Ce qui s’est dit à la réunion tourisme et transport ce matin

reunion-tourisme-transport
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Il n’y avait pas un seul ordre du jour mais au moins une bonne dizaine à la réunion qui s’est tenue aujourd’hui au ministère du Tourisme en présence de responsables publics et privés du secteur du transport aérien et des présidents des fédérations professionnelles du tourisme, FTH et FTAV.

Les participants à cette rencontre, présidée par les chefs de cabinets des deux ministères, tourisme et transport, ont notamment traité de l’état d’avancement des négociations actuelles pour ce qui concerne l’Open Sky avec un rapport présenté par le directeur général de l’Aviation civile.

Egalement au menu, la consolidation des lignes aériennes avec la Russie ainsi que la mise en place de dessertes entre l’Algérie et les aéroports de Monastir, Djerba et Tabarka. Il a également été question de l’exemption des compagnies tunisiennes opérant sur Tabarka et Tozeur des redevances aéronautiques et des frais de handling afin de les encourager à développer des lignes vers l’Europe. Ces sujets ont été débattus en présence du DGA de Tunisair et du PDG de l’OACA.

Le secteur des agences de voyage a également été abordé avec notamment une définition des prérogatives du ministère de l’Intérieur concernant le traitement des excursions des Tunisiens à bord des bus utilisés par les agences. Ceci outre une discussion concernant le parachèvement du cahier des charges relatif à l’activité de transport terrestre par les agences de voyages de catégorie A.

Enfin il a par ailleurs été décidé de mettre en place un programme conjoint de visites des postes frontaliers et notamment ceux avec l’Algérie dans la perpective des arrivées attendues lors de la prochaine saison été.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Le pays basque, c’est toute l’année

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Entre océan et montagnes, Terre & Côte Basques est un territoire unique qui regroupe 12 communes au tempérament bien trempé, où les traditions sont ancrées dans le quotidien et les valeurs humaines sont un leitmotiv.

Lieu de vacances par excellence, Terre & Côte Basques aime à rappeler que son territoire vit toute l’année et que chaque saison possède son charme, séduisant toujours plus d’amateurs de nature, de sport, d’histoire et de gastronomie.

Séjours, week-end prolongés, escapades, ou city break, toutes les formules de vacances sont possibles en Terre & Côte Basques.



ARTICLES ASSOCIÉS

Crise au Dar Jerba: rouvrira ou rouvrira pas en 2016 ?

jerba-dar-hotels
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Alors que toute la presse s’extasie à l’annonce de la programmation par le voyagiste français Marmara de 4 hôtels sur Djerba pour la saison été 2016, la question du Dar Jerba a été totalement occultée.

Le complexe et ses 4 établissements (Dahlia, Narjess, Yasmine, Ezzahra – le 5e, El Manara n’étant plus opérationnel depuis longtemps) est en effet fermé, depuis le mois de septembre 2015, bien que ce même Marmara en soit le locataire depuis 2004 avec un contrat qui court théoriquement jusqu’au 31 mars 2016.

A un mois de la fin du bail, celui-ci n’a pas été renouvelé. En cause, le besoin absolu d’effectuer des travaux de rénovation étant donné l’âge du complexe et l’état de ses installations. On parle de 68 MD d’investissements nécessaires. Un montant que les propriétaires libyens du Dar Jerba, le groupe Lafico, ne seraient pas en mesure d’apporter.

Si Marmara a déjà lancé la commercialisation des deux Palm Beach de Djerba (le Palace labellisé Sensimar et le Club labellisé Marmara) ainsi que le Meridiana (ex-Club Med) et le Robinson Club (ex-Rimel), le Dar Jerba est totalement absent de ses brochures. Ce qui est de toute évidence un très mauvais signe pour le complexe. Pour les observateurs, le fait que Marmara soit déjà allée voir ailleurs est la preuve que le contrat ne sera pas renouvelé.

Si le scénario venait à se confirmer, on voit mal comment le Dar Jerba pourrait reprendre du service, la Lafico n’étant pas en mesure de le commercialiser pour son propre compte, ne possédant aucune structure commerciale digne de ce nom en l’état actuel des choses, ce qui laisse augurer d’une nouvelle traversée du désert pour le Dar Jerba.

H.H

Sur le même sujet:

Dar Jerba va-t-il survivre à la crise du tourisme ?



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisair envisage de se poser au Canada le 31 mai 2016

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’information a fuité au Canada: la compagnie Tunisair a déposé une demande auprès des autorités aéronautiques canadiennes afin de pouvoir opérer des vols entre Tunis-Carthage et l’aéroport Pierre Elliott Trudeau de Montréal à compter du 31 mai 2016.

L’Office du Transport du Canada (OTC) a annoncé que Tunisair « a déposé une demande de licence internationale service régulier pour l’exploitation d’un service entre la Tunisie et le Canada, ;(…) qu’elle a l’intention de débuter ses activités commerciales au Canada le 31 mai 2016 et qu’elle a entamé les procédures requises auprès de Transports Canada visant la délivrance d’un document d’aviation canadien (DAC), document requis pour que la demande de licence soit considérée complète. »

Les autorités canadiennes rappellent dans un arrêté publié le 25 février courant, que Tunisair  » a fait l’objet d’une désignation de la part du ministère du Transport tunisien l’habilitant à exploiter un service aérien aux termes de l’entente entre le gouvernement du Canada et le Gouvernement de la République tunisienne énoncée dans un procès-verbal signé le 10 février 2010″.

Cet arrêté se veut rassurant puisqu’il stipule que  » l’Office est convaincu que la licence sera fort probablement délivrée avant la date prévue du début de l’exploitation du service le 31 mai 2016″.

Conditions en vigueur

Cependant, l’OTC exige de Tunisair que « toute publicité placée dans un média, qu’il soit écrit, électronique ou de télécommunications, doit s’accompagner d’un énoncé indiquant que le service aérien est assujetti à l’approbation du gouvernement, à moins que et jusqu’à ce que l’exemption de l’article 59 vienne à expiration après la délivrance d’une licence. Tous les passagers potentiels doivent être informés, avant qu’une réservation soit faite ou qu’un billet soit vendu, que le service aérien est assujetti à l’approbation du gouvernement ». En d’autres termes, la compagnie publique tunisienne devra souligner à toute personne achetant un billet que le risque que la ligne ne démarre pas soit clairement mentionné.

Tunisair doit par ailleurs « déposer ses tarifs auprès de l’Office avant de commercialiser ses services et, suivant le dépôt, elle doit appliquer ses tarifs publiés, qui sont versés au dossier de l’Office et qui sont en vigueur, aux ventes de transport pour chaque point d’arrêt prévu

L’arrêté précise pour finir qu' »au cas où la licence ne serait pas délivrée ou ne serait pas encore délivrée au moment où un service aérien vendu à un passager doit être fourni, la demanderesse (Tunisair) doit prendre des arrangements pour offrir un transport aérien de remplacement assuré par un transporteur aérien dûment licencié, sans frais supplémentaires pour tous les passagers ayant fait une réservation auprès de la demanderesse. Si de tels arrangements ne sont pas possibles ou acceptables pour les passagers, la demanderesse doit rembourser intégralement le prix des billets aux passagers ».

Donia Touihri



ARTICLES ASSOCIÉS

Feu vert imminent du Canada pour la ligne Tunis-Montréal

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’information a fuité au Canada: la compagnie Tunisair a déposé une demande auprès des autorités aéronautiques canadiennes afin de pouvoir opérer des vols entre Tunis-Carthage et l’aéroport Pierre Elliott Trudeau de Montréal à compter du 31 mai 2016.

L’Office du Transport du Canada (OTC) a annoncé que Tunisair « a déposé une demande de licence internationale de service régulier pour l’exploitation d’un service entre la Tunisie et le Canada, (…) qu’elle a l’intention de débuter ses activités commerciales au Canada le 31 mai 2016 et qu’elle a entamé les procédures requises auprès de Transports Canada visant la délivrance d’un document d’aviation canadien (DAC), document requis pour que la demande de licence soit considérée complète. »

Les autorités canadiennes rappellent dans un arrêté, publié le 25 février courant, que Tunisair «a fait l’objet d’une désignation de la part du ministère du Transport tunisien l’habilitant à exploiter un service aérien aux termes de l’entente entre le gouvernement du Canada et le Gouvernement de la République tunisienne énoncée dans un procès-verbal signé le 10 février 2010».

Cet arrêté se veut rassurant puisqu’il stipule que « l’Office est convaincu que la licence sera fort probablement délivrée avant la date prévue du début de l’exploitation du service le 31 mai 2016 ».

Conditions en vigueur

Cependant, l’OTC exige de Tunisair que « toute publicité placée dans un média, qu’il soit écrit, électronique ou de télécommunications, doit s’accompagner d’un énoncé indiquant que le service aérien est assujetti à l’approbation du gouvernement, à moins que et jusqu’à ce que l’exemption de l’article 59 vienne à expiration après la délivrance d’une licence. Tous les passagers potentiels doivent être informés, avant qu’une réservation soit faite ou qu’un billet soit vendu, que le service aérien est assujetti à l’approbation du gouvernement ». En d’autres termes, la compagnie publique tunisienne devra souligner à toute personne achetant un billet que le risque que la ligne ne démarre pas soit clairement mentionné.

Tunisair doit par ailleurs « déposer ses tarifs auprès de l’Office avant de commercialiser ses services et, suivant le dépôt, elle doit appliquer ses tarifs publiés, qui sont versés au dossier de l’Office et qui sont en vigueur ».

L’arrêté précise pour finir qu’« au cas où la licence ne serait pas délivrée ou ne serait pas encore délivrée au moment où un service aérien vendu à un passager doit être fourni, la demanderesse (Tunisair) doit prendre des arrangements pour offrir un transport aérien de remplacement assuré par un transporteur aérien dûment licencié, sans frais supplémentaires pour tous les passagers ayant fait une réservation auprès de la demanderesse. Si de tels arrangements ne sont pas possibles ou acceptables pour les passagers, la demanderesse doit rembourser intégralement le prix des billets aux passagers ».

Donia Touihri

Sur le même sujet:

Tunisair nomme Mouelhi à Montréal



ARTICLES ASSOCIÉS

Faute de touristes, «Le Château» acculé à la reconversion

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’était l’une des escales incontournables des touristes en circuit dans la région du Cap Bon. « Le Château », centre d’animation touristique situé entre Bouargoub et Borj Hfaiedh, à moins d’une quinzaine de minutes de route de Hammamet, cherche aujourd’hui à se rabattre sur la clientèle locale pour maintenir son activité. « Le tournant, nous l’avons subi le 18 mars, puis, le virage a eu lieu le 26 juin et ce fut le KO » regrette amèrement Ridha Hichri, exploitant des lieux, faisant allusion aux deux attentats ayant visé des touristes en 2015.

Depuis l’année 2000, « Le Château » est en effet loué par des privés auprès de l’Etat (Coopérative Viticole de Bouargoub) qui en ont fait un restaurant pour recevoir les circuits passages-déjeuner lors des excursions organisées par les agences de voyage et les soirées folkloriques, mais pas uniquement. On leur y proposait également des dégustations de vins et des exposés sur la viticulture (en plusieurs langues), le lieu étant adossé à l’un des vignobles et l’une des caves les plus prisées de Tunisie.

« De plus, et lors de la fermeture des grottes d’El Haouaria, les circuits Cap-Bon s’étaient appauvris. L’offre du « Château » nous avait permis de garder un produit diversifié pour nos clients » explique de son côté Faouzi Rommène, agent de voyage et associé du « Château ».

Sauf que la crise touristique a bouleversé la donne. Pour préserver les emplois et la survie du site, Ridha Hichri se rabat désormais vers la clientèle locale. Grâce à la multiplicité des espaces sur tout le complexe, qu’ils soient en plein air ou couverts, il espère aujourd’hui attirer les Tunisiens pour des fins de journée de détente, pour l’organisation de mariages ou pour accueillir des séminaires, des séances de dédicaces de livre ou toute autre activité mêlant le touristique au culturel.

Ridha Hichri, gérant du "Château" de Bouargoub.

Ridha Hichri, gérant du « Château » de Bouargoub.

Les lieux sont en effet atypiques. Situés sur une colline, ils sont entourés de vignobles et de sites archéologiques alentours (site de Vina d’époque romaine). Historiquement, l’édifice a été bâti en 1903 par un dénommé Armando Garcia, un Italien d’origine espagnole. Il avait édifié sa résidence sur ces lieux surplombant un domaine de 500 hectares. Après la seconde Guerre mondiale, le site fut saisi puis, après l’indépendance, mis sous la tutelle de l’Etat tunisien. Dans les années 70, le bâtiment principal fut transformé en une maison d’hôtes et surtout en un restaurant gastronomique, nommé « Bacchus » qui connut ses heures de gloire auprès d’une certaine clientèle de notables de la capitale. On raconte qu’il fallait réserver au moins 15 jours à l’avance pour pouvoir y trouver une table.

Aujourd’hui, le restaurant est toujours fonctionnel sous l’appellation « Le Château », sauf qu’il ne peut servir de boissons alcoolisées qu’aux touristes étrangers. Cette restriction imposée aux exploitants des lieux peut paraître aberrante. Ridha Hichri ne veut pas aborder le sujet, subissant malgré lui cette décision administrative datant de l’avant 2011 et qui n’a pas changé depuis. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir que « le meilleur vin de Tunisie est originaire de Bouargoub ». Avec ou sans touristes.

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisair: nouveaux DGA et SG

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La compagnie Tunisair a annoncé aujourd’hui la nomination de Moez Ben Rejeb (photo ci-contre) en qualité de directeur général-adjoint.

Autre nomination, celle de Mohamed Riadh Nkouri au poste de secrétaire général en remplacement de Habib Toumi qui rejoint le ministère du Transport en tant que chargé de mission auprès du cabinet ministériel responsable du suivi des dossiers de restructuration des entreprises publiques de transport sous tutelle.



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisair va réactiver la ligne Tozeur-Paris

tourisme-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Tunisair renoue avec le tourisme saharien. Le transporteur public a annoncé aujourd’hui la reprise de la ligne Tozeur-Paris à compter du 14 avril prochain.

Dans un communiqué, la compagnie informe que cette réouverture intervient « dans le cadre des préparatifs de la saison été 2016 ».

Deux fréquences hebdomadaires seront assurées le mardi et le jeudi sur l’aéroport Paris-CDG.

La compagnie avait suspendu la desserte il y a un an faute de rentabilité.

Lire aussi:

Tunis-Tozeur: ses jours sont comptés

Tunis-Tozeur par avion: l’aller et retour à moins de 100 dinars



ARTICLES ASSOCIÉS

Deux nouveaux hôtels sous le label Concorde en Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’enseigne Concorde consolide sa présence sur la Tunisie.

En plus de ses deux hôtels en franchise à Tunis (Les Berges du Lac et Paris), Concorde se déploie sur le balnéaire à Yasmine Hammamet tout d’abord sur le Marco Polo et à Port El Kantaoui ensuite sur le Green Park sous le régime de la gestion pour compte.

Ces deux derniers établissements portaient jusqu’à une date récente l’enseigne RIU avant que celle-ci ne quitte le pays. Le Green Park, après des travaux de rénovation totale qui auront duré plus de 4 ans, va rouvrir ses portes au mois de mai 2016.

En réalité, ces 4 établissements appartiennent au même groupe, en l’occurence UFI de Abdelaziz Essassi, lequel a acheté le nom Concorde pour le marché tunisien.

H.H



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisair Express s’envole pour Paris-CDG

express-tunisair-paris
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Tunisair Express étend son réseau de lignes internationales. La compagnie aérienne a annoncé aujourd’hui l’ouverture à compter du 16 mars 2016 d’une nouvelle route sur Paris, aéroport Charles-de-Gaulle (terminal 3).

Il s’agit de vols qui seront opérés au départ de Tunis (5 fois par semaine) et de Sfax (2 fois par semaine).

« La décision d’ouvrir cette nouvelle desserte régulière internationale répond à une demande du marché et notamment des passagers au départ de Sfax-Thyna » a expliqué la compagnie dans un communiqué publié aujourd’hui.

« Au départ de Tunis-Carthage, les jours et horaires d’opération des vols de Tunisair Express ont été programmés en parfaite complémentarité avec la compagnie Tunisair (qui opère sur l’aéroport de Paris-Orly) ».

Commentant l’ouverture de ces nouvelles routes aériennes, Béchir Ben Sassi, directeur général de Tunisair Express, déclare : « il s’agit pour notre compagnie de développer un trafic complémentaire à l’international en étroite collaboration avec Tunisair selon des horaires étudiés notamment pour permettre d’offrir à nos passagers, hommes d’affaires ou clientèle loisirs, de programmer des week-ends short-breaks ou courts séjours en Tunisie ou en France ».

Les vols seront assurés entre Tunis-Carthage et Paris-CDG 3 le lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche. Au départ de Sfax-Thyna, les deux fréquences hebdomadaires seront effectuées le mercredi et le dimanche.

Tunisair Express souligne par ailleurs que la desserte de ces lignes, qui se fera par un jet de type CRJ 900, permettra de multiplier les fréquences. De plus et dans le cadre des synergies avec le groupe Tunisair, elle pourra, en fonction de la demande du marché, consolider ses capacités par des appareils de plus grande taille qu’elle affrètera auprès de la compagnie nationale.

L’ouverture de Paris-CDG 3 constitue pour Tunisair Express un renforcement de son réseau international après Malte, Palerme et Naples, ses lignes internationales historiques.

Tableau horaires des vols sur Paris
Lundi, mercredi, samedi et dimanche Tunis / Paris 08:30
Jeudi Tunis / Paris 15:00
Lundi et samedi Paris /Tunis 11:35
Mercredi et dimanche Paris / Tunis 18:00
Jeudi Paris / Tunis 18: 05
Mercredi et dimanche Paris / Sfax 11:30
Mercredi et dimanche Sfax / Paris 14:45

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Wissem Arfa récompensé par Mövenpick wordlwide

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

A l’occasion de la conférence biannuelle des hôtels de la chaîne Mövenpick qui s’est déroulée du 2 au 4 février 2016 à Istanbul, Wissem Arfa, DGA du Mövenpick Hotel Gammarth à Tunis, a été élu meilleur commercial de la chaîne Mövenpick wordlwide pour 2015, devançant ainsi les hôtels Mövenpick Europe, Asie et Moyen-Orient.

Cette consécration, intitulée «Excellence in Sales & Marketing Leadership », lui a été attribuée pour l’excellent travail achevé depuis l’ouverture qui a positionné le Mövenpick Hotel Gammarth de Tunis comme l’un des fleurons de l’hôtellerie en Tunisie.
Photo Mövenpick 2
Le trophée récompensant Wissem Arfa lui a été remis en présence de Jean Gabriel Peres, président de la chaîne Mövenpick, Paul Mulcahy, senior vice-président Commercial (de droite à gauche sur la photo), ainsi que de Maarten Vanden Nieuwenhuijsen, vice-président des Opérations pour l’Afrique et Teri Friesen, vice-président Sales & Marketing pour l’Afrique (de gauche à droite sur la photo).
A Istanbul, la chaine Mövenpick s’était réunie à l’échelle internationale, afin de définir notamment sa stratégie commerciale pour la période 2016-2020.



ARTICLES ASSOCIÉS

Projet touristique Khomsa : rêve ou fantasme ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Surgie du jour au lendemain sur le web, la vidéo présentant un projet pharaonique intitulé « La Khomsa, perle de la Tunisie » destiné à s’implanter dans la région de Korbous a créé le buzz.

D’abord pour « l’énormité » du projet présenté (île flottante, aéroport, hôtels, parcours de golf, campus universitaire, hopitaux, complexe sportif, foire internationale, habitats…).

Ensuite, parce qu’il n’a pas été annoncé manière officielle et classique par les médias dans le cadre d’une conférence de présentation par exemple. De plus, l’homme d’affaires tuniso-luxembourgois, Chokri El Khal, qui se présente comme promoteur du projet, est totalement inconnu de la sphère économique tunisienne.

Ceci étant, le projet, par ses composantes fait rêver. Mais comme l’ont bien souligné les observateurs, avant de penser à se lancer dans la construction de nouveaux hôtels, commençons par remplir ceux qui existent déjà.

De plus, le début de polémique lancée par le promoteur avec le gouvernement nous renvoie à un autre projet pharaonique qui n’a toujours pas été entamé, celui de Tunisia Economic City.

Donc pour être lucide, disons que Chokri El Khal, malgré les bonnes intentions qu’il affiche, n’a de toute évidence pas encore saisi la profondeur de la bureaucratie tunisienne. Le chiffre de son investissement, 4 mille millions de dinars, laisse de toute façon dubitatif.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Khaled Chelly, P-dg de l’OACA : « Des pourparlers pour donner en concession certains aéroports »

chelly-khaled-pdg-oaca
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le P-dg de l’OACA (Office de l’aviation civile et des aéroports) parle dans cette interview exclusive à « destinationtunisie.info » des grands chantiers aéroportuaires ouverts actuellement, du casse-tête de la rentabilité des aéroports et des nouvelles mesures sécuritaires mises en place. Mais il annonce, surtout, la possibilité de donner en concession certains aéroports de l’intérieur du pays.

Il y a quelques jours, une séance de travail a été tenue au ministère du Transport en présence du ministre autour de l’amélioration de la fluidité d’accès à l’aéroport Tunis-Carthage. Plus d’éclaircissements sur cette rencontre ?

Deux points ont été abordés. Tout d’abord, comment transformer la partie Filtre police et le scanner pour les rendre plus fluides ? Nous avons présenté quatre variantes (conceptions architecturales). Puis, nous avons opté pour celle pouvant assurer plus de fluidité. Le choix sera discuté avec la douane et le ministère de l’Intérieur en vue de se décider. Il y a, donc, cette volonté de revoir certains aspects au niveau de l’aéroport Tunis-Carthage pour une meilleure fluidité et un meilleur service rendu au passager.

Le deuxième volet consiste à revoir les points de contrôle installés au niveau des portes d’entrée. L’idée est de trouver comment les préparer pour mieux accueillir les passagers durant toute l’année et les rendre plus sécurisés. La décision devra être prise très bientôt par les trois départements (OACA, douane et ministère de l’Intérieur) et la mise en vigueur ne dépassera pas le mois de juin, soit avant la haute saison.

Comment préparer le futur de l’aviation civile ?

À mon avis, en tant que représentant de l’aviation civile et des aéroports, je tiens à ce qu’une étude très approfondie concernant les perspectives de développement de l’aviation civile dans sa totalité à l’horizon 2035 soit entamée. Quel transport aérien ? Pour quelle demande ? Quelle offre ? Et quelle infrastructure ? Telles sont les questions à poser actuellement et sans tarder encore, car nous sommes tenus de résoudre les problèmes actuels et de préparer le futur, de front.

En termes d’infrastructures, ce sont des mégaprojets à préparer suffisamment à l’avance, tout en associant tous les demandeurs et les acteurs afin d’aboutir à un modèle d’aviation civile qui répondra aux exigences de 2035.

Quels sont les chantiers urgents ?

Il s’agit, avant tout, d’optimiser les facilités au niveau de l’aéroport Tunis-Carthage. Bien que l’activité soit en baisse, nous sommes contraints de répondre aux besoins des passagers qui, selon le feedback que nous avons, ne sont pas très satisfaits de la qualité des services dans sa totalité, même ceux qui ne concernent pas l’OACA.

En conséquence, nous œuvrons à inciter toutes les parties à améliorer leurs services. La priorité concerne les aspects sécurité-sûreté, fluidité et facilité d’accès des passagers vers la partie Airside.

À l’intérieur de l’aéroport, il y a eu un changement radical au niveau du Duty Free, de la restauration et des cafés. De plus, nous sommes en train de changer la climatisation. Ce sont des solutions rapides qui ne vont pas révolutionner, certes, l’aéroport, cela requiert une refonte totale de l’infrastructure, mais au moins, cela rend la vie du passager plus facile à l’aéroport Tunis-Carthage.

En même temps, nous sommes en train de chercher des solutions pour rentabiliser les aéroports de l’intérieur du pays. Nous avons contacté des investisseurs pour y monter des centres de maintenance ou des écoles de formation dans le but de réduire le coût et contribuer au développement économique de la zone. En l’absence du tourisme et du passager, il y a d’autres activités à y développer pouvant rapporter de l’argent.

Avez-vous reçu des échos positifs de la part des investisseurs contactés ?

Oui. Au niveau de l’aéroport de Tozeur, il y a le projet de stockage temporaire des avions. Il s’agit aussi de la possibilité d’y monter une école de formation et de maintenance. Quant à l’aéroport de Tabarka, les pourparlers sont en cours avec des investisseurs tunisiens pour y mettre en place un méga centre de maintenance et pourquoi pas des écoles de formation.

Il y a aussi des pourparlers pour donner en concession certains aéroports de l’intérieur, comme celui de Tabarka. Mais il faut préciser que nous sommes encore en phase de pourparlers. Il y a des Italiens, des Allemands et des Français qui sont intéressés, mais ils attendent la stabilité politique et plus de visibilité quant au climat des affaires. Une fois la stabilité là, il y aura énormément d’investissements, j’estime, avec une bonne dynamique.

A votre avis, combien de temps faut-il encore pour atteindre la satisfaction des passagers à l’aéroport Tunis-Carthage ?

A vrai dire, nous avons avancé beaucoup dans ce sens, en élargissant les parkings, en réorganisant l’activité des taxis, en fournissant 6 portes d’accès, en révisant le système de traitement des bagages au niveau de la réception et de l’enregistrement (qui sera appliqué prochainement) avec l’élargissement de la partie de réception des bagages, en améliorant la disponibilité des banques et des cafés et en lançant de grandes campagnes contre le tabagisme dans l’aéroport en concertation avec la police et la douane.

Depuis la mise en œuvre de ces mesures, nous n’avons pas eu de réclamations. Mais nous devons attendre encore pour tester ce dispositif durant la haute saison où les flux des passagers sont beaucoup plus importants.

J’ajoute qu’il y aura bientôt une réunion ministérielle avec tous les intervenants, y compris l’Intérieur et la douane, pour plus de coordination et afin que ce dispositif soit efficace pendant la haute saison, tout en soulignant que nos prévisions ne voient pas malheureusement de grands flux touristiques pendant la haute saison.

Entretien conduit par Kemel Chebbi    

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Yasmine Hammamet: le Taj Sultan change d’enseigne

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Après avoir été exploité pendant plusieurs années sous l’enseigne espagnole Vincci, l’hôtel Taj Sultan change de marque. Pour sa réouverture le 1er mars 2016 après des travaux de rénovation, l’hôtel de Yasmine Hammamet (5*, 516 lits) arborera la marque Golden Tulip.

golden tulip taj sultan yasmine hammamet tunisia

Il s’agit pour Golden Tulip d’un retour sur le balnéaire après avoir quitté Mahdia. La chaîne étend ainsi sa présence en Tunisie après Tunis (El Mechtel), Gammarth (hôtel et résidence) et Sfax.



ARTICLES ASSOCIÉS

Qualité des infrastructures aéroportuaires et portuaires: le triste classement de la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Comparée au Maroc et à la Jordanie, la Tunisie a pris un retard considérable dans la mise à niveau de ses infrastructures aéroportuaires et portuaires depuis plus d’une décennie. C’est ce que les experts ont révélé, lors du séminaire consacré  à la présentation et à la discussion du Livre blanc relatif au secteur du transport, organisé le 12 février à Tunis.

En présence du ministre du Transport, Anis Ghedira, et des représentants de la Banque mondiale, ainsi que des représentants des établissements publics de transport, les intervenants ont jeté la lumière sur la performance médiocre de ces infrastructures. Se basant sur les indicateurs les plus récents publiés par le Forum économique mondial, un document distribué aux invités met avant une comparaison entre les infrastructures tunisiennes et celles du Maroc, de la Jordanie, de l’Egypte, du Chili, de la Malaisie, de la Roumanie et de la Turquie.

A première vue, on réalise que mis à part la Roumanie (105e place), les six pays cités précédemment devancent manifestement la Tunisie en matière de qualité des infrastructures aéroportuaires. Celle-ci occupe la 77e place mondiale, loin derrière son voisin marocain, classé 51e à l’échelle mondiale.

La Jordanie se positionne, pour sa part, au 55e rang, le Chili au 45e, la Malaisie au 19e et la Turquie au 34e rang. L’Egypte n’est pas en reste, devançant la Tunisie de 17 places (60e mondiale).

Idem pour les infrastructures portuaires, les ports de Tunisie sont classés au 83e rang à l’échelle mondiale, tandis que le Maroc occupe la 43e place. La Malaisie, la Turquie, le Chili, l’Egypte et la Jordanie se positionnent, respectivement aux 19e, 57e, 35e, 66e et 72e places à l’échelle mondiale. La Roumanie est juste derrière la Tunisie au 104e rang.

Les experts ont expliqué ce retard par rapport aux pays ayant en commun certaines similitudes socio-économiques par l’absence d’une volonté pour développer les infrastructures aéroportuaires et portuaires en Tunisie depuis plus d’une décennie, alors que le Maroc, la Jordanie, l’Egypte et la Turquie ont continué à améliorer intensivement leurs aéroports et ports, comme ils le font encore aujourd’hui.

Cet état des lieux désolant requiert l’intensification des investissements au cours dee la période à venir en vue de rattraper cet énorme retard enregistré durant les dernières années et pour que la destination Tunisie puisse rester compétitive.

La préparation du Livre blanc du transport et de la logistique s’inscrit, d’ailleurs, dans cette lignée et dans le but de préciser les réformes d’accompagnement du programme d’investissement inclus au sein du Plan quinquennal 2016-2020.

Kemel Chebbi



ARTICLES ASSOCIÉS

Droit de Réponse de la Société Kélibia La Blanche

kelibia-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

« Le titre et le contenu du texte de l’article apparu sur Destination Tunisie.Info du 12 janvier 2016 transmettent un message non correct au lecteur national et international.

« La Station Touristique Kélibia La Blanche « , dont le Promoteur Général est la « Société Kélibia la Blanche SA « , continue le développement de son Projet compte tenu de la donne géopolitique.

Nous précisons que :

– Les deux composantes, l’hôtel H2 (en exploitation) et l’Hôtel H1 (en cours de construction), font partie du Plan d’Aménagement de La Station Touristique Kélibia La Blanche.

– Les Sociétés Propriétaires et les Sociétés exploitantes de l’Hôtel H2 et de l’Hôtel H1, sont complètement indépendantes du Groupe Kélibia la Blanche.

– Le retard de la réalisation de l’Hôtel H1 ne peut que nuire à notre Groupe et nous œuvrons auprès des autorités compétentes pour débloquer cette situation. »

ndlr: Notre article était axé sur la situation des deux hôtels de la station qui les abrite justement. Il n’était pas possible de parler des hôtels sans situer nommément la station sur lesquels ils sont implantés.



ARTICLES ASSOCIÉS

Djerba: l’hôtel Golf Beach s’effondre dans le sillage de Fram

fram-hotel-djerba
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Il n’y a désormais plus aucun client à l’hôtel Golf Beach de Djerba. Les touristes qui y résidaient encore ces derniers jours ont tous été délogés, bon gré mal gré, vers d’autres établissements de l’île. En tout, 152 personnes: 13 clients individuels, 10 clients d’un T.O allemand et le reste composé de Français.

La société propriétaire de l’établissement a fait savoir qu’elle n’était plus en mesure d’accepter des clients au-delà du 31 janvier 2016, n’ayant pas été payée par son principal pourvoyeurs de touristes, en l’occurence Jasmin Tourisme Tunisie, la société de droit tunisien, filiale du voyagiste français Fram, qui exploitait l’hôtel sous l’enseigne Framissima.

Et c’est là où réside toute la complexité de l’affaire : le T.O Fram, ayant déposé son bilan, a été racheté par le groupe Karavel/Promovacances. Mais ce dernier n’a pas intégré dans son plan de reprise les filiales tunisiennes et sénégalaises du T.O. Conséquence, Jasmin Tourisme Tunisie s’est retrouvée livrée à elle-même et n’a plus les moyens d’assumer ses engagements financiers.

Le Golf Beach de la famille Messaabi paye donc les pots cassés d’une affaire à l’origine franco-française.

Les clients de l’hôtel, priés de changer d’établissement, ont dans un premier temps refusé de s’exécuter en solidarité avec le personnel de l’hôtel menacé de chômage technique. Selon une source proche du dossier contactée par Destination Tunisie, les salariés de l’hôtel ont même perçu leur salaire du mois de janvier 2016.

Le geste des clients était beau mais insuffisant pour que l’hôtel puisse rester ouvert dans l’état actuel des choses.

Le groupe DocteGestio initialement intéressé par Jasmin Tourisme Tunisie

Il y a encore quelques jours pourtant, la société française DocteGestio se disait intéressée par la reprise des 3 anciennes filiales de Fram en Tunisie et au Sénégal. « L’hôtellerie fait partie des activités principales du groupe DocteGestio. La reprise de ces trois filiales qui exploitent des hôtels au Sénégal et en Tunisie nous permettrait de nous développer sur ce secteur », déclarait encore tout récemment le patron de DocteGestion, Bernard Bensaid, à nos confrères français de Tourmag. DocteGestion gère une centaine d’établissements commercialisés sous 9 marques dont il est le propriétaire.

Bensaïd avait manifesté son intention de reprendre l’ensemble du personnel des trois filiales qu’il souhaitait racheter. Le cas échéant, les 124 salariés en CDI de Jasmin Tourisme Tunisie auraient été sauvés. Un avocat aurait récemment été mandaté pour procéder à la liquidation judiciaire de la société.

Selon Tourmag, les salaires des employés ont été pris en charge par l’AGS en France (le Régime de garantie des salaires) en novembre et décembre 2015.

Rappelons, in fine, que Fram, entreprise toulousaine née en 1949, a déposé fin octobre 2015 son bilan auprès du Tribunal de commerce de Toulouse et a été placé en redressement judiciaire pour une période de six mois. Selon les médias français,  les difficultés de l’entreprise se justifient par le printemps arabe (qui a entraîné une désaffection du Maghreb), l’essor des vols low-cost et la montée en puissance d’Internet. Mais il y a eu aussi le combat fratricide des deux actionnaires majoritaires (chacun près de 40% du capital), Georges Colson et sa demi-soeur Marie-Christine Chaubet, conjugué à une valse de départs de dirigeants.

D.T

Lire aussi: Fram au bord du gouffre, quel impact pour la Tunisie ?

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Nebil Sinaoui et les 3 maux du tourisme tunisien

Nebil-sinaoui
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est un professionnel du tourisme qui n’a pas sa langue dans sa poche. Nebil Sinaoui, directeur général de l’hôtel Regency à Gammarth, ne prend pas de gants quant il s’agit de pointer du doigt les maux du tourisme tunisien.

Il n’accuse ni les tour-opérateurs qui ne veulent plus programmer la destination, ni les hommes d’affaires qui ne viennent plus en Tunisie, ni les compagnies aériennes qui n’offrent pas assez de sièges au départ des marchés émetteurs, ni les ambassades étrangères qui déconseillent certaines zones à leurs ressortissants. Rien de tout cela. Nebil Sinaoui accuse les trois parties responsables selon lui de « la catastrophe touristique actuelle qui a débuté avant 2010 ».

Pour lui, l’administration du Tourisme est la première responsable, à cause de ses « méthodes archaïques ». Sinaoui ne comprend pas comment un secteur aujourd’hui à 100% privé est encore géré à 100% par l’Etat. En deuxième lieu, c’est aux banques qu’il fait porter le chapeau. Il considère en effet que celles-ci ont « donné des crédits à droite et à gauche sans assurer de suivi ». En troisième lieu, il accapare les propriétaires des hôtels pour leurs pratiques, « mis à part une poignée de visionnaires ».

Objectif 2018

Nebil Sinaoui ne critique pas juste pour critiquer. Il se veut réaliste et affirme que le tourisme d’affaires et le secteur du MICE par exemple, dont il connaît particulièrement bien les rouages, « seront rattrapables en 2018 si on commence aujourd’hui à les reprendre avec de vraies décisions politiques fermes ». Car pour lui, « 2016 est déjà mort, et 2017 sera une année très difficile ». Pour tirer ses conclusions, l’hôtelier s’est basé sur des faits et des constats. En matière de tourisme d’affaires, désormais, ceux parmi les étrangers qui osent encore venir en Tunisie réduisent au maximum leur durée de séjour. On est loin de l’époque où les hommes d’affaires venaient passer 5 à 6 nuitées. Second constat, les visioconférences remplacent aujourd’hui les déplacements. Ce qui affecte l’hôtellerie d’affaires.

A l’origine de cette situation, la conjoncture qui prévaut. D’après lui, les années 2011 et 2012 ont connu une certaine dynamique sur le plan hôtelier grâce aux innombrables ONG qui sont venues dans le pays et aussi grâce aux élections. Mais la donne sécuritaire a aujourd’hui tout bouleversé. « Déjà à la rentrée en septembre, nous avions constaté une chute des nuitées, chute qui s’est accentuée en décembre 2015 et janvier 2016 (suite à l’attentat de l’avenue Mohamed V ndlr). Citant en exemple l’hôtel qu’il dirige, Nebil Sinaoui souligne que le renforcement sécuritaire est devenu une priorité absolue. « Nous sommes passés de 21 à 37 personnes chargées de la sécurité ; nous avons multiplié par trois le nombre de caméras dans l’hôtel ; nous avons mis en place un portique de sécurité à l’entrée principale ».

Part de marché en régression

Formulant le vœu de voir un jour le ministère du Tourisme devenir un ministère de souveraineté, il ne peut que déplorer la part du tourisme mondial perdue par la Tunisie. « L’OMT confirme que nous sommes passés de 0,26% à 0,15% du marché international ».

Cependant, et malgré la chute d’activité, malgré les perspectives sombres, le Regency continue d’agir, notamment dans le caritatif. En partenariat avec Tunisie Telecom, du matériel médical a été acquis récemment au profit d’un dispensaire en état de délabrement avancé, situé dans la zone rurale de Ouled Helal, près de Aïn Draham. Nebil Sinaoui et ses équipes ont en effet « cassé leur tirelire » pour également participer à la rénovation du dispensaire dans le cadre d’une action de solidarité se voulant différente de ce qui se fait actuellement.

Hédi HAMDI



ARTICLES ASSOCIÉS

Le T.O hongrois Taurus Reisen présente sa brochure 2016 à Sousse

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Dans le cadre de la promotion du tourisme tunisien sur les marchés émetteurs, plusieurs opérations ont été engagées. Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et le tour-opérateur hongrois Taurus Reisen ont ainsi organisé un éductour réunissant une centaine d’agents de voyages hongrois du 28 au 31 janvier 2016 en Tunisie ou ils ont découvert l’offre touristique tunisienne à Sousse, Hammamet et à Tunis.

Une occasion pour le T.O hongrois de présenter à Sousse ses brochures promotionnelles pour l’année 2016. Ses responsables ont indiqué que le choix de la Tunisie pour la réunion de ce conclave se veut une marque de confiance et de solidarité, d’autant plus que la destination Tunisie est bien perçue auprès des touristes hongrois. Ils ont également retenu des objectifs ambitieux sur la Tunisie qui a reçu en 2015 plus de 23 000 touristes hongrois.

Hanen M.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

La ministre du Tourisme reçoit des journalistes allemands

journalistes-tourisme-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La représentation de l’ONTT en Allemagne a organisé un voyage de presse en Tunisie pour vingt journalistes allemands de différents médias du 29 au 31 janvier.

A cette occasion, Selma Elloumi-Rekik, ministre du Tourisme et de l’Artisanat a tenu une conférence de presse avec les journalistes participants au voyage.

Cette opération intervient à la veille de la participation tunisienne au Salon mondial du tourisme (ITB Berlin) qui constitue le plus grand rendez-vous mondial du tourisme.

La participation de la Tunisie à l’ITB 2016 a déjà fait l’objet de plusieurs réunions de préparation afin de conférer à la présence de la Tunisie à cette manifestation l’efficacité requise.

Hanen M.



ARTICLES ASSOCIÉS

Trois vols directs Tunis-Moscou à partir de mai

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le ministre du Transport, Anis Ghedira, a révélé, lors d’une séance de travail avec une délégation d’hommes d’affaires russes, tenue hier au siège de son département, son intention de réactiver la ligne aérienne directe entre Tunis et Moscou afin de faciliter les déplacements et les échanges commerciaux entre les deux pays à raison de trois vols par semaine.

Ces vols devraient être assurés par Tunisair à partir du mois de mai 2016. Il est à rappeler, dans le même contexte, que Tunisair avait un vol direct sur Moscou qui a été arrêté depuis deux ans.

Lire aussi:

Tunisair nomme un russophone à Moscou

En 2016, Tunisair vise le Canada, la Russie et le Cameroun



ARTICLES ASSOCIÉS

L’ONTT et la FTAV misent sur le web en japonais pour ramener les Asiatiques

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Pour casser la barrière de la langue, la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), représentée par son président, Mohamed Ali Toumi, et l’Office national du tourisme tunisien, représenté par son directeur général, Abdellatif Hammam, ont signé, aujourd’hui, une convention portant sur le lancement officiel d’un site web en langue japonaise (opérationnel depuis mai 2014) pour promouvoir toute la destination Tunisie.

Ce partenariat public-privé conclu en présence des représentants de l’ambassade du Japon en Tunisie et de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), de la FTAV et de l’ONTT s’inscrit dans le cadre du suivi et de la réalisation du projet tuniso-nippon baptisé : « Renforcement des capacités en matière de promotion touristique », entamé depuis avril 2013 et financé par la JICA.

jica FTAV 2

Le site web en question, dont le nom de domaine est ww.gotunisia.jp, dispose d’une base de données de 3.000 photos environ mettant en avant les produits touristiques tunisiens et transmettant une image optimisée de la Tunisie auprès des Japonais. Il met en valeur particulièrement la région du Sud, mais aussi les villes touristiques, comme Sidi Bou Saïd, les monuments historiques et culturels, à l’instar d’El Jem et de Carthage, ainsi que la gastronomie tunisienne et les produits artisanaux.

L’idée est de casser la barrière de la langue à travers la commercialisation des produits touristiques tunisiens en langue japonaise. Ce problème a constitué depuis longtemps un frein majeur devant la commercialisation de la destination touristique tunisienne au Pays du Soleil Levant. En tout cas, l’initiative a commencé à porter ses fruits en attirant l’attention des Japonais. La preuve ? Jusque-là, plus de 2.000 fans sont déjà  inscrits sur la page Facebook du site web et beaucoup de visites sont effectivement enregistrées sur le site web, lui-même, depuis son lancement, a-t-affirmé Asano Atsushi, représentant résident de la JICA en Tunisie.

Cette donne justifie encore que les Japonais accordent un intérêt particulier à la Tunisie et que le site web est bien parti pour rencontrer un succès considérable dans la période à venir.

jica ftav 3

Ouverture attendue aux professionnels

Aux termes de cette convention, « la FTAV et l’ONTT s’engagent à travailler ensemble sur la gestion et la promotion du site web dans le cadre d’une commission mixte. En effet, les Fédérations régionales des agences de voyages (FRAV) ainsi que les Commissariats régionaux au tourisme (CRT) joueront le rôle d’antenne et fourniront à la commission mixte les informations nécessaires sur toutes les régions de Tunisie et en particulier le Sud tunisien, comme les événements, les photos promotionnelles de sites, etc. ».

Par ailleurs, la commission mixte assurera l’envoi en langue anglaise des informations recueillies à l’ambassade de Tunisie à Tokyo pour validation, mise à jour et traduction en japonais. À partir de 2017, une éventuelle intégration du site web en question dans le cadre d’un portail général et/ou en sous-traitance avec une agence spécialisée devra être validée par la commission.

Il est à noter, dans cette lignée, que la version actuelle du site web est institutionnelle. Le passage donc vers une version commerciale sera achevé prochainement. Ce qui permettra aux clients de réserver leurs séjours en Tunisie directement sur ce site web et lui donner plus de visibilité. La convention prévoit une ouverture de la plateforme aux professionnels pour y mettre leurs produits à partir du mois de juin ou de juillet 2016.

Jica ONTT 1

 Un marché stratégique par sa qualité

Selon Nadia Ketata, secrétaire générale de la FTAV, « l’accord signé est un exemple parfait d’un partenariat public-privé. Nous avons travaillé ensemble sur la gestion de la promotion de ce site web dans le cadre d’une commission mixte. Dans la conjoncture touristique actuelle, je pense que ce genre d’initiatives revêt un caractère fondamental.

Le marché japonais est pour nous un marché stratégique, non pas par le nombre de touristes, mais surtout par la qualité. Il s’agit d’une clientèle de très haut niveau qui apprécie notamment les produits culturels et sahariens.

Mohamed Ali Toumi considère, pour sa part, que cette initiative est très importante, car elle justifie que les Japonais n’ont pas encore abandonné la Tunisie. « Toutefois, il faut dire que les restrictions de voyage vers la Tunisie imposées sur les Japonais constitue un dilemme pour les opérateurs touristiques tunisiens. Pour cela, tout un effort diplomatique et de commercialisation devra être déployé pour lever cette restriction et bénéficier pleinement de ce site web.

Le tourisme a besoin aujourd’hui d’un soutien fort, d’une stratégie claire et d’une grande agressivité. C’est à nous de bouger plus, de déployer plus d’efforts, ainsi que de mettre le paquet et donnons le maximum de nous pour sauver le secteur » a-t-il lancé à l’occasion de la cérémonie.

Selon Daisuke Sato, conseiller à l’ambassade du Japon en Tunisie, il faudrait investir davantage dans la formation du personnel et pour valoriser la richesse de la Tunisie ainsi que son patrimoine dans le but de drainer plus de touristes asiatiques et de répondre à une demande particulière de leur part. Il a ajouté que le choix du Sud tunisien pour le projet lancé depuis trois ans a été fait pour créer de l’emploi dans cette région et contribuer à diminuer les disparités entre les régions.

japonais

Clôture du projet

Le projet intitulé : « Renforcement des capacités en matière de promotion touristique » a été clôturé avec le lancement du site web. La mise en place de ce projet de promotion du tourisme saharien, dans les gouvernorats de Tozeur et de Kébili, avait pour objectif de cibler les touristes japonais et asiatiques. Financé à hauteur de 5,4 millions de dinars par la JICA, sa vocation a été d’assister et d’aider la Tunisie dans sa démarche à mettre en œuvre une stratégie de marketing et de communication dans les zones du Sud tunisien en vue de faire connaître les richesses touristiques et naturelles de ces régions et d’accroître ainsi le nombre de touristes asiatiques et japonais. La réalisation du projet avait démarré en 2013 pour s’étaler sur trois ans.

Esser



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisie Catering: un cadre de Tunisair reprend la direction

catering-tunisair
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Après avoir été dirigée pendant plusieurs années par des managers étrangers nommés par sa maison-mère Newrest, Tunisie Catering, la société spécialisée dans la fourniture de restauration notamment à bord des avions, sera désormais dirigée par un Tunisien.

Tunisair, en tant qu’actionnaire de référence de cette société avec 45% du capital, a nommé l’un de ses directeurs centraux, en l’occurence Faouzi Kaabachi, au poste de directeur général, « suite au jugement portant fin à l’administration judiciaire de cette société » a annoncé la compagnie publique dans un communiqué rendu public hier.

Depuis le 1er mars 2015, Tunisie Catering avait cessé de fournir Tunisair et Air France, ses principaux clients en catering aérien.

##dt20##

« Cette nomination représente pour la compagnie un premier pas sérieux vers une solution radicale aux problèmes récurrents qu’a rencontrés l’activité du Catering, puisque le nouveau directeur général procédera à l’accélération du processus de retour de l’activité à la normale conformément aux critères d’hygiène et de qualité requis, notamment à la plateforme de Tunis-Carthage et ce, après le retour à la normale enregistré récemment au niveau des escales de Djerba et de Monastir » a également annoncé Tunisair.

Le retour à la normale de Tunisie Catering est prévu pour l’été 2016 selon les prévisions de la compagnie qui souligne son engagement à mettre « les moyens financiers et logistiques lui permettant d’assurer le retour de son activité dans les meilleures conditions ».



ARTICLES ASSOCIÉS

Mohamed Frikha, l’homme qui encaisse désormais sans broncher

Frikha-Mohamed-Syphax
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le patron de Syphax Airlines est-il en train de tenter le tout pour le tout pour se racheter une virginité ? Sinon comment expliquer la multiplication de ses passages à la TV ces dernières semaines et ses tentatives vaines de justifier la situation par laquelle passe sa compagnie aérienne ?

Mohamed Frikha a en effet effectué deux apparitions, d’abord sur la chaîne privée El Hiwar Ettounsi le 10 janvier 2016 et au cours de laquelle il n’a pas sourcillé face à un animateur qui ne l’a pourtant pas ménagé à plusieurs reprises, au point même de le ridiculiser dans certains cas sans qu’il n’en soit offusqué pour autant.

Second passage sur la Watania 2 le 25 janvier où il s’est fait malmener cette fois non pas par l’animateur mais par un invité comme lui sur le plateau, en l’occurrence l’expert économique Moez Joudi, qui a appelé en direct à ce que l’immunité parlementaire de Frikha soit levée « pour que la justice puisse le poursuivre pour malversations dans l’affaire du rachat du Falcon de Sakher El Matri » (confisqué après la révolution ndlr). L’intéressé était à deux doigts de quitter le plateau avant finalement de reprendre sa place comme si de rien n’était.

Au cœur de la tourmente

Ce qui est sûr, c’est que le député-homme d’affaires qui ne possède plus que 45% de la société n’a pas peur de se faire humilier et camper sur des positions défensives loin d’être convaincantes et encore moins pertinentes.

A l’arrêt depuis le mois de juillet, sa compagnie Syphax Airlines va reprendre ses activités si l’on en croit ses fantasmes. Mohamed Frikha se donne d’ailleurs 3 mois. Il indique à ce propos que ses deux Airbus A.319 ont été déplacés de l’aéroport de Sfax vers celui de Monastir pour être entretenus dans la perspective d’une reprise de service. Et quand on lui rappelle qu’il avait déjà promis une reprise de Syphax pour le 17 octobre dernier, il accapare Tunisair qui aurait dû lui louer des avions mais qui se serait rétractée à la dernière minute. Renseignement pris, la compagnie publique avait été en effet à deux doigts de lui louer deux appareils en septembre dernier mais n’aurait reçu aucune garantie financière en retour. Frikha aurait-il perdu la confiance de ses banques au point de ne plus pouvoir produire la moindre caution ?

Actuellement, ce sont ses 160 employés qui ne manquent pas une occasion pour médiatiser leur situation et dire tout haut qu’ils n’ont pas perçu leur salaire depuis le mois de juillet dernier. Réponse du fondateur de la compagnie : « la plupart de mes employés que vous avez vus à la TV exercent un second emploi ailleurs ».

Et pour ce qui concerne ses 5000 passagers lésés qui attendent d’être remboursés, Frikha se contente de dire qu’il s’est « excusé auprès d’eux ». «  On est en train de rendre l’argent : ceux qui ont payé par carte bleue ont été remboursés et pour les autres, le process de remboursement avec l’IATA a débuté en novembre pour ceux qui ont acheté auprès des agences de voyages ».

60 milliards de dettes

Mais ce ne sont pas seulement les passagers de la compagnie qui ont été lésés. Les fournisseurs l’ont été tout autant. Il reconnaît être endetté à hauteur de 40 MD en Tunisie et de 20 MD à l’étranger.

« Nos créanciers, nous allons leur rendre leur argent. Je suis un homme de réussite qui n’accepte pas les revers » s’est-il exclamé dans l’émission de Samir El Wafi. Ce dernier n’y est pas allé par 4 chemins et lui a rappelé qu’il incarnait désormais l’échec. Et Mohamed Frikha de rétorquer : « Dès le départ, on n’a pas accepté cette compagnie. Le 29 avril 2012, le premier vol sur Tozeur avait dû être encerclé par les forces de l’ordre (…) J’ai fait l’objet d’une campagne contre moi, je suis visé personnellement pour des raisons politiques (…) Je ne regrette pas d’être entré en politique mais je regrette « peut être » d’avoir racheté l’avion de Sakher El Matri car je ne pensais pas qu’il allait m’apporter tous ces problèmes (…) On m’a respecté à l’étranger plus que dans mon propre pays (… ) Syphax n’est pas la seule compagnie à avoir des problèmes mais on m’a visé car je me suis présenté aux élections sous la bannière Ennahdha mais je suis indépendant, je ne suis pas membre du parti.

L’animateur revient à la charge: « vous avez toujours refusé de servir de l’alcool à bord de vos avions pour des raisons morales mais quand vous ne payez pas les salaires, cela ne vous pose pas de problème de morale ?  » Réponse de Frikha: « j’ai payé les salaires de ma poche pendant 6 mois pour sauver la compagnie (…). Le chef PNC (qui serait à l’origine de la campagne de soulèvement des salariés), je sais qui est derrière ».

L’animateur insiste : « Monsieur Frikha, qui vous vise ? Des gens, des partis politiques ? Qui ? Dites-le une fois pour toutes ! »  Le concerné esquisse la réponse en baissant la tête.

Hédi HAMDI



ARTICLES ASSOCIÉS

Grande Bretagne: au tour de Thomas Cook de lâcher la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Thomas Cook UK, filiale britannique du voyagiste allemand éponyme, a annoncé aujourd’hui avoir suspendu toute programmation de la Tunisie jusqu’au 31 octobre 2016 inclus.

Thomas Cook emboite ainsi le pas à son compatriote Thomson qui avait annoncé la même décision il y a quelques jours. Le voyagiste explique que ce choix est dicté par le maintien par le Foreign Office des restrictions sur la Tunisie.

« Chez Thomas Cook, la sécurité et le bien-être de tous ceux qui voyagent avec nous est notre priorité absolue et nous tenons à remercier nos clients pour leur patience et leur compréhension » a déclaré le groupe touristique dans un communiqué destiné à ses clients à qui il promet une remise de 30 £ pour toute autre alternative de voyage choisie à la place de la Tunisie.

 

 


				



ARTICLES ASSOCIÉS

Suite au couvre-feu: quelle solution pour les passagers arrivant par avion ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Une dizaine de vols sont attendus à partir de 19h30 ce soir à l’arrivée à Tunis-Carthage (en provenance de Paris, Bordeaux, Madrid, Londres, Casablanca, Strasbourg, Djerba et Istanbul). Sans compter les vols prévus plus tôt qui pourraient arriver en retard.

A l’aéroport de Djerba, 4 vols sont attendus après 19h30 en provenance de Tunis, Enfidha, Paris et Strasbourg.

A Sfax, le seul vol prévu en début de soirée arrivera à 19h00 en provenance de Mitiga.

Sur Enfidha, 3 vols sont programmés en cours de nuit en provenance d’Allemagne.

A Monastir, le vol en provenance de Paris-Orly est attendu pour 21h50.

Les aéroports de Tozeur, Gafsa, Gabès et Tabarka n’ont aucun vol de prévu dans la soirée, ni au départ, ni à l’arrivée.

Etant donné la mise en place d’un couvre-feu de 20h à 5h00 du matin sur tout le territoire tunisien, il a été décidé de permettre aux passagers et à leurs accompagnateurs de rentrer chez eux quand ils habitent la même ville d’arrivée. Cependant, obligation de se conformer aux règles qui ont été décrétées: les feux de détresse de leur véhicule doivent être activés de même que la lumière du plafonnier doit être allumée. Le véhicule est tenu également de rouler à vitesse réduite.

Lors des contrôles pouvant survenir, les passagers devront être munis de leur billet d’avion et surtout présenter leur passeport avec le cachet des autorités attestant de leur arrivée à l’aéroport.

Pour les passagers habitant en dehors de leur ville d’arrivée, ils seront tenus de demeurer au sein de l’aérogare jusqu’à la fin du couvre-feu, soit jusqu’à 5h du matin.

Tunisair informe dans un communiqué que les horaires de ses vols sont maintenus. La compagnie publique a également publié un certain nombre de coordonnées téléphoniques permettant aux passagers de se renseigner sur la situation qui prévaut.

De la Tunisie: 81 10 77 77
De la Tunisie et de l’étranger : + 216 70 101 300
De la France: 0820 044 044
De l’Allemagne : 069 27 100 10
De la Suisse : 0840 07 07 07
Du Royaume Uni : + 442076600309
De l’Italie : + 390917682050



ARTICLES ASSOCIÉS

Ministère du Transport: nouveau chef de Cabinet

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Lotfi Mhissen a été nommé aujourd’hui chef de Cabinet du ministre du Transport. Avant sa nomination, il occupait le poste de directeur général des stratégies des entreprises et des établissements publics au sein du même département.

Ingénieur en chef, il avait occupé notamment le poste de PDG de la SNTRI (Société nationale de transport interurbain) entre 2009 et 2011 et avait fait partie des personnes pressenties pour le poste de ministre du Transport après la révolution.



ARTICLES ASSOCIÉS

« The Residence » swingue au rythme du jazz

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’hôtel The Residence Tunis célèbre la musique, mais pas n’importe laquelle. Entrée libre à compter du 15 janvier 2016, tous les soirs entre 18h30 et 21h30, un spectacle de jazz de haute qualité est proposé aux clients dans le cadre du nouveau Jazz Club initié par la direction de l’établissement.

Le lancement de cette nouvelle animation a été assurée par le trio Omar El Ouaer avec, comme soliste invitée, la chanteuse Nesrine Jabeur. Pour les clients amateurs de Jazz, The Residence Tunis crée un espace de détente ; dans un cadre feutré et raffiné, ce nouveau lieu de plaisir partagé garantit une ambiance conviviale.

Nesrine Jabeur.

Nesrine Jabeur.

bIMG_03471

La création de ce Jazz Club part du constat que le jazz est une musique très appréciée mais qu’elle n’est pas assez jouée dans les lieux publics en Tunisie.

Les artistes qui se produisent tout au long de la semaine sont exclusivement Tunisiens. Ils jouent soit en duo, soit en trio pour un mini concert, et même en plus grand nombre pour ce qui peut être assimilé à de véritables concerts. Une manière pour l’hôtel de proposer des soirées différentes, d’encourager également les jeunes talents et leur permettre de se faire connaître auprès d’un public averti.

Un public qui sait apprécier la bonne musique.

Un public qui sait apprécier la bonne musique.

Grâce au Jazz Club, le client peut aussi joindre l’utile à l’agréable sur place en profitant des différents restaurants de l’hôtel, le chinois ou le méditerranéen. Du dimanche au jeudi, les clients peuvent bénéficier d’un « Happy Hour ».

En parallèle, l’hôtel The Residence lance le « Sunday Zen » qui est une formule valable les dimanches qui permet de combiner – dans le cadre d’un package tarifaire unique – un brunch, un massage, et un club enfants pour les plus jeunes accompagnant leurs parents.



ARTICLES ASSOCIÉS

Sessions de formation pour les pro de l’hôtellerie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le cabinet international Hospitality & Tourism Consulting HTC, opérant dans le conseil opérationnel du secteur hôtelier et présent à travers plusieurs bureaux de représentations (Tunis, Paris, Alger, Abidjan, Dakar et Marrakech) vient de publier sa brochure pour les sessions de formation à assurer pour l’année 2016.

Celles-ci seront assurées par des experts formateurs de haut niveau reconnus dans la profession à l’échelle internationale. Elles débuteront à partir du mois de février, la première date à retenir est celle du 1er avec pour thème : Le Yield Management en hôtellerie qui sera assurée par Emmanuelle Perdrix, experte depuis 14 ans dans le revenu management de l’industrie hôtelière.

Suivront ensuite des sessions qui traiteront de différents sujets dont l’hôtellerie tunisienne présente un réel besoin. Parmi les thèmes à programmer ; Hotelean : méthode structurée de management et gestion des projets dans l’hôtellerie Sécurité : Programme de certification portant sur les dispositifs de sûreté et l’aptitude à la gestion de crise.



ARTICLES ASSOCIÉS

Yasmine Hammamet: les Beach Clubs des hôtels défoncés à la pelleteuse

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les hôteliers de Yasmine Hammamet une nouvelle fois objet d’une descente musclée de la municipalité.

En présence de la force publique et après une plainte de l’Apal (Agence de protection et d’aménagement du littoral), de nombreux Beach Clubs appartenant aux hôtels, qui faisaient la joie des estivants, ont été démolis hier par des tractopelles.

Certes certaines constructions n’étaient pas aux normes, mais le fait est que les autorités ont décidé de sévir sans ménagement.

L’Apal explique qu’il s’agit de l’exécution de 4 décisions visant à mettre un terme aux dépassements constatés, à savoir la construction en dur sur le domaine public maritime, outre certaines constructions réalisées sans autorisation municipale et également des clôtures réalisées avec du bambou ou des arbustes.

Témoignage d’un hôtelier sur place : « de toutes les façons, avec ce que nous sommes en train de subir, nous ne sommes plus à une catastrophe près ».

Crédit photos: Apal Nabeul:

12592777_1683487898565596_3732249933615666911_n

12552717_1683486355232417_5853047705928424333_n

12376379_1683487281898991_7652743337570976308_n12400756_1683486335232419_3404091263924963896_n

981_1683487278565658_3748713563297712694_n

 



ARTICLES ASSOCIÉS

L’ADR de l’hôtellerie en Europe s’envole aux dépens de celui de l’Afrique du Nord

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit l’adage. D’après Hotel Price Radar de HRS Global Hotel Solutions,  l’hôtellerie de l’ensemble des capitales européennes connait une croissance de son ADR (tarif moyen journalier) en 2015, sauf celle de Paris à cause des attentats terroristes enregistrés en janvier et en décembre. Cette hausse s’explique par « le renouveau du marché domestique de ces pays conjugué à un report des clients se rendant en Afrique du Nord », lit-on dans la note de HRS Global Solutions.

Selon la même source, la tendance haussière était enregistrée en particulier dans les villes du nord et de l’est de l’Europe qui affichent des croissances entre 3% et 8%, comme Budapest en raison de divers manifestations sportives. L’étude avance que les villes du Sud enregistrent également des hausses tarifaires à l’instar de Barcelone avec 3,7%, Bilbao avec 7%, Séville  avec 4%, Venise  avec 5% et  Naples avec 12%.

Ces villes bénéficient manifestement de la réorientation des clients se rendant en Afrique du Nord vers les pays européens. De plus, les auteurs de l’étude ont constaté qu’à la faveur de la Coupe du monde de rugby, Londres devient la ville européenne la plus onéreuse (189 euros) devant Zurich (170 euros), alors que Moscou, jadis sur le podium, s’effondre à 93 euros, soit une baisse de 25,6% par rapport à 2014.



ARTICLES ASSOCIÉS

Grande-Bretagne: Thomson raye la Tunisie de son programme aérien

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La  compagnie aérienne britannique Thomson Airways a annoncé aujourd’hui sa décision de suspendre sa programmation aérienne de la Tunisie au moins jusqu’au 31 octobre 2016.

Les clients de la compagnie ayant déjà réservé pour la destination se sont vu proposer le remboursement intégral de leur billet sans pénalité.

Le transporteur explique sa décision par le fait que le ministère des Affaires étrangères britannique maintient ses restrictions de voyages sur la Tunisie, sauf pour les déplacements jugés essentiels.

Thomson Airways est la filiale charter du voyagiste britannique Thomson, filiale du groupe allemand TUI dont elle est le transporteur.



ARTICLES ASSOCIÉS

Der Touristik: l’ultime avertissement à l’endroit de la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le groupe allemand Der Touristik, qui comprend notamment les marques de voyage ITS, Jahn Reisen, Travelix et Dertour a annoncé à ses partenaires hôteliers tunisiens qu’il maintenait la programmation de ses plans de vols charters sur la Tunisie jusqu’au mois de mars. Une décision qui a été prise lors de la  « Strategy Meeting » annuelle élaborée au siège du groupe à Cologne.

Cependant, le voyagiste, qui a réalisé 136.000 clients sur la Tunisie en 2014, ne cache pas ses inquiétudes et souligne dans une correspondance que ses ventes sur la Tunisie sont « au niveau le plus bas et que c’est très alarmant ».

Der Touristik, considéré désormais comme N°2 en Allemagne depuis son rachat de Kuoni, n’y va pas par quatre chemins et prévient ses partenaires en ces termes : « après cette date (mars) et si le rythme de vente continue avec cette allure très faible, la décision d’annuler tous les vols charters sera plus qu’envisageable et ainsi pour l’été 2016 ne restera plus que la vente avec les sièges sur les vols réguliers (et dans le pire des cas, c’est toute la destination Tunisie qui sera annulée) ».

En des termes moins diplomatiques, le voyagiste allemand laisse entendre qu’il ne programmera plus d’avions et fera voyager sa clientèle sur les vols réguliers existant entre l’Allemagne et la Tunisie, ce qui lui permettrait de réduire tout risque commercial en prévision de très faibles réalisations. Second scénario et nettement plus grave, celui qui consiste à déprogrammer carrément la Tunisie.

Il n’est pas inutile de souligner que pour conclure sa correspondance, Der Touristik demande à ses partenaires tunisiens de faire des efforts, autrement dit, de réduire encore leurs tarifs. « Nous sommes certains qu’un effort énorme doit se faire et nous vous laissons le choix pour une réaction très rapide si vous l’envisagez ».



ARTICLES ASSOCIÉS

L’hôtel Regency Tunis œuvre sur le caritatif

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

En dépit de la période de vaches maigres que traverse le tourisme, l’hôtel Regency Tunis, situé à Gammarth, a procédé aujourd’hui à la remise d’un chèque destiné à l’acquisition de matériel médical au profit du dispensaire de la localité de Ouled Hellal à Aïn Draham.

Cette action sociale a été réalisée en partenariat avec l’opérateur téléphonique Tunisie Telecom qui a apporté son concours à la réussite de cette opération.

Nebil Sinaoui, directeur général de l’hôtel Regency, a déclaré à cette occasion : « malgré la crise qui frappe le secteur du tourisme en général et notamment le tourisme d’affaires, nous continuons de nous investir pour certaines bonnes causes et pour que les régions défavorisées puissent disposer d’un espace où ils pourront se faire soigner dans des conditions dignes ».

Les représentants des 3 entreprises intervenant sur l'action caritative: l'hôtel Regency, la société Atlas Médical et la Tunisie Telecom.

Les représentants des 3 entreprises intervenant sur l’action caritative: l’hôtel Regency, la société Atlas Médical et Tunisie Telecom.

Rym Akremi Ben Dhief, directeur commercial Grand Comptes à Tunisie Telecom, a affirmé pour sa part : « en tant qu’opérateur historique, nous sommes toujours disposés à aider par solidarité. Cette action avec l’hôtel Regency s’inscrit dans une relation de partenariat gagnant-gagnant ».

Le matériel acquis conjointement par l’hôtel Regency et Tunisie Telecom a été fourni par la société Atlas Médical, dirigée par M. Lotfi Abidi, qui a procuré les équipements à prix coûtant, sans aucune marge bénéficiaire.

Différents types d’équipements seront livrés cette semaine au dispensaire. Il s’agit par exemple de table d’examen gynécologique, de tensiomètre adulte, d’autoclave de paillasse, d’appareil aérosol pro, de toise murale, de pèse personne professionnel, etc.

L’hôtel Regency envisage de trouver des fonds complémentaires pour permettre des travaux de rénovation du dispensaire et fera appel pour ce faire à ses partenaires et clients.

bDSC_5957



ARTICLES ASSOCIÉS

Aéroports de Monastir et Enfidha: bras de fer entre l’exploitant et les employés

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Un éventuel accord mettant un terme aux différends entre la société TAV Tunisie, gestionnaire des aéroports de Monastir et d’Enfidha, et la Fédération générale du transport (FGT) serait en passe d’être trouvé dans les prochains jours.

Cette déclaration a été faite par le ministre du Transport après la réunion entre des représentants de la TAV et de la Fédération générale du transport qui s’est tenue hier au siège du ministère en présence du ministre du Transport, Anis Ghedira, du gouverneur de Monastir et des députés qui représentent la région pour écouter les revendications sociales des syndicats de base et tenter de  parvenir à des solutions afin d’annuler la grève des agents de l’aéroport prévue le 23 janvier 2016.

Selon le communiqué publié par le ministère du Transport, M. Ghedira a mis en exergue, lors de cette réunion, les principaux problèmes des aéroports de Monastir Habib Bourguiba et Enfidha Hammamet, en essayant de persuader les deux parties de l’impératif d’instaurer un climat social sain à travers la relance du dialogue entre eux, tout en soulignant que « l’intérêt de la société n’est pas en contradiction avec les revendications légales des employés ».

Il est à rappeler, dans ce sens, que l’initiative de ministère du Transport pour regrouper les deux parties et rapprocher leurs points de vue intervient après la publication d’un communiqué par la TAV Tunisie sollicitant les autorités de soutenir ses efforts en vue de trouver un accord avec les syndicats de base, pouvant arrêter le blocage de ses activités.

Le gestionnaire des aéroports de Monastir et Enfidha s’est élevé par ailleurs contre « les accusations graves et aux propos diffamatoires qui ont récemment circulé sur les réseaux sociaux et relayés par certains médias au sujet de TAV Tunisie et de prétendus agissements qui auraient été commis à l’encontre de ses employés, en particulier les employés de l’aéroport de Monastir ».

Baisse considérable des activités

La TAV Tunisie ajoute dans ledit communiqué qu’elle n’a jamais manqué à ses engagements envers ses employés en termes de salaires, de primes et avantages sociaux, tout en soulignant la baisse de ses activités et les pertes subies depuis 5 ans. « Depuis 2011, le volume d’activité de la société a connu une baisse significative.

C’est ainsi que, comparé à 2010, le nombre de passagers en 2015 a baissé de 65% (en 2015, les deux aéroports ont enregistré, ensemble, 1.4 million de passagers contre 4 millions en 2010», lit-on dans le document. La société a indiqué, dans le même contexte, que les pertes considérables et accumulées ne l’ont pas empêchée de rechercher une solution viable pour la restructuration du projet.

« Il importe de souligner que depuis 2011, en plus des fonds investis pour la construction de l’aéroport d’Enfidha, TAV Holding, actionnaire principal de TAV Tunisie, a contribué avec près de 150 millions de dinars supplémentaires, à couvrir le déficit de la société et les dépenses d’exploitation, y compris les charges sociales », renchérit-elle.

En contrepartie, aucun des actionnaires n’a bénéficié de dividendes en retour de leurs investissements. Cet état de fait a affecté la trésorerie à court terme de la société qui se trouve davantage aggravée par les difficultés qu’elle rencontre de collecter ses créances échues auprès de certaines sociétés nationales.

En dépit de cette situation difficile, la société a continué à honorer ses engagements envers ses employés. De plus, la TAV a même consenti des augmentations de salaires et de primes et autres avantages sociaux additionnels représentant environ 6,5 millions de dinars par an, selon la même source.

Les primes seront servies en fin du mois

Quant au retard de paiement des primes habituellement servies en fin d’année, la société a précisé qu’une partie des primes a d’ores et déjà été payée en tout début du mois de janvier (600.000 dinars) et que l’autre partie sera réglée à la fin du mois (1.3 million de dinars), comme cela avait été annoncé au préalable à l’ensemble du personnel.

En ce qui concerne la baisse du niveau de la prime de rendement, la société a souligné qu’elle est déterminée, pour chaque employé, par les supérieurs hiérarchiques, sur la base de critères objectifs établis par la règlementation en vigueur. In fine, la TAV a lancé un appel aux autorités tunisiennes pour la soutenir, afin d’assurer un environnement équitable permettant le développement des deux aéroports de Monastir et d’Enfidha.

Il est à noter, dans le même registre, que le secrétaire général du syndicat de base de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) à l’aéroport de Monastir, Hatem Bouassida, a indiqué dans une déclaration à une radio privée de la place, aujourd’hui, 20 janvier, que la grève du samedi 23 janvier 2016 est maintenue, tout en menaçant de hausser le ton si les employés ne recevraient des échos favorables dans les prochains jours.

EZ



ARTICLES ASSOCIÉS

Nouveau Label qualité tourisme tunisien appuyé par l’expertise franco-autrichienne

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est un nouveau « Label qualité tourisme tunisien » qui est en train d’être instauré, dédié à toutes les filières en rapport avec le secteur. Il est le fruit d’un projet de jumelage entre la Tunisie, la France et l’Autriche baptisé « Appui à la mise en place d’un dispositif de promotion de la qualité dans le secteur touristique » aux termes duquel les professionnels bénéficieront d’une assistance technique française et autrichienne. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE (P3A).

Les enjeux de ce programme est de repositionner la destination Tunisie sur les marchés, de concevoir un label attractif et lisible pour les professionnels, de structurer une démarche pérenne, fiable et reconnue et de concevoir un label lisible pour les clientèles. Le projet durera 24 mois et accompagnera 20 établissements tunisiens opérant dans le tourisme.

Ce jumelage mis en œuvre par le ministère français de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et l’Agence de coopération et développement économique d’Autriche,  avec un budget de 1,4 million d’euros, est complémentaire avec le Programme d’appui à la compétitivité des services financé par l’UE. Ce programme, avec un volet d’appui aux PME tunisiennes, mis en œuvre par la BERD pour un montant de 10 millions d’euros, peut mobiliser d’une façon rapide et flexible l’assistance technique directe en faveur des entreprises de services touristiques afin d’améliorer la qualité de leurs services et, par conséquent, l’image de la Tunisie comme destination touristique de qualité. Il est à noter que l’obtention du label est une démarche volontaire.

Parties impliquées

Annoncé le 19 janvier lors d’un séminaire à Tunis en présence de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik, Laura Baeza, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, des représentants des ambassades de France et d’Autriche en Tunisie, de l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) et du comité de pilotage du projet, le démarrage effectif a été entrepris depuis déjà le 7 septembre 2015.

Selon les parties impliquées dans le projet, ce programme concerne tous les acteurs liés au secteur du tourisme et les fournisseurs de services : depuis les douaniers à l’aéroport, les chauffeurs de taxi, les agences de voyage, les hôteliers, les restaurateurs et les organisateurs d’activités sportives et culturelles, allant jusqu’à la propreté des espaces publics (parcours du touriste).

À cela s’ajoutent les clients, les touristes qui sont exigeants et qui fréquentent les réseaux sociaux et les sites d’évaluation et de classification des hôtels, restaurants et autres lieux d’activités touristiques faites par les clients eux-mêmes et qui constituent, de plus en plus, leurs sources d’information lorsqu’ils préparent leurs vacances.

Composantes du projet

Le projet, qui est chapeauté par un comité de pilotage composé de Abdellatif Hammam, directeur général de l’ONTT et chef du projet tunisien, et deux chefs de projet français et autrichien,  s’articule autour de trois axes de travail. Le premier concerne tout ce qui est législation, réglementation et organisation. Il s’agit, en effet, d’« apporter une expertise à l’ONTT permettant de faire évoluer les textes législatifs et réglementaires encadrant le tourisme tunisien à partir du diagnostic de l’existant et d’un benchmark avec la France et l’Autriche », lit-on dans le document distribué lors du séminaire.

La deuxième composante du projet consiste à proposer un dispositif aux professionnels du tourisme qui prendra en compte des notions de qualité. Ce Label QTT contribuera à assurer aux clients (tour-opérateurs et touristes) une certaine qualité au niveau de l’accueil et des services proposés. Pour la troisième composante, c’est autour de la mise en place du Label QTT dans deux régions pilotes. En effet, la pertinence de ce nouveau dispositif sera examinée dans deux régions pilotes sélectionnées de façon objective.

Concrètement, il s’agira de tester la labellisation auprès de 20 établissements. Cette composante prendra en compte le volet formation qui accompagnera la mise en place et formalisera le plan d’action, permettant d’assurer sa pérennité au-delà de la période de mise en œuvre du jumelage.

Changement de mentalité

Selma Elloumi Rekik a précisé, lors de la rencontre, que ce projet vient pour poursuivre la mise en œuvre des programmes de réformes déjà annoncés. « Le défi de la qualité constitue le premier chantier à entreprendre par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, car il s’agit d’un axe intrinsèque et fondamental pour sauver le tourisme. L’implication des professionnels dans cette démarche est aussi importante pour les sensibiliser à l’importance de la formation du personnel dans l’amélioration des prestations de services », souligne-t-elle.

Cette implication dans ce programme est également essentielle pour pouvoir contrôler l’amélioration des prestations de services, mais aussi pour encadrer les acteurs touristiques. Dans cette optique, la ministre a indiqué qu’elle a, d’ores et déjà, ouvert les dossiers du classement des hôtels, la qualité des services, le sauvegarde du patrimoine et le respect de l’environnement.

Pour sa part, Laura Baeza a mis en exergue, lors de son intervention, l’importance de l’amélioration de la qualité des services touristiques dans le repositionnement de la Tunisie dans la sphère internationale. « Dans le cas de la Tunisie, la question de l’amélioration des services touristiques devient un incontournable pour résoudre la crise du secteur suite aux événements tragiques intervenus en 2015. La notion de qualité dans le tourisme est vaste et complexe, et à ce titre, elle doit être appréhendée de façon globale, tout en identifiant des « success stories » dans les différentes régions à mettre en exergue lors de toute nouvelle campagne de commercialisation de la destination Tunisie», avance-t-elle.

Et d’ajouter: « il est crucial d’informer et d’impliquer les clients tout au long du processus de façon transparente, sur la base que la critique est constructive et permet une amélioration des prestations. C’est un changement radical de mentalité ou le prestataire est guidé par celui qui consomme le service », estime-t-elle. De même, Anne Gueguen-Mohsen, ministre conseillère à l’Ambassade de France en Tunisie, a mis en valeur ce jumelage qui va renforcer l’image de la destination Tunisie auprès des tour-opérateurs, tout en permettant de préparer les créneaux d’avenir.

Esser



ARTICLES ASSOCIÉS

TUI Belgium annule la vente de séjours touristiques vers la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La holding TUI Belgium, qui comprend 4 filiales dont notamment Jetair, premier voyagiste sur la Tunisie au départ de la Belgique ainsi que la compagnie aérienne Jetairfly, annonce la suspension de la vente de séjours sur la destination, y compris pour la prochaine saison estivale.

Dans un communiqué envoyé aujourd’hui à ses hôtels partenaires, l’opérateur touristique explique que « l’avis de voyage pour la Tunisie reste négatif. Nous notons également que la demande pour la destination dans les mois à venir ne s’améliore pas ».

En conséquence, TUI Belgium, filiale de TUI Travel Plc, premier groupe touristique au monde, n’accepte plus de réservations au moins jusqu’au 26 octobre 2016. Pour ses clients qui avaient déjà programmé des vacances en Tunisie, il leur sera proposé de « modifier leur réservation sans frais ou d’annuler leur voyage avec remboursement de l’intégralité du montant payé ».

Cette annonce est d’autant plus grave que jusqu’à présent, les reports de programmation portaient sur les quelques mois à venir dans l’espoir d’une levée des restrictions de voyage décrétées par le gouvernement belge depuis l’attentat de Sousse. Le fait pour le T.O de décider de supprimer la programmation de la saison été, y compris sur Djerba qui continuait d’être demandée, est un très mauvais signe pour la destination.

« Nous prenons cette décision aujourd’hui afin de donner à nos clients la possibilité de trouver une alternative pour leurs vacances pendant la période des réservations rapides. Ainsi, ils peuvent profiter des prix les plus avantageux » a annoncé le groupe dans le même communiqué.

Et comme pour remonter le moral des hôteliers tunisiens, le voyagiste conclut sa correspondance sur une note diplomatique mais qui ne trompe personne : « bien entendu, dès que l’avis de voyage changera, TUI Belgium réévaluera la situation. En cas de modification, nous vous enverrons immédiatement une nouvelle mise à jour ».



ARTICLES ASSOCIÉS

Nouvelles initiatives en faveur du tourisme saharien

saharien-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le tourisme saharien se dotera prochainement de sa propre structure qui sera chargée de promouvoir ce créneau, en apportant « un soutien total aux grands événements touristiques qui se tiendront dans le Sud tunisien », lit-on dans le communiqué publié fin de la semaine dernière par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

Cette décision a été prise lors d’une séance de travail tenue entre la ministre, Selma Elloumi-Rekik, et une délégation d’agents de voyage des régions de Tozeur, Kébili et Douz. La ministre a indiqué que la création d’une structure spécialisée dans la promotion du tourisme saharien devra être accompagnée d’un apport effectif et actif de la part des professionnels de la région afin qu’elle soit une force de propositions efficaces et porteuses.

Le débat entre les deux parties a porté essentiellement sur  les préoccupations et les difficultés que rencontre le secteur des agences de voyages qui opèrent dans le Sud, comme « le déficit de fréquentation touristique, l’endettement des agences de voyages, les charges patronales sociales et fiscales et les restrictions de voyages qu’imposent encore les pays émetteurs, notamment européens », indique le communiqué.

Les travaux se sont penchés également sur le sujet de l’accessibilité aérienne de la région et sur les tarifs du transport aérien. La ministre a expliqué que cette question fera l’objet d’une rencontre avec les responsables du ministère du Transport et de la compagnie Tunisair.

Quant au dossier des restrictions de voyages vers la région, la ministre a ajouté que des négociations sont en cours avec les ambassades des pays européens, en concertation avec le ministère des Affaires étrangères, en vue de les alléger surtout que la situation sécuritaire ne cesse de s’améliorer. Il a été convenu, par ailleurs, de tenir une nouvelle rencontre dans les prochains jours pour évaluer les mesures prises et examiner les perspectives de développement du secteur.



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunis-Tozeur par avion: l’aller et retour à moins de 100 dinars

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

A compter du 19 janvier 2016, le billet Tunis-Tozeur-Tunis coûtera 99,200 dinars a annoncé aujourd’hui le ministère du Transport dans un communiqué. La ligne est assurée par la compagnie Tunisair Express.

Il s’agit d’une décision prise en faveur du soutien au tourisme saharien annoncée par le chef du gouvernement lors de sa visite dans la région le 25 décembre dernier.

L’objectif est d’inciter un maximum de touristes locaux et étrangers à se rendre à Tozeur. La mesure s’inscrit dans le droit fil des décisions engagées par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat au profit du sud-ouest et notamment les dernières démarches entreprises afin de lever les restrictions décrétées par les ambassades étrangères sur cette zone.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

En 2016, Tunisair vise le Canada, la Russie et le Cameroun

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le transporteur public tunisien Tunisair ambitionne d’ouvrir de nouvelles destinations en 2016 sur des marchés porteurs.

Tunisair envisage tout d’abord de lancer deux fréquences hebdomadaires directes entre Tunis et Montréal à compter du mois d’avril 2016. Pour l’heure, la compagnie ne confirme pas officiellement cette ouverture mais son représentant nommé sur place (lire) aurait quasiment achevé les procédures administratives nécessaires avec les autorités de l’Aviation civile canadienne. Les vols devraient être assurés par les nouveaux Airbus A.330 que la compagnie a réceptionnés l’été dernier.

Deuxième destination prévue cette année, Moscou. Il s’agit en réalité d’une réactivation d’une ligne qui était déjà existante mais qui a été maintes fois ouverte et fermée au gré de la conjoncture touristique notamment. Sur ce marché prometteur en terme de potentiel touristique, Tunisair a de toute évidence une place à prendre. La nomination d’un représentant sur place (lire) est le signe de la volonté de s’installer désormais dans la durabilité et non pas sur des vols saisonniers. L’ambassadeur de Tunisie en Russie, Ali Goutali, vient de confirmer la reprise de la ligne dans une interview accordée à un média russe.

Troisième marché intéressant la compagnie nationale, celui du Cameroun. Tunisair serait en train d’étudier les modalités de mise en place de deux dessertes aériennes vers Douala tout d’abord (à raison de deux vols par semaine), puis Yaoundé dans une seconde étape, qui serait desservie une fois par semaine.

L’existence d’opportunités commerciales avec ce pays ainsi que l’offre de lignes en continuation au-delà de Tunis constituent les deux atouts majeurs sur lesquels s’appuie le transporteur. Toutefois, il est à souligner que les accords aériens entre les deux pays ne sont pas encore signés.

A signaler par ailleurs qu’une ligne Tunis-Khartoum est également en cours de préparation (lire les détails).

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Eden Viaggi quitte Djerba: ça se finit en queue de poisson

viaggi-eden-djerba
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est le énième opérateur touristique étranger sur le départ, mais cette fois pour une autre raison. Le 19 janvier 2016, Eden Viaggi quittera définitivement l’hôtel Eden Village Djerba Mare.

Depuis 2009, le groupe italien louait cet établissement de 284 chambres et suites (4 étoiles) connu initialement sous le nom de Dar Midoun (et qui constitue l’un des 3 hôtels que possède le groupe Taoufik Chaïbi à Djerba).

Il semblerait selon nos informations que ce départ ne va pas se faire à l’amiable. Eden Viaggi aurait reçu fin décembre une notification de résiliation de contrat lui ordonnant de quitter l’établissement bien que l’accord liant les deux parties coure jusqu’à 2018.

Les locataires assurent cependant avoir payé leurs dûs rubis sur ongle et que les négociations concernant les 3 années restantes étaient sur la bonne voie. La société propriétaire reprocherait donc autre chose à l’opérateur italien et que la justicie serait appelée à trancher. L’hôtel avait refermé ses portes après l’attentat de Sousse et n’avait pas rouvert depuis faute de clients.

L’hôtel avait été racheté lors de sa privatisation par le groupe Utic en 2001 qui lui attribua alors le nom d’Ithaque Palace. Il fut loué tout d’abord au groupe Magic Life avant d’être confié aux Italiens d’Eden Viaggi.

Ces derniers, qui ont également quitté le Mehari de Tabarka il y a quelques mois (lire notre article sur le sujet) affirment cependant rester en Tunisie et continuer l’exploitation des deux autres établissements qu’ils louent sous l’enseigne Eden Village, l’un à Hammamet et l’autre à Mahdia.

H.H

 

 

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Le Rallye de Tunisie annoncé pour juin 2016

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le Rallye de Tunisie aura lieu du 11 au 15 juin 2016. C’est ce qu’a annoncé NPO, la société française qui possède les droits d’organisation de cette course autos-motos-quads-camions.

« Après une édition 2015 riche en émotions, l’équipe NPO Events est heureuse de vous présenter l’édition 2016 du Rallye de Tunisie qui se déroulera du 11 au 15 juin 2016. NPO Events, avec le soutien des fédérations nationales, du Nact et des autorités tunisiennes positionne l l’édition 2016 du Rallye de Tunisie à la portée de tous » a annoncé l’organisateur dans un communiqué.

Cependant, aucune prévision sur le nombre de participants estimé ni sur le parcours prévu, NPO se contentant de promouvoir l’événement en disant « Venez vivre votre passion dans un cadre exceptionnel et accueillant ».

En 2015, la course avait bien eu lieu mais avec un nombre de participants très restreint, loin des éditions de la première décennie des années 2000.



ARTICLES ASSOCIÉS

Projet Kélibia la Blanche: l’italien Going plie bagage

kelibia-hotel-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est la fin d’une époque à Kélibia. Le groupe touristique italien Going a rendu hier les clés de l’hôtel Kélibia Beach à son propriétaire initial. En cause, la chute des arrivées de touristes italiens qui constituaient l’essentiel de la clientèle de l’établissement.

Le groupe Going exploitait l’établissement depuis 2009 et avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les conditions difficiles qu’il traversait sur le marché (lire notre article sur le sujet). Ce même groupe reste cependant à Djerba sur l’hôtel L’Iliade « grâce à un effort consenti par le propriétaire de l’établissement » a appris Destination Tunisie.

L’hôtel Kélibia Beach (4 étoiles, 800 lits) avait ouvert ses portes en 2001 dans le cadre du grand projet nommé « Kélibia La Blanche » qui devait comporter initialement un second établissement, en l’occurence l’hôtel Bleu Marin de 500 lits. Cependant, ses travaux sont à l’arrêt depuis 2009 et seuls 60% ont été réalisés.

Ces deux hôtels appartiennent en réalité à un fonds d’investissement italien qui, au vu de la situation qui prévaut, a prévu de tenir un conseil d’administration au mois de mars prochain pour décider de la stratégie à adopter pour tout le projet « Kélibia La Blanche ». Et toutes les alternatives seront envisagées, à savoir vente du projet à autrui, sa location, ou encore l’introduction d’un nouveau partenaire pour injecter les fonds nécessaires à l’achèvement de l’hôtel Bleu Marin (on parle de 20 MD encore nécessaires), etc.

En tout état de cause, l’hôtel Kélibia Beach, qui n’avait pas ouvert ses portes durant toute la saison 2015 faute de clients, pourrait rouvrir dès le mois d’avril 2016 à destination de la clientèle locale tout au moins, en attendant de trouver une solution durable. D’autant que sa société propriétaire avait injecté en 2013 et 2014 plus de 2MD dans la rénovation des chambres.

Hédi HAMDI

Voir le Droit de réponse de la Société Kélibia La Blanche à propos de cet article.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

La CTN veut 186.000 voyageurs sur la ligne France-Tunisie en 2016

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Face à la chute considérable enregistrée en nombre de passagers de la France vers la Tunisie sur la flotte de la CTN (Compagnie tunisienne de navigation) en 2015, les responsables ont décidé d’appliquer cette année les mêmes tarifs de l’année précédente.

Selon une déclaration à la presse de Néjib Bayoudh, délégué de la CTN à Paris, le nombre de voyageurs de la France vers la Tunisie a été de 158.000 en 2015 par rapport à 172.000 en 2014. Cela se justifie par une dégradation du pouvoir d’achat ainsi que le choix des voyageurs qui préfèrent de plus en plus prendre l’avion.

Par ailleurs,ce même responsable a fait savoir que l’évolution de l’activité de la CTN était instable durant ces dernières années à cause des problèmes qu’a connus l’armateur français, l’ex-SNCM (Société nationale Corse Méditerranée) avec lequel la compagnie partageait le marché. Il est à rappeler, à ce niveau, que la SNCM a cessé ses activités début 2016 avec le transfert des actifs de la compagnie maritime au transporteur corse Patrick Rocca, qui a repris l’entreprise avec l’aval de l’Union européenne. Néjib Bayoudh a ajouté que pour cette raison, la CTN n’a aucune visibilité pour 2017.

En tout cas, malgré ce bilan mitigé et la conjoncture difficile, la CTN demeure optimiste, estimant pouvoir enregistrer cette année 186.000 voyageurs sur la ligne France-Tunisie. Les billets de la saison estivale seront mis en vente à partir du 19 du mois en cours.

Dans le but d’augmenter les ventes des billets et de séduire le plus grand nombre possible de voyageurs à prendre les bateaux de la compagnie, des promotions seront lancées lors de la haute saison sur certains départs vers la Tunisie a-t-il assuré.



ARTICLES ASSOCIÉS

Aéroport Enfidha : les responsables sur le qui-vive pour la grève

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les responsables de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet seront sur le qui-vive les 14, 15 et 16 janvier.

Pas pour fêter le 14 Janvier, mais plutôt parce que les employés de l’aéroport comptent entrer en grève, selon un préavis lancé par l’Union régionale du travail, pour protester le licenciement abusif de certains salariés de la société de restauration et catering, BTA, qui y opère.

À vrai dire, les mouvements de protestations ont été entamés depuis un bon bout de temps par les employés licenciés. Un sit-in de trente personnes environ est observé dans le hall de l’aéroport depuis plus de deux semaines. À partir du 5 janvier, les sit-inneurs sont carrément entrés en grève de la faim.

Il est à rappeler que la société en question a expliqué, dans un communiqué, les raisons pour lesquelles elle a pris la décision de réduire le nombre de son personnel: la baisse du trafic au niveau de l’aéroport depuis plusieurs mois  a poussé BTA à mettre au chômage technique un bon nombre d’employés.

La société a affirmé, par ailleurs, qu’elle compte indemniser ces employés selon la règlementation en vigueur. Quoi qu’il en soit, ces explications n’ont pas eu d’écho favorable auprès des employés qui continuent à bloquer les activités de la société.



ARTICLES ASSOCIÉS

Basse saison oblige, les compagnies aériennes rasent les prix

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les compagnies aériennes surfent sur la vague de l’hiver. Passés les pics de grands départs, elles profitent du creux de janvier pour pousser leurs passagers à partir en voyage ou à réserver dès à présent pour les mois à venir.

Tunisair a entamé sa campagne promotionnelle le 11 janvier avec des offres sur son site Internet mais aussi auprès de ses agences de voyage partenaires. Cette période de « soldes » s’étend jusqu’au 24 janvier. Les avantages découlant des billets achetés jusqu’à cette date donneront la possibilité de voyager jusqu’au 17 mars.

La compagnie publique met en relief son « tarif unique » de 369 dinars (hors frais de services) vers ses principales destinations européennes et le Moyen-Orient.

Cependant, ces offres sont soumises à condition. Par exemple, la période minimum de séjour est de 3 jours ou une nuit de samedi et dimanche sur place. De même que la durée de séjour ne peut excéder 15 jours à l’étranger. A souligner que ces billets ne sont pas remboursables et qu’ils sont soumis à des pénalités en cas de changements de date par exemple (100 dinars avant le départ de Tunis et 150 dinars si vous ne vous êtes pas présenté au départ. Dans le sens retour, la pénalité est respectivement de 60 et 100 euros).

Les promotions sont également valables au départ des principales destinations de Tunisair à l’étranger.

Des miles et des cadeaux pour séduire

Autre compagnie à faire des promotions au départ de Tunis, Qatar Airways. Les réservations faites avant le 17 janvier permettent des réductions en classes Economique et Affaires. La période de voyage s’étend du 19 janvier au 15 décembre 2016. Par exemple, un Tunis-Bangkok est proposé en classe Economique à 1426 dinars par personne et à 2452 dinars pour 2 passagers voyageant ensemble.

Le transporteur qatari fait miroiter la possibilité de gagner 3 fois plus de miles et promet 150 cadeaux (nuits d’hôtels, bons de réductions location de voiture…) par jour pendant 7 jours.

Chez Emirates, les « offres spéciales » ont débuté le 5 janvier et durent jusqu’au 18 du même mois. Les tarifs tout compris en classe Economique au départ de Tunis vers Doha sont proposés à partir de 932 dinars. Vers Dubaï ils sont proposés à partir de 943 dinars, vers Bangkok à 1541 dinars, vers Delhi à 1421 dinars, vers Guangzhou (Canton en Chine) à 1361 dinars, vers Hong Kong à  1397 dinars. Les billets sont aussi accessibles dès 1488 dinars vers Kuala Lumpur et à partir de 1547 vers Phuket. Pour bénéficier de ces tarifs, la période de voyage est limitée entre le 13 janvier et le 15 juin 2016.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Nouvelair abandonne le Terminal 2 de Tunis-Carthage

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La compagnie privée Nouvelair a annoncé hier qu’elle avait pris la décision de changer de terminal à Tunis-Carthage. A compter du 19 janvier, tous ses vols se feront désormais sur le Terminal 1.

« Ce changement s’inscrit dans le cadre de la quête permanente de la compagnie Nouvelair à fournir toujours plus de proximité et de confort à ses passagers. Ceux-ci pourront ainsi profiter des différentes commodités tels que les banques, la poste, les boutiques, la restauration, le free-shop » a expliqué la compagnie dans un communiqué.

Cette décision a surpris plusieurs observateurs dans la mesure où Nouvelair avait fondé toute sa communication concernant ses vols réguliers sur le Terminal 2, mettant en avant la taille réduite de ce dernier, permettant des procédures rapides.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Les agences de voyages votent le bras de fer contre l’administration

voyages-agences-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les agences de voyages laissent éclater leur colère face à ce qu’elles qualifient « d’inertie de l’administration ».

Lors d’une assemblée générale exceptionnelle qui s’est déroulée ce samedi sous la houlette de leur syndicat professionnel de tutelle, la FTAV, elles ont décidé de mener leur combat jusqu’au bout pour défendre leurs intérêts et utiliser tous les moyens légaux pour mettre la pression sur les autorités dans le but de sauver un secteur présenté comme « au bord de la faillite ».

Cette rencontre a vite affiché la couleur et a abouti sur une batterie de recommandations déterminant la nouvelle politique de la fédération à l’égard des différentes administrations publiques en général et de celle du Tourisme en particulier. En présence de 436 agents de voyage venus de toute la Tunisie, les travaux ont démarré en présence du directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Abdellatif Hammam, et de tout le bureau directeur de la FTAV.

Les interventions ont été houleuses. Au menu, les dossiers de l’Outgoing, les voyages de la Omra et du Hadj, les sociétés de services, la SNR (Sociétés nationale des Résidences ou « Montazah Gammarth »), les restrictions de la BCT face aux voyages de l’Outgoing, le circuit parallèle, l’image du tourisme tunisien à l’étranger, le rôle du ministère de tutelle, etc.

Le ministère du Tourisme pointé du doigt

Dès l’entame des travaux, la tension est montée d’un cran dans la salle qui a dénoncé « l’inertie du ministère du Tourisme face à certains dossiers urgents ». Les intervenants ont particulièrement mis l’accent sur les promesses non tenues de la ministre du Tourisme, concernant notamment les mesures de soutien annoncées au profil du secteur au lendemain des attentats de Sousse.

Pour les agents de voyage, la dernière décision prise en conseil ministériel concernant l’attribution de 50% des dossiers de Omra à la SNR a constitué la goutte ayant fait déborder le vase. « Les problèmes des agents de voyage sont nombreux et divers. L’absence d’une volonté politique permettant de faire sortir le secteur de l’ornière fait du tort aux agents de voyage. Il s’agit surtout de l’énorme gap entre la prise des décisions et leur application. On est en train de perdre du temps lors d’une conjoncture très difficile et très compliquée », ont-ils regretté.

La FTAV a considéré, ainsi, que les autorités étaient en train de tenter de faire avaler la pilule aux agents de voyage, en leur donnant des promesses sans les tenir réellement. Par ailleurs, les intervenants n’ont pas caché leur mécontentement face à l’absence physique de la ministre du Tourisme à cette assemblée générale. « La solidarité l’oblige normalement d’être présente lors de ce rendez-vous important afin de pouvoir comprendre les profonds problèmes des professionnels ».

L’organisation des voyages de Omra

Les agents de voyage ont expliqué que l’organisation des voyages de Omra est devenue vitale pour certains d’entre eux afin de pouvoir survivre. « A cause de cette crise qui frappe de plein fouet le secteur du tourisme, toutes les agences de voyage veulent travailler aujourd’hui le créneau de Omra. Des agences de voyage qui n’ont jamais pensé à enter dans ce créneau se trouvent aujourd’hui obligées de le faire. Certains agents ont dit qu’ils pourraient accepter la décision portant sur le partage des voyages de Omra entre les agences de voyage et la SNR à condition que les autorités libèrent aussi les voyages du Hadj.

Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV (à g.) et Abdellatif Hammam, directeur général de l'ONTT.

Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV (à g.) et Abdellatif Hammam, directeur général de l’ONTT.

Un quota supplémentaire, mais encore insuffisant

Concernant le sujet d’accorder aux agences de voyage un quota supplémentaire de devises pour l’organisation de voyages à l’étranger à l’intention des Tunisiens, la FTAV a considéré que le fait de refuser de le faire pousse les agences de voyage à travailler hors la loi. « La décision de la Banque centrale d’accorder un quota supplémentaire de 5 millions de dinars aux agences de voyage au titre de 2015 pour l’organisation des voyages dits Outgoing ne va pas résoudre le problème, puisque les agents ont des engagements à honorer d’environ 12 millions de dinars au titre de l’année 2015. D’ailleurs, la BCT a pris la décision d’accorder ces 5 millions de dinars supplémentaires depuis décembre 2015, mais rien n’a été avancé jusque-là », expliquent-ils.

Pour apaiser les esprits, Abdellatif Hammam a affirmé que le chef du gouvernement a décidé de tenir inchangée la procédure en vigueur et relative aux voyages de Omra adoptée en 2015. Cette décision a été jugée insuffisante par les agences de voyage « tant que le chef du gouvernement ne l’a pas signée ».

Feuille de route 2016

Le directeur général de l’ONTT a promis, par ailleurs, que l’année 2016 sera le début d’une relance du tourisme, tout en mettant en exergue les difficultés par lesquelles passent les pays émetteurs, surtout l’Union européenne, empêchant une relance rapide. « Les choses ne vont pas être faciles et la relance demandera de déployer beaucoup d’efforts. Certains pays européens exercent des politiques agressives pour développer le tourisme interne aux dépens de celui extérieur », avance-t-il.

Plus de 400 agents de voyages ont fait le déplacement de toute la Tunisie pour assister à l'assemblée générale exceptionnelle de leur corporation organisée à l'initiative de la FTAV.

Plus de 400 agents de voyages ont fait le déplacement de toute la Tunisie pour assister à l’assemblée générale exceptionnelle de leur corporation organisée à l’initiative de la FTAV.

A cela s’ajoute, selon ses propos, que le gouvernement a adopté une politique de promotion drastique, en réduisant le budget de 2016 à 53 millions de dinars seulement contre 70 millions de dinars en 2015. Pour lui, les priorités des réformes concernent principalement la restructuration du secteur et la résolution du problème de suremploi de l’ONTT. « Le nombre de ses employés est passé de 1100 en 2010 à 1400 actuellement pour des raisons bien connues et purement politiques », a-t-il dit. M. Hammam a ajouté que son département œuvre aussi à diversifier les produits destinés au tourisme interne et au tourisme d’affaires qui résistent encore aujourd’hui, en organisant chaque année un événementiel majeur permettant de promouvoir ce marché.

En parallèle, l’ONTT compte travailler davantage sur le marché algérien. Un accord avec l’Algérie pour renforcer le nombre de vols par semaine a été récemment signé, passant ainsi de 14 à 42 vols. L’idée est de donner la possibilité aux Algériens qui habitent à l’Ouest de l’Algérie de venir directement en Tunisie sans avoir besoin de passer d’autres villes. Il a rappelé, dans le même contexte, qu’une autre initiative a été lancée pour conquérir le marché chinois et celui irakien. Quant au sujet de la promotion de la destination tunisienne, le directeur général de l’ONTT a précisé que la communication sera réorientée plus vers le digital puisque l’affichage urbain n’a pas porté ses fruits. De plus, une décision a été prise pour réduire le nombre des marchés sur lesquels travaille l’ONTT.

Recommandations de l’AGE

In fine, les agents de voyage ont passé certaines revendications au vote. Il s’agit, d’abord, de faire appel auprès du Tribunal administratif à chaque fois où une décision risquerait de desservir le secteur. La FTAV a, en outre, revendiqué la libéralisation du Hadj, ainsi que la libéralisation totale de la Omra. De plus, les agences ont recommandé de militer pour que les dossiers de Omra ne soient signés que par le ministère du Tourisme. La révision du cahier des charges a été aussi recommandée, en vue de couper les ponts face aux sociétés de services qui constituent un circuit parallèle étouffant les agences de voyage.

Il s’agit également de boycotter la SNR et de radier de la FTAV tout agence qui travaillerait avec cette société, en justifiant cette décision par les services médiocres rendus par la société en question qui salissent l’image du tourisme et des professionnels. Après l’AGE, les agents de voyage se sont déplacés pour protester devant le ministère du Tourisme, annonçant ainsi qu’une nouvelle politique plus « agressive » sera dorénavant menée par la FTAV pour préserver les intérêts de la profession.

Esser

Ulcéréres par les conditions par lesquelles passe leur secteur, les agences de voyage sont allées manifester devant le siège du ministère du Tourisme ce samedi 9 janvier.

Ulcéréres par les conditions par lesquelles passe leur secteur, les agences de voyage sont allées manifester devant le siège du ministère du Tourisme ce samedi 9 janvier.



ARTICLES ASSOCIÉS

Yacine Boularès : Embarquement immédiat pour le Jazzy-Land !

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Installé à New York, Yacine Boularès conjugue le jazz à l’improvisation de l’indicatif. Un jour, il écoute l’album « Crescent » de John Coltrane, et c’est la révélation. Alors étudiant en Philosophie (à la Sorbonne à Paris), il décide de faire ses gammes sur un instrument à vent au lieu du traditionnel sofa pour transmettre ses émotions. Il intègre le prestigieux Conservatoire national supérieur de musique de Paris (CNSMDP) et la New School for Jazz à New York, entouré de musiciens virtuoses. La chance est au rendez-vous avec le saxophoniste Jacques Schwartz Bart qui aura un ascendant non négligeable et qui l’aidera beaucoup à synthétiser les influences africaines, orientales et jazzy de Yacine Boularès. En solo ou en combo, tout va crescendo pour ce Franco-Tuniso-saxo puisqu’il joue, compose et arrange pour le groupe mythique de la musique haïtienne Tabou Combo, Martino Atangana, Jojo Kuo, ou encore pour le dernier album de Placido Domingo. Ne craignant pas les trous d’air, il nous invite à élargir notre horizon musical en un souffle et sans bémol. Rencontre exclusive pour Tunisair Express.

Vous rappelez-vous de votre premier voyage ?
Je ne m’en souviens pas, mais mon premier voyage a été un Paris-Tunis à l’âge d’un mois (Rires)… En revanche, je me souviens de tous ceux qui suivirent. Et chaque été sonnait la libération d’avoir attendu un an avant de pouvoir passer deux mois de vacances en Tunisie. Retrouver mes meilleurs amis, ma famille. Je ne pouvais rêver mieux à cet âge là !

Pour vous, voyager représente quoi ?
Voyager, c’est une inévitable transformation. C’est accepter d’abandonner toutes préconceptions, de se laisser surprendre et d’apprendre de la culture locale. J’étais récemment à Praia au Cap Vert où ce fut une magnifique leçon de vie, de musique, de tolérance et de patience.

Le pays ou la ville qui vous a le plus marqué(e) ?
Le Japon. J’y suis allé cinq fois. En tournée ou avec ma femme. A chaque fois, c’est le dépaysement absolu ! Tout d’abord la langue, j’ai beau avoir quelques notions de japonais, je n’ai aucune idée de ce qui se dit autour de moi. La langue ne laisse aucun repère auquel je puisse me raccrocher. Cela crée une sorte de mur invisible qui me met dans une position d’étrangeté absolue, loin de tout, observateur. Ensuite, la notion de respect de l’autre. Au Japon, la communauté passe avant l’individu et c’est une chose merveilleuse. A ce sujet, j’ai une anecdote très anodine mais révélatrice: lors de mon premier voyage avec ma femme, nous avions pris l’avion depuis New York. Un couple, avec son nourrisson, s’était assis à côté de nous pour ce qui allait être un vol de 14 heures. Le père est allé voir tous les passagers de l’avion et s’est, à l’avance, excusé pour les futurs désagréments sonores que pourraient causer son bébé. Cela prouve à quel point le respect de l’entourage est primordial.
Enfin, il y a cette beauté propre à ce pays que l’on trouve dans tous les détails : rien n’y est jamais laissé au hasard. Les Japonais mettent toute leur fierté dans un geste bien accompli. La beauté d’une assiette bien présentée, d’une calligraphie, d’un jardin parfaitement pensé. Chaque individu, chaque objet est traité avec le respect qu’il mérite avec, toujours, ce même souci de perfection.

Une fois assis dans l’avion, que faites-vous pour vous occuper ?
Je me mets immédiatement à l’aise avec mes écouteurs antibruit pour écouter de la musique ou bien pour composer sur mon ordinateur.

Combien de pays avez-vous visité ?
Une quarantaine : Autriche, Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne, Jersey, France, Royaume-Uni, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Suède, Vatican, Liechtenstein, Monaco, Canada, Costa Rica, Haïti, Porto Rico, USA, Aruba, Dominique, Curaçao, Surinam, Maroc, Cap Vert, Chine, Taiwan, Malaisie, Singapour, Japon, etc.
J’ai été particulièrement marqué par un concert au milieu de la forêt amazonienne au Surinam, par la joie de vivre des Capverdiens, par la diversité culturelle de Singapour, notamment leur fameux « food-courts » où, pour quelques dollars, on mange les meilleures spécialités d’Asie du Sud-Est.

Votre destination rêvée ?
Je rêve d’aller voir le grand Canyon pour son gigantisme, de visiter le Mali et le Cameroun où je puise beaucoup d’inspirations musicales, et d’observer la planète Terre depuis la Lune. Ce sera bientôt possible, non?

Quel genre de voyage préférez-vous? Shopping ? Aventure ? Découverte ?
Je suis clairement plus sensible à la découverte. La première chose que je fais en arrivant dans un nouveau pays est de me mettre à table (loin de l’hôtel) au propre comme au figuré. Discuter, échanger tout et n’importe quoi avec des inconnus autour d’un verre et d’une spécialité locale est la meilleure manière de découvrir leur culture.

Qu’est-ce que vous n’oubliez jamais de mettre dans votre valise ?
Un bon livre. En tournée, je passe 50% de mon temps dans les transports, 30% de mon temps à attendre et 20% sur scène ou en répétition. Il faut donc s’armer de patience et, à mon goût, seule la lecture procure le pouvoir d’arrêter ou d’accélérer le temps.

Votre plus beau souvenir de voyage ou anecdote ?
C’est difficile de choisir mais j’ai été particulièrement marqué par Kyoto et le Temple des 1001 Bouddhas, Sanjusangendo, dont le bâtiment s’avère être la plus longue construction en bois du Japon avec ses 120 mètres. Très impressionnant !

A part le saxo, quelle est votre autre passion ?
La cuisine! J’adore cuisiner français, tunisien, japonais… Un jour, j’espère pouvoir prendre part de près ou de loin à une aventure gastronomique.

Projet ou rêve qui vous tient à cœur?
J’ai la chance de vivre de ma passion et chaque jour est véritablement un don. J’espère que cela va continuer ainsi en multipliant les occasions de partager ma musique.



ARTICLES ASSOCIÉS

La FTAV décide de saisir le Tribunal administratif

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La Fédération tunisienne des agences de voyage (FTAV) a décidé de faire appel auprès du Tribunal administratif pour annuler la décision du ministère des Affaires religieuses attribuant le droit à la société des Services nationaux et des résidences (SNR) [communément appelée « Montazah Gammarth »], de traiter 20.000 dossiers de pèlerins au détriment des agences de voyage privées.

La FTAV, qui milite pour la libéralisation totale du marché de la Omra et du grand pèlerinage, se retrouve par conséquent aujourd’hui face à une situation très délicate qui l’a ramenée à la case départ.

Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV, a affirmé lors d’une déclaration à la presse, qu’aucun agent de voyage ne va accepter de travailler avec la SNR. « La décision du ministère des Affaires religieuses mettra en péril le sort des agences de voyage et va les étouffer, surtout que le secteur du tourisme et de voyages passe par une crise profonde !», s’est-il exclamé.

Le président de la FTAV a rappelé, dans le même contexte, que les agences de voyage appliquent la loi de 1973 et le cahier des charges des agences de voyage rectifié en 2006. L’intervention du ministère des Affaires religieuses dans l’organisation des voyages de Omra et du pèlerinage n’a aucun sens et est anticonstitutionnelle a-t-il affirmé.

Il est à rappeler que les autorités avaient chaque année accordé un quota supplémentaire aux agences de voyage privées leur permettant d’organiser des voyages vers les Lieux Saints sans devoir passer par la société publique SNR. Cette décision avait permis de réguler le marché d’une part et d’améliorer très nettement les conditions de voyage et de séjour des pèlerins tunisiens en Arabie Saoudite.

La décision du ministère des Affaires religieuses tombée aujourd’hui vient donc de tout remettre en question.



ARTICLES ASSOCIÉS

Carnival Group exclut Tunis jusqu’à fin 2017

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le géant mondial des croisières Carnival Group, comptant une quinzaine de compagnies dont Princess Cruises,  Aida Cruises et Costa Croisières, a annulé tous ses accostages au terminal des croisières de La Goulette pour les années 2016 et 2017. « Nous ne figurons pas dans leur programme de 2016 et 2017. Quant à 2018, les programmes ne sont pas encore établis », regrette Maha Ben Slimane, responsable marketing auprès de la société GSC (Goulette Shipping Cruise).

La responsable rappelle que cette décision a été prise suite à l’attentat au musée du Bardo qui a touché principalement Costa Croisières, mais aussi à cause des attaques terroristes récurrentes enregistrées cette année dans le pays.

La société Goulette Shipping Cruise (GSC), exploitante du terminal des croisières, a essayé de fournir toutes les assurances sécuritaires nécessaires pour le retour du groupe, mais en vain. « Ces compagnies cotées en Bourse ne veulent pas ternir davantage leur image en programmant la Tunisie dans leurs prochains itinéraires. Ces armateurs sont très rigoureux. Ils préparent leur programme deux ans en avance. Ainsi, le changement de ces programmes est très difficile », affirme-t-elle.

MSC croisières prévoit un retour en novembre 2016

Quant au croisiériste MSC, Maha Ben Slimane indique qu’en septembre 2015, « nous avons relancé les pourparlers avec eux. Nous avons essayé de les convaincre de revenir fin 2015 en les informant que nous avions établi une batterie de mesures sécuritaires exceptionnelles pour assurer leur sécurité.

Malheureusement, l’événement sanglant qui a touché le bus présidentiel ainsi que les attentats parisiens ont poussé MSC à repousser encore une fois son retour programmé en avril 2016 », dit-elle. L’armateur a informé GSC qu’il avait entamé la commercialisation de la destination tunisienne, mais que cela avait engendré beaucoup d’annulations.  Le retour de MSC Croisières serait toutefois prévu pour novembre 2016. « Cela n’est pas encore sûr, puisque tout demeure conditionné par la stabilité sécuritaire », souligne-t-elle.

Chérifa Ben Salem, directrice des relations extérieures à l’OMMP (Office de la marine marchande et des ports) a appelé pour sa part toutes les parties prenantes à renforcer la participation de la Tunisie sur les événements internationaux pour que la destination ne soit pas oubliée. « Les croisiéristes aiment la Tunisie et considèrent que leurs itinéraires ne sont rentables qu’en programmant une escale en Tunisie. Mais cela ne veut pas dire qu’ils vont risquer la vie de leurs clients », conclut-elle.

Esser

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Un architecte prend les rennes du ministère du Transport

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Dans le cadre du remaniement ministériel intervenu aujourd’hui au sein du gouvernement, Anis Ghedira a été nommé ministre du Transport en remplacement de Mahmoud Ben Romdhane qui a hérité du porte-feuille des Affaires sociales.

Anis Ghedira occupait jusqu’à présent le poste de secrétaire d’Etat chargé de l’Habitat auprès du ministère de l’Equipement.

Né à Monastir en 1974, il est architecte de formation et appartient au parti Nidaa Tounes.



ARTICLES ASSOCIÉS

Le terminal de croisières de la Goulette sur le point de sombrer, on fait patienter le repreneur

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Goulette Shipping Cruise, la société qui gère le terminal de croisières de la Goulette, qui fait partie des sociétés confisquées après la révolution et actuellement sous la houlette d’Al Karama Holding, rencontre depuis l’attaque terroriste du Bardo de grandes difficultés financières. L’annulation de tous les accostages de navires de croisières depuis cette date a enfoncé la société dans une crise financière critique.

Pis encore, aucune issue ne se profile à l’horizon tant que les armateurs n’ont pas annoncé leur retour en Tunisie. Le sort de GSC demeure donc inconnu puisque ses activités sont totalement à l’arrêt. Cependant, Al Karama Holding continue à honorer les engagements financiers de la société mais avec l’argent du contribuable, sans tenter de trouver une solution sérieuse à la situation qui prévaut. D’ailleurs, Al Karama Holding s’engage actuellement à rembourser un crédit international obtenu par GSC.

La question que se pose actuellement est de savoir si la cession de la société à autrui n’aurait pas été la solution idoine. D’autant qu’une offre et non des moindres aurait été reçue.

Des Turcs intéressés

Le groupe d’investisseurs turc GPH (Global Ports Holding), qui gère plusieurs terminaux de croisière en Turquie et en Europe, dont notamment le terminal de Barcelone et celui de Lisbonne, est intéressé aujourd’hui par le Port de croisière de la Goulette dans le but de développer ses réseaux et diversifier ses produits offerts aux armateurs.

L’intérêt du groupe turc pour la Goulette ne date pas d’hier. En 2012, ce même GPH avait manifesté au gouvernement en place son ambition d’acquérir le port sous forme de concession. Le gouvernement avait alors rejeté l’offre jugée en deçà des attentes.

Depuis, le sujet n’a refait surface qu’en 2015 où, selon des sources bien informées à l’OMMP (Office de la marine marchande et des ports) et auprès de la société GSC, le groupe aurait réitéré son intention d’acquérir le terminal de croisières. Cette fois, les investisseurs turcs, pour convaincre Al Karama, aurait promis de persuader les armateurs de revenir en Tunisie.

Selon les mêmes sources, le gouvernement et Al Karama Holding auraient répondu qu’« ils allaient étudier la proposition des Turcs ». Cependant, aucun signe, jusque-là, ne prouve qu’ils comptent prendre au sérieux l’offre de GPH, surtout que la législation interdit de conclure des contrats de concession de gré à gré, les concessions ne pouvant être cédées que sous forme d’appels d’offres. En d’autres termes et en l’état actuel des choses, le terminal de croisières reste dans une situation d’enlisement total qui pourrait l’amener à sombrer totalement.

Esser  



ARTICLES ASSOCIÉS

Daphne Hotels: fin de la mésaventure en Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La chaîne Daphne disparait du paysage hôtelier tunisien. D’origine turque, elle s’était implantée à l’été 2014 sur le marché avec 4 hôtels qu’elle avait pris en location: le Bahia Beach à Yasmine Hammamet, le Miramar Golf à El Kantaoui, le Monastir Center et le Chiraz à Skanès Monastir (lire notre article lors de l’implantation de l’enseigne).

Dirigée par Mehmet Kaplan, la société Defne Hotels Management, créée en Tunisie pour la gestion des établissements en location, a cessé ses activités après avoir rétrocédé les hôtels à leurs sociétés propriétaires respectives non sans certains accrocs, s’agissant de ruptures de contrats avant l’échéance convenue.

Du côté de Daphne Hotels, on estime que la situation actuelle est consécutive à la conjoncture qui sévit sur le marché tunisien et à la chute des arrivées touristiques. La chaîne aurait été d’autant plus touchée qu’elle était adossée à un T.O turc opérant sur le marché hollandais mais dont les activités seraient aussi à l’arrêt.

© Destination Tunisie

Lire aussi:

Dessole en Tunisie a commencé à plier bagages



ARTICLES ASSOCIÉS

Aéroport Tunis-Carthage: le traumatisme avant d’embarquer

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Que ne ferait-on pas au nom de la sécurité ? 1h à 1h30 de queue par exemple rien que pour accéder à l’intérieur de l’aéroport Tunis-Carthage pour prendre son avion. La scène se répète à chaque période de pointe, au début ou à la fin des vacances.

Certes la sécurité n’a pas de prix, mais le passager doit-il subir tous ces tracas parce que seuls les accès au niveau du rez-de-chaussée sont ouverts ? Les queues interminables qui s’étendent jusqu’au niveau du parking sont la conséquence du peu de matériel de contrôle des bagages à l’entrée de l’aérogare.

Selon certains témoignages dignes de foi, plusieurs passagers, arrivés pourtant 2h avant le décollage de leur avion, ont raté leur vol car l’enregistrement était déjà terminé quand ils ont enfin pu rentrer dans l’aéroport et monter ensuite au premier étage.

Les 4 postes d’inspection filtrage (un 5e serait en préparation) sont donc, de loin, bien inférieurs aux besoins réels de l’aéroport et pour en fluidifier l’accès autant que possible, sans toutefois remettre en question les procédures de sécurité.

Beaucoup parmi les passagers ayant transité par Tunis-Carthage ce week-end ou celui marquant le début des vacances scolaires il y a 15 jours associent leur accès à l’aéroport comme un véritable traumatisme. Sans parler des enfants en bas-âge et des personnes âgées qui n’ont pas la capacité de rester debout longtemps.

Les autorités sont donc pointées du doigt pour n’avoir pas su anticiper sur la demande existante, sachant encore que le nombre de voyageurs demeure très restreint par rapport aux années passées pour cause de crise économique et de « disparition » des touristes étrangers.

L’OACA, exploitant de l’aéroport, est dans le collimateur. Mais la responsabilité de la sécurité ne lui incombe finalement pas. C’est le ministère de l’Intérieur qui a la charge d’assurer la sécurité des lieux. A défaut d’équipements disponibles en nombre suffisant (et certainement aussi de personnel qualifié), le résultat est à la mesure du spectacle qui s’offre désormais régulièrement devant le bâtiment: un non-sens organisationnel affligeant. De quoi vous dégouter de voyager à vie.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Le soir du réveillon, le chef du gouvernement et le ministre de l’Intérieur au Mouradi Gammarth

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Visite surprise le soir du 31 décembre à l’hôtel El Mouradi Gammarth. Le personnel a eu droit à deux visiteurs inattendus, le chef du gouvernement, Habib Essid, et le ministre de l’Intérieur, Najem Gharsalli. Une visite d’inspection pour « s’enquérir des conditions adéquates offertes aux clients pour la soirée du nouvel an » a précisé la présidence du gouvernement au cours de la nuit. Mais une visite qui intervient au cours de l’une des nuits où tout le staff était mobilisé et les moyens sécuritaires déployés à leur maximum. En définitive, aucune surprise à l’horizon.

el mouradi Gammarthel mouradi Gammarth 2 el mouradi Gammarth 3



ARTICLES ASSOCIÉS

Helmi Hassine nouveau DCP Tunisair

helmi-hassine-DCP
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Helmi Hassine a été nommé directeur central du Produit à Tunisair à compter du 4 janvier 2016.

Il succède à Béchir Ben Sassi nommé directeur général de la compagnie Tunisair Express.

Helmi Hassine occupait jusqu’à présent le poste de Directeur du Revenue Management au sein de la compagnie.



ARTICLES ASSOCIÉS

Pour 2016, l’ONTT fait bouger ses commissaires régionaux

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’Office national du tourisme tunisien a décidé un mouvement dans le corps de ses commissaires régionaux au Tourisme qui a touché 7 postes qui seront effectifs à compter de l’année 2016.

Tout d’abord pour la région Tunis-Nord, c’est Anissa Ramoundi El Euchi qui a été nommée commissaire en remplacement de Fayçal Jebari muté dans les mêmes fonctions à Bizerte (à la place de Besma Ben Hamida).

A Tunis-Sud, c’est Leïla Tekaya qui a été nommée (à la place de Lotfi Souissi).

A Nabeul, Ezzeddine Grami remplace Wahid Ben Youssef en tant que commissaire pour la zone Nabeul-Hammamet.

Dans le sud, Anouar Chetoui, commissaire à Kébili et Mohamed Essayem, commissaire à Tozeur, permuttent leurs postes respectifs.

A Tataouine, l’ONTT ouvre un nouveau commissariat régional et y nomme Yasser Souf (qui exerçait jusqu’à présent en tant qu’inspecteur au commissariat de Kébili).



ARTICLES ASSOCIÉS

2015 : le désastre touristique en 4 actes

desastre-touristique-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Que retenir de l’année touristique 2015 ? Celle de l’avènement d’un nouveau gouvernement issu d’élections reconnues par la communauté internationale comme parfaitement transparentes ayant fait entrer la Tunisie dans le cercle des démocraties internationales?

Celle d’un Prix Nobel de la Paix attribué à la surprise générale mais qui aurait dû servir le tourisme et son image ? Il n’en est rien. Car la Tunisie aura finalement vécu le pire des scénarios pour une destination touristique : 3 attentats dont 2 visant directement des touristes.

Acte 1 : au musée

Dans l’argumentaire utilisé jusque-là dans la promotion touristique, on se prévalait d’être une destination « safe ». A partir de janvier 2011, on s’est rabattus sur la notion de révolution interne sans qu’un touriste étranger n’ait jamais été inquiété. Mais l’argument s’est effondré un certain 18 mars 2015, quand 21 malheureux croisiéristes ont payé de leur vie leur soif de découvrir l’un des hauts lieux de l’Histoire de la Tunisie, le Musée du Bardo, sous les balles de terroristes. Conséquence pour le tourisme : plus aucun bateau de croisières n’est revenu jeter l’ancre au port de la Goulette depuis ce jour funeste.

Acte 2 : sur la plage

A la suite de cela, on a brandi la thèse de l’acte isolé, en engageant dans la foulée une campagne de communication internationale très approximative reposant sur un message décliné dans toutes les langues : « cet été, je vais en Tunisie ». Durant 3 mois, le slogan a été utilisé à toutes les sauces, misant encore sur l’estime qui prévalait à l’égard du pays et de son tourisme… jusqu’à un certain 26 juin 2015 qui a ôté la vie à 40 touristes qui ne demandaient qu’à bronzer tranquillement au bord de la plage de leur hôtel à Sousse. Ce fut le coup de grâce pour le tourisme balnéaire.

Il n’en fallait pas plus en effet pour que la pyramide touristique bâtie pendant près de 6 décennies, en équilibre précaire depuis 2011, ne finisse de s’effondrer presque totalement.

Acte 3 : sur l’avenue

Le 3e attentat qui a frappé la Tunisie n’a pas touché directement des touristes mais c’est tout comme. Sur l’un des axes principaux de la capitale, il visait certes la garde présidentielle, mais il a également frappé de plein fouet le tourisme à Tunis dont le secteur du tourisme d’affaires se prévalait d’avoir été quelque peu épargné par la conjoncture.

Conséquence immédiate : annulation de nombre de congrès et séminaires, non seulement nationaux mais aussi internationaux, outre les innombrables annulations de réservation dans les hôtels du grand-Tunis. Sans parler de l’émoi provoqué dans le pays et bien au-delà pour les 12 vies ôtées injustement.

Acte 4 : la facture

Conséquence économique de ces actes, les arrivées touristiques en Tunisie ont chuté au cours de l’année 2015 de plus de 25% toutes nationalités confondues. Les chiffres officiels de l’ONTT (quasiment définitifs arrêtés le 20 décembre), révèlent que les Européens ont baissé de moitié par rapport à 2014 avec 1.288.891 touristes contre 2.770.290 en 2014 et 3.748.208 en 2010, dernière année de référence utilisée par le secteur.

Les marchés dits traditionnels se sont bien évidemment effondrés, notamment le marché français puisque les arrivées en provenance de l’Hexagone n’ont pas franchi la barre des 500.000 touristes, alors qu’elles avaient été à la même époque en 2010 exactement 1.358.000.

Le marché allemand a également reculé de 35,1% en un an avec à peine 217.000 touristes. Le marché anglais, après un très bon début d’année, a finalement régressé de 50% uniquement pour s’arrêter net à 207.000 touristes avant l’attentat de Sousse qui aura mis un terme aux voyages des Britanniques vers la Tunisie.

Ces chiffres sont toutefois loin de refléter la réalité puisqu’ils prennent en considération le premier semestre de l’année qui avait enregistré de très bons résultats malgré tout. A ce titre, ce qui s’est passé sur le marché italien est parfaitement révélateur de la tendance qui a prévalu lors de la seconde moitié de l’année. Connu pour être un marché presque exclusivement concentré sur les 3 mois d’été, les arrivées d’Italiens se seront effondrées de 67% avec, uniquement 82.000 touristes enregistrés toute l’année (après avoir été près de 350.000 en 2010)!

A la fin de l’année 2015, le constat est d’autant plus accablant que l’état du booking pour 2016 sur les marchés traditionnels est tout simplement dramatique à telle enseigne que certains professionnels du secteur ne donnent pas cher de leur peau pour la nouvelle année.

Hédi HAMDI



ARTICLES ASSOCIÉS

A compter de 2016, la Russie en chasse contre les opérateurs touristiques turcs

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est un véritable coup de massue qui s’abat sur les opérateurs touristiques turcs et même les personnes physiques : les autorités russes ont officiellement annoncé le 29 décembre 2015 avoir décidé d’interdire « les organisations contrôlées par les citoyens turcs et/ou des organisations sous la juridiction de la Turquie à compter du 1er janvier 2016 ».

Parmi les secteurs concernés, figurent les « activités des agences de voyage et autres organisations, la fourniture de services dans le secteur du tourisme et l’activité des hôtels » et, de facto, les tour-opérateurs qui sont exclus du « Registre fédéral des voyagistes ».  Il s’agirait, selon un communiqué officiel, de « mesures pour assurer la sécurité nationale de la Fédération de Russie et la protection des citoyens russes contrer les activités illégales et criminelles (sic!)».

En tête des entreprises turques interdites, le groupe Pegas qui compte pas moins de 12 filiales en Russie. En tout, 18 tour-opérateurs turcs vont se voir bannis de toute activité sur le territoire russe.

Ces sanctions sont la conséquence de la destruction par l’armée turque d’un avion militaire russe à la frontière avec la Syrie.

La Russie était le deuxième marché émetteur de touristes pour la Turquie avec 4,3 millions de visiteurs en 2014. La Turquie aurait déjà perdu 4,4% des revenus provenant du tourisme, soit près de 12 milliards de dollars à la fin du troisième trimestre de 2015, selon des journalistes de France TV.

En attendant, plusieurs destinations touristiques ont mesuré l’importance d’une telle situation et ont déjà mis en œuvre plusieurs actions pour séduire le marché. En tête des pays qui pourraient récupérer le filon, l’Italie et Israël, voire également le Maroc qui a mis les bouchées doubles pour séduire les autorités russes.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Pour la fin d’année, Tozeur brille de 1000 feux

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La ville de Tozeur ainsi que la palmeraie ont été éclairées de 1000 feux à l’occasion du Festival des Oasis, une animation qui sera maintenue pendant la période des vacances de fin d’année, dans cette région désertée par les touristes étrangers mais toujours prisée par les touristes locaux.00 1 2 2a 2b 2c 2e 4 5 6

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Les Yamakasi font le tour de la Tunisie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Belle vidéo promotionnelle en faveur du tourisme que celle réalisée par les Yamakasi en Tunisie avec le soutien de l’ONTT.
Les Yamakasi sont un groupe de jeunes ayant fondé un nouvel « art du déplacement » très athlétique et qui ne laisse personne indifférent. Ils se sont fait filmer sous tous les angles à Sidi Bou Saïd, Carthage mais aussi sur plusieurs parmi les plus sites historiques du pays, du Kef à Tozeur.
L’initiative est à mettre à l’actif de Zied Chergui et la chorégraphie à Malik Diouf, l’un des co-fondateurs de Yamakasi.



ARTICLES ASSOCIÉS

Voyages à l’étranger : la BCT refuse toute rallonge en devises

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) n’est pas disposée à accorder aux agences de voyage un quota supplémentaire de devises pour l’organisation de voyages à l’étranger à l’intention des Tunisiens. Dans un communiqué rendu public hier, la BCT est montée au créneau affirmant qu’« en application de l’article premier du code des changes interdisant toute prise d’engagement dont découle -ou pourrait découler- un transfert en dehors du cadre de la liberté, la BCT ne peut-elle autoriser des transferts irrégulièrement engagés ».

Cette réaction intervient suite à la dernière campagne médiatique engagée par les professionnels de l’out-going qui tiraient la sonnette d’alarme face au blocage par la BCT de leurs virements en devises destinés à régler leurs fournisseurs à l’étranger (lire notre article sur le sujet).

Affirmations et démentis

La Banque Centrale de Tunisie précise dans ce même communiqué que « tout en étant dans son rôle de gestionnaire des ressources en devises qui se font de plus en plus rares eu égard à la conjoncture difficile, elle ne fait que respecter la décision du conseil ministériel de décembre 2014 qui a relevé ledit quota à 20 millions de dinars au titre de l’année 2015 ».

Au niveau de la Commission chargée de l’out-going au sein de la FTAV, on se dit d’autant plus stupéfaits face à la réaction de la BCT que celle-ci a affirmé dans ce même communiqué l’avoir informée « contre toute prise d’engagements au-delà de l’enveloppe allouée ». Or, la FTAV se dit au contraire n’avoir jamais été tenue au courant du niveau de dépenses des agences de voyage depuis le début de l’année.

Un dialogue de sourd entre les deux parties qui pourrait prendre fin lorsque la fameuse étude engagée par le ministère du Tourisme concernant le dossier de l’outgoing sera achevée et rendue public. Mais dans les coulisses des agences, on ne cache pas son scepticisme quant à la pertinence des conclusions sur lesquelles elle débouchera.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Traveltodo lance une nouvelle génération d’agences

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’agence de voyages Traveltodo a inauguré hier son 30e point de vente en Tunisie situé au Centre urbain nord à Tunis. Il s’agit, selon Tarek Lassadi, directeur général de la société, d’une agence ultra-connectée qui inaugure une nouvelle génération de points de vente.

agence traveltodo

Sur 121 m², la nouvelle agence Traveltodo est équipée par exemple d’une table tactile connectée qui permet aux conseillères-voyages de présenter les différents produits à leurs clients.

table-connectée-traveltodo

 

Tarek Lassadi a souligné, lors de l’inauguration de la nouvelle agence, que pour ses 10 ans d’existence, Traveltodo allait terminer l’année avec une croissance significative et un chiffre d’affaires atteignant les 25 MD. « Nous voulons donner de l’espoir à ceux qui, éventuellement, n’en auraient plus dans le contexte actuel » a déclaré le patron de l’agence, soulignant qu’il avait choisi la voie « de l’innovation pour toujours aller de l’avant ».

Tarek Lassadi, fondateur et directeur général de Traveltodo.

Tarek Lassadi, fondateur et directeur général de Traveltodo.

Selon le même concept, Traveltodo terminera l’année par l’ouverture d’un 31e point de vente à Monastir « tout aussi moderne dans le design et coloré ».



ARTICLES ASSOCIÉS

Aide européenne pour réduire les charges financières du tourisme

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La Commission européenne vient de valider la deuxième tranche de son programme d’aide 2015 à la Tunisie. En effet, elle a débloqué, le 21 décembre 2015, à Bruxelles, un financement d’environ 70 millions d’euros.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’instrument européen de voisinage pour « accompagner les réformes socioéconomiques et assurer la stabilité économique du pays à court et moyen termes, à travers notamment l’amélioration de l’efficacité et la qualité des dépenses publiques dans le contexte budgétaire actuel ».

Parmi les actions à mener grâce à cette enveloppe, on évoque, entre autres, des mesures spécifiques d’appui au secteur du tourisme qui rencontre de grandes difficultés depuis les attaques terroristes du musée du Bardo et de Sousse.

Il s’agit, particulièrement, d’une réduction des charges financières découlant de taxes et cotisations de sécurité sociale.

 

Cette initiative aura pour objectif d’aider les professionnels à minimiser leurs coûts sans avoir besoin de fermer leurs structures.



ARTICLES ASSOCIÉS

Hôtels fermés : partie de ping-pong entre l’ONTT et la Conect, la FTH sur le banc de touche

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’Office national du tourisme tunisien (ONTT) a réagi aujourd’hui au récent communiqué du groupement Tourisme relevant de la Conect concernant la situation qui prévaut actuellement dans le secteur de l’hôtellerie et le nombre d’hôtels qui ont fermé leurs portes (lire notre article).

Dans son communiqué initial, le groupement Tourisme rapportait que « sur les 570 hôtels classés, 270 étaient fermés au 15/12/2015″. L’ONTT apporte ses précisions: « 573 hôtels sont fermés dont 62 depuis longtemps, certains depuis 2003″. L’administration du Tourisme souligne que ces fermetures sont consécutives à des raisons foncières, à des décisions de justice ou des décisions administratives.

« Sur les 511 établissements restants, et qui étaient en activité avant les attentats du Bardo et de Sousse, 71 ont fermé leurs portes à cause de la chute d’activités » souligne l’ONTT dans le même communiqué.

De plus, 44 hôtels parmi ceux qui sont actuellement fermés, auraient engagé des travaux d’entretien saisonniers tandis que 15 autres sont fermés pour rénovation ou agrandissement, indique encore l’ONTT qui affirme que leur réouverture est prévue pour le courant 2016.

A contrario, la Conect avait indiqué pour sa part que d’autres fermetures d’hôtels étaient attendues à compter de janvier 2016.

En définitive, conclut l’administration du Tourisme, dans ce qui paraît être un droit de réponse à l’intention du groupement Tourisme de la Conect, en prenant en considération toutes les raisons invoquées, seuls 192 hôtels ont réellement fermé leurs portes, soit 33% de la capacité hôtelière qui s’élève à 523 établissements classés et non pas 48% comme l’affirme la Conect.

Dans ce chassé-croisé, il est étonnant de constater que la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, première concernée par cette polémique, ne s’est pas encore exprimée.

Entre l’ONTT et la Conect, la FTH apportera peut-être une réponse plus convaincante.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Chraiet à Carthage mais pas pour parler tourisme

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’hôtelier-député de la région de Tozeur, Abderrazek Chraiet, a été reçu aujourd’hui par le président de la République Béji Caied Essebsi au Palais de Carthage.

Le député a exposé un ensemble de projets destinés à stimuler l’économie dans la région en s’adossant sur ses caractéristiques naturelles à des fins industrielles et agricoles.

A l’issue de sa rencontre, Chraiet a énuméré l’ensemble des propositions faites au chef de l’Etat sans qu’une seule d’entre-elles ne semble liée au secteur touristique.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Ce qui va changer dans les aéroports tunisiens en 2016

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les aéroports tunisiens se mettent au diapason de ce qui se passe partout ailleurs dans le monde : à compter du 1er janvier 2016, les voyageurs ne pourront plus transporter dans leur bagage à main les produits liquides (appelés LAG dans le jargon) de plus de 100 ml. Une mesure qui va entrer en vigueur tant sur les vols nationaux qu’internationaux. Seront néanmoins tolérés les médicaments et la nourriture pour bébés, dont le lait.

Le ministère du Transport a annoncé hier l’application de ces mesures « pour éviter des actes d’interventions illicites contre l’aviation civile et en application des décisions du comité national de la sûreté de l’aviation civile, des recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale ». Dans un langage plus direct, il s’agit de mesures pour éviter tout risque d’attentat et pour s’aligner sur les recommandations internationales en la matière qui n’étaient toujours pas appliquées en Tunisie jusqu’à présent.

Les autorités préviennent que tout liquide de plus de 100 ml sera rejeté même si le récipient n’est que partiellement rempli. Les liquides et gels transportés devront être placés dans un sachet en plastique, transparent avec fermoir de capacité max ne dépassant pas 1 litre.

« Chaque passager est autorisé à transporter un seul sachet contenant des LAG, lequel doit être présenté pour contrôle sûreté en dehors de son bagage à main » souligne encore le communiqué émis par le ministère du Transport.

Il est  à souligner que la mesure ne concerne pas seulement l’eau et les gels par exemple mais toutes les boissons, soupes, sirops, confitures, ragoûts, sauces et pâtes, plats en sauce ou à teneur élevée en liquide, crèmes, lotions, cosmétiques, huiles, parfums, produits en atomiseur, gels, y compris gels coiffants et gels douche, contenu de récipients sous pression, y compris mousse à raser, autres mousses et désodorisants, pâtes, y compris dentifrice, composés liquides-solides, rimmel, brillant à lèvres, baume pour les lèvres et tout autre article de consistance semblable.



ARTICLES ASSOCIÉS

Proclamation de l’année 2017 « Année internationale du tourisme durable »

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’Organisation mondiale de tourisme OMT, dont le siège est à Madrid, a publié un communiqué de presse informant que l’assemblée générale des Nations-Unies a approuvé le 4 décembre 2015 de proclamer l’année 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement vu « l’importance attachée au tourisme international pour favoriser la compréhension entre tous les peuples, faire mieux connaître le riche héritage des différentes civilisations et faire apprécier davantage les valeurs inhérentes aux différentes cultures, ce qui est de nature à contribuer au renforcement de la paix mondiale. »

Selon Taleb Rifai, Secrétaire général de l’OMT, « la proclamation de l’année 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement représente une opportunité unique d’accroître la contribution du secteur du tourisme aux trois piliers de la durabilité, l’économique, le social et l’environnemental, tout en attirant l’attention sur les véritables dimensions d’un secteur qui est souvent sous-évalué ».

Rifai a affirmé que l’OMT a hâte de commencer à organiser et à mettre en œuvre cette année internationale et ce, en collaboration avec les gouvernements, les organisations onusiennes concernées et d’autres organisations internationales et régionales ainsi que toutes les parties prenantes intéressées ».

                                                              Ali Chemli



ARTICLES ASSOCIÉS

Des photos de Yann Arthus-Bertrand au Palais Kheireddine

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

L’AFD (Agence française de développement), en partenariat avec le ministère de l’Environnement tunisien, propose une exposition photographique « 60 Solutions face au changement climatique » sur la base de 21 clichés de Yann Arthus-Bertrand (GoodPlanet), du 1er au 30 décembre au Palais Kheireddine à Tunis.

A l’occasion de la COP 21 de Paris, l’AFD et GoodPlanet mettent en lumière et en images des solutions innovantes et efficaces associant lutte contre le dérèglement climatique et développement économique.

L’exposition est composée de 21 photographies de Yann Arthus-Bertrand, issues de sa célèbre série « La terre vue du ciel », présentant des initiatives concrètes dans quatre domaines : la ville, l’agriculture, la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique.

Parmi les initiatives présentées dans cette exposition par des acteurs du Nord comme du Sud, 15 sont soutenues par l’AFD et illustrent des financements variés sur l’ensemble des pays où intervient l’AFD. L’exposition est enrichie de photographies de projets et solutions concrètes expérimentées en Tunisie, présentant des projets de transport, d’énergie renouvelable, de solutions face à l’érosion des sols, etc.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

L’ex-Abou Nawas Tunis sous pavillon français ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Selon un témoignage digne de foi, le co-fondateur du groupe hôtelier français Accor, Gérard Pélisson, a été aperçu il y a quelques jours à Tunis. Pélisson visitait le chantier de l’ex-Abou Nawas Tunis, racheté par le groupe libyen Laico et fermé pour des travaux de rénovation qui s’éternisent.

Cette visite s’ajoute aux négociations qui auraient actuellement lieu entre le groupe français Accor et le libyen Laico pour la prise en gestion de certains hôtels en Afrique.

Alors, le Laico Tunis deviendra-t-il un Sofitel ou un Pullman, enseignes de luxe de l’opérateur français ? Affaire à suivre dans la mesure où l’on sait que ce dernier a engagé deux chantiers en Tunisie, celui d’un Mercure en construction sur les Berges du Lac à Tunis et d’un Ibis à Sfax, s’ajoutant au Novotel et à l’Ibis à Tunis déjà opérationnels.



ARTICLES ASSOCIÉS

La Conect confirme l’hécatombe dans l’hôtellerie balnéaire

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

« Sur les 570 hôtels classés, 270 étaient fermés au 15/12/2015, soit presque 48%, représentant 116 000 lits sur un total de 206 793 lits ». C’est ce qu’a annoncé le groupement Tourisme de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) dans un communiqué publié hier portant sur la situation des établissements touristiques actuellement.

Le groupement explique avoir mis en place un observatoire de suivi du secteur touristique et de ses opérateurs (hôtels, agences de voyages, hébergements alternatifs…) et récolté ces données sur la base d’une enquête sur le terrain, réalisée en direct ou par téléphone, et ce suite aux divers chiffres contradictoires annoncés de part et d’autre sur la situation des hôtels et de l’hébergement en Tunisie.

L’enquête conduite révèle que ce sont les régions touristiques balnéaires et sahariennes qui sont les plus touchées par la vague de fermeture. Selon les résultats présentés, dans certaines régions, plus de la moitié de la capacité est fermée : Mahdia 71%, Sud 64%, Monastir 62%, Djerba- Zarzis 58 %, Cap Bon 58%, Sousse 43%, Tabarka 42%. La région du grand Tunis est la région qui souffre le moins dans la mesure où 7 hôtels sur 73 sont fermés.

Le groupement Tourisme souligne également que sur les 253 hébergements non classés, 61 étaient fermés au 15/12/2015, soit 24 %, représentant 11 407 lits sur un total de 24 297 lits.

« Certains hôtels classés vont rouvrir provisoirement la deuxième moitié du mois de décembre pour bénéficier de l’activité des vacances d’hiver et du nouvel an mais refermeront leurs portes début janvier 2016 » souligne le communiqué qui précise qu’il faut s’attendre à davantage de fermetures d’hôtels à partir de janvier 2016.

Selon les données de l’organisme, la Tunisie compte 823 hébergements touristiques, dont 570 hôtels classés et 253 hébergements alternatifs tels que maisons d’hôtes, gîtes, résidences touristiques, hôtels de charme…



ARTICLES ASSOCIÉS

Amadeus Tunisie: Team Building au coeur du Djérid

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Amadeus Tunisie a organisé du 11 au 13 décembre un éductour destiné à son réseau d’agences de voyage à Tozeur et ses alentours. Ce sont environ 150 agents de voyage issu de toutes les régions tunisiennes qui ont répondu présents et qui ont pris part au programme qui leur avait été concocté par la GDS. Il s’agissait, d’une part, de se retrouver entre partenaires, dans un environnement différent du cadre professionnel habituel et, d’autre part, de faire encore mieux découvrir le produit saharien qui traverse une crise touristique aigue actuellement.

amadeus tunisie palm beach tozeur amadeus tunisie sahara lounge

Visite des invités d’Amadeus Tunisie au complexe Sahara Lounge. L’occasion de diversifier les activités ensemble pour souder les agences avec leur partenaire.

dejeuner sahara lounge tozeur dejeuner sahara lounge tozeur tunisie

team buildgin sahara lounge sahara lounge tozeur sahara lounge tozeur tunisie sahara lounge tozeur groupe amadeus IMG_1763

Visite des oasis de montagne. Ici Chebika et l’ancien village devenu une attraction touristique de premier plan.IMG_1767 IMG_1779

Tout le management d’Amadeus Tunisie a fait le déplacement pour accompagner ses agences partenaires lors de l’éductour.IMG_1789 IMG_1812 IMG_1814 IMG_1815 IMG_1841



ARTICLES ASSOCIÉS

Khaled Farah, directeur général d’Amadeus: « la concurrence ne freine pas notre progrès et notre évolution »

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Amadeus Tunisie est une société qui offre une large gamme de solutions pour soutenir les stratégies de croissance de ses clients directs et partenaires, tel que les agences de voyages, les compagnies aériennes et les hôteliers. La société est aussi une filiale d’un groupe international qui se place en tête des ventes mondiales en la matière. Khaled Farah, son directeur général pour la Tunisie, ne recule pas face à la concurrence. Avec ses équipes, il continue à travailler sur la même lancée pour « dessiner le futur du voyage ».

Comment se fait-il qu’Amadeus Tunisie soit parmi les rares filiales bénéficiaires du groupe Tunisair ?

Nous sommes aussi une filiale d’un groupe international. Nous représentons une marque qui est sur le toit du monde. Nous continuons toujours sur notre stratégie commerciale et sur la même lancée. C’est vrai qu’il y a une conjoncture économique défavorable au niveau de la Tunisie. D’ailleurs, nous avons constaté une baisse de l’activité en général. Mais cela n’a pas impacté les résultats de notre société. Comment ? Si la société est bénéficiaire, c’est, évidemment, que les revenus sont supérieurs aux charges.

Pour nous, nous avons pu établir une sorte de loyauté avec notre clientèle, qui est due essentiellement à la confiance qu’ils ont dans nos produits, la valeur technologique supérieure et à la plus-value que nous apportons. Nous avons un slogan qui dit : « Your Technology Partner » (Votre partenaire technologique). C’est-à-dire que les agences de voyage sentent réellement qu’Amadeus apporte, pour eux, les solutions techniques qu’il faut et leur est d’un soutien indéniable lorsqu’ils en ont besoin. En outre, elles trouvent qu’Amadeus Tunisie, en tant que conseiller pour tous les aspects technologiques, les aident à donner du sens à l’outil informatique et aux instruments de gestion et d’optimisation de leurs activités, etc.

Cette proximité avec nos agences, nos clients et nos partenaires les laissent intimement liés à nous et ne pensent pas changer du jour au lendemain. Ces activités viennent conforter notre position et créer davantage d’opportunités de rencontres et tisser les liens aussi bien entre nous et nos clients qu’entre les clients eux-mêmes. Car n’oublions pas que nous travaillons tous dans le même secteur, celui du voyage de façon générale et du tourisme en particulier. En dépit de la conjoncture défavorable, le secteur technologique garde cet avantage qualitatif  dans la mesure où nous faisons toujours appel à ces solutions, même en situation de crise, parce que parfois, et paradoxalement, lorsque l’activité baisse, il est temps de revoir sa stratégie, ses outils de travail, optimiser et passer à l’organisation. Cela justifie que notre activité reste constante, malgré la baisse de celle des ventes au client final.

Par rapport à ce qui se passe dans le monde, les solutions proposées par Amadeus sont-elles mises à jour ?

C’est une évidence pour deux raisons. Primo, Amadeus Tunisie doit être au niveau, aussi bien du marché tunisien qu’au marché mondial. Secundo, Amadeus n’a pas intérêt à gérer plusieurs versions du système, tous produits confondus. Nous nous poussons, à la limite, à migrer lorsqu’une nouvelle version est sortie, car si un agent de voyage a un problème sur une solution qui est assez ancienne, pour la corriger, il faut plus d’investissement, compte tenu du fait que les techniciens sont généralement formés sur les nouveaux produits.

Nous sommes, donc, up to date, toujours au niveau mondial. Nous proposons la même solution qui tourne en Europe, aux USA, en Asie qu’en Afrique. Il s’agit de noter, par ailleurs, qu’il y a quelques solutions qui ne sont pas adaptées au marché tunisien, comme certains produits de gestion des chaînes de voyage ayant jusqu’à 500 points de vente. Ces produits ne sont pas, nécessairement, compatibles avec la dimension de notre marché.

Vous avez un nouveau concurrent qui a débarqué sur le marché tunisien. Pensez-vous que cela pourrait vous déranger ?

Nous ne pensons pas que cela va nous déranger. C’est vrai que la concurrence demande, peut-être, plus d’efforts, mais Amadeus est, généralement, habituée à avoir de la concurrence au niveau mondial. J’ajoute encore qu’Amadeus est le dernier des GDS (Global Distribution System) créé. Donc, c’est lui qui est considéré comme concurrent par rapport aux autres. Toutefois, Amadeus, étant le dernier, il bénéficie par conséquent des dernières nouveautés et c’est lui qui investit le plus en R&D, il est ainsi le premier technologiquement et au niveau des ventes internationales. Cet état de fait, ce n’est pas pour les beaux yeux d’Amadeus, mais parce que nous présentons, réellement, des offres et des solutions techniques meilleures. Donc, on se fait prévaloir avec nos produits. Ainsi, la concurrence, quand elle existe, peut être, pour nous, une source de motivation.

Quid du marché tunisien du voyage ?

J’ai parlé du marché mondial pour extrapoler aussi sur le marché tunisien. Si Amadeus, stratégiquement parlant, est soumise à la concurrence partout dans le monde, alors pourquoi pas en Tunisie ! Pour nous, en Tunisie, nous avions une situation de quasi-monopole, cela ne nous empêchait pas d’être au top au niveau des services et des produits proposés. Aujourd’hui, il y a une concurrence, cela mettra, probablement, plus de piment au niveau de mes équipes pour qu’elles puissent être plus « agressives », mais cela ne va pas freiner notre progrès et notre évolution.

Propos recueillis par Ezzer



ARTICLES ASSOCIÉS

Tozeur : ces professionnels qui ne larguent pas les amarres !

professionnels-amadeus-tozeur
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le GDS Amadeus Tunisie a organisé, du 11 au 13 décembre, un éductour pour ses agences de voyage partenaires.

L’organisateur a, cette année, choisi Tozeur pour deux principales raisons. D’abord, il a voulu montrer aux représentants des agences de voyage et au monde que le terrorisme ne devait pas constituer une menace majeure pour le tourisme. Il fallait, ainsi, véhiculer un message qui rassure, surtout les étrangers qui aiment notre pays, notre patrimoine et notre richesse culturelle. L’équipe d’Amadeus a, par ailleurs, voulu honorer cette région qui regorge de sites historiques, de patrimoine culturel et d’extraordinaires paysages naturels où l’on observe le mariage exemplaire entre l’antique et le moderne, ainsi qu’entre les dunes et les oasis.

L'oasis de montagne de Midès.

L’oasis de montagne de Tameghza.

Le programme de l’éductour établi par Amadeus était riche, assurant en effet le divertissement, l’apprentissage et l’aventure. Au cours de cette aventure pleine de suspense, nous avons pu rencontrer les professionnels du tourisme opérant dans la région qui ont parlé de leurs préoccupations et de leur apport au tourisme dans la région.

Contre vents et marées

Quelques professionnels seulement ont décidé de ne plus larguer les amarres, ni laisser leurs employés finir en queue de poisson. Ils ont résisté et résistent encore pour laisser la porte de l’espoir ouverte aux habitants de la région. On parle de certains propriétaires d’hôtels, d’agences de voyage et de palmeraies de loisir qui continuent d’assurer leurs activités, alors qu’un bon nombre de professionnels ont fermé, d’ores et déjà, les portes de leurs structures. À titre indicatif, seulement 3 ou 4 hôtels de luxe sont ouverts aujourd’hui parmi environ 17 au total à Tozeur. Ce bilan prouve suffisamment les grandes difficultés qu’ils rencontrent.

Difficultés du tourisme qualitatif

Imed Lagha, patron de Sahara Lounge, est parmi ces rares résistants qui ne lésinent pas sur les moyens pour développer le tourisme oasien et saharien. Le natif de la région de Kram à Tunis s’obstine, en effet, à faire de la région un pôle touristique important offrant des produits touristiques de bonne qualité. « Sahara Lounge a ouvert ses portes en 2009 pour offrir aux habitants de la région et aux visiteurs tunisiens et étrangers un nouveau produit de qualité qui repose sur des activités sportives et de divertissement. Cette palmeraie est très connue, puisqu’elle est la seule ayant un back-office et un front-office.

Imed Lagha

Imed Lagha

Le visiteur en calèche pourrait, ainsi, entrer d’un côté pour sortir de l’autre. Un avantage qui lui offre un agréable moment de balade et de découverte », dit M. Lagha. « Le parcours d’aventure est le premier créé en Tunisie. Et il est certifié. Chaque année, une société spécialisée en jeux de plein-air vient pour vérifier le matériel, les palmiers, les poulies, afin de nous donner l’homologation », affirme-t-il. M. Lagha nous a fait savoir que les touristes étrangers sont presque absents. « C’est rarement qu’on voit des touristes étrangers venir passer quelques jours ici. Nous travaillons plus avec les Tunisiens. Même ceux-ci ne dépensent pas comme avant. Pour le tourisme de masse, on ne le vise pas réellement, car les excursions programmées ne durent que deux jours et une nuit. Donc, les touristes n’ont pas le temps pour profiter du tourisme qualitatif», regrette-t-il.

Engagement moral

Le Palm Beach est parmi les hôtels qui résistent encore aujourd’hui, malgré une conjoncture extrêmement difficile.

L'hôtel Palm Beach Tozeur

L’hôtel Palm Beach Tozeur

Souheil Merkhi, directeur de l’hôtel, a affirmé que le nombre de touristes étrangers a fait une chute vertigineuse depuis la révolution. « Nous ne travaillons presque qu’avec les Tunisiens. Et pourtant, nous n’avons pas fermé, même pendant l’été  », avance-t-il. Selon Mohamed Essayem, commissaire régional au Tourisme, les responsables de l’hôtel le font pour le pays et la région. « La fermeture du fleuron de la région serait un coup dur pour le tourisme ici. Il s’agit, en fait, d’un engagement moral qui empêche quelques hôteliers à fermer leurs unités aujourd’hui », souligne-t-il. Le mal réside, selon leurs propos, dans l’absence de communication ou la mauvaise communication. « Le Sud est malheureusement vu comme une région très lointaine. Les discours dans les médias confirment bien cette tendance. Il est important aujourd’hui d’agir afin de changer les mentalités et aider à bien commercialiser la région qui offre des produits touristiques de grande qualité par rapport aux autres régions du pays », estime-t-il. Outre les hôtels et les palmeraies, les agences de voyage spécialisée dans le transport touristique rencontrent les mêmes difficultés. Certaines professionnels ont, bel et bien, fermé leurs agences. Les autres essaient de survivre malgré la grande souffrance, surtout que ce genre d’activités nécessite un grand nombre de main-d’œuvre. La baisse énorme enregistrée en termes de recettes financières complique davantage la situation de ces acteurs touristiques.

Esser



ARTICLES ASSOCIÉS

Voyages à l’étranger des Tunisiens : les agences légales menacées par la bureaucratie

agences-voyages-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Branle-bas de combat dans les rangs des agences de voyage spécialisées dans l’organisation de séjours à l’étranger, connus sous l’appellation ‘outgoing‘:

l’année 2015 risque de se terminer encore plus mal qu’elle n’avait commencé pour les agences de voyages en Tunisie. Pas seulement parce que leurs activités ont baissé de 50% par rapport à 2014, mais parce qu’elles voient se profiler à l’horizon des licenciements en masse de leur personnel et des ruptures de partenariat avec leurs fournisseurs étrangers. En cause, des atermoiements dans le traitement des dossiers de leurs clients et des blocages de factures au niveau des trois administrations chargées de la tutelle de cette activité, l’ONTT, le ministère du Tourisme et la Banque centrale de Tunisie (BCT).

C’est en fait la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) qui vient de monter au créneau. Par la voix de la présidente de sa Commission outgoing, Nadaa Ghozzi, les professionnels expriment leur désarroi face à une situation qui parait inextricable en l’état actuel des choses. « Nous avons actuellement un total de 10 à 12 MD que nous devons à nos fournisseurs de prestations à l’étranger mais qui n’ont pas été honorés à cause du blocage par la BCT des virements bancaires » explique la responsable.

Les professionnels tunisiens du voyage à l'étranger s'insurgent contre les freins administratifs qui entravent leur profession. De gauche à droite, Aziz Benelfoul (propriétaire d'une agence), Dhafer Letaief (vice-président de la FTAV), Nadaa Ghozzi (présidente de la Commission outgoing), Nadia Ketata (secrétaire générale de la FTAV) et Lamia Jebali (représentante d'une centrale de réservation).

Les professionnels tunisiens du voyage à l’étranger s’insurgent contre les freins administratifs qui entravent leur profession. De gauche à droite, Aziz Benelfoul (propriétaire d’une agence), Dhafer Letaief (vice-président de la FTAV), Nadaa Ghozzi (présidente de la Commission outgoing), Nadia Ketata (secrétaire générale de la FTAV) et Lamia Jebali (représentante d’une centrale de réservation).

Ces impayés vont avoir plusieurs conséquences sur le secteur. Ce sont d’abord une vingtaine d’agences de voyage qui risquent de cesser leurs activités entrainant dans leur chute environ 2400 employés. Ensuite, il y va également de la crédibilité des opérateurs du tourisme tunisien aux yeux de leurs partenaires étrangers qui n’ont pas été payés. « Nous avons certains dossiers qui datent du mois de mars 2015, nos clients sont partis en voyage, sont rentrés, nous avons versé l’argent à la BCT, mais celle-ci n’a toujours pas payé notre fournisseur à l’étranger qui a effectué les prestations » s’insurge Lamia Jebali, représentante d’une centrale de réservation internationale en Tunisie.

1,2 million de Tunisiens en voyage

En réalité, ces blocages sont la conséquence du dépassement du budget alloué par la BCT au secteur des voyages en Tunisie, qui s’est élevé  cette année à 20 MD. « C’est un budget très inférieur aux besoins réels des 1,2 million de Tunisiens qui voyagent à l’étranger et qui payent leurs prestations en dinars avant de partir » souligne encore Nadaa Ghozzi.

Nadaa Ghozzi, présidente de la Commission outgoing à la FTAV.

Nadaa Ghozzi, présidente de la Commission outgoing à la FTAV.

 

Historiquement, la décision de permettre aux Tunisiens de pouvoir payer leur hôtel ou tout type de prestations touristiques, en dinars tunisiens, remonte à 2006. A l’époque, l’enveloppe allouée était de 10 MD (7,5 M$ selon le cours d’alors). Sauf que 8 ans plus tard, la conjoncture a totalement changé et les 20 MD accordés (9,6M$ au cours actuel) sont loin de couvrir les besoins réels du secteur. Tout d’abord, parce que le dinar tunisien s’est totalement effondré face au dollar et à l’euro notamment. Ensuite, parce qu’il y a eu doublement du nombre des agences de voyage agissant dans le secteur de l’outgoing (étant donné que les autres activités plus traditionnelles comme le réceptif de clients étrangers ou encore l’organisation d’excursions pour les touristes sont quasiment à l’arrêt vu la conjoncture). Mais ce qui est à souligner aussi, c’est que la légalisation de l’outgoing a permis à certains opérateurs qui travaillaient dans une semi-illégalité d’entrer dans les rangs et d’officialiser tout leur business.

Voyager en toute sérénité

« Depuis le démarrage de l’activité outgoing, jamais il n’y a eu plainte de nos clients qui voyagent avec toutes les garanties » rappelle Nadaa Ghozzi. « S’il fallait faire un bilan de notre secteur depuis 8 ans, nous avons créé une dynamique économique, des compétences ont vu le jour, nous avons créé de l’emploi et avons également fait participer d’autres secteurs à notre croissance comme les avocats pour les contrats et les assurances ». Toutefois, ce qui est valable pour les agences qui travaillent dans la légalité ne l’est pas pour les parties qui travaillent dans l’illégalité. La FTAV pointe du doigt les sociétés de services qui n’ont pas d’agrément pour exercer la profession d’agent de voyage mais qui s’improvisent organisateurs de séjours à l’étranger.

Pis encore, il n’est pas rare de découvrir sur les réseaux sociaux des offres de voyages à des prix défiant toute concurrence mais qui, en réalité, sont organisés par des non-professionnels, avec tout ce que cela peut générer comme risques pour les voyageurs.

« Ce blocage que nous subissons ne va pas empêcher le touriste tunisien de partir en voyage  fait souligner Nadaa Ghozzi. Il va voyager avec les gens non déclarés ». Mais le plus inquiétant à entendre dans les revendications de la FTAV, c’est qu’il n’y aurait aucune volonté de la part des autorités de contrôler les illégaux. « En tant qu’agences de voyage légales, nous sommes parfaitement favorables à ce que les autorités nous contrôlent à postériori » propose la présidente de la Commission outgoing.

Etude en cours

Face à ces revendications, le ministère du Tourisme s’est résigné à commander une étude sur l’impact économique du secteur. Celle-ci a pour objectif de définir le montant réel de l’enveloppe outgoing qui doit être allouée aux voyages à l’étranger. Sauf que cette étude n’a été entamée qu’en septembre 2015 et ne présentera ses résultats que début 2016. Ensuite, il s’agira aussi d’accepter ses résultats et ses recommandations. Et quand on sait que la FTAV évalue à 60 MD la somme nécessaire à la bonne marche des activités de l’outgoing, on doute que les autorités acceptent sans rechigner un tel montant.

Cette étude devra toutefois avoir l’avantage de dessiner le portrait-robot des Tunisiens qui voyagent, hommes d’affaires ou citoyens de la classe moyenne supérieure. A ne pas confondre avec les voyages des Tunisiens qui se rendent aux Lieux Saints pour les petits ou grands pèlerinages. Nadia Ketata, secrétaire générale de la FTAV, se dit pour sa part consciente de la réalité de la conjoncture et de la situation du pays. « Nous sommes patriotes, mais nous avons besoin d’une bouffée d’oxygène pour respirer. Nous nous attendions à un conseil interministériel avant la fin de l’année qui décide de nous accorder une rallonge dans le budget, mais il n’a pas eu lieu et ne semble pas être prêt de se tenir ».

Nadia Ketata, secrétaire générale de la FTAV.

Nadia Ketata, secrétaire générale de la FTAV.

En dépit de cette situation, la demande pour des voyages à l’étranger, que ce soit en individuel ou en groupe, continue. Paris et Istanbul demeurent les deux destinations préférées des Tunisiens.

Mais comment avancer quand les fournisseurs des agences attendent leurs dus. Aziz Benelfoul, propriétaire d’une agence située à Tunis, a trouvé un semblant de solution : « je stoppe mes activités en septembre/octobre parce que je sais qu’à chaque fin d’année, les problèmes avec la BCT sont récurrents ».

Et quand on apprend qu’une agence de voyage passe en moyenne 4 jours par mois à la BCT pour des raisons de procédures, il y a lieu de se demander comment le secteur réussit à survivre face à de telles contraintes administratives.

Hédi HAMDI



ARTICLES ASSOCIÉS

Tozeur revalorise ses circuits touristiques

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

À l’initiative de la Chambre de développement du tourisme oasien et saharien (CDTOS), un grand travail a été entamé depuis trois ans et commence, aujourd’hui, à porter ses fruits. Il s’agit d’un effort commun pour la mise en valeur de la région de Tozeur, à savoir  Chebika, Tamaghza et Midès. Selon Imed Lagha, membre de la CDTOS et patron de la palmeraie Sahara Lounge, la Chambre a reçu des alpinistes habitant en Tunisie qui font des parcours extrêmes. L’objectif est de faire un repérage pour la région de Tozeur.

Ces alpinistes ont commencé le repérage des oasis de Chebika, Tamaghza et Midès. « Ce sont des itinéraires de randonnée existant déjà et que nous allons revitaliser grâce à un financement sous forme de subvention de la Banque mondiale (BM). Cela va nous permettre de mettre en place de microprojets visant à promouvoir le tourisme à travers des activités, comme la tyrolienne, les mûrs d’escalade, etc. Chaque microprojet va créer entre 4 et 5 emplois.

Par ailleurs, un pont d’une longueur de 35 mètres sera aussi construit au niveau de l’ancien village de Midès en vue d’aider les visiteurs et les randonneurs à mieux apprécier la ville. En outre, nous avons procédé à éclairer toute la ville de Tozeur pour donner une nouvelle image et un spectacle magnifique et agréable aux visiteurs, pendant la nuit », confie Imed Lagha.

Grâce à ces efforts, la CDTOS espère mettre en valeur toute la région. « Même ceux qui connaissent Tozeur vont y revenir  parce qu’il va y avoir de la nouveauté. Ce repérage de la ville et des palmeraies, ainsi que le lancement de ces microprojets vont constituer un atout majeur permettant de revaloriser la zone, de créer de l’emploi et de l’événementiel en organisant régulièrement des événements pour justement donner de la matière aux visiteurs pour qu’ils reviennent à Tozeur.



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisia Mall: un atout pour le tourisme de shopping ?

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le nouveau centre commercial Tunisia Mall est ouvert. La ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik, a procédé à son inauguration le 11 décembre aux Berges du Lac 2 à Tunis. Sur une superficie de près de 6000 mètres carrés au sol (37 000 m² couverts), ce nouvel espace s’étend sur quatre niveaux et compte 80 commerces dont plusieurs enseignes internationales en franchise (dont une quinzaine qui ouvrent leurs portes pour la première fois en Tunisie).

La ministre du Tourisme inaugurant le Mall.

La ministre du Tourisme inaugurant le Mall.

 

Une  zone de restauration (food-court), située au dernier niveau du Mall, propose aux clients des spécialités culinaires en tous genres (pizzas, grillades, sandwiches, burgers, glaces, spécialités tunisiennes, spécialités libanaises etc.).

500 places de parking en sous-sol sur deux niveaux sont également au programme dans une deuxième étape de réalisation.

Derrière ce projet, qui a coûté 150 MD, la Sélection de Promotion Immobilière, une société dirigée par l’homme d’affaires Maher Chaabene. « Cette société a eu recours aux meilleures compétences en matière de bâtiment, a fait appel à l’expertise de plus de 40 entreprises tunisiennes spécialisées, pour un coût total  de 90 millions de dinars ; s’est ajoutée à ce montant la somme de 40 millions de dinars environ en aménagements et équipements spécifiques pour les commerces » souligne le communiqué de presse diffusé à l’occasion de l’inauguration. 1000 emplois directs seront créés si l’on en croit les chiffres avancés.

Maher Chaabene, promoteur de Tunisia Mall.

Maher Chaabene, promoteur de Tunisia Mall.

Côté sécurité, tout le centre  a été équipé des dernières technologies de surveillance, de l’intérieur comme de l’extérieur, de caméras de grande précision et d’un système de vidéosurveillance en IP. Détails importants pour la clientèle par les temps qui courent.

Tunisia Mall-Lac 2 a égalemement annoncé avoir procédé à l’installation de stations d’informations digitales et de tables tactiles directionnelles à tous les étages, en plus des murs d’écran disposés à l’entrée et dans le food-court. C’est aussi le 1er centre commercial qui met à la disposition de ses clients gratuitement la connexion WIFI.

Maher Chaabene ne compte pas s’arrêter à Tunisia Mall-Lac 2. Deux centres commerciaux semblables ouvriront leurs portes prochainement : il s’agit de Tunisia Mall–Ennasr et Tunisia Mall–Sfax dont les travaux seront entamés au 1er semestre de l’année prochaine.

Dans son speech officiel à l’occasion de l’inauguration de l’espace, la ministre du Tourisme a estimé qu’il s’agissait d’un nouvel atout pour le tourisme de shopping, notamment pour la clientèle moyen-orientale et algérienne.

Reste à se demander sur ce plan si un jour, la vente en détaxe pour les touristes pourra réellement être mise en place. En attendant, inutile de prétendre être une destination de shopping, on se contentera de la clientèle locale qui ne se fait traditionnellement pas prier pour remplir les allées des centres commerciaux.

Soirée inaugurale

Soirée inaugurale

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Ils sont les nouveaux porte-drapeaux du tourisme au CJD

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le Centre des jeunes dirigeants d’entreprises (CJD) a élu le 11 décembre un nouveau bureau exécutif national pour la période 2015-2017.

Le CJD voit arriver une nouvelle femme à sa présidence en la personne de Wafa Laamiri.

Parmi les membres qui composent le bureau, il est à souligner l’élection en qualité de membres de deux dirigeants agissant dans le secteur touristique, Nadaa Ghozzi, directrice générale de l’agence Select Travel et représentante de la centrale de réservation GTA pour la Tunisie, et Mehdi Allani, vice-président de l’hôtel le Sultan à Hammamet.



ARTICLES ASSOCIÉS

Rapprochement touristique avec l’Iran : prometteur, mais…

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Un programme de coopération triennal signé entre le ministère du Tourisme et le vice-président iranien pour renforcer les flux touristiques entre les deux pays.

En ces moments de crise qui frappe de plein fouet le tourisme, les malheurs du secteur ne viennent pas uniquement de la question sécuritaire. La dépendance démesurée au marché européen constitue, bien entendu, un autre maillon faible empêchant l’envol du secteur dans notre pays.

Le ministère du Tourisme est, aujourd’hui, tenu de changer son fusil d’épaule, en diversifiant les marchés cibles et ses produits, ainsi que de prospecter les marchés lointains, en mettant en place de nouveaux ponts facilitant l’échange et les déplacements.

Dans cette optique, le ministère du Tourisme a pris l’initiative de se rapprocher du marché iranien. En présence du vice-président iranien chargé du tourisme, Massoud Soltani-Far, la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik, l’ambassadeur iranien en Tunisie, Mustapha Bouroujerdi, le président de la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyage), Mohamed Ali Toumi, le président de la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie), Radhouane Ben Salah, ainsi que des représentants des deux départements du Tourisme, les deux parties, tunisienne et iranienne, ont signé aujourd’hui à Tunis un programme de coopération triennal comptant 11 articles portant sur l’investissement dans le tourisme, l’amélioration des flux touristiques dans les deux sens, l’accompagnement des agences de voyage dans l’élaboration de programmes touristiques communs, l’échange d’expertise et la participation aux manifestations et salons du tourisme se déroulant dans les deux pays. Ce programme de coopération a été signé à l’occasion de la 5ème session de la commission mixte tuniso-iranienne.

Vols directs Tunisie-Iran à partir de la deuxième moitié de 2016

Selon Mme Rekik, en 2015, 1.500 touristes iraniens sont entrés en Tunisie, contre 5.000 en 2010. « Nous espérons que ce nombre atteindra 10.000 en 2016 », ajoute-t-elle. Pour sa part, le vice-président iranien a considéré que le principal problème à résoudre dans la prochaine étape, c’est l’absence de vols directs entre les deux pays. Les ressortissants des deux pays doivent passer par la Turquie pour aller en Tunisie ou en Iran. Pour cela, les deux parties sont déterminées à créer une ligne aérienne directe. « Nous allons inciter les compagnies aériennes iraniennes et tunisiennes à mettre en place leurs vols directs, en leur facilitant toutes les autorisations et les procédures requises. De ce fait, nous pensons que le premier vol direct sera lancé à partir de la deuxième moitié de l’année 2016 », estime-t-il.

Le touriste iranien aime la vie et la culture

Pour Mohamed Ali Toumi, les Iraniens sont ouverts et aiment la vie et la culture, contrairement à ce que pensent certains parmi nous. Autrement dit, ils représentent une haute gamme de touristes. Ce qui requiert de leur offrir un service de bonne qualité avec un prix abordable. « Cela ne signifie en aucun cas qu’on devrait tomber dans le bradage, mais il faut, quand même, préserver un rapport qualité-prix attrayant et raisonnable. Je pense, par ailleurs, que ce marché regorge d’opportunités, non seulement pour les professionnels du tourisme, mais aussi pour les échanges commerciaux », développe-t-il.

Quant aux agences de voyage iraniennes qui travaillent sur la Tunisie, le président de la FTAV a souligné qu’elles ne sont pas nombreuses. Il s’agit de quatre ou cinq agences seulement. De ce fait, notre pays n’est pas connu sur le marché iranien. Ce qui nécessite un grand travail de communication pour y faire connaître la destination tunisienne.

Le touristique rime avec le commercial

En parallèle des travaux de la 5ème session de la commission mixte tuniso-iranienne, un workshop a été organisé entre les agences de voyage tunisiennes et celles iraniennes dans le but d’échanger les informations relatives aux deux destinations et d’établir des partenariats entre les deux parties.

Ce premier contact a permis aux représentants des agences de voyage tunisiennes de se faire une idée sur le profil du touriste iranien et les problèmes à résoudre.  Selon Ramine Benzakour, patron de Malik Voyages, un Iranien qui vit en Tunisie a considéré que le premier frein devant l’arrivée des Iraniens en Tunisie, c’est l’absence de vols directs entre les deux pays.

« Les agences de voyage iraniennes espèrent, aussi, recevoir des touristes tunisiens. Ce qui est difficile, puisque le Tunisien n’a pas les moyens pour y aller. Dans le meilleur des cas, nous pourrions mobiliser entre 100 et 200 voyageurs par an. Par contre, les agences de voyage iraniennes ont la capacité d’envoyer 40 ou 50 charters par an en Tunisie. Avec ce déséquilibre, il serait difficile d’établir des vols directs entre les deux pays, car pour que le vol soit rentable, il faut éviter les retours à vide des avions. Sinon, il sera nécessaire de développer le commercial, afin de pouvoir remplir les avions», explique-t-il.

Le Nouvel an perse, la période où les Iraniens voyagent plus 

Il est à noter, par ailleurs, que la fête de Norouz, nouvel an perse, à partir du 21 mars de chaque année, est la période où les Iraniens voyagent plus. En effet, les acteurs du tourisme tunisiens, intéressés par ce marché, sont tenus de se mobiliser durant cette période-là, afin de faire venir le plus grand nombre possible de touristes iraniens. De ce point de vue, le lancement de vols après le mois de mars serait injustifié et irréfléchi, selon certains représentants des agences de voyage tunisiennes. Certains d’entre eux préfèrent lancer les vols directs entre les deux pays avant le mois de mars.

©Destination Tunisie

 

 

 

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Création de la fondation méditerranéenne de tourisme

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La constitution de la Fondation méditerranéenne du tourisme a été annoncée le 4 décembre 2015  lors du forum méditerranéen du tourisme organisé à Malte par l’Association maltaise des hôtels et restaurants MHRA et ouvert par la présidente de la République, Marie Louise Coleiro Preco, en présence de plusieurs professionnels et journalistes de plusieurs pays.

Tony Zahra, président de la fondation, a annoncé à cette occasion la désignation de l’ancien ministre du tourisme tunisien, Tijani Haddad, au poste de vice-président de la fondation.

Ce choix s’explique, selon Toni Zahra, par l’importance de la Tunisie en tant que destination touristique exceptionnelle capable de surmonter les difficultés qui lui ont été causées par les derniers actes terroristes et de  redevenir la destination favorite des touristes et ce avec la collaboration et le soutien de la nouvelle fondation dont l’objectif principal est la promotion de la région méditerranéenne unifiée puisqu’elle accueille annuellement plus du tiers des touristes dans le monde.

L’Association maltaise a très bien réussi ce forum 2015 grâce à la bonne organisation menée par Andrew Agius Muscat, le chef exécutif de l’association, et l’excellente coordination de Caroline Sammut dont les résultats constituent une solide base pour la consolidation du secteur touristique des pays du bassin méditerranéen et l’unification d’une vision partagée pour le développement des destinations touristiques dans ces régions afin de leur garantir l’amélioration de la compétitivité.

La remise des Trophées du tourisme de la Méditerrannée à des cadres et professionnels du secteur par le Premier ministre de Malte, Dr. Joseph Muscat, était un signe de reconnaissance pour les efforts déployés afin de contribuer à la croissance du tourisme durable dans la région et de l’exploiter comme potentiel influent dans la création d’emplois, la croissance économique et la stabilité dans la région méditerranéenne.

                                                    Ali Chemli

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisia Balloons Festival renouvelle son rendez-vous en 2016

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Après avoir fait beaucoup parler de lui au cours de la première édition, le festival des montgolfières, Tunisia Balloons Festival, donne un autre rendez-vous, du 17 au 24 mars 2016, à tous les passionnés de voyage en montgolfière. La deuxième édition va connaître certains changements, selon Mohamed Raji, organisateur de l’événement.

Il s’agit, d’abord, des lieux où se déroulera le festival. Pour l’édition de 2016, elle va avoir lieu à Tunis et à Sousse au lieu de Hammamet et Sousse l’année dernière. « Nous comptons organiser deux soirées, l’une à Sousse et l’autre à Tunis. Cela n’empêche qu’il y aura probablement un vol libre sur Hammamet », explique M. Raji.

En outre, la deuxième édition enregistrera la participation des représentants de tous les pays européens, ainsi que des participants venants des États-Unis et du Canada. « Les participants ont tous confirmé leur participation, certifiant ainsi le succès inattendu de la première édition », affirme-t-il.

Tunisia Balloons est en fait un rassemblement de montgolfières qui paradent dans le ciel en offrant la possibilité au public d’effectuer un vol libre, outre une compétition entre les participants.



ARTICLES ASSOCIÉS

La FTH outrée par les propos d’Amel Karboul

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) a réagi suite à la dernière intervention de l’ancienne ministre du Tourisme, Amel Karboul, à l’occasion du TEDxBerlin, et ce le 25 novembre dernier.

Dans un communiqué, le syndicat patronal des hôteliers « tient à exprimer son étonnement et sa stupéfaction quant au contenu de l’intervention mentionnée et dément la version que donne l’ex-ministre du Tourisme du pèlerinage de la Ghriba, notamment sa prétendue persécution et le fait d’avoir été obligée d’évacuer ses enfants du pays. Elle fait remarquer que la famille de Madame Karboul n’a jamais résidé en Tunisie ».

Dans ce même communiqué, la FTH dénonce ce qu’elle considère comme « l’inacceptable tentative d’appropriation par l’ancienne ministre du Tourisme de l’organisation de ce pèlerinage qui se déroule depuis des décennies dans les mêmes conditions et dans la même harmonie et signifie son refus de tout amalgame visant à ternir l’image d’une Tunisie qui incarne la modernité, l’ouverture et la tolérance, comme vient de la qualifier à juste titre Joseph Haïm Sitruk, Grand Rabbin de France de juin 1987 à 2008, à l’issue d’un entretien avec l’ambassadeur de Tunisie à Paris ».



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisair nomme un russophone à Moscou

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Dans la perspective de la réactivation de sa ligne sur Moscou, Tunisair a nommé Mohamed Zaalouni au poste de représentant en Russie.

Parfait russophone, Mohamed Zaalouni a effectué ses études supérieures à Odessa dans les années 80. L’essentiel de sa carrière s’est déroulé au sein de Tunisair Handling avant d’effectuer un passage de quelques mois au siège de Tunisair en qualité de directeur de Gestion des Stocks.



ARTICLES ASSOCIÉS

Vente du Dar Naouar: tempête dans un verre d’eau !

naouar-dar
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le rachat de l’hôtel Dar Naouar à Gammarth par le groupe qatari La Cigale a provoqué un début de polémique qui a enflammé la Toile et certains médias pendant quelques jours, jusqu’à ce que l’attentat de Tunis ne détourne l’attention et fasse oublier l’affaire, si affaire il y a eu vraiment.

En toute transparence, le prix d’acquisition a été communiqué par les nouveaux propriétaires ayant remporté l’appel d’offres: 18,2 MD. Certains ont vite sauté sur leur calculette et en ont déduit qu’avec un terrain de 15 ha, le prix du mètre carré a été vendu à 121 malheureux dinars, dans une zone touristique par excellence (Gammarth) et de surcroit en front de mer. Du pain béni pour ceux qui adorent polémiquer sans avoir aucune notion économique !

Le pire dans l’affaire, c’est que même un ancien ministre de la Troika est sorti sur une radio pour crier au scandale et contester le montant de la vente. Un animateur TV connu pour adorer jeter de l’huile sur le feu a publié un pamphlet sur les réseaux sociaux dans lequel il était à deux doigts d’appeler au soulèvement populaire pour dénoncer la transaction.

La vérité, c’est qu’il a fallu 3 ans pour que l’hôtel trouve preneur. Personne durant tout ce temps n’a osé racheter une société lourdement endettée. Et c’est justement ce détail (de taille) que tout le monde a occulté. Les Qataris ont racheté les actifs mais aussi le passif de l’entreprise.

Depuis 2013 en effet, plusieurs tentatives de ventes de la SNVV (la société propriétaire) avaient été engagées, sans résultat probant. On pourrait se demander où étaient les investisseurs tunisiens pendant toute cette période, ceux-là même qui affirment aujourd’hui être disposés à offrir plus que 18,2MD.

Personne n’a malheureusement interprété cette reprise comme une aubaine pour le tourisme tunisien en cette période de vaches maigres où l’attractivité de la destination est à son plus bas niveau historique. Personne ne s’est réjouit à l’idée de penser que l’établissement allait s’aligner sur le standing de la zone touristique de Gammarth (voir ce qu’est devenu La Cigale à Tabarka). Personne n’a osé dire que le Dar Naouar, tel qu’il se présentait, était ni plus ni moins qu’une honte en terme de produit dans une zone faite de 4 et 5 étoiles de dimension internationale qui cherchent à tirer l’image de la station vers le haut. Nul n’a pensé aux emplois qui ont été préservés dans le cadre de cette reprise.

Maintenant que l’hôtel a trouvé preneur, on trouve à redire et à être médisant. Avec un peu moins de langues de vipères, l’image du tourisme tunisien se porterait certainement un peu mieux.

Hédi HAMDI

Lire notre article à ce sujet:

Le groupe qatari La Cigale débarque à Gammarth



ARTICLES ASSOCIÉS

A Sidi Bouzid, un nouvel hôtel pour un nouveau souffle touristique local

bouzid-sidi-hotel
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

C’est un tout nouvel hôtel qui ouvre à Sidi Bouzid. Son nom: Ksar Dhiafa by Plaza Hotels qui n’est autre que l’enseigne hôtelière développée par le promoteur Mourad Jellali qui prépare par ailleurs un hôtel à Sfax.

De catégorie 3 étoiles, il a une capacité de 40 chambres, 1 suite Impériale et 4 suites Prestige.

En termes d’équipements, l’établissement disposera d’une salle capable d’accueillir entre 800 et 1200 personnes pour des congrès et autres séminaires avec les équipements de circonstances et notamment le wifi gratuit généralisé.

Le restaurant à la carte de l’hôtel se mettra notamment aux saveurs locales avec, au menu, la spécialité de la cuisine de Sidi Bouzid, le coucous Mislène préparé avec la viande de mouton, le couscous à l’andouille, le plat de viande au romarin, l’agneau à la Golla, la viande de chameau ainsi que des produits de la région: miel, beurre artisanal, etc.

L’hôtel se situe en plein centre ville de Sidi Bouzid, à 1 heure de l’aéroport de Sfax et à 25 minutes du site archéologique de Sbeïtla. Son ouverture ouvrira sans aucun doute de nouvelles perspectives touristiques en tous genres dans cette ville qui ne disposait que d’un établissement 1 étoile de 32 lits.

D.T



ARTICLES ASSOCIÉS

Le Golf Citrus récompensé « Meilleur parcours de golf de Tunisie »

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Lors de la grande cérémonie des «World Golf Awards», évènement qui célèbre et récompense l’excellence dans le tourisme de golf, qui s’est déroulée récemment à l’hôtel Conrad Algarve à Quinta do Lago au Portugal,  le Golf Citrus s’est vu remettre le prix du «meilleur parcours de golf en Tunisie» à travers son parcours « la Forêt ».

Les « World Golf Awards » sont attribués après le vote des professionnels du tourisme de golf et des amateurs de ce sport présents dans 130 pays. Affiliés aux « World Travel Awards », les «Oscars» de l’industrie touristique, les « World Golf Awards » récompensent l’excellence et la détermination de leurs bénéficiaires considérés comme leaders dans leur catégorie.

Une distinction pour le Citrus qui arrive après avoir remporté 3 années de suite (2013-2014-2015)  le certificat d’excellence Tripadvisor et le  certificat du meilleur parcours de Golf -2015- sur la plateforme internationale  « Leading Courses »  qui recense les meilleurs parcours de Golf dans le monde.

golf citrus hammamet 2

Le Golf Citrus, 1er complexe golfique de 45 trous en Tunisie, situé à quelques minutes de Hammamet, est souvent présenté comme une référence dans cette discipline. Imaginé par l’architecte Ronald Fream, il se différencie par ses deux parcours 18 trous, l’un s’articulant au beau milieu des oliviers avec de larges Fairways (Les Oliviers)  et l’autre au cœur d’une vaste forêt de pins sur un terrain vallonné (La Forêt) au cœur de 173 hectares d’une nature luxuriante.

(d’après communiqué)



ARTICLES ASSOCIÉS

Hôtel El Shems Monastir: fin de l’aventure et entrée en résistance de certains clients

Shems -hotel-monastir
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

 C’était l’un des hôtels symboles de la zone touristique de Skanès à Monastir. Inauguré en 1969, El Shems a fermé ses portes définitivement le 15 novembre 2015.

Ce village de vacances de 1200 lits était exploité par la CNRO française (Caisse nationale de retraite ouvriers du bâtiment), organisme de protection sociale et de retraite -devenu Pro BTP en 1993 (qui gère 11 villages de vacances en France et dans d’autres pays).

Situé en bord de mer, il était l’image même du modèle touristique tunisien classique qui a séduit des millions de vacanciers français durant des décennies, avec un produit élaboré sur mesure pour cette clientèle. Il était particulièrement connu pour être le fief des retraités durant l’hiver et des familles (de revenants fréquents) durant les périodes de vacances scolaires à des tarifs réputés très attractifs dans le cadre des actions sociales de l’organisme.

Le terrain sur lequel est construit l’établissement (rétrogradé ces dernières années en catégorie 2 étoiles), appartient au gouvernorat de Monastir qui l’avait cédé à l’époque dans le cadre d’une concession de 99 ans accordée à la CNRO (puis à Pro BTP de facto) qui l’avait construit et qui continuait de l’exploiter jusqu’à la semaine dernière. Officiellement, cette fermeture est due d’abord à la conjoncture qui sévit dans le pays et en second lieu à cause de l’état de l’établissement qui nécessite des rénovations en profondeur malgré quelques améliorations constatées l’été dernier. Officieusement, on parle de mauvaise gestion et d’une situation de faillite de la société. Informations impossibles à faire confirmer. Le personnel a en tout cas été informé de son licenciement.

Actes de résistance

Cependant, une poignée de clients nostalgiques adhérents à Pro BTP tente tant bien que mal de faire revenir l’organisme sur sa décision. « C’est honteux de fermer ce village El Shems … « Le soleil »… Je pense à tout ce personnel si sympathique et convivial avec tous les clients…. La meilleure réponse aux actes terroristes est de le rouvrir et à nous, clients, d’y retourner le plus souvent possible… J’ai une pensée émue pour tous nos amis tunisiens…. » déclare par exemple Hervé Poulain sur la page Facebook dédiée à l’hôtel. « C’est un peu nous « gens du bâtiment » qui l’avons construit avec nos cotisations sociales …. et on nous le prend !!!! dur » déplore une autre membre, Michèle Pacalon.

L’affaire secoue donc le petit monde de ce groupe qui compte tout de même 3,5 millions d’adhérents et  208 000 entreprises. Une pétition en ligne a même été engagée par tous les nostalgiques qui espèrent pouvoir revenir y séjourner (https://www.change.org/p/laura-contre-la-fermeture-du-village-btp-vacances-el-shems?source_location=petitions_share_skip). Le commentaire qui accompagne la pétition est le suivant : « nous avons fermement condamné le collège patronal et la CGC qui ont signé la mise à la casse d’un magnifique outil de tourisme social. Des usagers d’El Shems déplorent la fermeture de ce centre de vacances sociales, familles de salariés du BTP qui y passaient leurs vacances, retraités qui goûtaient enfin un peu de douceur de vivre ».

Emily Famery, autre inconditionnelle de l’hôtel, a lancé pour sa part un appel aux « retaités, salariés et enfants du BTP », leur demandant de « continuer la lutte et de ne pas laisser tomber ». « Une réunion a eu lieu. Les dirigeants continuent de souhaiter la fermeture malgré les propositions apportées par les syndicats; j’ai eu le vice-président de Pro BTP VAC au téléphone. A sa demande, écrivez toutes et tous une lettre contre la fermeture du village, et proposez une solution à apporter afin de pouvoir rouvrir notre village, écrit-elle. Je les transmettrai à monsieur le vice-président ».

« S’il y a au moins 500 réservations sur 6 mois, le cas sera peut être revu, mais il faut des demandes de séjour, c’est le manque de réservations qui fait que l’on en est là aujourd’hui » s’indigne une autre supportrice de l’hôtel, Sylviane Burel.

Mais le témoignage le plus touchant reçu par la direction de Pro BTP est certainement celui-ci, il résume en réalité le lien qui unit cette communauté à l’hôtel (fac similé ci-dessous) : « Le village a plus de 40 ans et a vu passer une multitude de vacanciers. Certains y vont en famille depuis des générations. Personnellement, cet été étaient mes premières vacances au village sans ma famille. Nous venions à plus de 10 quasiment chaque été depuis 2000. Comprenez notre désarroi. Certains retraités y passent plusieurs mois par an. Ce village est le nôtre. Nous y avons nos repères. Chaque année nous pensons à notre retour au village, nous y avons amis et famille. Petit rappel. Certains travaillent au village depuis 27 ans, voire plus. Quel est leur avenir? En Tunisie, l’allocation chômage n’existe pas. Si nous comptons les salariés à l’année et les saisonniers, savez-vous au moins combien de personnes vous venez de mettre au chômage? Ou n’avez-vous pensé qu’à l’aspect « rentabilité du village »? Avez-vous songé à d’autres alternatives ? ».

Difficile en tout cas d’imaginer dans la conjoncture qui sévit que la direction de Pro BTP revienne sur une décision sûrement mûrement réfléchie. Mais la réaction des clients est tout à l’honneur de l’établissement et de la destination. Maigre consolation.

©Destination Tunisie

ob_ac4aa8_el-shems



ARTICLES ASSOCIÉS

M. le ministre du Transport, votre ennemi caché, le copinage

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

M. le ministre du Transport, l’ensemble des mesures de sûreté adoptées par votre département dans les aéroports tunisiens au lendemain du crash de l’avion russe en Egypte puis le soir de l’attentat de l’avenue Med V sont certainement censées. Mais malgré toute votre bonne volonté, malgré la pertinence de vos décisions et votre réactivité, ces mesures ne s’apparentent qu’à un coup d’épée dans l’eau tant que vous n’aurez pas supprimé le fléau qui ronge notamment l’aéroport Tunis-Carthage et qui s’appelle le copinage.

De quel droit en effet, ceux qui travaillent au sein même de l’aéroport, tous corps de métiers confondus, bénéficient-ils de privilèges qu’ils se sont auto-octroyés entre « zoumella » ? Pourquoi ne sont-ils pas soumis aux procédures de contrôles au même titre que les passagers lambda aux portes principales d’accès par exemple ?

Cela va du bagagiste qui va et qui vient avec son chariot, en passant par le PNC pressé et irrité d’être mêlé à la foule, à certaines personnes inconnues et en civil qui ne subissent ni fouille corporelle ni passage dans le scanner de leur paquetage (quand ils en ont).

Votre premier ennemi M. Ben Romdhane, c’est cette mentalité ambiante à Tunis-Carthage qui fait que ceux qui y travaillent se comportent comme s’ils circulaient entre leur cuisine et leur cabinet de toilettes avec tous les privilèges dûs à leur rang d’employé de l’aéroport.

Au vu de tous les événements tragiques que vit la Tunisie, il n’y a plus lieu aujourd’hui ni de se taire ni de laisser faire. Les terroristes ont démontré que le choix de leurs cibles était bien étudié. Je ne vous apprends rien en vous disant que l’aéroport Tunis-Carthage est certainement pour eux « un gros gibier ».

Alors pour couper court à toute velléité, le ménage s’impose M. le ministre, avec vos collègues des autres départements concernés, sans hésiter à faire usage d’un Karcher si besoin est !

Hédi HAMDI



ARTICLES ASSOCIÉS

Malte au cœur du tourisme méditerranéen

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Dans le but de consolider l’industrie touristique et unir les promoteurs des hôtels et restaurants afin qu’ils puissent participer à la prospérité de cette industrie et réaliser les objectifs du secteur du tourisme, l’Association maltaise des hôtels et restaurants MHRA,  créée en 1958, a pour mission d’encourager les propriétaires, les gérants des hôtels et restaurants à améliorer la qualité de service et à diversifier les produits touristiques pour la consolidation des destinations touristiques.

Cette association a, surtout depuis 1964, fortement participé à l’augmentation de nombre des restaurants gastronomiques et hôtels et à la création des chaines alimentaires touristiques, ce qui a permis à Malte de devenir une excellente destination de vacances aux produits touristiques diversifiés appréciés par de nouveaux marchés.

La MHRA, considérée comme la principale association du secteur touristique, a pu assurer une croissance remarquable à l’activité touristique et lui garantir une gamme concurrentielle qui lui a permis de batir une industrie touristique durable et ce en collaboration avec les départements des ministères, le conseil de développement économique et les syndicats des employeurs.

Depuis 2013 et à l’initiative du sécretaire général Andrew Agius Muscat, l’Association a réuni les professionnels du secteur public et privé du tourisme lors du premier forum méditerranéen du tourisme dont les résultats obtenus sur le plan de la croissance du tourisme méditerranéen ont encouragé les responsables de l’Association à organiser le forum de 2014 qui a réuni plus de 1000 délégués venus de 16 pays et les a encouragés à réunir à partir du 4 décembre prochain les représentants de 30 pays dans un colloque qui sera organisé sous le haut patronage de la présidente de la République de Malte, Marie Louise Coleiro Preca, en présence de Taleb Rifai, le Secrétaire général de l’OMT et Tijani Haddad, président de la Féderation Internationale des Journalistes et Ecrivains de Tourisme –FIJET.

Le thème du colloque sera « Soutenir demain le potentiel du tourisme dans la croissance économique, la création de l’emploi et la stabilité dans la région méditerranéenne ».

Les principaux thèmes du forum traiteront de l’importance du dialogue dans la réalisation des objectifs du secteur touristique et de la promotion des évènements culturels et économiques qui améliorent le produit touristique méditerranéen.

L’évènement sera l’annonce de la création de la Fondation méditerranéenne de tourisme dont le rôle sera primordial dans les études en tourisme méditerranéen ainsi que la collaboration et la coopération entre les différentes destinations touristiques méditerranéennes.

Ali Chemli

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Des professionnels soumettent leurs soucis à Afek Tounes

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Une réunion  sur la situation du secteur du tourisme a réuni des professionnels du métier avec des membres du bureau local du parti Afek Tounes Hammamet  dimanche dernier à Yasmine Hammamet.

Ce débat avait pour objectif principal d’échanger sur les préoccupations et les solutions avec les professionnels du secteur du tourisme avec ses différents acteurs (hôteliers, agents de voyages, restaurateurs, créateurs d’animation, loueurs de voitures, artisans, guides touristiques, etc.).

Il ressort unanimement des discussions que le secteur vit les jours parmi les plus difficiles qu’il a connus depuis plusieurs années et ses horizons sont loin d’être clairs.

Le débat a permis de discuter des différents points de vues et de faire une synthèse des différentes propositions que le parti Afek Tounes va adopter et défendre en les transmettant aux autorités concernées.

Sélim Ismaïl



ARTICLES ASSOCIÉS

Expedia : « juste à cause de l’aérien, la Tunisie est une petite destination »

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le leader mondial de la vente de séjours et de voyages en ligne (280.000 hôtels, 400 compagnies aériennes référencées et 70 millions de visiteurs par mois sur l’ensemble de ses marques qui comprennent plus de 10.000 sites) reconnaît enregistrer une croissance sur la Tunisie mais qui n’est pas aussi rapide que sur les autres destinations. Principale lacune pointée du doigt par Expedia, l’absence d’Open Sky et de vols bon marché qui permettraient de drainer une clientèle qui aurait confectionné elle-même son package dynamique.

Malgré une conjoncture en apparence pas très favorable, malgré un modèle touristique figé et dominé par le tour-operating de masse, Expedia continue de croire en la Tunisie. Le N°1 mondial du voyage online entend bien faire décoller la destination à partir de ses différentes plates-formes à travers le monde pour peu que certaines initiatives soient engagées. Une délégation de hauts responsables régionaux du groupe était récemment à Tunis avec l’objectif de sensibiliser ses différents interlocuteurs aux avantages de faire mieux figurer le «produit Tunisie» sur Expedia.

D’abord au niveau gouvernemental avec une demande auprès du ministère du Tourisme d’engager une campagne de publicité institutionnelle en faveur de la Tunisie sur les différents sites du groupe afin de permettre une meilleure visibilité de la destination et pousser ainsi les ventes. Au niveau hôtelier ensuite avec l’incitation des professionnels à bien positionner leurs offres sur Expedia.

« Nous sommes un outil marketing, c’est aux hôteliers d’utiliser Expedia pour optimiser leurs ventes. Nous leur offrons de la visibilité dans plus de 150 pays, nous leur traduisons leurs pages dans 40 langues. Nous avons des services clientèle dans chaque pays, nous ramenons des Chinois, des Japonais, des Mexicains, des Canadiens, ça vient du monde entier. C’est à l’hôtel de faire le travail : qu’il aie des tarifs corrects en ligne, qu’il aie de l’inventaire, un contenu correct (descriptif), c’est important pour le client qui veut savoir ce qui est proposé » estime Christophe Bazille, directeur pour la région Afrique d’Expedia.

Plusieurs types d’hébergement

Sur la Tunisie actuellement, Expedia référence quelque 300 hôtels et maisons d’hôtes. « Nous sommes quand même regardants au niveau hygiène et sécurité et nous utilisons les mêmes boîtes de consulting que Thomas Cook et TUI » insiste le responsable, comme pour dire qu’Expedia n’est finalement pas ouvert aux quatre vents.

De son côté, Rami Yangui, Associate Market Manager pour l’Afrique francophone, ne manque pas de souligner à chaque fois aux hôteliers tunisiens l’avantage « d’avoir tout sous la main pour gérer l’hôtel du point de vue tarifs, disponibilités et du point de vue commentaires clients également ».

Mais la Tunisie aux yeux d’Expedia, malgré toute la bonne volonté affichée de ses professionnels, reste « une petite destination à cause de l’aérien ». En comparant le parcours des deux destinations, Expedia affirme qu’au départ, les réalisations de la Tunisie et du Maroc étaient plus ou moins équivalentes pour ce qui concerne la vente en ligne. Puis l’Open Sky est arrivé au Maroc, rendant accessibles certaines régions autrefois difficile d’accès.

« Pour venir dans ces pays, il faut un siège et qui ne soit pas trop cher, s’insurge Christophe Bazille. Parce que les gens aujourd’hui, pour 2h d’avion, ils préfèrent dépenser un peu moins sur le vol et dépenser un peu plus dans la destination. Si vous laissez 500 euros dans le vol, vous allez chercher l’hôtel le plus bas de gamme, vous n’allez pas au restaurant, vous restez dans un hôtel all inclusive, vous n’allez pas dépenser de l’argent. Si vous avez un vol correct, vous pouvez quand même acheter votre hôtel à un tarif abordable et vous pouvez sortir, dépenser, faire des activités et faire vivre la destination ».

En définitive, Expedia est aussi un peu tour-opérateur, mais qui n’impose pas de vols tel jour à telle heure. Grâce au package dynamique sur mesure, le client peut acheter le type de formule qui lui convient le mieux, soit le séjour sec, soit le séjour associé à un vol et même le package complet avec activités en extra. Sur la région Méditerranée, c’est d’ailleurs sur ces packages dynamiques qu’est enregistrée la plus grosse partie des ventes.

L’interactivité en temps réel

Dans sa relation avec ses clients, Expedia va encore plus loin. Pantelis Chatziathanasiou, Area Manager du groupe pour l’Afrique francophone, explique le principe du « real time feedback » ou la réaction en temps réel du client: « beaucoup de sites permettent aux voyageurs de donner leur avis mais après coup. Dans ce cas, l’hôtelier ne peut pas engager d’action corrective et ne peut que remercier ou s’excuser quand il y a eu défaillance. Nous venons de lancer le «real time feedback». Dès le check-in, le client, qui a des applications pour communiquer, reçoit une notification d’évaluation. Une fois dans sa chambre, s’il a besoin de serviettes, la réception est notifiée. Le client satisfait laisse finalement un commentaire positif. Nous sommes les seuls à avoir ces outils ». Ce qui fait dire à Christophe Bazille que « les hôteliers doivent être préparés à utiliser ces outils car Internet, ce n’est plus le futur, c’est même déjà du passé dans beaucoup de pays ».

«Que ce soit en Tunisie ou dans l’ensemble des pays, nous recherchons des partenaires. Nous sommes là pour les aider à revoir leur stratégie tarifaire. Surtout en Tunisie où les hôteliers sont habitués à travailler avec des T.O depuis 40 ans, avec des contrats à l’année, avec des tarifs nets. Avec Expedia, quand la nuitée vaut 110 euros, le Revenue Manager doit mettre ce tarif. C’est un nouveau métier que d’être OTA (online travel agent) pour augmenter les tarifs quand il y a de la demande. Au Maroc, il n’y a plus un hôtel où il n’y a pas un e-Commerce Manager et un Revenue Manager avec la formation qui faut. Les hôtels ont compris qu’il fallait placer quelqu’un pour ce segment. Au final, nous avons plus de 60% des ventes en ligne par exemple pour Marrakech » ajoute encore le responsable.

Et quand on évoque l’impact que peut avoir la crise du tourisme et les attentats sur une destination comme la Tunisie, la réponse d’Expedia est cinglante: « malgré ce qui se passe, nous sommes en croissance. Si l’on regarde juillet et août, nous avons fait des chiffres exceptionnels en terme de nuitées parce qu’il y avait de l’inventaire, parce que les hôteliers n’ont pas tout donné aux T.O et ont laissé un peu pour le online, ce qui fait que nous avons vendu et nous avons prouvé que l’on pouvait vendre ».

En clair, il s’agit donc de révolutionner tout le business-modèle du tourisme et tout le comportement du client. « Le jour où il y aura de l’aérien vers la Tunisie, le jour où il y aura des tarifs abordables, des vols 7 jours, c’est sûr que nos ventes vont vraiment décoller et même en basse saison » promet Christophe Bazille.

H.H

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Le groupe qatari « La Cigale » débarque à Gammarth

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Après son rachat de l’ex-Tabarka Beach, rebaptisé « La Cigale », c’est à Gammarth qu’il va s’installer après avoir été déclaré adjudicataire de l’appel d’offres relatif à la vente du Club Dar Naouar a appris Destination Tunisie auprès d’une source proche du dossier.

Le groupe hôtelier qatari étend sa toile en Tunisie. Situé en front de mer, ce village de vacances historique de la banlieue de Tunis, construit sur  un terrain de 15 hectares, appartenait à un consortium de banques dont la BTEI (Banque tuniso-émiratie) qui détenait 87,43% du capital social de la société propriétaire, la SNVV. Selon des informations non confirmées par les nouveaux acquéreurs, le montant de l’offre a été de 18,2 MD.

Le Club Dar Naouar était entré en exploitation en mai 1986. Il dispose d’une capacité de 426 bungalows répartis en 10 blocs d’hébergement (1064 lits au total). L’hôtel est loué depuis 1997 et jusqu’au 31 décembre 2015 par la société Cosmotel (sous l’enseigne Caribbean World de Saïd Boujbel).

Nous croyons par ailleurs savoir qu’au moins deux autres soumissionnaires tunisiens ont également participé mais hors délais, le lancement du dernier appel d’offres étant intervenu au mois de mai 2015, en pleine tourmente touristique post-attentat du Bardo (le premier appel d’offres jugé infructueux remonte à novembre 2013).

Les deux autres hôtels qui portent l’enseigne « La Cigale » hors Tunisie se trouvent à Doha et à Beyrouth.

©Destination Tunisie

Lire notre chronique sur le sujet:

Vente du Dar Naouar: tempête dans un verre d’eau



ARTICLES ASSOCIÉS

Les ambitions de Grimaldi Lines avec les passagers tunisiens

grimaldi-navire-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

On n’y pense pas toujours mais partir en voyage en bateau au départ de la Goulette a aussi des avantages que l’avion n’est pas en mesure de proposer.

L’armateur italien Grimaldi Lines veut jouer un plus grand rôle dans le trafic maritime au départ de l’Italie vers la Tunisie. Avec 3 ports desservis (Civitavecchia, Salerne et Palerme) vers la Goulette avec son navire Zeus Palace, l’opérateur se positionne actuellement comme l’un des acteurs majeurs du transport combiné de passagers et de marchandises entre les deux pays, en concurrence directe avec les deux autres opérateurs du marché, la CTN et GNV.

Côté passagers, la clientèle actuelle de Grimaldi Lines est dominée par les Tunisiens résidents en Italie. Une clientèle très hétéroclite faite à la fois de personnes qui rentrent simplement en vacances par voie maritime avec leurs voitures et qui privilégient le confort à bord, et de commerçants qui vivent de petits trafics plus ou moins légaux entre les deux pays, profitant de leur statut de résident italien (pas de visa d’entrée en Italie et pas de timbre de sortie de Tunisie) et qui sont très peu exigeants en termes de prestations à bord, se contentant d’effectuer la traversée dans un fauteuil et se nourrissant d’un sandwich et d’une boisson apportés dans un couffin.

Au port de Palerme, embarquement des véhicules des Tunisiens résidents en Sicile à bord d'un navire de Grimaldi Lines en partance pour la Goulette. ©Copyright photo : Destination Tunisie

Au port de Palerme, embarquement des véhicules des Tunisiens résidents en Sicile à bord d’un navire de Grimaldi Lines en partance pour la Goulette. ©Copyright photo : Destination Tunisie

Indépendamment du type de passagers transportés, l’armateur italien entend jouer la carte de la proximité, mais aussi celle de la qualité. Proximité tout d’abord avec l’importante communauté tunisienne résident dans la moitié sud de l’Italie, et notamment celle installée en Sicile. La traversée entre Palerme et Tunis par exemple dure en général entre 10 et 12h selon les conditions météorologiques à une vitesse de 32 nœuds.

Qualité ensuite avec une offre à bord qui n’est pas sans rappeler celle des bateaux de croisières, l’animation en moins. Le navire avec lequel la compagnie dessert la Tunisie est en effet équipé de 202 cabines, qui peuvent contenir jusqu’à 4 personnes, équipées d’air conditionné, de douche et de WC. Elles se déclinent en trois catégories : cabines intérieures (sans hublot), extérieures (avec vue mer) et luxe (avec un véritable lit à deux places, un salon et une TV satellite).

Cabine standard pouvant accueillir jusqu'à 4 personnes.

Cabine standard pouvant accueillir jusqu’à 4 personnes.

Cabine de luxe avec grand lit, coin salon et TV.

Cabine de luxe avec grand lit, coin salon et TV.

Et pour ceux qui sont moins regardants sur l’hébergement, Grimaldi Lines met à leur disposition 151 fauteuils identiques à ceux que l’on peut trouver dans un avion, dans une salle climatisée équipée d’écran TV et d’espace de rangement pour les bagages. En tout, le navire est en mesure de transporter 1528 passagers et une centaine de voitures.

A bord, les passagers ont également l’embarras du choix en termes de restauration et de divertissements proposés. Au niveau de la restauration, le navire Zeus Palace propose plusieurs formules. Tout d’abord un restaurant à la carte dans un salon feutré avec des mets de la gastronomie italienne d’une qualité de plats exceptionnelle et avec un service digne des plus grands restaurants.

Les passagers peuvent également se restaurer au self-service situé au même niveau (pont 5) avec, là aussi, une grande variété de mets proposés, allant de l’inévitable antipasti italien au dessert qui ravit le palais des plus gourmands. Ceci outre les différents bars répartis sur plusieurs niveaux qui proposent boissons en tous genres, sandwiches et autres pâtisseries légères. Autant donc dire que l’offre disponible est en mesure de s’adapter aux différents budgets.

En termes de loisirs, le bateau est équipé d’un casino, d’une discothèque, d’une piscine (ouverte en été), d’une salle de jeux pour enfants, d’un espace bien-être et d’une petite salle de conférence.

Côté tarifs, Grimaldi Lines propose une large palette d’offres et un certain nombre de remises attractives, par exemple pour enfants, sur les billets aller et retour ou encore sur les réservations d’early-booking.

Packages touristiques par voie maritime

Sur le plan touristique, Grimaldi Lines propose également des formules de packages permettant à ses clients de se rendre en Tunisie avec un combiné bateau+séjour hôtelier. Sur sa brochure tour-opérateur, trois hôtels tunisiens sont sous contrat avec la compagnie. Cependant, la conjoncture touristique actuelle fait que ce produit est très peu demandé. Et pourtant, en l’absence d’offres des compagnies aériennes charter, le transport de touristes par voie maritime constituerait une alternative originale au développement du tourisme au départ du marché italien.

Autre créneau touristique tout à fait apte à être développé avec l’apport d’une compagnie comme Grimaldi Lines, celui des rallyes et des expéditions dans le sud tunisien en auto et moto. Sur ce plan malheureusement, la crise du tourisme et les restrictions de voyage décrétées au long de la frontière algérienne font que cette activité ne peut pas être développée pour le moment.

Au niveau billetterie, l’armateur est représenté en Tunisie par l’agence de voyages Carthage Tours à travers laquelle les agences de voyages tunisiennes peuvent vendre les billets de bateau de la compagnie.

Abdelaziz Ben Aïssi, directeur général de l'agence Carthage Tours, recevant un prix décerné par Grimaldi Lines pour les très bons résultats commerciaux enregistrés en Tunisie par le réseau revendeur de l'offre Grimaldi.

Abdelaziz Ben Aïssi, directeur général de l’agence Carthage Tours, recevant un prix décerné par Grimaldi Lines pour les très bons résultats commerciaux enregistrés en Tunisie par le réseau revendeur de l’offre Grimaldi.

Mais au-delà des lignes entre l’Italie et la Tunisie, Grimaldi Lines propose également des traversées vers d’autres destinations, comme Salerne, Barcelone, Corfu ou Trieste dans un esprit croisières à des prix très compétitifs comparées aux compagnies de croisières classiques. Autre idée qui pourrait être développée à l’intention des entreprises, celle qui consiste à organiser des voyages professionnels ou de groupes alliant réunion de travail à bord et excursions au sol.

Autant donc de formules à même d’inciter des Tunisiens à partir en voyage avec sans aucun doute un rapport qualité-prix difficile à battre.

Hédi HAMDI

Lire aussi: Grimaldi Lines récompense son réseau de vente tunisien

 



ARTICLES ASSOCIÉS

Grimaldi Lines récompense son réseau de vente tunisien

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

La compagnie maritime italienne Grimaldi Lines a récompensé ses meilleurs vendeurs sur la Tunisie. Au cours d’une cérémonie organisée à bord de son navire Zeus Palace, les agences de voyages ayant réalisé les meilleures résulats commerciaux se sont vu attribuer un prix et des cadeaux.

La compagnie est représentée en Tunisie par Carthage Tours. Elle dispose également d’un point de vente au port de la Goulette.

Grimaldi Lines assure des traversées vers la Goulette en partance de Civitavecchia, Salerne et Palerme à bord du Zeus Palace qui peut contenir jusqu’à 1528 passagers et une centaine de voitures.

Lire notre article sur le sujet: Les ambitions de Grimaldi Lines avec les passagers tunisiens

Salakta Voyages, meilleur vendeur Grimaldi Lines sur la Tunisie.

Salakta Voyages, meilleur vendeur Grimaldi Lines sur la Tunisie.

 

Horizon Voyages, 2e meilleur vendeur Grimaldi Lines en Tunisie.

Horizon Voyages, 2e meilleur vendeur Grimaldi Lines en Tunisie.

Miza Voyages, 3e meilleur vendeur Grimaldi Lines en Tunisie.

Miza Voyages, 3e meilleur vendeur Grimaldi Lines en Tunisie.

Prix attribué à Kerkouane Voyages.

Prix attribué à Kerkouane Voyages.

Prix attribué à Globe Voyages

Prix attribué à Globe Voyages

Les participants tunisiens au Famtrip organisé par Grimaldi Lines et son représentant Carthage Tours, à Palerme au pied du navire Zeus Palace.

Les participants tunisiens au Famtrip organisé par Grimaldi Lines et son représentant Carthage Tours, à Palerme au pied du navire Zeus Palace.

carthage tours

salakta kerkouane



ARTICLES ASSOCIÉS

Tunisair va réactiver la ligne Tunis-Khartoum

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

25 ans après avoir supprimé le Soudan de son réseau, la compagnie Tunisair s’apprête à remettre en place une ligne régulière entre Tunis et Khartoum à compter du mois de janvier 2016.

Un accord a été signé aujourd’hui à Tunis entre le directeur général de l’Aviation civile tunisienne, Habib Mekki, et deux de ses homologues soudanais, Ahmed Setti Abderrahman Bajouri, directeur général de l’Autorité de l’Aviation civile, et Azhari Abdelmagid Mohamed, directeur du Transport aérien. Le tout en présence du ministre du Transport, Mahmoud Ben Romdhane et de la présidente de Tunisair, Sarra Rejeb.

L’accord signé entre les deux parties permettra à Tunisair de jouir de la 5e Liberté de l’Air sur le Soudan, à savoir qu’elle aura la possibilité de débarquer et de réembarquer des passagers vers d’autres points de l’Afrique de l’est en continuation.

A noter également qu’au terme de cet accord, la compagnie privée Nouvelair a été désignée en tant que 2e transporteur tunisien habilité à assurer des vols entre les deux pays.

En définitive, les compagnies désignées bénéficieront d’une liberté de trafic entre les deux pays avec autant de dessertes souhaitées et avec n’importe quel type d’appareil pour le transport des passagers, du fret et du courrier.



ARTICLES ASSOCIÉS

L’hôtelier Béchir Sfar n’est plus

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Enorme émotion à Mahdia. Béchir Sfar, propriétaire notamment de l’hôtel Primasol El Mehdi, inconditionnel de la ville, féru de sport et principalement de handball, est décédé samedi 14 novembre dans un stupide accident de la circulation sur l’autoroute de la Marsa.

Ses proches, ses amis et ses collaborateurs pleurent aujourd’hui l’homme au grand coeur, jovial, bon vivant, mais aussi l’entrepreneur chevronné, entre autres dans le secteur du tourisme (il était également membre du Conseil national de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie), parti trop tôt.

A sa famille et à toute la grande famille mahdoise, nous présentons nos condoléances les plus attristées.



ARTICLES ASSOCIÉS

Marriott rachète Starwood et devient le N°1 mondial de l’hôtellerie

Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Le groupe hôtelier Marriott International a annoncé aujourd’hui le rachat de son concurrent Starwood Hotels & Resorts Worldwide pour 12,2 milliards de dollars (11,4 milliards d’euros).

Cette fusion, qui doit être bouclée à la mi-2016, détiendra en propre ou en franchise plus de 5.500 hôtels et 1,1 million de chambres dans le monde entier. Désormais, seront réunies les marques de Mariott (Ritz-Carlton, Renaissance, JW Marriott) et celles haut de gamme de Starwood (St Regis, W, Westin, Le Méridien et Sheraton).

Aujourd’hui, les trois quarts des chambres dont Marriott est propriétaire sont aux Etats-Unis  tandis que Starwood réalise près des deux tiers de son chiffre d’affaires ailleurs.

La fusion entre les deux chaînes d’hôtels Marriott et Starwood va créer « un portefeuille plus complet » et permettra des économies de coûts évaluées à 200 millions de dollars par an à partir de la deuxième année suivant le bouclage de l’opération, grâce aux synergies qui seront créées en back-office selon les affirmations des deux groupes.

Marriott:  4200 hôtels dans  80 pays et territoires, 19 enseignes: The Ritz-Carlton, Bvlgari Hotels & Resorts, Edition, JW Marriott, Autograph Collection Hotels, Renaissance Hotels, Marriott, Delta Hotels & Resorts, Marriott Executive Apartments, Marriott Vacation Club, Gaylord Hotels, AC Hotels, Courtyard, Residence Inn, Springhill Suites, Fairfiels Inn& Suites, Towne Place Suites, Protea Hotels et Moxy.

Starwood: 1180 hôtels dans 100 pays, 11 enseignesSt Regis, The Luxury Collection, W Hotels, Design Hotels, Sheraton, Westin, Le Méridien, Tribute Portfolio, Four Points, Aloft et Element.

 



ARTICLES ASSOCIÉS

« Le Royal » décroche le trophée de « Best Golf Hotel in Tunisia »

royal-hotel-tunisie
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Les « World Golf Awards » sont attribués après le vote des professionnels du tourisme de golf et des amateurs de cette discipline de 130 pays.

A l’occasion de la cérémonie annuelle des  «World Golf Awards», évènement qui célèbre et récompense l’excellence dans le tourisme de golf, qui s’est déroulée le 7 novembre dernier à l’hôtel Conrad Algarve à Quinta do Lago au Portugal, l’hôtel Le Royal Hammamet s’est vu remettre le prix du «meilleur hôtel de golf en Tunisie» et ce, pour la deuxième année consécutive.

Affiliés aux « World Travel Awards », les « Oscars » de l’industrie touristique, les « World Golf Awards » récompensent l’excellence et la détermination de leur bénéficiaire d’être les leaders dans leur catégorie.

Anis-Suissi---Le-Royal-Hammamet---World-Golf-Awards Portugal 2015

Le Royal Hammamet, représenté pour l’occasion par Anis Suissi, Executive Assistant Manager in Charge of Sales and Marketing, s’est dit « particulièrement fier de cette reconnaissance internationale qui vient renforcer la notoriété de l’hôtel et féliciter l’engagement et la passion de toute une équipe qui assure un service exceptionnel à sa clientèle ».

Il a ajouté : « nous sommes ravis d’avoir été sélectionnés comme étant le  meilleur hôtel de golf en Tunisie pour la seconde année consécutive. C’est une très belle reconnaissance, une distinction d’autant plus importante qu’elle nous encourage à présenter davantage une meilleure qualité de service aux golfeurs. Le Royal souhaite continuer ce travail sur l’axe tourisme-golf, qui se révèle être un marché porteur pour lequel nous continuerons de proposer des offres avec les meilleurs parcours de golf en Tunisie et ce, pour répondre aux attentes des adeptes de ce sport ».

anis suissi 2

Le tourisme golfique constitue un segment fondamental sur le marché mondial du voyage et du tourisme. Il a été estimé à 60 millions le nombre de visites de golfeurs pour l’année 2015 pour 32.000 terrains de golf et de stations à travers le monde.

(Communiqué)



ARTICLES ASSOCIÉS

Joe’s Pizza, une nouvelle approche dans la restauration rapide en Tunisie

pizza-khalil-cherif
Partager sur :
[iSpeechWebReader textID="gl-post-single"]

Ils sont trois. Deux frères et un associé. Walid et Khalil Chérif d’une part et Julien Lisbona d’autre part. Depuis 2 ans, ils sont partis à l’assaut de la restauration rapide en Tunisie et notamment la vente de pizzas avec l’ambition de devenir N°1 du marché.

khalil walid cherif julien lisbona

Le trio est loin de faire dans l’amateurisme. Son expérience des affaires pour l’un et du secteur pour l’autre fait que la marque qu’ils ont lancée il y a trois ans, Joe’s Pizza, commence à s’installer sérieusement dans le paysage de la pizza à Tunis avec déjà 4 points de vente opérationnels, à La Marsa, à Ennasr, à El Menzah, et tout récemment au cœur du quartier des affaires, le Centre urbain nord.

Walid apporte son savoir-faire en matière de gestion et de stratégie. Gérant d’un fonds d’investissement basé à Dubaï, il revient régulièrement à Tunis pour s’assurer des bonnes marches de l’affaire. Khalil a pris la responsabilité de la gérance de l’entreprise tandis que Julien apporte ses connaissances et son expérience dans le domaine de la pizza.

Façade du nouveau point de vente au Centre urbain nord à Tunis.

Façade du nouveau point de vente au Centre urbain nord à Tunis.

Premier cheval de bataille de la marque, les procédures d’hygiène. Dans un secteur souvent pointé du doigt pour les risques alimentaires qu’il présente et les méthodes archaïques employées, Joe’s Pizza tire de toute évidence son épingle du jeu. Pour ce faire, il a choisi la voie suivie par les entreprises qui se respectent, comme les hôtels et les restaurant de qualité, à savoir l’application de procédures d’hygiène et de sécurité alimentaires (HACCP) des plus strictes en engageant un cabinet spécialisé et indépendant qui effectue des contrôles inopinés réguliers de ses différents points de vente afin de s’assurer que les clients se voient offrir des produits en parfaite conformité avec les normes en vigueur. « Il ne s’agit pas d’arborer une grande enseigne internationale franchisée pour offrir des produits aux normes, indique Khalil Chérif, gérant de l’entreprise. Nous voulons apporter la preuve qu’une marque tunisienne avec des compétences tunisiennes est parfaitement en mesure de se défendre avec des produits qui répondent aux règles les plus exigeantes ».

walid-khalil-cherif

Le staff managérial de Joe’s Pizza.

Car effectivement, Joe’s Pizza n’est pas une enseigne étrangère entrée en Tunisie par le biais d’un accord de franchise. Il s’agit bien d’une marque 100% tunisienne, gérée par des Tunisiens, et qui utilise des produits exclusivement tunisiens. L’enseigne a déjà créé 60 postes d’emploi (entre encadrement et exploitation). Les salariés jouissent de cycles de formation continue et bénéficient de promotions internes, ce qui leur permet de disposer d’un plan de carrière dès leur recrutement. Walid Chérif, co-fondateur de la société, souligne que « Joe’s Pizza a fait le choix d’être une entreprise durable à caractère sociétal. Pour cela, nous nous sommes engagés à appliquer une politique de ressources humaines qui respecte la législation en vigueur à la lettre. De même que sur le plan fiscal, nous sommes parfaitement transparents car il est fondamental que tous les aspects du management de Joe’s Pizza s’inscrivent dans une démarche professionnelle normalisée ».

pizza-walid-khalil-cherif

L’entreprise a aujourd’hui des objectifs de croissance clairs avec l’ambition de devenir N°1 de la restauration rapide en Tunisie. Elle compte ouvrir deux à trois points de vente par an pour atteindre 10 restaurants avant 2018. Il est également question de développer des franchises pour la marque qui seront octroyées à des employés qui auront bénéficié de promotions internes en leur donnant les moyens d’ouvrir un ou plusieurs points de vente dans le cadre d’une politique d’essaimage.

 

Les responsables de Joe’s Pizza estiment être déjà les N°1 de la vente de pizzas sur le marché avec 300.000 unités vendues par an, 50 tonnes de mozzarella utilisée et l’emploi de produits exclusivement locaux. L’investissement déjà consenti est de 1 million de dinars. L’aventure ne fait que commencer puisque une extension en région est à l’ordre du jour.

pizza 2



ARTICLES ASSOCIÉS