Qui sont en réalité les nouveaux dirigeants de Tunisair ?

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Le ministère du Transport a annoncé dans un communiqué rendu public hier la nomination d’un nouveau PDG et de deux nouveaux DGA à  la tête de la compagnie aérienne Tunisair.

Le nouveau PDG se nomme Rebah Jerad (photo 1). Inconnu dans le secteur du transport aérien, il a une formation d’ingénieur et a occupé plusieurs hauts postes notamment en tant que PDG de la Socomena et de la SIAME ou encore DGA de la STEG et DG de la SSI (voir son parcours dans la rubrique « portraits » ). Il remplace à  ce poste Hamadi Thamri  nommé le 26 mai 2011 et qui n’aura donc pas réussi à  boucler une année complète aux commandes du transporteur national. Il a toutefois été nommé conseiller auprès du ministre du Transport, Abdelkarim Harouni.

La nomination d’un nouveau PDG s’est accompagnée de celle de deux nouveaux directeurs généraux-adjoints (ce qui constitue une première au niveau de la hiérarchie administrative de Tunisair), lesquels vont remplacer Ridha Cheïkhrouhou (qui cumulait le poste de DGA avec celui de directeur central du Produit).

Khaled Chelly (2) – qui va rentrer de Casa où il dirigeait l’antenne de l’IATA pour l’Afrique du Nord- occupera désormais les fonctions de directeur général-adjoint chargé du commercial.
Chiheb Ben Ahmed
 (3) –qui occupait le poste de DG de la filiale Tunisair Handling jusqu’à  ce jour- est nommé directeur général-adjoint chargé des Affaires techniques.

Autre nomination, celle de Néjia Gharbi (4) en qualité de secrétaire générale de la compagnie (en remplacement de Fethi Jebara). Diplômée de l’ENA, elle est contrôleur général des Services publics au Premier ministère avec rang de directrice générale.  Elle a travaillé à  ce titre dans de nombreuses entreprises publiques, notamment au Groupe chimique tunisien, à  la Sotrapil et à  la Compagnie des phosphates de Gafsa, de même qu’elle est présidente de la Commission de l’ouverture des plis lors de l’attribution des marchés publics.

D.T



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Défilé de voitures anciennes

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Deux grandes manifestations automobiles sont prévues au mois d’avril 2012 en Tunisie. Tout d’abord du 6 au 8 avril à  Yasmine-Hammamet aura lieu le « Grand Prix Historique de Tunisie » de voitures anciennes. Des véhicules d’époque (mono-places d’avant et après Guerre, barquette et GTS jusqu’à  1972) en provenance de France, d’Italie et de Tunisie parcourront les artères de la station (8 avril à  partir de 10h30) après avoir été exposées au pied du Fort de la Hammamet (6 avril à  partir de 16h).

Quelques jours plus tard se dérouleront « Les Routes du Soleil ». Il s’agit d’un rallye touristique automobile « France-Sahara » qui va se dérouler du 19 au 28 avril 2012 en Tunisie. Les organisateurs français de l’événement (« Jasmin Auto Rétro ») proposent de « partir découvrir la Tunisie en anciennes, dans une ambiance très conviviale, avec pour simple objectif de passer de bonnes vacances tout en vivant une véritable aventure pour amateurs des anciennes ». Ce rallye partira de Marseille le 5 avril 2012 avec des participants disposants de voitures souvent de collection. Ils iront de Tunis à  Sousse puis se dirigeront vers Djerba après une pause à  Mahrès. Direction ensuite Kébili et Tozeur avant d’aller sur Métlaoui, Gafsa, puis Dougga et Tabarka avant de terminer par Bizerte et Tunis.



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Rebah Jerad face au volcan Tunisair

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Il fut un temps où occuper le poste de PDG de Tunisair était d’un prestige sans pareil. Aujourd’hui, cela pourrait être assimilé à  un cadeau empoisonné.

Ce qui semble toutefois ne pas avoir rebuté Rebah Jerad, qui a accepté le poste, à une période où le transporteur public tunisien traverse certainement l’une des plus grandes turbulences de son histoire. Son prédécesseur, Hamadi Thamri, supposé connaître tous les rouages de la maison -puisqu’il y a effectué toute sa carrière, n’a pas réussi à  redresser la compagnie, ni même à  la stabiliser, économiquement et encore moins socialement.

Le gouvernement a donc de toute évidence mesuré la nécessité –urgente- de changer le premier responsable de Tunisair et le remplacer par un ingénieur de 64 ans, issu de l’Enit (promotion 1975) qui a fait ses preuves, non pas dans le transport aérien, mais ailleurs, des fois que les recettes des autres appliquées à  Tunisair donneraient des résultats probants, et notamment en matière de privatisation.

Car Rebah Jerad a déjà  été confronté aux entreprises en difficultés, et notamment la fameuse Socomena de Menzel Bourguiba qu’il a dirigée d’août 1997 à  juillet 2002 avec pour mission de la remettre à  flot afin de pouvoir la privatiser plus facilement.

Il a fallu à  l’époque passer par l’étape de « l’assainissement social » en veillant au maintien de la paix sociale. Mais c’était une autre époque, avec d’autres mœurs. Toujours est-il qu’après avoir réhabilité la société et instauré un système d’assurance qualité, la Socomena a trouvé preneur.

Mais c’est surtout dans le domaine de l’électricité et du gaz que Rebah Jerad est connu. C’est d’ailleurs à  la STEG qu’il a débuté sa carrière et où il a dirigé d’importants projets de construction de centrales électriques. Il y gravira tous les échelons jusqu’à  y occuper de 2002 à  2009 le poste de DGA puis celui de directeur général de SIS (STEG International Services) jusqu’à  sa nomination à  Tunisair.

Dans l’intervalle, entre 1993 et 1997, il a également occupé les fonctions de président-directeur général de la Société Industrielle d’Appareillage et de Matériel Electrique (SIAME). Dans son CV, il est indiqué qu’«il y a procédé au renouvellement de la licence de fabrication de compteurs électriques avec ISKRA (Slovénie), et de la licence de fabrication des disjoncteurs électriques avec Schneider Electric (France), au renouvellement des équipements de production et de contrôle des compteurs et des disjoncteurs, et à  l’instauration d’un système d’assurance qualité avec la certification ISO 9002 et la certification des produits dans des laboratoires européens conformément aux normes internationales. Il a pu ainsi développer l’exportation des compteurs électriques en Afrique et particulièrement au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal et préparer par la suite l’entreprise à  la privatisation».

Dans la vie associative, le nouveau PDG de Tunisair a semble-t-il été très actif. C’est ainsi qu’il est le fondateur de l’ADENIT (l’Association des diplômés de l’ENIT) dont il a été deux fois le président (en 1976 et 1983). Il a également été élu deux fois membre du Conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (mai 1988 à  mai 1998) en assurant successivement les responsabilités de président de la Commission Formation, de Secrétaire général-adjoint et de vice-président. Il a également été président de la Section du Grand-Tunis de l’Association de Développement des Iles Kerkennah (Kyranis) dont il est originaire.

D.T



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Tunisair change de pilote

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Changement de PDG à  la tête de la compagnie aérienne publique Tunisair. Nommé le 26 mai 2011, Hamadi Thamri n’aura finalement pas réussi à  boucler une année à  la tête de l’entreprise. Il a été remplacé aujourd’hui par Rabeh Jerad, un ingénieur diplômé en électrotechnique de l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT), promotion 1975. Connu dans le domaine de l’électricité et du gaz, M. Jerad a eu à  diriger plusieurs entreprises industrielles publiques: directeur général adjoint de la STEG d’août 2002 jusqu’à  août 2009, il avait eu l’occasion de diriger auparavant plusieurs entreprises industrielles et notamment comme président directeur général de la Société Tunisienne de Construction et de Réparation Mécanique et Navales (SOCOMENA) à  Menzel Bourguiba, d’août 1997 à  juillet 2002, où il a procédé à  l’assainissement social de l’entreprise, dans le cadre de sa restructuration, avec maintien de la paix sociale, à  la réhabilitation de la crédibilité de l’entreprise auprès de ses clients et de ses fournisseurs, à  l’instauration d’un système d’assurance qualité (avec certification ISO 9002) et à  la préparation de l’entreprise à  la privatisation.
Président directeur général de la Société Industrielle d’Appareillage et de Matériel Electrique (SIAME) d’août 1993 à  juillet 1997,  il y a procédé au renouvellement de la licence de fabrication des compteurs électriques avec ISKRA (Slovénie) et de la licence de fabrication des disjoncteurs électriques avec Schneider Electric(France). Rabeh Jerad a intégré la STEG à  la fin de se études où il a participé puis dirigé d’importants projets de construction d’une variété de centrales électriques. Il est également Président fondateur de l’ADENIT (Association de Diplômés de l’ENIT) en 1976 ; il a été élu deux fois Président de l’ADENIT en 1976 et 1983 Elu deux fois membre du Conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (mai 1988 à  mai 1998) en assurant successivement les responsabilités de Président de la Commission Formation, de Secrétaire Général Adjoint, et de Vice Président.
Désigné en 1999 Secrétaire Général du 22ème congrès des ingénieurs arabes qui a eu lieu en Tunisie en avril 2001.
Il a également été président de la Section du Grand Tunis de l’Association de Développement des Iles de Kerkennah Kyranis.



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Le français Accor revient à Tunis avec deux nouveaux hôtels

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Ces établissements qui vont être gérés par Accor appartiennent à une société (SPTM) filiale de la BIAT et sont gérés en gestion pour compte.

En plein marasme touristique, le groupe Accor, premier opérateur hôtelier mondial, marque son retour en Tunisie à  travers l’ouverture, le 27 février 2012, de deux nouveaux hôtels à  Tunis, un ibis et un Novotel, situés sur l’avenue Mohamed V, en face du chantier de la future Cité de la Culture. Signe que l’hôtellerie de ville se porte bien contrairement à  l’hôtellerie balnéaire.

Sébastien Mary, directeur des Opérations du groupe Accor pour la Tunisie et l’Algérie, estime dans un communiqué que « ces ouvertures traduisent tout d’abord la confiance placée par notre groupe dans l’essor économique et touristique de la Tunisie ; elles permettent ensuite de mettre au service de nos clients et partenaires notre savoir-faire et notre expertise en matière d’hôtellerie d’affaires et de loisirs ».

Le Novotel Tunis Mohamed V a une capacité de 126 chambres, dont 4 suites et 2 chambres adaptées aux personnes à  mobilité réduite, avec toutes les commodités d’usage. Il dispose d’un total de 14 salles de congrès et de sous-commissions dotées d’équipements technologiques de pointe (Internet haut-débit, vidéo-projecteur, écran, vidéo-conférence…), la plus grande des salles pouvant accueillir jusqu’à  200 personnes (185 m²). Côté loisirs, le Novotel Tunis Mohamed V propose un spa, une piscine ouverte, un Hammam, un espace Fitness et des cabines de soin.

L’hôtel ibis Tunis compte 152 chambres dont 3 adaptées aux personnes à  mobilité réduite, avec tout le confort requis et les équipements modernes, notamment la connexion Internet gratuite dans tout l’hôtel (chambres, restaurant, bar, lobby). Pour les voyageurs d’affaires, l’établissement dispose d’un Business Corner équipé (ordinateur, Internet, fax…).

Accor est présent dans 90 pays avec plus de 4400 hôtels et 531.700 chambres dont 380.700 ouvertes durant l’année 2011. Le groupe propose une offre étendue, allant du luxe à  l’économique. Outre les enseignes Novotel et ibis, Accor gère un très large porte-feuille de marques : Sofitel, Pullman, MGallery, Suite Novotel, Mercure, Adagio, all seasons/ibis styles, Etap Hotel/Formule1/ibis budget, hotelF1 et Motel6. En 2012, il est prévu l’ouverture de 40.000 nouvelles chambres.

Et quasiment face aux hôtels d’Accor, c’est l’ex-Abou Nawas Tunis qui ouvrira ses portes début 2013 avec un établissement de catégorie 5 étoiles sous l’appellation Ledger Plaza Tunis.

De quoi étoffer -tout d’abord- mais aussi et surtout, revigorer l’offre touristique du centre de la capitale qui en a bien besoin actuellement.



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La Tunisie se redresse au départ de la France

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Selon les derniers résultats du «baromètre du SNAV», le syndicat national des agences de voyages françaises, portant sur les ventes de séjour dans les agences en janvier 2012, c’est la Tunisie qui se redresse le plus par rapport à  janvier 2011, qui fut un mois particulièrement creux sur le plan touristique puisque ayant coïncidé avec le pic de la révolution. En conséquence, les chiffres sont en croissance nette avec des réservations en hausse de 128% en volume d’affaires et de 93% en nombre de passagers. A souligner que les très longs séjours de plus de 20 nuits représentent un séjour sur quatre. Cette tendance témoigne de la bonne image de la destination auprès d’une clientèle majoritairement senior et très fidèle.

Toutefois, la baisse des ventes sur le moyen-courrier est demeurée en recul de 26% entre janvier 2011 et janvier 2012. Cette baisse se traduit par la chute (en volume d’affaires) des départs cumulés vers la Tunisie et le Maroc (-40%) et surtout vers l’Egypte (-76%).



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OLIVIER DE NICOLA, PRESIDENT DE VOYAGES FRAM: «pour faire de la valeur en Tunisie, il faut 4 ans de travail»

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Le tout nouveau patron du 3e tour-opérateur français s’explique sur « le pavé dans la mare » qu’il a jeté lors de son récent passage à  Tunis et sur les perspectives de l’entreprise sur la destination à  court-terme.

Face à  de nombreux opérateurs touristiques français et tunisiens, vous avez ouvertement défendu le modèle touristique de masse (qui est très décrié côté tunisien) au détriment du tourisme de valeur vers lequel la destination veut se diriger. Qu’est ce qui justifie cette prise de position ?

Le pays avait un positionnement qui était clair pour les distributeurs et pour les clients : la Tunisie, c’était l’entrée de gamme du séjour balnéaire Méditerranée. à‡a a le mérite d’être clair et je pense que cela a fait la réussite de la Tunisie. Et l’ensemble des infrastructures, hôtelières, transport, aéroportuaires, était calibré pour cela. Quand j’entends dire qu’il faut faire de la valeur, je ne dis pas que ce n’est pas bien ou qu’il ne faut pas en faire, je dis qu’aujourd’hui, la Tunisie n’a pas encore les produits, la formation… Tout cela n’a pas été mis en place, et donc, pour faire de la valeur, c’est 4 ans de travail. Combien avez-vous d’hôtels de valeur ? Combien d’hôtels peuvent-ils prétendre à  cela aujourd’hui ? Ce qu’il y a n’est pas suffisant. Je me dis qu’aujourd’hui, si nous ne travaillons que la valeur, les opérateurs touristiques vont mourir dans l’intervalle. Donc, nous avons plus intérêt à  faire du volume et à  travailler pour de la valeur. A un moment donné, la Tunisie, c’était « volume », puis on y a intégré la thalasso, le golf et on a monté les prix et le positionnement. Les opérateurs touristiques doivent vivre et pour cela, il faut des clients, même si pour l’instant, ils ne payent pas super cher.

La deuxième chose, l’intérêt du volume, c’est que le meilleur ambassadeur de la Tunisie, c’est le client qui rentre. Moi je préfère avoir 10.000 clients qui rentrent et qui disent que « c’était vachement bien », qu’en avoir 500, même s’ils ont payé très cher.

Comment le client Fram perçoit-il la Tunisie actuellement ?

Nous, nous sommes passés de 90.000 à  30/35.000 clients sur la Tunisie en 2011, donc, cela a été un drop énorme qui nous a créé des soucis financiers en Tunisie et en Europe puisque c’était notre première destination. Nous sommes donc touchés, mais je pense que la Tunisie revient doucement sur le marché (nous étions à  + 6% à  fin janvier). C’est donc la première fois qu’on commence à  être positif par rapport à  l’année dernière et c’est le moment de concentrer les efforts. Par contre, il faut aller vite car c’est maintenant que l’on fait le pic du booking.

Qu’attendez-vous par exemple comme actions de la part de la destination ?

Première chose, j’aimerais que les ministres (tunisiens ndlr) viennent en France porter un message d’intérêt pour le tourisme et qu’ils disent « les touristes, on vous aime, on a envie de vous, on vous accueille à  bras ouverts, on est intéressés par vous, etc. ». Il faut dire la même chose aux professionnels. Deuxième chose : il faut que l’on nous soutienne avec des campagnes de communication, institutionnelles, d’offres de prix. Troisièmement : faire du voyage de presse en sens inverse. Je pense que si les journalistes français viennent en Tunisie, voient du produit, vivent un peu le pays pendant quelques jours et reviennent en disant : « rien n’a changé, si ce n’est que les gens sont plus ouverts, il y a plus de liberté de parole, les plages sont toujours aussi belles, les gens sont dans les hôtels, prêts à  vous accueillir, venez ! », c’est un point de vue impartial. Moi, si je dis que « la Tunisie, c’est la plus belle destination du monde », on va dire « c’est normal qu’il dise ça, il a envie de remplir ses avions et ses hôtels ». Il faut donc trouver ces relais d’opinion neutres pour qu’ils viennent renforcer notre discours.

Et vous, concrètement, quelles mesures avez-vous pris pour pousser à  la vente ?

Nous sommes condamnés à  faire des efforts dans le bon sens du terme puisque nous avons aujourd’hui des filiales avec 1000 collaborateurs en Tunisie, donc pour nous, c’est très très important. Nous sommes historiquement depuis 1975 implanté sur cette destination là , donc cela nous paraît naturel. Nous avons gardé du budget de communication pour accompagner l’office du tourisme sur des campagnes en France (je ne suis pas sûr que l’on soit très nombreux à  avoir prévu ça dans nos budgets marketing), donc nous sommes plutôt prêts. Il y a des discussions en cours avec l’office du tourisme pour caler une campagne conjointe ; après, on en mettra un peu moins qu’il y a 2 ans quand on avait 90.000 clients, c’est normal aussi, mais nous ne sommes pas à  0.

Le fait que le gouvernement tunisien soit à  majorité islamiste a-t-il selon vous une influence sur le client français ?

à‡a a influé sur le booking tout de suite après les élections. Il y a eu un stop et puis c’est reparti, le temps que les gens comprennent. Je pense que c’est bien qu’il y en ait dans plusieurs pays, ça banalise un peu les choses. Cela les positionne aussi les uns par rapport aux autres, c’est-à -dire que finalement, ce sont des gens « normaux » qui ont le droit de s’ancrer sur leurs croyances, peut-être un peu plus que d’autres, mais ce n’est pas forcément condamnable, bien au contraire. Moi, j’ai une position, c’est de dire : « France, terre de démocratie, nous devons soutenir la démocratie au sens large mais pas imposer nos valeurs ». Le peuple tunisien fait son chemin et fait ses décisions, pour moi, elles sont hautement respectables. Nous menons notre chemin dans cet environnement là , nous n’avons pas à  le contrecarrer, à  le juger, nous devons en tenir compte quand le client en a peur ; notre rôle c’est de dire que nous aussi, on vit dans ces pays là , on est capables d’expliquer, nous avons des collaborateurs sur place.

Propos recueillis par
H. HAMDI



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Dans les coulisses de la future compagnie aérienne Syphax Airlines

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En toute discrétion, les préparatifs de lancement de la nouvelle compagnie aérienne Syphax Airlines vont bon train dans la perspective du démarrage prochain de ses activités commerciales.

La compagnie vient tout d’abord de se voir attribuer le 16 février dernier son code IATA par l’Association internationale du transport aérien, en l’occurrence les 2 lettres FS (qui signifient Fly Syphax) et qui identifieront ses vols.

Par ailleurs, son premier appareil, un Airbus A.319, d’une capacité de 150 places et baptisé « Karama », vient d’être peint aux couleurs de la compagnie. Il devrait arriver à Sfax à  la fin du mois de février et sera immatriculé TS-IEF (Echo Fox dans le jargon aéronautique).

Les futurs pilotes de la compagnie sont actuellement en formation à  l’ATCT de Gammarth pour une période de 2 mois durant laquelle ils seront soumis à  de multiples tests. Il s’agit de 4 jeunes diplômés Bac + 4 qui seront ensuite encadrés par un commandant de bord instructeur chevronné. Au total, l’entreprise devrait recruter dans un premier temps 150 cadres.

Les bureaux de la compagnie à  Tunis se situeront sur les Berges du Lac. Syphax Airlines envisage de réaliser 4 à  5 vols internationaux par jour vers la France (Paris, Marseille, Lyon et Nice), le Maroc (Casablanca) et la Turquie (Istanbul) au départ de sa plate-forme de l’aéroport de Sfax-Thyna.

Son fondateur, Mohamed Frikha, avait annoncé il y a quelques mois son ambition d’ouvrir également des lignes sur l’Italie (Rome et Milan), l’Algérie, la Libye, la Suisse et l’Allemagne. Le business plan de la compagnie est actuellement en cours d’actualisation et devrait faire l’objet d’une communication financière ou, plus simplement, d’un communiqué de presse prochainement.

Telnet Holding dans le capital de la compagnie

« Au vu des intérêts communs et de l’opportunité d’affaires pour le groupe Telnet Holding, le Conseil d’Administration de la société Telnet Holding a donné son accord pour la prise de participation dans le capital de Syphax Airlines à  concurrence de 25%, soit 2,5 MD. » C’est en ces termes que le marché de la Bourse de Tunis a appris le 20 février 2012 la nouvelle de l’entrée de Telnet dans le capital de la compagnie aérienne.

Rien de surprenant cependant quand on sait que le directeur général de Telnet et le PDG de Syphax Airlines ne sont en fait qu’une seule et même personne. Mais pour justifier auprès de ses actionnaires cette entrée dans le tour de table de la compagnie, Telnet a expliqué que le transporteur aérien « a besoin d’une plate forme pour la gestion de ses activités support et système d’information.

Une telle plate forme et expertise sont des atouts pour le groupe Telnet Holding qui assurera toutes les prestations de technologies de l’information « I.T » de Syphax et développera ainsi ses compétences dans l’IT aéronautique pour les proposer à  d’autres compagnies aériennes sur un créneau très porteur en terme de demandes et prix de vente ».

D.T

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Le gouvernement ferme la porte à l’Open Sky

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L’Open Sky ne semble en effet toujours pas constituer une priorité pour les autorités de tutelle qui viennent de le reporter aux calendes grecques.

Les défenseurs de la cause de l’ouverture du ciel tunisien aux compagnies aériennes internationales vont devoir encore prendre leur mal en patience.  Le directeur général de l’Aviation civile, Habib Mekki, a annoncé que la Tunisie avait reporté sine die les négociations sur le sujet avec l’Union européenne. « Les négociations sont reportées jusqu’au retour à  la normale des activités des compagnies aériennes nationales, celles-ci étant affectées par les conditions exceptionnelles qu’a vécu le pays après la révolution » a-t-il déclaré à  l’agence officielle TAP.

En d’autres termes, le gouvernement a privilégié le protectionnisme au détriment du tourisme individuel que l’ouverture du ciel permettrait de développer, thèse soutenue par la la communauté touristique tunisienne. Cette annonce n’est pas une surprise en soi puisque le ministre du Transport avait, à  ce propos, déjà  laissé entendre récemment que le gouvernement devait attendre que Tunisair se mette à  niveau pour lui assurer sa compétitivité.

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Emirates passe à  la puissance 7 sur Tunis

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La compagnie aérienne du Golfe consolide encore son positionnement sur la Tunisie. Jusqu’à  présent, il n’y avait pas de vol assuré par Emirates le mardi sur l’axe Dubaï-Tunis. Ce sera désormais chose faite à  compter du 25 mars 2012. En conséquence, le transporteur assurera une desserte quotidienne des deux villes avec, toutefois, de nouveaux horaires. Les vols décolleront de Dubaï à  9h35 pour atterrir à  Tunis à  12h50. Dans l’autre sens, les vols partiront à  15h05 pour arriver à  23h55 aux émirats.

Autre nouveauté : la fréquence supplémentaire sera opérée par un Airbus A340-500 (photo) offrant 12 suites en Première, 42 sièges en classe Affaires et 204 places en Economie, ce qui représente sur le plan commercial une augmentation de capacité de 384 sièges par semaine dans chaque sens par rapport aux vols actuels effectués en A330-200.

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A Milan, les voyagistes italiens disposés à  renouer avec la Tunisie

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La participation tunisienne au salon mondial du tourisme BIT Milan, qui s’est tenu du 16 au 19 février, a revêtu cette année une dimension particulière qui traduit la volonté de relancer le tourisme tunisien sur le marché italien qui a enregistré en 2011 l’une des plus fortes baisses de fréquentation à  l’égard de la destination tunisienne.

Le marché italien a, en effet, accusé une régression de 66% en terme de flux en direction de la Tunisie puisque seulement 121.000 touristes italiens ont choisi la Tunisie comme destination de vacances en 2011 contre 354.000 en 2010.

Habib Ammar, directeur général de l’Office national du tourisme tunisien, présent à  ce salon, a tenu plusieurs séances de travail avec les responsables des principaux voyagistes italiens dont notamment Sprintours, Eden Viaggi, Alpitour, Settemari et Inn Voyages. Une occasion pour M. Ammar de prendre connaissance des programmes de développement de ces voyagistes sur la Tunisie au cours de l’année 2012 et de les rassurer sur l’amélioration des conditions de sécurité en Tunisie.

Pour leur part, les voyagistes italiens ont exprimé la volonté de soutenir la relance du tourisme tunisien en Italie. « Une relance souhaitée aussi bien pour leurs affaires en Tunisie que pour le tourisme tunisien ». Ils ont par ailleurs évoqué la nécessité de dissiper certaines contraintes se rapportant notamment au transport aérien et à  la restauration de la confiance des touristes italiens.

A cet effet, le DG de l’ONTT a fait remarquer qu’au-delà  de la campagne promotionnelle actuellement engagée en Italie, l’administration du Tourisme affectera un budget spécial pour la promotion de la destination Tunisie à  travers les chaînes de télévision italiennes en vue de se rapprocher davantage du consommateur italien et de le rassurer sur la nouvelle réalité tunisienne.

Quant à  l’accessibilité aérienne entre les deux pays, M. Ammar a précisé que l’expérience du partage de risque avec les compagnies aériennes nationales sera reconduite en 2012 pour le marché italien afin de soutenir les tour-opérateurs italiens dans leur programmation de la Tunisie.

D’autre part, on apprend que la compagnie Tunisair a annoncé, au cours de ce salon, l’étude avancée portant sur la mise en place de deux vols directs au départ de l’Italie vers Tozeur et Djerba pour l’hiver prochain. (Communiqué)



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Deux hôtels djerbiens dans le Top mondial de TripAdvisor

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Dans son classement annuel des meilleurs hôtels dans le monde élaboré sur la base des avis des internautes, TripAdvisor a recensé deux hôtels à  Djerba et leur a attribué les 11ème et 21ème places de son classement mondial dans la catégorie «Spa & Bien-être» (Relaxation & Spa en anglais). Il s’agit de deux hôtels propriété du groupe UTIC mais gérés par Radisson Hotels & Resorts, respectivement le Park Inn by Radisson Ulysse Resort & Thalasso Djerba et le Radisson Blu Resort & Thalasso, Djerba.

Le classement des meilleurs hôtels dans le monde établi par TripAdvisor compte 8 catégories : Top 25, Bargain (Bonnes Affaires), All inclusive, B&B (chambres d’hôtes), Luxe, Spa et Bien-àŠtre, Tendance et enfin Service.
Quoique ses avis soient quelquefois jugés subjectifs, TripAdvisor est devenu une véritable référence en matière d’évaluation des hôtels dans le monde avec ses 35 millions de critiques déjà  recensées. Le site couvre plus de 200.000 hôtels et attractions et plus de 30.000 destinations à  travers le monde.



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Quelle image aux yeux de la communauté touristique internationale ?

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Tout ce qu’elle a gagné en notoriété internationale et en capital sympathie suite à  la révolution, la Tunisie l’a sans aucun doute perdu ces derniers mois. Quel spectacle affligeant le pays est-il en train de montrer à  la communauté internationale en général et touristique en particulier ? Pour une nation qui se proclame libre et libérée, dont le chef du gouvernement annonce à  tour de bras que « la démocratie a été rétablie, que les libertés fondamentales sont garanties, que les libertés de culte, de pensée et de la presse sont acquises », la réalité ne semble malheureusement pas lui donner raison.

Les médias et les observateurs internationaux ne sont pas dupes. Ils ont sans aucun doute déjà  mesuré à  leur juste valeur les derniers événements qui se déroulent sous le ciel tunisien et leur portée sur l’avenir du pays tout entier : des Salafistes qui investissent le domaine public et qui dictent leur loi (comme à  Sejnane et à  l’université de la Manouba), un réseau terroriste démantelé (Bir Ali Ben Khlifa) qui voulait imposer le kalifat, un illuminé égyptien (Wajdi Ghenim) qui vient promouvoir l’excision des filles et qui réussit une tournée triomphale à  Tunis et en province, un ministre de la Culture (Mehdi Mabrouk) qui ose porter un jugement sur le physique des chanteuses libanaises en vogue (Elyssa et Nancy Ajram) et qui s’octroie le droit de les bannir des festivals, des grèves qui dérapent dans des multinationales qui emploient des milliers de salariés (Yazaki, Leoni, Teleperformance…) et qui font peser sur eux la menace de l’abandon du pays et, finalement, un patron de presse jeté en prison pour avoir publié une photo jugée osée à  la Une du quotidien en langue arabe qu’il dirige – du jamais vu depuis l’Indépendance en 1956 ! Voilà  la nouvelle image affligeante que la Tunisie en version 2012 offre à  ses touristes. Mais la société civile, heureusement, n’entend pas en rester là . A la filière touristique aujourd’hui de se joindre à  elle et la soutenir pour l’aider à  défendre les valeurs du pays et de son tourisme. En attendant peut-être une deuxième révolution pour une nouvelle redistribution des cartes.

Hédi HAMDI



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Kéchaou revient à  Djerba

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Quelques années après avoir occupé le poste de directeur général de l’hôtel Club Rimel Djerba, Kaïs Kéchaou revient sur l’île en tant que DG cette fois-ci de l’hôtel Palm Azur et ce après avoir intégré la chaîne RIU. Kéchaou avait occupé ces dernières années les postes de DG au Royal Thalassa Monastir, à  l’Iberostar Royal Mansour à  Mahdia, ou encore au Vincci Nour Palace Mahdia.



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Les voyagistes tunisiens toujours pas sortis de l’auberge

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Les agences de voyages tunisiennes ont obtenu de l’ONTT une grâce de 3 mois (jusqu’au 31 mars 2012) dans le dossier de la « caution ONTT ». En contre-partie, la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages) s’est portée garante des éventuels défauts de paiement qui pourraient intervenir entre-temps. L’ONTT s’est en tout cas engagée à  entamer les démarches nécessaires pour mettre à  jour le cadre de l’assurance-caution au profit de ses adhérents.
Quant à  la question du kilométrage autorisé lors des excursions touristiques (lire les détails de l’affaire), l’administration du Tourisme aurait accepté le principe d’augmenter le km moyen parcouru, tandis que la FTAV, de son côté, serait en train de préparer une contre-proposition. Concernant le dossier relatif aux voyages à  l’étranger (lire), et face au flou entretenu par la BCT, la FTAV a saisi le ministère des Finances pour tenter de trouver une solution au problème du budget de l’outgoing.

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L’ONTT France présent sur 8 salons le mois prochain

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La représentation de l’ONTT en France va prendre part à  8 salons touristiques professionnels et grand-publics en mars 2012 afin de toucher des niches de marchés spécialisées dans les secteurs du golf, du MICE, de l’hébergement alternatif, du tourisme vert et écologique ainsi que celui des groupistes. Cette participation se traduira par des stands de différentes superficies (allant de 12 à  48 m²) mais suffisants pour marquer la présence tunisienne. Ils seront érigés à  Rennes (2-4 mars 2012), à  Lyon (2-4 mars également), à  Paris 3 fois de suite (9-11 mars à  l’occasion du salon du Golf ; 15-18 mars, salon MAP et 28-29 mars, Meedex), puis à  Avignon à  l’occasion du Ditex (29-30 mars) , au salon des Seniors à  Paris (29-31 mars) et également à  Paris pour le salon de la Randonnée (30 mars-1er avril).



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50 agents de voyages algériens à  Djerba

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Une délégation composée d’une cinquantaine d’agents de voyages et de journalistes algériens sera à  Djerba le 1er mars pour prendre part à  un workshop à  l’initiative de l’ONTT Alger.
Celui-ci sera organisé à  l’hôtel Green Palm. Le délégation algérienne est invitée à  l’occasion d’un éductour qui aura lieu du 27 février au 3 mars 2012 et s’insère dans le cadre des opérations de promotion et de marketing organisées par l’administration du Tourisme en faveur de la destination.



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En espérant un retour des Allemands en Tunisie

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Le marché touristique allemand sur la Tunisie a, en 2011, enregistré une baisse de 41%. Seuls 270.000 touristes en provenance d’Allemagne ont en effet été comptabilisés aux frontières tunisiennes l’année dernière contre 458.600 en 2010. Mais au-delà  des facteurs conjoncturels, les baisses des flux allemands enregistrées au cours des dernières années ont trait à  des raisons plus profondes, se rapportant notamment à  la qualité des prestations, à  l’environnement et au produit lui-même qui se doit d’être en phase avec les attentes et les motivations du touriste allemand.

La reconquête du marché est l’une des priorités du ministère du Tourisme. Elyès Fakhfakh, ministre de tutelle, confirme que « ce marché revêt une dimension historique et stratégique pour le tourisme tunisien et plus encore au regard du caractère exemplaires des relations politique et économiques entre la Tunisie et l’Allemagne ». Lors d’une rencontre avec les membres de la Commission parlementaire allemande chargée du tourisme en visite en Tunisie ces derniers jours, le ministre a abordé l’épineuse question de l’amélioration des conditions sécuritaires en Tunisie ainsi que les objectifs retenus pour le développement du secteur, particulièrement au niveau de la qualité des services et de l’environnement, de la formation et de la diversification de l’offre et le jumelage entre les villes touristiques allemandes et tunisiennes.

Il a également précisé que la prochaine visite du secrétaire d’Etat allemand en Tunisie, prévue les 1er et 2 mai prochains, constituera « une occasion pour explorer de nouveaux sentiers de partenariat entre les deux pays ».

Klaus Brahmig, président de la Commission du Tourisme au Bundestag (Parlement allemand) a, pour sa part, réaffirmé le soutien du gouvernement fédéral allemand en faveur de la relance du tourisme tunisien, portant par ailleurs un témoignage positif sur la nouvelle réalité tunisienne et sur les choix retenus pour le développement du secteur touristique. Il s’est engagé, au nom de ses compatriotes, d’être l’ ambassadeur de cette réalité auprès des parlementaires allemands et du plus grand nombre des touristes allemands, surtout dans les régions à  fort potentiel émetteur.

Il a, en outre, indiqué que « l’objectif d’un million de touristes allemands en Tunisie est désormais réalisable d’autant plus que le marché germanophone est aujourd’hui fort d’une population de cent millions de citoyens ».

La stratégie de promotion touristique sur le marché allemand pour 2012 a été exposée au cours de cette séance. Déjà  engagée à  partir de la mi-février, cette campagne portera, outre le balnéaire, sur d’autres thèmes dont le tourisme culturel, le golf, la thalassothérapie, les sports nautiques, le désert et le tourisme actif.

Les supports utilisés pour véhiculer les messages de cette campagne porteront sur les télévisions allemandes, les radios, l’affichage, les grands quotidiens de la presse écrite et les réseaux sociaux.

Trois mégatours et plusieurs éductours d’agents de voyages allemands seront organisés en Tunisie avec le concours des plus grands tours-opérateurs allemands tels que Thomas Cook, TUI et REWE Touristik.



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C’est les soldes chez Tunisair vers la France

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La compagnie publique casse les prix. Tunisair vient en effet de publier une nouvelle grille de tarifs sur ses différentes destinations de la province française à  des prix promotionnels qui font le bonheur des passagers désireux de se rendre à  Toulouse, Nice ou encore Marseille. Ces tarifs entreront en vigueur à  compter du 25 mars 2012 et seront valables sur les lignes Tunis-Toulouse et Tunis-Nice vendues 111 dinars l’aller simple et 269 dinars en aller et retour (hors frais de service). Sur l’axe Tunis-Marseille, l’aller simple chez Tunisair sera à  118 dinars et l’aller et retour à  287 dinars.



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Vol spécial pour Berlin à  l’occasion de l’ITB

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A l’occasion du salon touristique professionnel ITB qui se déroulera début mars, un vol direct spécial sera opéré par la compagnie Tunisair à  destination de Berlin.
Les professionnels du tourisme -ayant réglé leurs cotisations auprès de leurs fédérations respectives (FTH et FTAV)- pourront bénéficier de ce vol qui partira de Tunis le mardi 6 mars (décollage à  8h20) tandis que le vol retour aura lieu le 10 mars (décollage à 13h00). Le prix du billet aller-retour est fixé à  six cents dinars (600dt) par passager en classe économique, et sept cents dinars (780dt) en classe affaires, frais de services compris. Un transfert aller et retour sera assuré entre l’aéroport de Berlin Schönefeld et Kurfürstendamm-Adenauerplatz moyennant 10 euros qui devront être réglées sur place à  l’arrivée. Les inscriptions sont recevables auprès du président de la Commission Promotion Marketing et Communication de la FTH, Afif Kchouk, à  travers l’adresse e-mail : direction@tourisminfo.com.tn.



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Semaine gastronomique suisse au Mövenpick Sousse

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Du 27 février au 3 mars, la cuisine suisse s’invite dans les assiettes au Mövenpick Resort & Marine Spa Sousse. Déjà  connue pour sa cuisine raffinée, le restaurant « La Villa » nous fait cette fois voyager vers un pays qui est a priori plus connu par certains de ses ambassadeurs (le chocolat ou le fromage par exemple) que par sa cuisine. Là  où les cuisines française ou italienne jouissent d’une renommée internationale, la cuisine suisse semble en effet plus discrète sur les trésors d’authenticité qu’elle peut offrir.

C’est le Chef suisse Walter Wyssen qui pose ses valises à  Sousse le temps d’une semaine pour faire découvrir les saveurs helvétiques. Chef Executif de l’hôtel Mövenpick de Zürich depuis sept ans, Wyssen a officié auparavant aux fourneaux de restaurants d’hôtels à  Bâle et à  Zürich. Spécialiste reconnu de la cuisine suisse, il est « le » Chef à  laquelle les hôtels de la chaîne suisse font appel pour les semaines ou les festivals culinaires suisses qui sont régulièrement organisés un petit peu partout dans le monde.

Au programme de la semaine gastronomique suisse, le Chef réserve un menu qui, outre les traditionnelles fondues et raclettes, comprend d’autres délicatesses moins connues venues des Alpes suisses. Ce sont en effet un grand nombre d’ingrédients venus directement du pays qui entreront dans la préparation des plats, pour une expérience culinaire authentique. Fromages, chocolat et autres produits « made in Switzerland » seront donc conjugués avec bonheur par le Chef et la cuisine de La Villa pour le bonheur dess papilles des clients de l’hôtel.



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Fakhfakh en campagne française

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Elyès Fakhfakh semble avoir pris son bâton de pèlerin. En bon ministre du Tourisme qu’il est, il a entamé ses tournées internationales. Après l’Espagne (lire), c’est en France qu’il s’est rendu ces derniers jours pour porter la bonne parole touristique tunisienne. Dans sa gibecière, Fakhfakh a obtenu de France Télévision la mise en place d’un plan de partenariat en vue de promouvoir le tourisme tunisien sur la chaîne France 2. Selon un communiqué officiel de son cabinet, c’est ce qui aurait été convenu avec Yves Rolland, secrétaire général du groupe.

Au cours d’un autre entretien avec Bertrand Delanoë , maire de Paris, il a été convenu de l’organisation de deux grandes actions de promotion du tourisme tunisien en partenariat avec la mairie de la capitale française, l’une destinée aux touristes parisiens et l’autre en direction des touristes étrangers qui visitent la région parisienne.

Sur un autre plan, le ministre du Tourisme a tenu une séance de travail avec Denis Hennequin, PDG du groupe français Accor, qui a annoncé l’organisation en Tunisie d’un grand événement promotionnel à  l’occasion de l’inauguration de deux hôtels à  Tunis appartenant au groupe (un Novotel et un Ibis) prévue en mai prochain. Plus important cependant, l’entretien a porté sur le plan de reploiement du groupe en Tunisie pour les prochaines années notamment pour ce qui est de l’investissement.

Fakhfakh a également rencontré les responsables d’Atout France  avec lesquels il a été décidé d’un plan d’actions comportant plusieurs volets dont notamment la mise en place d’une stratégie numérique et d’un plan de marketing.

Booster les TRE

De son côté, Lionel Guérin, président de la compagnie lowcost Transavia a, au cours de son entretien avec Elyès Fakhfakh, donné un aperçu sur le plan de développement de la compagnie en Tunisie et sur l’action de promotion conjointe avec la Tunisie relative à  la promotion de la ligne Paris-Tozeur pour l’année 2012 (voir l’historique du sujet).

Le ministre a ensuite rencontré les dirigeants des tours-opérateurs tunisiens implantés en France et les a « exhorté à  la mise en place d’une action visant une meilleure commercialisation de l’offre touristique tunisienne et à  engager des actions ciblées en direction des tunisiens résidents à  l’étranger et tout particulièrement ceux de France ».

A Lyon, Fakhfakh a rencontré plusieurs responsables de la région Rhône- Alpes dont Gérard Colomb, sénateur-maire de Lyon « qui a exprimé la volonté de sa région de soutenir le tourisme tunisien à  travers l’organisation d’une journée touristique tunisienne sur la grande place de la ville en vue de faire connaitre la Tunisie sous ses multiples facette touristiques et culturelles et qui se tiendra en juin prochain ». Il a été également convenu de lancer un projet de coopération qui tend à  valoriser certains sites et villes tunisiennes.

Le ministre s’est, par ailleurs entretenu Claude Comet, Conseillère Régionale déléguée en charge du tourisme et de la montagne à  la Région Rhône Alpes et Philippe Grillot, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon. Celui-ci a indiqué que la Tunisie sera l’invitée d’honneur du salon touristique de Lyon (Mahana) lors de son édition 2013.



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Tunisair axe ses efforts sur le Maghreb et la Turquie

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A compter du 26 mars 2012, Tunisair va introduire un certain nombre de nouveautés dans son programme de dessertes régulières sur certaines destinations bien précises. Sur le Maroc tout d’abord, et en plus de son vol quotidien Tunis-Casablanca-Tunis, la compagnie va introduire 3 vols supplémentaires qui seront assurés chaque mardi, jeudi et dimanche, portant le nombre total de fréquences sur Casa à  10 par semaine.
Sur la Libye, le transporteur public opèrera dorénavant sur l’axe Tunis-Benghazi-Tunis 4 fois par semaine, chaque lundi, mercredi, jeudi et dimanche. Sur l’Algérie, le vol Tunis-Alger-Tunis deviendra quotidien tandis que sur la Turquie, la desserte d’Istanbul deviendra quotidienne.



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17 hôtels fermés et 40% de nuitées en moins

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Les statistiques de l’ONTT viennent de confirmer le mauvais cru touristique 2011 : les recettes en devises ont régressé de 33% (à  3364 millions de dinars), les nuitées hôtelières ont chuté de 40,3% (à  21,2 millions) tandis que les entrées globales de non-résidents ont reculé de 30,7% (pour se situer à  4,7 millions de touristes). Selon les données officielles rendues public par l’agence TAP, la crise a entraîné la fermeture de 17 hôtels, la perte de 3000 emplois directs et de 20.000 emplois saisonniers.



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Le « Tanit » sera livré en juin

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La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) s’apprête à  recevoir un nouveau car-ferry qui s’appellera « Tanit ». Actuellement en construction dans les chantiers navals sud-coréens de Daewoo, il devrait être livré en juin 2012 et opèrera sur les deux lignes régulières de la compagnie (Marseille et Gènes) pour assurer les premiers retours des Tunisiens de l’étranger. Avec une longueur de 212 mètres et une largeur de 30 mètres, le navire pourra transporter jusqu’à  3200 passagers répartis en 2400 lits et 800 fauteuils. Sa capacité sera de 1060 véhicules. Le « Tanit » sera par ailleurs équipé de 3 restaurants (à  la carte et self-service), 5 bars, un hôpital, une mosquée, mais également de salles de réunions et de séminaires. Côté loisirs, le bateau disposera d’un shopping center, d’une discothèque, d’une aire de jeux pour enfants, d’une salle de jeux électroniques et d’une piscine avec jacuzzi.

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Le futur bateau de la CTN coûtera 450 milliards

Voir les photos de la commande



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Neige et tourisme ne font pas bon ménage

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Les touristes sont persona non grata dans la région de Aïn Draham et Jendouba. Bien malgré eux, les habitants de ces régions ne devront pas recevoir de visiteurs suite à  la recommandation pressente de l’équipe d’experts spécialisés dans l’appui logistique, la planification et l’information sur les catastrophes naturelles dépêchées sur place suite à  l’épisode neigeux qu’a connu la région depuis une semaine. La neige, produit touristique très prisé par les Tunisiens, ne leur sera pas accessible. Du moins pas pour le moment. Ceci étant, la population des régions touchées par la neige a certainement aussi d’autres priorités actuellement que de recevoir touristes et badauds.



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Vers une ligne directe Tunis-Téhéran

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La deuxième compagnie aérienne iranienne Mahan Air serait en train d’étudier l’ouverture d’une ligne aérienne directe régulière entre Téhéran et Tunis. Le dossier serait avancé et la compagnie réfléchirait même à  faire de Tunis une escale sur sa ligne Téhéran-Caracas. Le transporteur privé a été créé en 1994 et compte une flotte d’une vingtaine d’appareils.



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Thomas Cook toujours dans le rouge…en attendant l’été

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91 millions de livres de perte opérationnelle au dernier trimestre 2011 contre 37 millions pour le trimestre équivalent de 2010. Le voyagiste britannique Thomas Cook est toujours en grandes difficultés financières. A l’occasion de la publication hier d’un rapport d’activité, l’opérateur a rappelé l’impact négatif sur ses comptes des prix élevés du carburant et de la désaffectation persistante de destinations touristiques d’Afrique du nord.

Thomas Cook s’est dit toutefois « encouragé » par le niveau des réservations d’été. Son directeur général, Sam Weihagen, cité par l’AFP, a insisté sur le fait que les réservations se maintenaient à  un niveau « encourageant », supérieur selon lui à  celui de ses concurrents, en dépit des craintes récemment étalées dans la presse sur la survie du groupe.

Très endetté, Thomas Cook avait dû renégocier d’urgence en décembre une ligne de crédit avec ses banques créditrices pour éviter la faillite. Parmi les mesures d’économies prises dans la foulée, le voyagiste a programmé 200 fermetures d’agences sur environ 1300 au Royaume-Uni et la réduction de sa flotte d’avions ainsi que de ses capacités hôtelières.

Le groupe a prévenu que l’année 2011/2012 serait à  nouveau « difficile ». Il estime néanmoins être en mesure de réaliser un bénéfice annuel de 35 millions de livres, après une perte record de 520,7 millions de livres l’an dernier (AFP).



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Ils font peser le danger sur le tourisme tunisien*

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Par Raouf Ben Slimane, PDG du T.O Thalasso N°1, Paris

La Tunisie est riche. Riche de la beauté de ses régions, de l’intelligence de sa population, de sa culture. Même si le pays perd de sa richesse sur le plan économique et financier, on ne lui enlèvera jamais sa richesse intérieure. Cette richesse, il faut aller la divulguer auprès du grand public. C’est ce que je souhaite suggérer aux instances dirigeantes car je déplore un manque de visibilité sur les actions touristiques concrètes qu’elles comptent lancer parce que leur message –bien que positif et rassurant- est trop général.

Ce qui a été fait par l’ONTT vis-à -vis des professionnels étrangers la semaine dernière (lire notre article), c’est bien, mais ça ne suffit pas.
Même si les T.O et les professionnels du tourisme maîtrisent le pouvoir industriel, le gros du travail est à  faire avec le client final !

Il y a quelques mois, pour les touristes français, aller en Tunisie, c’était un  »non » catégorique.
Aujourd’hui, il y a une catégorie qui dit toujours non et une autre qui hésite. (Ceci à  côté de la petite catégorie qui dit que rien n’a changé et qui va toujours se rendre dans le pays). Donc, il y a une évolution. Cela veut dire qu’avec le temps, et s’il n’y a pas de faute politique ni de faute de communication, le pays ne peut que reprendre.

Le danger pour la Tunisie provient de ceux qui sont à  la direction du tourisme. Ou ils aideront et appuieront encore plus le développement ou, s’il y a des erreurs, ils freineront la relance de la destination. L’avenir est entre les mains des politiques mais aussi des opérateurs. Il ne faut cependant pas que ce soit un langage de sourds entre eux.

Et qu’un tour-opérateur français dise aujourd’hui qu’il n’y a que le prix bas qui marche, et qui menace les dirigeants du tourisme tunisien en leur indiquant que c’est la seule voie possible, je l’interprète comme un cri d’alarme sur ses propres difficultés. Cela veut dire qu’il s’est enfermé dans une logique industrielle et financière de laquelle il n’arrive pas à  sortir. Les Tunisiens ne le savent pas mais il y a des tour-opérateurs qui sont dans une situation encore plus difficile que ne le sont les hôteliers. Les opérateurs tunisiens, de toute façon, à  court ou à  moyen-termes, s’en sortiront, contrairement aux opérateurs étrangers qui, positionnés sur une seule logique industrielle de prix, sont condamnés à  aller dans le mur.

* le titre est de la rédaction.



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Un maître-restaurateur bourguignon au Seabel Alhambra à  El Kantaoui

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Du 13 au 26 février 2012, le groupe hôtelier Seabel reçoit un jeune chef de la gastronomie française, Grégory Vallet.

Son travail n’a de cesse, depuis quelques années, d’être vanté par les médias et qui a été choisi par l’Elysée lors d’un dernier voyage officiel du président de la République française dans cette région chère à  ce jeune chef plein de talents puisque sienne : la Bourgogne.

Durant ces deux semaines dédiées à  la gastronomie, Grégory Vallet, Maître-Restaurateur, certifié cuisineries gourmandes des provinces françaises, va travailler aux côtés des différents chefs officiant dans les restaurants du Seabel Alhambra Beach Golf & Spa de Port El Kantaoui. Ainsi, cartes, buffets, mais aussi secrets de chef, présentation et décoration vont passer entre les mains de ce chef pour le plus grand plaisir des clients et des invités.

Charge également à ce bourguignon passionné et sensible aux Cuisines du Monde de concocter entièrement les cartes du Lounge et du restaurant de la plage du Seabel Alhambra Beach Golf & Spa, avec de nombreuses créations où vont s’unir saveurs et savoir-faire, traditions culinaires bourguignonnes et tunisiennes… Bref, une cuisine d’aujourd’hui, une cuisine respectueuse des produits, une parfaite fusion entre terroirs franco-tunisiens ! Le groupe Seabel Hotels Tunisia propose donc deux semaines riches en saveurs et découvertes, entièrement dédiées aux plaisirs gourmands.

Vallet, le renouveau de la gastronomie dans l’Yonne, en Bourgogne

Jusqu’alors installé à  Vézelay – site classé patrimoine de l’UNESCO, dans l’Yonne, en Bourgogne – et fort d’un parcours qui en dit long sur son talent (le Spoon Byblos à  Saint-Tropez, l’Impérial Palace à  Annecy, le Moby Dick à  Porto Vecchio, le Byblos des neiges à  Courchevel, le Grand Hôtel du Cap Ferrat, etc.), Grégory Vallet s’est, depuis toujours, donné comme objectif de proposer une cuisine à  la fois contemporaine, élégante et créative sans pour autant en oublier les «classiques» de la gastronomie française, et tout particulièrement celle de Bourgogne qu’il revisite alors avec brio.

Ainsi le nougat de lapin au miel du Morvan, fruits secs et jus de veau tranché à  l’huile de noix ; pintade farci aux escargots, choux de Bruxelles paysan ; raviole ouverte de Saint-Jacques et son cappuccino de potiron ; marbré de foie gras, tuile aux sésames et houmos de marrons ; lotte façon Rossini sur fine purée de rattes, jus de veau réduit ; poire Belle Hélène au chocolat croquant et coulant etc. sont ils à  compter au nombre des créations gourmandes du chef que la presse spécialisée n’hésite pas à  définir comme une «Symphonie de couleurs et de saveurs, une cuisine qui éveille la curiosité et mérite toute notre attention».



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Golden Tulip à  Mahdia : c’est fait !

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Depuis le 1er janvier 2012, l’hôtel Mahdia Palace (5*, 452 chambres) est passé sous le branding Golden Tulip dans le cadre d’un régime de gestion pour compte. Cette installation devait initialement se faire en janvier 2011 mais avait été reportée au vu des développements intervenus dans le pays. L’hôtel de Nouri Chaâbane est ainsi le 4e établissement à  porter l’enseigne Golden Tulip en Tunisie après le Mechtel, Sfax et Gammarth (en franchise), outre deux Tulip Inn à  Gammarth.
Le Golden Tulip Mahdia Palace continuera d’être dirigé par Férid Oueslaty.

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Les Seniors boostent les hôtels de Sousse

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Le taux d’occupation moyen des hôtels de la région de Sousse est actuellement de 25% en moyenne. En cette période de (très) basse saison, c’est la clientèle du 3e âge qui permet à  la zone de réaliser ce taux, certes modeste, mais qui lui évite de sombrer dans la léthargie que connaît Yasmine Hammamet par exemple. On compterait actuellement 3000 Seniors résidants dans les hôtels de Sousse pour une longue période (en général 3 mois) dont une majorité de Scandinaves, d’Allemands, de Suisses et de Canadiens. Il s’agit essentiellement d’une clientèle fidèle de revenants qui n’avait pas hésité il y a un an à  défiler dans les rues de la ville (lire)



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Les deux compagnies aériennes qui disparaissent du ciel… en attendant la suite

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 En l’espace d’une semaine, deux compagnies aériennes ont été déclarées en faillite, l’une publique et l’autre privée. La première était membre de l’alliance OneWorld et la seconde de Star Alliance. Ces deux compagnies sont la hongroise Malev et l’espagnole Spanair.

L’hécatombe reprend de plus belle dans le ciel européen. Malev a donc cessé tous ses vols le 3 février 2012 après avoir restitué ses appareils en leasing et immobilisé le reste de sa flotte sur les tarmacs du pays. Elle disposait de 21 appareils.
L’arrêt de ses opérations, après 66 ans d’activité, est la conséquence immédiate d’une décision de la Commission européenne qui a exigé qu’elle rembourse au gouvernement hongrois des aides jugées illégales. Ses actifs pourraient être repris par d’autres opérateurs comme la compagnie low-cost Wizz Air ou ses rivaux Ryanair et EasyJet.

Spanair, 2e compagnie espagnole derrière Iberia, a stoppé ses activités le 28 janvier 2012 à  cause de sa dette de 300 millions d’euros et du manque de visibilité pour le futur. En 2009, avec ses 32 avions, elle avait transporté 11,5 millions de passagers avec une part de marché de 22%. Au plus fort de sa crise, Spanair avait pensé pouvoir être sauvée par… Qatar Airways qui avait, un temps, manifesté un intérêt pour le transporteur (sauf que la réglementation européenne interdit aux actionnaires non-européens de prendre plus de 50% du capital d’une compagnie européenne).

Sur un marché de plus en plus concurrentiel, les prix élevés du carburant (+15% en un an) sont en train de plomber les compagnies aériennes de petite et moyenne tailles. Dans le cas hongrois, le gouvernement n’était plus disposé à  maintenir Malev en vie artificiellement. « Si on n’a pas une détente très forte du prix des carburants, on va continuer à  voir ce genre de mouvements: des arrêts, des faillites », a commenté Yann Derocles, analyste chez Oddo Securities à  l’AFP.

Dans un communiqué publié cette semaine, l’Association internationale du transport aérien (Iata) a prévu que l’aviation commerciale supporte 32 milliards de dollars de coûts supplémentaires en 2012. Autant donc dire que les opérateurs européens ne sont pas encore sortis de l’auberge et que la consolidation du secteur aggrave la situation des petites compagnies qui doivent se partager 15% des capacités sur les liaisons intra-européennes, le reste étant accaparé par les compagnies à  bas coût comme Ryanair et EasyJet, et les trois grandes alliances One World (autour de British Airways), SkyTeam (Air France-KLM) et Star Alliance (Lufthansa). Selon l’assureur-crédit Euler Hermes, cité par l’AFP, les compagnies LOT (Pologne), CSA (République tchèque) ou encore TAP (Portugal) seraient actuellement les plus menacées, l’Europe étant l’épicentre du ralentissement économique mondial. Idem pour la compagnie serbe JAT à  la recherche d’un repreneur.

La compagnie polonaise LOT intéresse Turkish Airlines et Lufthansa. IAG, maison mère de British Airways et Iberia, vise la portugaise TAP. La petite compagnie tchèque CSA est plus mal lotie: elle ne suscite guère de convoitises. Sauf que depuis l’entrée d’Etihad (la compagnie d’Abou Dhabi) dans le capital d’Air Berlin, les compagnies du Golfe pourrait jouer un rôle non négligeable dans le ciel européen à  l’avenir.

Destination Tunisie



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Les Suisses ne savent plus à  quel saint se vouer

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Par Yves Lachenal, directeur général du T.O Univair (Genève).

Nous au niveau tourisme, tous les problèmes politiques et religieux, on les laisse aux politiciens et aux religieux. La presse internationale vend du sensationnel et en met plein les journaux. On n’y parle que d’Islam, de terrorisme, d’intégrisme, de grèves, de manifestations… Maintenant, c’est fini, parlons de tourisme, parlons de pays libéré, de peuple qui est ouvert, accueillant, chaleureux, parlons de tous les avantages de la Tunisie et dédramatisons.

Au dernier salon de Genève, suite à  un article tout à  fait déplorable paru dans la presse, une petite dame arrive et me dit : « oh Monsieur, je ne pourrai plus me mettre en maillot de bain en Tunisie maintenant ? » Il y a des agents de voyages qui passent et qui nous disent : « y-a-t-il encore des centres de thalasso en Tunisie ? » Un 3e client qui passe nous demande : « il n’y aura plus d’alcool dans les hôtels maintenant ? » Les gens ne savent plus. Ils sont complètement ignorants, ils en entendent sans arrêt et ne savent plus à  quel saint se vouer.

Il y a des clients qui viennent depuis des années, qui adorent la Tunisie qui est leur deuxième pays mais ils hésitent, ils entendent tellement de choses. Je pense qu’il faut communiquer de manière simple : inviter des agents de voyages, leur montrer les hôtels, les lieux touristiques les plus importants, leur faire pratiquer de la thalasso, du golf, les emmener dans le désert et leur montrer que le pays est libre, libéré, accueillant, prêt à  les recevoir. C’est cela le but. Tout le reste, c’est du blabla. Les gens sont prêts à  revenir mais quand ils voient des articles, ils hésitent.

Quand une manifestation a lieu à  Genève ou à  Paris, cela ne vous empêche pas d’y aller. Quand il y a une manifestation à  Tunis, on ne va plus en Tunisie !? Pourquoi ce que l’on accepte chez soi, on ne l’accepte pas chez les autres ? Quand on jette une pierre à  Tel Aviv ou à  Genève, elle ne fait pas le même effet, c’est clair.

Si on arrive à  dédramatiser la situation, la crise qui frappe l’Europe peut bénéficier à  la Tunisie parce que tout le monde est touché, le Suisse moyen comme celui qui a un peu plus d’argent. Et s’ils doivent baisser leur budget, la Tunisie restera la destination la plus proche avec le meilleur rapport qualité-prix. Donc, la Tunisie a une grosse carte à  jouer et surtout même en période de crise. Mais encore faut-il informer, dédramatiser, sécuriser les gens au maximum, ne leur expliquer que la vérité car ils ne la connaissent pas, c’est là  le problème.



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Pour sauver les meubles de 2012, le gouvernement tente de rassurer les T.O étrangers

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Les autorités touristiques tunisiennes ont invité à  Tunis une centaine de tour-opérateurs étrangers afin de les rassurer sur les intentions du nouveau gouvernement aux niveaux touristique et sécuritaire notamment.

La Tunisie touristique ne reste pas le nez dans le guidon et tient à  le faire savoir. Elle a convié aujourd’hui une centaine de hauts responsables internationaux du secteur du voyage à  une journée de discussion autour de la politique touristique du nouveau gouvernement. Et pour ne pas faire les choses à  moitié, ce sont une cinquantaine de médias étrangers (et autant de Tunisiens) qui sont venus couvrir l’événement. Pour la circonstance, c’est Hamadi Jebali, le chef du gouvernement, qui a « ouvert le bal » (lire ci-dessous) avec trois de ses ministres, Elyès Fakhfakh pour le Tourisme, Abdelkarim Harouni pour le Transport et Ridha Saïdi, le conseiller aux questions économiques.

En face d’eux, 54 dirigeants et/ou responsables de certains parmi les plus grands voyagistes commercialisant la Tunisie (au départ de l’Europe essentiellement), mais aussi 17 dirigeants (en majorité les présidents) d’associations et fédérations professionnelles du voyage tels que le Ceto et AS Voyages (France), l’ASTOI (Italie), l’IAGTO (Grande-Bretagne), l’à–VT et l’à–RV (Autriche), la DRV (Allemagne), etc.

Autant donc reconnaître que l’ONTT, organisateur de l’événement à  travers ses représentations à  l’étranger, a réussi à  ramener un panel de hauts responsables pour le moins impressionnant.

Sauver 2012

Elyès Fakhfakh, le nouveau ministre du Tourisme, avait annoncé, dès sa prise de fonction, que son objectif principal était de sauver la saison touristique 2012. Avec cette opération organisée pour rassurer les T.O, il est entré dans le vif du sujet.

Et à  la douloureuse question de la sécurité prévalent dans le pays, le ministre -sans sourciller- s’est voulu totalement rassurant : « la situation sécuritaire s’est améliorée et aux frontières avec la Libye, elle s’est normalisée » a-t-il déclaré face à  l’assistance. Le matin même pourtant, à  la Une des quotidiens tunisiens (et que les T.O francophones avaient lu au petit-déjeuner), il n’était question que du groupe armé démantelé à Bir Ali Ben Khelifa !

Touché semble-t-il par l’optimisme de son supérieur hiérarchique, Elyès Fakhfakh a tenté de faire dans la continuité : « J’ai envie de dire que c’est la renaissance du tourisme en Tunisie » a-t-il avancé, avant de relativiser ses propos : « nous sommes conscients que la relance passe par des actions de promotion orientée vers la Tunisie ou encore de planification aérienne ».

Concrètement, le ministre a assuré que le gouvernement allait engager « des réformes structurelles pour la pérennité du tourisme » et a mis le doigt sur les raisons qui, selon lui, ont fait prendre du retard à  la Tunisie par rapport aux autres destinations : « la démocratisation du ciel, la révolution Internet et l’évolution du comportement des touristes ».

Dans le rang des T.O, on avait de toute évidence besoin de s’entendre dire de vive voix que le tourisme demeurait au cœur des préoccupations de la Tunisie post-révolutionnaire. A ce niveau, ils n’ont pas été déçus. Encore faut-il savoir s’ils ont été convaincus par les assurances fournies par les différents intervenants.

© Destination Tunisie



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Les gentilles promesses de Hamadi Jebali pour le tourisme

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Hamadi Jebali est un optimiste à  toute épreuve. Du moins, il l’affiche haut et fort, quoique la communauté touristique tunisienne ait encore du mal à  s’accommoder de cet état d’esprit.

Le chef du gouvernement tunisien en était aujourd’hui à  sa deuxième sortie touristique officielle depuis son intronisation, et ce à l’occasion de la grande rencontre organisée par l’ONTT avec plusieurs prescripteurs du voyage (lire ci-dessus).

Cet optimisme déclaré, Jebali l’a retranscrit dans son discours d’ouverture des travaux du séminaire en brossant un tableau des plus reluisants pour le futur de la Tunisie en général et de son tourisme en particulier : « le gouvernement attend beaucoup du tourisme et nous sommes optimistes pour l’avenir malgré les conditions difficiles » a-t-il déclaré. Bien qu’il s’agisse d’optimisme théorique et surtout très provisoire, il a au moins eu le mérite d’être affiché devant un parterre de prescripteurs du voyage très important venus des 4 coins de l’Europe mais aussi de Turquie, d’Algérie, du Canada, etc.

Face à  une salle comble, marquée par la présence d’un grand nombre de  »barons » du tourisme tunisien –dont beaucoup avaient disparu du paysage public ces dernières années- Jebali a annoncé d’emblée que la nouvelle constitution garantira les libertés individuelles et publiques, qu’elle assurera la liberté des idées et des croyances et qu’elle garantira l’indépendance de la justice et la liberté de la presse (sic !).

Pour aller plus loin dans sa démarche, le Premier ministre a fait miroiter l’assurance de la liberté du culte et celle de l’investissement dans le pays et, surtout « la sécurité aux Tunisiens et aux étrangers ».Sur le plan touristique, le chef du gouvernement s’est voulu rassurant sur toute la ligne et a annoncé qu’il allait œuvrer à  augmenter le budget promotionnel du tourisme.

Pêle-mêle, Hamadi Jebali a également annoncé que la qualité du produit touristique allait bénéficier de l’intérêt requis, que les entreprises d’hébergement et du voyage allaient se voir accorder plus de bienveillance, que la formation allait se diriger dans le sens de la qualité, ou encore que le patrimoine culturel dans les régions allait être enrichi.

Autrement dit, presque de quoi redonner du baume au cœur des T.O (qui se doivent pourtant de convaincre leur clientèle que le pays n’a pas basculé dans l’intolérance islamiste), des hôteliers tunisiens (qui ne voient toujours pas venir de réservations suffisantes) et des agents de voyages locaux (qui attendent toujours le retour des touristes). Son discours achevé, le chef du  gouvernement a pris illico le chemin de la sortie. Probablement pour aller transmettre son optimisme à  un autre auditoire.

Destination Tunisie



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Des « conservateurs  » derrière le blocage de l’Open Sky

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L’information était de notoriété publique mais elle a été ouvertement abordée par le ministre du Transport, Abdelkarim Harouni : il existe un courant de «conservateurs» qui bloquent le processus d’ouverture du ciel en Tunisie au nom du protectionnisme du pavillon aérien tunisien en tête duquel Tunisair.

Intervenant dans le cadre du séminaire organisé par l’ONTT réunissant de nombreux T.O étrangers à  Tunis (lire), le ministre a indiqué avoir « entamé des discussions et des négociations avant de pouvoir arrêter une stratégie et une position » à  propos de l’Open Sky, soulignant toutefois la nécessité pour la compagnie nationale de disposer d’un certain temps pour devenir compétitive.

« Le décollage de Tunisair est pour bientôt et ce grâce à  la révolution (sic !). Je suis convaincu qu’il faut être prêt pour l’Open Sky dans un délai réaliste pour renforcer la position de notre compagnie nationale ». Le ministre a également dit « comprendre l’enthousiasme » des opérateurs touristiques concernant l’ouverture du ciel.

Harouni avait été interpellé à  maintes reprises tant par les opérateurs étrangers que Tunisiens sur le sujet mais aussi sur la faiblesse du réseau aérien qui freine le développement du tourisme. En réponse à  ces questions, le ministre du Transport a déclaré : « nous avons le droit d’espérer voir se créer des lignes sur l’Orient, le Golfe, l’Amérique du Nord et du Sud, l’Afrique, etc. Et nous avons du travail à  faire pour que Tunis soit une escale entre le continent africain et le continent européen ».

Abdelkarim Harouni s’est par contre bien gardé de répondre à  une interrogation d’un tour-opérateur au départ de l’Ukraine qui dénonçait les tarifs excessifs du Handling en Tunisie facturés au double de ce qui se pratique par exemple sur la destination Sharm Echeïkh.

D.T



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La FTAV hausse le ton à  l’égard de l’administration

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Dans le rang des agences de voyages, le ton a radicalement changé. Ces derniers temps, les observateurs avisés avaient d’ailleurs remarqué que la situation du secteur allait en se détériorant. Chaque semaine s’abattait en effet sur les agences de voyages -et sur leur fédération de tutelle- une nouvelle réglementation ou décision administrative coercitives. L’affaire de la « caution ONTT » (lire) a de toute évidence été la goutte qui a fait déborder le vase. Après avoir consulté ses adhérents, la FTAV a finalement décidé de rendre public ses soucis afin d’attirer l’opinion publique du peu de cas que l’administration se fait de la situation, dixit, Mohamed Ali Toumi, président de la fédération. Lors d’une conférence de presse organisée hier à  Tunis (photo), les membres du bureau directeur de la FTAV présents n’y sont pas allés par quatre chemins pour dire leurs craintes de voir des agences mettre la clé sous la porte d’ici peu. « Plusieurs dizaines d’agences pourraient en effet être acculées à  cesser leurs activités dans les tout-prochains jours si des solutions urgentes à  leurs difficultés ne sont pas trouvées dans l’immédiat. Ces fermetures entraîneraient de facto la mise au chômage forcé de plusieurs centaines d’employés, voire de plusieurs milliers dans les prochains mois si aucun accord n’est trouvé d’ici-là  » a-t-il été annoncé dans un communiqué.

Pressé par les journalistes sur la réaction de la profession dans le cas où l’administration continuerait à  ne pas accorder d’intérêt à  leurs doléances, Toumi a déclaré : « nous n’avons pas fixé exactement la nature de notre réaction mais certains de nos membres ont proposé soit une grève, soit une manifestation devant le ministère du Tourisme, voire même une opération escargot sur les routes ». L’ultimatum a été fixé au 15 février 2012.

Pour éclairer l’opinion publique, la FTAV a en tout cas expliqué les six principaux problèmes qui menacent la survie des agences :

1) Problème de la « caution ONTT »

Il s’agit de la principale inquiétude des professionnels aujourd’hui dans la mesure où elle concerne la totalité des agences de voyages en Tunisie. L’Office National du Tourisme Tunisien a en effet décrété la date du 31 janvier 2012 comme dernier délai pour les agences de voyages tunisiennes de s’acquitter d’une caution financière d’un montant de 50.000 dinars pour les agences de catégorie A et 25.000 dinars pour les agences de catégorie B. A défaut, les agences risquent une fermeture administrative. La FTAV en appelle par conséquent à  l’ONTT de leur faire bénéficier d’un délai supplémentaire de deux mois afin de trouver une solution légale et durable à  la problématique.

2) Report des échéances sociales et fiscales

Au vu des difficultés financières qu’elles traversent, les agences de voyages demandent officiellement aux autorités concernées –non pas une exonération- mais un report des échéances de paiement de leurs cotisations à  la CNSS ainsi que d’un report de paiement des échéances fiscales (TVA et tiers provisionnels).

3) Omra et Haj

Au vu du statu-quo qui demeure dans l’organisation des voyages aux Lieux Saints et de la main-mise de la SNR (connue sous le nom de Montazah Gammarth), les agences de voyages en appellent à  la libéralisation de cette activité tout en maintenant l’existence de la SNR. L’objectif de la libéralisation étant d’assurer des conditions de voyages et de séjours dignes pour nos pèlerins.

4) Transport terrestre

Les agences de voyages spécialisées dans le transport touristique terrestre ont été les plus durement touchées par la chute de l’activité touristique. Nombre d’entre-elles ne sont, par conséquent, plus en mesure d’honorer leurs échéances financières à  l’égard des sociétés de Leasing (dont certaines ont déjà  mis en place des mesures de rétorsion en confisquant des véhicules). La FTAV en appelle par conséquent les compagnies de Leasing à  faire preuve de plus de souplesse vis-à -vis des agences jusqu’à  l’été prochain, date de la reprise –ne serait-ce que partielle- de l’activité touristique.

5) Commission « IATA »

Durement frappées par les cautions financières exorbitantes exigées par l’IATA (l’Association internationale du transport aérien) depuis le mois d’août 2011, les agences de voyages opérant dans la billetterie aérienne vivent sous la crainte de voir leur activité stoppée d’un jour à  l’autre. Déjà , l’on compte actuellement une quinzaine d’agences qui ne peuvent plus vendre de billets d’avion, l’IATA leur ayant fermé l’accès à  la base de données mondiales du transport aérien (BSP) pour défaut de caution. La FTAV attend à  ce sujet la prise de position officielle du ministère du Transport.

6) Voyages à  l’étranger (outgoing)

A l’heure où le peuple tunisien a obtenu sa liberté et sa dignité grâce à  la révolution et à  ceux dont le sang a coulé, la Banque Centrale de Tunisie a surpris la communauté des agences de voyages en limitant l’enveloppe destinée aux voyages à  l’étranger à  10 MD. Or, depuis 2007, il était permis aux Tunisiens de voyager à  l’étranger en toute dignité en payant leurs séjours en dinars tunisiens avant de partir. La FTAV en appelle par conséquent au ministère des Finances de tripler le budget alloué à  l’outgoing pour répondre à  la demande du marché, en rappelant que ce budget avait atteint 23 MD en 2010.



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Agences de voyages : «derrière chaque dossier, une vipère»

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Les agents de voyages tunisiens le crient sur tous les toits : leur secteur est très mal en point, leur profession est en danger. Ce cri d’alarme, relayé par la FTAV, leur fédération de tutelle, s’est de toute évidence amplifié ces derniers jours. Une goutte a, semble-t-il, fait déborder le vase.

La communauté des agences de voyages en Tunisie se porte très mal et ne s’en cache pas. Aucune niche d’activité ne semble épargnée, à  tel point que la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) n’hésite pas aujourd’hui à  évoquer les termes de banqueroute pour les entreprises et de chômage pour les salariés du secteur. Fragilisées par une année touristique 2011 calamiteuse, les agences se disent aujourd’hui incapables de faire face aux pressions administratives qui s’abattent de toutes parts. Lors d’une réunion de crise qui a rassemblé pas moins de 250 agents de voyages le 28 janvier à  Gammarth (photo), le président de la FTAV, Mohamed Ali Toumi, évoquant les problèmes rencontrés par son bureau depuis son élection en juin 2011, a déclaré « avoir trouvé une vipère cachée derrière chaque dossier », reprenant ainsi une formule utilisée par l’ancien Premier ministre pour exprimer la masse de problèmes en suspend. Mais pourquoi cette sonnette d’alarme justement aujourd’hui ?

La goutte qui a fait déborder le vase

La principale préoccupation des agences de voyages concerne aujourd’hui la « caution ONTT ». En effet, l’Office national du tourisme tunisien vient d’exiger des agences de voyages le paiement d’une nouvelle caution d’un montant de 50.000 DT pour les agences de catégorie A et de 25.000 DT pour les agences de catégorie B et ce conformément à  un décret qui remonte à  l’année 1973. Dernier délai de régularisation : le 31 janvier 2012. Au vu de leur situation financière, les agences sont bien évidemment incapables de s’en acquitter. Théoriquement, elles seront donc passibles de fermeture administrative le 1er février. Mais pourquoi l’ONTT a-t-il ressorti ce décret aujourd’hui ? Les agences se posent la question. La réalité est que depuis 2006, un compromis avait été trouvé entre l’administration et la FTAV pour la mise en place d’un fonds de garantie solidaire d’un montant de 100.000 DT bloqués sur un compte bancaire. Or, deux faillites retentissantes d’agences de voyages ont été recensées ces derniers temps, la première laissant des impayés de 17.500 DT et la seconde de 41.000 DT. En foi de quoi, la caution solidaire de la FTAV n’est plus en mesure de couvrir le risque de faillite des agences. Et, paraît-il, aucune compagnie d’assurance n’a encore accepté de couvrir le risque. Face à  cette situation, la FTAV va donc demander un délai supplémentaire de deux mois à  l’ONTT et a lancé un appel d’offres auprès des compagnies d’assurances de la place afin de mettre en place un mécanisme qui soit à  la fois durable et règlementaire.

Délais supplémentaires

La FTAV a besoin de plus de temps, c’est un fait. Et pas seulement avec l’ONTT. Pour préserver les emplois dans le secteur, elle en appelle aux autorités (notamment ministères des Finances et des Affaires sociales) afin d’obtenir –non pas une exonération – mais un report d’échéances pour le règlement des cotisations sociales et fiscales. Pour les patrons d’agences, cela permettra de maintenir les salaires des employés en cette période de disette, en espérant une reprise de l’activité touristique d’ici l’été. Autre délai sollicité, celui auprès des compagnies de Leasing. Plusieurs agences de voyages (notamment dans la région du Sud-Ouest, où la crise du tourisme a été plus aigüe) sont en effet dans l’incapacité de payer leurs échéances financières à  l’égard des compagnies qui ont financé l’achat de leur parc roulant. Certaines en ont déjà  fait les frais et vus leur(s) véhicule(s) confisqué(s).

Dans les rangs des professionnels, toutes ces mesures, même si elles venaient à  être mises en application, sont insuffisantes. « Il faut créer un crédit de crise pour les agences de voyages » propose Samir Bellazrak, patron de l’agence Must Travel à  Tunis. Quant à  Yassine Khadraoui, directeur général de l’agence Tunisia Plus Services basée à  Sousse, il évoque littéralement un « complot contre l’agent de voyages que l’on attaque à  coups de règlementations ». D’où sa proposition de saisir le tribunal administratif pour rétablir la communauté des agences de voyages dans son bon droit.

Des problèmes qui empoisonnent la profession

Cela ne pourra cependant pas résoudre les autres problèmes qui empoisonnent la vie des agences et notamment la fameuse « caution IATA ». Actuellement, il y aurait déjà  une quinzaine d’agences de voyages billettistes sur lesquelles les foudres de l’IATA se seraient abattues pour défaut de règlement de la caution et qui seraient privées d’accès au BSP (base de données des lignes aériennes internationales) et donc incapables de vendre des billets d’avion. En matière de voyages à  l’étranger, l’affaire du budget alloué par la Banque centrale de Tunisie (lire) n’est toujours pas résolue et cette dernière campe sur sa position : elle accordera une enveloppe de 10 MD, pas un de plus. La profession elle, en revendique le triple. « La BCT reproche aux agences leur manque de citoyenneté » s’indigne Sihem Zaïem, présidente de la commission Outgoing à  la FTAV, qui rappelle que lorsque le budget de 10 MD avait été fixé en 2007, il y avait 300 agences de voyages dans le pays. Aujourd’hui, il y en a plus du double et les besoins du marché ont augmenté de manière exponentielle. Et ces agences, toutes catégories confondues, entendent bien défendre leur gagne-pain. Elles espèrent que l’administration entendra leur appel à  relâcher la pression et respecter leur dignité. A défaut, elles pourraient encore faire parler d’elles, mais autrement. C’est du moins ce que certaines laissent sous-entendre.

Hédi HAMDI

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Polémique sur la limitation des excursions touristiques



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Tunisair : seulement 56% de vols ponctuels en 2011

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Le transporteur public a terminé l’année 2011 avec des chiffres peu reluisants. Tunisair a de toute évidence pâti de la conjoncture globale qui marqué la Tunisie. Conséquence : ses réalisations ont baissé à  plusieurs niveaux. Tout d’abord en termes de passagers, la compagnie a transporté exactement 3.183.530 passagers, contre 3.699.133 en 2010, soit une baisse de 14%. Au vu de la situation touristique qui a prévalu, ce sont bien évidemment les vols charters qui ont nettement diminué. Le trafic charter (y compris les vols pour le pèlerinage à  la Mecque) a à  peine dépassé la barre des 640.000 passagers alors qu’il était de l’ordre de 2.478.314 passagers en 2010. Le nombre d’heures de vols totalisé par les charters a également reculé pour passer, d’une année à  l’autre, de 26.300 à  seulement 15.000. Par ailleurs, le coefficient de remplissage des avions a légèrement baissé passant de 71,2 à  67,9%. Parallèlement, les vols réguliers ont légèrement augmenté et ont totalisé 2.543.000 passagers contre 2.478.000 en 2010. Cette augmentation a une explication d’ordre touristique : afin de diminuer les risques commerciaux, les tour-opérateurs ont préféré acheminer leurs clients sur des vols réguliers plutôt que d’affréter des avions entiers. Mais le chiffre le plus surprenant porte sur la ponctualité des vols : en 2011, seuls 56% des avions Tunisair sont arrivés à  l’heure, contre 63% en 2010. Sur ce plan, la compagnie doit, sans tergiverser, se remettre en question.

730 employés intégrés entre 2010 et 2011

Tunisair exploite actuellement une flotte de 34 appareils dont 23 lui appartiennent et 11 sont en cours de paiement (Leasing). En 2011, elle a dû faire face à  une hausse de 18% du prix du carburant (par rapport au 4e trimestre 2010). En conséquence, elle a dépensé plus de 282 millions en frais de carburant contre 240 millions en 2010 et ce malgré un nombre d’heures de vols nettement inférieur.
Ses avions ont volé en moyenne 6,8h par jour contre 8,3 l’année précédente. La compagnie emploie 3739 personnes (730 de plus) qui ont été rémunérés pour un total de 154,695 millions de dinars. Le coût des assurances a également augmenté en 2011 : le transporteur a dû payer une facture de près de 11 millions de dinars, contre 7,6 millions l’année précédente. Quant à  la recette moyenne par passager, elle a été de 236 dinars sur les vols réguliers.

L.B.S



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Laico Tunis : pas d’ouverture avant 2013

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L’hôtel Laico Tunis, connu durant longtemps sous l’appellation Abou Nawas Tunis, n’ouvrira pas ses portes avant le mois de janvier 2013.

Actuellement en travaux de rénovation, l’établissement offrira un produit très complet avec salles de conférences (pouvant recevoir jusqu’à  950 personnes en banquet), 3 restaurants (un italien, un asiatique et un buffet) outre un restaurant donnant sur l’extérieur et qui sera ouvert 24/24. L’établissement sera également doté d’un petit centre de Spa avec une piscine couverte. La capacité de l’hôtel sera maintenue à  600 lits, avec un Executive Floor et un VIP Lounge.
La rénovation aurait coûté à  la STC, sa société propriétaire (filiale de LAICO Tunisie – Libyan African Investment Company), la bagatelle de 90 MD. A un an de sa réouverture, aucune enseigne étrangère n’est en course pour son exploitation, les négociations avec Golden Tulip pour en faire un Royal Tulip étant totalement abandonnées. La maison-mère libyenne, LAICO Management, ayant créé une nouvelle marque baptisée Ledger, il est probable que le LAICO Tunis soit tout simplement exploité sous l’enseigne Ledger Plaza qui sera l’enseigne prestige de la chaîne. Quant aux hôtels balnéaires du groupe LAICO à  Hammamet et à  Djerba, ils pourraient porter à  terme l’enseigne Sun Club.

Deux hôtels de moins en Afrique

La chute du régime de Khadafi a entraîné le retrait (contre son gré) de LAICO de Libreville (Gabon) et de Kigali (Rwanda). Les deux hôtels ont été récupérés par l’Etat dans le premier cas et par son propriétaire dans le second. A ce jour, trois directeurs généraux tunisiens continuent de piloter des hôtels LAICO en Afrique : Maher Ghidaoui à  Brazzaville (réouverture prochaine sous l’appellation Ledger Plaza), Hédi Brini à  Ouagadougou et Karim Mtahni à  Bamako. A noter par ailleurs qu’au siège de LAICO à  Tunis, Hakim Abou Reguigua vient d’être nommé directeur général de la société en remplacement de Gasim Eledrissi.

H.H

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TK voit grand

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Dans les milieux du transport aérien mondial, une nouvelle consolidation pourrait voir le jour. Elle concerne une compagnie qui est présente sur le marché tunisien, à  savoir Turkish Airlines (TK). La compagnie serait en effet sur les rangs pour le rachat d’un transporteur européen, en l’occurrence la compagnie polonaise LOT Polish Airlines. Quand d’autres compagnies n’ont même pas réussi à  intégrer ne serait-ce qu’une simple alliance internationale…



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Les Français prêts à  revenir en Tunisie ?

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Si l’on en croit le sondage commandé auprès de l’Institut CSA par l’Officiel des Vacances, le site média exclusivement dédié aux « bons plans vacances, voyages et loisirs » sur les 54% de Français qui comptent partir en vacances en 2012, un tiers envisage la Tunisie, l’Egypte ou le Maroc. Selon les résultats de l’étude « 34% des vacanciers français (soit 18% des Français) expriment l’intention de se rendre en Tunisie, en Egypte ou au Maroc, en particulier les moins de 30 ans et les personnes issues de milieux modestes. » Le public des 30-49 ans ne paraît plus avoir beaucoup de freins envers les destinations touchées l’an dernier par les événements du printemps arabe, à  la différence des seniors, qui restent bien plus réticents à  retourner dans ces pays. « La Tunisie remonte nettement la pente: 7,5% des Français envisagent de s’y rendre cette année. Les 30-49 sont les plus enclins à  revenir dans ce pays ».

Autre grand enseignement de l’étude: le recentrage des Français sur la France se confirme. Et ce, sur tous les fronts: en priorité la mer, mais aussi la montagne. Viennent ensuite la campagne, puis le tourisme urbain. La France est ainsi la destination de prédilection des deux tiers de vacanciers qui ne comptent pas se rendre en Tunisie, au Maroc ou en Egypte. Elle s’impose comme choix principal, devant l’Europe et l’Amérique du Nord.

Parmi les résultats apparus lors de l’enquête, le Maroc semble confirmer sa place de première destination des Français, acquise l’an dernier aux dépens de la Tunisie: 11% des Français envisagent de se rendre au Maroc en 2012, soit pour des vacances soit pour des week-ends prolongés, selon l’étude de CSA. En particulier à  Marrakech, dans des hôtels 5 étoiles et des riads. Les courts séjours ont spécialement la cote. Les circuits n’ont, eux, pas reconquis leur public.

CSA a réalisé cette enquête les 18 et 19 janvier auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population française.

D.T (avec AFP)



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Le T.O Alltours s’offre un nouveau réceptif en Tunisie

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Depuis le 1er janvier 2012, les clients du voyagiste allemand Alltours seront accueillis et transportés en Tunisie par la toute nouvelle agence de voyages Best Time Travel Tunisia basée à Port El Kantaoui.

Cette agence a été lancée par Anis Sehili (photo) en partenariat avec Sameh Shalaby (ex-contracting chez REWE Touristik et passé depuis mai 2011 chez Alltours en qualité de vice-président chargé du contracting).

La direction générale de l’agence a été confiée à  Nafaâ Ghozzi (qui quitte par conséquent son poste de directeur commercial de l’hôtel Abou Sofiane).

Quant à Anis Sehili, il conserve ses fonctions initiales au sein du groupe El Mouradi.

 



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Réunion de crise pour les agences de voyages

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La Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) a convoqué en urgence ses adhérents pour une réunion de crise qui aura lieu le samedi 28 janvier 2012.

Cette convocation fait suite à  la cascade de problèmes que rencontre la profession ces dernières semaines notamment avec l’administration du Tourisme et celle du Transport. Avec l’ONTT, l’épineuse question de la caution n’a toujours pas été résolue et, théoriquement, le dernier délai pour s’en acquitter est fixé au 31 janvier 2012. Faute de quoi, plusieurs centaines de voyages risquent une fermeture administrative. S’ajoutent à  ce problème ceux relatifs à  la Omra, au budget outgoing revu à  la baisse par la BCT ou encore la question de la caution exigée par l’IATA auprès des billettistes.



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8 milliards de soutien au tourisme écologique

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Le Fonds mondial pour l’environnement devrait accorder un don d’un montant de 8 millions dinars en faveur d’un projet dédié à  « l’écotourisme et la conservation de la biodiversité désertique en Tunisie » dans les régions de Sidi Bouzid, Gafsa, Kébili et Tataouine. Cette décision fait suite à  une étude de la Banque mondiale réalisée en mai 2011 (et dont les résultats ont été présentés hier à  Tunis) et qui met le doigt sur les problématiques institutionnelles et législatives ainsi que les problèmes relatifs à  l’infrastructure et l’absence d’une gestion efficiente dans les régions naturelles. A signaler que la Tunisie dispose de 17 parcs nationaux, 27 réserves naturelles et 260 régions humides.



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TAV Airports veulent revoir à la baisse leurs engagements avec la Tunisie

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Depuis le mois de mars 2011, des salariés de l’aéroport de Monastir observent un sit-in pour exiger l’abandon par la TAV de l’exploitation de cet aéroport et sa rétrocession à l’opérateur public OACA.

La société TAV Tunisie, qui exploite notamment les aéroports d’Enfidha et de Monastir en concession, a formulé aux autorités tunisiennes une demande de rééchelonnement de ses échéances financières à l’égard de l’Etat tunisien pour les années 2012 et 2013 « pour répondre aux revendications sociales d’une partie de son personnel » selon l’agence officielle TAP.

Profitant d’une rencontre entre Abdelkarim Harouni, le ministre du Transport, et Zafer Caglayan, ministre turc de l’Economie, le sujet a été mis sur la table avec l’espoir de voir les autorités tunisiennes accéder à la requête. Ces échéances représentent les redevances minimum dues à  la partie tunisienne en contre-partie de l’exploitation des deux aéroports.

A la tête d’une délégation d’environ un millier d’hommes d’affaires turcs, Zafer Caglayan a laissé entendre que la résolution des problèmes de TAV Tunisie constituait un point de départ pour attirer de nouveaux investisseurs turcs en Tunisie.

TAV Airports ont investit 550 millions d’euros en Tunisie pour la construction de l’aéroport d’Enfidha qu’ils exploitent pour une période de 40 ans depuis la fin de l’année 2009. Quant à  l’exploitation de Monastir, elle a démarré le 1er janvier 2008.

Une présence élargie

Outre sa présence en Tunisie, TAV gère quatre aéroports en Turquie : Istanbul Ataturk, Ankara Esenboga, Izmir Adnan Menderes et Antalya Gazipasa, deux aéroports en Géorgie : Tbilissi et Batoumi et deux autres en Macédoine: Skopje et Ohrid. Durant la première moitié de 2012, TAV entreprendra l’exploitation de l’aéroport de Médine, la première privatisation d’aéroport en Arabie Saoudite. En 2011, TAV a fourni des services à  environ 451 mille vols et 53 millions de passagers. Visionner 

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Tunisair Express : premier vol sur Misrata

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La compagnie Tunisair Express a inauguré hier sa nouvelle ligne aérienne régulière Tunis-Sfax-Misrata. Le premier vol, opéré par un appareil de type CRJ 900 de 88 sièges, a décollé de l’aéroport Tunis-Carthage sous le N° UG 1344.
Le taux de remplissage de l’appareil pour ce premier vol a été jugé satisfaisant par la direction de la compagnie.

A l’occasion de l’ouverture de la ligne, Hatem Motemri, directeur général de Tunisair Express, a indiqué que « le choix de cette destination répond à  une demande du marché et participe à  la dynamique de croissance des échanges entre les deux pays. Cette ligne a pour objet également de faciliter les déplacements des hommes d’affaires tunisiens sur la province libyenne, de même qu’elle offre de nouvelles perspectives à  la clientèle libyenne désireuse de venir en Tunisie pour diverses raisons (médicales, touristiques…) ».

Ce vol de Tunisair Express sera assuré à  raison de deux fréquences hebdomadaires qui seront opérées tous les lundis et les mercredis.

Rappelons que la compagnie est également présente sur la ligne Tunis-Sfax-Tripoli qu’elle dessert trois fois par semaine les mercredis, vendredis et dimanches.



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Hichem Borgi au Ksar Sousse

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Hichem Borgi revient à  Sousse. Après une dernière expérience au sein de la chaîne Thalassa, il occupe depuis le mois de janvier 2012 les fonctions de directeur du Marketing et du Développement de l’hôtel El Ksar Resort & Thalasso à  Sousse.

De ce fait, au sein des hôtels Thalassa, Mourad Nsir voit ses prérogatives consolidées et son porte-feuille commercial augmenté : il est désormais directeur Commercial et Marketing de toute la chaîne (4 hôtels, 3500 lits) avec siège à Monastir.

 



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La Tunisie au Fitur Madrid 2012

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Le ministère du Tourisme et l’ONTT ont participé au salon Fitur, premier salon touristique en Espagne qui s’est déroulé à  Madrid du 18 au 22 janvier 2012. Pour le ministre du Tourisme tunisien, il s’agissait de sa première sortie officielle sur un salon international depuis sa nomination, et de surcroît sur un marché s’étant effondré avec la crise (-78% en un an !). Ce qui ne semble toutefois pas l’avoir empêché de tenir plusieurs réunions et notamment avec Taleb Rifaï, secrétaire général de l’OMT, qui s’est voulu rassurant en parlant de la bonne perception de la révolution tunisienne sur le plan international, faisant remarquer que le tourisme tunisien se trouve aujourd’hui dans les meilleures conditions d’une relance rapide et durable.

Fakhfakh a également rencontré Juan Canals Olivia, vice-président du patronat espagnol, qui a annoncé la prochaine tenue en Espagne d’un forum réunissant des hommes d’affaires tunisiens et espagnols afin d’engager des investissements mixtes porteurs de progrès pour les deux pays. Il est à  noter que 60 entreprises espagnoles sont actuellement opérationnelles en Tunisie dans plusieurs domaines dont le tourisme avec d’importantes chaînes hôtelières (Vincci, Iberostar…).



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La Coupe du monde du paramoteur aura lieu en Tunisie

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L’aérodrome ULM Loisirs d’Aghir-Djerba va accueillir en octobre 2012 et pour la première fois la Coupe du monde de vol en paramoteurs sur décision des instances internationales de la discipline.
Des représentants de la Fédération française de planeur ultra-léger motorisé accompagnés de journalistes spécialisés étaient en repérage sur le terrain il y a quelques jours afin d’évaluer les conditions d’accueil de cette manifestation qui a pour objectif de « consolider le développement des activités ULM en Tunisie » selon Hédi Mizouri, promoteur de Tunisia ULM Loisirs, la société qui gère l’aérodrome. Outre ce premier rendez-vous international, il est également question que l’édition 2013 de cette manifestation et que le championnat du monde ULM 2014 aient également lieu à  Djerba. A noter que l’aérodrome répond aux normes Classe II de l’Organisation de l’aviation civile internationale.



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Les Américains lancent une alerte sécuritaire sur la Tunisie

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Le département d’Etat américain vient d’émettre sur son site officiel une alerte à  l’intention des citoyens US résidents en Tunisie et aux voyageurs sur le risque de troubles qui existent dans le pays, soulignant leur côté spontané et imprévisible et du risque de rétablissement du couvre-feu dans des délais très courts. Cette évaluation, publiée le 13 janvier, remplace celle du 5 octobre dernier et restera en vigueur jusqu’au 12 avril prochain, date de la prochaine mise à  jour des données sur les voyages.



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L’Alhambra Sousse classé TopHotel 2012

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L’hôtel Seabel Alhambra Beach Golf & Spa de Sousse a annoncé s’être vu décerner le trophée « HolidayCheck TopHotel 2012“ pour la région de Monastir, c’est à  dire la région allant de Hammamet Nord à  Mahdia. Le trophée sera décerné à  l’occasion du salon ITB à  Berlin en mars prochain. Ce prix est attribué tous les ans par HolidayChek AG à  partir de l’ensemble des avis des internautes-voyageurs donnés tout au long de l’année passée. Un TopHotel est donc un établissement qui a su se distinguer tant par ses qualités de service, d’accueil, de prestations proposées et bien évidemment de prix, facteur aujourd’hui plus qu’hier décisif.
Le Seabel Alhambra s’était vu déjà  décerner le logo Top 10 des Meilleurs hôtels pour familles en Afrique en 2009 par TripAdvisor. En 2010, le tour-opérateur allemand ITS (du groupe REWE Touristik), lui avait accordé l‘ „ITS Red Star Award“, outre les nombreux “Trophées clients“ accordés par le T.O français Jet Tours.



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Le français Fram conteste les rumeurs tunisiennes

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Dans un communiqué rendu public hier, le groupe a catégoriquement démenti les informations, les qualifiant de « complètement erronées et sans aucun fondement ».

Le voyagiste français Fram monte au créneau. A la suite d’une série d’articles publiés par certains médias tunisiens et relayés sur le réseau social Facebook prétendant la suspension des réservations sur la Tunisie et l’abandon de la destination, Fram, par la voie de son représentant en Tunisie, Tahar Saïhi, patron de Fram Orange Tour, a tenu à  remettre les choses au clair.

Le ton avait été donné il y a quelques jours par un site arabophone d’informations totalement inconnu qui titrait « A cause des slogans antisémites, Fram suspend toutes ses réservations en Tunisie », en référence aux slogans proclamés par certains illuminés le jour de l’arrivée du dirigeant palestinien Ismaïl Haniyeh à  Tunis. Pour enfoncer le clou, le quotidien arabophone Essarih, dans sa livraison d’hier, soutenait mordicus que la majorité des clients du voyagiste français, initialement destinés à  la Tunisie et à  l’Egypte, avaient été reportés vers l’Espagne à  cause de l’instabilité régnant dans ces deux pays arabes.

Hôtels en Tunisie

Tahar Saïhi a toutefois mis en évidence l’aberration de ces annonces, rappelant l’engagement de Fram sur la destination Tunisie, sur laquelle il emploie un millier de salariés à  travers ses différentes filiales intégrées et dispose de deux hôtels en propriété à Tozeur et Monastir, de deux hôtels en gestion à  Djerba, de deux hôtels en franchise à  Hammamet et Mahdia, de contingents dans différents hôtels ainsi que de programmes de séjours, d’excursions et de circuits avec une agence réceptive dédiée exclusivement aux clients Fram ».

Quant à  ses perspectives pour 2012 et malgré la crise ambiante, le groupe français confirme sa programmation aérienne charter sur la Tunisie qui sera de l’ordre de 32.070 sièges sur Djerba et de 41.093 sièges sur Monastir, soit un total de 73.163 sièges, « en plus des vols réguliers qui restent ouverts sur Djerba, Tunis, Tozeur et Monastir» rappelle-t-on dans le communiqué. «Fram a toujours réinvesti ses bénéfices en Tunisie et compte surmonter la crise actuelle pour atteindre ses performances habituelles qui tournent autour de 100.000 clients par an » souligne encore Tahar Saïhi qui en déduit que « de ce fait, le groupe Fram n’a aucun intérêt à  se désengager de la Tunisie, destination majeure de sa production ».

D.T

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Il fait toujours bon vivre à  Tunis

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N’en déplaise à  tous ceux qui considèrent que la qualité de la vie en Tunisie s’est dégradée après la révolution, le cabinet britannique Mercer a indiqué dans son rapport 2011 que Tunis se classait en tête des villes de la région du Maghreb où il fait bon vivre. Certes, la capitale tunisienne a perdu 46 places en un an et son classement est peu reluisant, étant passé en un an de la 94e ville dans le monde à  la 140e à  la fin de l’année écoulée, elle demeure toujours devant Casablanca (147e), le Caire (176e), Alger (185e) et Tripoli (204e). A l’échelle du continent, Tunis est 5e derrière Port Louis (île Maurice), le Cap et Johannesburg (Afrique du Sud) et Victoria (Seychelles), respectivement 82e, 88e, 94e et 95e au classement mondial.

Le cabinet Mercer établit chaque année un classement des villes où la qualité de la vie est la meilleure en prenant en compte différents critères définissant des valeurs comme l’environnement économique, politique et social, les considérations médicales et de santé, l’éducation, l’environnement naturel, les transports publics, les divertissements, le logement et les biens de consommation. En 2011, Vienne (Autriche), Zurich (Suisse) et Auckland (Nouvelle Zélande) occupent le podium mondial. En bas de tableau, se trouve Bagdad (221e).

Par ailleurs, le nouvel Index des villes vertes en Afrique, dévoilé en décembre 2011 à  Durban à  l’occasion de la Conférence internationale sur le climat, avait placé Tunis dans le groupe des 6 villes africaines détenant les meilleures performances environnementales. Les huit critères utilisés pour l’élaboration de ce classement sont l’énergie et le CO2, l’utilisation des terres, les transports, les déchets, l’eau, les sanitaires, la qualité de l’air et la gouvernance environnementale.



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La compagnie Syphax Airlines laisse entrevoir un décollage fulgurant

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Le nouveau transporteur privé tunisien fera voler son premier avion en mars 2012, soit 2 mois avant son planning initial.

Quand certaines compagnies aériennes locales ne sont pas encore capables d’assurer leur premier vol régulier du matin à  l’heure, Syphax Airlines annonce déjà  la couleur à  ses futurs concurrents:Il est donc des signes qui ne trompent pas : le transporteur démontre qu’il ne fait pas dans la dentelle en tenant ses engagements. Dans l’affaire, ce sont toutes les mauvaises langues qui sont ainsi prises à  contre-pied. Il y a encore quelques mois, elles n’auraient pas misé un millime sur le modèle économique annoncé.

C’était probablement mal connaître Mohamed Frikha, instigateur du projet et patron du groupe Telnet. A la manière d’un Carlos Slim (le milliardaire mexicain connu pour avoir réussi ses plus belles affaires en temps de crise), il lance une compagnie aérienne à  un moment où le secteur du voyage est balloté par la conjoncture nationale et internationale.

Qu’à  cela ne tienne : Frikha a déjà  signé pour l’acquisition de deux appareils. La cérémonie officielle a d’ailleurs eu lieu hier au ministère du Transport, sous la bénédiction de Abdelkarim Harouni, le ministre de tutelle (voir photo ci-dessous). Mohamed Frikha s’est engagé avec le fonds d’investissement allemand Wölbern Flight Invest Gmbh & Co pour l’exploitation de deux Airbus A.319 d’une capacité de 150 sièges pour une période de 5 ans, moyennant une enveloppe globale de 55 millions de dollars US.

Dignité et liberté

Et pour baptiser ses avions, le PDG de la compagnie s’est de toute évidence inspiré de la révolution : le premier appareil aux couleurs de Syphax Airlines arrivera sur le tarmac de l’aéroport de Sfax Thyna le 29 février 2012 et sera baptisé « Karama » (dignité). Le second atterrira le 14 mars 2012 également à  Sfax et portera le nom symbolique de « Al Horria » (liberté).

Autre signe confirmant son décollage imminent, Syphax Airlines a annoncé avoir choisi la firme américaine Radixx pour son système d’information et de réservation destiné à  la mise en place de ses structures techniques, commerciales et opérationnelles et du recrutement de la majorité de son personnel naviguant et commercial. Dans les milieux professionnels du transport aérien, Radixx Air est connu pour être un système qui apporte des solutions de vente, d’enregistrement, de CRM et d’analytique. Il permet en tout cas la vente en ligne de billets d’avion et est plutôt utilisé par les compagnies low cost ou hybrides en offrant l’avantage à  ses utilisateurs de maximiser leur chiffre d’affaires, de réduire leurs coûts, d’augmenter leur capacité d’accès et également de maintenir et d’élargir leurs circuits de distribution aussi bien traditionnels que nouveaux.

Sachant que Telnet, la maison-mère de Syphax Airlines, est particulièrement performante en matière d’IT, il faut par conséquent s’attendre à  des innovations majeures dans ce registre. Qui sait si Syphax Airlines ne sera pas derrière la naissance du premier système de réservation aérienne totalement arabisé ?

Hédi HAMDI

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Tunisie : naissance annoncée de deux nouvelles compagnies aériennes

Un nouveau venu dans le ciel tunisien en 2012 ?



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Fram reste en Tunisie mais se serre la ceinture

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Durement touché par la crise des destinations arabes, il a par conséquent réduit son offre en Tunisie et en Egypte, mais l’a élargie en Espagne.

Le voyagiste français Fram vient de dévoiler sa production pour l’été 2012. George Colson, président du conseil de surveillance, a tenu à  préciser à  la presse qu’il ne s’agit « pas de se désengager » des pays arabes, notamment de la Tunisie, mais « de s’adapter, tout en restant dans le pays ». Fram « ne ferme aucun hôtel en Tunisie » où il compte 900 collaborateurs, mais a réservé 50% de chambres en moins dans les établissements qu’il n’exploite pas directement.

Cinq objectifs encadrent sa nouvelle production estivale : resserrer l’offre sur la Tunisie et l’Egypte, maintenir le Maroc, renforcer l’offre sur l’Espagne, innover avec de nouvelles destinations et consolider la destination France mais également ses positions sur la Grèce.

Le voyagiste a prévu 570.000 sièges charters toutes destinations confondues, dont 490.000 au départ de la province, soit autant que lors de l’été 2011. Sur la Tunisie, le voyagiste affrète ses clients sur les vols Tunisair.



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L’agence Traveltodo lance son application iPhone

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L’agence de voyage en ligne Traveltodo a annoncé le lancement de son application iPhone permettant d’accéder aux offres d’hôtels en Tunisie et au Maroc commercialisées par l’agence, avec la promesse de « prix imbattables ». Traveltodo s’appuie pour cela sur « un moteur de recherche très efficace pour trouver un hôtel, des outils de sélection et de tri faciles à  utiliser et un processus de réservation sécurisé ».
Après avoir précisé son choix et effectué sa réservation, le client choisit ensuite le point de vente Traveltodo qui lui convient le mieux pour le retrait du dossier et son règlement.
L’application permet également de réserver et de payer en ligne en toute sécurité avec affichage et envoi de bon voucher en temps réel.



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Conférence sur le tourisme alternatif cette semaine à  Tunis

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La toute jeune association de Promotion du tourisme alternatif en Tunisie, que préside Souheil Mouldi, organise une conférence sur le thème « La culture, composante du tourisme alternatif ». Elle sera donnée par Jalel Abdelkefi, architecte et urbaniste, le mercredi 18 janvier 2012 à  partir de 10h30 à  l’Acropolium de Carthage.



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Encore un nouveau magazine dans le paysage touristique tunisien

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Raja Skandrani, ancien directeur du bureau de la revue Jeune Afrique en Tunisie, s’apprête à  lancer «Saisons de Tunisie», un nouveau magazine dédié au tourisme tunisien. «A parution trimestrielle, Saisons de Tunisie, avec des reportages sur nos villes, nos régions et nos richesses archéologiques et avec des propositions d’escapades dans les plus belles régions de Tunisie, comblera un vide rédactionnel et encouragera les visiteurs Tunisiens et étrangers à  mieux comprendre et encore mieux apprécier notre pays» estime à  ce titre le promoteur du projet.
« Chaque numéro comprendra six rubriques qui aborderont la Tunisie sous un angle différent: «Grands espaces», «Découverte», «Carnet de route», «Echappées belles», «Reportage» et «Patrimoine» avec la promesse de visuels inédits. Le magazine sera vendu à  raison de 2 dinars. La date de parution du premier numéro n’a pas encore été annoncée.



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Les professionnels déballent leurs soucis avec le ministre du Tourisme

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Premières rencontres officielles entre le nouveau ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, et les membres des conseils exécutifs des deux fédérations professionnelles du Tourisme, la FTH et la FTAV. La première réunion a eu lieu jeudi 12 janvier avec les représentants de la fédération de l’hôtellerie (photo), et la seconde le lendemain avec ceux des agences de voyages.

Dans le rang des hôteliers, le premier souci évoqué a été celui de l’endettement et la situation qui prévaut en la matière. L’endettement est en effet considéré comme le responsable de la mauvaise qualité des prestations dans les hôtels concernés, avec ce que cela engendre sur l’image du secteur. Outre cette problématique, les hôteliers ont soulevé la question de l’ouverture du ciel tunisien à  la concurrence, la qualité des services et la faiblesse des budgets de promotion, fers de lance de la relance de l’activité touristique selon eux. Les hôteliers ont ainsi souligné la nécessité de poursuivre l’effort de communication sur la nouvelle réalité du pays et sur les conditions de sécurité afin de rassurer les marchés émetteurs.

Le ministre a une nouvelle fois déclaré que sa priorité portait sur le sauvetage de la saison 2012, de même qu’il a confirmé « la volonté du gouvernement actuel de soutenir le développement du secteur, d’accroître sa visibilité alors que le paysage touristique mondial est soumis à  une rude concurrence », exhortant les professionnels du tourisme à  faire de la qualité du produit leur préoccupation majeure.

Les professionnels de l’hôtellerie ont appelé solennellement et unanimement l’administration du Tourisme à  lancer des campagnes promotionnelles au plus vite sur les marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie.

Agences de voyages : problèmes spécifiques et problèmes identiques

Entre les hôtels et les agences de voyages, il y a certes des difficultés communes et des espoirs en commun, mais il y a aussi des soucis particuliers qui ont été débattus au cours de la séance de travail avec le ministre. La FTAV n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme quant à  la situation qui prévaut dans le secteur des agences suite à  l’année très difficile qu’a été 2011, marquée par la fermeture d’une vingtaine d’agences de voyages pour déficit d’activités et difficultés financières.Parmi les principaux sujets abordés avec le ministre, il a été question notamment du pèlerinage aux Lieux saints. Le président de la fédération, Mohamed Ali Toumi, a ainsi dénoncé « le monopole d’un créneau juteux, celui de la Omra et du Haj, détenu jusqu’à  présent par une entreprise publique » et a revendiqué sa libéralisation. De même qu’a été préconisée la libéralisation de l’importation des véhicules de transport touristique.

Les membres de la FTAV ont également déploré « l’attitude peu solidaire des sociétés de leasing à  l’égard de plusieurs agents de voyages incapables d’honorer leurs engagements » à  cause de la crise du tourisme mais aussi à  cause et de l’existence d’intrus qui portent préjudice à  la qualité des prestations et, au-delà , à  l’image de la destination. De même, les agissements des sociétés de services ont été dénoncés. Celles-ci continuent d’opérer sur une activité qui n’est pas la leur (comme le transfert des touristes et l’organisation des excursions qui sont supposés obéir à  des critères de qualité et de sécurité mais très souvent bafoués par ces mêmes prestataires).

L’Open Sky au menu

Au sujet de l’ouverture du ciel, les agents de voyages se sont déclarés convaincus, au regard des expériences engagées par d’autres pays, que l’Open Sky et l’arrivée des compagnies low cost seront d’un grand apport pour le tourisme et ne constituent pas une menace pour le pavillon national. La même conviction est partagée par Elyès Fakfakh qui estime qu’il s’agit d’un « retard qu’il faudrait rattraper en vue de drainer une nouvelle clientèle à  haute valeur ajoutée qui contribuera à  l’étalement de la saison et à  l’amélioration du rendement même du secteur ».

Autre sujet de préoccupation, celui ayant trait aux voyages organisés des Tunisiens à  l’étranger (out going). A ce propos, le ministre a précisé que « l’annulation par la Banque centrale de Tunisie de l’enveloppe en devises destinée à  ce créneau est infondée » et que son augmentation est tributaire de la situation économique du pays.



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Le Splendida à  La Goulette : à  qui profite le buzz ?

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Un bateau qui vient régulièrement en Tunisie depuis 2007 et dont on célèbre avec tambours et trompettes l’arrivée à  La Goulette le 11 janvier 2012 ! L’information, publiée dans plusieurs médias locaux cette semaine, a de quoi susciter des interrogations : comment une escale tout à  fait ordinaire de bateau a-t-elle été transformée en événement touristique exceptionnel ?

Renseignement pris, il s’agirait d’une agence de voyages tunisienne qui vient de signer un contrat de représentation en Tunisie de MSC, non pas pour la réception des passagers mais pour la vente de croisières (qui plus est au départ des ports européens et non pas tunisiens) qui a choisi de faire de ce fait anodin un événement exceptionnel et le récupérer à  d’autres fins avec la complicité passive de certains médias tombés dans le piège de la manipulation !

Du coup, à  chaque fois qu’un bateau MSC accostera en Tunisie, on sortira les tambours et la cornemuse pour célébrer l’événement, décrire sa taille et son tonnage, et énumérer ses ponts et ascenseurs. Pour les beaux yeux de cette agence de voyages !

D.T



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Coup dur pour le secteur des croisières en Méditerranée

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Le naufrage du paquebot Costa Concordia devant l’île du Giglio, dans l’ouest de l’Italie, dans la nuit du 13 au 14 janvier 2012, est un coup terrible pour l’image du secteur des croisières en général et en Méditerranée en particulier. Cet accident, certes rarissime mais tellement impressionnant, a dû glacer tous les candidats aux croisières durant les prochains mois en Europe.

Par son envergure (bateau quasiment coulé), l’accident a bien évidemment fait la une des médias du continent et d’ailleurs. La présence de passagers de multiples nationalités (989 Italiens, 569 Allemands, 462 Français, 177 Espagnols, 126 Américains) a ajouté encore à  l’étendue médiatique. Il semblerait que l’impact ait été énorme et l’accident qualifié de « semblable au naufrage du Titanic » par certains rescapés, bien que le bilan demeure –heureusement- bien moins dramatique. Les conditions d’évacuation du bateau calamiteuses au moment de la catastrophe risquent également d’alimenter la polémique.

Le secteur des croisières risque donc de subir les conséquences de cet accident d’autant plus qu’il s’agirait d’une erreur de navigation somme toute banale mais gravissime car venant de l’un des principaux croisiéristes au monde (Costa) sur l’un des plus grands paquebots actuellement en exploitation (3000 passagers et un millier de membres d’équipage à  bord).

Le Costa Concordia est venu à  maintes reprises par le passé à  la Goulette avant que l’armateur ne décide de retirer la Tunisie de ses escales pour cause d’insécurité. L’impact pourrait être important sur les autres compagnies également et notamment pour les plus petites. Reste à  savoir ce que Costa à  prévu dans son plan de communication de crise pour redresser la situation. Mais pour longtemps, il est à  craindre que les croisières soient en chute libre en Méditerranée. Une période de vaches maigres est à  craindre en attendant que la confiance revienne.



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Fakhfakh en mission en France

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Le nouveau ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, a déclaré qu’un vaste programme de promotion de la Tunisie sera lancé sur le marché français. Il a annoncé une prochaine visite en France pour les 8 et 9 février 2012, « une occasion propice pour affiner davantage la coopération tuniso-française en matière touristique et de favoriser ainsi les meilleures conditions de relance du tourisme tunisien en France » a déclaré son cabinet dans un communiqué. Au menu de cette visite figurent des entretiens avec le ministre français du Tourisme, les responsables d’Atout France et une séance de travail portant sur l’échange d’expériences en matière de formation et de promotion du tourisme rural. A Lyon, le ministre prendra part à  un colloque sur la relance de la destination Tunisie organisé en collaboration avec AS Voyages, le plus important réseau d’agences de voyages en France.



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Un nouvel hôtel ouvre à  Yasmine Hammamet

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Reportée à  maintes reprises, l’ouverture de l’Eden Yasmine Hôtel & Spa à  Yasmine Hammamet se fera finalement le 26 janvier 2012.

Situé dans la zone de Yasmine Hammamet, en troisième position par rapport à  la mer, l’hôtel a choisi de se placer dans la catégorie « hôtel de charme » avec pour objectif de drainer une clientèle orientée vers la santé et le bien-être et notamment une clientèle de plus de 50 ans.
L’établissement sera doté d’un centre de spa dont la gestion sera confiée à  un professionnel du secteur.

Doté de 147 chambres et 8 suites, l’hôtel appartient à  la société MHS (Montazah Hammamet Sud), entreprise familiale présidée par Taoufik Ghorbel. La direction générale de l’Eden Yasmine a été confiée à  Jamel Chaïeb



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Le retour des touristes italien, une « priorité »

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Le ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, a déclaré que « la reconquête du marché italien est l’une des priorités de l’administration du tourisme qui a déjà  retenu un plan d’action promotionnel en Italie qui débutera par la prochaine participation tunisienne au salon mondial du tourisme BIT Milan qui se tiendra les 7 et 8 mars prochains ». Le ministre compte au cours de ce rendez-vous, rencontrer les responsables italiens du tourisme dont notamment le ministre italien du tourisme ainsi que les responsables de l’Association italienne des tour-opérateurs (ASTOI).



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Out-Going : la FTAV très préoccupée

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La Fédération tunisienne des agences de voyages a convoqué vendredi dernier à  Tunis toutes les agences de voyages spécialisées dans les voyages à  l’étranger et leur a fait part de son inquiétude quant à  la position très floue de la Banque centrale de Tunisie concernant l’attribution de son budget annuel destiné à  l’Inclusive Tour. Le président de la FTAV, Mohamed Ali Toumi, a estimé que la survie de plusieurs agences de voyages était menacée si la BCT ne débloquait pas le fonds habituel destiné à  l’Out Going. Plus grave encore est la situation de certaines agences qui sont déjà  engagées sur des groupes à  l’étranger au cours du mois de janvier et qui ne savent plus à  quel saint se vouer. Le ministre du Tourisme aurait été saisi de l’affaire.

Lire aussi :

En 2012, menace sur les voyages des Tunisiens à  l’étranger ?



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Tunis-Moscou : une ligne déjà  au repos

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A peine ouverte, la ligne aérienne régulière Tunis-Moscou est déjà  suspendue. Provisoirement précise-t-on chez Tunisair, en l’absence de remplissage suffisant des appareils en hiver. La ligne avait été ouverte le 29 juin dernier avec la promesse d’assurer deux fréquences hebdomadaires les mercredis et samedis. Cette décision de suspension provisoire laisse dubitatifs plusieurs T.O locaux, en particulier les petits voyagistes tunisiens basés à  Moscou et St Petersburg qui misaient beaucoup sur la continuité de la route. Ils devront finalement attendre la fonte des neiges pour espérer revoir atterrir des appareils de Tunisair à  l’aéroport de Domodedovo de Moscou en avril prochain selon les prévisions du transporteur national.

Lire aussi :

Tunisair repart sur Moscou avec des vols de nuit



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Ce qu’a vraiment dit le président Marzouki au site Médiapart

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Les déclarations au site français Mediapart.fr du président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, concernant sa vision du tourisme, ont provoqué un énorme buz dans la blogosphère, les réseaux sociaux et les médias tunisiens.

Pour donner la possibilité aux lecteurs de DestinationTunisie de se faire leur propre opinion du sujet, nous avons retranscrit fidèlement le passage vidéo qui fait actuellement couler beaucoup d’encre et de salive dans la communauté touristique tunisienne. Sans autre forme de commentaire.

« Le tourisme, il a toujours été pour moi quelque chose d’assez extraordinaire. Ce sont les seules invasions pacifiques que l’humanité ait connu. C’est-à -dire que c’est la seule fois ou des hordes de Français débarquent en Tunisie, et ils n’occupent pas le pays ; ils prennent juste des photos et ils rentrent chez eux. Dans l’Histoire, c’est pas connu ; ce sont des invasions pacifiques que j’aime beaucoup et donc, moi je suis pour le tourisme en tant que, véritablement, [comment dire ?] le moyen où les humains se donnent les uns aux autres leur part du monde. Donc, c’est important et c’est la seule façon où un peuple accepte cette invasion et la vit très bien et il n’y a pas de problème.
Donc c’est quelque chose, pour l’édification de la paix, d’important.

Mais là , je dis aux Français : venez s’il vous plait, au contraire. Nous avons besoin de vous. Je le dis en toute humilité : nous avons besoin de vous parce que nous avons un secteur touristique qui est complètement à  l’arrêt. Donc, venez en Tunisie par patriotisme démocratique, si je puis dire, par solidarité internationale ».

Source d’origine : Mediapart.fr

Propos recueillis par Sophie Dufau et Edwy Plenel.



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Air France crée des services personnalisés payants à  Roissy

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La compagnie Air France vient de lancer cette semaine une nouvelle gamme de services personnalisés en aéroport qui permettent de réaliser un parcours plus fluide à  Paris-Charles de Gaulle, sa principale plate-forme de correspondances. Ces services permettent aux passagers de bénéficier d’un accompagnement par un agent de la compagnie tout au long de leur parcours via le circuit prioritaire du terminal.
Moyennant 200 euros (pour l’accompagnement d’un maximum de quatre clients par agent), les passagers se voient proposer un service d’accompagnement au départ qui les assiste dès leur arrivée à  l’aéroport jusqu’à  la porte de l’avion. Cette assistance peut se faire en correspondance, entre deux vols ou encore à  l’arrivée, de la porte de l’avion jusqu’à  la sortie de l’aéroport. Les clients peuvent également choisir des options supplémentaires à  la carte telles que le transfert entre l’aéroport et la ville (et vice versa) en voiture avec chauffeur, minibus ou moto, la réservation d’une chambre d’hôtel durant quelques heures pour pouvoir se rafraîchir ou prendre un petit déjeuner avant de se rendre en ville et, à  terme, la collecte des bagages ou leur livraison à  une adresse en région parisienne.

Les adhérents au programme Flying Blue y gagneront 400 Miles-prime à  chaque achat.



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Les péripéties de 15 A.V tunisiens à  Dubaï

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La centrale de réservation GTA, à  travers sa représentation en Tunisie, a organisé du 10 au 12 décembre 2011 un éductour à  l’intention d’une quinzaine de ses revendeurs sur le marché.
Organisé en collaboration avec la compagnie Tunisair, le voyage avait pour but de récompenser et stimuler les meilleurs revendeurs de GTA et découvrir Dubaï, une destination de plus en plus prisée par la clientèle touristique tunisienne ces dernières années.



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Pourquoi GTA et Tunisair ont emmené 15 agents de voyages à  Dubaï

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La centrale de réservation GTA, à  travers sa représentation en Tunisie, a organisé du 10 au 12 décembre 2011 un éductour à  l’intention d’une quinzaine de ses revendeurs sur le marché. Organisé en collaboration avec la compagnie Tunisair, le voyage avait pour but de récompenser et stimuler les meilleurs revendeurs de GTA et découvrir la destination Dubaï, siège -pour la région MENA- de la centrale. Pour le transporteur aérien, il s’agissait aussi de dynamiser ses ventes sur l’axe Tunis-Dubaï sur lequel elle opère actuellement à  raison de 5 fréquences par semaine (lire).

Les agents de voyages tunisiens ont, à  cette occasion, visité un certain nombre d’hôtels sur place, dont notamment le Ramada Down Town Dubaï , à  deux pas du Dubaï Mall, le plus grand centre commercial de la cité, le célébrissime Atlantis, situé au bout du fameux palmier de Jumeirah, ou encore l’Armani Hotel, du nom du styliste italien qui s’est installé dans Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde avec ses 160 niveaux et ses 828 mètres. La délégation tunisienne n’a d’ailleurs pas manqué l’occasion de gravir les 124 étages (précision importante : en ascenseur) qui conduisent à  une terrasse aménagée et protégée des vents qui offre un panorama de 360° de la ville.
Si, à  partir de Burj Khalifa, la vue est on ne peut plus impressionnante, elle révèle aussi certaines facettes de Dubaï, enserrée entre le désert au Sud-Est et la mer au Nord-Ouest, surgie du néant comme un mirage, avec ses mégatours qui contrastent radicalement avec les étendues désertiques alentour.

Les invités de GTA ont également eu l’occasion de se rendre à  Yas Island, île artificielle située à  30 minutes environ de l’entrée d’Abu Dhabi, pour une visite guidée du Ferrari Word, unique parc au monde totalement dédié à  la marque automobile. Celui-ci contient une multitude d’attractions pour tous les âges allant du Grand 8 le plus rapide du monde (240 km/h en 4,9 secondes) à  des attractions plus accessibles aux enfants et aux âmes sensibles. C’est sur cette même île que se situe le circuit de Formule 1 d’Abu Dhabi qui accueille une fois par un an un Grand prix. Un hôtel, le Viceroy Hotel & Resorts, donne d’ailleurs directement sur les pistes du circuit. Les clients peuvent par conséquent observer la course directement à  partir des balcons des chambres.

Et l’on ne pourrait conclure un famtrip à  Dubaï sans aller découvrir « l’arrière-pays » avec ses dunes de sable et ses immensités désertiques. Les agents de voyages tunisiens ont eu l’occasion d’expérimenter les safaris locaux en 4×4 forts en émotion et en sensations fortes.

157 représentants en Tunisie

GTA, à  travers son représentant officiel en Tunisie, compte actuellement un réseau local de 157 agences de voyages. La centrale, présente également en marque blanche sur le web, existe sur 18 sites tunisiens, en plus de celui de la compagnie Tunisair avec laquelle elle a passé des accords de partenariat. Dernier en date, celui relatif au gain de Miles pour les passagers Tunisair adhérents au programme Fidelys achetant des produits GTA à  travers le site de la compagnie.
Pour les agences de voyages, GTA est sans aucun doute une alternative de choix dans leur politique de consolidation de leur offre dans le sens ou elles disposent d’une production très complète de 20.000 hôtels dans 112 villes du monde payables en dinars tunisiens et surtout compétitive en matière de prix. Elle répond en tout cas à  une demande d’un marché exigeant en termes de qualité d’hébergement et de réactivité. C’est sans aucun doute pour toutes ces raisons qu’elle apparaît aujourd’hui comme la centrale professionnelle leader sur le marché tunisien pour les offres à  l’étranger.

D.T

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Dr Behi Bouakez, président de la Section Thalasso de l’ESPA (European Spas Association) : «en thalasso, nous sommes en train de commettre les mêmes bêtises que dans l’hôtellerie»

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Etes-vous de l’avis de ceux qui estiment que la thalassothérapie tunisienne est en déclin après avoir connu son âge d’or ?

Tout à  fait. Il y a malheureusement beaucoup de problèmes de circonstances qui n’ont rien à  voir avec la révolution à  mon avis. Les problèmes se sont déclenchés à  partir de 2007. Le client thalasso est un client très spécifique et très exigeant avec des attentes qui ne sont pas les mêmes que dans le tourisme balnéaire. Il faut se rendre à  l’évidence, les constats sont alarmants. Notre tourisme est souffrant et le domaine de la thalassothérapie subit la crise de plein fouet. L’arrivée d’un pouvoir nouveau a la lourde tâche de sauver ce secteur vital de notre économie.

Qu’est-ce qui a fait fuir une partie de la clientèle ?

Ce qui l’a fait fuir, c’est en premier lieu la qualité de prestation des soins et en second lieu malheureusement, un petit peu aussi l’hygiène environnementale dans les villes. Qu’on le veuille ou pas, il faut être un petit peu plus vigilant et sensibiliser tout le monde. Dans ce sens, notre clientèle, en majorité occidentale, a besoin d’être rassurée. Il faut redorer notre blason et retrouver les valeurs et les caractéristiques qui ont fait notre réputation : sérieux des prestations, accueil chaleureux et professionnel, ouverture et tolérance.

L’énorme écart de qualité offert dans les centres de thalassothérapie est un fait indéniable. Ne pensez-vous pas que les plus mauvais ont fait du tort aux meilleurs ?

On parlait avant de 5 centres de thalassothérapie en Tunisie, bien équipés, avec des investissements réalisés au niveau de la qualité des soins. Malheureusement, le client étranger, avec les médias et l’Internet, est au courant des lacunes et cela se répercute sur les bons centres. Le problème majeur, c’est qu’il y a des gens qui louent leurs centres à  des exploitants qui ne sont pas du domaine ou qui dénigrent le produit. Nos clients ont besoin d’un label de qualité qui soit garanti par un suivi et un contrôle vigilants des centres de thalassothérapie et de spa ; les lettres de réclamations et autres remarques sont à  prendre au sérieux car elles représentent le meilleur indice de satisfaction de la clientèle visée.

Pourquoi les professionnels n’ont-ils pas travaillé à  la mise en place de labels ou de classements qualitatifs ?

On ne cesse de le dire et de le redire. Cela fait 10 ans que l’on discute des mêmes sujets et de créer un vis-à -vis avec les autorités mais cela traîne. Beaucoup d’enquêtes ont été faites. C’est bien mais il faut qu’il y ait un suivi. Tant que l’on considère le collègue comme concurrent, on ne peut pas trouver de solution à  cela. Nous n’avons jamais parlé de solidarité et pourtant, sur le plan commercial, il faut présenter un produit en commun avec les spécialités de chacun car on ne peut pas tout faire et tout mélanger. L’union fait la force et c’est le message que l’on devrait transmettre dans la profession. Nous n’avons pas réussi encore à  créer cette confédération qui joue à  la fois le rôle d’intermédiaire et gère les problèmes du secteur. Nous sommes en train de brader les prix par tous les moyens et de commettre les mêmes bêtises que dans l’hôtellerie. Quand il s’agit d’un problème de santé, les gens sont prêts à  payer, indépendamment de la classe sociale à  laquelle ils appartiennent. 50% de la thérapie se passe en général dans la tête : le fait de sortir de son milieu, d’être bien encadré par un staff technique compétent, tout cela participe à  la disparition des problèmes du quotidien (tension, stress, etc.). Le taux de fidélité chez les clients thalasso dépasse les 60%. Même après la révolution, nous n’avons eu que la clientèle de la thalasso parce qu’elle nous connait.

Le fait d’avoir fait basculer la tutelle de la thalassothérapie du ministère du Tourisme vers le ministère de la Santé a-t-elle été une bonne ou une mauvaise chose pour le secteur selon vous ?

Tout ce qui est médical relève du ministère de la Santé. Mais tout ce qui touche à  la commercialisation n’a rien à  voir avec le ministère de la Santé. Depuis que l’ONTT ne s’est plus senti responsable de la thalasso, nous n’avons pas eu de nouvelle clientèle et avons continué à  travailler avec l’ancienne. Nous n’avons pas fait de progrès, c’est donc que nous avons régressé. Il faut par conséquent responsabiliser les 3 ministères : le Tourisme, la Santé et l’Environnement car cela va ensemble. Le tourisme dispose d’une base et d’une expérience. De plus il dispose de représentants dans les pays où existe la demande. Le nouveau gouvernement doit préserver une certaine continuité dans la mesure où les réformes demandent un effort de longue haleine ; ainsi, il serait judicieux de laisser l’équipe chargée des affaires techniques de l’Office national du tourisme à  l’écart des « querelles politiques », de lui épargner les changements stériles et lui garantir une certaine indépendance. C’est un secteur de spécialistes et professionnels qui ne doivent pas changer en fonction des gouvernements. Nous avons du mal à  imaginer la réussite d’une équipe nouvelle qui prend les rênes du tourisme pour les céder aux prochaines élections.

Notre responsabilité à  tous reste notre économie. La Tunisie a besoin de toutes ses forces vives pour surmonter ces temps difficiles. Il est impératif de laisser son égo de côté et de ne pas surestimer ses capacités. Chaque poste, chaque secteur doivent être occupés par les personnes les plus compétentes quelle que soit leur appartenance politique ou leur idéologie ; seule compte l’allégeance à  la Tunisie. Notre message pour l’autorité nouvelle est simple et sans ambiguïté : de grâce, ne jouez pas aux apprentis sorciers, ne mettez pas notre avenir en péril en vous obstinant à  vouloir tout diriger ; le secteur du tourisme, pour citer cet exemple, est une affaire de spécialistes expérimentés ; il ne faut en aucun cas le jeter entre les mains de néophytes étrangers au domaine sous peine de voir la situation empirer.

Que préconisez-vous sur le plan commercial ?

Il est impérieux d’introduire des stratégies modernes de marketing et de communication (e-commerce et web-marketing, facebook, twitter..), de proposer toutes les prestations y compris celles des contrats d’allocations en euro en prévision des éventuelles pertes occasionnées par les fluctuations du marché monétaire et réserver les bénéfices des taux des changes à  la promotion du produit.

Sur un autre plan, existe-t-il un potentiel au niveau de la Libye pour la thalassothérapie ?

Il y a un potentiel énorme avec le marché libyen et aussi avec le marché algérien que nous avons négligé. Nous n’avons jamais su vendre la thalasso aux Maghrébins. Le produit correspond à  leurs attentes surtout lorsque l’on parle de tourisme de famille. Il y a des hôtels qui pourraient se spécialiser dans le tourisme de santé pour les familles.

Les Algériens viennent en Tunisie pour se déconnecter et se reposer. Nous avons la même mentalité et n’avons pas de problèmes de communication dans ce sens. Avec les Libyens, il y a un marché important de blessés de guerre qui doivent suivre des rééducations.

Pourquoi les Tunisiens ne sont-ils pas des adeptes de thalasso ? Pourquoi représentent-ils 5% des curistes ?

En fait, à  peine 5%. D’abord parce que la thalasso reste un peu chère pour le Tunisien. C’est la première contrainte. Deuxième contrainte : j’ai l’impression que le Tunisien n’est plus sensibilisé au secteur comme au début. Autre chose, il n’y a pas de prise en charge des soins de thalasso par la CNAM. Et pourtant, si on reste en bonne santé, on a beaucoup moins de dépenses. Il faut, je crois, proposer des soins correspondants aux problèmes du Tunisien. Il faut le sensibiliser par les mass-médias et lui proposer des prix accessibles.

Propos recueillis par H.H



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Nuit du nouvel an en Europe : Prague, capitale la plus chère

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La demande de chambres d’hôtels dans les grandes villes européennes réputées pour leur animation la Nuit du nouvel an augmente en flèche. Ce phénomène a pour conséquence de propulser le tarif de la nuitée en chambre double standard pour ce jour particulier bien au-dessus de celui pratiqué sur l’ensemble du mois analyse le comparateur de prix hôteliers trivago. A Paris, les voyageurs devront payer cette année en moyenne 239 euros pour une nuit d’hôtel entre le 31 décembre et le 1er janvier, soit une augmentation de 49 pour cent par rapport au prix moyen pratiqué en décembre dans la capitale, qui était de 160 euros.

Prague, Venise, Amsterdam et Barcelone passeront du simple au double. En tête des métropoles affichant la plus forte augmentation pour le Nouvel an figure Prague : la nuitée y passe de 98 euros en moyenne pour le mois à  361 euros pour le 31 décembre, soit une augmentation de 268 pour cent.
Il s’agit également de la ville le plus chère du baromètre trivago pour cette date. A Edimbourg, Venise et Amsterdam, les tarifs doublent, pour dépasser 250 euros à  l’occasion du réveillon. A Barcelone également, les voyageurs devront mettre la main au porte-monnaie : passer la nuit à  l’hôtel coûte 200 euros en moyenne, contre 103 euros durant le mois de décembre.

Bruxelles, Athènes et Stockholm à  la baisse

Peu de métropoles offrent des tarifs moyens pour une nuitée à  l’hôtel moins chers qu’au cours du mois. Il s’agit pourtant du cas de Bruxelles, où le prix de la nuit d’hôtel diminue de 2 pour cent pour ce jour. C’est également le cas d’Athènes, où il baisse de 9 pour cent et de Stockholm, où il chute de 13 pour cent. La capitale grecque, ainsi que Lisbonne, Séville et Valence, font partie des grandes villes européennes dans lesquelles séjourner à  l’occasion du nouvel an reste abordable : les tarifs ne dépassent pas la barre symbolique des 100 euros toujours d’après trivago.



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En 2012, menace sur les voyages des Tunisiens à l’étranger ?

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Une année noire se prépare-t-elle pour les Tunisiens désireux de se rendre à  l’étranger ? Après la fausse rumeur de suppression du timbre de voyage, voici une vraie décision qui vient d’être révélée aux professionnels du voyage.

La Banque centrale de Tunisie n’accordera aucun budget en devises en 2012 dans le cadre de la réglementation connue sous le nom d’Inclusive Tour mise en place depuis 5 ans. Ce budget annuel permettait aux voyageurs tunisiens de payer leurs prestations à  l’étranger (hôtel, location de voitures, transfert, etc.) en dinars avant de partir et en toute légalité via leur agence de voyages. En 2006, le gouvernement d’alors s’était rendu à  l’évidence qu’il n’y avait pas d’autre alternative que de libéraliser –ne serait-ce que partiellement- les voyages organisés à  l’étranger pour juguler des pratiques devenues incontrôlables (comme l’utilisation des allocations touristiques sur les passeports des voyageurs ou encore la compensation avec d’autres opérateurs étrangers). Le budget alloué allait ensuite évoluer, moyennant des rallonges successives décidées conjointement entre la BCT, la FTAV, l’ONTT et le ministère du Tourisme, jusqu’à  atteindre 23 MD en 2010. Pour 2012, la profession en espérait 30 !

Une annonce tombée comme un couperet

Le 29 décembre 2011, la Banque centrale de Tunisie a informé la commission out-going de la Fédération tunisienne des agences de voyages qu’aucun budget en devises ne sera consacré aux voyages à  l’étranger en 2012, les considérant probablement comme des produits de luxe et ne constituant donc plus une priorité. Cette annonce a fait l’effet d’une bombe dans le milieu des agences de voyages et des différentes centrales de réservation opérant sur le marché pour qui les voyages à  l’étranger sont actuellement le seul gagne-pain depuis la chute des entrées touristiques étrangères dans le pays. « Si cette décision est maintenue, j’estime qu’elle est très grave car elle remet tout en cause » considère Mehdi Ghannouchi, patron de l’agence de voyages T.G.V à  Tunis. En effet, la légalisation de l’Inclusive Tour avait permis de réguler le marché des voyages à  l’étranger générant dans la foulée des avantages fiscaux importants pour les caisses de l’Etat. Interdire aux agences de voyages de vendre des prestations à  l’étranger en dinars à  leurs clients ramènerait la profession à  la case départ, sachant qu’aujourd’hui, l’on compte près de 700 agences de voyages en Tunisie qui dépendent fortement de la billetterie aérienne et des voyages organisés à  l’étranger tant pour les loisirs que pour les affaires.

Les professionnels révoltés

« Le pays a-t-il fait une révolution pour revenir en arrière ? » s’insurge de son côté Nadaa Ghozzi Farhat, représentante officielle en Tunisie de GTA , filiale de Kuoni, l’un des grossistes du voyage à  l’échelle mondiale. « Les conséquences sur le plan macro-économique seront beaucoup plus graves pour le pays et cela lui en coûterait certainement plus que les 30 MD que la BCT ne veut pas donner ». Quant aux agences ayant déjà  entamé des démarches pour l’organisation de voyages professionnels à  l’étranger début 2012, la BCT leur a suggéré d’utiliser les comptes AVA des entreprises concernées. Sihem Zaïem, gérante de l’agence Tunisivision et présidente de la commission out-going à  la FTAV, explique que les entreprises n’accepteront pas de puiser sur ce compte comme bon leur semble quand bien-même la BCT les y a autorisées.

En tout état de cause, la décision de ne pas consacrer de budget légal aux voyages à  l’étranger serait-il le signal d’un retour au protectionnisme à  outrance au nom de la politique d’austérité du nouveau gouvernement ? Le secteur des agences de voyages craint en tout cas le pire car les conséquences sur le secteur risquent d’être très graves, les agences étant dans leur majorité des PME financièrement fragiles. Pour autant, les 30 MD que demande aujourd’hui le secteur constituent moins de 1% des recettes du tourisme et pour lesquelles les agences contribuent amplement. La requête paraît donc somme toute légitime.

Du côté de la BCT, on a proposé une autre solution alternative jugée d’emblée par la FTAV comme irréalisable dans l’immédiat. L’idée consisterait à  faire ouvrir un compte en dinars convertibles pour chaque agence laquelle serait ensuite chargée de procéder au change directement sur le passeport de son client. Au vu de la stricte réglementation qui régit le change en Tunisie, il apparaît clairement qu’il s’agit d’une solution utopique et irréalisable dans l’état actuel des choses. Pour les observateurs, la décision de ne pas consacrer de budget aux voyages va ouvrir la porte à  des pratiques du passé. Les spéculateurs se frottent les mains mais la Fédération tunisienne des agences de voyages a décidé de ne pas s’en tenir à  cette décision qu’elle va contester en plus haut lieu. Pour le tout-nouveau ministre du Tourisme, immédiatement informé de la décision, il s’agit d’un baptême du feu dont il aurait bien pu se passer.

Hédi HAMDI



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Ils ont façonné le paysage touristique tunisien en 2011

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« Derrière chaque année qui passe il y a des hommes et des femmes qui la façonnent » serions-nous tentés de dire. 2011, année exceptionnelle pour la Tunisie et, par voie de fait, pour son tourisme, a été marquée par l’apparition de nouveaux visages qui ont émergé du lot dans la foulée de la révolution du 14 Janvier. Il y a eu les « Up », élevés au firmament du secteur, quelquefois grâce à  une médiatisation à  outrance, tout comme il y a eu les « Down », personnages tombés en disgrâce et écartés de gré ou de force de la scène publique.

Personnalités en vue

Dans un mini-sondage que nous avons réalisé à  la mi-décembre [en aucune manière scientifique-faut-il le préciser], nous avons été surpris au sein de la rédaction de constater que Slim Chaker avait été le personnage le plus plébiscité par les acteurs du tourisme qui l’ont considéré comme « La personnalité touristique de l’année 2011 ». En moins de 6 mois au poste de secrétaire d’Etat au Tourisme (janvier-juin), il aura donc réussi à  rallier un nombre important de « sympathisants » bien qu’il ait exercé dans l’ombre d’un ministre omniprésent.

Cependant, Chaker est loin d’avoir fait l’unanimité autour de lui. Certains hôteliers ne lui ont en effet pas pardonné sa riposte à  la TV face à  leur confrère Abderrazek Chraïet qui demandait, au lendemain de la révolution, de se pencher d’urgence sur la question de l’endettement hôtelier. Slim Chaker lui avait alors rétorqué : « personne ne vous a frappé sur les doigts pour investir dans l’hôtellerie ». Dans une Tunisie sortant de son mutisme après 23 ans de silence forcé, toute déclaration hors des sentiers battus apparaissait alors comme courageuse et audacieuse. Beaucoup d’eau a coulé depuis sous les ponts de la Medjerda.

Mais s’il est un personnage qui a fait parler de lui en 2011 dans le tourisme, c’est bien Mehdi Houas. Parachuté à  la tête du ministère du Commerce et du Tourisme dans une Tunisie en pleine débâcle post-révolutionnaire, Houas n’a pas été avare avec les médias. Son discours en apparence franc et sincère a été apprécié par le grand-public.
Ses multiples références à  sa propre famille lors de ses interventions à  la TV notamment en ont fait un personnage sympathique et humain tranchant avec la rigidité et l’austérité des ministres de l’ère Ben Ali. Mais en termes de résultats touristiques, Mehdi Houas n’a pu offrir que ce qu’il avait en réserve : des sourires XXL en entrée, de la parlotte en plat de résistance et des promesses en l’air en guise de dessert.

Depuis, le tourisme tunisien est toujours sur sa faim et attend encore la venue du Prince William, invité officiellement en conférence de presse à  Londres en novembre dernier. Quant au marché français sur lequel il s’est tellement investi au cours de son mandat, il a baissé de 42% depuis janvier 2011.

Autre visage sorti de l’ombre au cours de l’année 2011, celui de Mohamed Ali Toumi. Agent de voyages de son état, sans aucune appartenance politique ni étiquette révolutionnaire, mais de toute évidence très engagé dans la défense des intérêts de son métier, il a réussi à  se faire élire de manière totalement démocratique (lire) en juin 2011 à  la présidence de la fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) avec la promesse à  ses électeurs de bouleverser le fonctionnement de cette corporation taxée de laxiste pendant de nombreuses années car peu encline à  défendre les vrais intérêts de la profession.

Malgré les embûches semées sur son chemin par un système administratif archaïque et par des contre-révolutionnaires anarchistes, Toumi a réussi d’abord à  faire plier la toute puissante IATA (lire) et ensuite à  rallier à  sa cause des agents de voyages qui avaient voté contre lui 6 mois auparavant ! Plus encore, il a réussi –avec sa nouvelle équipe- à  faire de la FTAV un organisme qui, désormais, se respecte et sait se faire écouter par ses pairs, ses partenaires et par l’administration quand il le faut.

Dans le sondage conduit par DestinationTunisie, le nom de Tarek Lassadi, directeur général de l’agence Traveltodo, est revenu à  maintes reprises. Il faut dire qu’en matière de tourisme local, l’année 2011 a été marquée par un pic formidable, notamment au cours du mois de juillet 2011, derrière lequel Traveltodo a fortement contribué. « Comme à  chaque fois en temps de crise, le tourisme local sauve la mise » aiment à  déclarer certains opportunistes.

Mais il s’avère d’année en année que la clientèle touristique locale prend une place de plus en plus importante envers et contre certains hôteliers qui persistent à  ne jurer que par les tour-opérateurs étrangers et leurs contingents au rabais. Traveltodo, à  travers son DG, peut se targuer d’avoir réussi à  « éduquer le marché » et à  apporter du sang neuf à  l’hôtellerie tunisienne.

Dans le ciel tunisien

En matière de transport aérien, le paysage a également été soumis au cours de l’année 2011 à  de multiples soubresauts. A la tête de la compagnie publique Tunisair, Nabil Chettaoui, son PDG, a été remercié pour céder la place à  Hamadi Thamri (lire). Au sein de sa filiale Tunisair Express, Moncef Zouari, son directeur général a, de son côté, atteint sereinement l’âge de la retraite et passé le flambeau à  Hatem Motemri (lire ). Quant à  Nouvelair, son président-fondateur Aziz Miled a recouvré ses droits et repris les commandes de la compagnie qui lui avait été spoliées par l’ancien régime.

Mais c’est la décision annoncée par l’homme d’affaires Mohamed Frikha de créer une nouvelle compagnie aérienne, Syphax Airlines (lire) qui est sans aucun doute le fait marquant de l’année 2011 dans le transport aérien dans la mesure où elle est intervenue à  un moment où la Tunisie était en pleine incertitude politique et économique. Le pari a semblé encore plus fou puisqu’il prenait à  contre-pied toutes les théories en vigueur, à  savoir d’établir sa base opérationnelle à  Sfax.

Mais Frikha ne sera pas le seul dans le ciel tunisien à  lancer une nouvelle compagnie puisque l’homme d’affaires Khaled Bel Haj Ali (intronisé entre-temps maire de la très touristique ville de Sousse) a entamé les démarches relatives au lancement de Free Jet, une compagnie aérienne exclusivement charter. En cette fin d’année 2011, celle-ci serait à  la recherche de nouveaux financements pour l’acquisition d’avions.

Rattrapés par la justice

Terrible destin qui s’est abattu sur certains notables du tourisme tunisien après la révolution. Hier au firmament de la gloire et de la puissance, aujourd’hui derrière les barreaux ou en fuite à l’étranger. Et la liste pourrait s’allonger si l’on sait que des enquêtes sont en cours et pourraient aboutir prochainement. Actuellement, deux hôteliers sont incarcérés dans l’attente de leur jugement : Jilani Daboussi, ancien président de la fédération régionale de l’hôtellerie du Nord-Ouest et Mourad Mehdoui, propriétaire du Russelior à Yasmine Hammamet.

A signaler aussi Imed Trabelsi, pseudo-hôtelier qui venait juste de mettre un pied dans le secteur. Quant à  Belhassen Trabelsi, son hôtel Le Palace à Gammarth a été placé sous administration judiciaire et son intention d’en faire un Hilton définitivement oubliée (lire). L’affaire de sa chaîne Karthago est également entre les mains de la justice. D’autres parmi leurs confrères s’en sont mieux sortis puisque la justice, après les avoir entendus, n’a pas estimé nécessaire de les mettre en examen, notamment Youssef Mimouni (hôtels Dar Ismaïl) et Saïd Boujbel (Caribbean World et Sunny Hotels).

Les disparus

On ne pourrait clôturer ce dossier sur les personnalités de l’année touristique qui s’achève sans rendre un dernier hommage à  ceux parmi les professionnels du tourisme qui ont quitté ce bas monde en cette année de grâce 2011. Le secteur a en effet pleuré la disparition à  Djerba de Béchir Messaâbi (lire), de Mahfoudh Msallem (agence Djerba Tours et hôtel et restaurant Haroun) et de Azouz Ghorbel, directeur général emblématique de l’hôtel Djerba Menzel à une certaine époque.

De même que la communauté touristique a perdu l’un des siens en la personne de Farhat Sassi, promoteur des hôtels Kheops et Pyramides à  Nabeul, survenue le 9 novembre. Enfin on ne pourra également passer sous silence la disparition de Mohamed El Hedef, journaliste et fervent défenseur de la cause du tourisme tunisien (lire) disparu à  la fleur de l’âge au mois de septembre 2011.

Dans le registre des entreprises ayant mis la clé sous la porte, le Printemps arabe, sur les destinations Tunisie et Egypte, aura eu raison des T.O tunisiens Sprintours, au départ du marché italien, et Sun Marin  sur le marché français.

Hédi HAMDI



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Ministère du Tourisme : Houas a passé officiellement le relais à Fakhfakh

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Elyès Fakhfakh a officiellement pris ses nouveaux quartiers au ministère du Tourisme.

Une cérémonie protocolaire s’est déroulée ce midi entre le ministre sortant et le ministre entrant.

Dans un speech improvisé, Mehdi Houas a jugé que sa mission avait réussi à la tête du ministère, attribuant cette réussite au travail commun effectué avec tout le personnel et les cadres de l’administration du Tourisme.

« Je pars tranquille car je sais que M. Fakhfakh va réussir, les compétences sont là  mais la tâche ne sera pas facile » a-t-il déclaré.
La cérémonie s’est déroulée en présence des présidents des deux fédérations professionnelles du tourisme, la FTH et la FTAV.

 



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Les premières déclarations d’Elyès Fakhfakh

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Le nouveau ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, a estimé, lors de sa cérémonie de prise de fonction, que les chiffres de 2011 pouvaient être considérés comme positifs vu la situation qui a prévalu dans le pays cette année. « J’espère que l’on va faire tourner la roue de nouveau malgré la crise en Europe. Je suis optimiste pour 2012 et je pense que 2013 marquera le retour au rythme habituel » a-t-il déclaré.
Se présentant brièvement, il a indiqué être issu de l’industrie mais qu’étant donné son appartenance à  un groupe ayant des intérêts dans l’hôtellerie, « nous discutions beaucoup tourisme » a-t-il souligné.
D’emblée, le nouveau locataire du 1, avenue Med V a reconnu que les problèmes du secteur étaient anciens. « Il y a des affaires urgentes à  régler et la priorité sera au sauvetage de la saison. Ensuite, nous traiterons les problèmes de fond pour redresser le secteur ».

En guide de conclusion à  sa première intervention publique, le nouveau ministre a déclaré :
« c’est le devoir national qui nous a fait abandonner le confort dans lequel nous étions et prendre en charge la mission qui nous a été confiée ». Allusion faite à  la situation similaire vécue par son prédécesseur il y a 9 mois.



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Un sit-in pour accueillir le nouveau ministre

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Une trentaine d’étudiants diplômés en animation touristique issus de plusieurs écoles en Tunisie organisaient aujourd’hui un sit-in à  l’entrée du ministère du Tourisme. Les étudiants réclamaient leur embauche soit au sein de l’administration, soit dans les hôtels «mais à  la condition que l’on ne nous fasse pas travailler deux mois dans notre secteur et le reste de l’année à  faire les serveurs» s’est insurgée une jeune diplômée. Ces étudiants avaient également collé un certain nombre de tracts contenant leurs revendications sur la porte d’accès au ministère. D’autres avaient même installé des matelas à  même le sol dans le but de camper sur place.
Le nouveau ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, dont c’était la cérémonie de passation officielle, est arrivé incognito et a pu accéder aux locaux sans problèmes.



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31% d’étrangers en moins en Tunisie

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Depuis le début de l’année 2011 et jusqu’au 20 décembre, la Tunisie a recensé 4,595 millions d’entrées de non-résidents sur son territoire, ce qui équivaut à  une baisse de 31,5% par rapport à  la même période en 2010. Sur ce total, on a compté 2,089 millions d’entrées de citoyens européens, soit une régression de 44,3% en un an.
Au niveau des arrivées maghrébines, elles ont également baissé de 20,1% cette année, baisse imputable essentiellement au recul des arrivées algériennes (-37,3%).



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Les marchés espagnol et scandinave en pleine dérive

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Les touristes en provenance d’Espagne ont baissé de 78,3% depuis le début de l’année. Au total, la destination n’aura reçu que 17.803 visiteurs issus de ce pays alors qu’ils avaient été 88.000 en 2009 à  la même époque. L’autre marché à  s’être également effondré, celui en provenance de Scandinavie avec une régression de 83,3% et seulement 21.736 touristes recensés à  ce jour. Sur les marchés traditionnels, la baisse varie d’un pays à  un autre. Elle a été de 42 % sur la France, 41,4% sur l’Allemagne, 35,4% sur l’Angleterre et 66% sur l’Italie.



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Portrait du nouveau ministre du Tourisme

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C’est sans conteste le plus jeune ministre du Tourisme qu’ait connu la Tunisie. Elyès Fakhfakh, 39 ans, né à  Tunis, aligne une double formation d’ingénieur et de spécialiste en management des hommes et des organisations, ainsi qu’une longue expérience internationale dans de grands groupes. Il a officiellement pris ses nouvelles fonctions de ministre le 27 décembre 2011 au lendemain de l’intronisation du gouvernement Jebali.

Elyès Fakhfakh entame sa carrière professionnelle à  27 ans au sein du groupe Total où il sera amené à  effectuer des missions sur une cinquantaine de sites industriels du groupe, en Europe, en Amérique et en Asie afin d’y résoudre des problématiques techniques et organisationnelles complexes. En 2004, il sera affecté en Pologne en tant que directeur des opérations d’un nouveau site industriel en pleine croissance.

De retour en Tunisie en 2006, fort de cette expérience internationale, il prendra la direction générale d’une société industrielle tunisienne totalement exportatrice dans le secteur des composants automobiles (Cotrel), appartenant à  un grand groupe (UFI/ Maghrebia Assurances) opérant également dans le secteur hôtelier (Concorde Berges du Lac, Marco Polo Yasmine Hammamet, Green Park Sousse) et disposant de nombreuses implantations à  l’étranger.

Après trois plans de mise à  niveau successifs pour atteindre le niveau des standards internationaux et occuper la quatrième place européenne, il engage la société dans une démarche de développement international faisant de cette PME tunisienne d’hier, un groupe international visant la place du leader mondial dans son secteur, avec un site en Espagne, un deuxième en cours de construction en Chine et bientôt d’autres sites en Chine et en Inde.

Tout au long de son parcours, Elyès Fakhfakh s’est concentré sur les problématiques de mise à  niveau, de restructuration financière et de redéploiement marketing, à  partir d’un leadership affirmé, d’une vision globale innovante, de fixation d’objectifs précis et d’un suivi rigoureux.

C’est avec cette même détermination qu’il s’est engagé au lendemain de la révolution de la dignité auprès du Dr Mustapha Ben Jaafar et du parti Ettakatol pour participer à  la construction de la nouvelle Tunisie démocratique (d’après le CV du concerné).



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Mehdi Houas présente son successeur au Tourisme et fait ses adieux

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Une cérémonie de passation entre Mehdi Houas, ministre du Tourisme sortant, et son remplaçant, Elyès Fakhfakh, s’est déroulée aujourd’hui au siège du département à  Tunis en présence des principaux cadres et directeurs du ministère et de l’ONTT. Dans les rangs de la profession, seuls les présidents des deux fédérations professionnelles avaient été conviés pour la cérémonie.

Lire aussi :

Ministère du Tourisme : Houas a passé officiellement le relais à  Fakhfakh

Les premières déclarations d’Elyès Fakhfakh

Portrait du nouveau ministre du Tourisme



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Tunisair: deux nouveaux directeurs

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La compagnie Tunisair a nommé aujourd’hui Tahar Fradi en qualité de directeur des Ventes en remplacement de Helmi Hassine. Ce dernier a été muté au poste de directeur du Revenue Management.



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Transport aérien : mon dossier aéropolitique au nouveau ministre du Transport

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Par Mohamed Dhaouadi *

Bienvenue Monsieur le ministre ! Et que Dieu vous assiste entre assainissements, restructuration et stratégie de réforme à  venir du secteur. Je demeure tout à  fait confiant que vous aborderez les dossiers aéropolitiques du transport aérien avec réalisme, audace et vision futuriste.

Permettez-moi tout d’abord ce premier conseil d’humble citoyen, pour vous mettre en garde contre les « Alfred Kahn » de chez nous, gourous de la déréglementation qui, naïvement, prétendent qu’une « ouverture du ciel » est une solution salutaire au tourisme ; difficile de leur accorder cette probabilité sans la sagesse des leçons tirées des modèles dans le monde – USA et Union européenne en tête – et de leur expérience passée.

Tirer les leçons qui s’imposent

Seulement voilà  : comme la structure du transport aérien dans notre pays n’est ni celle de l’Europe et encore moins celle des Etats-Unis, ceci saurait ce qui en adviendrait d’aller vers un « One shot Agreement » pur et dur ? Entre 1978 et 2001, pas moins de 9 compagnies géantes américaines (Majors) et des plus emblématiques ont mordu la poussière : Eastern, Midway, Braniff, Pan Am, Continental, America West et TWA, outre la liquidation de 100 transporteurs aériens petits et moyens, (y compris 10 compagnies nouvellement créées grâce à  l’Acte de Déréglementation de 1978). Un total de 150 compagnies aériennes, liquidées ou réfugiées sous le Chapitre 11 sur les faillites aux USA. En 32 ans depuis le Deregulation Act d’octobre 1978, plus de 60 milliards de $ de pertes et des centaines de milliers de postes d’emplois ont été enregistrés !

En Europe, pour la période 2000 à  2008, l’Association SOS Voyages a annoncé la banqueroute de 79 transporteurs européens. Comble de ce sinistre tableau, American Airlines, mastodonte du transport aérien universel, fleuron de l’industrie et fierté texane et nationale américaine avec son aigle -symbole de la puissance US- vient de tomber tout juste il y a un mois.

Plus près de nous, en Europe, UTA, Air Liberté, Sabena, Swissair, KLM et j’en passe, nous interpellent pour nous rappeler l’impitoyable verdict du « ciel ouvert », terme devenu barbare, prononcé par la bouche des novices. Car, s’il est vrai que la tendance n’est plus vers le protectionnisme désormais révolu, il s’affirme d’autant plus vrai qu’il n’existera jamais de « ciel ouvert », tant que le sacro-saint principe de souveraineté nationale gouverne le monde : par tradition et par l’esprit des traités internationaux -Chicago et Bermudes étant en tête des valeurs- même les architectes de la déréglementation, le berceau de l’« Open Sky » le plus radical, n’offre pas aussi banalement le ciel américain aux requins de la concurrence.

C’est pourquoi, les 3 paquets de mesures adoptées par la Communauté européenne en 1987,1990 et 1992, libéralisant le trafic aérien en Europe, régissent par étape l’accès au marché, les tarifs applicables et l’application des règles de concurrence. Cette stratégie rappelle combien il est vital de mettre des garde-fous, les filets de sécurité étant indispensables à  toute aventure libérationniste.
Dès lors, une approche progressive à  un accord de libéralisation s’impose d’elle-même, afin que la Tunisie puisse intégrer un cadre aéropolitique mondial libéralisé soit, mais équilibré, qui préserverait (et non pas protégerait) les intérêts supérieurs de la Nation. Et ce ne sera certainement pas pour Tunisair mais pour l’ensemble du pavillon national.

Dans cet ordre d’idées, disposons-nous de l’arsenal législatif et autres instances de contrôle de l’UE ?

Message aux hôteliers

Aussi, mon message à  nos compatriotes hôteliers, serait de ne pas trop se nourrir d’illusions quant à  la ruée des low cost sur le marché: ces nouveaux entrants n’ont d’autre souci majeur que de remplir des sièges d’avion à  vils prix, et non pas des chambres d’hôtels ; notre tourisme n’aura droit dans ce cas, qu’à  des touristes avec un sac à  dos comme bagages, et dedans, un sac de couchage.
« Pour les low cost, l’acte de transport aérien est en quelque sorte dépouillé de tous ses attributs annexes (repas à  bord, garantie d’une correspondance, etc.) et réduit à  sa fonctionnalité première, celle de transporter une personne en toute sécurité d’un point A à  un point B ».
(Professeur d’économie à  l’université Paris I – Panthéon Sorbonne, professeur affilié à  ESCP Europe).
Regardons à  côté, chez nos voisins marocains…L’expérience n’y est pas tellement brillante …sauf lorsqu’elle est décrite par des politiques.

En conclusion, nos flancs n’ont jamais été aussi exposés : notre premier transporteur demeure une compagnie de niche, absente d’une alliance stratégique. Nos aéroports sont des gares routières, (faute d’une stratégie et de « réasautage » et de Hubbing). Notre cadre législatif en matière de concurrence dans le secteur est à  concevoir. Notre culture aéropolitique est à  enseigner. En un mot, nous nous engageons dans une bataille, sans stratégie, sans infrastructure, ni logistique guerrières ; le modèle incompatible de « ciel ouvert » que ces « gourous » nous proposent risque de nous tomber sur la tête (Dieu nous en préserve !).

Avec tous mes vœux de succès Monsieur le ministre.

M.D**
Consultant International T. Aérien & Questions Aéropolitiques/Directeur Fondateur du Bureau IATA en Tunisie – 1998



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Sun Marin : l’aventure se termine en queue de poisson

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Le tour-opérateur Sun Marin, spécialiste de la Tunisie, de l’Egypte, de la Turquie et du Maroc, a été placé en liquidation judiciaire le 20 décembre par le tribunal de Nanterre.

Créé en février 2010 en France, ce voyagiste se voulait être un T.O « responsable, solidaire, environnemental, privilégiant le développement durable ».

Sun Marin comptait dans son tour de table notamment Tahar Khadraoui (Air Marin Suisse) et Adel Oueslati (ex Jet Tours), et au tout début de l’aventure, l’hôtelier marocain Mekki Mestari (hôtel Marrakech Ryads Parc & Spa). Le T.O était également adossé à  la société de gestion hôtelière H&C qui exploite actuellement l’hôtel El Fell à  Hammamet Nord.

Lors de son démarrage, Sun Marin avait été accusé de profiter de la disparition des voyagistes Royal Tour ou encore Mille et Un Soleils pour récupérer leur clientèle, accusation qui avait été démentie par les responsables du T.O. Pour la petite histoire également, à  ses débuts, Sun Marin devait être dirigé par Férid Fetni, aujourd’hui à  l’ONTT.

Aux dernières nouvelles, le voyagiste tenterait une recapitalisation mais qui n’aurait pas abouti à  ce jour. L’aventure pourrait donc prendre fin moins de deux ans après son lancement effectif. La faute au Printemps arabe ?

Lire aussi :

Sun Marin bouge sur le marché français



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Lézard Rouge ou le retour du train prodige

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Après une interruption de trafic d’une année, Le « Lézard Rouge », train touristique de Métlaoui (ville située entre Tozeur et Gafsa) vient de reprendre du service grâce à  un semblant de reprise d’activité touristique dans la région.

Avec à  son bord un groupe de 120 touristes tunisiens et étrangers, le « Lézard Rouge » est parti mercredi dernier de la gare de Métlaoui en direction des gorges de Selja.

Le parcours de ce train est considéré comme étant un des principaux circuits touristiques de la région que les agences de voyage proposent aux groupes de touristes venus découvrir le sud de la Tunisie.

Le « Lézard Rouge » opèrera 6 voyages par semaine sur son parcours traditionnel.



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Ce que Tunisair n’a pas dit concernant ses vols sur Dubaï

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Il n’y a encore pas si longtemps, la compagnie Tunisair étudiait sérieusement l’abandon de sa ligne régulière sur Dubaï, de la même manière qu’elle avait fermé celle sur Bahrein il y a quelques années. Aujourd’hui, il semblerait que la position de la compagnie nationale ait changé à  ce sujet et qu’au contraire, de 5 vols par semaine actuellement (tous les jours sauf les mardi et dimanche), elle pourrait faire de la ligne Tunis-Dubaï un vol quotidien. Est-ce le signe que la compagnie nationale redeviendrait plus compétitive sur cet axe par rapport à  sa concurrente directe Emirates qui assure 6 vols hebdomadaires sur Tunis ? Toujours est-il que grâce à  ses tarifs sur Internet qui s’avèrent plus attractifs pour les passagers (à  partir de 813 dinars TTC), Tunisair est en train de devenir plus compétitive -bien que deux de ses vols actuels ne soient pas directs et transitent par Koweït City (un à  l’aller et l’autre au retour).

Tunisair opère vers Dubaï avec des Airbus A.319 E.R (photo) en bi-classes (90 sièges en économique et 16 en Business). L’avion est donc petit et cela se ressent sur l’espace entre sièges et la mobilité dans la cabine. Et comme il s’agit de vols d’une durée comprise entre 5h30 et 7h30, la qualité des prestations est primordiale. Mais sur Tunisair, ces prestations, s’il fallait les évaluer, varient d’un vol à  un autre. Elles sont donc de toute évidence tributaires du bon vouloir de l’équipage.

Mais là  où Tunisair ne pouvait plus assumer sa compétitivité ces derniers mois, c’était au niveau de la délivrance du visa. Il faut en effet savoir que la compagnie Emirates se charge de fournir le visa exigé auprès des ressortissants tunisiens pour entrer aux Emirats Arabes Unis. Après la révolution, Tunisair n’avait plus la latitude administrative d’offrir ce service à  ses passagers (prestation fournie par son représentant local à  Dubaï). Les choses viennent cependant tout juste de changer cette semaine puisque désormais, la délégation générale de la compagnie (dont les bureaux sont sur l’avenue de la Liberté à  Tunis) est habilitée à  « offrir à  ses clients une assistance quant aux formalités de dépôt de leurs dossiers pour l’obtention d’un visa » affirme-t-on chez Tunisair, mais sans pour autant garantir l’obtention ferme et définitive du visa pour tous les demandeurs. Et certains passagers en ont fait l’amère expérience. Ce qui fait dire à  certains agents de voyages que nous sommes en présence d’une concurrence déloyale flagrante entre les deux compagnies.

L.B.S



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Les hôtels Palm Beach vont bientôt changer d’enseigne

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Les hôtels Palm Beach Djerba et Palm Beach Tozeur vont bientôt adopter un nouveau branding. Ces deux établissements vont en effet porter l’enseigne Mövenpick à  compter de l’année 2012 dans le cadre d’un régime de gestion pour compte.
La chaîne Mövenpick serait par ailleurs en pourparlers pour la prise en gestion d’autres établissements, notamment à  Tunis-ville (2) et à  Yasmine Hammamet (1).



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Bye bye Mehdi, bonjour Elyès

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Le fauteuil de Mehdi –le ministre sortant- sera encore tout chaud quand Elyès –le ministre entrant- viendra y prendre place.
Après 11 mois assis dedans, Mehdi Houas va devoir le quitter aujourd’hui non sans regret. C’est vrai que l’on s’habitue vite aux sièges chauds. Pour lui, le départ sera d’autant plus difficile qu’il devra se défaire, non pas d’un, mais des deux fauteuils qu’il a occupés depuis la révolution : celui de l’avenue Mohamed V (Tourisme) et celui de l’avenue Kheireddine Pacha (Commerce).

Comme James Bond 007 qui abandonne tout pour aller sauver le monde à  chaque fois qu’on lui en fait la demande, Mehdi Bond 14 01 a tout lâché pour venir sauver le commerce et le tourisme tunisiens alors en pleine débâcle post-révolutionnaire : il a lâché sa France natale, son entreprise florissante, sa famille et ses amis. Pas pour de très longues périodes cependant puisque Paris n’est qu’à  2h10 min de vol de Tunis. Et quand on est ministre, on ne fait pas la queue à  l’aéroport, ça va plus vite. Est-ce pour cela que Mehdi a passé autant de temps dans les avions que dans son fauteuil ? C’est du moins ce qui s’est raconté dans les milieux touristiques et que l’on retiendra de son mandat.

Elyès aura-t-il la même passion du voyage que Mehdi son prédécesseur ? Son entreprise à  lui se trouve à  Borj Cedria et il n’aura très probablement pas le privilège d’y remettre les pieds de sitôt car en territoire tunisien, les murs ont des oreilles.
Pour le poulain d’Ettakatol, c’est un virage à  180° qui s’annonce pour basculer de l’industrie, où il excelle paraît-il, au tourisme dont on ignore ce qu’il sait. Aux professionnels du tourisme, il se pourrait bien qu’il parle désormais d’industrie touristique, histoire de ne pas être totalement dépaysé.

En acceptant le poste de ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh doit savoir qu’il est attendu au tournant par toute une corporation assise sur des charbons ardents. S’il veut garder son fauteuil tout chaud jusqu’à  la fin de la Constituante, il va devoir retrousser ses manches.
Bienvenue Elyès, mais à  mon avis, vous allez devoir carrément mouiller la chemise.

Hédi HAMDI



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Tunisair Express se replace sur la Libye

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Après avoir stoppé ses vols vers Tripoli en mars dernier, Tunisair Express enjambe le pas à  sa maison-mère Tunisair et s’apprête elle aussi à  rouvrir ses dessertes vers la Libye. La compagnie devrait reprendre ses vols habituels Tunis-Sfax-Tripoli dès le 21 décembre à  raison de trois fréquences hebdomadaires, tous les mercredis, vendredis et dimanches.

Tunisair Express envisage par ailleurs l’ouverture d’une deuxième destination vers ce pays au mois de janvier 2012. Dès obtention du feu vert des autorités de tutelle, la compagnie va desservir la ville de Misrata, située à  200 km à  l’est de la capitale libyenne, au départ de Tunis avec également une escale à  Sfax à  l’aller et au retour.



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Billetterie aérienne : une sommité mondiale en Tunisie

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Par Mohamed Ben Khemais

Communiquer toujours et ne jamais communiquer assez, tel est la stratégie informative de la nouvelle FTAV. Samedi 17 décembre annonce une journée d’information intéressante à  plus d’un titre, puisqu’elle rassemblera les agents de voyages accrédités IATA sur tout le territoire, les médias et -rare dans de telles manifestations- la présence d’une haute personnalité de l’industrie du transport aérien et représentant de la puissante Confédération des associations d’agences de voyages, plus connue sous l’acronyme UFTAA (Universal Federation of Travel Agents Associations).
Pour marquer son soutien à  notre fédération nationale, Brian Barrow -c’est de lui qu’il s’agit- premier conseiller du président de l’organisation mondiale (et directeur des affaires aériennes) sera à  la tribune, à  côté de Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV, pour marquer l’appui international de l’UFTAA à  la communauté des agences de voyages tunisiennes.
A l’ordre du jour de cette manifestation, la présentation du « Projet de programme de garantie et d’entraide », noyau de la stratégie de la FTAV pour soulager ses adhérents accrédités IATA du lourd fardeau, traîné depuis des décennies, des garanties bancaires demandées aux agences qui, autoritarisme IATA oblige, ont flambé depuis cet été.

Le deuxième thème sur lequel Mr Barrow exprimera un point de vue professionnel sera consacré aux relations FTAV/IATA. Et sur ce dossier, la corporation des agents tunisiens pourrait réserver quelques surprises quant aux moyens de recours qu’elle envisage d’adopter.

Brian Barrow a occupé plusieurs postes de hautes responsabilités avant d’intégrer la Confédération. Il a notamment été administrateur des agences « IATA Agency Administrator » (sous lequel des dizaines d’agences tunisiennes ont obtenu l’agrément IATA), commissaire des agences nommé par le Conseil des Gouverneurs IATA, ou encore arbitre des conflits agents de voyages/compagnies aériennes.

Ami de la Tunisie, cette sympathique personnalité de l’industrie du transport aérien a été l’architecte du concept BSP et fondateur du premier BSP dans le monde, au Japon en 1970. Il aime à  résumer sa carrière entre l’IATA et la défense des agents de voyages ainsi : « j’ai joué tout au long ma longue carrière au sein de deux équipes adverses (IATA/Agences) et combien arbitré de match ! ». Celui de cette semaine se jouera à  Tunis.

M.BK.



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Tourisme japonais : quand un expert remet les pendules à  l’heure

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« Les défis du tourisme et les attentes des touristes japonais en Tunisie ». C’est l’intitulé d’un atelier qui s’est déroulé cette semaine à  Tunis entre une délégation d’experts de l’agence japonaise de coopération internationale (JICA) et un certain nombre de responsables tunisiens du secteur, tant de l’administration que de la profession. Au cours de cette rencontre, Toshio Uruno, un responsable japonais spécialisé dans le marketing, a brossé le portrait du touriste japonais et de ses exigences par rapport à  la destination vers laquelle il se rend, démontrant qu’il s’agit d’une clientèle qui n’a rien à  voir avec celle d’Europe et qui est majoritaire en Tunisie. « Pour passer ses vacances, qui ne dépassent pas, généralement, les quelques jours, le touriste nippon a des exigences fondamentales liées, notamment, à  la propreté et l’hygiène ainsi qu’aux conditions de sécurité prévalant dans la destination touristique » a souligné Toshio Uruno qui a insisté par exemple sur la nécessité pour les guides touristiques de parler le japonais et que des visites soient organisées à  un maximum de sites archéologiques. « Le tourisme balnéaire n’est pas privilégié par les Japonais, à  l’inverse du tourisme saharien et des voyages d’aventure », a-t- il encore précisé.

Recommandations pour attirer les Japonais

Environ 10 mille touristes japonais ont visité la Tunisie en 2010, soit 1% seulement des 10 millions voyageurs nippons parcourant le monde chaque année.

« Pour augmenter le flux touristique japonais en Tunisie, il faut planifier la promotion du pays au Japon, s’associer à  des agents de voyages et de communication spécialisées, mettre en place un site web en langue japonaise pour la diffusion d’informations précises et renforcer les liaisons aériennes entre les deux pays », a recommandé l’expert. De son côté, le ministre conseiller à  l’ambassade du Japon en Tunisie, Takahisa Tsugawa, a indiqué que son pays met son expertise touristique à  la disposition des tunisiens pour contribuer à  y dynamiser le tourisme.



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Y aura-t-il un moratoire sur les grèves dans le tourisme ?

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Reste à savoir si le bon sens des syndicats prévaudra ou pas à l’égard d’un secteur gravement affecté par la conjoncture post-révolution et vis-à-vis du pays tout entier.

Suite à l’appel solennel lancé le 14 décembre 2011 par le nouveau président de la République, Moncef Marzouki, concernant un moratoire de 6 mois sur les grèves et les sit-in en Tunisie, les opérateurs du tourisme espèrent que cet appel sera entendu.

En effet, les syndicats avaient menacé d’arrêter le travail pendant 3 jours à  la fin de l’année dans les hôtels et les agences de voyages si leurs revendications n’étaient pas été prises en considération d’ici là.

 



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Devises : la BCT n’a que 113 jours de réserves

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Les réserves en devises dans les caisses de la Banque centrale de Tunisie (BCT), se situent à  10.504 MDT, soit l’équivalent de 113 jours d’importation (à  la date du 13 décembre courant) contre près de 5 mois au terme de l’année 2010. C’est ce qu’a annoncé l’institution hier à  l’occasion de la réunion de son conseil d’administration.

La BCT a par ailleurs implicitement reconnu son inquiétude concernant « la poursuite de la détérioration de la conjoncture mondiale et le ralentissement de la croissance notamment dans la zone euro et leurs retombées sur l’activité économique nationale ». Dans son communiqué, elle a également précisé que « les difficultés internes conjuguées à  la détérioration de la situation extérieure ont engendré un accroissement du déficit des paiements courants qui a atteint 6,5% du PIB à  la fin du mois de novembre dernier ».



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Sousse : un réveillon cosmopolite au Mövenpick

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L’hôtel Mövenpick Resort & Marine Spa Sousse promet un réveillon mémorable à  ses clients.
La chaîne suisse se prépare à  organiser une soirée de réveillon en Tunisie sponsorisée par une compagnie aérienne allemande ! « Un réveillon mémorable en perspective, avec des menus raffinés concoctés par nos Chefs et une animation digne de l’occasion. Tout cela, dans un cadre d’exception » assure la direction de l’hôtel. C’est la diva Amina Fakhet qui est en tête d’affiche avec une pléiade d’artistes dont les vedettes de la chanson tunisienne Noureddine El Béji, Olfa Barhoumi et Sofien Zaidi. Le célèbre humoriste Hédi Weld Baballah viendra couronner la soirée avec ses sketches.

L’hôtel propose d’ores et déjà  des formules baptisées « Diamant » et « Saphir » comprenant 2 nuitées en chambre double (30 décembre/1er janvier) pour 550 dinars par personne (50 dinars de supplément single) ou 500 dinars pour une seule nuitée avec, dans les deux cas, check out tardif gratuit jusqu’à  15h00, histoire de commencer l’année par une très grasse matinée.



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Voyage avec Dhafer L’Abidine, comédien

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Star dans son pays d’origine, il l’est également devenu en Angleterre à  travers le petit écran sur lequel il apparaît régulièrement dans des séries TV à  succès. Dhafer L’Abidine, installé à  Londres depuis bientôt 11 ans, est incontestablement l’une des nouvelles valeurs sûres du monde de la comédie britannique, même s’il avoue qu’on ne le reconnaît pas encore dans la rue.
Fin septembre, la chaîne CNN lui consacrait une interview à  bâtons rompus pour retracer son parcours atypique et surtout pour parler de sa Tunisie natale et de sa révolution.
Embarquement pour un voyage à  ses côtés.

Le dernier voyage que vous avez effectué ?
Je rentre tout juste d’un voyage effectué à  Benidorm en Espagne. J’y étais en tournage pour une comédie anglaise qui passera sur la chaîne ITV l’année prochaine. Cette série, qui en est à  sa 5ème saison, compte 7 épisodes et j’apparais dans 3 de ces épisodes. J’effectue actuellement des allers et retours vers l’Espagne et je vais y retourner dans quelques semaines pour le tournage d’un autre épisode. En tout et pour tout, le tournage durera entre 2 mois et 2 mois et demi.

Quelle est votre destination préférée et pourquoi ?
Je vis à  Londres et c’est bien de voyager souvent, mais pour moi, la destination préférée, c’est la Tunisie, toute ma famille y vit et aller en Tunisie revêt un caractère toujours particulier.

Votre meilleur souvenir de voyage ?
Ce n’est pas un voyage en particulier mais les meilleurs souvenirs, c’est quand on fait face à  de l’inattendu, quand on découvre certaines choses qui n’étaient pas prévues dans le programme initial. Par exemple, je suis allé tourner en Syrie et j’ai visité Palmyre. C’est un site archéologique énorme. Quand je vais travailler, ce n’est pas forcément pour faire du tourisme, mais quand j’ai un peu le temps, j’en profite pour aller découvrir les lieux.

Et le pire souvenir de voyage ?
Je n’ai pas véritablement de mauvais souvenir. Peut-être une fois en Italie, nous avions vu un hôtel sur la brochure et sur le site Web et quand nous sommes arrivés sur place en famille, cela ne correspondait pas du tout, on aurait dit un centre pour colonie de vacances et nous avons dû changer d’hôtel immédiatement pour nos vacances. Mais que ce soit en vacances ou pas, j’essaye toujours de m’adapter au contexte, qu’il soit bon ou mauvais.

En avion, vous êtes plutôt dormeur, anxieux, impatient d’arriver ?
Pas du tout. Avec mon travail, je suis un habitué des allers et retours. Je ne suis pas angoissé ni stressé en avion. Quand on monte à  bord, on ne peut plus en redescendre, donc on doit être patient.

Votre compagnon de voyage : livre, MP3, lecteur DVD, ordinateur portable ?
J’utilise toujours mon MAC pour lire ou écrire quelque chose.

Le must du voyage pour vous, est-ce en solo, en famille, avec des amis ?
Quand il s’agit d’un déplacement professionnel, je préfère voyager seul mais j’aime aussi les voyages en famille, ce sont des occasions pour passer des moments ensembles, que ce soit quand on va en Tunisie ou ailleurs.

Pour vos déplacements professionnels, vous exigez la First, la Business ou vous contentez-vous de la classe économique ?
Pour moi, ce sont des détails. En fait, ce sont des accords qui sont passés avec la production et je ne veux pas faire l’exception, je veux être assis comme le reste de l’équipe et des autres comédiens. Je ne demande rien de particulier.

Votre look vestimentaire en voyage : jean et basket ou costard-cravate ?
Jean et basket, la tenue dans laquelle je dois me sentir à  l’aise, c’est le plus important.

Combien de pays déjà  visités ?
Je ne sais pas du tout mais comme j’habite en Europe, je circule beaucoup dans les alentours. Mes voyages professionnels se font également à  l’étranger pour les tournages. Il y a aussi beaucoup de pays où je ne suis pas allé et où j’aimerai me rendre. En tout cas, je ne compte pas les pays et d’ailleurs, je ne m’intéresse même pas aux cartes de fidélité des compagnies aériennes.

Le prochain voyage déjà  prévu ?
Le Maroc. J’ai prévu de me rendre à  Agadir prochainement, mais avant cela je viendrai en Tunisie pour un week-end.

Le voyage ou la destination dont vous rêvez ?
Ce serait un tour du monde en famille, ou tout au moins d’aller sur tous les continents.

Propos recueillis par
Hédi HAMDI



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Ministère du Tourisme : ce sera Fakhfakh, sauf coup de théâtre

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Comme annoncé par notre site en avant-première il y a 3 semaines, (lire), Elyès Fakhfakh, membre du parti Ettakatol (lire), devrait, selon toute vraisemblance, se voir confier le porte-feuille du tourisme dans le nouveau gouvernement que présidera Hamadi Jebali. Ce secret de polichinelle a été consolidé hier par l’agence officielle TAP.
Les nouvelles instances semblent donc ne pas avoir pris en considération les craintes de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (lire) de voir un non initié prendre les rennes de l’administration de tutelle.

La nomination ferme et définitive d’un ministre du Tourisme aura au moins le mérite de couper court aux rumeurs et de stopper net l’appétit de certaines parties actuellement en campagne pour tenter de s’accaparer le poste (lire)

Lire aussi :

Levée de bouclier contre le futur ministre du tourisme



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Les assureurs vont-ils accepter de couvrir Tunisair sur Tripoli ?

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La reprise des vols de Tunisair est toujours hypothétique. Bien qu’annoncée pour le 13 décembre, la desserte de la capitale libyenne par la compagnie tunisienne demeure tributaire de l’aval de la compagnie d’assurance supposée couvrir les risques encourus par le transporteur public national sur cette destination.

Néanmoins, l’agence officielle TAP, citant une source officielle au sein de la compagnie, a confirmé que le premier vol Tunisair à  repartir vers Tripoli décollera le 13 décembre de Tunis à  17h30 (vol TU 413). Et dès le 14 décembre, si le volet assurance est réglé, la compagnie reprendra ses deux vols quotidiens sur l’axe Tunis-Tripoli (déjà  desservi par Libyan Airlines et Afriqiyah Airways). Sur Sebha, Air Libya assure une liaison sur Tunis tandis que sur Benghazi, Tunis opère à  raison de 3 fréquences hebdomadaires aux côtés de la Libyan Airlines. Dans les prochains jours, la compagnie Tunisair Express pourrait également reprendre ses dessertes Sfax-Tripoli suspendues depuis la fermeture du ciel libyen lors du déclenchement des hostilités de l’Otan.

Pour mémoire, Tunisair avait suspendu ses vols vers l’aéroport de Tripoli le 27 novembre 2011, suite au blocage de l’un de ses appareils sur le tarmac de la capitale libyenne par des insurgés voulant faire pression sur leur gouvernement pour le transport de blessés vers la Tunisie.

Le pilote de l’avion, qui comptait à  son bord 54 passagers (7 Tunisiens et 47 Libyens), dont des blessés, avait refusé que les insurgés accèdent à  bord.



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Les dés de l’année touristique 2011 sont quasiment jetés. Décembre ne représentant en général que 6% du total des entrées de non-résidents en Tunisie, on peut d’ores et déjà  tirer les premières conclusions de cette année qui s’achève et qui ne fut certainement pas comme les autres.

Depuis le début de l’année et jusqu’au 30 novembre 2011, la destination a reçu 4,456 millions de visiteurs étrangers à  grande majorité touristique. Par rapport aux chiffres d’il y a un an à  la même période, la baisse est vertigineuse : 31,3% de moins puisqu’il y a un an, à  la même époque, on avait déjà  comptabilisé 6,486 millions de visiteurs étrangers. Mais c’était il y a un an, donc véritablement une autre époque pour la Tunisie.

L’effondrement des marchés traditionnels

Selon les statistiques officielles de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) portant sur les 11 premiers mois de l’année, la Tunisie a comptabilisé à  ses frontières l’entrée de tout juste 2 millions d’Européens, soit 44,6% de baisse en un an. Ce chiffre inclut les entrées de touristes en villégiature, mais également les milliers de journalistes occidentaux accourus au lendemain de la révolution puis pour la couverture des élections du 23 octobre. En tout état de cause, il est intéressant de souligner que les arrivées européennes ont représenté 40,2% du total des entrées d’étrangers en Tunisie depuis le début de l’année.

De toute évidence, les touristes européens n’ont pas tous réagi de la même manière aux événements que le pays a traversés cette année. Les chiffres le démontrent et les opérateurs touristiques le confirment : les Espagnols ont complètement délaissé la destination. De 80.000 en 2010, on n’en a plus dénombré que 16.635 depuis le début de l’année. La chute est rude : -79,2%. Autre région d’Europe a s’être presque totalement détournée de la Tunisie : la Scandinavie. Là  aussi, les 4 pays de la région (Suède, Finlande, Danemark et Norvège) n’ont totalisé que 21.329 touristes contre 129.293 l’année dernière (-83,5%).

La France et l’Italie mal loties

Mais le pays qui a « déçu » par ses volumes touristiques, c’est certainement l’Italie. Entre 2010 et 2011, la Tunisie a perdu 225.000 visiteurs en provenance de ce pays pourtant si proche géographiquement. Et c’est justement cette proximité qui s’est, pour une fois, répercutée négativement sur la destination. L’hyper médiatisation des immigrés clandestins tunisiens débarquant sur leur petite île de Lampedusa au lendemain de la révolution tunisienne a été très mal perçue par les Italiens de tous bords. Cette perception négative a été amplifiée par le déclenchement de la guerre en Libye et la déferlante de réfugiés venus s’installer dans le sud tunisien qui s’en est suivie. Il n’en fallait pas plus pour détourner cette clientèle historique de la destination.

Mais c’est peut-être de la France que la déception la plus prononcée a été ressentie dans la communauté touristique tunisienne. Les entrées de touristes en provenance de l’Hexagone a en effet reculé de moitié. Les statistiques de l’ONTT révèlent que de 1,331 million, les entrées de Français n’étaient plus que 766 mille (à  la date du 30 novembre) à  avoir choisi la Tunisie pour leurs vacances, soit plus d’un demi-million de moins que d’habitude.

Au départ de l’Allemagne et de l’Autriche, la situation n’a pas été plus reluisante avec des baisses respectives de 42 et de 56%. Idem pour les touristes suisses qui sont passés de 93 mille à  40 mille en un an.

Dans cet océan de baisse, deux marchés touristiques ont toutefois agréablement surpris la filière touristique tunisienne. Tout d’abord le marché anglais, que l’on disait frileux et tellement sensible aux soubresauts conjoncturels, a réussi à  maintenir des volumes touristiques relativement raisonnables avec 218 mille visiteurs contre 338 mille il y a un an, ce qui revient à  une baisse de 35,5%.

Mais les meilleurs élèves –s’il fallait les désigner ainsi- se sont de toute évidence les Belges qui ont été 133 mille à venir en Tunisie contre 158 mille il y a un an. C’est donc le marché qui a le moins baissé (-16%) grâce toutefois à  de très bonnes performances d’un tour-opérateur en particulier (Jetair pour ne pas le citer).

J.R



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