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Voyage avec Soufia Sadok, chanteuse tunisienne

Voyage avec Soufia Sadok, chanteuse tunisienne

Il a fallu de la patience pour que nous obtenions un rendez-vous avec elle. Début décembre, Soufia Sadok reçoit le représentant de DestinationTunisie.info avec beaucoup de tact. Une allure altière et le verbe discret, elle répond à  mi-voix ou en chuchotant, fredonnant par moment un air de Fairouz, pour qui elle a un penchant irrésistible. Om Kalthoum la passionne depuis sa tendre enfance.

Ses projets immédiats ? Elle prépare une variété pour la télévision. Chaque soir jusqu’à  tard, elle chante et répète dans le studio où elle nous réserve de nouvelles chansons. Elle enregistre un CD intitulé «sans titre » ou «sans adresse » (traduction libre de Bila Inouane).

Un spectacle pour la Saint Valentin, ensuite elle sera à  Nice pour la Fête de la Jeunesse, puis une soirée à  Dubaï… et sa fille, la seule qu’elle emmène fréquemment … et sans rendez-vous.

Votre plus beau voyage ?
Au pèlerinage à  la Mecque, un moment fort dans ma vie, la préparation, la solennité; pourtant, j’ai déjà  fait le tour du monde.

Le voyage que vous rêvez de refaire ?
Paris-New York en Concorde.

Mais il n’y a plus de Concorde. Et celui que vous préférez oublier ?
Un Paris-New York, des turbulences, des cris dans l’avion. J’ai avalé des somnifères pour m’endormir tout de suite. Je préfère oublier ce voyage.

En avion, vous choisissez la classe économique ou la première ?
Toujours en première, question de commodité. J’aime être en forme à  la descente d’avion.

A bord, vous êtes du genre à  vous assoupir, à  lire des journaux ou un livre ?
En avion, je lis le Coran tout au long du voyage, sauf si on m’aborde, alors je réponds.

Votre dernier voyage ?
Paris, une ville que je connais et découvre à  chaque fois. J’y vais presque chaque week-end voir mes frères.

Votre prochain voyage ?
Nice, une ville coquette où il fait bon vivre, à  la fois européenne et méditerranéenne, où je vais chanter à  l’occasion de la Fête Jeunesse. Un peu plus tard, c’est repos aux Îles Canaries avec ma fille, mon mari et des amis, une croisière de 16 jours, un voyage de noces avec du retard.

Combien de pays avez-vous visités ?
Je n’ai pas compté : 3 fois l’Amérique, des dizaines de fois l’Europe, l’Afrique, une partie de l’Asie, je crois qu’il manque la Chine, le Japon, mais j’ai le temps.

La ville préférée ?
Disons le pays : j’aime l’Espagne, un pays où la surprise vous attend à  chaque coin de rue. J’aime les pays où la présence de l’Histoire est visible. L’Espagne regorge de monuments, de vestiges, de palais musulmans.

La chanson que vous fredonnez quand vous êtes seule ?
Ces jours-ci, ça ne finit pas avec « mamma zaman ha gaia », une sorte de berceuse de Mohamed Fawzi, que je chante à  longueur de journée à  ma fille, un an et quatre mois. A son âge, elle a ses goûts, des chansons mélodiques, romantiques, avec accompagnement au piano de préférence.

Votre chanson préférée ?
Toutes les chansons à  belles paroles, mélodieuses. Je pense à  « Rakka El Habib » d’Om Kalthoum, « Ana ândi ânin » de Fayrouz.

Votre chanteur préféré ?
Abdelhalim Hafedh.

Votre chanson préférée ?
« Ahwak » du même Abdelhalim.

La chanteuse préférée ?
Inévitablement Om Kalthoum, à  qui beaucoup de fans m’identifient. Si je peux ajouter une autre chanteuse, ce sera Edith Piaf ; j’ai vu plus de 20 fois le film sur sa vie.

Votre compositeur préféré ?
Faites-moi plaisir, faites comme si le trio Sombati, Baligh Hamdi et Kassobji était un seul compositeur.

Votre héros préféré ?
Il y en a tellement. Je choisirai Talâat à‚rb, un immense homme à  qui le monde artistique égyptien doit une partie de son développement. Il a été derrière la réussite de Mounira Mahdia, Mohamed Abdelwahab, Om Kalthoum. Pour celle-ci, il a exigé l’organisation de plusieurs récitals, il a fait du chant un art à  l’échelle nationale. J’aime les gens de cette trempe. Rahabani en fait partie, sans qui Fayrouz n’aurait pas été la même, etc. Mais je dois avouer ma profonde conviction à  ce sujet : c’est que derrière un homme, il y a toujours une femme : une mère, une épouse, une sœur…

Et une femme ?
Je pense directo à  Aziza Othmana, une grande dame de l’Histoire de la Tunisie, une femme d’avant-garde qui force le respect par ses actes de bienfaisance.

Votre trait de caractère visible ?
La foi dans tout ce que j’entreprends… la générosité aussi.

Votre boisson préférée ?
« Le yansoun », j’en raffole, une boisson servie au Moyen Orient (Syrie, Liban) à  base de graines de fenouil.

Votre plat préféré ?
Tous les plats tunisiens et, pour changer, la cuisine chinoise : soupes et fruits de mer, c’est léger et délicieux, c’est piquant, c’est doux. C’est toute une philosophie !

Les dernières fois que vous avez beaucoup ri ?
Ma fille, toujours elle, qui veut toucher mon visage à  la télé ; elle s’acharne à  griffer l’écran pour me retenir, me faire sortir de la télé quand elle me voit chanter.

La qualité que vous préférez chez un homme ?
La loyauté.

Et chez une femme ?
La féminité, à  fortiori pour une artiste.

Qu’aimez-vous par-dessus tout ?
Le sourire de ma fille quand elle est gaie.

Une salle où vous aimeriez vous produire ?
J’ai chanté dans des salles prestigieuses dans le monde : l’Opéra du Caire, Damas, Beyrouth, le Palais des Congrès à  Paris, le Zénith, à  Berlin… Je rêve de chanter devant un public mélomane à  l’Olympia à  Paris.

Propos recueillis par
Hamma Hanachi
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