Ahmed Smaoui s’exprime sur la relance après la révolution

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Expert en tourisme et doyen du secteur en Tunisie, Ahmed Smaoui fait sans aucun doute partie de cette génération qui jouit d’une très longue expérience dans le domaine du tourisme et du transport aérien. La crise que traverse actuellement le pays n’est certainement pas une première pour lui mais elle est différente en tous points des précédentes. Il formule donc son point de vue sur les mesures à  mettre en place pour la relance du secteur dans l’immédiat.

« Je souhaite de tout mon cœur que la sécurité revienne au plus vite et que nous puissions avoir le calme dans le pays pour pouvoir réfléchir à  une stratégie de relance du secteur touristique. Mais le préalable à  cette stratégie, c’est que tout redevienne normal.

Grâce à  la révolution, la Tunisie a eu la plus grande couverture médiatique de son histoire. Jamais nous n’avons eu autant de télévisions et de unes de journaux et cela avec une image extrêmement positive : une image de la révolution de la jeunesse, une révolution pacifique et civilisée. De plus, aucun hôtel ni aucun touriste n’a été touché, ce qui est extrêmement positif.

Nouvel adjectif qualificatif

Cette révolution a suscité une nouvelle image à  notre pays qui s’enrichit aujourd’hui d’un nouveau qualificatif qui est fondamental, qui a été un frein ces dernières années à  notre développement : c’est l’adjectif démocratique, qui est une valeur universelle qui suscite beaucoup d’intérêt chez nos clients. La Tunisie rejoint ainsi le rang des pays développés du point de vue mental et politique.

Dans notre stratégie de relance du secteur touristique, je crois que l’on doit redonner l’envie de connaître la nouvelle Tunisie avec sa nouvelle donne démocratique. Ce n’est plus seulement pour nos belles plages que les gens vont continuer de venir (elles sont d’ailleurs éternelles) mais c’est aussi pour rencontrer des Tunisiens libres, sur une terre de liberté.

Comment faire pour capitaliser ces éléments ? Je crois que le plus important, c’est de susciter la demande et l’envie de visiter la Tunisie nouvelle. Donc, toutes les actions grand-public sont les bienvenues.

Faire appel à  la TV

Je considère que la campagne de relance est l’acte fondateur du nouveau tourisme tunisien à  partir duquel on doit partir pour bâtir une nouvelle image et provoquer une nouvelle demande. Celle-ci ne peut toutefois pas être suscitée par les tour-opérateurs, mais par un média grand-public qui est la télévision. De toutes les destinations de la Méditerranée, nous sommes absents des télévisions grand-public (je ne parle pas des chaînes spécialisées). Son financement est cher et nous devrons trouver des financements car il ne s’agit pas de dire ce qu’il faut faire, il faut savoir si nous avons les moyens de le faire.

Je crois que tout soutien au réseau commercial doit être à  la mesure des performances, c’est-à -dire des résultats escomptés. Il est important que les compagnies aériennes reprennent confiance et que les vols reprennent. Tout argent investi devra être justifié.

La stratégie de relance passe par une meilleure programmation de l’aérien qu’i l faut peut-être soutenir.

Je trouve que ce qu’a fait Tunisair est déjà  très important mais il ne faut pas limiter le soutien à  la seule compagnie nationale mais l’étendre à  tous les opérateurs aériens étrangers qui veulent programmer la Tunisie, mais je privilégie le soutien uniquement à  l’aérien.

Relations publiques

Ensuite, il faudra attirer des VIP, provoquer des témoignages, faire parler la Tunisie par des gens crédibles. Ce ne sont pas les messages publicitaires qui sont crédibles, ce n’est pas nous qui sommes crédibles sur le marché, mais il y a des leaders d’opinion qui le sont. Il faut les repérer sur tous nos marchés et je suis sûr que dans le nouveau contexte politique, ils sont encore plus enthousiastes pour parler de la Tunisie, mais c’est à  nous d’aller les chercher.

Donc pas trop de publicité directe, pas trop de saupoudrage sur tous les marchés, pas trop d’effritements de l’offre mais quelques actions fortes qui sont autant de signaux forts pour tous les marchés. »



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Sousse : hôteliers et touristes dans la rue

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C’est probablement une première dans les annales du tourisme en Tunisie. A l’initiative des hôteliers de la ville de Sousse, une grande marche a eu lieu hier en plein centre ville pour soutenir le tourisme et pour appeler à  la reprise immédiate du secteur. Mais le message était aussi destiné avant tout aux tour-opérateurs pour les appeler à  lever les restrictions de voyage sur la Tunisie.

Patrons d’hôtels, personnel hôtelier et touristes, avec la bénédiction de l’UTICA Sousse, ont ainsi brandi – dans une ambiance bon enfant- banderoles et drapeaux avec plusieurs messages : oui au retour immédiat au travail, besoin de stabilité pour la reprise, soutien à  la révolution du peuple sur fond de « Tunisie Amie » (Friendly Tunisia).

La présence dans cette manifestation pacifique des clients actuellement en séjour dans les hôtels de Sousse constituait sans aucun doute également la meilleure preuve du retour à  la stabilité dans les rues et de l’absence de risques quelconques.

Voir toutes les photos de la marche



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Le département d’Etat américain lève les restrictions sur la Tunisie

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Dans un communiqué rendu public le 28 janvier 2011, le département d’Etat américain a annoncé avoir levé les consignes de restrictions de voyages pour les citoyens américains vers la Tunisie. Point très important : il est précisé que les manifestations n’ont pas été orientées vers les occidentaux. Cependant, le gouvernement américain maintient l’appel à  la vigilance extrême et appelle ses concitoyens à  ne pas se mêler aux mouvements de foule vu « la poursuite de l’agitation politique et sociale dans le pays ».
Le message est également destiné aux américains résidents en Tunisie à  qui il est toujours conseillé d’éviter tout déplacement inutile.
Malgré le caractère encore alarmiste du communiqué, il constitue cependant un pas en avant vers la baisse de la tension, notamment par rapport au communiqué précédent daté du 16 janvier 2011.
Le tourisme tunisien attend maintenant que les Etats-Unis soient suivis par les autre pays européens.

Lire le communiqué en anglais



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Connaissez-vous les hôtels européens les plus sales ?

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TripAdvisor vient de publier le Top 10 des hôtels les plus sales sur le continent européen. Cette liste a été établie sur la base des opinions émises par les clients sur le portail devenu la référence en matière d’évaluation des hôtels dans le monde avec ses 35 millions de critiques déjà  recensées. Le site précise que c’est une liste à  ne pas lire si on est à  table et révèle que les hôtels à  Londres et à  Amsterdam sont parmi les plus mal tenus.

Selon TripAdvisor, le pire des hôtels en matière de saleté se situe en Turquie. Il s’agit du Club Aqua à  Gumbet dont « la piscine est polluée par les égouts à  chaque fois qu’il pleut ». 91% des clients ne recommandent pas l’hôtel.

En deuxième position, se trouve également un établissement turc, l’Altin Orfe à  Icmeler. « La climatisation y coule dans le lit » ! Classé 3e, le Cromwell Crown à  Londres. « Quand vous marchez sur le tapis, la poussière en jaillit ». Un autre hôtel londonien est à  la 4e place : le Corbigoe à  cause « des tâches dégoûtantes sur ses murs ». La capitale londonienne est donc très mal lotie avec encore un hôtel classé 5e, le Park Hotel « avec des cafards qui rampent autour du lit le matin ».

A la 6e place, l’hôtel de Lantaerne à  Amsterdam, « un endroit qui ne peut correspondre aux humains ». Amsterdam également citée à  la 7e place avec le Y Boulevard, un hôtel avec des chambres si petites « qu’on préférerait dormir dans une cabine téléphonique ». 8e : le Blair Victoria & Tudor Inn Hotel encore à  Londres dont « les chambres ont une odeur fétide identique à  celle des chiens mouillés ». 9e : le Manofa Hotel à  Amsterdam « avec des souris en liberté dans les chambres ». 10e : le Globe à  Amsterdam.



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Sousse : hôteliers et touristes dans la rue

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C’est probablement une première dans les annales du tourisme en Tunisie. A l’initiative des hôteliers de la ville de Sousse, une grande marche a eu lieu hier en plein centre ville pour soutenir le tourisme et pour appeler à la reprise immédiate du secteur. Mais le message était aussi destiné avant tout aux tour-opérateurs pour les appeler à lever les restrictions de voyage sur la Tunisie.

Patrons d’hôtels, personnel hôtelier et touristes, avec la bénédiction de l’UTICA Sousse, ont ainsi brandi – dans une ambiance bon enfant- banderoles et drapeaux avec plusieurs messages : oui au retour immédiat au travail, besoin de stabilité pour la reprise, soutien à la révolution du peuple sur fond de « Tunisie Amie » (Friendly Tunisia).

La présence dans cette manifestation pacifique des clients actuellement en séjour dans les hôtels de Sousse constituait sans aucun doute également la meilleure preuve du retour à la stabilité dans les rues et de l’absence de risques quelconques.

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Badreddine Rouissi répond à  DestinationTunisie.info en évitant le sujet principal

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Nous avons reçu de Badreddine Rouissi, cité dans l’un de nos articles, le droit de réponse que nous publions ci-dessous dans son intégralité. Nous précisons que le passage consacré à  M. Rouissi dans notre article comptait 128 mots. Pour sa défense, le concerné nous a envoyé un texte de 1080 mots (!), mais que nous avons tout de même accepté de publier dans son intégralité partant du principe de la transparence journalistique.

Cependant, nous attirons l’attention de nos lecteurs ainsi que celle du concerné que l’objet de notre article était que M. Rouissi avait outre-passé la durée réglementaire de sa mission à  l’étranger grâce au soutien de BelhassenTrabelsi. A aucun moment, nous avons remis en question ses compétences professionnelles et ses diplômes. Quoi qu’à  la suite de cet article, nous avons reçu d’autres informations relatives à  certaines activités parallèles qu’aurait pu avoir cette personne en Hongrie, mais que nous avons décidé de ne pas publier en l’absence de preuves tangibles et considérant qu’elles ne correspondent pas à  la ligne éditoriale de notre site.

« En vertu de mon droit de réponse, je vous prie de faire paraître dans votre journal ce qui suit: Suite à  la parution de cet article et aussi à  ce qui a été écrit à  mon encontre, je voudrais seulement user du droit de réponse pour bien clarifier quelques fausses informations qui peuvent induire en erreur vos lecteurs et ainsi inculper gratuitement autrui. Dans ces temps d’euphorie, et cà  je le comprends parfaitement, la rue en Tunisie ne peut pas faire une distinction réelle des faits ( vrai ou faux) et ne peut que mettre tous les gens dans le même panier . Sauf que vu le niveau d’instruction dont on dispose, nous tunisiens, et aussi le civisme avec lequel on a mené cette révolution, il serait inacceptable d’inculper gratuitement autrui et ainsi faire atteinte à  leur honneur.

Pour ce qui est de mon recrutement a l’ONTT, c’est suite à  une annonce de recrutement parue dans le journal La Presse du 9 février 1996 mentionnant ce qui suit:
Oragnisme Public désire recruter pour poste à  l’étranger cadres niveau universitaire maitrisant parfaitement le polonais ou le hongrois . à écrire avec CV au BNEC 86 av Hedi Chaker-1002 Tunis
J’ai passé ce concours avec réussite et j’ai été recruté à l’ONTT le 1er septembre 1996. Depuis ma nomination à  la représentation de l’ONTT de Budapest (avril 1997) , je n’ai fait qu’accomplir mon travail (la promotion de notre destination, la Tunisie) avec beaucoup de dévouement et ce bien entendu dans le seul but de réaliser de meilleurs résultat sur les marchés qui m’ont étaient affectés.
En 1997, le nombre des touristes hongrois qui ont visité la Tunisie était de 16 900 pax avec une baisse de -12% par rapport à  1996 et avec un taux de nuitées de 6,2/pax. La Tunisie occupait la 8ème place dans le tableau des destinations visitées par les touristes hongrois.
En 2000, on a enregistré une augmentation positive de l’ordre de +43,7%, soit une réalisation de 33 450 entrées avec un taux de nuitée de 6,8%/pax.
En 2008 et malgré l’absence d’une ligne aérienne régulière entre la Tunisie et la Hongrie (fermeture de Tunisair Budapest en 2006), on a doublé d’effort et on a réalisé encore une augmentation qui a engendré 55 080 entrées avec un taux de nuitées de 6,9%/pax. Cette année là , la destination Tunisie est passé à  la 4ème place dans le tableau des destinations visitées par les touristes hongrois.

L’année 2009, et avec le début de la crise financière ( connue par tout le monde), qui n’a épargné aucun pays et, de ce fait aucune destination touristique, n’était pas fameuse pour la Tunisie . Cette année là , il y a eu régression des entrées de part de tous le marchés émetteurs du touristes pour la Tunisie.
En 2010 et malgré l’atmosphère de crise qui règne encore de par le monde et aussi la fébrilité du système financier qui a provoqué un effet domino dans tous les secteurs y compris le tourisme, nous avons quand même réalisé une augmentation de l’ordre de +0,7% .
Pour ce qui est des autres marchés et pour que cà  ne soit pas ennuyant comme réponse, je ne peux vous dire qu’il n y a eu que des résultats positifs avec des taux de progression atteignant parfois les 100%.

Je pense que ce qui précède permettra aux lecteurs de faire la part des choses, car il est déplorable qu’on fasse l’amalgame entre personnes recrutées pour des postes fictifs et des cadres qui, comme moi, ont toujours accompli leur travail en bonne et due forme, dans les bons et les mauvais moments qu’a connu notre secteur, le tourisme. J’ai toujours était patriote, j’ai travaillé pour mon pays et pour le tourisme tunisien en mon âme et conscience et avec la compétence et la connaissance du terrain que personne ne peut contester.
En effet, je suis l’un des rares gestionnaires diplômé en 3ème cycle des Universités hongroises et avoir le profil adéquat pour promouvoir l’image de mon pays et du tourisme tunisien dans ma zone. D’ailleurs, les résultats sont là  pour prouver la mesure de l’effort que j’ai fourni.

Par ailleurs la fermeture de la représentation de l’ONTT à  Budapest va priver la Tunisie des marchés prometteurs tel que la Hongrie, la Roumanie, et la Serbie (44 millions d’habitants) et démontre que les mesures prisent à  la hâte et injustes ne font que profiter aux destinations concurrentes. Oui, ce n’est pas opportun de fermer cette représentation, car c’est maintenant qu’on a besoin davantage de communication, d’effort promotionnel, d’effort de soutien à  nos partenaires pour relancer notre destination la Tunisie.
Merci

Pour ceux qui ne sont pas encore ennuyés par la lecture de cette réponse, ci-après mon CV.

Badreddine Rouissi né le 03-04-1963 à  Tunis.
Etudes :
1969-1975 école primaire Sadiki (Tunis) (majeur de promotion au concours de la 6éme)
1975-1978 Collège Sadiki (orientation math-technique)
1978-1983 Lycée Technique de Tunis (Baccalauréat Math-technique) (mention bien)
1983-1989 Université Technique et Economique de Budapest (Hongrie)
1986-1989 Ecole Supérieur du Commerce de Budapest (Hongrie)
2008-2009 Université Lyon3 (délocalisée à  Budapest)

Diplômes :
-Ingénieur Principal en Mécanique Ferroviaire (Juin 1989) (majeur de promotion)
-Brevet en commerce international et Marketing (juin 1989)
-MBA dans la gestion des entreprises (Université Lyon 3) en 2009
Distinction :
Prix présidentiel le 10 juin 1989 (élu meilleur étudiant tunisien à l’étranger)
NB : Je suis le premier Ingénieur Principal en Mécanique Ferroviaire en Tunisie
Itinéraire professionnel :
-1989 : intégration à¡ la Société du Métro Léger de Tunis (SMLT)
-1990-1993 : Chef du bureau des à Etudes Techniques (SMLT)
-1993-1996 : Chef du Service du Dépôt TGM (Tunis-Goulette-Marsa)
-Mars 1997, Représentant de l’ONTT à  Budapest (Hongrie)
-Janvier 2000, Représentant de l’ONTT pour la Hongrie, la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie et la Bosnie (avec siège à  Budapest).
Cycles de formation et séminaires :
-Participation à plusieurs séminaires de formations de part le monde dans le domaine technique, commercial et marketing dont notamment :
1-septembre –novembre 1993 (90 jours en Belgique) IFIT (Institut de Formation International en Transport) 2-Mars 1994 (1 mois) formation en contrôle de qualité à  l’usine SIEMENS à Erlangen (Allemagne) 3-Janvier 1995 (2 semaines) Québec (Canada) Chez Bombardier, formation dans GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur) Langues parlées et écrite : Arabe, Français, Anglais et Hongrois -Situation familiale : Marié et père de 03 enfants.

Note de la rédaction : la publication d’un CV aussi détaillé permettra -nous l’espérons-, à  M. Rouissi de susciter l’intérêt des recruteurs ou des chasseurs de têtes.



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Ah si le ridicule pouvait tuer

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Il était une fois, un ambassadeur tunisien en Espagne qui était plus fier de son lieu de naissance que de ses exploits diplomatiques. Il voulait montrer à  son Président Ben Ali, à  son ministre des Affaires étrangères et au Secrétaire général du RCD qu’il pouvait célébrer d’une manière spectaculaire l’anniversaire du 7 Novembre dans son pays d’affectation.

Il pensait avoir trouvé une idée géniale : Avec la complicité du représentant de l’ONTT à  Madrid, qui était aussi disponible que docile, il avait repéré une chaîne d’épicerie de quartiers très ordinaire qui portait l’enseigne Seven Eleven (Sept onze ou Sept Novembre en anglais). L’ambassadeur « bien né » et son complice du tourisme y ont vu une opportunité extraordinaire pour se faire remarquer par leurs services respectifs à  Tunis. Ils ont choisi une boutique de cette chaîne Seven Eleven pour y organiser une opération de décoration de vitrine avec le chiffre Sept et la couleur mauve comme éléments créatifs dominants.

Les rares clients qui venaient y faire des emplettes en sortaient avec un petit cadeau. Cette opération, qui était présentée aux services centraux comme étant un grand événement promotionnel, n’avait duré que le temps du tournage d’un reportage vidéo qui avait été envoyé à  la Présidence, au Parti et à  la Télévision tunisienne.

Cette « initiative », jugée géniale par les services centraux à  Tunis, semble avoir porté ses fruits puisque les intéressés ont pu garder leurs postes à  l’étranger pendant de très longues années.

Inutile d’ajouter que les rares clients espagnols touchés par cette piètre opération promotionnelle n’ont pas manqué d’en relever le caractère naïf et ridicule.

Dans une prochaine humeur, je vous dirai comment certains de nos ambassadeurs n’hésitaient pas, avec l’accord des ministres du Tourisme, à  détourner les budgets de promotion touristique vers des dépenses de prestige purement personnelles ou d’opérations de lobbying inefficaces et stériles.

W.I



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Mehdi Houas : l’entrepreneur né

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Il a été nommé le 27 janvier 2011 ministre du Commerce et du Tourisme en lieu et place de Mohamed Jegham qui avait occupé le poste exactement dix jours dans le nouveau gouvernement tunisien de transition.

Autant le départ de M. Jegham a été surprenant pour les professionnels du tourisme (qui avaient tout de même admis sa nomination malgré son appartenance politique et familiale à  l’ancien régime), autant l’arrivée de M. Houas semble avoir redonné du baume au cœur du secteur avide d’un souffle nouveau.

Né à  Marseille en 1959 de parents tunisiens originaires de Kerkennah, il fait partie de la deuxième génération d’immigrés qui ont parfaitement réussi leur intégration dans leur pays d’accueil et faisant honneur à  leur pays d’origine.

Selon les informations que nous avons pu obtenir au lendemain de sa nomination, Mehdi Houas est ingénieur Telecom de formation diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris (promotion 1983). Il est également titulaire d’une maîtrise de Mathématiques appliquées et d’une maîtrise de Mécanique des fluides.

De 1983 à  1989, il est successivement ingénieur recherche et développement puis ingénieur commercial au sein de grandes entreprises mondiales.

En 1989, il crée et dirige Telease, société de consulting en informatique et en télécommunication qu’il adosse à  Valoris, en 1993. De 1994 à  2001, son action fera passer ce groupe de 150 salariés à  1200 salariés, en en faisant un leader européen.

Il est un des fondateurs de Talan, qui compte en 2010, 450 salariés. Il est nommé en 2002 à  la tête de ce groupe spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication, de 32 nationalités différentes, dont il développe les activités en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et en Tunisie.

M. Houas a également créé et présidé un fonds d’investissement spécialisé dans le financement à  la création d’entreprises innovantes.

Il s’engage très tôt dans le milieu associatif afin de lutter contre les discriminations et le chômage des jeunes. Il est élu à  des postes de responsabilités au sein de plusieurs associations parmi lesquelles le club du XXIe siècle.

Il est marié et père de deux enfants.



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Le grand déballage de Gérard Pélisson à propos de la Tunisie

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Le co-fondateur du groupe Accor prend part au grand déballage qui se déroule actuellement en Tunisie.

Gérard Pélisson vient de révéler qu’à  une certaine époque dans le pays, « la situation était devenue intenable ». Dans une interview accordée au site français Lavoixeco publiée le 27 janvier 2011, il raconte les problèmes rencontrés par son groupe ces dernières années.

Il déclare avoir « été obligé par exemple de racheter 7 millions d’euros un hôtel pourri qui ne valait strictement rien, pour permettre à  une banque de placer cet argent à  son actif ». S’agit-il de l’hôtel Sahara Palace à  Nefta ? Le site ne le précise pas, sauf qu’on se rappelle que le groupe français avait annoncé à  une certaine époque son désir de l’acquérir pour en faire un Sofitel, mais que la transaction n’avait finalement pas été concrétisée. Entre les faits réels et ce qu’a déclaré Pélisson, il semblerait donc qu’il y ait une grande différence.

« Nous devions travailler avec les grandes banques tunisiennes, très inféodées au système, au pouvoir en place. Clairement, les intérêts d’Accor passaient après celui de nos partenaires, contrairement au Maroc, un pays qui n’est pas sous influence » a encore déclaré le co-fondateur d’Accor à  Lavoixeco. Comme chacun le sait, Accor est partenaire de la BIAT avec des participations croisées dans deux sociétés et l’affiche fièrement.

Dans cette même interview, Gérard Pélisson ne remet pas en cause le projet de son groupe d’ouvrir deux hôtels : « En juin, nous devrions gérer un Ibis et un Novotel pour le tourisme d’affaires dans l’avenue Mohammed-V, leurs Champs-à‰lysées à  Tunis » (sic !).

Si l’on peut se réjouir de cette annonce qui signe la confiance du groupe envers le marché tunisien, on ne peut cependant éviter de se souvenir qu’il y a tout juste un mois, Pélisson avait été reçu en grandes pompes par le ministre du Tourisme du pouvoir déchu, Slim Tlatli. Ensemble, ils avaient affiché une grande complicité et avaient bâti conjointement des « châteaux en Espagne » pour l’avenir.

Reste donc maintenant au groupe Accor de faire également sa révolution en Tunisie à travers des actions et des investissements concrets afin qu’il ne soit pas accusé d’avoir lui aussi retourné sa veste. Et que Gérard Pélisson, dans un signe fort à  l’égard de la révolution tunisienne, rende la médaille que lui avait remise l’ancien Président Ben Ali il y a quelques années.

Cette médaille, aujourd’hui en toc, rejoindrait le musée des horreurs que les Tunisiens vont certainement créer afin de dire aux générations futures : « plus jamais ça ! ».

H.H



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Le plaidoyer d’Air Marin sur le marché suisse

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Air Marin, le tour-opérateur tunisien opérant au départ de la Suisse, a déjà  pris les devants pour rassurer ses clients et partenaires. Tahar Kadhraoui, patron du voyagiste, a diffusé un communiqué à  vaste échelle, afin de rassurer et expliquer avec précision ce qui s’est passé en Tunisie. Ce communiqué comprend également un message très fort :

« Le 14 janvier 2011, après plusieurs semaines de manifestations, malheureusement réprimées dans le sang, après plusieurs années d’oppression totalitaire, le Peuple tunisien a dignement gagné la liberté dont il avait été si longtemps privé.Nous nous en réjouissons, nous tenons à  les en féliciter et à  continuer de les soutenir dans ce long chemin qu’est la démocratie.

Vous n’êtes pas sans savoir les liens indéfectibles qui unissent Air Marin Suisse à  la Tunisie. Vous n’êtes pas non plus sans savoir que l’industrie touristique est, en Tunisie, un élément essentiel, si ce n’est vital de la vie économique. (Elle représente 6,5% du PIB et emploie plus de 350.000 personnes).

Sans rentrées touristiques, le pays a de fortes chances de rencontrer le chaos. Vous avez pu constater et cela a été unanimement reconnu que jamais aucun touriste étranger n’a été inquiété de quelque façon que ce soit durant ces moments troublés.Preuve que les Tunisiens sont avant tout respectueux et accueillants et que la notion de « Tunisie Pays Ami » a confirmé toute la valeur de sa signification.

Depuis ces derniers jours, la situation sociale est en voie de stabilisation. Le calme règne à  nouveau. Aussi vous invitons à  retourner dès que possible en Tunisie, pour passer d’agréables et délicieuses vacances, forme de soutien et de participation à  cette liberté tant méritée.

Sachez que nous mettrons tout en oeuvre pour que votre séjour soit des plus réussis.

Au nom de l’ensemble du personnel d’Air Marin Suisse, d’Air Plus Tunisie (Tunis, Hammamet, Sousse), de Protravel Tunisie (Djerba, Zarzis), du Village Club El Fell (Hammamet), au nom de tous nos partenaires nous vous remercions pour la confiance que vous nous portez ».



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Ce que le tourisme tunisien a gagné après le «syndrome du 7 Novembre»

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Après avoir réussi à  se défaire de son «syndrome du 7 Novembre», la Tunisie affiche un nouveau visage. La destination a aujourd’hui gagné en notoriété et son capital sympathie a nettement progressé aux yeux du monde et particulièrement aux yeux de l’occident, son principal pourvoyeur de touristes. En témoignent d’ailleurs les nombreux messages de sympathie reçus de partout par les professionnels du tourisme tunisien émanant du monde entier.

Le message certainement le plus symbolique est celui envoyé par Jean-Marc Siano, Président du directoire de Nouvelles Frontières (groupe TUI), l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes français vers la Tunisie et qui mérite que l’on en reprenne les principaux passages : « Il ne se passe pas une journée sans que les femmes et les hommes du groupe Nouvelles Frontières n’évoquent la situation dans votre pays avec beaucoup d’admiration et d’optimisme. En leur nom et en mon nom personnel, je vous exprime toute notre sympathie pour cet immense espoir démocratique et notre entière solidarité au peuple tunisien (…). Pour ce qui est de l’action touristique, je tiens à  ce que vous sachiez que le groupe Nouvelles Frontières s’engage à  soutenir l’économie touristique de la Tunisie en préparant déjà  la réouverture de la destination (…) et dynamiser la commercialisation des vacances tunisiennes auprès du public (…) ».

Autre témoignage très significatif et plein d’espoir, celui de Marie-France O’Leary, en séjour en Tunisie depuis le 24 janvier 2011 : « Ecrivain, journaliste-pigiste (Canada et France), je suis venue à  Djerba pour me reposer et suivre une cure en thalasso au centre Athénée de l’hôtel Radisson Blu. J’ai suivi de très près le mouvement de la Révolution de « jasmin » en Tunisie qui suscite en chacun un espoir de renouveau et de mieux-vivre. Si j’avais écouté mon environnement, je ne prenais pas l’avion, mais aventurière et curieuse de l’humain, je ne me fie pas aux médias qui vendent surtout du drame comme si seul le drame pouvait ébranler la conscience des gens.

Il est évident que la diffusion continue sur les ondes télévisées de certaines scènes violentes a provoqué peur et panique chez une population qui cherche le repos en venant en Tunisie. Mais si nous songeons que tout mouvement humain se transforme ne peut-on pas réfléchir sur les conséquences de l’arrêt même ponctuel du tourisme dans une période de l’année certes moins fréquentée mais tout de même habituée à  accueillir des gens de partout.

Or à  Djerba, règnent calme et sérénité et un désir de retrouver le tout un chacun qui anime l’île en cette saison et qui permet à  l’économie locale de se maintenir. Ne serait-il pas essentiel de s’informer de la situation présente dans l’île de Djerba et de permettre aux voyageurs-touristes de revenir dans ce lieu où les Tunisiens les aiment et les espèrent.

Passer des vacances instructives puisque participant de la transformation d’un pays et non pas privilégier la peur mais le bon sens d’un cadre balnéaire qui nous émerveille par sa douceur, sa beauté et l’extrême amabilité de sa population. »

On ne pourrait également passer outre ce message teinté de poésie de Rached Trimèche, président du Club international des grands voyageurs (CIGV) à  l’intention de tous ses membres :

Oh! Grands Voyageurs du monde!

Pensez à  passer vos vacances de printemps en Tunisie Proximité, sécurité, beauté et exotisme à  60 minutes d’avion de Rome Votre présence sur notre bonne vielle Terre aidera la Tunisie à  avancer plus vite vers la Démocratie!! Welcome!

Bienvenue à  toutes et à  tous !

Même si le tourisme ne représente que 7% du PIB, il garantit toutefois l’emploie à  des dizaines de milliers de familles !

Cela sera VOTRE AIDE et SYMPATHIE au pays
Welcome 2 Tunisia !

Venez vivre et sentir LA Rà‰VOLUTION DES BRAVES
Une Intifadhah qui changea en Révolution nationale et qui éjecta hors du pays le Tyran Ben Ali alias
MACHIAVEL BEN ALCAPONE.

Ceci sans arme aucune, sans aide étrangère aucune, sans Chef ni CHE aucun, seulement avec FOI, COURAGE, INTELLIGENCE et DIGNITà‰ de notre belle jeunesse hautement lettrée et éduquée!



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Slim Chaker : le spécialiste de l’export

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Il a été maintenu dans ses fonctions au sein du nouveau gouvernement de transition annoncé le 27 janvier 2011. Slim Chaker garde son poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre du Commerce et du Tourisme chargé du Tourisme.

Ses premières sorties médiatiques après sa nomination, sur le terrain à  Djerba et face aux professionnels du tourisme ont été jugées «encourageantes et porteuses d’espoir» par les opérateurs qui attendent de lui qu’il conduise à  bon port le secteur jusqu’aux prochaines élections… et plus si affinités.

Né à  Sfax en 1961, il a obtenu son baccalauréat en 1979 au lycée Sadiki de Tunis, puis une licence de mathématiques à l’Ecole normale de Tunis en 1983, un diplôme d’ingénierie statistique à Paris en 1986 et un MBA de la Mediterranean School of Business en 1988.

M. Chaker a entamé sa carrière professionnelle en 1986 au ministère du Plan. De 1991 à  1992, il est directeur adjoint de la Banque tuniso-qatarie d’investissement. De 1992 à 1998, il occupe le poste de directeur des études au Centre technique du textile (CETTEX) relevant du ministère de l’Industrie. Il a ensuite occupé, jusqu’à  2008, le poste de directeur coordonnateur du Fonds d’accès aux marchés extérieurs (Famex), relevant du ministère du Commerce.

M. Chaker est expert international de la Banque mondiale chargé de la recherche et de l’élaboration des stratégies en matière de promotion des exportations. Jusqu’à  sa récente nomination, il était consultant international du programme européen pour la promotion des exportations en Jordanie, chargé de la mise à niveau du secteur des services et du tourisme.

M. Slim Chaker est marié et père de trois enfants.



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Jacques Séguéla ou la Farce Tranquille

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Jacques Séguéla, ce fils de pub qui se prend pour le gourou de la communication politique, serait venu en Tunisie début janvier pour superviser la troisième et ultime intervention télévisée de Ben Ali.

Effectivement, on y trouve les classiques ingrédients Séguélaliens qu’il met à  toutes les sauces : reprise de formules célèbres comme le « Je vous ai compris » de De Gaulle, adoption de l’arabe dialectal pour la première fois, gestuelle inhabituelle des membres supérieurs, énoncé de promesses difficiles, sinon impossibles à  tenir, station debout devant la caméra, utilisation de prompteur…

Vu le manque d’expériences de Ben Ali pour toutes ces nouveautés, on se demande combien de prises ont du être effectuées avant d’arriver à  la catastrophique mouture finale que tout le monde a suivie.

Jacques Séguéla, l’inventeur du slogan de « La force tranquille » qui a contribué à  l’élection de François Mitterrand en 1981, a connu un retentissant échec avec Ben Ali. Il faut avouer que le niveau intellectuel de son nouveau client était désespérant et qu’il n’aurait pas du croire que le Tunisien pouvait tomber dans le piège facile de sa Farce Tranquille.

Etant vice- président de Havas France, le bronzissime Jacques Séguéla doit regretter de s’être associé à  un gendre de Ben Ali pour créer l’agence Havas Tunisie qui visait la gestion des 100 millions de dinars que l’ex-ministre du Tourisme comptait réserver à  la publicité touristique en 2011.

Wahid Ibrahim



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Ezzedine Hammedi sort de son silence : « je n’ai fait qu’appliquer les instructions »

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Suite à notre information relative à la fin de la mission de Ezzedine Hammedi, représentant de l’ONTT à  Washington, l’intéressé nous a contactés afin de jeter la lumière sur les accusations qui pèsent sur lui, à  savoir que sa fonction aurait été de gérer les affaires immobilières de Hayet Ben Ali à  Miami. Il a répondu aux questions de DestinationTunisie.Info :

Depuis quand êtes-vous en poste dans la capitale américaine ?

Je suis représentant de l’ONTT à  Washington depuis novembre 1997 et je dépends de l’ONTT Montréal d’où je reçois mon salaire mensuel. Je n’ai jamais exigé de rester mais j’ai été maintenu car on m’avait chargé d’acheter régulièrement du matériel informatique pour la présidence de la République aux Etats-Unis (vu que je suis informaticien à l’origine). Ces achats se déroulaient à  travers l’ambassade de Tunisie qui émettait les bons de commandes. Tous les ministres du Tourisme qui se sont succédé étaient parfaitement au courant de cela.

Quel rapport aviez-vous avec Hayet Ben Ali, sœur du président déchu ?

Je n’ai aucune affinité avec cette personne que je n’ai jamais vue et je n’ai fait qu’appliquer les instructions. Voici de quoi il s’agit : les faits remontent à l’année 2001 où Hayet Ben Ali s’est déplacée en personne à  Miami et a acheté un appartement pour la somme de 50.000 dollars US. Suite aux événements du 11 septembre 2001 et le chaos qui s’en est suivi, l’appartement a été vendu par une mafia qui a falsifié les pièces d’identité de l’intéressée.

Fathi Refai, le mari de Hayet, a chargé un avocat à partir de Bonn en Allemagne de procéder aux démarches de restitution de l’appartement ; démarches restées à l’époque sans succès. En juin 2006, on m’a chargé de suivre l’affaire à partir de Washington. Au bout de tractations qui ont duré 3 mois, j’ai réussi à reprendre l’appartement et à le revendre à 134.900 dollars, moyennant des frais (frais d’avocat et taxes diverses) qui s’élèvent à 13.900 dollars US, frais que j’ai payés de mon propre compte personnel et qui ne m’ont pas été remboursés à ce jour par Mme Hayet. Je dispose de tous les documents qui prouvent ce que j’ai dit, y compris les scans des règlements que je n’ai pu payer qu’en contractant un crédit auprès de ma banque.

Vous dites avoir appliqué les instructions. De qui receviez-vous les ordres ?

Les instructions m’ont été données par le secrétaire personnel de l’ancien président, Rchid Dahmen, qui a une copie du dossier. Il a essayé a plusieurs reprises de la convaincre de payer les frais de l’avocat, des taxes fédérales, etc. Elle a promis qu’elle déposerait l’équivalent de la somme en dinars tunisiens vu qu’elle ne disposait pas de dollars US mais en vain.

Vous n’avez donc rien à vous reprocher ?

Absolument rien. Maintenant, c’est l’avenir de mes enfants qui va être sacrifié puisqu’ils doivent interrompre leur scolarité vu que je dois rentrer à Tunis et que je n’ai aucune ressource pour les laisser aux Etats-Unis.



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Première sortie officielle de Slim Chaker face aux professionnels : « nous n’avons pas de pétrole mais nous avons du tourisme »

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C’était, en quelques sortes, le baptême du feu pour le nouveau secrétaire d’Etat au Tourisme. A l’occasion d’une table ronde interprofessionnelle organisée par notre site sur le thème de la situation préoccupante que traverse actuellement le secteur, Slim Chaker a pris part à  la rencontre pour écouter les professionnels du tourisme débattre de leur situation mais aussi pour répondre à  certaines de leurs préoccupations urgentes. Morceaux choisis.

Couvre-feu : A un professionnel qui souhaitait des explications sur la date éventuelle de la levée du couvre-feu, M. Chaker a déclaré que si la situation se calme, et à la lumière de la reprise progressive des cours dans les écoles, les collèges, les lycées puis les universités, il sera levé le plus rapidement possible pour permettre une activité normale et pour rassurer aussi bien les citoyens tunisiens que ceux qui viendraient en Tunisie pour une raison ou pour une autre. « Nous sommes tout à  fait conscients des enjeux, il ya aussi l’industrie ». En conséquence, entre tourisme et industrie, ce serait aujourd’hui 1 million d’emplois qui travaillent sur l’économie internationale. « Il ya un édifice qui est encore fragile, qui est celui de la démocratie et de la liberté, et nous n’avons pas le droit de prendre le moindre risque sécuritaire tant par rapport aux Tunisiens qu’au monde entier ».

Open Sky : y a-t-il maintien de la décision prise par l’ancien pouvoir ? Réponse du secrétaire d’Etat : « Au niveau du gouvernement, nous n’avons franchement pas parlé de tout ça vu les urgences, mais les engagements seront tenus, sauf s’il ya des données nouvelles. Il y a le principe de la continuité de l’Etat valable dans tous les pays du monde ».

Budget 2011 : « il n’y aucune raison de toucher au budget qui a été fixé pour l’année 2011 et on travaillera dessus jusqu’à  preuve du contraire. »

Animation : « si vous voulez faire de l’argent, il faut faire de l’animation qui a tant fait défaut à  la Tunisie. Au cours des 4/5 dernières semaines, j’ai découvert des gens extraordinaires : des bloggers, des jeunes rappeurs, des troupes de théâtre, des caricaturistes… La Tunisie a montré au monde entier une force inouïe et une capacité d’invention créatrice qui font honneur. Je vous invite à  encourager ces jeunes qui ont contribué à  cette révolution en les ramenant pour faire des spectacles aux touristes, en proposant des pièces de théâtre qui ont été durant des années interdites en Tunisie pour qu’ils se fassent connaître, etc. »

Les relations entre l’administration et la profession : « Je suis prêt à  me mobiliser immédiatement toute une journée pour vous. Quand j’ai pris mes fonctions au ministère du Tourisme, j’ai annoncé que nous ne ferions plus rien tous seuls. C’était ma première décision. Deuxième décision : on ne met pas les professionnels devant le fait accompli mais au contraire, on les associe pour qu’ils soient à  nos côtés au stade de la réflexion. Troisièmement : adapter ce qu’on peut faire à  ce qu’ils peuvent nous dire ».

La place du tourisme dans le gouvernement de transition : « Je suis avec vous et tout le gouvernement l’est aussi parce que le secteur du tourisme est un secteur vital pour la Tunisie ; nous n’avons pas de pétrole mais nous avons du tourisme ».

L’image actuelle de la destination : « La chance de la Tunisie aujourd’hui à  l’international, c’est qu’elle a une image qui est au Top. Comment la protéger ? Comment la conserver ? Nous avons fait quelque chose d’exceptionnel : une révolution par les jeunes, avec les nouvelles technologies, sans leadership politique, sans armée etc. C’est une leçon de stratégie de simplicité et d’espoir au monde entier, maintenant, nous ne devons pas décevoir tous ceux qui se sont battus pour ça. »



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Purge à l’ONTT : deux grosses têtes et une petite tombent à l’étranger

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A l’image du ras le bol enregistré dans tout le pays, l’administration du Tourisme vient de suspendre sine die les mandats de deux de ses représentants à  l’étranger.

La campagne de purge démarre à  l’ONTT. Tout d’abord à  Budapest, Badreddine Rouissi, ami de classe de Belhassen Trabelsi, et qui bénéficiait de son soutien absolu, a été sommé de faire ses bagages après un mandat d’au moins 15 ans en tant que représentant pour la Hongrie et la Roumanie. Au cours de l’été 2003, Mondher Zenaidi, alors ministre du Tourisme, avait eu le malheur d’annoncer officiellement son remplacement. Mal lui en a pris puisque malgré un communiqué officiel publié dans les médias, le ministre a du se rétracter illico. Car Badreddine Rouissi, aussitôt informé de la fin de sa mission, avait pris le premier avion pour Tunis et était venu se plaindre directement auprès de son protecteur attitré. Aucun parmi les autres ministres qui se sont succédé n’a pris le risque de le déloger.

Nous croyons savoir selon certaines indiscrétions que l’ONTT a décidé de fermer définitivement cette représentation.

Le deuxième représentant de l’ONTT à l’étranger à  faire ses valises est Ezzeddine Hammedi. Etabli à  l’ambassade de Tunisie à Washington depuis de nombreuses années, sa mission première était de gérer les « affaires américaines » de Hayet Ben Ali, sœur du président déchu. Il était de notoriété publique que cette dernière possédait (ou possède encore ?) des biens immobiliers notamment en Floride.

Son époux de son second mariage, Fathi Refaï, était, lui, salarié à  l’ONTT Francfort (avec titre de recruté local) et n’apparaissait à son poste qu’une fois par an à l’occasion du salon ITB Berlin où il était « chargé du protocole ». C’est la troisième tête à  tomber à  l’étranger.



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L’UGTT enfonce encore un peu plus le tourisme

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Chaque jour qui passe, le tourisme tunisien s’enfonce encore un peu plus dans la crise. Les T.O qui programment la Tunisie sont intraitables : « tant qu’il y a encore des manifestations et surtout que le couvre-feu ne sera pas levé, nous n’enverrons pas nos clients ». Les hôtels sont par conséquent désespérément vides, les agences de voyages ont confiné leurs véhicules dans leurs dépôts, les compagnies aériennes tournent au ralenti avec des coefficients de remplissage dramatiques, les restaurants touristiques ont mis leur personnel en congé forcé, les magasins d’artisanat sont au bord du désespoir etc. etc.

Mais l’UGTT semble ne pas en avoir cure. Malgré les appels répétés à  une reprise du travail, la centrale syndicale continue de faire la sourde oreille et semble avoir fait le choix d’opter pour le chaos.

Le tourisme reprendra, tôt au tard, car la volonté du peuple demeurera la plus forte et les touristes se feront encore plus nombreux car la Tunisie a gagné en notoriété sur le plan international et a encore relevé son capital sympathie à  travers sa révolution du 14 Janvier.

Alors, on se souviendra de cette UGTT qui, à  l’exact opposé de sa vocation première, a tout fait pour affamer les travailleurs et les travailleuses d’un secteur qui ne demande qu’à  repartir au quart de tour.

Hédi HAMDI



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Tunisair : l’Airbus que vous ne reconnaîtrez plus

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Il volait aux couleurs de Tunisair. L’un des 13 Airbus A 320 de Tunisair ne porte plus aucun nom de baptême, mais conserve son immatriculation obligatoire (TSIMC). Il s’agit de l’appareil baptisé 7 Novembre (photo ci-dessus) entré dans la flotte le 6 novembre 1990.

Le personnel handling a été chargé de masquer cette date désormais assimilée à  une époque révolue. Pour la petite histoire, on se souviendra aussi que c’est cet appareil qui transporta la dépouille de Habib Bourguiba, premier président de la République, vers sa dernière demeure à  Monastir.

Pour tourner totalement la page, la compagnie publique sera appelée à  lui trouver un nouveau nom. Quoique symbolique, cette appellation devra s’inscrire dans l’air du temps. Il se trouve cependant que cet appareil ferait partie des avions programmés pour être retirés de la flotte de la compagnie dès réception des nouveaux appareils.

Les 12 autres A 320 de la compagnie s’appellent : Jerba, Abou El Kacem Echebbi, Ali Belhaouane, Jugurtha, Le Bardo, Ibn Khaldoun, Farhat Hached, Kheredine, Tabarka, Gafsa El Ksar, La Galite et Habib Bourguiba.



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A Moscou, l’ambassade « interdit de parler de la Tunisie »

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Il s’appelle Lotfi Kebaier et fait partie de ces Tunisiens allés étudier en Russie à  la fin des années 80. Son diplôme d’ingénieur en chemin de fer en poche, il reste finalement sur place et ouvre un tour-opérateur qu’il nomme HTL, basé à  Saint-Pétersbourg, avec un bureau à  Moscou et une représentation à  Sousse.
Tant bien que mal, depuis la création de l’entreprise en 1992, il travaille sur la Tunisie et se donne corps et âme à  la promotion du tourisme dans son pays. Au début des années 2000, il avait réussi à  occuper jusqu’à  15% du marché touristique russe vers la Tunisie avec plus de 4000 clients réalisés en une année.

A l’heure où la Tunisie vient de vivre sa révolution, il maintient le cap contre vents et marées et tente d’assurer la visibilité de la destination auprès de ses partenaires et des médias russes. Aujourd’hui lundi, Lotfi Kebaier avait prévu d’organiser une conférence de presse à  Saint-Pétersbourg afin de rassurer le marché et de montrer que la révolution tunisienne est le signe de la maturité d’un peuple. « Face à  un office du tourisme tunisien et une ambassade tous les deux passifs, j’ai décidé d’apporter des réponses claires au marché et de l’informer sur la nature de notre révolution pour tranquilliser l’opinion ». Mais avant cela, il a contacté l’ONTT Moscou et l’ambassade pour demander des drapeaux de la Tunisie, des brochures, des statistiques diverses, des CD, etc. pour consolider son message.

Réponse de l’ONTT Moscou selon Lotfi Kebaier : « vous n’avez pas le droit de parler de la Tunisie et des Tunisiens, c’est l’ambassade qui doit le faire. De plus, vous devez recevoir l’accord du ministère du Tourisme avant toute initiative, déposer une liste des journalistes invités, etc. ». Samedi 22 janvier, le représentant de l’ONTT Moscou l’informe que l’ambassade a décidé d’organiser elle-même une conférence de presse…. au plus tôt début février 2011.

Conséquence : la conférence de ce lundi n’a bien-sûr pas pu avoir lieu et a du être reportée. Lotfi Kebaier a décidé de ne pas baisser les bras : « ils ont tout fait pour m’empêcher de communiquer mais je vais le faire quand même car la saison est menacée et chaque jour qui passe compte énormément ».

Persona non grata

Et pourtant, Lotfi Kebaier n’a pas remis les pieds en Tunisie depuis 2005 car son passeport lui avait été confisqué par l’ambassade de Tunisie à  Moscou lors d’une demande de renouvellement. En cause, un différent avec la compagnie aérienne Karthago Airlines, présidée à  l’époque par Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu. « Certes, ma société passait à  cette époque par des problèmes financiers et je n’avais pas été en mesure d’honorer mes engagements financiers à  l’égard de la compagnie » reconnaît-il. « Mais avant même de me laisser le temps de renflouer ma société, de trouver un terrain d’entente sur un rééchelonnement de mes dettes, un procès m’était intenté en Tunisie où je suis aujourd’hui poursuivi par la justice ».
Lotfi Kebaier est aujourd’hui décidé à  ne pas baisser les bras et à  s’expliquer clairement face à  la justice de la Tunisie de l’après révolution et s’en remettre à  la décision qui sera prise dans le strict respect de la loi.
Il ne peut s’empêcher de rappeler à  qui veut bien l’entendre qu’il a été à  l’origine des efforts réalisés en faveur de la suppression du visa pour les touristes russes venant en Tunisie. Il ne manque pas de rappeler également qu’il avait fait toutes les démarches administratives nécessaires pour permettre à  la compagnie Karthago Airlines de pouvoir opérer sur la Russie, « cette compagnie qui est aujourd’hui à  l’origine de mon blocage en Russie depuis plus de 5 ans ».

J.R



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Imed Trabelsi préparait son entrée dans l’hôtellerie

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Enjoy Hotels Collection. C’est le nom de la dernière entreprise de Imed Trabelsi, membre du clan de l’ancien président Ben Ali. Créée en octobre 2010 et basée à  la Charguia à  Tunis, cette société (S.A), avec 150.000 dinars de capital, envisageait « la promotion et la gestion de toutes activités touristiques et hôtelières ».
Il était prévu que le concerné y occupe le poste de président du conseil de surveillance. Mais dans le tour de table, on trouve également un certain nombre de visages connus du tour-operating tunisien basé à  l’étranger ainsi que quelques responsables d’un groupe hôtelier étranger basé en Tunisie.
Quant aux détails du projet, les ex-associés se sont murés dans le silence et à  part des rumeurs non fondées que nous ne colporterons pas, les informations sont trop floues pour le moment. A moins que certaines langues ne se délient dans les prochains jours et révèlent ce qui se tramait réellement.



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Le personnel de Karthago Airlines inquiet pour son avenir

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Les salariés de la compagnie aérienne Karthago Airlines, détenue par Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu, sont dans l’expectative concernant leur avenir professionnel.

Bien que devenue une véritable coquille vide après sa fusion avec Nouvelair en 2008, Karthago Airlines avait conservé son siège de Tunis au sein duquel avait été confinée une dizaine de salariés « mis au frigo ».

Concernant le personnel de Karthago ayant intégré le siège de Nouvelair, beaucoup craignent que leur avenir professionnel et leur poste ne soient remis en cause. Ils attendent par conséquent que la direction de l’entreprise les rassure rapidement sur leur sort.

A noter par ailleurs que parmi les actifs de Belhassen Trabelsi, se trouve également une société de Handling aéroportuaire dénommée TAS (Tunisia Airport Services) qui compte un nombre important de salariés détachés de Karthago Airlines.

Belhassen Trabelsi avait par ailleurs fondé la compagnie aérienne Koral Blue Airlines en Egypte avant de revendre sa participation à Nouvelair dont il avait été nommé président-directeur général par le conseil d’administration.



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Message urgentissime à Madame la ministre de la Culture

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Au cours des dernières années de népotisme et de corruption, les responsables qui se sont succédés à  la tête du ministère de la Culture n’ont pas hésité à  déclasser certains terrains archéologiques à  Carthage (et peut-être ailleurs) et à  changer leur vocation pour les rendre constructibles et les livrer à  l’appétit vorace et insatiable des Ben Ali et des Trabelsi de triste mémoire.

Si l’inculture des bénéficiaires les rend à  la limite «compréhensibles », on ne peut comprendre et excuser les décideurs culturels, sensés être plus concernés et plus avertis. D’autant plus que leur département s’appelle « ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine ». En fait, au lieu de sauvegarder le patrimoine national, ils n’ont pas hésité à  sauvegarder et à  développer le patrimoine des prédateurs qui les ont nommés. Cela représente une atteinte très grave et parfois irréversible à  notre histoire et à  notre mémoire collective.

A cet effet et pour limiter les dégâts, je demande à  Madame la ministre et à  ses collègues du gouvernement
de « stopper » sans délais tous les chantiers de lotissements et de constructions engagés dans le périmètre classé de Carthage et de rendre les terrains usurpés à  leur vocation archéologique initiale pour que les coquelicots de la liberté puissent y refleurir et nous rappeler, à  chaque printemps, le sang des martyrs de la Révolution du 14 janvier 2011.

Wahid Ibrahim



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Néji M’hiri dément les rumeurs qui circulent à  son sujet sur Internet

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L’homme d’affaires Néji M’hiri, président notamment du groupe El Mouradi, première chaîne hôtelière tunisienne par sa taille, tient à  dénoncer les nombreuses rumeurs et affirmations qui circulent actuellement sur Internet.

Dans un communiqué reçu par Destinationtunisie, M. M’hiri indique « qu’il n’y a eu et il n’y a aucun lien direct ou indirect de près ou de loin entre son groupe et la radio Jawhara FM. Ceci a déjà  été exprimé lors d’une interview téléphonique publiée au journal Akhbar al Joumhoria paru le 2 juin 2005 ».

Dans le communiqué, il est également question l’endettement du groupe. « Ce dernier s’élève au 31 décembre 2010 à  environ 250 millions de dinars, ce qui est conforme aux normes de gestion et ratios financiers en vigueur pour les natures et les volumes des activités réalisées. Le groupe a toujours honoré ses engagements conformément aux dispositions contractuelles et n’a jamais eu besoin d’interventions extérieures pour accéder aux sources de financement. Ces informations sont facilement vérifiables auprès des différentes institutions financières du pays ».

Concernant le poste d’administrateur à  la Banque Centrale qu’occupe Néji Mhiri, « il lui a été proposé, comme à  d’autres personnalités, en raison de sa compétence, reconnue par tous, dans les domaines économique et financier. Il ne perçoit aucun salaire ou avantage pour cette fonction en dehors d’une indemnité de transport qui reste très symbolique (350 dinars par an) ».

M.M’hiri tient par ailleurs à  souligner que « le Groupe Meublatex a été fondé en 1972, et s’est développé d’une manière progressive et régulière tout au long des 39 dernières années à  l’image de tous les grands acteurs économiques du pays. De même, le groupe El Mouradi, qui a été fondé en 1981, a suivi un développement continu, dans le cadre de l’essor du tourisme dans le pays.

Le groupe M’hiri, -poursuit le communiqué- est un groupe totalement familial et indépendant, qui n’a aucun lien de parenté ni d’union avec l’ancien président, sa famille ou sa belle-famille, ni aucun type d’association économique ou d’intérêts avec celles-ci. Respecté et reconnu par tous les acteurs économiques du pays pour son sérieux, son intégrité, sa gestion exemplaire, son dynamisme et sa solvabilité, le groupe emploie plus de 7000 salariés directs, dont environ 800 cadres supérieurs, sans compter les emplois saisonniers et les dizaines de milliers d’emplois indirects. M. M’hiri entretient des relations respectueuses et paternelles avec l’ensemble de ses collaborateurs qui le lui rendent bien ».

Face à  cette campagne de dénigrement, Néji M’hiri déclare avoir « contribué avec les enfants de l’Indépendance à  la construction de l’économie de notre pays et a toujours été respecté par tous pour sa compétence et son ardeur au travail ». La réussite, il l’a doit à  sa seule volonté, ses efforts et ses sacrifices nourris par son amour pour sa patrie, estime le concerné.

Loin de se laisser abattre par la rumeur de la rue, le groupe affirme haut et fort sa volonté de « continuer avec la même passion à  participer activement au développement de l’économie nationale ». En conclusion le communiqué déclare que « Monsieur Néji M’hiri regrette toutes les affirmations fondées sur des rumeurs et des calomnies que les internautes ne prennent pas la peine de vérifier, et appelle à  la vigilance quant à  l’utilisation et la diffusion de ce genre d’informations qui peuvent provoquer des dommages moraux et matériels injustifiés et porter atteinte à  sa réputation et à  son image ».



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Le tourisme tunisien aussi doit faire sa révolution

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Je trouve que le qualificatif « révolution du jasmin » est trop touristique et trop mièvre et ne traduit pas suffisamment la force et la virilité des revendications populaires qui portent -et je l’espère porteront toujours- sur les thèmes de LIBERTE et DIGNITE.

Quant à  son impact sur le tourisme, je pense que le sujet ne correspond pas à  ce que les lecteurs veulent trouver en priorité dans les colonnes des journaux, leur attention étant dirigée, à  juste titre, vers des considérations nationales autrement plus vitales et plus importantes.

Je pense, aussi, que les hôteliers et les opérateurs touristiques qui ont, jusque-là , largement engrangé les bénéfices du secteur, devraient maintenir le personnel dans leurs emplois et leur servir leurs salaires jusqu’à  la reprise.

Le tourisme tunisien doit aussi faire sa révolution en devenant plus équitable et plus attentif aux revendications sociales. Dans les circonstances actuelles, les hôteliers seraient mal inspirés de venir solliciter des investissements publicitaires qui seraient de toutes les façons stériles ou d’autres avantages liés à  leur endettement.

S’ils veulent garantir la pérennité de leurs entreprises, ils doivent d’abord régler leur dette de solidarité nationale.

Grâce à  cette révolution, la Tunisie est en train d’accumuler un extraordinaire capital de sympathie à  l’échelle mondiale, ce qui lui procurera un degré de notoriété qu’aucune campagne de publicité n’aurait pu générer. Restons donc optimistes.

Wahid Ibrahim



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Tunisair Express pourrait remplacer Sevenair

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Le vent de la révolution souffle aussi sur le transport aérien en Tunisie. La compagnie aérienne connue sous le nom de Sevenair depuis 2007 s’apprête à  changer de nom afin de lever toute équivoque. Nous croyons en effet savoir que le choix – bien que non définitif- devrait se porter sur le nom Tunisair Express.

Détenue à  96% par Tunisair (le reste appartenant à  l’Office du Commerce et au Groupe Chimique tunisien), la compagnie entend ainsi se démarquer d’un nom qui lui avait été imposé à  une époque où elle avait eu besoin de moderniser son image institutionnelle et ses couleurs. Cependant, il est à  souligner qu’à  aucun moment, elle n’a appartenu à  des proches de l’ancien régime, s’agissant d’une compagnie étatique.

Le nom Tunisair Express, déjà  proposé en 2007 mais non retenu par le ministère de tutelle, scellera sans aucun doute l’appartenance de la compagnie à  sa maison-mère Tunisair pour laquelle elle opère d’ailleurs de nombreux vols en franchise et avec qui elle entretient de nombreuses synergies opérationnelles.

Depuis le début de la crise tunisienne, la compagnie a maintenu ses vols sur les régions intérieures et notamment Djerba. Une source administrative nous a même précisé que des vols supplémentaires avaient été programmés sur l’axe Tunis-Djerba pour répondre à  la demande des passagers. « Le personnel de l’entreprise a également assuré sa mission sans fléchir même au plus fort de la crise témoignant ainsi son attachement à  sa compagnie » a ajouté notre source.

Seul les horaires des vols ont été modifiés par rapport à  la programmation habituelle et ce afin de s’adapter au couvre-feu en vigueur.

Une compagnie certifiée

Sur un autre plan, il est à  noter que la compagnie a renouvelé sa certification ISO : 9001dans sa version 2008 résultant de la conformité des procédures de son système de management de la qualité dans ses opérations commerciales régulières et charter de transport de passagers sur ses vols domestiques et internationaux. C’est le cabinet allemand TUV qui a renouvelé cette certification.



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La paire Jegham-Chaker sera-t-elle à la hauteur de la transition dans le tourisme ?

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L’annonce a été faite hier : Mohamed Jegham (photo de gauche) a été nommé ministre du Commerce et du Tourisme et Slim Chaker secrétaire d’Etat chargé du Tourisme dans le cadre du nouveau gouvernement de transition de la Tunisie.

Au-delà  de la polémique politique actuelle, les professionnels du tourisme tunisien, dont le secteur vient de plonger certainement dans la plus grande crise de son histoire, sont en droit d’attendre des nouveaux responsables -quelle que soit leur appartenance politique- qu’ils gèrent au mieux cette période extrêmement délicate.

Bien qu’étiqueté RCD et natif de Hammam-Sousse, ville d’origine de l’ancien président Ben Ali, Mohamed Jegham, 67 ans, n’en demeure pas moins aux yeux des opérateurs touristiques tunisiens un homme aux mains propres qui a beaucoup œuvré en faveur du secteur puisqu’il a déjà occupé de 1988 à  1995 la fonction de ministre du Tourisme. Ce n’est donc pas un novice, d’autant qu’il a eu à gérer une autre crise et non des moindres, celle de la première Guerre du Golfe en 1990-1991. Son intégrité lui a d’ailleurs valu d’être « mis au frigo » depuis un long moment parce qu’il aurait, dit-on, osé dénoncer les dérives du clan Trabelsi et consorts auprès de l’ancien chef de l’Etat.

Ces dernières années, Mohamed Jegham était à  la tête d’une société hôtelière privée (possédant notamment l’hôtel Le Royal à  Yasmine Hammamet). Il n’a donc par conséquent pas rompu les liens avec le secteur et dispose peut-être même d’une vision encore plus élargie pour avoir exercé dans le camp des professionnels.

Quant à Slim Chaker, nommé secrétaire d’Etat, il fait pour la première fois son entrée dans le gouvernement. C’est en fait un expert dans le domaine de l’export et a notamment dirigé le Famex (le Fonds d’accès aux marchés d’exportations). Sa bonne connaissance des marchés étrangers n’en fait cependant pas un spécialiste des services, notamment touristiques. Voilà  pourquoi il devra s’adapter en conséquence.

De ces deux nouveaux responsables, on n’attend pas qu’ils révolutionnent le secteur, ce n’est d’ailleurs pas leur mission, mais qu’ils traitent de la meilleure manière qui soit tous les dossiers en cours. De plus, ils devront très vite réunir les opérateurs privés autour d’eux pour la définition conjointe d’une stratégie de crise rapide.

Pour l’anecdote, Slim Tlatli, le ministre du Tourisme sortant issu de l’ancien régime, avait occupé le poste un an jour pour jour.



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TAV Tunisie débaptise l’aéroport d’Enfidha

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L’exploitant turc de l’aéroport d’Enfidha fait preuve d’une grande réactivité. Moins de 24 h après le changement de régime en Tunisie, marqué par le départ de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, TAV Tunisie a fait décrocher l’enseigne de l’aéroport qui portait son nom.

Autre aéroport qui devrait également changer d’appellation : celui de Tabarka 7 Novembre qui, logiquement, devrait être associé à  l’image du corail, symbole de la ville.

Pour ce qui concerne Enfidha, certains Facebookers propose de lui donner le nom de Mohamed Bouazizi, le marchand ambulant de Sidi Bouzid qui s’est immolé par le feu et qui fut à  l’origine du déclenchement de la Révolution du 14 janvier 2011. Mais la TAV suivra-t-elle la tendance comme elle l’a fait machinalement lors du baptême de l’aéroport.



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Médina de Tunis : suivez le guide

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L’agence de voyages culturelle Expedition a prévu de lancer à  compter du mois de janvier courant un circuit guidé à  pied de 3 heures à  travers la médina de Tunis et plus particulièrement en suivant le nouveau circuit touristique élaboré récemment.

Pour 20 dinars par personne, ce circuit, annoncé comme régulier, « est offert aussi bien aux Tunisiens, aux expatriés vivant en Tunisie ainsi qu’à  leurs invités et les touristes » a annoncé l’agence.

Au cours du circuit plusieurs sites et monuments seront visités tels que le mausolée de Sidi Mehrez (soltan lemdina), la zaouia de Sidi Brahim Erriahi, la medersa de Bir Lahjar, Dar Lasram (siège de l’association de sauvegarde de la médina), le Club Tahar Haddad (l’ancien Makhzen et les écuries)…ainsi que le passage par la rue Sidi Mehrez, la rue du Pacha, la Place Romdhane Bey, la rue de Sidi Ben Arous.

Un arrêt auprès d’un des derniers artisans de la chéchia offrira de découvrir les secrets de fabrication de ce fameux couvre chef qui, pendant longtemps, a fait partie du patrimoine vestimentaire de la Tunisie.

La visite commence chaque samedi à  9h00 du matin et le point de rendez vous est le café littéraire « La Parenthèse » au 62 rue Sidi Ben Arous (à  400m de la place de la kasbah et mitoyen à  l’hôtel Dar Lemdina). Les commentaires se font en langue française.



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Mauritania Airways dans le brouillard le plus total

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 La compagnie aérienne tuniso-mauritanienne n’a toujours pas repris ses activités et ce plus d’un mois après la décision de son conseil d’administration de suspendre la totalité de ses dessertes, même celles sur l’Afrique, pourtant non concernées par l’interdit.

Toujours pas d’embellie dans le dossier Mauritania Airways. L’Union européenne a interdit de vol « tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la République de Mauritanie responsable de la surveillance réglementaire».

Les 216 salariés de la société, dont une vingtaine de Tunisiens détachés, sont également dans l’attente d’une solution à leur situation professionnelle.

Trois options se présentent actuellement : soit le dépôt de bilan pur et simple de la compagnie, soit sa recapitalisation pour un nouveau départ, soit sa fusion avec la nouvelle compagnie aérienne publique que les autorités mauritaniennes tentent de mettre sur pied. Cependant, cette dernière est condamnée à  être clouée au sol avant même d’avoir vu le jour et ce tant que la Mauritanie n’aura pas montré patte blanche en matière de surveillance réglementaire du secteur.

Quant à  l’idée d’une recapitalisation, il semble très difficile dans la situation actuelle d’imaginer l’arrivée de nouveaux investisseurs sur un projet qui n’a pas réussi à  s’équilibrer en trois ans d’existence. Mauritania Airways serait d’ailleurs fortement endettée, notamment auprès de Tunisair à  qui elle doit aux alentours de 30 millions de dollars selon des estimations non officielles.

Le sort de la compagnie devrait être fixé lors du prochain conseil d’administration qui pourrait se tenir avant la fin du mois de janvier 2011 selon une source proche du dossier, si la date de sa tenue n’est pas une nouvelle fois reportée.

Le nouveau responsable de Mauritania Airways, dépêché de Tunis il y a quelques mois, est encore sur place à  Nouakchott pour traiter les affaires courantes. Il semble en tout cas très difficile d’espérer voir un jour Mauritania Airways redécoller tant son image a été écornée par l’arrêt de l’exploitation de ses vols.

L.B.S



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Touristes inquiets et premières annulations de séjours vers la Tunisie

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Comme il fallait s’y attendre, plusieurs hôtels en Tunisie ont commencé à  enregistrer des annulations de clients. A Yasmine Hammamet par exemple, un groupe de 100 Espagnols vient de se désister à  la dernière minute. En cause, les troubles sociaux enregistrés dans plusieurs villes de l’intérieur du pays ces dernières semaines qui ont suscité l’inquiétude des touristes. Les chiffres ne sont cependant pas très importants, s’agissant d’une période de basse saison, la plus basse d’ailleurs de toute l’année.

Toutefois, les tour-opérateurs européens se veulent rassurants et tiennent à  préciser à  leurs clients que l’agitation n’a pas touché les zones touristiques du littoral (ni d’ailleurs). Avant de partir, certains leur ont toutefois recommandé d’éviter de faire des excursions.

Sur le portail professionnel du tourisme Tourmag (France), le sondage du moment a pour objet la Tunisie avec, comme question : « les émeutes vous font-elles peur ? ». Même si ce sondage n’a rien de scientifique, jusqu’à  hier soir, 56% des votants répondaient oui, tandis que 39% disaient non et 4% ne savaient pas répondre.

Plusieurs hôtels interrogés par DestinationTunisie soulignent qu’il reçoivent surtout beaucoup de questions de la part de clients inquiets et qui demandent s’ils peuvent finalement venir en toute sécurité ou pas.

La Tunisie n’a cependant pas été jugée comme destination à  risque par les chancelleries occidentales. Le site du ministère français des Affaires étrangères se limite par exemple à  conseiller à  ses concitoyens « d’adopter la plus grande réserve et d’éviter de se mêler à  toute forme de rassemblement ».

Ce qu’il faut savoir, c’est que les touristes qui choisissent d’annuler leur voyage sont soumis à  une pénalité tarifaire. Ce n’est que lorsqu’une destination est considérée à  risque que les clients ayant déjà  réservé et payé leur séjour sont tenus d’être remboursés en intégralité.

Du côté des réservations pour les prochains mois et notamment pour la prochaine saison été (lesquelles avaient pourtant bien débuté), les T.O ont également signalé une baisse de volume ces derniers jours, les clients étant dans l’expectative. L’arrêt des réservations est particulièrement perceptible sur les marchés francophones.

L’histoire a démontré que le tourisme tunisien, après chaque crise, avait du mal à  retrouver rapidement son rythme. Nul n’a donc intérêt à  ce qu’il fléchisse. De plus, chaque « crisette » est exploitée par les T.O pour exacerber la pression sur leurs partenaires tunisiens afin de demander plus de faveurs promotionnelles et tarifaires. La filière touristique tunisienne espère donc que la page des troubles soit rapidement fermée car s’il est un secteur extrêmement fragile et qui subit de plein fouet la moindre crise, qu’elle soit interne ou externe, c’est bien la sienne.

 H.H

Photo d’illustration: Coupure de presse d’un journal allemand paru hier relatant les événements survenus en Tunisie avec un article intitulé « Violence au paradis des vacances ».



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Foires et salons touristiques : une étude « d’impact » s’impose

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Avec l’avènement du mois de janvier, s’ouvre le cycle des grands salons touristiques internationaux tels que le FITUR à  Madrid, l’ITB à  Berlin et la BIT à  Milan… Je parie que les dates de ces grandes ‘’messes’,’ dites professionnelles, sont cochées depuis longtemps sur les agendas de tous les ministres du Tourisme du Tiers-monde et de leurs suites.

Ces manifestations, nées à  l’ère dinausorienne d’avant la mondialisation, d’Internet et de la concentration du tour-operating international, ont perdu de leur intérêt promotionnel et de leur efficacité commerciale.

Les présences tunisiennes coûteuses et massives aux dernières éditions n’ont pas empêché le marché espagnol de dégringoler, le marché italien de s’effriter et le marché allemand de dévisser.

D’ailleurs, cela fait presque quinze ans que les ténors de l’hôtellerie tunisienne n’y mettent plus les pieds, convaincus que le business se conclut en dehors de ces manifestations. Mais, d’une année à  l’autre, les institutionnels s’entêtent à  y aller pour voir et être vus, recevoir et être reçus, tout en étant sûrs de se décevoir et de rentrer déçus.

Quant aux rares grands T.O qui, sans grande conviction, y font encore acte de présence, ils prennent un malin plaisir à  se flatter l’ego en faisant attendre les ministres en visite et en les voyant se bousculer pour grappiller quelques minutes de leur temps brusquement devenu précieux et daigner leur consacrer des réunions de «travail» hâtives et souvent protocolaires.

On aimerait bien qu’une évaluation objective des cinq dernières participations tunisiennes à  ces grands salons puisse contredire ce qu’on a l’impudence d’avancer.

Wahid Ibrahim

Pour les irréductibles qui voudraient, quand même, connaître les dates des principaux salons :
-FITUR (Madrid) 19-23 janvier 2011
-BIT (Milan) 17-20 février 2011
-ITB (Berlin) 9-13 mars 2011
-IFTM (Paris) 20-23 septembre 2011
-WTM (Londres) 7-10 novembre 2011



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L’hôtel El Kantara va finalement atterrir chez El Mouradi

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Exploité ces dernières années par la chaîne Vincci, l’hôtel El Kantara Thalassa à  Djerba s’apprêterait à  tomber dans le giron de la chaîne El Mouradi.Si l’accord définitif d’achat n’a pas encore été signé, le groupe de Néji Mhiri va, selon toute vraisemblance, être le repreneur de l’établissement.

Classé 5 étoiles avec une capacité de 622 lits, l’hôtel se trouve dans la zone d’Aghir à  Djerba, en bout de la zone touristique.

Il y a quelques mois, le groupe français Marmara avait manifesté son intention de reprendre l’établissement, mais sans résultat, les discussions entre les intervenants n’ayant pas abouti.

Pour le groupe El Mouradi, il s’agira de la 17e unité, la deuxième sur l’Île de Djerba.



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Echange Palace contre Balace

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Le groupe hôtelier français Lucien Barrière refuse de postuler pour le nouveau label « Palace » en faveur de ses hôtels de luxe. Non pas parce qu’il n’en remplit pas les conditions et les normes mais parce que ses responsables jugent qu’en temps de crise, il ne faut pas ‘décrocher’ du marché et rester compétitif.

Quel bel exemple pour certains hôteliers bien de chez nous qui courent derrière les « 5 étoiles » sans s’assurer qu’ils peuvent les mériter.

Quant à  la catégorie Palace, qui est sensée qualifier le Top du Top, elle est tellement galvaudée qu’elle ne correspond strictement à  rien. On ne compte plus les hôtels tunisiens qui, du nord au sud, se sont octroyés cette catégorie non officielle héritée du temps de la SHTT.

A moins qu’on ne prononce Palace=Balace (selon la phonétique arabe) et dans ce cas, ces hôtels prétentieux sont dans le vrai puisque Balace veut dire tout simplement immeuble à  étages.

Ce qu’ils peuvent être, sans plus. Le Sousse Palace déclassé en 3 étoiles peut en être la meilleure illustration

Wahid Ibrahim



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Voyage avec Soufia Sadok, chanteuse tunisienne

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Il a fallu de la patience pour que nous obtenions un rendez-vous avec elle. Début décembre, Soufia Sadok reçoit le représentant de DestinationTunisie.info avec beaucoup de tact. Une allure altière et le verbe discret, elle répond à  mi-voix ou en chuchotant, fredonnant par moment un air de Fairouz, pour qui elle a un penchant irrésistible. Om Kalthoum la passionne depuis sa tendre enfance.

Ses projets immédiats ? Elle prépare une variété pour la télévision. Chaque soir jusqu’à  tard, elle chante et répète dans le studio où elle nous réserve de nouvelles chansons. Elle enregistre un CD intitulé «sans titre » ou «sans adresse » (traduction libre de Bila Inouane).

Un spectacle pour la Saint Valentin, ensuite elle sera à  Nice pour la Fête de la Jeunesse, puis une soirée à  Dubaï… et sa fille, la seule qu’elle emmène fréquemment … et sans rendez-vous.

Votre plus beau voyage ?
Au pèlerinage à  la Mecque, un moment fort dans ma vie, la préparation, la solennité; pourtant, j’ai déjà  fait le tour du monde.

Le voyage que vous rêvez de refaire ?
Paris-New York en Concorde.

Mais il n’y a plus de Concorde. Et celui que vous préférez oublier ?
Un Paris-New York, des turbulences, des cris dans l’avion. J’ai avalé des somnifères pour m’endormir tout de suite. Je préfère oublier ce voyage.

En avion, vous choisissez la classe économique ou la première ?
Toujours en première, question de commodité. J’aime être en forme à  la descente d’avion.

A bord, vous êtes du genre à  vous assoupir, à  lire des journaux ou un livre ?
En avion, je lis le Coran tout au long du voyage, sauf si on m’aborde, alors je réponds.

Votre dernier voyage ?
Paris, une ville que je connais et découvre à  chaque fois. J’y vais presque chaque week-end voir mes frères.

Votre prochain voyage ?
Nice, une ville coquette où il fait bon vivre, à  la fois européenne et méditerranéenne, où je vais chanter à  l’occasion de la Fête Jeunesse. Un peu plus tard, c’est repos aux Îles Canaries avec ma fille, mon mari et des amis, une croisière de 16 jours, un voyage de noces avec du retard.

Combien de pays avez-vous visités ?
Je n’ai pas compté : 3 fois l’Amérique, des dizaines de fois l’Europe, l’Afrique, une partie de l’Asie, je crois qu’il manque la Chine, le Japon, mais j’ai le temps.

La ville préférée ?
Disons le pays : j’aime l’Espagne, un pays où la surprise vous attend à  chaque coin de rue. J’aime les pays où la présence de l’Histoire est visible. L’Espagne regorge de monuments, de vestiges, de palais musulmans.

La chanson que vous fredonnez quand vous êtes seule ?
Ces jours-ci, ça ne finit pas avec « mamma zaman ha gaia », une sorte de berceuse de Mohamed Fawzi, que je chante à  longueur de journée à  ma fille, un an et quatre mois. A son âge, elle a ses goûts, des chansons mélodiques, romantiques, avec accompagnement au piano de préférence.

Votre chanson préférée ?
Toutes les chansons à  belles paroles, mélodieuses. Je pense à  « Rakka El Habib » d’Om Kalthoum, « Ana ândi ânin » de Fayrouz.

Votre chanteur préféré ?
Abdelhalim Hafedh.

Votre chanson préférée ?
« Ahwak » du même Abdelhalim.

La chanteuse préférée ?
Inévitablement Om Kalthoum, à  qui beaucoup de fans m’identifient. Si je peux ajouter une autre chanteuse, ce sera Edith Piaf ; j’ai vu plus de 20 fois le film sur sa vie.

Votre compositeur préféré ?
Faites-moi plaisir, faites comme si le trio Sombati, Baligh Hamdi et Kassobji était un seul compositeur.

Votre héros préféré ?
Il y en a tellement. Je choisirai Talâat à‚rb, un immense homme à  qui le monde artistique égyptien doit une partie de son développement. Il a été derrière la réussite de Mounira Mahdia, Mohamed Abdelwahab, Om Kalthoum. Pour celle-ci, il a exigé l’organisation de plusieurs récitals, il a fait du chant un art à  l’échelle nationale. J’aime les gens de cette trempe. Rahabani en fait partie, sans qui Fayrouz n’aurait pas été la même, etc. Mais je dois avouer ma profonde conviction à  ce sujet : c’est que derrière un homme, il y a toujours une femme : une mère, une épouse, une sœur…

Et une femme ?
Je pense directo à  Aziza Othmana, une grande dame de l’Histoire de la Tunisie, une femme d’avant-garde qui force le respect par ses actes de bienfaisance.

Votre trait de caractère visible ?
La foi dans tout ce que j’entreprends… la générosité aussi.

Votre boisson préférée ?
« Le yansoun », j’en raffole, une boisson servie au Moyen Orient (Syrie, Liban) à  base de graines de fenouil.

Votre plat préféré ?
Tous les plats tunisiens et, pour changer, la cuisine chinoise : soupes et fruits de mer, c’est léger et délicieux, c’est piquant, c’est doux. C’est toute une philosophie !

Les dernières fois que vous avez beaucoup ri ?
Ma fille, toujours elle, qui veut toucher mon visage à  la télé ; elle s’acharne à  griffer l’écran pour me retenir, me faire sortir de la télé quand elle me voit chanter.

La qualité que vous préférez chez un homme ?
La loyauté.

Et chez une femme ?
La féminité, à  fortiori pour une artiste.

Qu’aimez-vous par-dessus tout ?
Le sourire de ma fille quand elle est gaie.

Une salle où vous aimeriez vous produire ?
J’ai chanté dans des salles prestigieuses dans le monde : l’Opéra du Caire, Damas, Beyrouth, le Palais des Congrès à  Paris, le Zénith, à  Berlin… Je rêve de chanter devant un public mélomane à  l’Olympia à  Paris.

Propos recueillis par
Hamma Hanachi



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Mes vœux en vrac pour 2011

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-Que nos étoiles hôtelières cessent d’être filantes pour se stabiliser selon des normes internationalement reconnues et crédibles.
-Que la cohésion règne au sein des hôteliers pour pouvoir s’entendre sur un système d’autocontrôle ainsi qu’une charte de qualité et adopter une politique commerciale anti- bradage.
-Que tout soit mis en œuvre pour trouver des solutions radicales au problème de l’endettement hôtelier.
-Que les agences de voyages redéfinissent leur rôle pour ne plus être des marchands de kilomètres aériens, maritimes et terrestres.
-Qu’on réserve une plus grande considération aux métiers d’animateurs et de guides.
-Que les autorités du transport aérien s’adaptent aux nouvelles réalités et pratiques impliquées par l’ouverture du ciel.
-Que la compagnie Tunisair puisse alléger ses charges pour trouver le chemin d’une plus grande compétitivité, seule clé de survie suite à  l’ouverture du ciel.
-Que les mesures nécessaires soient prises pour faire de la Tunisie une escale motivante pour les plaisanciers et avantageuse pour les compagnies de croisières.
-Que les employeurs de l’hôtellerie et du tourisme fassent de leur mieux pour diminuer la précarité et la saisonnalité des emplois dans le secteur.
-Que le système de formation touristique s’ouvre franchement et sans complexes sur l’expertise internationale.
-Que le tourisme intérieur et maghrébin fasse l’objet d’une approche volontariste, globale et intégrée qui tient compte des spécificités et des attentes du consommateur.
-Qu’une concertation transversale réelle et continue soit établie entre les différents départements ministériels de manière à  éliminer les entraves et à  unifier les ‘guichets’.
-Qu’on admette que, dès l’instant où un projet est qualifié de touristique, il devient automatiquement éligible à  toutes les autorisations, y compris celles relatives à  l’alcool.
-Qu’on se convainque que le tourisme peut être un formidable outil de développement régional.
-Qu’on invente de nouvelles incitations pour favoriser l’émergence de microprojets d’animation et de services touristiques, à  la portée des jeunes diplômés.
-Que les responsables de la culture cessent de considérer le tourisme comme un facteur de dégradation du patrimoine.
-Que les opérateurs touristiques cessent de considérer la culture comme une simple cerise sur le gâteau de l’offre balnéaire.
-Que le tourisme saharien sorte, enfin, des sables mouvants dans lesquels il s’est enlisé.
-Que le tourisme thermal devienne une évidence qui coule de source.
-Que les frontières intermaghrébines tombent pour favoriser au moins le tourisme jeune, levain de l’avenir.
-Que le ministre du Tourisme réussisse à  convaincre la profession de mener à  bien l’immense chantier ouvert par les plans d’actions de l’étude stratégique.
-Que l’année 2011 porte la promesse d’une année 2012 encore meilleure, à  tous points de vue.
-Que mes ‘humeurs ‘ soient meilleures que ce qu’elles ont pu être en 2010.

Wahid Ibrahim



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Exclusif : l’hôtel Sousse Palace enfin vendu

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C’est la fin d’un long feuilleton remontant à  l’année 2006 : la société Africa Sousse, filiale de la STB et propriétaire de l’hôtel Sousse Palace, vient finalement d’être revendue par voie d’appel d’offres.

Le nouvel acquéreur s’appelle Mohamed Kamel Drouch. Il s’agit d’un franco-algérien qui aurait également la nationalité tunisienne et qui possède trois hôtels de ville de catégorie 3 étoiles à  Paris : le Neva et le Cheverny (dans le 17e arrondissement) et le Madrid Opéra (dans le 9e).

L’hôtel Sousse Palace était loué ces dernières années par la chaîne Houda Hotels (présidée par Béchir Miled) qui l’a officiellement rétrocédé le 31 décembre 2010. Il se situe en plein centre ville de Sousse sur l’avenue Habib Bourguiba et en même temps sur le bord de mer.

L’établissement, qui consiste en une tour de 12 étages, a une capacité de 178 chambres avec un classement initial à  4 étoiles mais déclassé à  3 étoiles par l’ONTT il y a un an. Sa cession s’inscrit dans le cadre de la politique de désengagement de l’Etat tunisien des secteurs concurrentiels.

H.H



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Tourisme et culture : un mariage de raison

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Après avoir cohabité plusieurs années durant dans une union libre marquée par des infidélités temporaires, le tourisme et la culture en Tunisie ont enfin fait le choix d’officialiser leur relation.

Pour bénir cette alliance, les deux ministres de tutelle, Slim Tlatli pour le Tourisme et Abderraouf Basti pour la Culture et la Sauvegarde du Patrimoine (photo ci-dessus), ont ratifié hier à  Tunis un accord-cadre en 11 points qui définit, noir sur blanc, les droits et les obligations de chaque partie.

Cet accord est le fruit d’un travail conjoint entamé depuis le second semestre 2010 entre les deux ministères dont l’objectif est la mise en place d’une stratégie commune en faveur du développement du tourisme culturel « afin que la culture ne soit plus un sous-produit du tourisme » a dit M. Tlatli. A ce titre, le ministère de la Culture va commencer par établir une liste des sites et monuments aptes à  pouvoir générer des projets touristiques. Trois sites pilotes seront au préalable définis pour être valorisés notamment par des équipements son et lumière.
« Tous les sites ne sont pas dotés d’installations, c’est pour cela que nous allons tout mettre en œuvre pour que la visite des touristes soit rendue possible et agréable partout » a dit le ministre de la Culture, avant de préciser que
« par installations, il ne s’agit pas uniquement de buvettes mais fournir des données, des guides aux visiteurs… de manière moderne ».

Sur le plan de la promotion, les deux parties vont œuvrer à  la mise en place d’une stratégie de promotion du tourisme culturel sur les salons spécialisés organisés dans les pays émetteurs de touristes. Slim Tlatli a annoncé à  ce propos qu’un budget spécial sera consacré dans ce dessein. Autre décision conjointe, celle d’établir des statistiques sur les sites antiques et les monuments culturels et les associer aux statistiques touristiques générales afin de mieux mesurer la rentabilité économique du tourisme culturel.

Par ailleurs, il a été convenu d’améliorer l’aménagement des sites archéologiques afin d’en faciliter la visite en procédant à  la signalétique nécessaire et à  la mise en place d’installations requises. La vente d’articles artisanaux aux abords des sites historiques sera également encouragée afin de permettre à  certaines catégories sociales de tirer profit des flux touristiques.

Les deux ministères ont également convenu de développer conjointement des événements spéciaux à  consonance touristique et culturelle en plus de la consolidation d’événements déjà  existants. A ce titre, deux événements-types seront mis en place dans deux zones touristiques. Ces projets étant encore théoriques, ni le type d’événement ni le choix des régions n’a encore été fixé.

« Le tourisme culturel doit être économiquement viable » a déclaré le ministre du Tourisme qui a rappelé que l’Etat subventionnait pratiquement tous les festivals mais qu’il fallait qu’il se retire après un certain temps pour donner leur chance à  d’autres projets dans d’autres régions.

Abordant la question du festival de Tabarka, Abderraouf Basti a annoncé que son département a été chargé de finaliser le théâtre de plein-air de Tabarka dont les travaux n’ont jamais été achevés, soulignant la réelle volonté de son département de voir relancée cette manifestation.

J.R



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Tourisme et culture : question de genres ?

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Les ministres respectifs du Tourisme et de la Culture vont enfin signer une convention de partenariat et célébrer le mariage entre le tourisme et la culture.

En fait, pour le tourisme, il ne s’agit pas d’une première expérience de mariage.

Historiquement, [le] tourisme -qui est du genre masculin- a fait couple avec [l’] aménagement du territoire, avec [le] transport, avec [le] thermalisme, avec [l’] artisanat, avec [le] commerce. Rien que des partenaires du même genre masculin.

A chaque fois, ces PACS -qui ne pouvaient être que stériles- se sont soldés par des divorces pour incompatibilité d’humeur et de genres.

Avec [la] culture, tout porte à  espérer qu’il en sera autrement puisqu’il s’agit du premier partenaire du genre féminin.

Peut-être que ce nouveau couple pourra, enfin, donner naissance à  un bébé viable, attendu et désiré de longue date : le tourisme culturel.

Wahid Ibrahim



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Qui doit craindre l’arrivée des low cost en 2011 et qui doit s’en réjouir ?

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L’année 2011 va être marquée par l’ouverture totale du ciel tunisien aux compagnies aériennes internationales et ce à  partir de la date fixée, celle du 7 novembre prochain.

Craint par les uns, applaudi par les autres, l’open sky a de fortes chances de bouleverser le paysage aérien de et vers la Tunisie, peut-être pas à  partir de 2011 mais certainement de manière progressive sur le moyen-terme avec l’arrivée de compagnies à  bas prix alléchées par le potentiel de la destination et par les opportunités commerciales qu’elles sont capables d’offrir face aux opérateurs déjà  existants.

Un premier constat tout d’abord : l’arrivée de la première low cost sur le marché tunisien fin 2010, en l’occurrence Air Arabia Maroc, sur la ligne Casa-Tunis, a immédiatement provoqué une baisse des prix chez les transporteurs traditionnels, Tunisair et Royal Air Maroc. Cependant, l’entrée de cette compagnie sur le marché s’est faite en toute discrétion, sans tambour ni trompette. Car avec Air Arabia Maroc, nous sommes face à  un modèle économique spécifique et son arrivée sur le marché tunisien a été avant tout rendue possible par les accords intergouvernementaux signés entre la Tunisie et le Maroc.

Deux types de low cost

Mais c’est à  partir de l’Europe que les low cost devraient théoriquement commencer par arriver, donc principalement avec des vols dans le sens Nord-Sud. Ce qui est important de souligner, c’est qu’il existe deux modèles low cost en Europe. Le premier est incarné par les compagnies telle que Ryanair, dont l’activité repose sur l’ouverture de nouvelles lignes sur lesquelles aucune compagnie aérienne n’opère, ce qui permet des coûts d’exploitation par siège kilomètre offert très compétitifs.

Ensuite, il y a le second modèle incarné par easyJet qui privilégie volontairement de se positionner sur des lignes déjà  existantes et donc concurrencer de front les compagnies présentes sur le marché et notamment l’opérateur historique occupant souvent une place de quasi-monopole.

Si l’on se réfère à  cette tendance, on pourrait donc en déduire qu’une compagnie comme Ryanair serait d’abord intéressée par l’aéroport d’Enfidha et pourrait y ouvrir des lignes régulières au départ de certaines de ses escales européennes. Les compagnies du style easyJet seraient plutôt tentées de se positionner sur l’aéroport de Tunis-Carthage sur des lignes à  fort trafic, notamment vers la France, l’Italie ou l’Allemagne, et se positionner ainsi en concurrents directs des majors, Tunisair, Air France, Lufthansa et Alitalia/Air One sur le marché tunisien. Ce sont donc ces transporteurs traditionnels qui devraient être bousculés par l’agressivité des nouveaux entrants et qui ont toutes les raisons de craindre leur arrivée.

Les gagnants et les perdants

Les premiers à  bénéficier de l’ouverture du ciel tunisien seront sans aucun doute les passagers individuels. Les Européens tout d’abord, qui pourront bénéficier de tarifs certainement plus compétitifs que les tarifs actuellement pratiqués par les compagnies régulières. Quoiqu’il faille nuancer cette approche car depuis de nombreuses années, le ciel tunisien étant ouvert au trafic charter, les tour-opérateurs ont toujours vendu des vols secs sur les vols charters à  destination de la Tunisie et souvent à  des prix très attractifs.

Du côté de l’hôtellerie, on se réjouit de la perspective de l’open sky car on considère qu’il permettra de drainer une catégorie de clientèle différente avec des attentes nouvelles. Théorie et espoir qui restent encore à  se vérifier. D’autant plus que l’expérience de Marrakech a démontré que l’arrivée des low cost sur la destination a dynamisé les arrivées individuelles mais a aussi fait baisser le nombre de nuitées dans les hôtels de la ville. Les professionnels du tourisme en Tunisie devraient donc ne pas se réjouir trop vite de la perspective.

Mais c’est certainement le passager individuel au départ de la Tunisie désireux de voyager de point à  point qui devrait bénéficier des avantages tarifaires des compagnies low cost car celles-ci auront besoin d’optimiser leur remplissage dans les deux sens du trafic. Les transporteurs à  bas prix contribueront sans aucun doute à  élargir la taille du marché, la baisse des prix donnant accès à  l’avion à  des clients qui voyageaient peu ou qui privilégiaient notamment le bateau (dans le cas du déplacement des TRE). Là  encore, il y a lieu de s’interroger sur le potentiel réel des passagers tunisiens et sur les rituels immuables des TRE qui continueront de privilégier le bateau (celui-ci ne limitant pas le poids des bagages et assurant le transport des véhicules).

Cependant, une compagnie comme Transavia, déjà  opérationnelle sur le marché tunisien, n’a pas été en mesure de capter un pourcentage suffisant de clients au départ de la Tunisie. Il faut dire aussi que ce transporteur a été confiné sur l’aéroport de Monastir alors que l’essentiel du trafic régulier individuel au départ de la Tunisie se concentre sur Tunis-Carthage. Pour preuve, plus d’une année après son entrée en fonction, l’aéroport d’Enfidha n’a toujours pas un seul vol régulier programmé dans son trafic.

Pour ce qui est des vols long-courriers, les compagnies traditionnelles préserveront sans aucun doute leur part de marché car leur capacité de correspondance sur les hubs européens sera difficile –pour ne pas dire impossible- à  concurrencer.

Face à  cette situation, l’idéal serait de voir se créer une compagnie low cost tunisienne opérant sur les principales destinations européennes dans le sens Sud-Nord. Selon certaines indiscrétions, le projet serait en cours de réalisation. Toutefois, cette compagnie fera face à  un handicap de poids : elle devra concentrer plus de 50 % de sa communication sur le marché européen et s’adosser à  un système de réservation ultra-performant avec tout ce que cela exige en investissement et en suivi technologique.

En tout état de cause, la Tunisie est une destination qui a ses spécificités propres et que les compagnies aériennes low cost prendront sans nul doute en considération. Il ne faut pas se leurrer : elles ne viendront sur le marché que si elles y trouveront leur compte. Dans le cas contraire, elles ne se bousculeront pas au portillon du ciel tunisien.

Hédi HAMDI



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La ballade du bradeur web compatible

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Commençons la nouvelle année 2011 dans la bonne humeur et en chanson : la chanson du bradeur web compatible.
Il ne suffit pas d’être web compatible pour être performant. Encore faut-il, d’abord, être tourisme compatible et garantir un seuil minimum de qualité. Pour cela, une charte pour l’éligibilité à  la web compatibilité s’impose. Sinon, compte tenu de la redoutable efficacité des bradeurs, le web ou la toile mondiale se transformera en une immense « Solderie » permanente. Ce qui n’arrangera ni la rentabilité de l’entreprise, ni l’image de la destination.

Je veux être web compatible
Je veux polluer la toile mondiale,
Et pour ne pas manquer mes cibles
Je braderai toutes mes étoiles.

Pour échapper aux grands TO
Je créerai bien un joli site,
Et me lèverai toujours tôt
 Pour offrir mes chambres et mes suites.

Je répondrai au moindre click
Quelle qu’en soit l’origine,
Car pour moi seul compte le fric
Qu’il vienne d’Afrique ou de Chine.

Je me vendrai toujours pas cher
Et même braderai mon âme,
Je vendrai du vent à  la mer
Et n’en ferai pas tout un drame.

Je narguerai toujours les normes
Les fournisseurs et les banques,
Je serai au mieux de ma forme
Car le ‘bizness’ reste ma planque.

J’attends qu’on me tende la perche
Pour créer mon site marchand,
Et grâce aux moteurs de recherche
Je prendrai bien la clé des champs.

Excellente année deux mille onze
Pleine de cash et de touristes
Pour moi, une médaille de bronze
Suffit à  me rendre moins triste

Laissons l’or pour ceux qui le peuvent
Qui surfent toujours sur la crise
Pour moi ils constituent la preuve
Que le gâteau vaut la cerise

Je veux être web compatible
Je veux polluer la toile mondiale,
Et pour ne pas manquer mes cibles
Je braderai toutes mes étoiles.

Wahid Ibrahim



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Une nouvelle chaîne espagnole en Tunisie

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Nous croyons savoir qu’un hôtel de Tunis serait en négociations très avancée avec un opérateur hôtelier espagnol. Ce dernier est un nouveau venu sur le marché et est intéressé par les hôtels de ville.

Le contrat de location de cet hôtel devrait être officiellement paraphé le 14 janvier 2011. DestinationTunisie.info devrait vous donner la primeur de l’info à  la date annoncée.



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Que se passe-t-il chez VIME Tunisie ?

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La chaîne hôtelière espagnole VIME semble avoir de gros problèmes avec ses partenaires tunisiens pour ces derniers jours de l’année 2010.Nous évoquions hier le conflit qui l’oppose à  la société propriétaire de l’hôtel Helya à  Monastir (voir notre article).

Au même moment, la même chaîne VIME, locataire de l’hôtel VIME Grand Hôtel à  Tunis (Cité Latif El Menzah 7) était expulsée des lieux par la force publique faute d’avoir payé les loyers dûs dans les temps. Chez VIME Tunisie, aucun responsable n’a souhaité réagir à  cette information, sachant que le premier responsable (Espagnol) de la société Vime Tunisia Hôtels & Resorts est actuellement en vacances à  l’étranger.

Concernant l’affaire de Monastir et en réaction à  notre article d’hier, une source de la société propriétaire de l’hôtel Helya a démenti les éléments avancés par VIME pour expliquer les montants déduits du loyer (chaudière, climatisation etc.) estimant que les travaux réalisés dans l’hôtel étaient à  la charge du propriétaire, factures à  l’appui.

A la justice de rendre son dernier mot dans cette affaire qui relance sans aucun doute le débat sur la nature des relations entre hôteliers tunisiens et étrangers.



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Guides : les bons, les brutes et les truands

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Le guide est l’homme clé de toute découverte touristique. Bien inspiré, il est capable de transformer un simple gourbi en un monument de l’architecture populaire et un témoignage exemplaire de construction durable. En mal d’inspiration, il fera du Colisée d’El Djem un vulgaire stade de banlieue et de Carthage un tas de ruines qui ne méritent même pas qu’on s’y arrête.

Le guide doit se définir comme l’interprète privilégié et incontournable entre le pays et ses visiteurs.

Noble profession qui exige aussi bien le savoir que le faire savoir et qui mérite un meilleur statut professionnel ainsi qu’un plus grand respect de la part des employeurs.

Et à  ce titre, un guide ne doit se déconnecter ni des réalités du pays ni des attentes des visiteurs.

Pour certains guides et même certaines agences de voyages à  la recherche de la ‘toison d’or’, les touristes ne sont que des moutons de Panurge tout juste bons à  diriger vers les bergeries des marchands de tapis.

Un bon guide, il faut le suivre.

Un mauvais guide, il faut le poursuivre.

Wahid Ibrahim



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Réveillon : le rush des Tunisiens vers le Liban

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Le phénomène n’est pas nouveau mais il a pris cette année une ampleur inégalée. Plusieurs milliers de Tunisiens sont actuellement à  Beyrouth pour y célébrer la fin de l’année 2010.

Nombre d’agences de voyages avaient anticipé sur l’effet de mode et avaient élaboré des programmes spéciaux de séjours adaptés aux goûts de nos concitoyens. Conséquence : Tunisair a mis en place plusieurs vols supplémentaires pour répondre à  la demande du marché. Plus encore, l’agence ATS sis à  la Cité Ennasr a loué spécialement un appareil et a organisé un vol charter pour le Liban au départ de Tunis.

La tendance n’est pas récente mais s’était quelque peu estompée ces dernières années au profit de Marrakech. Mais de toute évidence, il y a eu cette année un retour en force de la destination Liban.

Cet attrait a plusieurs explications. Tout d’abord les soirées orientales de haute facture qui se déroulent dans la capitale où se produisent les stars locales et arabes. Pour le réveillon du 31 décembre, un établissement a par exemple prévu sur le même plateau Fadhel Chaker, Elyssa et Kadhem Essaher. Une discothèque du centre ville veillera avec Wael Kfouri et Nawel Zoghbi. Le week-end dernier, alors qu’un groupe de Tunisiens veillait dans une boîte de nuit, ils ont vu débarquer Georges Wassouf en tant que client et, le plus naturellement du monde, a accepté de signer des autographes et se faire photographier avec les clients.

Outre la vie nocturne, le Liban offre un large panel d’excursions notamment à  Byblos, ou encore la possibilité d’intégrer dans le séjour une journée de ski. Pour les férus de shopping, Damas est à  moins de 3h de route de Beyrouth et il est tout à  fait possible d’effectuer un aller et retour dans la journée.
Pour les Tunisiens, l’obtention du visa libanais se fait dans la même journée et en toute simplicité.

©Destination Tunisie



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Monastir : ça s’envenime entre l’espagnol Vime et le tunisien Helya

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Encore une fin de partenariat qui tourne au vinaigre. La société Helya Tours Hôtels S.A, propriétaire de l’hôtel Helya Beach, situé face à  l’aéroport de Monastir, a annoncé que le groupe hôtelier Vime lui a laissé des impayés de loyers estimés à  trois millions de dinars.

Vime a en effet exploité l’hôtel Helya du 1er janvier 2007 jusqu’au 25 décembre 2010 selon le procès verbal de passation. Initialement, la location de l’établissement était prévue pour une durée de 12 ans. La direction générale de l’hôtel a ainsi porté à  la connaissance du public et des agences de voyages qu’elle « se dégage de toute responsabilité et ne pourra répondre en aucun cas de tout engagement pris par Vime au sujet de l’exploitation de l’hôtel Helya pendant la période de location de l’hôtel ».

Du côté de la chaîne Vime en Tunisie, on estime que la somme objet du litige correspond aux montants des investissements directs réalisés dans la rénovation des installations de l’hôtel lors de sa prise en location, notamment la remise en état de la chaudière, de la climatisation, de canalisations, ainsi que le remplacement des postes TV dans les chambres, rénovations rendues nécessaires par l’état de l’hôtel à  cette époque, lequel ne pouvait répondre aux critères des 4 étoiles tels que définis par l’administration.

Une source au sein de Vime Tunisie, interrogée par DestinationTunisie.info, s’est dite « surprise par la tournure des événements, sachant que l’hôtel a énormément gagné en notoriété ces dernières années jusqu’à  en faire l’hôtel de la zone ayant le meilleur RBE et le meilleur taux d’occupation en basse saison ». De plus, le contrat entre les 2 parties avait été signé en euros, d’où une plus-value incontestable pour l’économie touristique de la Tunisie.

L’hôtel Helya à  Monastir compte 324 chambres et a été déclassé en 3 étoiles il y a un an par l’ONTT.

La chaîne espagnole Vime exploite par ailleurs un hôtel 5 étoiles à  Tunis (l’ex-hôtel Latif à  El Menzah 7), de même qu’elle a investi dans le rachat de l’hôtel Lido à  Nabeul qu’elle détient à  travers la société Vime Tunisia Hôtels & Resorts.

H.H



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En 2011 à  Tunis, Air France et Alitalia sous le même toit

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Les deux compagnies, associées dans l’alliance aérienne SkyTeam, ont décidé d’emménager dans de nouveaux locaux conjoints qu’elles se partageront désormais sur les Berges du Lac à  Tunis. La représentation de la compagnie Air France va ainsi quitter son fief historique de la rue d’Athènes (photo) pour s’installer dès le 24 janvier 2011à  l’Emeraude Palace, rue du Lac Windermere. De son côté, Alitalia va également quitter ses locaux de la Charguia 2 pour s’installer à  la même adresse.

Pour la compagnie Air France, ce déménagement va essentiellement profiter à  sa clientèle trop souvent confrontée aux problèmes de stationnement dans le centre-ville de la capitale. De plus, les Berges du Lac, outre la meilleure accessibilité qu’elles offrent, représentent aujourd’hui le quartier d’affaires par excellence de la capitale où sont déjà  installés notamment les bureaux des compagnies Lufthansa, British Airways, Emirates, Egyptair et Qatar Airways.

La compagnie Air France tient à  souligner que son agence à  l’aéroport demeure bien-sûr opérationnelle, de même qu’elle rappelle que ses passagers peuvent réserver leur billet directement sur Internet à  travers le site www.airfrance.com/tn.



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Comme un cautère sur une jambe de bois

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Parmi les mesures essentielles recommandées par l’étude stratégique et décidées par le dernier CMR, celle se rapportant à  la Webcompatibilité du tourisme tunisien comporte une urgence et une importance particulières.

Sa mise en œuvre représenterait un début d’atténuation de la mainmise du tour operating international et une solution radicale pour la commercialisation directe des produits classiques et de niches, la réduction de la forte saisonnalité de la fréquentation touristique et la préparation à  l’avènement du transport aérien Low Cost.
Avant de se demander si on est Web compatible, il faut d’abord vérifier qu’on est Tourisme compatible.

L’élimination des mauvais produits est une condition primordiale pour la réussite de toute la démarche. La ‘transmission virale’ étant le propre du Web, leur pouvoir nocif serait fatal pour les bons candidats et pour l’ensemble de la destination.

Ne pas s’en assurer au préalable reviendrait à  appliquer un cautère sur une jambe de bois.

Wahid Ibrahim



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Tout sur les nouvelles chaînes hôtelières étrangères qui viennent en Tunisie

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Le paysage hôtelier tunisien pourrait être marqué par l’introduction de plusieurs nouveaux labels hôteliers internationaux étrangers de prestige à partir de 2011 et au-delà.

A Tunis particulièrement, l’on s’attend à  l’arrivée de plusieurs enseignes. Tout d’abord, le groupe libyen Laico, propriétaire de l’ex-Abou Nawas Tunis, actuellement fermé pour rénovation totale, serait en discussions avec un très grand groupe hôtelier international pour la gestion de l’établissement. Si aucun nom n’a encore filtré, les négociations seraient à  un stade très avancé et devraient aboutir d’ici la réouverture de l’hôtel en 2012. Sur la même avenue, le groupe français Accor a confirmé son retour en Tunisie avec deux nouveaux établissements, un Novotel et un Ibis qui seront totalement opérationnels en septembre 2011 si l’on en croit les prévisions annoncées.

A Gammarth, la chaîne Hilton a annoncé son retour à  travers un accord de gestion pour compte de l’hôtel Karthago Le Palace. Quelques centaines de mètres plus loin sur le même rivage, les travaux d’un nouvel hôtel appartenant au groupe Mabrouk ont été entamés et l’on sait d’ores et déjà  qu’il s’agira d’un établissement avec le label Four Seasons.

Par ailleurs, Marriott a signifié sa volonté d’investir avec un établissement prévu dans la zone de Tunis et un autre à  Djerba. Pour le premier, DestinationTunisie.info croit savoir que le groupe américain serait intéressé par la reprise avec un partenaire local de l’hôtel Amilcar  pour en faire un Ritz-Carlton.

D’autre part, Radisson serait également à  la recherche d’autres établissements sur le continent pour s’étendre au-delà  de Djerba où il est déjà  présent avec deux de ses marques, Radisson Blu et Park Inn.

A Tozeur une très grande chaîne spécialisée dans le domaine du tourisme saharien (on parle d’Al Maha) pourrait prendre en charge la gestion du futur projet touristique qatari Desert Resort.

A noter également que depuis quelques semaines, l’hôtel Phebus à Gammarth est passé sous l’enseigne Tulip Inn tandis que le Dar Ismaïl Tabarka passe sous le label Golden Tulip à  partir du 1er janvier 2011 et que le Nour El Aïn à Aïn Draham sera géré sous la marque Tulip Inn pour les 10 années à  venir selon les termes du contrat passés avec la société propriétaire.

A Yasmine Hammamet et ailleurs

Il y a ensuite les affiliations à  des chaînes volontaires de certains hôtels en Tunisie. A Yasmine Hammamet par exemple, le nouvel hôtel Eden Sérail & Spa, qui doit ouvrir ses portes dans les prochains mois, devrait être affilié au groupe Swiss International Hotel lors de son ouverture prochaine si l’on en croit un responsable de l’établissement.

Par ailleurs, le groupe hôtelier Preferred Hotel Group, qui comprend quatre labels : Preferred Hotels & Resorts, Summit Hotels & Resort, Boutique et Sterling Hotels consolide sa présence sur la destination à  travers l’affiliation de trois nouveaux établissements. Il s’agit des hôtels Palm Beach Tozeur et Palm Beach Djerba qui arborent depuis le 1er novembre 2010 l’enseigne Summit Hotels & Resorts tandis que l’hôtel Villa Didon à Carthage porte désormais l’enseigne Preferred Boutique, sous le régime de la franchise.

A une exception près, aucune de ces chaînes n’annonce cependant d’investissements directs. Il est vrai que chez nombre d’opérateurs hôteliers internationaux, la stratégie a totalement changé et les prises de risques totalement écartées. Leur présence apporte au moins une certaine crédibilité à  la destination et participe à  l’amélioration de l’image de son hôtellerie souvent associée au balnéaire de masse.

De plus, les marques étrangères ont le mérite d’apporter un certain savoir-faire que les hôteliers locaux ne maîtrisent pas toujours. Ceci en plus de l’apport commercial assuré grâce à des plates-forme souvent très efficaces qui participent à  drainer une clientèle qui ne serait peut-être jamais venue d’elle-même en Tunisie.

H.H



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Les villes n’hésitent plus à  taxer les touristes

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Désormais, on ne semble plus craindre de faire fuir ses touristes. A l’heure où les restrictions budgétaires sont de plus en plus importantes, nombre de villes européennes se mettent à  la taxe touristique individuelle.

Selon le Figaro.fr, lors d’une émission télévisée mardi soir, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a estimé «absolument logique» l’introduction d’une taxe touristique d’un euro par jour à  Florence et Venise. Cette dernière, qui accueille environ 20 millions de touristes par an, pourrait bientôt mettre en place une taxe journalière d’un euro pour les touristes étrangers, a déclaré le maire de la ville, Giorgio Orsoni. Les vacances à  Rome seront également plus chères. Le conseil municipal de la capitale italienne a décidé de son côté d’appliquer dès le 1er janvier 2011 une taxe de séjour qui concernera les touristes résidant au moins une nuit dans un hôtel. Une taxe de 2 euros par personne et par nuit, avec un maximum de dix nuits.

Toujours d’après le même journal, l’Italie n’est pas la première région touristique à  prendre de telles mesures. En juillet dernier, le président de l’Office du tourisme de Barcelone a évoqué la possibilité de percevoir une taxe d’un euro par touriste pour compenser les baisses des subventions de l’à‰tat, selon le Magazine du Tourisme. Ce dispositif permettrait à  la Catalogne de lever 15 à  20 millions d’euros, selon l’Office du tourisme, qui a recensé environ 6,5 millions de touristes à  Barcelone en 2009. En Allemagne, le principe existe depuis plus longtemps encore, rappelle La Tribune. Weimar prélève ainsi un impôt sur les touristes depuis 2005, tandis que Cologne a instauré une taxe de 5% sur les chambres d’hôtel et prévoit de lever jusqu’à  20 millions d’euros par an grâce à  ce dispositif. L’idée d’une telle taxe fait également son chemin à  Berlin, où les élus espèrent ainsi renflouer leurs coffres de 20 à  30 millions d’euros par an, selon La Tribune.

En France, les dispositions fiscales liées aux activités touristiques, dont la taxe de séjour et la taxe de séjour forfaitaire, sont inscrites au code du tourisme. Mais pour l’instant, aucun projet de taxe touristique supplémentaire n’a été évoqué.



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Youssef Mimouni

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Ces dernières années, c’est un personnage qui s’est affiché en premier plan dans les affaires en Tunisie avec un business qui couvre une multitude de secteurs allant de la peinture à  la construction métallique en passant par le liège et la bio-masse. Mais c’est aussi dans le tourisme que Youssef Mimouni fait parler de lui. D’abord à  travers le restaurant le Grand Bleu -qui fut longtemps l’une des plus grandes tables de Gammarth et dont il a repris les rennes – et également dans l’hôtellerie via la chaîne Dar Ismaïl qu’il a créée il y a quelques années.

Récemment, il signait avec Golden Tulip un accord de partenariat pour la gestion pour compte de deux de ses établissements à  Tabarka et à  Aïn Draham (lire notre article à  ce sujet ). Mais ses ambitions dans le secteur ne s’arrêtent pas là  puisqu’il devrait ouvrir d’ici l’été 2011 un nouvel hôtel 5 étoiles qui portera le nom de Dar Ismaïl Gammarth. Cet établissement n’est en fait que l’ex-Kahena, qui fit les beaux jours de l’hôtellerie de la banlieue nord de Tunis plusieurs décennies durant avant d’être privatisé et atterrir dans le giron du groupe Ismaïl. Totalement transformé, ce nouvel hôtel aura pour particularité de ne pas être doté de chambres classiques mais exclusivement de suites (200 au total) dont 6 suites présidentielles et 1 suite impériale ! Sa salle de conférences a été conçue pour recevoir 1000 personnes, soit la plus grande capacité parmi les hôtels de la région. On murmure que l’établissement pourrait même porter l’enseigne Royal Tulip (le branding prestigieux de Golden Tulip) lors de son ouverture.

Les projets de Youssef Mimouni dans l’hôtellerie ne s’arrêtent pas là . Fin 2011, c’est à  Monastir qu’il installera une nouvelle enseigne Dar Ismaïl avec l’ouverture d’un hôtel balnéaire de 700 lits. Ceci en plus de la résidence Dar Ismaïl située exactement en face de l’hôtel qui porte le même nom à  Tabarka et dont les travaux sont actuellement au stade de la finition.

Ensuite, ce sera direction Dougga avec le projet d’un hôtel de 100 lits dont les plans et les études sont prêts. Le début des travaux est programmé pour l’année 2012. Pour Youssef Mimouni, la cible de clientèle sera celle des chercheurs et de tous les passionnés d’archéologie « qui n’ont même pas un endroit potable pour prendre un sandwich actuellement et qui sont obligés de faire la navette Dougga-Tunis ».

Mais son grand rêve porte sur la création d’un téléphérique touristique qui relierait Tabarka et Aïn Draham avec ses deux hôtels en tant que bases de départs et d’arrivées. Et les ambitions de l’homme d’affaires en faveur de Aïn Draham ne s’arrêtent pas là  puisqu’il songe également à  y relancer un domaine skiable. « On y faisait du ski dans les années 50, les cartes postales d’époque le démontrent, alors pourquoi ne pas relancer l’activité avec la participation de capitaux étrangers » nous a-t-il déclaré.

Copyright : DestinationTunisie.Info



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Réveillon au Regency Gammarth : pour tous les goûts et de toutes les couleurs

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Pour la soirée du 31 décembre 2010, le Regency Tunis Hotel à  Gammarth a, de toute évidence, mis les petits plats dans les grands.L’équipe de Nébil Sinaoui, le directeur général et véritable chef d’orchestre de l’établissement, a mis en place pas moins de quatre programmes différents dans les diverses salles de l’hôtel. Une manière de répondre aux attentes et aux goûts de chacun.

Au restaurant thaïlandais White Elephant tout d’abord, l’ambiance sera placée sous le signe de l’intimité dans un cadre feutré animé par un duo occidental. Le chef a concocté un menu qui ne laissera aucune papille indifférente : sélection de salades en entrée, Gang Jad Woonsen pour la soupe, filet de daurade en première suite, côtelettes d’agneau en seconde suite et une charlotte aux fruits exotiques en dessert. Compter 115 dinars par personne.

Au restaurant-spectacle le Beyrouth, l’animation sera assurée par la troupe Bezzarga avec une pléiade d’artistes orientaux et la danseuse libanaise Kamar. Le menu proposé ira de pair avec le concept, à  savoir une tendance purement orientale. Les prix par personne varient de 150 à  200 dinars.

Au restaurant méditerranéen l’Olivero, l’ambiance sera cosy avec une animation assurée par un duo occidental. Le menu se veut être raffiné et croustillant pour un budget de 95 dinars par personne.

Mais le clou de la soirée se déroulera au sein du Ballroom, la salle principale de l’hôtel, qui accueillera ni plus ni moins qu’Amina Fakhet pour une soirée exclusive. La star tunisienne sera accompagnée par la troupe Boudinar avec plusieurs autres artistes. Le menu sera à  la hauteur de la soirée avec crevettes royales, rillettes de saumon frais, tartare de mérou et coulis de crustacés en entrées, roulé de filet de bœuf en suite et délice de chocolat blanc en dessert.

Hôtel de stars

Amina Fakhet n’est pas la première grande star de la chanson à  se produire au Regency. Au même endroit et à  la même date il y a un an, le passage à  la nouvelle année avait été assuré par Saber Rebaï. Car il ne se passe désormais plus une saison sans qu’une grande star de la chanson arabe ne vienne se produire sur la scène de l’établissement qui a vu le passage récent de Wael Jassar, de Nancy Ajram et d’Elissa.Ce nouveau rendez-vous apporte une nouvelle fois la preuve -si besoin est- que le Regency Tunis Hotel est le lieu de prédilection des grands artistes tunisiens et orientaux et consolide sa solide réputation dans la réussite de ce type de manifestations grâce à  sa grande expérience et à  son savoir-faire éprouvé. De grandes stars ont déjà  défilé sur la scène de l’hôtel ces dernières années dont nous citerons Assi El Hellani, Joe Ashkar, Wael Jassar, Rami Ayeche, Farès Karam, Pascale Mechaalani, Yves Le Coq, Natacha Atlas…

Moins de trois ans après sa reprise en main par sa société propriétaire, le Regency Tunis, bien qu’étant un établissement indépendant n’appartenant à  aucune chaîne internationale, est devenu, sur le plan restauration et animation, l’hôtel offrant le plus grand nombre de points de vente extérieurs sur la zone de Tunis-capitale et environs avec un restaurant thaïlandais (le White Elephant), un restaurant spectacle (le Beyrouth), un restaurant tunisien (le Halfaouine) et un restaurant méditerranéen (l’Olivero). Ce dernier sera très prochainement repris en main par un chef italien qui viendra compléter l’équipe de chefs internationaux déjà  en place qui jouissent tous d’une grande expérience professionnelle acquise sur les 5 continents.



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Acropolium Delenda Est

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Au moment où les autorités culturelles déterrent le squelette d’un jeune homme carthaginois vieux de 2600 ans pour lui donner forme et l’exposer en ‘Chair et en os’ à  la curiosité des visiteurs, elles n’hésitent pas à  vouloir enterrer l’une des plus belles expériences de réhabilitation et de sauvetage culturels en lançant un appel d’offres pour la location de l’ex-Cathédrale Saint-Louis à  des conditions irréalistes et dissuasives.

Tout le monde sait que le sauvetage de ce monument de la Colline de Byrsa qui menaçait ruine est dû à  une seule et unique personne : Mustapha Okbi .Quinze ans de travail et d’efforts, de passion et de rêves lui ont permis de faire de cet espace délaissé un lieu de rencontres interculturelles. L’Octobre Musical, évènement musical caractérisé par la constance dans la qualité, n’en est qu’une des nombreuses illustrations. Joliment ‘baptisée’ l’Acropolium par M.O., l’ex Cathédrale est devenue, avec le temps, un véritable temple des arts et une prestigieuse icône du paysage carthaginois.

Curieuse démarche du propriétaire des lieux qui, à  travers cet appel d’offres, voudrait privilégier ‘le plus offrant’ au ‘mieux offrant’ et qui feint d’oublier que toute entreprise culturelle performante est d’abord portée par un Homme ou une Femme et sous tendue par une vision et un projet.

Au lieu de couver cette expérience pour la présenter comme exemple pilote d’animation touristico-culturelle responsable et intelligente, il se laisse gagner par des considérations matérielles qui ne feront pas recettes. Au sens propre comme au sens figuré.

Décidément, les disciples de Caton, qui avait juré de démolir Carthage, ne sont pas tous morts.

Wahid Ibrahim



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La low cost Air Arabia a entamé la desserte de Tunis

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C’est finalement le 26 décembre qu’Air Arabia Maroc a entamé l’exploitation de sa nouvelle ligne régulière entre Casa et Tunis. Une cérémonie d’inauguration a été organisée à  Tunis en l’honneur des officiels et autorités.

Les vols à  partir de Casablanca s’effectueront trois fois par semaine tous les mardis, jeudis et samedi. Les vols partiront de Casablanca à  18h00 pour arriver à  Tunis à  20h25. Les vols retour quitteront Tunis à  21h10 pour arriver à  Casablanca à  00h10.

Commentant sur ce nouveau service, le porte-parole d’Air Arabia Maroc a déclaré : « Nous sommes ravis de débuter nos vols à  destination de Tunis. En un an, depuis le début des opérations de Air Arabia Maroc, nous avons été en mesure de croître organiquement notre plan de destination et de la flotte. Nous sommes convaincus que la nouvelle liaison entre Casablanca et Tunis offrira à  nos clients un excellent rapport qualité/prix pour les voyages aériens entre les deux villes ainsi que de contribuer à  la croissance du tourisme entre les deux pays.»

Air Arabia Maroc a été lancée le 29 avril 2009. La compagnie aérienne dessert actuellement, en plus de Tunis, des vols directs de sa base à  Casablanca vers Montpellier, Bruxelles, Paris, Lyon, Istanbul, Milan Bergame, Barcelone, Amsterdam, Bologne, Bâle, Venise-Trévise, Alexandrie et Cologne. Le transporteur exploite également plusieurs destinations entre l’Europe et Oujda, Nador, Fès et Tanger.

La flotte d’Air Arabia se compose d’aéronefs neufs de type Airbus A320 qui offrent aux passagers la meilleure configuration disponible sur le marché des vols économiques avec 32 pouces entre les sièges ainsi que la franchise de tous les bagages.

Air Arabia Maroc est une coentreprise membre du groupe Air Arabia. Basée à  l’aéroport Mohamed V à  Casablanca, Air Arabia (Maroc) est un nouveau transporteur à  bas prix (TBP). La compagnie aérienne a été fondée le 29 avril 2009 et offre des services de voyages aériens vers un éventail de destinations européennes.



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Une pensée pour Naceur Mani

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Ces jours-ci, l’humeur ne peut être bonne au sein de la famille de l’ONTT puisqu’elle vient de perdre prématurément un des siens. Naceur Mani vient de nous quitter.

Naceur Mani, germanophile et germanophone par excellence, a pratiquement passé toutes les années de sa carrière interrompue en tant que représentant du tourisme tunisien en Suisse, en Autriche, en Belgique et en Allemagne. Surtout en Allemagne.

Rentré dernièrement en Tunisie, il venait d’être nommé à  la tête de la Direction de la Qualité de l’ONTT.

Déçu de ne pas avoir vu le marché allemand se redresser malgré tous les efforts qu’il y a engagés et la passion dont il l’a entouré, il ne cessait de répéter, lors des séminaires de représentants, que seule une amélioration de la qualité pouvait réamorcer la pompe touristique allemande.

Le temps semble lui donner raison. Paix à  son âme.

Wahid Ibrahim



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Gestion pour un champion

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Après l’inoubliable Mohamed Gammoudi, champion olympique, la Tunisie s’enorgueillît d’avoir enfanté Oussama Mellouli, champion olympique et champion du monde de natation.

Nous avons assisté hier à  un fait rarissime et extraordinaire lors de son retour au pays natal.

Le Chef de l’Etat, en personne, s’est déplacé à  l’aéroport pour lui réserver un accueil triomphal, ouvrant ainsi la porte des rêves à  toute une jeunesse avide de réussite et de reconnaissance.

Au delà  de l’exploit sportif, ce geste présidentiel devrait inspirer les autres décideurs nationaux pour « capitaliser » et gérer l’extraordinaire notoriété du nouveau champion en en faisant une icône symbolisant la persévérance, la crédibilité, le dynamisme et la performance.

On ne devrait pas hésiter, moyennant un sponsoring profitable au champion, à  entretenir la brillance de cette notoriété mondiale en invitant Oussama Mellouli à  faire acte de présence promotionnelle lors des grandes manifestations économiques et touristiques programmées à  l’étranger en 2011.

Avec Zinedine Zidane, le Qatar a réussi à  décrocher l’organisation de la Coupe du monde de football.

Avec Oussama Mellouli, la Tunisie peut ambitionner de décrocher la lune.

Wahid Ibrahim



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Le groupe Accor revient en Tunisie avec deux hôtels

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Moins d’un an après avoir quitté la Tunisie, le français Accor vient d’annoncer son retour sur la destination.

Le groupe hôtelier français s’apprête en effet à exploiter deux établissements contigus actuellement en cours de construction sur l’avenue Mohamed V à  Tunis. Il s’agit tout d’abord d’un hôtel de 126 chambres qui sera exploité sous l’enseigne Novotel et ensuite d’un hôtel de 152 chambres sous la marque Ibis.

L’ouverture de ces établissements est annoncée pour le mois de juin 2011 en soft opening avant une ouverture totale prévue pour le mois de septembre. C’est Gérard Pélisson, le co-fondateur du groupe en personne, qui l’a annoncé officiellement hier à  Tunis avec la bénédiction de Slim Tlatli, le ministre du Tourisme (photo ci-dessus).

Les hôtels sont la propriété de la STI, société filiale de la BIAT, qui a investi environ 30 MD dans le projet qui devrait permettre de créer à  peu près 200 postes d’emplois. A l’origine, le groupe Accor était impliqué dans la réalisation de ces établissements en tant que co-investisseur. Mais « à  cause de problèmes entre les intérêts des banquiers en particulier et des nôtres, il y a eu séparation » a soutenu le co-président d’Accor.

Car le retour de cet opérateur en Tunisie a été jugé surprenant par de nombreux observateurs tant son expérience passée sur le marché a été pathétique. Interrogé à  ce propos par DestinationTunisie.Info, M. Pélisson a reconnu que « les responsabilités étaient des deux côtés et que le partenariat tunisien n’avait pas réussi malgré d’importants investissements ».

Cependant, il semblerait que le groupe souhaite tourner la page du passé et revient plein de bonnes intentions. « Il est clair que si nous revitalisons nos objectifs ensemble, Accor a d’autres ambitions et une feuille de route qui sera mise au point au cours de l’année 2011 pour étendre son réseau » a déclaré Gérard Pélisson, qui s’est toutefois abstenu d’annoncer un quelconque projet d’investissement concret en Tunisie. « Accor est prêt à  trouver des partenaires sur un certain nombre de sites » a-t-il ajouté.

Parallèlement aux deux nouveaux hôtels, Accor a semble-t-il décidé de sortir des cartons un ancien projet relatif à  la création d’une académie de formation professionnelle qui sera intégrée au sein des deux établissements.

Les deux futurs hôtels se positionnent dans le milieu de gamme pour le Novotel et sur le segment de l’hôtellerie économique pour l’Ibis, quoique cette dernière marque soit considérée au sein du groupe comme « la Rolls Royce de l’hôtellerie » tant la marque rencontre du succès partout où elle est implantée dans le monde.

H.H



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Pour que le Père Noël soit en Accor avec lui même

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En cette période de fêtes de fin d’année, je vais vous parler du père Noël et tenter, à  mes risques et périls, de démystifier le personnage.

Pardon à  tous ceux qui y ont cru ou qui y croient encore.

A regarder de près, on découvre que le Père Noël est un type comme vous et moi, déguisé en patriarche, habillé de rouge, portant une barbe blanche factice, arborant une bonhomie surfaite et promettant monts et merveilles à  ceux qui, les étoiles pleins les yeux, sollicitent son auguste bienveillance. Sa hotte et son traîneau céleste sont, en fait, pure fiction puisque ce sont les parents qui préachètent les jouets pour les déposer en catimini au pied des sapins, près des cheminées. Et en guise de traîneau, le personnage prend de vulgaires taxis ou de populaires lignes de bus et de métro.

Toute cette histoire abracadabrantesque m’amène à  faire un parallèle avec le président du groupe Accor qui nous rend visite en Tunisie en cette période de Noël.

Contrairement à  notre mythique vieillard barbu, le président du groupe Accor est un personnage qui existe vraiment en chair et en os. Il est immensément riche et se déplace dans un vrai chariot céleste avec un vrai pilote à  bord. En guise de jouets, il distribue des hôtels aux quatre coins du monde, selon des critères connus de lui et de lui seul. Son âge et son expérience en font un personnage respectable et respecté. Et à  chaque fois qu’il vient nous rendre visite, il nous promet monts et merveilles. Nous avons bien voulu croire en ses dons de Père Noël new look et l’avons entouré de tous les honneurs.

Pourvu que, cette fois-ci, il donne la preuve que dans sa hotte, il n’y ait pas que les cadeaux que nous lui avions confiés lors de sa dernière visite et qu’il nous montre que le groupe Accor est encore capable de faire des miracles. En Tunisie, évidemment.

Ce n’est qu’à  cette seule condition que je me mettrai à  croire au Père Noël.

Wahid Ibrahim



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Golden Tulip confirme avec Dar Ismaïl et parle de 20 hôtels en Tunisie

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Entre le groupe hôtelier d’origine néerlandaise et Dar Ismaïl, son nouveau partenaire tunisien, c’est une véritable lune de miel qui semble débuter.

Le partenariat entre les deux parties (annoncé en exclusivité par notre site le 30 novembre dernier ) a été entériné hier. Amine Moukarzel, premier Vice-président et directeur exécutif de Golden Tulip pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, et Youssef Mimouni, président de la SHTI, société exploitant plusieurs hôtels sous l’enseigne Dar Ismaïl, ont officiellement paraphé les termes de leur nouvelle convention qui fera de l’hôtel Dar Ismaïl Tabarka un Golden Tulip et du Dar Ismaïl Nour El Aïn d’Aïn Draham un Tulip Inn dès le 1er janvier 2011 et ce pour les 10 années à  venir. « J’espère que ce partenariat permettra de donner à  notre produit touristique l’image rayonnante qu’il mérite et un nouveau souffle au secteur du tourisme dans la région du nord-ouest » a commenté M. Mimouni. Interrogé par DestinationTunisie.Info sur le choix précis de ce partenaire, le président de la SHTI a déclaré avoir « choisi une chaîne parmi les meilleures et sur les recommandations de Mounir Ben Miled, [notre] conseiller en tourisme ».

De son côté, M. Moukarzel a expliqué que le choix de Dar Ismaïl a été justifié d’abord par le niveau des hôtels et ensuite par leur proximité et leur appartenance au même propriétaire.

Mais le partenariat entre les deux parties ne devrait pas se limiter à  ces deux établissements. Les deux protagonistes n’ont pas exclu la possibilité d’étendre le partenariat à  d’autres hôtels de la chaîne Dar Ismaïl, notamment un établissement 5 étoiles situé à  Gammarth (qui porterait le cas échéant l’enseigne Royal Tulip) et un 4 étoiles balnéaire à  Skanès, tous les deux en cours de reconstruction.

« Nous avions un programme de 10 hôtels en Tunisie et après avoir fait la connaissance de Youssef Mimouni, nous tablons désormais sur 20 hôtels » a déclaré Amine Moukarzel sur un ton plaisant mais loin d’être dénué de sens.

La chaîne Dar Ismaïl comprend également un établissement à  Korbous et un autre à  Douz. De même, une résidence devrait ouvrir très prochainement ses portes à  Tabarka et un projet d’hôtel à  Dougga est sur le point de voir le jour. Dans le secteur du tourisme, le groupe possède par ailleurs le restaurant Le Grand Bleu à  Gammarth.

Golden Tulip exploite en gestion pour compte le Mechtel et le Phebus à  Tunis ainsi que le Golden Tulip Sfax, en attendant la reprise d’un autre hôtel à  Mahdia probablement en février 2011.

H.H



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Un réveillon sur les traces de George Lucas à  Tataouine

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L’initiative est à  mettre sur le compte de l’association Carthago de Azdine Ben Yacoub : 300 sportifs -pour la plupart français et suisses- avec leurs accompagnateurs, seront en Tunisie du 29 décembre 2010 au 2 janvier 2011 pour participer au premier Festival international du tourisme saharien et sportif de Tataouine.

Au programme, deux semi-marathons Trails, le 31 décembre tout d’abord sur le parcours Guermassa-Chenini-Douiret, et le 1er janvier entre Douiret et Ras El Oued. Le parcours traversera plusieurs sites ayant servi au tournage de La Guerre des Etoiles, le fameux film de Georges Lucas.

Entre deux, les participants auront réveillonné dans un village troglodyte de montagne. « L’aspect culturel, touristique et gastronomique sera présent tout au long de ce festival » souligne l’organisateur de l’événement qui, après Djerba, Hammamet et le Sud-Ouest, consolide son périmètre d’activité sur le grand Sud-Est tunisien.

L’association Carthago, basée en France, organise régulièrement plusieurs types d’événements à  consonance touristique, culturelle et sportive avec pour ambition de « faire découvrir la Tunisie autrement ».



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Yasmine Hammamet : Prima Life expulsée ou partie en jetant l’éponge ?

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Encore un partenariat qui s’achève en queue de poisson. Prima Life, société de gestion hôtelière, aurait été expulsée de l’hôtel Impérial Park à  Yasmine Hammamet qu’elle louait depuis le 1er avril 2006. Cette expulsion serait intervenue en vertu d’un jugement en référé que vient de rendre le tribunal de Grombalia sous le N°42363. L’action en justice a été intentée par la société Prestige Hôtel, propriétaire de l’établissement « pour motif de non paiement des loyers qui sont très importants » selon le PDG de l’hôtel, Sadok Lazreg.

Cependant et du côté du locataire sortant, on affirme être « volontairement partis avant l’énoncé du jugement, l’hôtel ne pouvant plus être exploité correctement au vu de son état et du refus de son propriétaire d’effectuer les rénovations nécessaires à  son bon fonctionnement ». L’Impérial Park (237 chambres) a en effet été déclassé par l’ONTT de 4 à  3 étoiles il y a un an. Le contrat de location portait initialement jusqu’au 31 mars 2011.

Pour mémoire, Prima Life a exploité pendant quelques années un autre hôtel à  Yasmine Hammamet, le Safa, et dont le contrat n’est pas arrivé à  son terme. A Djerba, Prima Life avait également loué le Garden Park lequel fut fermé à  maintes reprises par l’ONTT notamment pour des questions d’hygiène.

La marque exploite par ailleurs deux autres établissements en Tunisie, le Karawan à  Sousse et le Chiraz Club à  Skanès. Elle compte également dans son giron l’agence de voyages Prima Tours.

Prima Life, société de droit tunisien, est en fait une émanation de plusieurs tours-opérateurs fondés par les Tunisiens Férid Nasr et Sadok Ellili et qui opèrent à  partir de l’Europe centrale et de l’Est : Exim Tours (République tchèque et Pologne), Kartago Tours (Roumanie, Slovaquie, Hongrie) et Express Tours (Russie).

Il y a quatre ans, le groupe avait négocié avec le voyagiste allemand TUI en vue d’un éventuel rachat, rapprochement par la suite démenti par la TUI.

Hédi HAMDI



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Air Arabia Maroc n’est finalement pas venue !

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Attendu le 16 décembre 2010 à  Tunis-Carthage, le premier vol d’Air Arabia Maroc n’a finalement pas atterri. La compagnie low cost avait pourtant annoncé le lancement de sa ligne régulière Casablanca-Tunis à  raison de trois fréquences hebdomadaires.

Cependant, il ne s’agirait que d’un report d’ouverture, la compagnie n’ayant pu être prête à  temps sur le plan commercial.

Lire nos autres articles à  propos d’Air Arabia Maroc :

Ligne Casa-Tunis : la guerre des prix aura-t-elle lieu ?

Ce qui n’a pas été dit sur la venue d’Air Arabia Maroc en Tunisie

Air Arabia Maroc débarque en Tunisie le 16 décembre



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Paroles en l’air

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Début 2006, un certain Cheïkh Mohamed Ibn Aïssa Al-Jaber s’était présenté en Tunisie comme le messie de l’hôtellerie : il avait annoncé, lors d’une conférence de presse très officielle organisée à  Tunis, son intention d’injecter 50 millions de dollars dans un fonds d’investissement dénommé MBI Tunisia Fund, du nom de son groupe MBI International.

Objectif annoncé : « la location pendant trois ans d’hôtels 4 et 5 étoiles en difficultés, leur remise à  niveau et l’assainissement de leur situation financière avec option d’achat à  la fin du processus ».Le Cheïkh eut droit lors de son séjour à  des entretiens avec les ministres du Tourisme, des Finances, de la Coopération internationale et même celui de l’Education et de la Formation avec la promesse d’octroyer des bourses aux étudiants en gestion hôtelière leur permettant de poursuivre leur cursus en Autriche (son pays d’accueil où il est aujourd’hui l’homme le plus riche du pays).

Une rumeur avait même couru dans les milieux touristiques évoquant le rachat par le Cheïkh de l’hôtel Africa pour 43 millions d’euros.

Evidemment, de tout cela, la montagne a accouché d’une souris.Dalida ne croyait pas si bien dire quand elle chantait : « Parooolés, Parooolés, Parooooooolés…encore des paroles que tu sèmes au vent ».

H.H



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Silence ! Noteurs !

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Les agences internationales de classement et de notation distribuent des appréciations qui sont applaudies par certains et contestées par d’autres. Ces agences font rarement l’unanimité et se prêtent, il est vrai, à  des critiques plus ou moins fondées.

Certaines seraient même taxées d’indulgence, voire de faiblesses, devant les largesses que certains candidats aux notations pourraient promettre ou consentir.

Le tourisme échappe rarement aux grilles d’évaluation de ces agences spécialisées.

Mais, au fait, existe-t-il une instance ou un organisme habilité à  évaluer et à  noter ces « noteurs » professionnels ?

Si ce n’était que du pur cinéma, on serait tenté de crier : « Silence ! Noteurs ! »

 Wahid Ibrahim



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Le voyagiste allemand TUI anticipe une bonne année 2011

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L’allemand TUI, maison mère du premier voyagiste européen TUI Travel et l’un des opérateurs touristiques majeurs sur la Tunisie, a publié mardi un résultat brut en hausse de 25% pour l’exercice 2009-2010 et dit anticiper un résultat en hausse pour l’exercice en cours grâce à  l’amélioration de la conjoncture et aux réductions de coûts.

« L’activité pour la période d’hiver est en hausse d’une année sur l’autre sur tous les marchés source européens, certains marchés affichant une croissance importante », a déclaré mardi le président du directoire Michael Frenzel cité par l’agence Reuters.

Pour l’exercice clos fin septembre, TUI affiche un excédent brut d’exploitation (Ebita) de 589,2 millions d’euros, contre 470,5 millions au titre de l’exercice précédent.

Le chiffre d’affaires a reculé de 1,5% à  16,35 milliards d’euros, les avions ayant été cloués au sol plus d’une semaine en Europe au mois d’avril en raison du nuage de cendres provenant de l’éruption d’un volcan en Islande.

Pour 2010-2011, les analystes tablent sur un Ebita de 668 millions d’euros.



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Air France et Saudi Arabian Airlines signent un code share

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Les compagnies aériennes française Air France et saoudienne Saudi Arabian Airlines ont signé, le 12 décembre 2010 à  Djeddah, un accord de partage de code.

Cet accord, qui prendra effet le 10 janvier prochain, va permettre aux deux compagnies de proposer à  leurs clients des vols quotidiens en partage de codes sur les liaisons entre Paris, Djeddah et Riyad. Ces vols seront exploités en Airbus A320/330 équipés des dernières technologies et des systèmes de distractions en vol les plus performants.

L’accord prévoit également un transfert des vols Saudi du terminal 1 au terminal 2 de Paris-Charles de Gaulle et à  Djeddah, une exploitation des vols Air France au terminal sud de l’aéroport international King Abdulaziz.

L’accord de partage de codes s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre Saudi Arabian Airlines et Air France, conformément aux dispositions du protocole d’entente signé en juin 2010 entre les deux compagnies et qui portait sur de nombreux aspects de coopération comme par exemple les vols en partage de code, l’accès aux salon ou encore l’utilisation des programmes de fidélité.



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Calypso – Thalasso N°1 : fin d’une idylle à  Djerba

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Dans les milieux touristiques professionnels à  Djerba, l’information est au centre de toutes les palabres : l’agence Calypso Voyages, dirigée par Lotfi Zaraâ, et le tour-opérateur français Thalasso N°1, présidé par le Tunisien Raouf Ben Slimane, viennent de cesser net leur collaboration. Le premier était en effet le réceptif du second à  Djerba depuis de nombreuses années. A la sortie de Houmet Souk, l’enseigne Thalasso N°1 trônait fièrement sur la devanture de l’agence et sur tous ses véhicules de transport.

Dans un communiqué laconique à  ses partenaires, Calypso Voyages a annoncé « qu’il a été décidé de mettre fin à  la collaboration entre Calypso Voyages et Thalasso N°1 en Tunisie. [Nos] services fournis à  Thalasso N°1, comme convenu avec le tour- opérateur, ont cessé le 12 décembre 2010. Au-delà  de cette date, Calypso Voyages n’est plus le réceptif de Thalasso N°1 en Tunisie et n’aura plus, dès lors, aucun engagement vis-à -vis du tour-opérateur ».

Selon certaines sources proches du dossier, Calypso Voyages avait été acculé à  accorder des tarifs préférentiels au voyagiste à  tel point que les équilibres financiers de l’agence s’en seraient retrouvés menacés.Dans l’autre camp, on pointe du doigt la qualité des prestations fournies par l’agence qui ne répondaient plus aux critères du tour-opérateur.

Aux dernières nouvelles, Thalasso N°1 se serait déjà  trouvé un nouveau réceptif pour ses clients à  Djerba en la personne de Fathi Ellili, un professionnel du secteur connu pour avoir longtemps opéré chez Primatours et qui vient de lancer une nouvelle agence dénommée Sunway Travel.



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Des Boeing à  Henchir Lihoudya ?

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On a beaucoup parlé ces derniers temps de la revente des vieux appareils d’Iraqi Airways, « réfugiés » depuis la première Golfe sur certains aéroports du sud tunisien. L’issue heureuse trouvée à  ce problème ferrailleux est à  applaudir des deux mains car l’Etat tunisien a récupéré son dû.

Maintenant, et s’agissant d’appareils inutilisables qui ne pourront plus revoler (des 727 et des 747 de chez Boeing), on se demande comment les liquidateurs irakiens vont faire pour ramasser ce qui s’apparente à  de véritables tas de ferraille entassée sur les aéroports de Remada et de Tozeur.

Les Facebookers n’ont pas été longs à  trouver la solution : les revendre en pièces et piécettes détachées au marché Sidi Abdessalem, à  Sidi Bou Mendil ou, mieux encore, à  Henchir Lihoudya.

Quoique pas très loin de ce dernier, dans un parc dit environnemental, traîne aussi la carcasse d’un vieux 727 de Tunisair recyclé. Comme quoi, l’adage « faire du neuf avec du vieux » est, on ne peut plus approprié.

 LBS



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Saïd Boujbel joue la carte de la qualité

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C’est l’un des hôteliers les plus en vue de la scène touristique tunisienne mais certainement aussi l’un des plus discrets médiatiquement.

Aujourd’hui adossé à  une capacité hôtelière de 18.000 lits, avec deux branding, Caribbean World et Sunny Hotels, Saïd Boujbel compte incontestablement parmi les mastodontes locaux.

Depuis peu, c’est vers la qualité qu’il a orienté sa communication. D’abord pour annoncer l’obtention par certaines de ses entreprises de la certification ISO (voir notre article à  ce sujet ) et, plus récemment, à  travers l’organisation d’opérations spéciales en prévision de la prochaine saison touristique.

Le groupe Boujbel a, en effet, fait appel à  un bureau d’études et de consulting afin de l’assister dans le développement de différents concepts en rapport avec l’amélioration de la qualité dans son sens le plus large, la formation, l’assistance et le suivi.

La première action, intitulée « Together 2011 », a réuni lundi dernier à  Hammamet plus de 120 responsables du groupe, entre chefs de départements des différentes unités, directeurs généraux et directeurs d’exploitation, avec pour finalité de créer des cercles de qualité au niveau de chaque région où les hôtels de la chaîne sont implantés. Les différentes recommandations passeront au cercle de qualité au niveau national du groupe qui, lui-même, les soumet remaniées et enrichies au « Cercle des Sages » lequel a le seul pouvoir décisionnaire.

Saïd Boujbel marque à  travers cette opération son engagement personnel en faveur de la qualité dans ses hôtels avec les moyens nécessaires et avec la durée nécessaire puisque le premier programme engagé porte sur 3 à  5 ans.

« Un programme qui s’inscrit en droite ligne des objectifs du gouvernement d’améliorer avec constance la qualité de service du secteur hôtelier dans le but de faire sortir la Tunisie touristique de l’image de destination bon marché dans laquelle elle s’est enlisée depuis quelques années » souligne-t-on au sein du groupe.



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Le lièvre et le Sloughi

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Le Festival international du Sahara de Douz, qui a lieu chaque fin du mois de décembre, était considéré parmi les meilleurs évènements touristico-culturels du pays. Il attirait des journalistes du monde entier qui y trouvaient authenticité et exotisme.

Grâce aux centaines de reportages et de documentaires ciné et TV, le Festival de Douz était devenu une véritable locomotive médiatique pour toute la destination et justifiait le fait que l’ONTT l’eusse porté à  bout de bras.

Pour des raisons inexplicables et inexpliquées, le Festival de Douz s’est enfoncé dans une routine sans fond. L’authenticité s’est muée en tableaux mornes et aseptisés et la magie du désert s’est envolée vers d’autres horizons.

Aujourd’hui, le Festival est en perte de vitesse. Les Sloughis aussi.

Avant, on lâchait les Sloughis pour courir derrière des lièvres qu’ils réussissaient toujours à  attraper.

Lors de l’une des dernières éditions, on a vu un lièvre plein de courage et d’audace courir derrière un Sloughi paniqué.

Une scène qui a provoqué l’hilarité générale des spectateurs de Douz et d’ailleurs.

Pauvre Sloughi ! Pauvre Festival !

 Wahid Ibrahim



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Les 75 Club Med dans le monde désormais accessibles en dinars tunisiens

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La représentation du Club Med en Tunisie vient d’ouvrir une nouvelle agence commerciale à  Tunis. Située sur les Berges du Lac 2 (immeuble Lake Forum), elle permet à  la clientèle résidente en Tunisie de pouvoir réserver et payer ses séjours dans n’importe lequel des 75 villages du Club répartis dans 25 pays. « Nous proposons des vacances à  la fois haut de gamme et conviviales dans un environnement multi-culturel selon le concept du tout-compris qui a été inventé par le Club Med » a tenu à  rappeler Dirk Nouira, directeur général du Club pour la Tunisie, à  l’occasion de la soirée d’inauguration des nouveaux locaux de l’entreprise (photo ci-dessus et en bas) qui englobent désormais la direction administrative et l’agence Club Med Voyages.

En Tunisie, où il est établi depuis 1954, le Club Med dispose d’une capacité de 4680 lits et emploie 1200 personnes sur ses sites de Djerba, Nabeul et Hammamet. A travers la nouvelle agence Club Med Voyages, les résidents en Tunisie bénéficieront de remises entre 20 et 25 % pour les séjours locaux.

Le Club Méditerranée vient par ailleurs d’ouvrir un nouveau village en Egypte, le Sinaï Bay, qui se présente comme son nouveau fleuron et qui symbolise concrètement sa montée en gamme. Il s’agit d’un village familial classé 4 Tridents dans le Sinaï au bord de la Mer Rouge. Le site, ouvert depuis seulement le 4 décembre 2010, s’étend sur 27 hectares dans un environnement exceptionnel au sein d’une baie protégée avec une plage privée de 550 mètres. Les clients (GM) du Club pourront également profiter des écoles de plongée et de golf ainsi que d’un Spa labellisé Cinq Mondes sur « 1500 m² de pur bien-être » souligne-t-on au Club. Le village a une capacité de 385 chambres dont 14 suites familiales du luxe. « Pour donner libre cours à  tous les appétits, le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner et le Bar & Snacking (snacking au restaurant) sont à  volonté toute la journée ».



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Chiffres à  l’appui : d’où sont venus nos touristes en 2010

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On vient en Tunisie des quatre coins du monde mais certainement pas de la même manière. En témoignent les statistiques officielles de l’ONTT qui mettent en évidence les marchés porteurs ou, au contraire, pointent du doigt les marchés où le tourisme tunisien se cherche une place au soleil de la concurrence. A quelques jours de la fin de 2010, et sur la base des onze premiers mois de l’année, on peut déjà  dessiner la carte des tendances.

Entre le 1er janvier et le 30 novembre 2010, on a enregistré aux frontières tunisiennes l’entrée de 3,688 millions d’Européens, un chiffre en très légère progression par rapport à  2009 (+1,8%) mais encore en net recul par rapport à  la même période de 2008 (-7,8%). Ces taux révèlent que la Tunisie touristique n’a pas retrouvé ses niveaux d’avant la crise financière mondiale. La part des Européens dans les arrivées touristiques globales est également en régression puisqu’elle représente 56,9% contre 59,8% il y a deux ans.

Premier en termes d’arrivées touristiques, le marché français a progressé de 3% avec 1,331 million d’entrées, contre 1,292 million l’année dernière à  la même époque. Quoiqu’il est important de souligner que ce marché n’a toujours pas totalement retrouvé son niveau de 2008 (-1%). Mais la principale satisfaction provient en réalité du marché anglais qui poursuit sa belle progression avec 338.000 Britanniques déjà  comptabilisés, soit une progression de 29,3% par rapport à  2009 et de 39,1% par rapport à  2008 ! Autre marché ayant nettement évolué, celui de la Russie qui a enregistré une progression de 48,6%, passant de 125.000 touristes à  186.000 entre 2009 et 2010 (réalisations des onze premiers mois). A noter également la bonne santé du marché scandinave qui reprend progressivement des couleurs avec déjà  129.000 arrivées de touristes, soit +26,5% par rapport à  2009 et + 14% par rapport à  2008.

Au chapitre des baisses

La situation du marché allemand sur la Tunisie demeure toujours préoccupante. Au 30 novembre 2010, ce sont 445.000 touristes qui ont été comptabilisés, soit une baisse de 5,6 par rapport à  2009 et de 12% par rapport à  2008. Autant donc dire que la situation ne semble absolument pas se stabiliser, ce qui incite à  se poser de réelles questions quant à  l’approche choisie sur ce marché et le positionnement de la destination par rapport à  la concurrence. Mais les Allemands ne sont pas les seuls à  donner du fil à  retordre à  la Tunisie touristique. Les Italiens sont encore cette année en net recul avec 336.000 arrivées, soit – 8,2% par rapport à  2009 et -21,4% par rapport à  2008. Idem pour la Belgique qui, avec 158.000 touristes en Tunisie, a reculé de 3,1%, de la même manière que le marché suisse qui a régressé de 3,8% à  93.000 arrivées. L’Espagne est aussi un autre motif d’inquiétude : avec à  peine 80.000 entrées enregistrées, le marché a baissé de 6,1% par rapport à  2009 et de 19,9% par rapport à  2008 ! Les touristes tchèques, eux aussi, ont été moins nombreux à  venir. 76.256 ont passé leurs vacances sous le soleil tunisien, contre 92.000 en 2009 et 125.000 en 2008, soit une baisse de 39% en deux ans.

Le Maghreb toujours en hausse

Que deviendrait la Tunisie touristique sans ses voisins immédiats ? Les pays du Maghreb représentent aujourd’hui 40,9% des arrivées des non-résidents en Tunisie avec 2,651 millions de visiteurs comptabilisés aux frontières, soit 2,7% de moins qu’il y a un an. Sur les onze premiers mois de l’année, on a totalisé 938.000 Algériens (+8,6%) ; 1,674 million de Libyens (-8,1%) ; 26.000 Marocains (-3%) et 12.000 Mauritaniens (+2,5%). Quant à  l’Afrique sub-saharienne, 29.000 de ses ressortissants (toutes nationalités confondues) sont venus en Tunisie depuis le 1er janvier 2010.

Long-courrier

En l’absence de lignes aériennes directes avec l’Amérique du nord, ce marché reste morose avec moins de 35.000 touristes. Seuls 17.977 Américains et 16.149 Canadiens ont été comptabilisés en Tunisie depuis le début de l’année, soit 0,5% des arrivées globales.

Les touristes en provenance du Moyen-Orient ont été 34.339 à  venir en Tunisie, contre 36.000 l’année dernière et 38.000 en 2008, ce qui représente des baisses respectives de 6,3% et de 10,4%. On a également enregistré la venue 9734 Japonais, de 3224 Chinois, de 2286 Australiens et de 2865 Brésiliens.

En tout et au 30 novembre 2010, la Tunisie a totalisé 6.486.843 arrivées de non-résidents, soit quasiment les mêmes chiffres qu’à  la même époque il y a un an, à  quelques dizaines de touristes près. Et ce ne sont certainement pas les arrivées du mois de décembre qui changeront la tendance. Autant donc dire que les dés de 2010 sont bel et bien jetés.

 L.B.S



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Ligne Casa-Tunis : la guerre des prix aura-t-elle lieu ?

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Une année avant l’ouverture totale du ciel tunisien à  la concurrence, la première compagnie aérienne à  bas prix à  se lancer concrètement sur le marché tunisien provoque déjà  une belle bataille tarifaire par publicités interposées entre les différents transporteurs. Pour le plus grand plaisir des passagers et des organisateurs de voyages.

En effet, l’arrivée annoncée de la compagnie aérienne low cost Air Arabia Maroc sur la ligne Casa-Tunis à  partir du 16 décembre 2010 avec des prix débutant à  248 dinars l’aller simple a provoqué la réaction immédiate des compagnies traditionnelles opérant sur la ligne, en l’occurrence Tunisair et Royal Air Maroc. Résultat : les prix ont déjà  baissé de plus de 80 dinars et les deux compagnies proposent désormais le billet aller et retour à  415 dinars (frais de service en sus).

Particularité des transporteurs traditionnels : leurs billets sont remboursables en cas d’annulation du voyage et les repas à  bord sont systématiquement gratuits, ce qui n’est pas le cas sur Air Arabia Maroc.De plus, et en observant les horaires de vols, Tunisair et la RAM opèrent avec des vols de jour tandis qu’Air Arabia Maroc a programmé des vols en toute fin de journée avec des retours aux alentours de minuit à  Casa, ce qui pourrait décourager plus d’un passager. Au niveau des fréquences, il sera également difficile pour la nouvelle entrante et ses 3 vols hebdomadaires d’offrir plus de flexibilité que les majors déjà  présentes avec des vols quotidiens.

Du côté des agences de voyages tunisiennes, l’absence de la compagnie low cost de leur système de réservation traditionnelle (Amadeus) ne va certainement pas les encourager à  engager des frais supplémentaires pour adhérer à  la plate-forme proposée par Air Arabia Maroc (voir notre article à  ce sujet).

Quelques jours avant l’entrée en service d’Air Arabia Maroc sur l’axe Casa-Tunis, les professionnels du voyage se montrent très sceptiques et ne donnent pas cher de la pérennité du nouvel opérateur sur la ligne. A moins que ce transporteur privé ne lance réellement une offensive de charme avec des tarifs véritablement compétitifs.

H.H



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Mariage sous quel régime ?

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Lors d’un récent déjeuner débat, le ministre du Tourisme avait annoncé publiquement que « la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) et la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV) se sont fiancées et le mariage annoncé pour très bientôt à  travers la création de la Confédération Nationale du Tourisme ».

Cette déclaration laissait supposer que les jours de l’une et de l’autre des deux fédérations étaient désormais comptés et qu’une seule et unique structure allait défendre les intérêts des professionnels de tous bords.

Mais voilà  que le président de la FTH annonce dans un communiqué publié cette semaine que son organisation « lance à  partir du 8 décembre 2010 une étude de restructuration qui vise l’amélioration qualitative de ses missions afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle sur la scène nationale et internationale et être en mesure de remplir efficacement ses obligations envers ses adhérents et ses partenaires nationaux et internationaux ».

Cela donne à  penser que l’union-fusion n’est plus à  l’ordre du jour dans l’esprit de certains ? Ou que le mariage va se conclure sous le régime de la séparation des biens… et des liens ?

Wahid Ibrahim



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Une locomotive peut en cacher une autre

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Le jour de la Consultation nationale sur le tourisme, on pouvait voir à  la tribune le Premier ministre, le ministre du Tourisme, le ministre du Transport, celui des Finances et plusieurs secrétaires d’Etat.

Dans son discours d’ouverture, le ministre du Tourisme a développé l’importance du secteur touristique pour l’économie nationale en mettant en exergue ses effets induits sur les autres secteurs, disant notamment :

– le tourisme est une véritable « locomotive » économique tant ses effets induits sont importants sur les autres secteurs.

Entendant le mot « locomotive », un hôtelier, à  demi assoupi, aurait chuchoté dans l’oreille de son voisin :

– Locomotive ? Locomotive ? Que le ministre du Tourisme parle de transport aérien, je veux bien ! Mais que fait le transport ferroviaire là -dedans ? Son collègue du transport ne va pas être content.

Comme quoi, une locomotive peut en cacher une autre.

Wahid Ibrahim



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La FTH jette les premières bases de sa restructuration

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L’organisation patronale pose les jalons de son avenir. La Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) lance à  partir du 8 décembre 2010 son étude de restructuration. Cette étude, financée par l’Agence Française de Développement (AFD), sera conduite par le Bureau Ali Chelbi Consulting (ACC). Elle vise l’amélioration qualitative des missions de l’organisation patronale afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle sur la scène nationale et internationale et être en mesure de remplir efficacement ses obligations envers ses adhérents et ses partenaires nationaux et internationaux. La démarche se déroulera en deux phases : un diagnostic stratégique et une proposition de plan de restructuration.

La première phase de l’étude débouchera sur des recommandations en termes d’objectifs stratégiques relatifs au mandat, missions et attributions de la FTH, son organisation, ses relations avec ses adhérents, ses ressources humaines, financières, physiques et technologiques. Plus encore, le diagnostic permettra de décrire et d’apprécier les relations institutionnelles de la FTH avec ses partenaires nationaux et étrangers.

Le plan de restructuration devra apporter des réponses opérationnelles aux limites et insuffisances constatées dans la phase de diagnostic, un récapitulatif des missions/mandats/attributions de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie auprès de ses partenaires et l’évolution de ces missions afin de faire reconnaître à  la FTH le statut d’une organisation patronale nationale à  part entière, et de développer et enrichir la contribution de l’industrie hôtelière dans l’économie nationale et lui garantir la place qui lui revient parmi les opérateurs économiques du pays.

Cette démarche, souligne la FTH, découle des « recommandations relatives à  la contribution effective et responsable de tous les intervenants du secteur à  la concrétisation de cette stratégie d’avenir, afin d’accroître la compétitivité du tourisme tunisien, de rendre au secteur sa vitalité et de garantir son progrès et sa pérennité ».

(D’après communiqué)



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Obama : le moins commun des mortels

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Douze points de suture pour Obama après un match de basket-ball avec des amis : il n’y a pas que chez nous où les confrontations sportives se terminent dans le sang.

L’homme le plus puissant du monde est à  la merci d’un vulgaire et «friendly» coup de coude. Que dire, alors, du commun des mortels!

Vous me direz : quel est le lien entre cette humeur et le tourisme ? Eh bien, il y en a un.Ce coup de coude sanguinolent a fait parler d’Obama dans le monde entier, a rendu Obama plus humain et plus sympathique et a ajouté à  la notoriété de son pays.Et quand la notoriété va, le tourisme va.

C’est un peu tiré par les cheveux comme humeur ! Mais que voulez vous pour un lundi ? Tout est possible dans un match de basket. On dribble comme on peut.

 Wahid Ibrahim



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Les grands chantiers touristiques tunisiens en 2011

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L’année 2011 sera-t-elle une année pas comme les autres pour le tourisme tunisien ?

Tout semble en tout cas indiquer que le ministère du Tourisme, dopé par la nouvelle stratégie touristique 2016, veut prendre le taureau par les cornes et s’attaquer point par point aux faiblesses actuelles. Car selon les dernières estimations, l’année 2010 se terminera avec un petit 1% d’augmentation des recettes touristiques en devises par rapport à  2009, parallèlement à  une croissance du nombre de nuitées de 4%. En d’autres termes, on a enregistré plus de nuits d’hôtels mais les touristes ont légèrement moins dépensé.

Parmi les grands dossiers que l’administration du Tourisme aura à  traiter, celui de la mise à  niveau des hôtels se situe en bonne place. L’objectif affiché est d’assurer l’adhésion à  ce programme de 340 unités hôtelières (le double du nombre actuel), à  l’horizon 2014, dont au moins 200 plans de mise à  niveau adoptés, contre 96 adoptés actuellement et représentant des investissements globaux de l’ordre de 300 millions de dinars.

Le cadre régissant la profession de directeurs d’hôtels devrait être révisé et un accent particulier sera mis sur le volet professionnel. Ces dirigeants « seront tenus d’assumer leurs responsabilités concernant les conditions relatives à  la salubrité, l’alimentation, la propreté des locaux et la sécurité des clients » a déclaré le ministre du Tourisme à  la Chambre des députés la semaine dernière. Intervenant à  l’occasion de la présentation du projet de budget de son département pour l’année 2011, Slim Tlatli n’a pas manqué d’aborder l’un des sujets qui semblent lui être devenu cher, celui des nouveaux modes d’hébergement considérés comme étant à  forte valeur ajoutée, comme les maisons d’hôtes et les gîtes ruraux pour lesquels un cahier de charges est en train d’être élaboré.

Commentaires à  chauds de certains opérateurs

Réaction d’un directeur général d’hôtel à  cette annonce : « quelle est notre part de responsabilité quand le promoteur de l’hôtel refuse de débloquer les fonds nécessaires à  la bonne marche de son établissement ?» En 2010, ce sont pas moins 6439 contrôles qui ont été effectués et qui ont abouti sur la fermeture de 23 hôtels en Tunisie, la plupart pour ne pas avoir su ou voulu répondre aux injonctions de l’administration de tutelle. Aujourd’hui, tous ont rouvert leurs portes une fois les actions de réhabilitions engagées mais au final, 156 hôtels ont été déclassés contre 16 hôtels qui ont au contraire gagné une étoile.

S’agissant de l’endettement des hôtels vis-à -vis des banques, « des solutions radicales vont être prises à  l’encontre des établissements souffrant de difficultés financières. Un audit devrait être réalisé en amont par une commission spécialisée avant la fin de l’année 2012 » a confirmé le ministre du Tourisme.

Réagissant également à  l’intérêt accordé aux maisons d’hôtes, certains observateurs bien avisés ne nient pas la nécessité de promouvoir ce segment dans le cadre de la diversification du produit touristique, mais soulignent que « les maisons d’hôtes ne sont pas une alternative au tour-operating mais un complément au tourisme tunisien dans son ensemble et que, par conséquent, il fallait leur accorder la place qu’ils méritent, ni plus ni moins ».

10 millions pour le FPZT

Le Fonds de promotion des zones touristiques (FPZT) va augmenter de 25 % en 2010 et atteindra 10 millions de dinars. Ce Fonds sert, rappelons-le, à  l’embellissement et au nettoyage des zones considérées comme touristiques.

Mais la grande nouveauté de 2011 concernera aussi et surtout l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) qui devrait faire l’objet d’une grande restructuration. La commercialisation du produit touristique et la formation hôtelière seront désormais placées sous la responsabilité de structures indépendantes qui seront créées en association avec la profession.

Pour ce qui a trait au volet stratégique relatif à  l’utilisation des TIC dans la promotion de l’image institutionnelle de la Tunisie touristique, le but est d’adopter Internet comme fondement de tous les plans futurs. Il s’agit en outre de créer un portail pour le tourisme tunisien qui sera actualisé et suivi par l’ONTT, parallèlement au démarrage du programme « Archipel » qui vise à  créer un nombre de sites Web à  thèmes portant sur les spécificités culturelles, historiques et civilisationnelles du pays.

Objectif ultime annoncé : 10 millions de touristes en Tunisie en 2014 contre 7 millions aujourd’hui ! La partie est loin d’être gagnée.

J.R (avec la TAP)



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Voyage avec Fawez Ben Temassek, présentateur TV

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C’est sans aucun doute l’animateur le mieux habillé du PAT (paysage audiovisuel tunisien). Tous les soirs de la semaine jusqu’à  la fin 2010, il a animé sur la chaîne privée Nessma TV le premier Talk Show maghrébin intitulé Ness Nessma. Il a reçu sur le plateau tous ceux qui font l’actualité du « grand Maghreb » sur le plan culturel, sportif et même politique : il a accueilli autour de sa table des personnalités de tous bords, du Premier ministre italien Silvio Berlusconi jusqu’à  l’humouriste Jamel Debbouze en passant par le journaliste Karl Zéro, Bigard et un grand nombre d’artistes maghrébins.
Fawez Ben Temassek a le virus de la communication et des relations publiques depuis tout jeune. Alors qu’il n’est encore qu’étudiant, il est engagé par une compagnie aérienne en tant que steward et voyage inlassablement plusieurs années durant.
Le public le découvre cependant au début des années 90 sur les ondes de RTCI, l’une des radios publiques tunisiennes, en tant qu’animateur en langue française où il officie pendant plus de 15 ans.

Début 2009, il est engagé par la chaîne privée Nessma TV en tant qu’animateur principal et très vite, il s’impose par un style d’animation nouveau : une touche de flegmatisme britannique et un discours emprunt de sobriété loin de toute excitation ou envolée caractérielles que l’on voit trop souvent à  la télé.
Il se démarque également par un look glamour avec costard, chemise blanche et nœud papillon de rigueur tous les soirs et qui l’impose comme maître de cérémonie. Au cours du dernier Ramadan, Fawez nous a fait découvrir une autre facette de sa garde robe avec des tenues toujours chics et modernes mais inspirées de la tradition vestimentaire arabe.
A noter que l’interview nous a été accordée au mois d’octobre 2010.

Votre dernier voyage ?
C’était à  Cannes en mai dernier pour 48 heures à  l’occasion du Festival du cinéma. Depuis, je n’ai plus bougé. J’ai fait la montée des marches en tant qu’animateur de Nessma avec KAO (Kaouther, chroniqueuse de l’émission ndlr). C’était : limousine à  l’aéroport, palace, dîner et surtout la soirée Chopart qui était LA soirée du Festival de Cannes qui fêtait ses 50 ans.

Votre destination préférée et pourquoi ?
Dubaï. J’ai un côté show off que j’assume : je suis attiré par le strass et les paillettes. Je m’y suis rendu deux fois et j’ai « kiffé » comme un gamin qu’on emmène à  Disneyland, sauf que ce n’était pas fictif mais que c’était la vraie vie. C’est la première que cela m’arrivait. Je n’étais pas étonné par la ville mais troublé de ne pas pouvoir parler arabe avec personne : en prenant un taxi, en s’asseyant à  la terrasse d’un café, on doit parler anglais bien que l’on soit dans une ville arabe, orientale, avec son histoire et ses palmiers ; bref, c’est troublant.
Dubaï est une ville mirage qui dégage un parfum d’orient mais avec des gratte-ciels et un service à  l’occidentale. Il faut simplement s’y laisser aller.

Votre meilleur souvenir de voyage ?
C’était mon tout premier, à  l’âge de 13 ans, et je n’avais pas dormi les deux nuits précédant le voyage. J’étais allé à  Londres pour un séjour linguistique que mon père m’avait offert. Je suis parti seul et c’était la première fois que je quittais mon chez moi pour aller vivre dans une famille anglaise pendant trois semaines. Cela c’est très bien passé sauf que quand mon père est venu me chercher à  l’aéroport, il m’a demandé de parler anglais mais je ne savais rien, d’où sa déception. D’ailleurs, mon anglais est toujours « pourri ». Mais pendant longtemps, j’ai conservé les souvenirs de ce voyage et même la carte d’accès à  bord.

Votre pire souvenir de voyage ?
J’étais en transit en Jordanie pour aller au Koweït. Après le passage de sûreté de l’aéroport d’Amman pour prendre mon second vol, j’ai récupéré montre, portable, ceinture etc. dont je m’étais défait. J’ai ensuite embarqué et à  peine assis dans l’avion, que mon portable sonna et bizarrement, une personne me demanda ce que je faisais avec son portable. En fait, dans la confusion, il se trouve que j’avais pris son portable et lui le mien car c’était exactement le même modèle et la même couleur. Et cette personne partait sur Londres. Il était bien évidemment impossible de redescendre de l’appareil mais l’équipage a accepté de transmettre le téléphone et c’est comme ça qu’après 3 jours, nous avons chacun récupéré notre portable.

En voyage, vous êtes plutôt : dormeur, ou de ceux qui font aller et venir les hôtesses ; curieux en train de scruter le hublot, ou anxieux et impatient d’arriver ?
Jamais dormeur. Je ne dors jamais dans les avions, ni d’ailleurs dans les trains ou les voitures, cela ne me berce pas. Je ne suis pas un passager agaçant. A la limite, je préfère me balader dans le couloir.
Je lis beaucoup et je rêvasse. Je préfère le côté hublot et je rêve en regardant à  travers, quand il fait jour bien-sûr. Sinon, je bouquine et j’essaye d’écrire. Mais je m’ennuie surtout quand je prends des longs vols que je n’aime pas.

Votre compagnon de voyage : livre, lecteur MP3, lecteur DVD ou ordinateur portable ?
Tout en même temps : livre, musique, ordinateur etc.

Le must du voyage pour vous, est-ce en solo, en couple, en famille ou entre amis ?
Entre amis, j’aime bien et c’est sympa parce qu’il y a de l’ambiance. On s’encourage mutuellement et il y a toujours quelqu’un qui est plus fêtard que les autres et qui va entraîner le groupe.

Lors de vos voyages professionnels longs-courriers, vous exigez la First, la Business ou l’Eco ?
J’ai de plus en plus de mal à  voyager en classe économique. Je n’exige pas la Business mais je suis capable de payer la différence. Quand c’est un petit vol comme Rome, ça va, mais au-delà  de 2 heures de vol, je préfère la Business, c’est moins pénible. En plus, j’aime bien le luxe.

Votre look vestimentaire en voyages : jean et basket ou BCBG ?
Je suis plutôt BCBG mais sans le nœud papillon. Je suis à  l’aise dans cette tenue.

Combien de pays visités ?
Pratiquement toute l’Europe, le Moyen-Orient, quelques pays d’Afrique et le Maghreb bien-sûr.

Votre prochain voyage ou celui dont vous rêvez ?
Cuba. C’est la destination de mes rêves. Je vais y louer une Buick décapotable. Je vais essayer d’entraîner quelques amis en faisant coïncider nos dates de congés. Il faut aussi les convaincre d’y aller maintenant parce que ça va changer bientôt. Si Cuba devient trop à  la mode, ce ne sera plus une destination intéressante.

Propos recueillis par Hédi HAMDI



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Chaud au cœur, froid dans le dos

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La Fifa a confié au Qatar l’organisation de la Coupe du Monde de Football en 2022.

Voilà , enfin, une bonne nouvelle qui va faire rêver tous les arabes et particulièrement toutes les destinations touristiques du monde arabe. En effet, l’impact de l’événement sur l’image et l’économie du pays organisateur n’est plus à  démontrer.

Sans sous-estimer la compétence des dirigeants qataris qui ont présenté un dossier bien ficelé, rendons hommage à  leurs richesses pétrolières et gazières qui permettront de construire des stades climatisés. Une première mondiale qui préfigure une solution radicale « maison »aux problèmes du réchauffement climatique.

A ce rythme là , on ne pourrait pas s’étonner que le Qatar ou un autre émirat pétrolier de la région postule sa candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver.

Au royaume du tout artificiel, ce n’est pas la neige artificielle qui fera problème.

Le pétrole qui a permis de transformer le sable en or pourrait aisément transformer le sable des dunes en champs de poudreuse skiable.

Et pour que la neige ne fonde pas, il suffira de pousser à  fond le curseur de la climatisation.

Dans un cas, ça fait chaud au cœur, dans l’autre, ça donne froid dans le dos.

 Wahid Ibrahim



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Comment Air Arabia aborde-t-elle le marché tunisien ?

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C’est désormais officiel et confirmé. La compagnie aérienne low cost Air Arabia Maroc entame l’exploitation de sa ligne régulière Casa-Tunis à  compter du 16 décembre 2010. Jeudi soir à  Gammarth, une responsable commerciale s’est déplacée du Maroc pour une présentation des activités et des spécificités de la compagnie à  l’intention des agences de voyages. Pour l’occasion, moins d’une cinquantaine d’agents de voyages tunisiens a fait le déplacement, parmi eux à  peine deux, voire trois grandes agences de la place. La presse tunisienne, elle, n’avait pas été conviée.

Cette rencontre, organisée par la société ATACS (Associates for Tunisia Air Corporation & Services), le nouveau représentant (GSA) d’Air Arabia Maroc en Tunisie, a eu au moins le mérite de tirer au clair beaucoup de points restés en suspend, notamment pour ce qui concerne la monnaie de paiement des billets de la compagnie. La responsable commerciale a annoncé que les agences de voyages tunisiennes pourront vendre Air Arabia Maroc via un système informatique spécifique accessible à  travers un login et un mot de passe qui sera attribué à  chaque agence désireuse de vendre la compagnie marocaine en dinars tunisiens. Cependant, l’accès au système ne pourra se faire que moyennant une caution bancaire d’un montant équivalent au volume d’affaires prévisionnel réalisé avec cette compagnie.

 Payer son repas à  bord

Les passagers d’Air Arabia Maroc pourront disposer d’une franchise de 20 kg de bagages sur la ligne Casa-Tunis-Casa et choisir leur siège dès la réservation (moyennant un supplément). De plus, les repas étant payants à  bord, la réservation du dîner (les vols se font tous en fin de journée) est également possible au moment de l’achat du billet. « En achetant son repas au moment de la réservation, le tarif est moins cher qu’à  bord » a précisé la représentante d’Air Arabia. Par ailleurs, les agences de voyages pourront également proposer à  leur clientèle des assurances complémentaires pour se faire rembourser les billets en cas d’annulation du voyage.

Avec l’ouverture de cette nouvelle ligne, Air Arabia Maroc entend consolider son hub de Casablanca et proposera des correspondances pour Paris notamment. L’aller simple Tunis-Casablanca est d’ores et déjà  proposé à  248 dinars.

Selon Mounir Arous, directeur général d’ATACS, l’arrivée d’Air Arabia Maroc en Tunisie « va renforcer la ligne qui existe déjà  sans qu’il y ait une cible de clientèle particulièrement visée puisque elle est destinée à  tous les consommateurs, comme par exemple les nombreux étudiants tunisiens au Maroc et vice-versa ». Pour le GSA de la compagnie, l’ouverture de cette ligne a été rendue possible grâce aux accords bilatéraux signés entre les deux pays.

Les vols Casa-Tunis-Casa seront opérés par des Airbus A.320 de 168 sièges en classe économique, avec la promesse « de sièges spacieux à  bord » grâce à  une configuration souple (30 pouces d’espace entre les sièges). Les vols seront opérés trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedi (voir notre article à  ce sujet).

Ce qui est en tout cas certains, c’est que l’arrivée d’Air Arabia Maroc va participer à  l’introduction de la culture low cost sur le marché tunisien quoique le modèle économique de cette compagnie ne soit pas exactement calqué sur celui des low cost européennes. En attendant, c’est certainement le nombre de voyages organisés vers le Maroc qui augmentera au départ de la Tunisie grâce à  des tarifs légèrement plus compétitifs que ceux proposés par les compagnies traditionnelles.

H.H



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Adult’Air

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Il y a tellement de couples illégitimes sur certains vols vers des destinations de shopping ou de vacances de luxe qu’il y aurait lieu de créer une compagnie aérienne spéciale baptisée ‘’ADULT’AIR ».

Avec ou sans jeu de mots.

Wahid Ibrahim



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Visite fructueuse du ministre du Tourisme Slim Tlatli au Maroc

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dernière visite de Slim Tlatli, ministre du Tourisme, au Maroc, a été riche en rencontres et certainement aussi en enseignements.

A l’origine de sa mission, sa participation aux assises nationales du tourisme marocain qui se sont déroulées le 1e décembre 2010 à  Marrakech sous la présidence du roi Mohamed 6 du Maroc et ce en présence de plusieurs ministres étrangers et plus de mille participants marocains et étrangers.

Le ministre du Tourisme marocain a, à  cette occasion, donné un éclairage sur les réalisations du secteur au cours des dix dernières années et sur les perspectives de son développement retenues dans le cadre d’une stratégie intitulée « Vision 2020 ». Celle-ci prévoit la consolidation de la composante balnéaire et s’appuie sur des axes portant sur l’innovation et le tourisme durable.

Dans un message adressé à  ces assisses, Taleb Rifaai, Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a mis en relief l’importance que revêt le tourisme mondial, précisant que ce secteur constitue aujourd’hui la troisième industrie dans le monde et qu’un emploi sur dix est fourni par cette activité.

Au cours de cette manifestation, nombre de conventions ont été signées portant notamment sur un contrat-programme sur la concrétisation de la stratégie de développement, sur la création de structures de valorisation culturelle et sur la création de fonds destinés à  l’investissement et la promotion.

Rencontres de haut niveau

Slim Tlatli, de son côté, s’est entretenu avec son homologue marocain, Yasser Znaguiu, un entretien consacré entres autres à  la coopération bilatérale dans le domaine touristique. Il a par ailleurs tenu une séance de travail avec Taleb Rifaai, Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du tourisme et ce en présence de l’ambassadeur de Tunisie au Maroc. L’analyse de la conjoncture touristique internationale et l’état de la coopération de la Tunisie avec cette organisation ont été au centre des discussions.

M. Rifaai a salué les nouvelles orientations mises en œuvre pour le développement du tourisme tunisien tout en réaffirmant la volonté de l’OMT d’intensifier sa coopération avec la Tunisie notamment pour ce qui est des programmes de la maîtrise des nouvelles technologies de l’information, des plans de la qualité des services et la mise en place d’un système de veille stratégique.

L’identification des sources de financement des actions de formation en Tunisie a également figuré en bonne place dans les discussions. Le Secrétaire général de l’OMT a par ailleurs indiqué que la Tunisie dispose de plusieurs atouts pour conférer à  sa nouvelle stratégie de développement touristique les meilleures conditions de succès. Il a, à  cet égard, cité la nette élévation des indicateurs de développement humain et la stabilité sociale qui règne en Tunisie et qui constituent désormais des motivations essentielles de départs en vacances des touristes d’aujourd’hui.

Le modèle marocain

Le ministre du Tourisme a, à  Casablanca et à  Marrakech, visité plusieurs unités et stations touristiques où il a pris connaissance des modes de gestion, de promotion et de commercialisation des produits touristiques marocains. Il a également visité plusieurs projets de tourisme résidentiel, des maisons d’hôtes, des hôtels de charme et des Riadhs, structures d’hébergement touristiques qui connaissent actuellement un important foisonnement et qui répondent à  de nouveaux segments de la demande internationale notamment européenne.

En visitant des parcours de golf dans la région de Marrakech, le ministre a pris connaissance des expériences de formation des métiers inhérents à  cette activité et a donné un aperçu sur l’expérience tunisienne en matière d’économie d’eau, d’aménagement de stations d’épuration des eaux usées et d’irrigation des golfs en Tunisie.

Le ministre du Tourisme a par ailleurs rencontré plusieurs responsables des tour-opérateurs européens ainsi que des journalistes de la presse spécialisée française.

Le volet formation professionnelle

Sur un autre plan, M. Tltali s’est entretenu avec Michel Rochat, directeur général de l’Ecole hôtelière Suisse de Lausanne, en présence de plusieurs responsables de cette institution internationale de formation hôtelière et touristique.

Le ministre a, à  cette occasion, indiqué que la formation professionnelle est l’un des axes essentiels de la nouvelle stratégie de développement du tourisme tunisien et que la Tunisie est en quête permanente de partenariats avec des écoles européennes de renommée dont notamment l’Ecole de Lausanne.

M. Rochat a, de son côté, annoncé que l’Ecole de Lausanne sera étroitement associée avec la Tunisie pour explorer de nouveaux modèles de coopération.

Il a été convenu au terme de cet entretien d’organiser une visite en Tunisie au profit des premiers responsables de cette école suisse en janvier prochain en vue de prendre connaissance du dispositif tunisien et de proposer avec la partie tunisienne un plan concret de collaboration.



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Les équipes de Traveltodo à  la découverte du Russelior

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Chaque année, l’agence de voyages en ligne Traveltodo organise des éductours à  la découverte des meilleurs hôtels pour ses clients.

Pour cette année, le voyagiste a choisi The Russelior, considéré par certains comme l’un des plus beaux et plus luxueux hôtels de Tunisie. Un hôtel à  part qui offre luxe, raffinement et service dans un environnement magique et une déco unique.

L’équipe de Traveltodo a eu l’occasion de mesurer la qualité du service et l’a jugée « irréprochable », également pour « son room- service à  disposition 24/24, son confort moderne et son atmosphère zen absolue dans un environnement exclusif ».

Le chef étoilé a concocté des mets à  base de produits frais à  tendance BIO, mais aussi une cuisine internationale pour satisfaire tous les palets. « Un vrai régal », ont déclaré les équipes de Traveltodo.

L’équipe a également découvert le Spa luxueux certifié BIO, « un parfait lieu de détente très élégant, offrant différents thèmes de détentes et de massage, une oasis de luxe semblable à  un refuge à  la vie trépidante de Hammamet ».

Conclusion de Traveltodo : « Plus qu’un simple hôtel de luxe, The Russelior est une réelle expérience. Son environnement est parfait pour un voyage de noces, pour les businessman, mais aussi pour profiter d’un lieu unique ».



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Qui est qui ?

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Les parcours touristiques marocains et tunisiens sont diamétralement opposés. Alors que le Maroc a commencé par le tourisme culturel urbain avec son cortège d’hôtels haut de gamme ciblant une fréquentation élitiste, la Tunisie a préféré l’aménagement du littoral et la production balnéaire ciblant une clientèle de masse.

Aujourd’hui, les deux trajectoires tendent à  se joindre quelque part, puisqu’on voit le Maroc chercher à  développer une offre balnéaire standard et la Tunisie s’évertuer à  se diversifier vers des produits sophistiqués.

Qui peut le plus peut le moins, dit-on.

A vous de trancher : qui est qui ?

 Wahid Ibrahim



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2011 ou le come-back de Marriott en Tunisie

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Le groupe hôtelier américain Marriott devrait revenir en Tunisie dès le début de l’année 2011.

C’est l’annonce qui vient d’être faite au ministre du Tourisme, Slim Tlatli, par Jean-Marc Grosfort, Chief Development Officer du groupe hôtelier pour la région du Maghreb et du Moyen-Orient.

La rencontre a eu lieu à  Marrakech à  l’occasion de la tenue des 10e assises du tourisme marocain (photo ci-dessus).

Le groupe américain a confirmé que la Tunisie faisait partie de sa stratégie de développement et qu’il était « en négociations avancées avec des partenaires pour deux projets hôteliers en Tunisie » sans plus de précision. Selon un communiqué officiel du ministère du Tourisme, « au-delà  de la ville de Tunis et de sa banlieue, Marriott compte investir dans d’autres régions dont l’île de Djerba ».

L’enseigne Marriott était présente il y a quelques années à  Gammarth à  travers la marque Renaissance.

Le groupe Marriott est propriétaire de plus de 2600 hôtels et propriétés dans le monde (69 pays) et de dix marques de management touristique de notoriété internationale dont Ritz Carlton, Renaissance etc.



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Les compagnies d’Europe de l’Est réveilleront-elles l’aéroport d’Enfidha ?

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Il a soufflé hier sa première bougie et on n’a pas manqué de lui fêter son anniversaire. Le nouvel aéroport d’Enfidha aurait, en une année d’existence, déjà  totalité 500 000 passagers et 4000 vols. Ces chiffres ont été communiqués par la société turque TAV, concessionnaire et exploitant de l’aéroport.

C’est en effet le 30 novembre 2009 que l’aéroport a été ouvert à  la circulation aérienne. Pour l’occasion, Ersel Goral, directeur général de TAV-Tunisie, s’est voulu très optimiste : « L’aéroport Enfidha Zine El Abidine Ben Ali est en passe de devenir un portail principal d’entrée en Tunisie » a-t-il déclaré. Pour réaliser cet objectif, la TAV serait en train de mettre en place une stratégie de marketing en coordination avec les autorités et les parties concernées (ministères du Tourisme et du Transport…).

Jusqu’au 21 novembre 2010, l’aéroport Enfidha Zine El Abidine Ben Ali a été relié à  45 aéroports dans 19 pays (Suède, Autriche, Suisse, Pologne, Belgique, France, Italie, Allemagne, Grèce, Slovénie). Une trentaine de compagnies aériennes exploitent actuellement des vols sur cet aéroport, a-t-il annoncé.

M. goral a par ailleurs annoncé la récente obtention (le 23 septembre 2010), par l’aéroport, du certificat de conformité aux exigences techniques spécifiques à  l’exploitation des aérodromes civils.

De belles statistiques

La part des transporteurs locaux (Tunisair et Nouvelair) sur cet aéroport est estimée à  22,91% pour les passagers et à  31,29% pour les vols opérés. En termes de nombre de passagers, Jet Air Fly occupe la première place avec 20% des passagers suivie par Tunisair avec 16%.

Pour ce qui est des vols, Tunisair est en tête de liste, avec 870 vols, suivie de Jet Air Fly (702 vols). L’autre transporteur national, Nouvelair occupe le sixième rang en termes de passagers transportés (6%) et le quatrième rang en termes de vols opérés (384).

En ce qui concerne la prochaine saison estivale, plusieurs tour-opérateurs et compagnies aériennes leaders en Europe de l’Est et centrale se seraient engagées à  programmer des vols sur l’aéroport.

Concernant l’emploi, le responsable a relevé que le groupe TAV emploie environ 559 personnes dont 34 étrangers (ce nombre devrait diminuer progressivement). Le nombre des emplois assurés par le personnel étatique et les prestataires de services est estimé respectivement, a-t-il ajouté, à  399 et 870 personnes.

Il a ajouté que le nombre de personnel total prévu à  l’aéroport pour l’année à  venir est d’environ 1745, sans compter les employés saisonniers. (TAP)



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Paul Z. Diab, directeur des opérations de la chaîne Golden Tulip en Tunisie : « En 2011, nous serons à  Mahdia »

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La chaîne d’origine néerlandaise, aujourd’hui groupe hôtelier n° 8 mondial, consolide sa présence en Tunisie et s’installe dans plusieurs régions de la province tunisienne avec beaucoup d’ambitions affichées. Entretien avec son premier responsable sur le marché.

Vous êtes en Tunisie depuis un an avec deux hôtels Golden Tulip, l’un à  Tunis (le Mechtel) et l’autre à  Sfax. Quel lien y a-t-il précisément avec les établissements portant votre enseigne situés à  Gammarth ?

Notre bureau principal est à  Dubaï et nous sommes arrivés en Tunisie en tant qu’administration en 2009 pour représenter directement Golden Tulip Moyen-Orient et Afrique en Tunisie. Les deux établissements de Gammarth existent depuis 2000 mais sont exploités en franchise, donc ils ne dépendent pas de nous en tant que représentation régionale mais de Golden Tulip International.

Vous venez de reprendre l’hôtel Phebus à  Gammarth mais confirmez-vous que vous allez aller plus loin (géographiquement) ?

Depuis octobre 2010, nous avons effectivement repris l’hôtel Phebus de Gammarth que nous exploitons sous l’enseigne Tulip Inn. Pour 2011, nous sommes en négociations avec deux groupes : le premier est le groupe Dar Ismaïl avec qui nous avons finalisé un accord pour la prise en gestion de l’hôtel Dar Ismaïl à  Tabarka (l’établissement en bord de mer et non pas la résidence) et ce à  compter du 1er janvier 2011. De même, cet accord concerne l’hôtel Nour El Aïn qui sera un Tulip Inn. Nous sommes également en négociations avec un groupe hôtelier à  Mahdia dont je ne peux pas encore annoncer le nom. Mais en tout cas, pour le premier trimestre de l’année 2011, nous aurons un hôtel à  Mahdia. Cela portera le nombre d’hôtels Golden Tulip à  six en Tunisie, et à  huit si l’on compte les deux établissements en franchise, soit à  peu près 2500 lits.

Quelles sont les différences entre les enseignes Golden Tulip et Tulip Inn ?

Le type de prestations offertes, la taille et le nombre de chambres notamment. Le Phebus, c’est un Tulip Inn vu les chambres et les prestations. Il n’a pas de salles suffisantes par exemple pour en faire un Golden Tulip. A Sfax, c’est un hôtel de ville qui offre de bonnes facilités.

Est-ce le signe que vous êtes satisfaits du marché tunisien ?

C’est une satisfaction des deux côtés. D’abord du promoteur tunisien par rapport à  la marque Golden Tulip qui a été capable de lui apporter un plus. Notre chaîne de son côté a su s’acclimater avec le marché tunisien et s’est fixée d’être présente sur la majorité des zones touristiques tunisiennes pour mettre en place des packages avec des circuits compétitifs à  travers nos centrales de réservations en Europe et grâce à  la présence de nos hôtels répartis à  plusieurs endroits.

Avec le Phebus et le Dar Ismaïl, vous témoignez d’un intérêt particulier pour le tourisme balnéaire alors qu’on vous connaît pour être avant tout une chaîne d’hôtels de ville et d’affaires.

Et l’hôtel de Mahdia est également en bord de mer ! C’est en Tunisie que nous sommes connus pour nos hôtels de ville, mais dans le monde, nous avons des Resorts balnéaires à  plusieurs endroits. Notre présence avec des hôtels de ville sur le segment du MICE -qui est très important- est très bonne mais nous voulons améliorer notre présence avec des hôtels balnéaires et à  travers des circuits que nous pourrons exploiter. Pour être présents à  travers un maillage, il faut avoir les deux types d’établissements. Aïn Draham n’est pas une destination balnéaire mais montagneuse qui a ses particularités.

Vous n’avez pas l’intention de procéder à  des investissements directs en Tunisie ?

En tant que société, nous ne louons pas et nous n’investissons pas. Golden Tulip, en septembre 2009, a été rachetée par Starwood Capital Finance qui possède Louvre Hôtels, ce qui fait de nous le N°8 mondial en nombre de lits. Louvre Hôtels cependant, et Starwood Capital, nos maisons-mères, sont disposées à  investir dans des projets qui sont rentables. Mais à  ce jour, au Moyen-Orient, nous n’avons aucun projet d’investissement. Nous n’investissons qu’en Europe et en Amérique. Dans la gestion pour compte, les contrats que nous établissons portent sur une période minimum de dix ans, reconductibles deux fois en deux périodes de 5 ans.

Les hôtels Golden Tulip en Tunisie sont-ils dirigés par des Tunisiens ou par des étrangers ?

Au début, quand nous prenons un hôtel, c’est un directeur qui vient du siège pour mettre en place les normes et procédures de Golden Tulip. A Tunis, c’est moi qui suis responsable du Mechtel ; à  Sfax, c’est un Tunisien qui dirige l’hôtel, au Phebus et dans une première étape, c’est un Français qui dirige l’établissement avant de faire la passation. En fait, si nous constatons que le directeur en place est capable de poursuivre la démarche et s’acclimater avec nos méthodes, c’est lui qui reste, surtout qu’il ya des compétences en Tunisie. A Aïn Draham, c’est le même directeur qui sera maintenu et à  Tabarka, c’est un nouveau directeur libanais venant de Dubaï qui va assurer la direction.

Quelle est la place des ressources humaines et de la formation dans vos hôtels en Tunisie ?

Parmi les points les plus importants chez Golden Tulip, c’est que nous assurons la formation des cadres afin de mettre en place nos procédures. Nous avons un formateur qui vient faire de la formation toutes les 4 à  6 semaines. Mais vu le nombre d’hôtels que nous avons désormais, nous aurons d’ici l’année prochaine un formateur qui sera sur place en continu en Tunisie spécifiquement. Ce sera de la formation pour la plupart des départements qui seront offerts.

Tabarka est réputée difficile, notamment pour sa période de saisonnalité très limitée. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Tabarka, Aïn Draham, Mahdia… Toutes ces régions sont marquées par la saisonnalité. Ce que nous voulons, c’est encourager le tourisme en hors saison en faisant de la promotion essentiellement dans le tourisme intérieur pour les citoyens tunisiens qui représenteront un pourcentage important de notre clientèle. Nous travaillons d’ailleurs à  la mise en place d’une campagne en faveur du tourisme intérieur qui sera lancée dans les prochains jours pour le hors saison parce que cela nous permet de nous consolider. Le tourisme en hors saison vous permet de survivre et vous empêche de fermer l’hôtel, la continuité étant très importante pour nous.

Propos recueillis par Hédi HAMDI



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Taxis Bye-Bye

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Les taxis tunisiens sont peut être les seuls au monde où la couleur rouge, d’habitude réservée à  un sens d’interdiction ou de négation, signifie qu’ils sont libres et où la couleur verte signale qu’ils sont occupés.

Une façon de passer au Rouge et de s’arrêter au Vert. Allez comprendre quelque chose !

Les chauffeurs aussi sont les seuls à  vous demander votre destination avant d’accepter de vous prendre lorsque votre itinéraire correspond au leur.

Puisqu’il en est ainsi, pourquoi ne pas les astreindre à  afficher, à  l’instar des bus de transport public, des plaques de direction et de terminus.

Les choses deviendraient plus simples et moins stressantes, pour le Tunisien comme pour les touristes et surtout pour les touristes.

A quand la mise à  niveau des taxis ?

 Wahid Ibrahim



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Eine grosse différence

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Le marché allemand ne cesse de reculer. Plus de 50% de clients ont été perdus. Le pic de réalisations correspondait à  un tissu très dense en terme de maillage de présences promotionnelles.

Conscient que l’Allemagne est un Etat où chaque Land a ses spécificités politiques, culturelles, économiques et parfois linguistiques, l’ONTT, en plus d’une représentation centrale à  Francfort, disposait de représentations régionales à  Düsseldorf, à  Berlin et à  Munich.

Pour des raisons plus ou moins défendables, on a fermé Düsseldorf, on a fermé Berlin, on a fermé Munich. Il ne faut pas s’étonner alors que certains TO « ferment » partiellement ou totalement la destination Tunisie.

Si en France,le tour-operating hexagonal est concentré à  Paris, l’essentiel du tour-operating allemand est réparti entre Francfort, Hanovre, Cologne, Düsseldorf, Berlin et Munich. Chacune de ces dernières capitales régionales allemandes se trouve être le siège d’un T.O majeur du marché allemand.

                                                                                         Das ist eine grosse différence !

Wahid Ibrahim



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Golden Tulip débarque à Tabarka et Aïn Draham en 2011

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C’est la première fois qu’une chaîne hôtelière internationale de cette envergure s’installe dans la région du nord-ouest. La chaîne Golden Tulip va exploiter à  compter de l’année 2011 en Tunisie deux établissements supplémentaires sous le régime de la gestion pour compte.

Il s’agit du Dar Ismaïl à  Tabarka (photo ci-dessus), hôtel balnéaire classé 4 étoiles, et le Nour El Aïn à  Aïn Draham, situé en zone montagneuse et classé 3 étoiles et qui sera exploité sous l’enseigne Tulip Inn. Ces deux hôtels appartiennent à  la SHTI (Youssef Mimouni).

Ces transactions portent désormais à  5 le nombre d’hôtels gérés directement par la chaîne en Tunisie : le Mechtel à  Tunis, le Golden Tulip Sfax (tous deux appartenant au CTKD) et, depuis le mois d’octobre dernier, le Phebus à  Gammarth (propriété de la famille Fenniche).

Le développement de la chaîne Golden Tulip devrait continuer avec de nouveaux hôtels prévus à  Mahdia. Destinationtunisie.info croit savoir que les négociations sont actuellement à  un stade très avancé et la signature des contrats imminente.

Il est à  signaler que le Golden Tulip Carthage et la résidence Tulip Inn situés sur les hauteurs de Gammarth sont deux établissements indépendants qui exploitent la marque en franchise.

Golden Tulip est une chaîne hôtelière internationale créée en 1962 aux Pays-Bas et appartenant actuellement au groupe Louvre Hôtels.

Au cours des six derniers mois, Louvre Hôtels & Golden Tulip Hospitality Group ont ouvert 25 nouveaux établissements, soit l’équivalent de plus de 3 000 chambres. Ces ouvertures permettent à  l’alliance de renforcer sa présence dans des pays où elle est déjà  bien implantée, tels que la France, la Hollande ou le Brésil, mais aussi de se positionner sur des marchés porteurs où le groupe n’avait peu ou pas d’hôtels jusqu’alors, comme la Serbie, les Emirats Arabes Unis, la Chine ou le Kazakhstan. Sa présence mondiale s’est élargie à  42 pays.



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Le Maroc entame les assises nationales de son tourisme

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1.000 personnes, des investisseurs, des institutionnels et des professionnels du secteur aussi bien marocains qu’étrangers. Les assises du tourisme marocain, dans leur 10e édition, démarrent aujourd’hui à  Marrakech.

Pour les Marocains, ces assises interviennent à  une période cruciale et charnière pour ce « secteur, érigé en l’espace de dix ans en l’un des principaux chantiers du Royaume » estiment certains professionnels, relevant que la tenue de cet événement dans la cité ocre constitue une fierté et un honneur pour la première destination du tourisme national.

Même son de cloche chez les organisateurs: après une décennie, le tourisme s’invite de nouveau à  Marrakech, ce qui constitue une occasion pour examiner les nouveaux défis, dresser un bilan d’étape et lancer une nouvelle vision.

Ces Assises se veulent aussi une opportunité idoine pour les participants d’analyser les chantiers à  venir et d’explorer les meilleures voies pour mobiliser l’ensemble des acteurs autour de la nouvelle ambition touristique du Maroc de demain, ont-ils expliqué à  l’agence MAP.

Ils ont, en outre, rappelé que le tourisme national a franchi de grands pas grâce à  la Vision 2010, une stratégie ambitieuse de développement lancée en janvier 2001 à  Marrakech, sous la Présidence effective du Roi Mohammed VI, notant que ce secteur constitue désormais un pilier incontournable de l’économie nationale.

D’ici fin 2010, le secteur touristique devra générer près de 60 milliards de dirhams de recettes pour près de 9,2 millions de touristes, ont-ils estimé, précisant qu’il s’agit là  d’une performance d’autant plus remarquable qu’elle atteint, dans une conjoncture mondiale marquée par la crise, à  plus de 90 pc, l’ambitieux objectif initial de 10 millions de touristes.

« Grâce aux différents chantiers structurants, tels que le Plan Azur, le Plan Mada’in, la mise en place d’une stratégie claire pour les tourismes rural et de niches, le développement de l’aérien, une politique de promotion soutenue, la formation continue et une réorganisation institutionnelle, des avancées concrètes ont été réalisées », ont-ils ajouté.

Des stations « nouvelle génération », emblématiques de la Vision 2010, se sont ouvertes: « Saidia », « Mazagan » et bientôt « Mogador », ont-ils poursuivi, faisant remarquer que la forte implication du secteur privé et des partenaires publics, ainsi que la mobilisation de nombreux investisseurs nationaux et internationaux ont contribué à  la réussite de cette nouvelle dynamique.

Fort de ces acquis, le tourisme au Maroc se trouve aujourd’hui à  l’aube d’une nouvelle ère et est devenu judicieux d’établir une nouvelle stratégie de développement, à  savoir « la Vision 2020 », dont les contours seront dévoilés lors de ces 10èmes Assises, toujours selon les organisateurs.

Cette nouvelle Vision vient corroborer et conforter les réalisations de la Vision 2010 et définir de nouveaux objectifs avec deux mots d’ordre pour les dix prochaines années: consolider le partenariat public-privé qui a fait ses preuves et introduire une nouvelle notion, celle du développement régional durable.

D’après MAP



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Quand richesse rime avec tristesse

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Au début, les pionniers de l’hôtellerie mettaient la main à  la pâte pour réussir. Ils devaient être au four et au moulin.

Ils faisaient la semaine de 35 heures, mais de sommeil. Un sommeil souvent peuplé de cauchemars.

Aujourd’hui, fragilisés par l’accumulation de stress et par l’âge, ils sont tentés, sans grande conviction, de passer le relais à  leurs héritiers ou de trouver de bonnes formules de location pour ce qu’ils ont passé toute une vie à  ériger et à  construire.

Dans l’un ou l’autre cas, on assiste à  l’extinction de leur flamme qui a été à  la base du miracle touristique tunisien.

Il m’arrive de rencontrer ces hôteliers de la première génération. Ils me donnent l’impression d’être très riches mais très tristes aussi. Ils en deviennent émouvants.

Wahid Ibrahim



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Ce qui n’a pas été dit sur la venue d’Air Arabia Maroc en Tunisie

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L’annonce de l’arrivée d’Air Arabia Maroc en Tunisie à  partir du 16 décembre 2010 a suscité un engouement inattendu et n’est pas passée inaperçue dans la majorité des médias tunisiens qui ont rapporté, la semaine dernière, l’intention de la compagnie aérienne à  bas prix d’opérer sur l’axe Casa-Tunis.

Par ailleurs, le modèle économique de la compagnie étant apparenté au low-cost, c’est donc sur le canal Internet que les billets sont commercialisés (ou via le call center au Maroc). Sauf qu’en se connectant sur le site marchand d’Air Arabia Maroc, il est uniquement possible de payer en devises ou en dirhams. Quid du dinar tunisien ? Une publicité sur le site de la compagnie annonce : l’aller simple à  248 DT TTC ! En euros, l’aller-retour (départ le 16 décembre et retour le 23), le billet est à  217 euros, soit 412 dinars (taxes et surcharges comprises). Le même vol, opéré le même jour en classe économique, vous en coûtera 503 dinars sur Tunisair et 502 dinars sur Royal Air Maroc.

C’est la société tunisienne ATACS (Associates for Tunisia Air Corporation & Services) qui va assurer la représentation de la compagnie marocaine en Tunisie. Il est question probablement de l’ouverture d’une agence sur l’avenue Bourguiba à  Tunis croit-on savoir.

Destinationtunisie.info a contacté la compagnie au Maroc et a appris – à  sa grande surprise- que les vols annoncés s’achèveront au mois de mars 2011, s’agissant d’une simple période d’essai.

Dans ce cas de figure, on en déduirait que la compagnie marocaine a simplement profité de la basse saison pour placer l’un de ses appareils, probablement inopérant, afin de jauger le marché.

Dans l’attente d’y voir plus clair, le passager tunisien ne devra pas se réjouir outre mesure de bénéficier de tarifs attractifs vers le Maroc. D’autant qu’il faudra également s’acclimater avec le modèle low-cost, aux antipodes des compagnies traditionnelles opérant sur la même ligne, en l’occurrence Royal Air Maroc et Tunisair. Chez Air Arabia Maroc, la nourriture à  bord est payante et il est interdit d’en ramener pour sa consommation personnelle dans l’avion. De même qu’un billet déjà  payé ne peut être annulé ni remboursé comme le stipule le règlement de la compagnie.



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Tijani Haddad nommé conseiller spécial auprès de l’OMT

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Lui prédire ou lui souhaiter une retraite paisible, c’est mal connaître le personnage. A 68 ans, Tijani Haddad vient d’être désigné conseiller spécial auprès de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), organisme relevant de l’ONU, et ce après avoir déjà  présidé son Conseil exécutif durant deux années.

Inlassablement, depuis le début des années 70, Tijani Haddad occupe les devants de la scène touristique tunisienne, africaine et internationale, en tant que patron de presse d’une part, militant associatif d’autre part puis politique. Infatigable voyageur, polyglotte et communicateur de talent, cet originaire de la ville Sfax a, au fil des ans, réussi à  tisser un réseau d’influence qui a fortement contribué aux rapprochements des intérêts touristiques entre les pays du bassin méditerranéen et bien au-delà .

Fondateur, entre autres titres, de La Gazette Touristique, premier journal spécialisé dans le tourisme en Afrique, il est également le président actuel, notamment de la FIJET (Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme) ou encore de l’OMJET (Organisation méditerranéenne des journalistes écrivains du tourisme), après avoir également présidé plusieurs années durant aux destinées de l’ATJET (l’Association tunisienne des journalistes écrivains de tourisme). Un parcours laborieux marqué sur le plan politique par deux mandats en tant que député et couronné par un poste de ministre du Tourisme pendant près de 3 ans.

Sa mission gouvernementale achevée, Tijani Haddad n’en a pas pour autant raccroché les crampons. Certains voyaient en lui le profil du parfait ambassadeur, poste qui lui aurait permis de poursuivre son engagement en faveur de l’image et de la promotion de Tunisie touristique grâce à  son sens aigu de la diplomatie. Mais le diplomate qu’il n’a pas été a préféré demeurer en Tunisie auprès des siens, certainement pour garder un œil bienveillant sur la bonne marche de ses affaires, dont les rennes ont été cédés à  ses enfants.

Ce qui ne l’empêche pas de continuer à  s’impliquer dans les grands débats qui font l’actualité touristique tunisienne et d’être consulté régulièrement eu égard à  son expertise et son expérience du secteur.



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Votre assurance bientôt disponible dans les agences de voyages

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C’est un nouveau service qui va faciliter la vie de nombreux voyageurs : dans les toutes prochaines semaines, les agences de voyages tunisiennes seront en mesure d’offrir à  leurs clients une large panoplie d’assurances nécessaires à  leur voyage à  l’étranger : assurance exigée pour l’obtention du visa Schengen, assurance individuelle accident, mais aussi six autres extensions de garantie, à  savoir assurance annulation et interruption du voyage, information du voyageur, assistance au voyage à  l’étranger, assistance médicale, retard au niveau d’un vol et même retard pour la livraison des bagages.

Ce nouveau service, appelé « Individuelle voyage » (ou « Amadeus Individual Travel » dans le jargon professionnel), a été déployé par Amadeus Tunisie, filiale du groupe Tunisair, spécialisée dans la fourniture de solutions technologiques dans le domaine du tourisme et des voyages, à  travers une nouvelle solution qui sera intégrée à  Amadeus Selling Platform, application informatique utilisée par les agences de voyages pour l’émission des billets d’avion. Ce service a été étudié et développé en collaboration avec la compagnie d’assurances Comar (groupe Amen), laquelle assurera le traitement des dossiers à  l’échelle internationale avec le groupe français d’assurances AXA à  travers sa filiale AXA assistance, cette dernière étant présente dans 31 pays, en plus de son vaste réseau de correspondants aux quatre coins du monde.

Quels avantages offerts par ce service ?

« C’est une solution qui nous tient à  cœur et qui va de pair avec les attentes de tous » explique à  ce propos Naoufel Ltaïef, directeur général d’Amadeus Tunisie. Allusion faite aux avantages que procurera ce service aux passagers qui n’auront plus à  devoir souscrire une assurance voyage sans en connaître ni l’étendue de la couverture ni les garanties réelles.

Ce type d’assurance n’est certes pas nouveau sur le marché tunisien, sauf que dans le cas de cette « Individuelle voyage », il s’agit d’un produit spécialement élaboré entre les différentes parties intervenantes, y compris la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), afin de fournir à  la fois les assurances obligatoires et les assurances complémentaires, quelquefois bien utiles en cas de problème durant le voyage.

Chez la Comar, on rappelle que « nul n’est à  l’abri d’accident ou de maladie à  l’étranger ». Et c’est justement à  ce niveau que l’« Individuelle voyage » peut être très intéressante et très compétitive grâce à  des plafonds très étendus de garanties et de couvertures. En cas d’accident par exemple, la couverture peut atteindre 30.000 euros. Pour l’assistance médicale, la limite est de 50.000 euros, soit le plafond le plus important accordé dans cette circonstance par une compagnie d’assurance. Par ailleurs, un passager ayant souscrit une complémentaire bagages pourra être indemnisé à  hauteur de 180 euros pour tout bagage livré avec plus de 6 heures de retard. Dans le cas de perte ou de détérioration de bagages, l’assurance pourra rembourser jusqu’à  600 euros au passager.

L’ « Individuelle voyage » n’est valable que pour les voyages achetés au départ de la Tunisie. Les garanties proposées concernent les voyages n’excédant pas 90 jours d’affilée. Pour le cas d’un voyage comportant un aller simple, l’assurance est valable 7 jours uniquement. A noter cependant que les personnes ayant atteint 80 ans ne peuvent en bénéficier.

Comment ça marche ?

Ce sont les agences de voyages affiliées à  Amadeus qui auront la possibilité d’offrir ce service à  leurs clients en même temps que l’achat de leur billet d’avion. En plus du billet électronique, le souscripteur reçoit un voucher et également un numéro de téléphone international à  contacter en cas d’urgence. Ce numéro est joignable 24h/24 et 7j/7.

Ce service d’assurances étant encore nouveau, il devrait cependant s’étendre très rapidement à  toutes les agences partenaires d’Amadeus, autrement dit l’écrasante majorité des agences tunisiennes. Celles-ci doivent cependant signer de nouveaux contrats d’adhésion (gratuits) avec Amadeus d’une part et la Comar d’autre part avant de pouvoir le commercialiser.

L’autre avantage de l’ «Individuelle Voyage » d’Amadeus, c’est que le contrat d’assurance étant électronique, il se fait en temps réel sans devoir procéder à  la signature d’une panoplie de documents administratifs. « Dans l’heure qui suit, l’assuré est intégré dans le système sans qu’il y ait besoin d’envoyer des formulaires » souligne-t-on du côté de la Comar.

Pour les agences de voyages, l’interface a été simplifiée à  son maximum, à  tel point que la procédure ne nécessite pas plus de quatre clics pour l’intégration des différentes données et le calcul du coût de la prime en fonction des barèmes appliqués par l’assureur.

Au sein de la FTAV, on se réjouit de ce nouveau produit qui va permettre aux opérateurs du secteur de diversifier leurs services et d’augmenter leur chiffre d’affaires. « Amadeus était pour nous au départ un partenaire technologique, c’est maintenant un partenaire généraliste » a déclaré Tahar Saïhi, le président de la Fédération.

Hédi HAMDI



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La « Chaîne des Rôtisseurs » installe une section régionale à  Hammamet

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C’est une organisation qui réunit tous les adeptes de la grande cuisine et des valeurs gastronomiques.

La Chaîne des Rôtisseurs a ouvert une section régionale (Bailliage) à  Hammamet en intronisant un certain nombre de professionnels tunisiens (restaurateurs et hôteliers) des arts culinaires et des amateurs de gastronomie devenus membres actifs de l’association.

La création du Bailliage de Hammamet intervient après le lancement de la section nationale tunisienne, il y a un an qui a vu la désignation de Ezzedine Chaïeb « Bailli délégué de Tunisie ». Les deux Bailliages veilleront à  exploiter leur adhésion à  l’association mondiale pour promouvoir davantage la gastronomie tunisienne traditionnelle et développer un tourisme culturel diversifié permettant de faire connaître la richesse du patrimoine du pays.

A l’occasion du lancement de la section de Hammamet, un programme d’activités variées a démarré le 23 novembre pour se clôturer samedi 27 novembre par une soirée dédiée à  la cuisine tunisienne.

La Chaîne des Rôtisseurs est une association internationale de gastronomie dont la vocation est de réunir des professionnels et non-professionnels du monde entier passionnés par la grande cuisine et la bonne chère. Ce concept fondateur de Chaîne est la pierre angulaire de cette association. C’est ce qui distingue la Chaîne des autres organisations de gastronomie.

Chaque membre a le privilège de faire partie d’une tradition culinaire ancestrale qui continue d’être promue et célébrée aujourd’hui grâce aux nombreux événements internationaux, nationaux et locaux organisés par la Chaîne, ainsi qu’aux « Grands Chapitres », galas tenus par les « Bailliages » au cours desquels sont intronisés les nouveaux membres. Alors que les activités varient selon les pays, tous les « Bailliages » proposent des dîners gastronomiques, généralement habillés, dans les meilleurs restaurants et hôtels locaux, ainsi que des rassemblements moins formels tels que des « Dîners Amicaux ». Les dîners ont souvent pour cadre des lieux prestigieux tels que musées, galeries, clubs privés et édifices historiques. Les menus et plats sont souvent créés spécialement pour l’occasion par des grands chefs, dont beaucoup font par ailleurs partie de la Confrérie.

La grande diversité et la présence géographique de la Chaîne dans le monde entier rappellent que chaque Bailliage est un maillon essentiel d’une communauté mondiale dynamique plus vaste. Forte de près de 25 000 membres répartis dans près de soixante-dix pays, la Chaîne s’agrandit et évolue sans cesse au fil de la création de nouveaux Bailliages.



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Lancement du produit Amadeus Individual Travel

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Amadeus Tunisie, filiale du groupe Tunisair spécialisée dans le solutions technologiques dédiées aux secteurs du voyage et du tourisme, a organisé le 26 novembre 2010 à  Tunis, conjointement avec son partenaire Comar, une journée de présentation de son nouveau produit Amadeus Individual Travel.

Destinée à  sensibiliser les agents de voyages tunisiens, cette journée a été marquée par la présence de Naoufel Ltaief, directeur général d’Amadeus Tunisie et de Tahar Saïhi, président de la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages), en présence de plusieurs responsables des assurances Comar et de son partenaire étranger AXA Assistance.

Lire notre article à  ce sujet



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Golden Tulip fête son personnel

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Fidèle à  une tradition qui lui est chère, l’hôtel Golden Tulip El Mechtel Tunis a organisé le 27 novembre 2010 une grande cérémonie au profit du personnel de l’établissement en présence de son directeur général, Paul Z. Diab.

Cet événement est célébré chaque année et est placé sous le signe du succès et témoigne du très bon climat social qui règne au sein de l’hôtel grâce aux bonnes relations entre le personnel et l’administration.

A cette occasion, des prix ont été décernés aux meilleurs salariés de l’année ainsi qu’aux meilleurs bacheliers et étudiants enfants du personnel.



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Le pire des meilleurs ou le meilleur des pires

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D’après un récent classement de TripAdvisor, le site communautaire d’évaluation des produits touristiques et des voyages et établi selon les appréciations des internautes, aucun centre Spa tunisien ne figure dans le classement « Top Ten » des Spas les plus exotiques dans le monde.

Exotisme ne veut pas nécessairement dire éloignement exagéré ou impliquer un changement de continents puisque des centres turcs et espagnols figurent parmi ce « Top Ten ».

Ni la France, ni la Tunisie, respectivement 1ère et 2ème destinations Thalasso dans le monde, n’y sont mentionnées.

Ce qui donne à  penser que le modèle français est loin d’être le plus performant et le plus apprécié et qu’on a beau être 1er ou 2ème en quantité, cela n’empêche pas d’être mal perçu en terme de qualité.

Au lieu d’être le pire des meilleurs ou le meilleur des pires, il vaut mieux chercher à  être le meilleur des meilleurs.

C’est radicalement plus gratifiant et plus efficace.

Wahid Ibrahim



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Qu’a dit l’ancien ministre du Tourisme hier sur Express FM ?

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L’ancien parlementaire et ex-ministre du Tourisme, Tijani Haddad, actuellement président de la Fédération internationale des journalistes écrivains du tourisme (FIJET) et président de l’Organisation méditerranéenne des journalistes écrivains du tourisme (OMJET), était, hier matin, l’invité de la radio Express FM. Au micro de Sabri Brahem, M. Haddad, reconnu comme un éminent expert du secteur, a été interrogé, entre autres, sur la commercialisation du tourisme sur Internet et sur le rôle des tour-opérateurs dans le contexte actuel. En parfait diplomate et fidèle à  ses principes, il a proposé une solution alternative qui consiste à  poursuivre le partenariat avec les T.O et, parallèlement, la mise en place d’outils susceptibles de drainer la clientèle individuelle.

Concernant le positionnement de la presse touristique et son rôle dans la promotion touristique, M. Haddad, étant également patron du magazine La Gazette Touristique, premier média spécialisé dans ce domaine en Tunisie et en Afrique et qui fut créé en 1971, a indiqué que ce type de publication est, de manière générale dans le monde, destiné aux professionnels, mais que la promotion du tourisme est, elle, du ressort de la presse généraliste destinée au citoyen.

L’animateur de l’émission n’a pas manqué d’aborder avec son invité un sujet d’actualité, en l’occurrence les dernières décisions présidentielles en faveur du secteur touristique prises il y a moins d’une semaine. En sa qualité de conseiller exécutif de l’OMT (l’Organisation mondiale du tourisme) mais aussi en tant que professionnel du tourisme (il est propriétaire d’un hôtel à  Yasmine Hammamet et d’une agence de voyages établie à  Tunis), M Haddad a déclaré que les décisions étaient véritablement fondées sur les réalités du secteur.

Interrogé spécifiquement sur la question de l’endettement des hôtels et des solutions préconisées, M. Haddad a jugé que les responsabilités étaient partagées : premièrement les banques, à  cause du taux d’intérêt trop important qui a atteint jusqu’à  15 et 16 % (sous entendu sur les crédits accordés). Deuxièmement, l’apport personnel des investisseurs trop faible pour leur permettre d’avoir les coudées franches sur le plan capitalistique. Troisièmement, l’expérience des « jeunes promoteurs » dans le tourisme qui ont entamé des projets dans le secteur avec 10% de fonds propres. La mauvaise gestion (notamment financière) de certains hôtels et le manque de professionnalisme ont également été évoqués et intégrés parmi les multiples causes de l’endettement du secteur. « Un hôtel endetté ne peut en aucun cas offrir des prestations de qualité » a souligné l’invité d’Express FM.

Concernant les solutions préconisées, « le meilleur scénario est celui arrêté par le dernier conseil ministériel qui a décidé la mise en place d’une commission conjointe rassemblant les différentes parties intervenantes qui devront trouver des solutions ensemble » a déclaré Tijani Haddad. « Le rééchelonnement des dettes ne suffit pas, il faut des solutions radicales. Il y a des hôtels peu endettés qui pourront s’en sortir rapidement et d’autres qui ne peuvent pas être sauvés et qui devront être cédés pour assainir la situation » a-t-il ajouté.

Est-ce la fin du tourisme balnéaire a conclu Sabri Brahem ? « Le jour où les plages disparaîtront dans le monde, le tourisme balnéaire sera terminé » a rétorqué Tijani Haddad, qui a rappelé qu’il était effectivement nécessaire d’appuyer ce produit par d’autres produits complémentaires pour étaler la saisonnalité touristique au-delà  de la période balnéaire.



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