (l’ancien parti de Ben Ali). Les avenues de Paris et de Habib Thameur par où s’enfuyaient les manifestants afin de se mettre à  l’abri des tirs de balles et de gaz lacrymogène. La Place du gouvernement, où siège le gouvernement provisoired’union nationale. Passage devant le palais présidentiel de Carthage, fief du président déchu. Passage devant les villas et palaces pillés, détruits et brulés qui abritaient la famille du clan des Trabelsi à  Carthage, La Soukra, Gammarth et la Marsa.

Le circuit inclut aussi une tournée des villes qui ont initié la Révolution : la ville de Sidi Bouzid, qui a vu le début des manifestations suite à  l’immolation du jeune Bouazizi le 17 décembre 2010 ainsi que les villes de Thala et de Kasserine qui ont suivi peu après.Le circuit de la Révolution du jasmin sera lancé à  l’occasion de la Bourse Internationale du Tourisme qui se tiendra à  Milan du 17 au 20 février 2011 a annoncé son instigateur Souheil Mouldi.



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I LOVE TUNISIA, nouveau slogan pour le tourisme tunisien en Europe

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Le ministère du Commerce et du Tourisme lance à  partir d’aujourd’hui une grande campagne d’image et de séduction intitulée « I love Tunisia ». Cette campagne intervient un mois après la révolution tunisienne et a pour objectif majeur d’inciter les touristes à  visiter la Tunisie libre et démocratique. Elle a également l’ambition de soutenir la relance du tourisme tunisien.

La confection d’un nouveau logo militant « I LOVE TUNISIA » ambitionne de créer un buzz massif sur Internet à  travers l’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.

Le ministère annonce par ailleurs que cette campagne sera accompagnée par l’organisation en Tunisie de plusieurs mégatours afin de permettre aux professionnels du tourisme de constater de visu la nouvelle réalité du pays et de contribuer ainsi à  booster les ventes sur la destination tunisienne. Nombre de leaders d’opinions et de personnalités représentant les milieux d’affaires, de la culture et du cinéma seront également invités dans les prochaines semaines.



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Laurent Abitbol, président des T.O Voyamar/Aérosun : « On doit acheter la peur du Français par le prix »

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Entretien à  bâtons rompus avec l’un des acteurs majeurs du tourisme français vers la Tunisie qui réalise 220.000 sièges annuels sur la destination dont 85.000 forfaits pour le compte de ses propres marques.

Comment analysez-vous la situation de la Tunisie touristique dans le nouveau contexte de l’après Révolution ?

D’abord, économiquement, pour nous c’est très mauvais. Il faut cependant oublier ce côté un peu personnel et voir le côté démocratie qui est très bon pour vous. Cela s’est fait en douceur et sans trop de dégâts et ça s’est vite fini, même s’il y a eu des morts, mais c’est le prix de la démocratie.

Cette perception est-elle celle du professionnel du tourisme que vous êtes où celle de vos clients ?
Non. Les clients ont eu tellement d’images en boucle durant 15 jours par les télévisions françaises que maintenant, il faut enlever ces images et c’est le plus dur. Maintenant, seul l’Etat tunisien peut le faire. Aucun T.O ne peut reprendre à  fond si l’Etat tunisien ne donne pas l’élan, c’est-à -dire une campagne de publicité qui doit sortir à  partir de fin février. La campagne, ça ne doit pas être sur la « Tunisie Amie », mais communiquer sur les vacances, sur la plage, sur « la Tunisie c’est pas cher », sur « la bonne bouffe ». Cela ne sert à  rien de faire de la politique. Il ne faut pas parler de « Tunisie, liberté », il faut oublier cela. La politique, il faut en parler autrement dans les journaux. Le Français moyen, il s’en fout de tout cela. Il veut un séjour pour 4 personnes en all inclusive, 2000 euros avec les enfants avec la plage.

Avez-vous besoin de publicité grand-public ou plutôt de soutien à  l’aérien ?

De la publicité grand public, c’est primordial pour faire revenir les gens sur la Tunisie. Aujourd’hui, nous avons peu de réservations -10 dossiers par jour- alors que d’habitude, nous avons 200 à  250 dossiers par jour. On a besoin aussi que le ministre du Tourisme bouge partout en France, se déplace, il ne faut pas rester au bureau. Il ne faut pas qu’il parle de la beauté de la Tunisie mais de vacances, uniquement dans un esprit commercial. Il faudra une campagne de prix agressifs pour acheter la peur des Français et c’est ce qui se passe en Egypte à  chaque fois. Nous avons négocié avec nos hôteliers des prix pour avril, mai et juin.

Pourtant, les hôteliers tunisiens estiment que les prix sont suffisamment bas. Si aujourd’hui, les tour-opérateurs vont encore faire pression sur eux, cela va se répercuter sur la qualité.

Nous n’avons pas fait pression. Nous n’avons rien demandé, ce sont eux qui sont venus nous voir pour relancer. Nous, nous n’osons pas demander. Actuellement, il n’y a rien et les hôtels sont vides. Nous avons besoin de relancer par les prix, il n’y a pas le choix. Ce n’est pas contre la Tunisie, c’est que le Français, on achète sa peur. Aujourd’hui, il hésite, donc pendant trois mois, c’est le prix qui le fera réagir.

Pensez-vous que la saison été pourrait être sauvée ou est-il trop tôt pour en parler ?

C’est trop tôt pour en parler. Si cela reprend dans 15 jours-3 semaines, c’est bon. Si ça ne reprend qu’aux mois d’avril, mai et juin, il n’y aura que juillet et août qui seront bons. La Tunisie n’est pas remplaçable sur le marché français, ni en tarif, ni en capacité. Aucun pays ne peut faire le prix de la Tunisie et ce n’est pas honteux d’être industriels. Croyez-moi que certains pays aimeraient avoir les touristes français en Tunisie. Les hôteliers veulent rehausser mais nous, nous voulons de tout : nous vendons du 3 étoiles à  300 euros la semaine au 5 étoiles à  1200 euros la semaine et c’est le client qui choisit. L’avantage, c’est de diversifier, du pas cher au luxe. 80% de nos clients, c’est du 4 étoiles supérieur. En hiver, nous vendons des packages cheap parce qu’il ne fait pas beau et que les plages sont fermées. Il y a des pays, comme Héraklion, qui ferment l’hiver. La Tunisie ne ferme pas, donc nous vendons du pas cher. Il ne faut donc pas dramatiser avec ce problème d’image. L’image de la Tunisie n’est pas mauvaise, c’est la plus belle image. Et ce n’est pas honteux que quelqu’un qui n’a pas d’argent trouve un budget pour la Tunisie. Il ne faut pas tomber dans le piège du Maroc qui regrette parce qu’ils sont complets deux jours par semaine et le reste de la semaine, ils sont vides. Les Tunisiens sont réglo sur le tourisme, il n’y a pas de coups de folie, ce sont vraiment des professionnels. Nous n’avons jamais de litiges avec les hôtels tunisiens.

Vous qui travaillez sur la Tunisie et sur l’Egypte, si cela ne se calme pas, où allez-vous emmener vos clients ? Vers la Turquie ?

Non, la Turquie, c’est trois fois plus cher que la Tunisie. Si la Tunisie ne marche pas, nous allons faire une mauvaise année. Mais il faudra attendre la levée du couvre-feu pour que les T.O mettent toute leur armada et là , ça va repartir progressivement.

Propos recueillis par
Hédi HAMDI

 



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Les T.O français s’engagent à  ne pas brader la Tunisie mais exigent que tous les marchés en fassent autant

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Rarement on a vu réunis en Tunisie autant de patrons de tour-opérateurs français au même moment et au même endroit pour parler spécifiquement de la destination. Les 8 et 9 février, une douzaine de voyagistes ont fait le déplacement pour rencontrer les responsables de l’administration du Tourisme et les présidents des deux principales fédérations professionnelles, FTH et FTAV, pour se pencher sur les perspectives de relance de la Tunisie touristique au départ de la France après la révolution. « Ils sont venus nous voir de leur propre initiative pour nous témoigner leur soutien et leur amitié » a déclaré Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, qui a parlé d’une « initiative spontanée qui a pris de court le ministère ». Il est cependant évident que si les voyagistes français ont fait le choix de venir sur le terrain voir quelles étaient les réelles possibilités de reprise, c’est parce que leurs affaires pourraient de toute évidence être compromises cette année. Les membres du CETO réalisent annuellement sur la Tunisie 900.000 clients dont 600.000 forfaits vacances et 300.000 vols secs.

Malgré l’absence de plusieurs gros acteurs du secteur (à  cause de leur non appartenance au CETO et au SNAV), tout le monde a affiché sa volonté de redémarrer le tourisme au plus vite et à  la levée du couvre-feu. « La priorité des priorités, c’est de sauver notre saison touristique certes cet été mais également au printemps » a dit Mehdi Houas qui s’est voulu rassurant sans toutefois être très explicite sur la nature des actions qui ont été décidées dans ce sens : «nous avons anticipé sur plusieurs actions et leviers à  enclencher les uns après les autres ou en parallèle. Le levier de la promotion sera actionné aussitôt que la levée du couvre-feu sera officiellement annoncée car cela ne sert à  rien d’aller faire de la promotion si l’aspect sécuritaire n’est pas garanti au client final. Nous allons travailler afin de combler un retard important avec Internet. Nous allons travailler avec les responsables des agences de voyages et groupes hôteliers en Tunisie sur le plan financier pour essayer de les aider dans cette passe difficile. Et nous allons tout de suite associer le transport » a-t-il dit.

DECLARATIONS DES T.O FRANà‡AIS :

René-Marc Chikly, président du CETO (Cercle des tour-opérateurs):

« Dans le plan d’action, il faudra faire venir un maximum d’agents de voyages pour montrer la destination car nous sommes en pleine période de décision sur les voyages de printemps et de l’été. Il faut qu’on aille très vite pour ne pas que la prescription aille ailleurs en matière de voyages. Nous voulons garder un maximum de clients sur la destination et leur montrer qu’il n’y a aucun problème pour les touristes. Nous prenons des engagements plutôt de type aérien, il ne faudrait pas que le marché français ne brade pas du tout et que d’autres marchés soient bradés».

Georges Colson, président du SNAV (Syndicat national des agences de voyages):

« Demain, la bataille sera une bataille de reprise mais sera aussi une bataille concurrentielle. La Tunisie est dans un monde extrêmement concurrent. Je sais que des hôtels vides, c’est une catastrophe, mais je m’adresse à  tous les fournisseurs : faites en sorte de ne pas jouer au coquin qui veut encore faire un peu de trésorerie et qui va, encore une fois, baisser ses prix. On ne brade pas la Tunisie, on ne brade pas un pays, on ne brade pas des métiers hôteliers qui sont des métiers nobles.
Ce qu’on attend de vous, c’est encore une amélioration des services, encore plus de sourire (même si, chez vous, il est naturel), encore plus de disponibilité, de réactivité. Il faut que ce soit pour vous un triomphe humain et montrer que vous avez changé. Profiter de cette accalmie pour mieux préparer ce qui devrait être une Tunisie de qualité, sans reproche pour les semaines à  venir. »

Denis Wathier, président de Thomas Cook France :

« Nous avons tous souligné l’importance de ne pas brader la destination et bien évidemment, nous nous y engageons. Il y a seulement des sondages en France qui sont préoccupants et qui disent que plus de 50% des Français n’envisagent pas forcément de venir cet été en Tunisie. Il va falloir lutter contre cela par des actions de communication pour inverser la tendance. Néanmoins, il faudra des actions de prix à  court-terme uniquement. Des aides au charter seraient très utiles si l’absence de demande se faisait sentir. Il faut également redonner confiance au marché et montrer que la destination est sécurisée et que l’on peut partir en vacances en toute confiance dès ce printemps. »

Lionel Guérin, président de la FNAM (Fédération nationale de l’aviation marchande) et PDG de la compagnie aérienne Transavia :

« Au cours de cette dernière période, les compagnies aériennes, que ce soit françaises ou tunisiennes, ont continué à  exploiter de façon ininterrompue les destinations de Djerba et Monastir avec des clients français mais pas forcément touristiques. Nous avons maintenu les programmes avec des volumes importants pour montrer l’exemple. Les actions de communication que vous allez lancer sont très importantes pour nous et nous vous accompagnerons puisque nous avons un programme de communication très ambitieux à  partir du mois de mars pour relancer les mois d’avril, mai, juin et juillet. »

Antoine Cachin, président du directoire de FRAM :

« Après les actions de relance et avoir montré que la situation est parfaitement sécurisée, le problème est de montrer aux donneurs d’ordre, que sont les agences de voyages, de rediriger les clients vers la Tunisie. Il faut les ramener en masse en Tunisie avec des actions particulières. Le plus compliqué dans la reprise, c’est qu’elle est progressive. Les chaînes charters sont beaucoup plus complexes à  gérer. »

Florian Vighier, directeur général du groupe Marmara :

« Pendant le mois qui vient de s’écouler, nous devions remplir quasiment la moitié de nos avions sur le mois de mars et au-delà , donc nous partons avec 50% de retard. Sur la Tunisie, la particularité, c’est que l’essentiel du plan de vols est opéré par des compagnies tunisiennes, Nouvelair et Tunisair, donc je sais qu’on va pouvoir trouver ensemble des solutions de flexibilité pour aider à  avoir des plans de vols aussi importants que ceux que nous avions prévus. »

Patrice Caradec, président de Transat France (Look Voyages, Amplitude) :

« Nous allons très vite ramener des agences de voyages en Tunisie. J’insiste que notre cible, c’est aussi le consommateur final qui est très compliqué à  cerner et on doit faire preuve d’intelligence et il faut faire repartir la destination à  la fin de la semaine. Il faut que toutes les compagnies aériennes soutiennent par des capacités des départs et pas seulement de Paris mais également de la province.
C’est ce qui fera le succès de la Tunisie, avec cette proximité et cette accessibilité et vous pouvez compter sur nous. »



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Turkish Airlines pourrait atterrir à l’aéroport d’Enfidha

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La compagnie aérienne turque sera-t-elle la première à ouvrir une ligne régulière sur l’aéroport d’Enfidha ?

Turkish Airlines serait sur le point d’annoncer le lancement d’un vol régulier Istanbul-Enfidha si l’on en croit une information révélée par le président de la TURSAB, la fédération turque des agences de voyages, lors de son passage le week-end dernier en Tunisie. Elémentaire quand on sait que l’aéroport d’Enfidha est géré par la société turque TAV qui peine à  prendre son envol, se contentant encore d’une part infime du trafic charter sur la Tunisie.

Sur un autre plan et durant la période des événements de janvier 2011 en Tunisie, Turkish Airlines a pris l’initiative audacieuse de rapatrier une cinquantaine de passagers tunisiens bloqués en Turquie le 15 janvier. Trois jours plus tard, la compagnie reprenait son programme de vols réguliers sur l’axe Tunis-Istanbul alors que l’aéroport Tunis-Carthage enregistrait une baisse de trafic de 90%.

Durant la grève du personnel de Tunisair Handling, le transporteur turc a fait appel à  ses propres équipes au sol pour assurer les vols.

Le trafic de Turkish Airlines sur la Tunisie a enregistré une importante croissance passant de 3 vols hebdomadaires à  7 en 2010.

Considéréei comme la 8e compagnie au monde, elle compte aujourd’hui une flotte de 154 appareils desservant 131 destinations internationales et 41 villes intérieures en Turquie. Elle fait partie du réseau aérien mondial Star Alliance.

En 2011, la compagnie a programmé l’ouverture de 11 nouvelles lignes : un vol quotidien sur Guangzhou en Chine depuis le 30 janvier, 4 vols par semaine vers Los Angeles à  partir du 3 mars, puis 4 vols par semaine vers Shiraz à  partir du 14 mars.

Sur le plan communication et après Kevin Costner, Turkish Airlines a désormais pour ambassadeur la légende du Basket-Ball, Kobe Bryant pour une durée de deux ans.



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La CTN et l’OACA décapités

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Mohamed Chérif (photo de gauche), PDG de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA) et Ali Khalifa (photo de droite), PDG de la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) ont été démis de leur fonction. La nouvelle a été annoncée par le ministère du Transport et de l’Equipement le 8 février 2011.



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44 % des Français qui comptaient venir en Tunisie vont se détourner

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C’est un sondage dont les résultats sont pour le moins inquiétant : 44 % des Français interrogés par l’Institut CSA et qui avaient l’intention de partir en Tunisie dans les douze prochains mois vont changer de destination. Ils ne seraient que 9,8 % à  avoir décidé de maintenir leur voyage. Dont 3,3 % « en dépit des troubles actuels », et 6,5 % « dès la fin » des troubles.

45 % annulent leur voyage à  l’étranger

Selon L’Officiel du Voyage, qui a commandé le sondage, ce changement de destination profiterait principalement au Maroc, à  la France, à  la Turquie et à  l’Espagne. Enfin, 45 % des personnes interrogées ont tout simplement choisi d’annuler leur voyage à  l’étranger (ni Tunisie, ni changement de destination). « Cela veut dire qu’ils ne partent plus du tout, […] où qu’ils vont partir mais en France dans leur famille », selon le site de voyages.

Ce sondage a été réalisé les 26 et 27 janvier auprès d’un échantillon de 1.012 personnes représentatives de la population résidant en France métropolitaine, âgée de 18 ans et plus.



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Golf : ça re-swingue à Hammamet

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25 golfeurs français, de la région Provence Côte d’Azur, sont arrivés dimanche 6 février 2011 en Tunisie encadrés par deux joueurs professionnels pour une semaine de stage sur les golfs de la région d’Hammamet. Une grande première depuis la Révolution qui avait contraint toute l’Europe à stopper ses déplacements vers la destination.

Le tour-opérateur spécialisé dans le golf, Parcours Voyages, organisateur de ce séjour, a maintenu ce stage en accord, tout d’abord avec tous les clients inscrits, mais également avec le soutien de l’Office national du tourisme tunisien et du secrétaire d’Etat au Tourisme, Slim Chaker.

Tous les acteurs du tourisme locaux, partenaires fidèles du T.O depuis de nombreuses années, incluant les deux parcours de golf (Yasmine Valley Golf Club et Citrus Golf Club) ainsi que l’hôtel Aziza Hammamet, ont mobilisé leurs équipes pour l’accueil de ce premier groupe.

Interrogé après sa première journée le chef de groupe a fait le commentaire suivant : « 1ère journée super, accueil génial, parcours très bien mais un peu venté, hôtel très bien, chambre repas et thalasso, n’ayez aucune inquiétude, tout va bien le groupe est ravi ! » Mr Patrick C. – Hammamet, 8 février 2010.

L’espoir est désormais de voir ce premier groupe se faire dès son retour le parfait ambassadeur auprès des golfeurs et voyageurs français et européens en démontrant que la Tunisie est maintenant prête à  ré-accueillir ses amis touristes très vite.



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Gaz lacrymogènes, gaz hilarants

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M.A.M (Michèle Alliot-Marie), la ministre française des Affaires Etrangères, se trouve, ces derniers temps, dans de sales draps. Il ne s’agit pas des draps de l’hôtel tunisien dans lequel elle aurait passé les fêtes de réveillon 2010-2011 aux frais de la princesse (pas la Princess Holding, l’autre) mais de ceux des faiblesses complices qu’elle aurait affichées vis-à -vis du régime corrompu de Ben Ali dont elle aurait accepté directement ou indirectement les invitations et les largesses à  la veille de la Révolution du 14 janvier.

Une bonne partie de l’opinion publique et de l’opposition françaises l’a sommée de donner toutes les explications sur les liens privilégiés qu’elle aurait tissés avec le Président déchu Ben Ali et son entourage et la proposition qu’elle lui aurait faite de doter son appareil répressif de toute une cargaison de bombes lacrymogènes anti-émeutes pour l’aider à  mater les manifestants de la Liberté et de la Dignité.

Avec sa voix chevrotante et saccadée à  la Cantaloup qui l’imite si bien, M.A.M a avancé des explications peu convaincantes et tirées par les cheveux qui l’ont enfoncée davantage dans les sables mouvants de l’immoralité politique.

Ses acrobaties verbales et ses bombes lacrymogènes en sont devenues si hilarantes qu’elles nous ont fait pleurer de rires.

Plus que les bombes lacrymogènes qu’elle se proposait d’envoyer à  son ami Ben Ali.

Wahid Ibrahim



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Tunisair amorce une dangereuse sortie de piste

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La décision du gouvernement de transition de réintégrer au sein même de Tunisair toutes les sociétés qui avaient été externalisées a peut-être eu le mérite de faire cesser la grève des agents de Tunisair Handling et permis la reprise de l’activité dans les aéroports tunisiens, elle laisse cependant pantois quant à la rapidité de son exécution. Plus grave encore, celle-ci va complètement à l’encontre de toute logique commerciale et pourrait avoir de très graves conséquences sur l’avenir de Tunisair.

La nouvelle est tombée vendredi dernier : dans un communiqué laconique, l’agence officielle TAP a annoncé qu’un accord avait été conclu la veille au soir entre la direction générale de Tunisair et le syndicat général du transport relevant de l’UGTT prévoyant l’application du statut de Tunisair à tous les agents des filiales du groupe, à savoir Tunisair Handling, Tunisair Technics et Sevenair, puis Tunisie Catering dans une étape ultérieure. Le communiqué ajoute que ces « sociétés deviendront des directions spécialisées au sein de la compagnie mère immédiatement après l’achèvement des procédures légales ».

Pour les non-initiés, cette annonce peut paraître anodine. Et pourtant, elle marque un incroyable retour en arrière du gouvernement de transition qui, d’abord, n’assure pas le principe de la continuité de l’Etat dans les dossiers stratégiques et qui, ensuite, fait preuve d’une légèreté inimaginable dans cette prise de décision. En effet, on se demande comment l’Etat a fléchi aussi vite sous les coups de boutoir du syndicat du transport qui avait réussi à  paralyser les aéroports tunisiens pendant deux jours entraînant certes une pagaille indescriptible dans les départs et les arrivées des vols notamment à  Tunis-Carthage. On se demande aussi pourquoi le gouvernement a cédé à toutes les exigences des grévistes, sans avoir pu obtenir la moindre concession. Doit-on y voir le signe d’un Etat aujourd’hui capable de sacrifier les principes les plus élémentaires de sa souveraineté au nom de la seule paix sociale ?

Retour en arrière

Pour bien comprendre l’affaire, il est nécessaire de revenir à  l’année 2003. A cette époque, Tunisair a pour président-directeur général Rafaâ Dekhil dont la mission première est (officiellement) d’équilibrer les comptes de la compagnie en 2004 après deux exercices successifs calamiteux. Pour cela, il exécute, après plusieurs atermoiements, un plan gouvernemental en trois volets qui consiste, notamment, à externaliser les activités annexes au transport aérien par la création de plusieurs filiales spécialisées. Cette démarche permettait à Tunisair de se concentrer sur son cœur de métier, le transport de passagers.

Malgré quelques voix dissonantes à l’époque, le projet est mené à son terme. Principal argument des gouvernants d’alors: cette procédure est adoptée par les plus grandes compagnies aériennes internationales pour assurer leur survie dans un environnement hautement compétitif. Les experts voient cependant la chose sous un autre œil : la filialisation a aussi pour objectif de cloisonner, dans une structure juridique indépendante, les recettes, les dépenses et les moyens d’exploitation affectés à l’activité lucrative. Cela est nécessaire pour éviter un effet de contagion, car l’existence d’une seule activité lucrative assujettie entraîne l’imposition de l’ensemble des recettes de l’association.

Porte d’entrée pour Trabelsi

Dans le climat politico-économique qui prévalait à  ce moment là, ce fut également une occasion de faire entrer plusieurs acteurs privés du secteur, en l’occurrence les compagnies aériennes Karthago Airlines et Nouvelair (à l’époque indépendantes l’une de l’autre) dans une nouvelle entité dénommée Tunisie Catering dont la vocation est d’offrir des prestations non seulement au pavillon tunisien mais à toute autre compagnie qui en aurait fait la demande. Sont également créées Tunisair Handling, dont la mission est d’assurer toutes sortes de services aéroportuaires (assistance passagers, gestion des bagages et traitement des avions) et Tunisair Technics, qui assure la maintenance technique des appareils pour Tunisair, Tuninter et Karthago et tout autre client extérieur.

Seulement, la démarche déracine plusieurs milliers de travailleurs de leur milieu professionnel initial, entraîne la perte de plusieurs avantages sociaux et crée des inégalités entre les salariés. A intervalles irréguliers, des contestations sont enregistrées, la dernière remontant à  l’été 2010 quand plusieurs vols de Tunisair avaient dû partir sans catering suite à un mouvement de grève des employés de la filiale concernée. Mais le personnel des différentes entités était aussi et surtout remontées contre le clan familial de l’ancien régime, convaincu que la compagnie Karthago Airlines, dirigée par Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali, bénéficiait de privilèges jugés inadmissibles, notamment pour les prestations techniques. Les commissions d’enquête récemment créées ne manqueront certainement pas de jeter toute la lumière sur la question.

Statut de Tunisair pour tous

Aujourd’hui, ce personnel a obtenu gain de cause puisque désormais, le tant convoité statut de Tunisair, avec ses multiples avantages sociaux, s’applique à tous les salariés du groupe. Pourquoi donc le gouvernement, après avoir redonné leurs droits aux salariés et écarté les investisseurs galeux, ne s’est pas arrêté à ce niveau ? Pourquoi a-t-il pris la décision d’aller encore plus loin en intégrant ou réintégrant les différentes filiales au sein de Tunisair, balayant ainsi d’un revers de la main une option stratégique recommandée par un bureau de consulting international (en l’occurrence Lufthansa Consulting) et qui avait coûté les yeux de la tête.

La mission actuelle du gouvernement n’est-elle pas d’assurer la continuité des affaires courantes du pays jusqu’aux prochaines élections ? De quel droit s’est-il donc arrogé le droit de bouleverser l’organisation complète du groupe Tunisair ? Et pourquoi prend-il une décision à  contre-courant de ce qui se pratique dans le monde du transport aérien prenant le gros risque d’envoyer Tunisair vers un déficit abyssal et une position des plus fragiles face à  la concurrence. Ne parlons pas de sa cotation boursière, déjà fragilisée.

Gouvernement de transition

Ce que le gouvernement de transition semble avoir également oublié, c’est que toute décision stratégique doit obtenir l’aval de l’assemblée générale de Tunisair. Or, celle-ci n’a pas été convoquée et les actionnaires privés (qui détiennent 25 % du capital) n’ont pas été informés, encore moins consultés de l’énormité de la décision adoptée unilatéralement, en catimini, au sein même du Premier ministère. C’est tout simplement illégal dans un Etat qui se veut de droit !

Dans l’affaire, il n’a été par ailleurs, à  aucun moment, fait mention de l’ATCT, l’autre filiale chargée du recyclage des pilotes sur simulateur basée à  Gammarth. Pourtant, la participation de Belhassen Trabelsi dans le capital y est suffisamment importante et aurait justifié à elle seule sa réintégration dans Tunisair.

Fondamentalement aujourd’hui, il est surtout à  craindre que les filiales fraîchement réintégrées ne se transforment en boulets pour Tunisair qui a pourtant d’autres priorités commerciales certainement bien plus importantes, à commencer par l’entrée en vigueur attendue de l’Open Sky, probablement même plus tôt que prévu.

Si le gouvernement a fait marche arrière dans le dossier de la filialisation des entreprises de Tunisair, il ne faudrait pas s’étonner de le voir se rétracter sur un autre grand dossier concernant la compagnie, décidé par Ben Ali du haut de son trône en 2009 : son exonération de payer des impôts sur les bénéfices pendant cinq ans. Si ce point venait à être remis en question, les syndicalistes du groupe Tunisair pourront toujours descendre dans la rue défendre cet « acquis du 7 Novembre ».

Hédi HAMDI
(en co-publication avec BusinessNews)



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Opération de relations publiques des hôteliers de Sousse

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Une cérémonie en l’honneur d’environ une centaine de touristes ayant choisi délibérément de rester en Tunisie, a été organisée, samedi 5 février 2011, sur le parcours de golf de Sousse.Slim Chaker, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, assistait à  cette manifestation, tenue à  l’initiative de la Fédération régionale de l’hôtellerie de Sousse et d’El Kantaoui.

Il a annoncé, à  cette occasion, que le couvre-feu sera bientôt levé, et ce, compte tenu de l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays, faisant appel aux hôtes de la Tunisie pour participer à  la promotion de la destination Tunisie.

« Les touristes présents sont, eux mêmes, des ambassadeurs chargés de promouvoir le tourisme tunisien à  l’étranger », a déclaré le secrétaire d’Etat aux médias nationaux.Cette période délicate nécessite la reprise des activités des souks traditionnels, a-t-il ajouté, faisant savoir qu’une délégation des agences de voyages françaises viendra en Tunisie, les 8 et 9 février 2011, en vue d’examiner les moyens de relance de la destination tunisienne pour les touristes français.
La Tunisie reçoit environ 1,3 million de touristes français par an, a-t-il rappelé.M. Chaker s’est félicité de la solidarité manifestée par la délégation de touristes anglais qui a visité, récemment, la Tunisie et son soutien à  la révolution du 14 janvier. Les membres de cette délégation ont annoncé que le ministère britannique des Affaires étrangères a décidé d’annuler les restrictions sur la destination Tunisie.

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat s’est entretenu avec des professionnels du secteur du tourisme (propriétaires d’unités hôtelières, d’agences de voyages) dans la région de Sousse, qui ont appelé à  la levée, le plutôt possible, ducouvre-feu et à  l’amélioration des conditions sécuritaires dans le pays afin de permettre la relance et la reprise du tourisme.Les professionnels du tourisme se sont dits prêts à  doubler les budgets consacrés au marketing et à  la promotion de la destination Tunisie sur les marchés extérieurs, évoquant les difficultés auxquelles fait face le tourisme tunisien durant cette période dont, notamment, la baisse et parfois l’annulation des réservations.

Slim Chaker a précisé, dans sa réponse aux interventions des participants, que le ministère s’est fixé pour mission de sauver la saison touristique et ce à  travers la mobilisation des médias et des agences de communication étrangères pour la promotion de la destination Tunisie. Il s’agit également, a-t-il dit, d’exploiter, à  bon escient, l’écho et l’élan de solidarité qu’a fait naître la révolution tunisienne à  travers le monde. (TAP)



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La Suisse dérape encore et met la Tunisie et l’Egypte dans le même panier !

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Les tour-opérateurs suisses sont scandalisés : la FSAV (Fédération suisse des agences de voyages) a émis le 2 février 2011 un communiqué dans lequel elle a
« déconseillé d’effectuer tout voyage touristique ou autre qui ne présente pas un caractère d’urgence à  destination de l’Egypte et de la Tunisie ». La fédération professionnelle prétend avoir pris la décision « avec la plupart des voyagistes ». En conséquence, les touristes suisses ayant déjà  réservé des vacances aussi bien en Egypte qu’en Tunisie avant le 31 mars 2011 « peuvent réserver une date ultérieure pour leur séjour, annuler leur réservation ou changer de destination sans frais ». Comprendre donc que les Suisses doivent aller bronzer sous d’autres latitudes !

Dans les rangs des professionnels suisses du voyage, ce communiqué a provoqué un véritable tollé. Premier à  monter au créneau, Air Marin, le T.O genevois N°1 sur la Tunisie. Dans une lettre de protestation adressée à  Walter Kunz, directeur de la fédération, Michel Vargues, directeur général-adjoint d’Air Marin, a dénoncé « l’amalgame entre deux pays qui sont totalement distincts tant dans leur contexte que dans leur position géographique et surtout la chronologie des évènements ». Plus grave encore, la FSAV a déclaré que la décision avait été collégiale. Or, il s’avère que cela est totalement faux. « Vous vous permettez de faire référence à  la plupart des voyagistes, or, après vérification, aucun des voyagistes romands réalisant tout de même plus de 50 % du trafic touristique sur ces destinations n’ont été contactés, que ce soit ces derniers jours et même depuis de début de ces crises » a ajouté le responsable chez Air Marin.

En appelant ses membres à  reporter les voyages après le 31 mars 2011, la FSAV prend une décision pour le moins surprenante, d’autant que le Département d’Etat américain, par exemple, qui est certainement mieux informé que la Suisse, a levé les consignes de restriction de voyages sur la Tunisie depuis le 28 janvier (voir notre article)
Sans en démordre, Vargues souligne à  la FSAV « qu’avec ce style de communiqué, vous éloignez un peu plus la relance et la stabilisation de ce pays (…). Si ce communiqué semble convenir aux voyagistes Majors, il met aussi en péril à  moyen terme la survie des voyagistes spécialisés et notamment des voyagistes romands. Enfin vous semblez avoir oublié le rôle d’une fédération, qui se doit avant tout d’aider et de soutenir ses membres quels qu’ils soient » précise encore Air Marin.

Ce communiqué de la FSAV rappelle amèrement une autre bévue des autorités suisses dans le dossier tunisien. Quelques jours seulement après la chute de l’ancien régime, la Suisse publiait une ordonnance instituant des mesures à  l’encontre de certaines personnes du monde des affaires sous prétexte qu’elles étaient liées au clan du président déchu. Or, il s’est avéré que dans cette liste, avaient été mêlés des proches du régime avec des personnes au dessus de tout soupçon, l’une d’entre-elle ayant le seul tort de porter le même nom de famille que la belle famille de Ben Ali !

H.H



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Comment certains T.O tentent le forcing sur la Tunisie

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La prolongation par la majorité des pays européens de la suspension des départs vers la Tunisie ne participe pas à  l’apaisement dans le secteur touristique local.

Pendant que certains voyagistes témoignent de leur soutien à  la destination, d’autres ont, au contraire, saisi l’occasion de demander des « faveurs » supplémentaires aux hôteliers tunisiens. Ces jours-ci, c’est le voyagiste belge Jetair qui a défrayé la chronique. Ses partenaires hôteliers en Tunisie ont eu la surprise de recevoir un courrier émanant du Contracting Manager du T.O demandant « des aides avec des réductions substantielles afin de convaincre les clients de choisir la Tunisie en tant que destination de voyage ».

Concrètement, le courrier envoyé demandait que les hôtels tunisiens acceptent que pour chaque client payant de Jetair, le second ne paye que 1 euro, pour la période comprise entre le 12 février et le 6 avril 2011, ce qui correspond à  une réduction de 50% ! Pour la période du 7 avril au 30 juin, le T.O a demandé « une réduction minimale de 30% sur le prix de la chambre standard ».

« Je vous garantis que, dans le cas de participation limitée de la part des hôtels, les capacités aériennes vont être réduites d’une manière très grande et vont être redirigées vers d’autres destinations » a menacé Erik Verschelden, qui s’est même permis de porter un jugement sur la Tunisie : « Cette action est nécessaire et ne touchera en aucune manière l’image de la Tunisie dans le sens négatif » a-t-il prétendu. Sachant que Jetair appartient au groupe TUI, il était fort à  parier que les autres filiales du groupe, notamment TUI Holland et Nouvelles Frontières, auraient également demandé à  bénéficier des mêmes avantages.

Dans les milieux hôteliers tunisiens, cette demande n’a pas fait l’unanimité. A l’heure où la profession a appelé à  une grande solidarité pour éviter toute forme de bradage qui serait fatale au secteur en cette période de crise, l’exigence du voyagiste belge a été perçue par la majorité de ses partenaires tunisiens comme étant tout simplement révoltante et a donc fait l’objet d’une fin de non recevoir et a été dénoncée sur des groupes sur Facebook.

Conséquence de la volte-face tunisienne, 24h après ce premier courrier, le voyagiste est finalement revenu à  de meilleurs sentiments et a envoyé un nouveau message dans lequel il n’impose plus ses conditions : « Pour ceux qui préfèrent ne pas participer à  notre action, je garde toujours le plus grand respect, mais je vous demande quand-même de voir ce que vous pouvez nous proposer vous-même. Une réduction de n’importe quel autre pourcentage sera acceptée ». Et comme pour se rattraper de sa « bourde » de la veille, il assure ses partenaires que ses « intentions sont très sincères et veut seulement que la Tunisie retrouve le succès d’avant au plus vite ».

Ce retournement de situation témoigne, si besoin est, que la solidarité entre les hôtels tunisiens est aujourd’hui plus que jamais fondamentale afin de ne pas provoquer une chute des prix qui entraîneraient le secteur, le cas échéant, dans une nouvelle spirale de baisse de laquelle elle pourrait avoir beaucoup de mal à  sortir.

Hédi HAMDI



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Après la Révolution : les professionnels du tourisme tunisien s’expriment et revendiquent

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Passée l’euphorie de la Révolution, le tourisme tunisien s’est réveillé face aux réalités du terrain : touristes rapatriés dans leur majorité, report de tous les programmes des T.O et arrêt quasi-complet de toute la filière.

Pour se concerter sur la stratégie à  entreprendre pour la relance du secteur, notre site DestinationTunisie.info a organisé deux tables rondes successives. La première sur le thème de « la situation actuelle du tourisme tunisien » et la seconde sur « les solutions de relance immédiate pour le secteur ». Les deux événements ont enregistré la présence cumulée de près de 150 professionnels : hôteliers, agents de voyages toutes spécialités confondues, représentants de tour-opérateurs, responsables de terrains de golf, de centres de thalassothérapie, de casino, d’experts du secteur, de retraités de l’ONTT, de représentants des fédérations professionnelles (FTH et FTAV) etc.

Ces réunions ont été marquées par la présence de bout en bout du nouveau secrétaire d’Etat au Tourisme, Slim Chaker, qui a écouté attentivement les débats et qui a pris des notes sans discontinuer pendant les 6 heures cumulées de discussions entre les hôtels Regency Gammarth et Concorde Les Berges du Lac.

Compte rendu : Hédi HAMDI

Propositions sur le court-terme :

Mohamed Belajouza, président de la FTH : « La Fédération tunisienne de l’hôtellerie a préconisé un certain nombre de mesures d’urgence pour le soutien du secteur hôtelier et le maintien des emplois. La première demande concerne la levée du couvre-feu. Ensuite, nous lançons un appel pour le rétablissement de l’activité économique et assurer l’approvisionnement régulier des hôtels. Nous avons également besoin de l’intervention du gouverneur de la BCT pour qu’il donne des instructions aux banques pour accorder des facilités de caisse nécessaires aux établissements hôteliers afin d’assurer le paiement des charges salariales et énergétiques. Il faut également intervenir auprès du ministère des Affaires sociales et celui du Tourisme pour des arrangements avec la CNSS et l’administration fiscale. Ceci étant, les cotisations salariales seront versées à  la CNSS. Il nous faut aussi penser à  un soutien aux T.O pour qu’ils maintiennent leurs programmes aériens et sollicitons la mise en place immédiate de l’ouverture du ciel. »

Hamadi Chérif, secrétaire général de la FTAV : « La Fédération tunisienne des agences de voyages a établi plusieurs propositions concrètes pour la relance immédiate du tourisme. Tout d’abord avant la levée du couvre-feu, nous devons inviter un maximum de journalistes et professionnels étrangers, utiliser les médias sociaux pour promouvoir la destination, contacter les ONG, les associations et les communautés maghrébines pour qu’elles soient les premières à  revenir. Nous soulignons le rôle primordial de l’aérien ainsi que la nécessité de prendre les mesures adéquates pour préserver la situation financière des entreprises touristiques et leur permettre de sauvegarder l’emploi.

Après la levée du couvre-feu, nous appelons à  avancer la libéralisation du trafic aérien et à  surseoir à  toute action publicitaire jusqu’à  la reprise touristique. »

Mohamed Guizani, agence UTS : « Mon partenaire allemand REWE Touristik veut recommencer à  travailler sur la Tunisie pour sauver la saison hiver, sauf qu’il est nécessaire de lever le couvre-feu le plus vite possible, pour que le ministère allemand des Affaires étrangères lève les restrictions de voyages sur la Tunisie. La deuxième chose qui a été demandée pour relancer la machine grippée, c’est l’aérien. Ils demandent ce que l’Etat tunisien pourrait faire pour soutenir les tour-opérateurs. Ils ont proposé Air Berlin car elle opère au départ de tous les aéroports allemands. J’ai proposé Tunisair et Nouvelair mais malheureusement, ces compagnies ne volent qu’à  partir de trois ou quatre aéroports allemands. L’idée serait que tous les T.O se regroupent autour d’Air Berlin qui concentre 80% du trafic en hiver et que chaque T.O contribue par un certain nombre de sièges pour sécuriser et garantir les vols. Par ailleurs, les opérateurs allemands sont prêts à  venir chez nous pour discuter avec nous de la relance. Malheureusement, nous manquons de crédibilité sur le marché allemand car nous leur avons menti par le passé. Aujourd’hui, les choses changent et ils verront eux-mêmes ce changement radical.

Habib Ben Slama, directeur central du Produit à  Tunisair : « Je suis un peu étonné car j’ai exactement la proposition contraire. D’abord, Air Berlin s’est désengagée de la destination. Ensuite, le premier client de Tunisair, Thomas Cook, nous a fait savoir officiellement qu’il va jouer le rôle de consolidateur et nous a demandé de reprendre ce qui reste chez les autres, comme TUI et ITS et même d’autres T.O qui ne se sont pas nos clients. Nous lui avons accordé ce leadership pour que les T.O puissent s’engager sur une capacité, sans pénalité, sans risque financier et avec un coefficient de remplissage supérieur ou égal à  40%. C’est une mesure que nous avons prise deux jours après la crise. Tunisair reste sur l’Allemagne pour donner une alternative au charter et au régulier. Notre objectif, c’est d’éviter le stop sale sur la Tunisie. Notre représentant a les instructions nécessaires pour cela.

Deuxième chose, nous volons sur 8 aéroports en Allemagne sans parler des vols à  la demande, sans restriction. S’il y a une demande avec un minimum de remplissage de 40%, nous nous engageons à  l’assurer, bien que la rentabilité dans ce cas de figure est de 80%.

Ce que j’ai dit pour l’Allemagne, c’est valable pour tous les marchés où nous sommes présents. »

Ridha Attia, directeur général Vincci Tunisie : « En tant qu’hôtelier, je recommande de ne pas faire de la publicité conjointe avec les tour-opérateurs et de concentrer les moyens à  subventionner Tunisair pour qu’elle assure le volet aérien. Tous les hôteliers que nous sommes, participons dans les catalogues qui sont faits par les T.O. Nous avons besoin aujourd’hui de travailler beaucoup plus l’institutionnel, l’image de la Tunisie auprès des marchés ».

Samir Bellazrak, directeur général de l’agence Must Travel :
« J’ai entendu dire qu’il fallait ramener des journalistes en Tunisie demain. Cela ne sert rien, la situation n’est pas stable aujourd’hui en Tunisie. Le besoin premier est : comment subvenir à  nos engagements financiers et payer notre personnel, pas dans six mois ou un an, mais à  partir de ce mois-ci. Quelles sont les mesures concrètes que l’Etat peut accorder aussi bien aux agents de voyages qu’aux hôteliers pour nous permettre de vivre ou de survivre ? »

Ridha Taktak, président de la FRH Mahdia-Sfax et promoteur des hôtels Mahdia Beach et Basma (Tozeur) : « Je suis très optimiste car depuis le début de la révolution, on a beaucoup parlé de la Tunisie dans les médias. Maintenant, il va falloir exploiter ces idées pour améliorer notre image marketing en définissant un nouveau message élaboré par des spécialistes en communication.

Maintenant, il faut que les banques nous aident à  traverser cette période pour maintenir les emplois. D’habitude, ce sont les T.O qui nous donnent des avances pour le early-booking. Maintenant, il ne faut pas que les employés aient faim parce qu’ils seraient capables de prendre des équipements de l’intérieur des hôtels pour aller les revendre.

L’open-sky doit être mis en pratique le plus vite possible. L’échéance a été retardée au maximum pour protéger les intérêts de l’ancienne famille régnante. Mais il faut penser comment travailler les transferts entre les aéroports pour ne pas que l’open-sky se retourne contre nous ».

Moez Karoui, directeur général de l’agence Tunisie Evénements : « La sécurité, la levée du couvre-feu et la levée des restrictions émises par les ambassades sont les conditions de la reprise. Les actions proposées jusque-là  sont des actions liées au secteur professionnel. Nous avons un problème de perception auprès du consommateur final.

L’expérience passée a démontré qu’après les grandes crises politiques, les destinations communiquaient pour leur relance sur le brain-wash, c’est-à -dire la mise à  exergue de tout ce qui est positif dans la révolution à  travers les médias. Ensuite, travailler sur des chaînes TV « réconfortantes » comme France 24 ou Euronews où l’institutionnel (qui tient un langage politique) n’intervient pas. Suite à  cela, nous pourrons aller vers le soutien aux T.O. »

Omrane Khelil, directeur du Flamingo Golf Course Monastir : « Le point capital pour ramener la clientèle, c’est la communication B to C parce qu’il faut aller vers le grand public en montrant que la vie est redevenue normale et que les manifestations ne sont que politiques et c’est une chose normale. Je prends un exemple : le congrès américain a applaudi la Tunisie à  travers un standing ovation. C’est un message sur lequel on peut capitaliser notre communication. »

Mehdi Chahed, responsable d’un bureau d’études dans le secteur du tourisme : « Ma première recommandation porte sur la création d’événements dans les principales zones touristiques et ramener des personnalités du sport ou du showbiz. Ma seconde recommandation, c’est de s’investir dans les technologies de l’information et de la communication. Les principaux médias, ce n’est pas la télé, ce n’est pas la presse, je pense que le meilleur rapport coût/efficacité, c’est Internet, c’est Facebook, c’est tout ce qui est Committee Management tant en B to B qu’en B to C pour redonner confiance. C’est en période de crise qu’il faut communiquer et dépenser de l’argent en publicité ».

Houssem Ben Azouz, directeur général de l’agence Siroko Travel : « Il y a un élan de sympathie à  l’égard de la Tunisie sur lequel il va falloir capitaliser. Cependant, je pense aussi que cela ne sert à  rien de proposer un produit si l’opinion publique ne suit pas, si elle n’est pas tranquillisée. La priorité, c’est de travailler sur la psychologie du consommateur. La technique prioritaire, ce sont les relations publiques, les voyages de presse et les événements. Mais il faudrait que les bureaux de l’Office du tourisme tunisien à  l’étranger soient outillés pour faire face à  cette demande de gestion des relations publiques. La solution est de sous-traiter ces actions avec des agences spécialisées et non pas que les représentants essayent de tout faire. Donner de l’argent aux tour-opérateurs qui ne pourront pas agir sur le consommateur serait du gaspillage ».

Karim Kamoun, PDG de l’agence Voyages 2000 : « Il faudrait des actions très concrètes et très précises avec les T.O qui sont les premiers décideurs pour ramener les touristes. Il faut les conforter et les rassurer sur l’exemple de ce qui a été fait dans le passé notamment à  Sharm El Cheïkh. La solution est de maintenir les vols en soutenant de 60 à  90% du remplissage qui doivent être subventionnés. Si l’Etat est prêt, il faut le faire immédiatement ».

Mohamed Belajouza, FTH : « S’il y a une chose à  ne pas faire en ce moment, c’est baisser les prix. La fédération a déjà  pris position et a demandé à  ses adhérents et à  tous les hôtels de ne pas baisser les prix, c’est notre première recommandation. Quant à  amener les hôteliers à  pratiquer tel ou tel prix, il y avait deux solutions : la première, était de fixer un prix plancher. L’administration a rejeté la proposition car nous sommes dans une politique de liberté des prix. La seconde solution consisterait à  établir une charte d’honneur et fixer entre nous des barèmes minima et maxima. »

Propositions sur le moyen et long-termes :

Daniel Penet, directeur général adjoint Mövenpick : « Mener une véritable enquête non complaisante sur les services bagages à  l’arrivée des vols sur l’aéroport de Tunis-Carthage qui fait l’objet d’ouverture de valises et de vols répétés et ce en toute impunité ; faciliter l’importation provisoire (douanes) de matériel au profit des agences MICE ou des sociétés choisissant la Tunisie comme lieu d’organisation de leurs réunions internationales ; favoriser les investissements étrangers tant dans l’industrie que dans le tourisme, idem pour l’achat de biens immobiliers qui créent des liens affectifs et grâce auxquels leurs propriétaires génèrent un flux familial et amical entre leur pays d’origine et la Tunisie. Ouverture du ciel aux compagnies aériennes régulières et low cost, ce qui permettra de desserrer la mainmise des tour-opérateurs sur le tourisme tunisien. Mise en valeur des sites touristiques, pour certains dans un état lamentable ; développement de certains thèmes (par exemple Star Wars, ballons dans les gorges de Midès, nettoyage de la vallée traversée par le Lézard Rouge, etc.). »

Dirk Nouira, directeur général Club Med en Tunisie : « Le client qui va arriver en Tunisie après la Révolution, que va-t-il ressentir ? Quel type d’accueil lui prévoit-on ? Que va-t-il trouver dans les hôtels ? Je crois que tous les hôteliers, nous devons nous mobiliser avec l’aide du gouvernement pour qu’il se dise : quelque chose a changé en Tunisie. Et cela commence par l’accueil à  l’aéroport avec du jasmin et des jeunes qui sourient, des douaniers qui sourient et qui ne fument pas la cigarette, des policiers qui disent bonjour quand ils tamponnent le passeport. Ce sont peut-être des détails mais avec les petites choses, nous allons faire toute la différence.

Par ailleurs, je voudrais demander une aide au gouvernement car nous avons subi des augmentations tarifaires exorbitantes notamment sur le prix de la viande importée et sur les alcools étrangers qui sont excessivement chers et taxés.»

Moez Karoui, Tunisia Evénements : « Mettre en place des actions de marketing direct, de relations publiques et de marketing viral : faire de la Tunisie l’invitée d’honneur de tous les salons et foires touristiques confondues et de tout événement culturel afin qu’il y ait un regain de confiance et une envie de retrouver la Tunisie d’avant. Travailler aussi sur un grand événement international choc avec un concert de la paix par exemple sur l’avenue Bourguiba à  Tunis, lieu de la révolution avec un très grand artiste international. Réaliser des opérations de communication externe auprès de tous les marchés classiques tout en allant conquérir d’autres marchés où nous avons gagné de la notoriété grâce à  cette révolution. Il faudra aussi une campagne de positionnement pour dissocier l’image de la révolution par rapport à  celle d’une Tunisie moderne ».

Karim Ben Mrad, directeur général de l’agence Punic Tours : « Il va falloir penser au tourisme dans les régions de l’intérieur, d’où est partie la révolution : Sidi Bouzid, Gafsa, Kasserine, Béja, etc. Il faudrait que nous, agents de voyages, repensions à  nos passages circuits pour essayer de créer des emplois dans les régions. Ce pays est plein de ressources humaines, de sites archéologiques, de paysages magnifiques que l’on doit montrer pour sortir de nos circuits classiques. »

Sabri Ben Salem, commercial hôtel Barcelo Gammarth : « Après le retour à  la stabilité, il faudra un budget beaucoup plus conséquent pour la promotion de la Tunisie. On devrait faire comme Turkish Airlines qui a fait appel à  Kevin Costner. Et on ne peut pas dire que l’on n’a pas d’argent puisqu’avec tout l’argent qui a été volé, on en a beaucoup maintenant. »

Samir Bellazrak, Must Travel : « Une fois la situation revenue à  la normale, il faudra toucher l’opinion publique internationale à  travers des VIP, des personnalités, des lobby pro-tunisiens. Il nous faut des gens comme Michel Boujenah par exemple, qui a pleuré sur un plateau TV en parlant de la Tunisie ».

Brahim Ouechtati, directeur général de Travel Academy : « La règlementation sur le tourisme religieux doit être révisée en Tunisie ainsi que notre relation avec Montazah Gammarth (ndlr : la SNR, société détenant l’organisation des pèlerinages à  la Mecque). Nous voulons des résultats clairs ».

Bahri Touil, directeur général de l’agence MICE Travel : « L’activité principale de mon agence étant les congrès et séminaires, je considère comme une honte le fait que la Tunisie n’ait pas de palais des congrès. Je réponds à  des cahiers de charges pour que la Tunisie abrite des congrès. D’autres pays à  qui nous n’avons rien à  envier remportent l’organisation de congrès de 3, 4 ou 5000 personnes à  l’échelle internationale juste parce qu’ils disposent de palais des congrès. Il nous faudra donc un palais des congrès à  l’avenir ».



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Ce qui doit être fait aujourd’hui en Tunisie

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Qu’elles étaient belles et pleines de promesses souvent tenues, les années 1970. A l’époque, il fallait organiser un tourisme fougueux et considéré comme la panacée du développement socio-économique. C’était le début d’une grande aventure où tous les acteurs avançaient vers un destin touristique commun et, bien en avance sur leur temps, avaient une approche systémique du tourisme.

Tout était pris en compte : une spatialité réglementée, un investissement maîtrisé, une gestion contrôlée, une formation formatée, une publicité ensoleillée et une « Gazelle ailée » pour transporter des touristes aspirinesques qui repartaient bronzés et surtout « pas idiots ».Oui qu’elle était belle cette époque où nous étions déjà  en état de cécité touristique précoce.

En novembre 1987, le 1er Conseil des ministres cogitait sur le développement du tourisme dans le Sud. La volonté des pouvoirs publics pour inverser le cours de la « dérive littorale » nous remplissait d’espoir. Les textes réglementaires s’empilaient pour que les régions de l’intérieur bénéficient de la manne touristique.

Par la suite, la mise en place d’un cadre institutionnel pour que la durabilité de l’activité ne soit pas un mot vide de sens et la prise en compte de la qualité devaient accompagner la marche touristique que rien ne pouvait stopper.Oui qu’elle était pleine d’espoir cette période où toutes nos « excuses actuelles » ne remplaceront pas notre égarement touristico-hôtelier.

Février 2011. Le constat est vite établi, morosité est le maître mot. Néanmoins et malgré la conjoncture, des lueurs d’espoir pointent à  l’horizon : des crises secouent déjà  nos concurrents et nous pouvons espérer des transferts de flux, notre « Gazelle ailée » va de nouveau s’essouffler pour consolider le secteur, les tour-opérateurs étrangers ont une dépendance économique vis-à -vis de la Tunisie. Ouf ! Le salut viendra encore une fois de l’extérieur et les hôteliers pourront demander « quelques petits arrangements financiers pour sauver des emplois ». Les professionnels sont de nouveau optimistes quant à  l’avenir du tourisme tunisien.

Oui, qu’il est propice aux rêves ce moment de liberté durement acquis où notre aveuglement hôtelier . . .risque d’être fatal au tourisme.

Aujourd’hui, prenons notre tourisme à  bras le corps pour :
• Protéger le secteur par une politique de communication tous azimuts et la mobilisation des lobbies et groupes d’intérêts communs ;
• Assainir le secteur par la transparence de toutes les commissions touristiques et la mise à  niveau de toutes les organisations touristiques.

Aujourd’hui, mettons rapidement en place :
• Une stratégie de contractualisation des opérateurs du tourisme avec les régions défavorisées ;
• Une politique de régionalisation touristique.

 Aujourd’hui, lançons des idées pour :
• Définir le rôle l’à‰tat vis à  vis du secteur ;
• Faire émerger un débat sur le secteur.

 Aujourd’hui, investissons dans la gestion du tourisme.

J. Mehdi Chapoutot 

Expert Tourisme



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Paradoxe en Egypte : les Français et les Allemands s’en vont, les Britanniques restent

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Marchant sur les traces de la Tunisie, le pays des Pharaons a entamé sa propre révolution. Aux mêmes causes les mêmes effets, l’Egypte se vide de ses touristes à  cause du soulèvement de son peuple contre le régime en place. Les tour-opérateurs occidentaux ont donc été nombreux à  rapatrier leurs clients mais certains continuent de vendre la destination.

France

L’association des tour-opérateurs français (CETO) a demandé à  ses membres de suspendre tous les départs jusqu’au 7 février 2011 dans le meilleur des cas. « Les clients pourraient demander un report sans frais de leur voyage, soit à  une date ultérieure soit vers une autre destination en payant la différence si besoin est ». Le CETO a précisé que ses membres n’avaient quasiment plus de clients en Egypte en dehors des stations balnéaires de la Mer Rouge, où le calme règne toujours contrairement aux grandes villes telles que Le Caire, Alexandrie ou Suez. Même calme apparent pour les touristes en croisière sur le Nil.Selon Air Journal, le Club Méditerranée, Look Voyages ou Fram organisent des vols depuis Taba et Hurghada. Marmara de son côté a déclaré que ses clients qui avaient réservé un départ d’ici dimanche pourraient reporter leurs vacances sans frais jusqu’à  fin octobre, vers l’Egypte ou en payant la différence vers une autre destination.

Angleterre

En Grande-Bretagne, le comportement des T.O est à  l’exact opposé, le Foreign office ayant seulement déconseillé tout déplacement dans des villes comme Le Caire, Alexandrie et Suez, sans toutefois demander aux ressortissants britanniques de quitter le pays selon l’AFP.Tui Travel et Thomas Cook multiplient les promotions pour des séjours balnéaires. Thomas Cook proposait pour 295 livres (environ 340€) par personne, un séjour d’une semaine, vol compris, dans un 4 étoiles au bord de la Mer Rouge d’après des chiffes de l’Echo Touristique. Pour 89 livres l’aller (104 €), son concurrent Tui Travel proposait plusieurs vols aujourd’hui à  destination de Charm el-Cheikh, au départ de Manchester, Norwich ou Londres-Gatwick. Une quinzaine de vols est planifiée d’ici la fin de semaine.

 Allemagne

Tous les départs vers l’Egypte sont annulés y compris sur la Mer Rouge non concernée par les troubles. Tui Deuschland et Thomas Cook AG par exemple ont par conséquent suspendu tous leurs vols jusqu’au 14 février au moins. Les clients de ces T.O pourront reporter leur voyage vers une autre destination sans frais avant la fin février. 1,2 million d’Allemands visitent l’Egypte en moyenne.



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Tunisair sous la pression de certaines de ses filiales

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Ahmed Smaoui s’exprime sur la relance après la révolution

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Expert en tourisme et doyen du secteur en Tunisie, Ahmed Smaoui fait sans aucun doute partie de cette génération qui jouit d’une très longue expérience dans le domaine du tourisme et du transport aérien. La crise que traverse actuellement le pays n’est certainement pas une première pour lui mais elle est différente en tous points des précédentes. Il formule donc son point de vue sur les mesures à  mettre en place pour la relance du secteur dans l’immédiat.

« Je souhaite de tout mon cœur que la sécurité revienne au plus vite et que nous puissions avoir le calme dans le pays pour pouvoir réfléchir à  une stratégie de relance du secteur touristique. Mais le préalable à  cette stratégie, c’est que tout redevienne normal.

Grâce à  la révolution, la Tunisie a eu la plus grande couverture médiatique de son histoire. Jamais nous n’avons eu autant de télévisions et de unes de journaux et cela avec une image extrêmement positive : une image de la révolution de la jeunesse, une révolution pacifique et civilisée. De plus, aucun hôtel ni aucun touriste n’a été touché, ce qui est extrêmement positif.

Nouvel adjectif qualificatif

Cette révolution a suscité une nouvelle image à  notre pays qui s’enrichit aujourd’hui d’un nouveau qualificatif qui est fondamental, qui a été un frein ces dernières années à  notre développement : c’est l’adjectif démocratique, qui est une valeur universelle qui suscite beaucoup d’intérêt chez nos clients. La Tunisie rejoint ainsi le rang des pays développés du point de vue mental et politique.

Dans notre stratégie de relance du secteur touristique, je crois que l’on doit redonner l’envie de connaître la nouvelle Tunisie avec sa nouvelle donne démocratique. Ce n’est plus seulement pour nos belles plages que les gens vont continuer de venir (elles sont d’ailleurs éternelles) mais c’est aussi pour rencontrer des Tunisiens libres, sur une terre de liberté.

Comment faire pour capitaliser ces éléments ? Je crois que le plus important, c’est de susciter la demande et l’envie de visiter la Tunisie nouvelle. Donc, toutes les actions grand-public sont les bienvenues.

Faire appel à  la TV

Je considère que la campagne de relance est l’acte fondateur du nouveau tourisme tunisien à  partir duquel on doit partir pour bâtir une nouvelle image et provoquer une nouvelle demande. Celle-ci ne peut toutefois pas être suscitée par les tour-opérateurs, mais par un média grand-public qui est la télévision. De toutes les destinations de la Méditerranée, nous sommes absents des télévisions grand-public (je ne parle pas des chaînes spécialisées). Son financement est cher et nous devrons trouver des financements car il ne s’agit pas de dire ce qu’il faut faire, il faut savoir si nous avons les moyens de le faire.

Je crois que tout soutien au réseau commercial doit être à  la mesure des performances, c’est-à -dire des résultats escomptés. Il est important que les compagnies aériennes reprennent confiance et que les vols reprennent. Tout argent investi devra être justifié.

La stratégie de relance passe par une meilleure programmation de l’aérien qu’i l faut peut-être soutenir.

Je trouve que ce qu’a fait Tunisair est déjà  très important mais il ne faut pas limiter le soutien à  la seule compagnie nationale mais l’étendre à  tous les opérateurs aériens étrangers qui veulent programmer la Tunisie, mais je privilégie le soutien uniquement à  l’aérien.

Relations publiques

Ensuite, il faudra attirer des VIP, provoquer des témoignages, faire parler la Tunisie par des gens crédibles. Ce ne sont pas les messages publicitaires qui sont crédibles, ce n’est pas nous qui sommes crédibles sur le marché, mais il y a des leaders d’opinion qui le sont. Il faut les repérer sur tous nos marchés et je suis sûr que dans le nouveau contexte politique, ils sont encore plus enthousiastes pour parler de la Tunisie, mais c’est à  nous d’aller les chercher.

Donc pas trop de publicité directe, pas trop de saupoudrage sur tous les marchés, pas trop d’effritements de l’offre mais quelques actions fortes qui sont autant de signaux forts pour tous les marchés. »



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Sousse : hôteliers et touristes dans la rue

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C’est probablement une première dans les annales du tourisme en Tunisie. A l’initiative des hôteliers de la ville de Sousse, une grande marche a eu lieu hier en plein centre ville pour soutenir le tourisme et pour appeler à  la reprise immédiate du secteur. Mais le message était aussi destiné avant tout aux tour-opérateurs pour les appeler à  lever les restrictions de voyage sur la Tunisie.

Patrons d’hôtels, personnel hôtelier et touristes, avec la bénédiction de l’UTICA Sousse, ont ainsi brandi – dans une ambiance bon enfant- banderoles et drapeaux avec plusieurs messages : oui au retour immédiat au travail, besoin de stabilité pour la reprise, soutien à  la révolution du peuple sur fond de « Tunisie Amie » (Friendly Tunisia).

La présence dans cette manifestation pacifique des clients actuellement en séjour dans les hôtels de Sousse constituait sans aucun doute également la meilleure preuve du retour à  la stabilité dans les rues et de l’absence de risques quelconques.

Voir toutes les photos de la marche



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Le département d’Etat américain lève les restrictions sur la Tunisie

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Dans un communiqué rendu public le 28 janvier 2011, le département d’Etat américain a annoncé avoir levé les consignes de restrictions de voyages pour les citoyens américains vers la Tunisie. Point très important : il est précisé que les manifestations n’ont pas été orientées vers les occidentaux. Cependant, le gouvernement américain maintient l’appel à  la vigilance extrême et appelle ses concitoyens à  ne pas se mêler aux mouvements de foule vu « la poursuite de l’agitation politique et sociale dans le pays ».
Le message est également destiné aux américains résidents en Tunisie à  qui il est toujours conseillé d’éviter tout déplacement inutile.
Malgré le caractère encore alarmiste du communiqué, il constitue cependant un pas en avant vers la baisse de la tension, notamment par rapport au communiqué précédent daté du 16 janvier 2011.
Le tourisme tunisien attend maintenant que les Etats-Unis soient suivis par les autre pays européens.

Lire le communiqué en anglais



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Connaissez-vous les hôtels européens les plus sales ?

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TripAdvisor vient de publier le Top 10 des hôtels les plus sales sur le continent européen. Cette liste a été établie sur la base des opinions émises par les clients sur le portail devenu la référence en matière d’évaluation des hôtels dans le monde avec ses 35 millions de critiques déjà  recensées. Le site précise que c’est une liste à  ne pas lire si on est à  table et révèle que les hôtels à  Londres et à  Amsterdam sont parmi les plus mal tenus.

Selon TripAdvisor, le pire des hôtels en matière de saleté se situe en Turquie. Il s’agit du Club Aqua à  Gumbet dont « la piscine est polluée par les égouts à  chaque fois qu’il pleut ». 91% des clients ne recommandent pas l’hôtel.

En deuxième position, se trouve également un établissement turc, l’Altin Orfe à  Icmeler. « La climatisation y coule dans le lit » ! Classé 3e, le Cromwell Crown à  Londres. « Quand vous marchez sur le tapis, la poussière en jaillit ». Un autre hôtel londonien est à  la 4e place : le Corbigoe à  cause « des tâches dégoûtantes sur ses murs ». La capitale londonienne est donc très mal lotie avec encore un hôtel classé 5e, le Park Hotel « avec des cafards qui rampent autour du lit le matin ».

A la 6e place, l’hôtel de Lantaerne à  Amsterdam, « un endroit qui ne peut correspondre aux humains ». Amsterdam également citée à  la 7e place avec le Y Boulevard, un hôtel avec des chambres si petites « qu’on préférerait dormir dans une cabine téléphonique ». 8e : le Blair Victoria & Tudor Inn Hotel encore à  Londres dont « les chambres ont une odeur fétide identique à  celle des chiens mouillés ». 9e : le Manofa Hotel à  Amsterdam « avec des souris en liberté dans les chambres ». 10e : le Globe à  Amsterdam.



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Sousse : hôteliers et touristes dans la rue

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C’est probablement une première dans les annales du tourisme en Tunisie. A l’initiative des hôteliers de la ville de Sousse, une grande marche a eu lieu hier en plein centre ville pour soutenir le tourisme et pour appeler à la reprise immédiate du secteur. Mais le message était aussi destiné avant tout aux tour-opérateurs pour les appeler à lever les restrictions de voyage sur la Tunisie.

Patrons d’hôtels, personnel hôtelier et touristes, avec la bénédiction de l’UTICA Sousse, ont ainsi brandi – dans une ambiance bon enfant- banderoles et drapeaux avec plusieurs messages : oui au retour immédiat au travail, besoin de stabilité pour la reprise, soutien à la révolution du peuple sur fond de « Tunisie Amie » (Friendly Tunisia).

La présence dans cette manifestation pacifique des clients actuellement en séjour dans les hôtels de Sousse constituait sans aucun doute également la meilleure preuve du retour à la stabilité dans les rues et de l’absence de risques quelconques.

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Badreddine Rouissi répond à  DestinationTunisie.info en évitant le sujet principal

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Nous avons reçu de Badreddine Rouissi, cité dans l’un de nos articles, le droit de réponse que nous publions ci-dessous dans son intégralité. Nous précisons que le passage consacré à  M. Rouissi dans notre article comptait 128 mots. Pour sa défense, le concerné nous a envoyé un texte de 1080 mots (!), mais que nous avons tout de même accepté de publier dans son intégralité partant du principe de la transparence journalistique.

Cependant, nous attirons l’attention de nos lecteurs ainsi que celle du concerné que l’objet de notre article était que M. Rouissi avait outre-passé la durée réglementaire de sa mission à  l’étranger grâce au soutien de BelhassenTrabelsi. A aucun moment, nous avons remis en question ses compétences professionnelles et ses diplômes. Quoi qu’à  la suite de cet article, nous avons reçu d’autres informations relatives à  certaines activités parallèles qu’aurait pu avoir cette personne en Hongrie, mais que nous avons décidé de ne pas publier en l’absence de preuves tangibles et considérant qu’elles ne correspondent pas à  la ligne éditoriale de notre site.

« En vertu de mon droit de réponse, je vous prie de faire paraître dans votre journal ce qui suit: Suite à  la parution de cet article et aussi à  ce qui a été écrit à  mon encontre, je voudrais seulement user du droit de réponse pour bien clarifier quelques fausses informations qui peuvent induire en erreur vos lecteurs et ainsi inculper gratuitement autrui. Dans ces temps d’euphorie, et cà  je le comprends parfaitement, la rue en Tunisie ne peut pas faire une distinction réelle des faits ( vrai ou faux) et ne peut que mettre tous les gens dans le même panier . Sauf que vu le niveau d’instruction dont on dispose, nous tunisiens, et aussi le civisme avec lequel on a mené cette révolution, il serait inacceptable d’inculper gratuitement autrui et ainsi faire atteinte à  leur honneur.

Pour ce qui est de mon recrutement a l’ONTT, c’est suite à  une annonce de recrutement parue dans le journal La Presse du 9 février 1996 mentionnant ce qui suit:
Oragnisme Public désire recruter pour poste à  l’étranger cadres niveau universitaire maitrisant parfaitement le polonais ou le hongrois . à écrire avec CV au BNEC 86 av Hedi Chaker-1002 Tunis
J’ai passé ce concours avec réussite et j’ai été recruté à l’ONTT le 1er septembre 1996. Depuis ma nomination à  la représentation de l’ONTT de Budapest (avril 1997) , je n’ai fait qu’accomplir mon travail (la promotion de notre destination, la Tunisie) avec beaucoup de dévouement et ce bien entendu dans le seul but de réaliser de meilleurs résultat sur les marchés qui m’ont étaient affectés.
En 1997, le nombre des touristes hongrois qui ont visité la Tunisie était de 16 900 pax avec une baisse de -12% par rapport à  1996 et avec un taux de nuitées de 6,2/pax. La Tunisie occupait la 8ème place dans le tableau des destinations visitées par les touristes hongrois.
En 2000, on a enregistré une augmentation positive de l’ordre de +43,7%, soit une réalisation de 33 450 entrées avec un taux de nuitée de 6,8%/pax.
En 2008 et malgré l’absence d’une ligne aérienne régulière entre la Tunisie et la Hongrie (fermeture de Tunisair Budapest en 2006), on a doublé d’effort et on a réalisé encore une augmentation qui a engendré 55 080 entrées avec un taux de nuitées de 6,9%/pax. Cette année là , la destination Tunisie est passé à  la 4ème place dans le tableau des destinations visitées par les touristes hongrois.

L’année 2009, et avec le début de la crise financière ( connue par tout le monde), qui n’a épargné aucun pays et, de ce fait aucune destination touristique, n’était pas fameuse pour la Tunisie . Cette année là , il y a eu régression des entrées de part de tous le marchés émetteurs du touristes pour la Tunisie.
En 2010 et malgré l’atmosphère de crise qui règne encore de par le monde et aussi la fébrilité du système financier qui a provoqué un effet domino dans tous les secteurs y compris le tourisme, nous avons quand même réalisé une augmentation de l’ordre de +0,7% .
Pour ce qui est des autres marchés et pour que cà  ne soit pas ennuyant comme réponse, je ne peux vous dire qu’il n y a eu que des résultats positifs avec des taux de progression atteignant parfois les 100%.

Je pense que ce qui précède permettra aux lecteurs de faire la part des choses, car il est déplorable qu’on fasse l’amalgame entre personnes recrutées pour des postes fictifs et des cadres qui, comme moi, ont toujours accompli leur travail en bonne et due forme, dans les bons et les mauvais moments qu’a connu notre secteur, le tourisme. J’ai toujours était patriote, j’ai travaillé pour mon pays et pour le tourisme tunisien en mon âme et conscience et avec la compétence et la connaissance du terrain que personne ne peut contester.
En effet, je suis l’un des rares gestionnaires diplômé en 3ème cycle des Universités hongroises et avoir le profil adéquat pour promouvoir l’image de mon pays et du tourisme tunisien dans ma zone. D’ailleurs, les résultats sont là  pour prouver la mesure de l’effort que j’ai fourni.

Par ailleurs la fermeture de la représentation de l’ONTT à  Budapest va priver la Tunisie des marchés prometteurs tel que la Hongrie, la Roumanie, et la Serbie (44 millions d’habitants) et démontre que les mesures prisent à  la hâte et injustes ne font que profiter aux destinations concurrentes. Oui, ce n’est pas opportun de fermer cette représentation, car c’est maintenant qu’on a besoin davantage de communication, d’effort promotionnel, d’effort de soutien à  nos partenaires pour relancer notre destination la Tunisie.
Merci

Pour ceux qui ne sont pas encore ennuyés par la lecture de cette réponse, ci-après mon CV.

Badreddine Rouissi né le 03-04-1963 à  Tunis.
Etudes :
1969-1975 école primaire Sadiki (Tunis) (majeur de promotion au concours de la 6éme)
1975-1978 Collège Sadiki (orientation math-technique)
1978-1983 Lycée Technique de Tunis (Baccalauréat Math-technique) (mention bien)
1983-1989 Université Technique et Economique de Budapest (Hongrie)
1986-1989 Ecole Supérieur du Commerce de Budapest (Hongrie)
2008-2009 Université Lyon3 (délocalisée à  Budapest)

Diplômes :
-Ingénieur Principal en Mécanique Ferroviaire (Juin 1989) (majeur de promotion)
-Brevet en commerce international et Marketing (juin 1989)
-MBA dans la gestion des entreprises (Université Lyon 3) en 2009
Distinction :
Prix présidentiel le 10 juin 1989 (élu meilleur étudiant tunisien à l’étranger)
NB : Je suis le premier Ingénieur Principal en Mécanique Ferroviaire en Tunisie
Itinéraire professionnel :
-1989 : intégration à¡ la Société du Métro Léger de Tunis (SMLT)
-1990-1993 : Chef du bureau des à Etudes Techniques (SMLT)
-1993-1996 : Chef du Service du Dépôt TGM (Tunis-Goulette-Marsa)
-Mars 1997, Représentant de l’ONTT à  Budapest (Hongrie)
-Janvier 2000, Représentant de l’ONTT pour la Hongrie, la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie et la Bosnie (avec siège à  Budapest).
Cycles de formation et séminaires :
-Participation à plusieurs séminaires de formations de part le monde dans le domaine technique, commercial et marketing dont notamment :
1-septembre –novembre 1993 (90 jours en Belgique) IFIT (Institut de Formation International en Transport) 2-Mars 1994 (1 mois) formation en contrôle de qualité à  l’usine SIEMENS à Erlangen (Allemagne) 3-Janvier 1995 (2 semaines) Québec (Canada) Chez Bombardier, formation dans GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur) Langues parlées et écrite : Arabe, Français, Anglais et Hongrois -Situation familiale : Marié et père de 03 enfants.

Note de la rédaction : la publication d’un CV aussi détaillé permettra -nous l’espérons-, à  M. Rouissi de susciter l’intérêt des recruteurs ou des chasseurs de têtes.



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Ah si le ridicule pouvait tuer

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Il était une fois, un ambassadeur tunisien en Espagne qui était plus fier de son lieu de naissance que de ses exploits diplomatiques. Il voulait montrer à  son Président Ben Ali, à  son ministre des Affaires étrangères et au Secrétaire général du RCD qu’il pouvait célébrer d’une manière spectaculaire l’anniversaire du 7 Novembre dans son pays d’affectation.

Il pensait avoir trouvé une idée géniale : Avec la complicité du représentant de l’ONTT à  Madrid, qui était aussi disponible que docile, il avait repéré une chaîne d’épicerie de quartiers très ordinaire qui portait l’enseigne Seven Eleven (Sept onze ou Sept Novembre en anglais). L’ambassadeur « bien né » et son complice du tourisme y ont vu une opportunité extraordinaire pour se faire remarquer par leurs services respectifs à  Tunis. Ils ont choisi une boutique de cette chaîne Seven Eleven pour y organiser une opération de décoration de vitrine avec le chiffre Sept et la couleur mauve comme éléments créatifs dominants.

Les rares clients qui venaient y faire des emplettes en sortaient avec un petit cadeau. Cette opération, qui était présentée aux services centraux comme étant un grand événement promotionnel, n’avait duré que le temps du tournage d’un reportage vidéo qui avait été envoyé à  la Présidence, au Parti et à  la Télévision tunisienne.

Cette « initiative », jugée géniale par les services centraux à  Tunis, semble avoir porté ses fruits puisque les intéressés ont pu garder leurs postes à  l’étranger pendant de très longues années.

Inutile d’ajouter que les rares clients espagnols touchés par cette piètre opération promotionnelle n’ont pas manqué d’en relever le caractère naïf et ridicule.

Dans une prochaine humeur, je vous dirai comment certains de nos ambassadeurs n’hésitaient pas, avec l’accord des ministres du Tourisme, à  détourner les budgets de promotion touristique vers des dépenses de prestige purement personnelles ou d’opérations de lobbying inefficaces et stériles.

W.I



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Mehdi Houas : l’entrepreneur né

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Il a été nommé le 27 janvier 2011 ministre du Commerce et du Tourisme en lieu et place de Mohamed Jegham qui avait occupé le poste exactement dix jours dans le nouveau gouvernement tunisien de transition.

Autant le départ de M. Jegham a été surprenant pour les professionnels du tourisme (qui avaient tout de même admis sa nomination malgré son appartenance politique et familiale à  l’ancien régime), autant l’arrivée de M. Houas semble avoir redonné du baume au cœur du secteur avide d’un souffle nouveau.

Né à  Marseille en 1959 de parents tunisiens originaires de Kerkennah, il fait partie de la deuxième génération d’immigrés qui ont parfaitement réussi leur intégration dans leur pays d’accueil et faisant honneur à  leur pays d’origine.

Selon les informations que nous avons pu obtenir au lendemain de sa nomination, Mehdi Houas est ingénieur Telecom de formation diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris (promotion 1983). Il est également titulaire d’une maîtrise de Mathématiques appliquées et d’une maîtrise de Mécanique des fluides.

De 1983 à  1989, il est successivement ingénieur recherche et développement puis ingénieur commercial au sein de grandes entreprises mondiales.

En 1989, il crée et dirige Telease, société de consulting en informatique et en télécommunication qu’il adosse à  Valoris, en 1993. De 1994 à  2001, son action fera passer ce groupe de 150 salariés à  1200 salariés, en en faisant un leader européen.

Il est un des fondateurs de Talan, qui compte en 2010, 450 salariés. Il est nommé en 2002 à  la tête de ce groupe spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication, de 32 nationalités différentes, dont il développe les activités en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et en Tunisie.

M. Houas a également créé et présidé un fonds d’investissement spécialisé dans le financement à  la création d’entreprises innovantes.

Il s’engage très tôt dans le milieu associatif afin de lutter contre les discriminations et le chômage des jeunes. Il est élu à  des postes de responsabilités au sein de plusieurs associations parmi lesquelles le club du XXIe siècle.

Il est marié et père de deux enfants.



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Le grand déballage de Gérard Pélisson à propos de la Tunisie

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Le co-fondateur du groupe Accor prend part au grand déballage qui se déroule actuellement en Tunisie.

Gérard Pélisson vient de révéler qu’à  une certaine époque dans le pays, « la situation était devenue intenable ». Dans une interview accordée au site français Lavoixeco publiée le 27 janvier 2011, il raconte les problèmes rencontrés par son groupe ces dernières années.

Il déclare avoir « été obligé par exemple de racheter 7 millions d’euros un hôtel pourri qui ne valait strictement rien, pour permettre à  une banque de placer cet argent à  son actif ». S’agit-il de l’hôtel Sahara Palace à  Nefta ? Le site ne le précise pas, sauf qu’on se rappelle que le groupe français avait annoncé à  une certaine époque son désir de l’acquérir pour en faire un Sofitel, mais que la transaction n’avait finalement pas été concrétisée. Entre les faits réels et ce qu’a déclaré Pélisson, il semblerait donc qu’il y ait une grande différence.

« Nous devions travailler avec les grandes banques tunisiennes, très inféodées au système, au pouvoir en place. Clairement, les intérêts d’Accor passaient après celui de nos partenaires, contrairement au Maroc, un pays qui n’est pas sous influence » a encore déclaré le co-fondateur d’Accor à  Lavoixeco. Comme chacun le sait, Accor est partenaire de la BIAT avec des participations croisées dans deux sociétés et l’affiche fièrement.

Dans cette même interview, Gérard Pélisson ne remet pas en cause le projet de son groupe d’ouvrir deux hôtels : « En juin, nous devrions gérer un Ibis et un Novotel pour le tourisme d’affaires dans l’avenue Mohammed-V, leurs Champs-à‰lysées à  Tunis » (sic !).

Si l’on peut se réjouir de cette annonce qui signe la confiance du groupe envers le marché tunisien, on ne peut cependant éviter de se souvenir qu’il y a tout juste un mois, Pélisson avait été reçu en grandes pompes par le ministre du Tourisme du pouvoir déchu, Slim Tlatli. Ensemble, ils avaient affiché une grande complicité et avaient bâti conjointement des « châteaux en Espagne » pour l’avenir.

Reste donc maintenant au groupe Accor de faire également sa révolution en Tunisie à travers des actions et des investissements concrets afin qu’il ne soit pas accusé d’avoir lui aussi retourné sa veste. Et que Gérard Pélisson, dans un signe fort à  l’égard de la révolution tunisienne, rende la médaille que lui avait remise l’ancien Président Ben Ali il y a quelques années.

Cette médaille, aujourd’hui en toc, rejoindrait le musée des horreurs que les Tunisiens vont certainement créer afin de dire aux générations futures : « plus jamais ça ! ».

H.H



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Le plaidoyer d’Air Marin sur le marché suisse

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Air Marin, le tour-opérateur tunisien opérant au départ de la Suisse, a déjà  pris les devants pour rassurer ses clients et partenaires. Tahar Kadhraoui, patron du voyagiste, a diffusé un communiqué à  vaste échelle, afin de rassurer et expliquer avec précision ce qui s’est passé en Tunisie. Ce communiqué comprend également un message très fort :

« Le 14 janvier 2011, après plusieurs semaines de manifestations, malheureusement réprimées dans le sang, après plusieurs années d’oppression totalitaire, le Peuple tunisien a dignement gagné la liberté dont il avait été si longtemps privé.Nous nous en réjouissons, nous tenons à  les en féliciter et à  continuer de les soutenir dans ce long chemin qu’est la démocratie.

Vous n’êtes pas sans savoir les liens indéfectibles qui unissent Air Marin Suisse à  la Tunisie. Vous n’êtes pas non plus sans savoir que l’industrie touristique est, en Tunisie, un élément essentiel, si ce n’est vital de la vie économique. (Elle représente 6,5% du PIB et emploie plus de 350.000 personnes).

Sans rentrées touristiques, le pays a de fortes chances de rencontrer le chaos. Vous avez pu constater et cela a été unanimement reconnu que jamais aucun touriste étranger n’a été inquiété de quelque façon que ce soit durant ces moments troublés.Preuve que les Tunisiens sont avant tout respectueux et accueillants et que la notion de « Tunisie Pays Ami » a confirmé toute la valeur de sa signification.

Depuis ces derniers jours, la situation sociale est en voie de stabilisation. Le calme règne à  nouveau. Aussi vous invitons à  retourner dès que possible en Tunisie, pour passer d’agréables et délicieuses vacances, forme de soutien et de participation à  cette liberté tant méritée.

Sachez que nous mettrons tout en oeuvre pour que votre séjour soit des plus réussis.

Au nom de l’ensemble du personnel d’Air Marin Suisse, d’Air Plus Tunisie (Tunis, Hammamet, Sousse), de Protravel Tunisie (Djerba, Zarzis), du Village Club El Fell (Hammamet), au nom de tous nos partenaires nous vous remercions pour la confiance que vous nous portez ».



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Ce que le tourisme tunisien a gagné après le «syndrome du 7 Novembre»

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Après avoir réussi à  se défaire de son «syndrome du 7 Novembre», la Tunisie affiche un nouveau visage. La destination a aujourd’hui gagné en notoriété et son capital sympathie a nettement progressé aux yeux du monde et particulièrement aux yeux de l’occident, son principal pourvoyeur de touristes. En témoignent d’ailleurs les nombreux messages de sympathie reçus de partout par les professionnels du tourisme tunisien émanant du monde entier.

Le message certainement le plus symbolique est celui envoyé par Jean-Marc Siano, Président du directoire de Nouvelles Frontières (groupe TUI), l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes français vers la Tunisie et qui mérite que l’on en reprenne les principaux passages : « Il ne se passe pas une journée sans que les femmes et les hommes du groupe Nouvelles Frontières n’évoquent la situation dans votre pays avec beaucoup d’admiration et d’optimisme. En leur nom et en mon nom personnel, je vous exprime toute notre sympathie pour cet immense espoir démocratique et notre entière solidarité au peuple tunisien (…). Pour ce qui est de l’action touristique, je tiens à  ce que vous sachiez que le groupe Nouvelles Frontières s’engage à  soutenir l’économie touristique de la Tunisie en préparant déjà  la réouverture de la destination (…) et dynamiser la commercialisation des vacances tunisiennes auprès du public (…) ».

Autre témoignage très significatif et plein d’espoir, celui de Marie-France O’Leary, en séjour en Tunisie depuis le 24 janvier 2011 : « Ecrivain, journaliste-pigiste (Canada et France), je suis venue à  Djerba pour me reposer et suivre une cure en thalasso au centre Athénée de l’hôtel Radisson Blu. J’ai suivi de très près le mouvement de la Révolution de « jasmin » en Tunisie qui suscite en chacun un espoir de renouveau et de mieux-vivre. Si j’avais écouté mon environnement, je ne prenais pas l’avion, mais aventurière et curieuse de l’humain, je ne me fie pas aux médias qui vendent surtout du drame comme si seul le drame pouvait ébranler la conscience des gens.

Il est évident que la diffusion continue sur les ondes télévisées de certaines scènes violentes a provoqué peur et panique chez une population qui cherche le repos en venant en Tunisie. Mais si nous songeons que tout mouvement humain se transforme ne peut-on pas réfléchir sur les conséquences de l’arrêt même ponctuel du tourisme dans une période de l’année certes moins fréquentée mais tout de même habituée à  accueillir des gens de partout.

Or à  Djerba, règnent calme et sérénité et un désir de retrouver le tout un chacun qui anime l’île en cette saison et qui permet à  l’économie locale de se maintenir. Ne serait-il pas essentiel de s’informer de la situation présente dans l’île de Djerba et de permettre aux voyageurs-touristes de revenir dans ce lieu où les Tunisiens les aiment et les espèrent.

Passer des vacances instructives puisque participant de la transformation d’un pays et non pas privilégier la peur mais le bon sens d’un cadre balnéaire qui nous émerveille par sa douceur, sa beauté et l’extrême amabilité de sa population. »

On ne pourrait également passer outre ce message teinté de poésie de Rached Trimèche, président du Club international des grands voyageurs (CIGV) à  l’intention de tous ses membres :

Oh! Grands Voyageurs du monde!

Pensez à  passer vos vacances de printemps en Tunisie Proximité, sécurité, beauté et exotisme à  60 minutes d’avion de Rome Votre présence sur notre bonne vielle Terre aidera la Tunisie à  avancer plus vite vers la Démocratie!! Welcome!

Bienvenue à  toutes et à  tous !

Même si le tourisme ne représente que 7% du PIB, il garantit toutefois l’emploie à  des dizaines de milliers de familles !

Cela sera VOTRE AIDE et SYMPATHIE au pays
Welcome 2 Tunisia !

Venez vivre et sentir LA Rà‰VOLUTION DES BRAVES
Une Intifadhah qui changea en Révolution nationale et qui éjecta hors du pays le Tyran Ben Ali alias
MACHIAVEL BEN ALCAPONE.

Ceci sans arme aucune, sans aide étrangère aucune, sans Chef ni CHE aucun, seulement avec FOI, COURAGE, INTELLIGENCE et DIGNITà‰ de notre belle jeunesse hautement lettrée et éduquée!



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Slim Chaker : le spécialiste de l’export

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Il a été maintenu dans ses fonctions au sein du nouveau gouvernement de transition annoncé le 27 janvier 2011. Slim Chaker garde son poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre du Commerce et du Tourisme chargé du Tourisme.

Ses premières sorties médiatiques après sa nomination, sur le terrain à  Djerba et face aux professionnels du tourisme ont été jugées «encourageantes et porteuses d’espoir» par les opérateurs qui attendent de lui qu’il conduise à  bon port le secteur jusqu’aux prochaines élections… et plus si affinités.

Né à  Sfax en 1961, il a obtenu son baccalauréat en 1979 au lycée Sadiki de Tunis, puis une licence de mathématiques à l’Ecole normale de Tunis en 1983, un diplôme d’ingénierie statistique à Paris en 1986 et un MBA de la Mediterranean School of Business en 1988.

M. Chaker a entamé sa carrière professionnelle en 1986 au ministère du Plan. De 1991 à  1992, il est directeur adjoint de la Banque tuniso-qatarie d’investissement. De 1992 à 1998, il occupe le poste de directeur des études au Centre technique du textile (CETTEX) relevant du ministère de l’Industrie. Il a ensuite occupé, jusqu’à  2008, le poste de directeur coordonnateur du Fonds d’accès aux marchés extérieurs (Famex), relevant du ministère du Commerce.

M. Chaker est expert international de la Banque mondiale chargé de la recherche et de l’élaboration des stratégies en matière de promotion des exportations. Jusqu’à  sa récente nomination, il était consultant international du programme européen pour la promotion des exportations en Jordanie, chargé de la mise à niveau du secteur des services et du tourisme.

M. Slim Chaker est marié et père de trois enfants.



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Jacques Séguéla ou la Farce Tranquille

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Jacques Séguéla, ce fils de pub qui se prend pour le gourou de la communication politique, serait venu en Tunisie début janvier pour superviser la troisième et ultime intervention télévisée de Ben Ali.

Effectivement, on y trouve les classiques ingrédients Séguélaliens qu’il met à  toutes les sauces : reprise de formules célèbres comme le « Je vous ai compris » de De Gaulle, adoption de l’arabe dialectal pour la première fois, gestuelle inhabituelle des membres supérieurs, énoncé de promesses difficiles, sinon impossibles à  tenir, station debout devant la caméra, utilisation de prompteur…

Vu le manque d’expériences de Ben Ali pour toutes ces nouveautés, on se demande combien de prises ont du être effectuées avant d’arriver à  la catastrophique mouture finale que tout le monde a suivie.

Jacques Séguéla, l’inventeur du slogan de « La force tranquille » qui a contribué à  l’élection de François Mitterrand en 1981, a connu un retentissant échec avec Ben Ali. Il faut avouer que le niveau intellectuel de son nouveau client était désespérant et qu’il n’aurait pas du croire que le Tunisien pouvait tomber dans le piège facile de sa Farce Tranquille.

Etant vice- président de Havas France, le bronzissime Jacques Séguéla doit regretter de s’être associé à  un gendre de Ben Ali pour créer l’agence Havas Tunisie qui visait la gestion des 100 millions de dinars que l’ex-ministre du Tourisme comptait réserver à  la publicité touristique en 2011.

Wahid Ibrahim



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Ezzedine Hammedi sort de son silence : « je n’ai fait qu’appliquer les instructions »

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Suite à notre information relative à la fin de la mission de Ezzedine Hammedi, représentant de l’ONTT à  Washington, l’intéressé nous a contactés afin de jeter la lumière sur les accusations qui pèsent sur lui, à  savoir que sa fonction aurait été de gérer les affaires immobilières de Hayet Ben Ali à  Miami. Il a répondu aux questions de DestinationTunisie.Info :

Depuis quand êtes-vous en poste dans la capitale américaine ?

Je suis représentant de l’ONTT à  Washington depuis novembre 1997 et je dépends de l’ONTT Montréal d’où je reçois mon salaire mensuel. Je n’ai jamais exigé de rester mais j’ai été maintenu car on m’avait chargé d’acheter régulièrement du matériel informatique pour la présidence de la République aux Etats-Unis (vu que je suis informaticien à l’origine). Ces achats se déroulaient à  travers l’ambassade de Tunisie qui émettait les bons de commandes. Tous les ministres du Tourisme qui se sont succédé étaient parfaitement au courant de cela.

Quel rapport aviez-vous avec Hayet Ben Ali, sœur du président déchu ?

Je n’ai aucune affinité avec cette personne que je n’ai jamais vue et je n’ai fait qu’appliquer les instructions. Voici de quoi il s’agit : les faits remontent à l’année 2001 où Hayet Ben Ali s’est déplacée en personne à  Miami et a acheté un appartement pour la somme de 50.000 dollars US. Suite aux événements du 11 septembre 2001 et le chaos qui s’en est suivi, l’appartement a été vendu par une mafia qui a falsifié les pièces d’identité de l’intéressée.

Fathi Refai, le mari de Hayet, a chargé un avocat à partir de Bonn en Allemagne de procéder aux démarches de restitution de l’appartement ; démarches restées à l’époque sans succès. En juin 2006, on m’a chargé de suivre l’affaire à partir de Washington. Au bout de tractations qui ont duré 3 mois, j’ai réussi à reprendre l’appartement et à le revendre à 134.900 dollars, moyennant des frais (frais d’avocat et taxes diverses) qui s’élèvent à 13.900 dollars US, frais que j’ai payés de mon propre compte personnel et qui ne m’ont pas été remboursés à ce jour par Mme Hayet. Je dispose de tous les documents qui prouvent ce que j’ai dit, y compris les scans des règlements que je n’ai pu payer qu’en contractant un crédit auprès de ma banque.

Vous dites avoir appliqué les instructions. De qui receviez-vous les ordres ?

Les instructions m’ont été données par le secrétaire personnel de l’ancien président, Rchid Dahmen, qui a une copie du dossier. Il a essayé a plusieurs reprises de la convaincre de payer les frais de l’avocat, des taxes fédérales, etc. Elle a promis qu’elle déposerait l’équivalent de la somme en dinars tunisiens vu qu’elle ne disposait pas de dollars US mais en vain.

Vous n’avez donc rien à vous reprocher ?

Absolument rien. Maintenant, c’est l’avenir de mes enfants qui va être sacrifié puisqu’ils doivent interrompre leur scolarité vu que je dois rentrer à Tunis et que je n’ai aucune ressource pour les laisser aux Etats-Unis.



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Première sortie officielle de Slim Chaker face aux professionnels : « nous n’avons pas de pétrole mais nous avons du tourisme »

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C’était, en quelques sortes, le baptême du feu pour le nouveau secrétaire d’Etat au Tourisme. A l’occasion d’une table ronde interprofessionnelle organisée par notre site sur le thème de la situation préoccupante que traverse actuellement le secteur, Slim Chaker a pris part à  la rencontre pour écouter les professionnels du tourisme débattre de leur situation mais aussi pour répondre à  certaines de leurs préoccupations urgentes. Morceaux choisis.

Couvre-feu : A un professionnel qui souhaitait des explications sur la date éventuelle de la levée du couvre-feu, M. Chaker a déclaré que si la situation se calme, et à la lumière de la reprise progressive des cours dans les écoles, les collèges, les lycées puis les universités, il sera levé le plus rapidement possible pour permettre une activité normale et pour rassurer aussi bien les citoyens tunisiens que ceux qui viendraient en Tunisie pour une raison ou pour une autre. « Nous sommes tout à  fait conscients des enjeux, il ya aussi l’industrie ». En conséquence, entre tourisme et industrie, ce serait aujourd’hui 1 million d’emplois qui travaillent sur l’économie internationale. « Il ya un édifice qui est encore fragile, qui est celui de la démocratie et de la liberté, et nous n’avons pas le droit de prendre le moindre risque sécuritaire tant par rapport aux Tunisiens qu’au monde entier ».

Open Sky : y a-t-il maintien de la décision prise par l’ancien pouvoir ? Réponse du secrétaire d’Etat : « Au niveau du gouvernement, nous n’avons franchement pas parlé de tout ça vu les urgences, mais les engagements seront tenus, sauf s’il ya des données nouvelles. Il y a le principe de la continuité de l’Etat valable dans tous les pays du monde ».

Budget 2011 : « il n’y aucune raison de toucher au budget qui a été fixé pour l’année 2011 et on travaillera dessus jusqu’à  preuve du contraire. »

Animation : « si vous voulez faire de l’argent, il faut faire de l’animation qui a tant fait défaut à  la Tunisie. Au cours des 4/5 dernières semaines, j’ai découvert des gens extraordinaires : des bloggers, des jeunes rappeurs, des troupes de théâtre, des caricaturistes… La Tunisie a montré au monde entier une force inouïe et une capacité d’invention créatrice qui font honneur. Je vous invite à  encourager ces jeunes qui ont contribué à  cette révolution en les ramenant pour faire des spectacles aux touristes, en proposant des pièces de théâtre qui ont été durant des années interdites en Tunisie pour qu’ils se fassent connaître, etc. »

Les relations entre l’administration et la profession : « Je suis prêt à  me mobiliser immédiatement toute une journée pour vous. Quand j’ai pris mes fonctions au ministère du Tourisme, j’ai annoncé que nous ne ferions plus rien tous seuls. C’était ma première décision. Deuxième décision : on ne met pas les professionnels devant le fait accompli mais au contraire, on les associe pour qu’ils soient à  nos côtés au stade de la réflexion. Troisièmement : adapter ce qu’on peut faire à  ce qu’ils peuvent nous dire ».

La place du tourisme dans le gouvernement de transition : « Je suis avec vous et tout le gouvernement l’est aussi parce que le secteur du tourisme est un secteur vital pour la Tunisie ; nous n’avons pas de pétrole mais nous avons du tourisme ».

L’image actuelle de la destination : « La chance de la Tunisie aujourd’hui à  l’international, c’est qu’elle a une image qui est au Top. Comment la protéger ? Comment la conserver ? Nous avons fait quelque chose d’exceptionnel : une révolution par les jeunes, avec les nouvelles technologies, sans leadership politique, sans armée etc. C’est une leçon de stratégie de simplicité et d’espoir au monde entier, maintenant, nous ne devons pas décevoir tous ceux qui se sont battus pour ça. »



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Purge à l’ONTT : deux grosses têtes et une petite tombent à l’étranger

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A l’image du ras le bol enregistré dans tout le pays, l’administration du Tourisme vient de suspendre sine die les mandats de deux de ses représentants à  l’étranger.

La campagne de purge démarre à  l’ONTT. Tout d’abord à  Budapest, Badreddine Rouissi, ami de classe de Belhassen Trabelsi, et qui bénéficiait de son soutien absolu, a été sommé de faire ses bagages après un mandat d’au moins 15 ans en tant que représentant pour la Hongrie et la Roumanie. Au cours de l’été 2003, Mondher Zenaidi, alors ministre du Tourisme, avait eu le malheur d’annoncer officiellement son remplacement. Mal lui en a pris puisque malgré un communiqué officiel publié dans les médias, le ministre a du se rétracter illico. Car Badreddine Rouissi, aussitôt informé de la fin de sa mission, avait pris le premier avion pour Tunis et était venu se plaindre directement auprès de son protecteur attitré. Aucun parmi les autres ministres qui se sont succédé n’a pris le risque de le déloger.

Nous croyons savoir selon certaines indiscrétions que l’ONTT a décidé de fermer définitivement cette représentation.

Le deuxième représentant de l’ONTT à l’étranger à  faire ses valises est Ezzeddine Hammedi. Etabli à  l’ambassade de Tunisie à Washington depuis de nombreuses années, sa mission première était de gérer les « affaires américaines » de Hayet Ben Ali, sœur du président déchu. Il était de notoriété publique que cette dernière possédait (ou possède encore ?) des biens immobiliers notamment en Floride.

Son époux de son second mariage, Fathi Refaï, était, lui, salarié à  l’ONTT Francfort (avec titre de recruté local) et n’apparaissait à son poste qu’une fois par an à l’occasion du salon ITB Berlin où il était « chargé du protocole ». C’est la troisième tête à  tomber à  l’étranger.



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L’UGTT enfonce encore un peu plus le tourisme

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Chaque jour qui passe, le tourisme tunisien s’enfonce encore un peu plus dans la crise. Les T.O qui programment la Tunisie sont intraitables : « tant qu’il y a encore des manifestations et surtout que le couvre-feu ne sera pas levé, nous n’enverrons pas nos clients ». Les hôtels sont par conséquent désespérément vides, les agences de voyages ont confiné leurs véhicules dans leurs dépôts, les compagnies aériennes tournent au ralenti avec des coefficients de remplissage dramatiques, les restaurants touristiques ont mis leur personnel en congé forcé, les magasins d’artisanat sont au bord du désespoir etc. etc.

Mais l’UGTT semble ne pas en avoir cure. Malgré les appels répétés à  une reprise du travail, la centrale syndicale continue de faire la sourde oreille et semble avoir fait le choix d’opter pour le chaos.

Le tourisme reprendra, tôt au tard, car la volonté du peuple demeurera la plus forte et les touristes se feront encore plus nombreux car la Tunisie a gagné en notoriété sur le plan international et a encore relevé son capital sympathie à  travers sa révolution du 14 Janvier.

Alors, on se souviendra de cette UGTT qui, à  l’exact opposé de sa vocation première, a tout fait pour affamer les travailleurs et les travailleuses d’un secteur qui ne demande qu’à  repartir au quart de tour.

Hédi HAMDI



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Tunisair : l’Airbus que vous ne reconnaîtrez plus

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Il volait aux couleurs de Tunisair. L’un des 13 Airbus A 320 de Tunisair ne porte plus aucun nom de baptême, mais conserve son immatriculation obligatoire (TSIMC). Il s’agit de l’appareil baptisé 7 Novembre (photo ci-dessus) entré dans la flotte le 6 novembre 1990.

Le personnel handling a été chargé de masquer cette date désormais assimilée à  une époque révolue. Pour la petite histoire, on se souviendra aussi que c’est cet appareil qui transporta la dépouille de Habib Bourguiba, premier président de la République, vers sa dernière demeure à  Monastir.

Pour tourner totalement la page, la compagnie publique sera appelée à  lui trouver un nouveau nom. Quoique symbolique, cette appellation devra s’inscrire dans l’air du temps. Il se trouve cependant que cet appareil ferait partie des avions programmés pour être retirés de la flotte de la compagnie dès réception des nouveaux appareils.

Les 12 autres A 320 de la compagnie s’appellent : Jerba, Abou El Kacem Echebbi, Ali Belhaouane, Jugurtha, Le Bardo, Ibn Khaldoun, Farhat Hached, Kheredine, Tabarka, Gafsa El Ksar, La Galite et Habib Bourguiba.



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A Moscou, l’ambassade « interdit de parler de la Tunisie »

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Il s’appelle Lotfi Kebaier et fait partie de ces Tunisiens allés étudier en Russie à  la fin des années 80. Son diplôme d’ingénieur en chemin de fer en poche, il reste finalement sur place et ouvre un tour-opérateur qu’il nomme HTL, basé à  Saint-Pétersbourg, avec un bureau à  Moscou et une représentation à  Sousse.
Tant bien que mal, depuis la création de l’entreprise en 1992, il travaille sur la Tunisie et se donne corps et âme à  la promotion du tourisme dans son pays. Au début des années 2000, il avait réussi à  occuper jusqu’à  15% du marché touristique russe vers la Tunisie avec plus de 4000 clients réalisés en une année.

A l’heure où la Tunisie vient de vivre sa révolution, il maintient le cap contre vents et marées et tente d’assurer la visibilité de la destination auprès de ses partenaires et des médias russes. Aujourd’hui lundi, Lotfi Kebaier avait prévu d’organiser une conférence de presse à  Saint-Pétersbourg afin de rassurer le marché et de montrer que la révolution tunisienne est le signe de la maturité d’un peuple. « Face à  un office du tourisme tunisien et une ambassade tous les deux passifs, j’ai décidé d’apporter des réponses claires au marché et de l’informer sur la nature de notre révolution pour tranquilliser l’opinion ». Mais avant cela, il a contacté l’ONTT Moscou et l’ambassade pour demander des drapeaux de la Tunisie, des brochures, des statistiques diverses, des CD, etc. pour consolider son message.

Réponse de l’ONTT Moscou selon Lotfi Kebaier : « vous n’avez pas le droit de parler de la Tunisie et des Tunisiens, c’est l’ambassade qui doit le faire. De plus, vous devez recevoir l’accord du ministère du Tourisme avant toute initiative, déposer une liste des journalistes invités, etc. ». Samedi 22 janvier, le représentant de l’ONTT Moscou l’informe que l’ambassade a décidé d’organiser elle-même une conférence de presse…. au plus tôt début février 2011.

Conséquence : la conférence de ce lundi n’a bien-sûr pas pu avoir lieu et a du être reportée. Lotfi Kebaier a décidé de ne pas baisser les bras : « ils ont tout fait pour m’empêcher de communiquer mais je vais le faire quand même car la saison est menacée et chaque jour qui passe compte énormément ».

Persona non grata

Et pourtant, Lotfi Kebaier n’a pas remis les pieds en Tunisie depuis 2005 car son passeport lui avait été confisqué par l’ambassade de Tunisie à  Moscou lors d’une demande de renouvellement. En cause, un différent avec la compagnie aérienne Karthago Airlines, présidée à  l’époque par Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu. « Certes, ma société passait à  cette époque par des problèmes financiers et je n’avais pas été en mesure d’honorer mes engagements financiers à  l’égard de la compagnie » reconnaît-il. « Mais avant même de me laisser le temps de renflouer ma société, de trouver un terrain d’entente sur un rééchelonnement de mes dettes, un procès m’était intenté en Tunisie où je suis aujourd’hui poursuivi par la justice ».
Lotfi Kebaier est aujourd’hui décidé à  ne pas baisser les bras et à  s’expliquer clairement face à  la justice de la Tunisie de l’après révolution et s’en remettre à  la décision qui sera prise dans le strict respect de la loi.
Il ne peut s’empêcher de rappeler à  qui veut bien l’entendre qu’il a été à  l’origine des efforts réalisés en faveur de la suppression du visa pour les touristes russes venant en Tunisie. Il ne manque pas de rappeler également qu’il avait fait toutes les démarches administratives nécessaires pour permettre à  la compagnie Karthago Airlines de pouvoir opérer sur la Russie, « cette compagnie qui est aujourd’hui à  l’origine de mon blocage en Russie depuis plus de 5 ans ».

J.R



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Imed Trabelsi préparait son entrée dans l’hôtellerie

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Enjoy Hotels Collection. C’est le nom de la dernière entreprise de Imed Trabelsi, membre du clan de l’ancien président Ben Ali. Créée en octobre 2010 et basée à  la Charguia à  Tunis, cette société (S.A), avec 150.000 dinars de capital, envisageait « la promotion et la gestion de toutes activités touristiques et hôtelières ».
Il était prévu que le concerné y occupe le poste de président du conseil de surveillance. Mais dans le tour de table, on trouve également un certain nombre de visages connus du tour-operating tunisien basé à  l’étranger ainsi que quelques responsables d’un groupe hôtelier étranger basé en Tunisie.
Quant aux détails du projet, les ex-associés se sont murés dans le silence et à  part des rumeurs non fondées que nous ne colporterons pas, les informations sont trop floues pour le moment. A moins que certaines langues ne se délient dans les prochains jours et révèlent ce qui se tramait réellement.



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Le personnel de Karthago Airlines inquiet pour son avenir

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Les salariés de la compagnie aérienne Karthago Airlines, détenue par Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu, sont dans l’expectative concernant leur avenir professionnel.

Bien que devenue une véritable coquille vide après sa fusion avec Nouvelair en 2008, Karthago Airlines avait conservé son siège de Tunis au sein duquel avait été confinée une dizaine de salariés « mis au frigo ».

Concernant le personnel de Karthago ayant intégré le siège de Nouvelair, beaucoup craignent que leur avenir professionnel et leur poste ne soient remis en cause. Ils attendent par conséquent que la direction de l’entreprise les rassure rapidement sur leur sort.

A noter par ailleurs que parmi les actifs de Belhassen Trabelsi, se trouve également une société de Handling aéroportuaire dénommée TAS (Tunisia Airport Services) qui compte un nombre important de salariés détachés de Karthago Airlines.

Belhassen Trabelsi avait par ailleurs fondé la compagnie aérienne Koral Blue Airlines en Egypte avant de revendre sa participation à Nouvelair dont il avait été nommé président-directeur général par le conseil d’administration.



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Message urgentissime à Madame la ministre de la Culture

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Au cours des dernières années de népotisme et de corruption, les responsables qui se sont succédés à  la tête du ministère de la Culture n’ont pas hésité à  déclasser certains terrains archéologiques à  Carthage (et peut-être ailleurs) et à  changer leur vocation pour les rendre constructibles et les livrer à  l’appétit vorace et insatiable des Ben Ali et des Trabelsi de triste mémoire.

Si l’inculture des bénéficiaires les rend à  la limite «compréhensibles », on ne peut comprendre et excuser les décideurs culturels, sensés être plus concernés et plus avertis. D’autant plus que leur département s’appelle « ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine ». En fait, au lieu de sauvegarder le patrimoine national, ils n’ont pas hésité à  sauvegarder et à  développer le patrimoine des prédateurs qui les ont nommés. Cela représente une atteinte très grave et parfois irréversible à  notre histoire et à  notre mémoire collective.

A cet effet et pour limiter les dégâts, je demande à  Madame la ministre et à  ses collègues du gouvernement
de « stopper » sans délais tous les chantiers de lotissements et de constructions engagés dans le périmètre classé de Carthage et de rendre les terrains usurpés à  leur vocation archéologique initiale pour que les coquelicots de la liberté puissent y refleurir et nous rappeler, à  chaque printemps, le sang des martyrs de la Révolution du 14 janvier 2011.

Wahid Ibrahim



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Néji M’hiri dément les rumeurs qui circulent à  son sujet sur Internet

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L’homme d’affaires Néji M’hiri, président notamment du groupe El Mouradi, première chaîne hôtelière tunisienne par sa taille, tient à  dénoncer les nombreuses rumeurs et affirmations qui circulent actuellement sur Internet.

Dans un communiqué reçu par Destinationtunisie, M. M’hiri indique « qu’il n’y a eu et il n’y a aucun lien direct ou indirect de près ou de loin entre son groupe et la radio Jawhara FM. Ceci a déjà  été exprimé lors d’une interview téléphonique publiée au journal Akhbar al Joumhoria paru le 2 juin 2005 ».

Dans le communiqué, il est également question l’endettement du groupe. « Ce dernier s’élève au 31 décembre 2010 à  environ 250 millions de dinars, ce qui est conforme aux normes de gestion et ratios financiers en vigueur pour les natures et les volumes des activités réalisées. Le groupe a toujours honoré ses engagements conformément aux dispositions contractuelles et n’a jamais eu besoin d’interventions extérieures pour accéder aux sources de financement. Ces informations sont facilement vérifiables auprès des différentes institutions financières du pays ».

Concernant le poste d’administrateur à  la Banque Centrale qu’occupe Néji Mhiri, « il lui a été proposé, comme à  d’autres personnalités, en raison de sa compétence, reconnue par tous, dans les domaines économique et financier. Il ne perçoit aucun salaire ou avantage pour cette fonction en dehors d’une indemnité de transport qui reste très symbolique (350 dinars par an) ».

M.M’hiri tient par ailleurs à  souligner que « le Groupe Meublatex a été fondé en 1972, et s’est développé d’une manière progressive et régulière tout au long des 39 dernières années à  l’image de tous les grands acteurs économiques du pays. De même, le groupe El Mouradi, qui a été fondé en 1981, a suivi un développement continu, dans le cadre de l’essor du tourisme dans le pays.

Le groupe M’hiri, -poursuit le communiqué- est un groupe totalement familial et indépendant, qui n’a aucun lien de parenté ni d’union avec l’ancien président, sa famille ou sa belle-famille, ni aucun type d’association économique ou d’intérêts avec celles-ci. Respecté et reconnu par tous les acteurs économiques du pays pour son sérieux, son intégrité, sa gestion exemplaire, son dynamisme et sa solvabilité, le groupe emploie plus de 7000 salariés directs, dont environ 800 cadres supérieurs, sans compter les emplois saisonniers et les dizaines de milliers d’emplois indirects. M. M’hiri entretient des relations respectueuses et paternelles avec l’ensemble de ses collaborateurs qui le lui rendent bien ».

Face à  cette campagne de dénigrement, Néji M’hiri déclare avoir « contribué avec les enfants de l’Indépendance à  la construction de l’économie de notre pays et a toujours été respecté par tous pour sa compétence et son ardeur au travail ». La réussite, il l’a doit à  sa seule volonté, ses efforts et ses sacrifices nourris par son amour pour sa patrie, estime le concerné.

Loin de se laisser abattre par la rumeur de la rue, le groupe affirme haut et fort sa volonté de « continuer avec la même passion à  participer activement au développement de l’économie nationale ». En conclusion le communiqué déclare que « Monsieur Néji M’hiri regrette toutes les affirmations fondées sur des rumeurs et des calomnies que les internautes ne prennent pas la peine de vérifier, et appelle à  la vigilance quant à  l’utilisation et la diffusion de ce genre d’informations qui peuvent provoquer des dommages moraux et matériels injustifiés et porter atteinte à  sa réputation et à  son image ».



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