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Les professionnels déballent leurs soucis avec le ministre du Tourisme

Les professionnels déballent leurs soucis avec le ministre du Tourisme

Premières rencontres officielles entre le nouveau ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, et les membres des conseils exécutifs des deux fédérations professionnelles du Tourisme, la FTH et la FTAV. La première réunion a eu lieu jeudi 12 janvier avec les représentants de la fédération de l’hôtellerie (photo), et la seconde le lendemain avec ceux des agences de voyages.

Dans le rang des hôteliers, le premier souci évoqué a été celui de l’endettement et la situation qui prévaut en la matière. L’endettement est en effet considéré comme le responsable de la mauvaise qualité des prestations dans les hôtels concernés, avec ce que cela engendre sur l’image du secteur. Outre cette problématique, les hôteliers ont soulevé la question de l’ouverture du ciel tunisien à  la concurrence, la qualité des services et la faiblesse des budgets de promotion, fers de lance de la relance de l’activité touristique selon eux. Les hôteliers ont ainsi souligné la nécessité de poursuivre l’effort de communication sur la nouvelle réalité du pays et sur les conditions de sécurité afin de rassurer les marchés émetteurs.

Le ministre a une nouvelle fois déclaré que sa priorité portait sur le sauvetage de la saison 2012, de même qu’il a confirmé « la volonté du gouvernement actuel de soutenir le développement du secteur, d’accroître sa visibilité alors que le paysage touristique mondial est soumis à  une rude concurrence », exhortant les professionnels du tourisme à  faire de la qualité du produit leur préoccupation majeure.

Les professionnels de l’hôtellerie ont appelé solennellement et unanimement l’administration du Tourisme à  lancer des campagnes promotionnelles au plus vite sur les marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie.

Agences de voyages : problèmes spécifiques et problèmes identiques

Entre les hôtels et les agences de voyages, il y a certes des difficultés communes et des espoirs en commun, mais il y a aussi des soucis particuliers qui ont été débattus au cours de la séance de travail avec le ministre. La FTAV n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme quant à  la situation qui prévaut dans le secteur des agences suite à  l’année très difficile qu’a été 2011, marquée par la fermeture d’une vingtaine d’agences de voyages pour déficit d’activités et difficultés financières.Parmi les principaux sujets abordés avec le ministre, il a été question notamment du pèlerinage aux Lieux saints. Le président de la fédération, Mohamed Ali Toumi, a ainsi dénoncé « le monopole d’un créneau juteux, celui de la Omra et du Haj, détenu jusqu’à  présent par une entreprise publique » et a revendiqué sa libéralisation. De même qu’a été préconisée la libéralisation de l’importation des véhicules de transport touristique.

Les membres de la FTAV ont également déploré « l’attitude peu solidaire des sociétés de leasing à  l’égard de plusieurs agents de voyages incapables d’honorer leurs engagements » à  cause de la crise du tourisme mais aussi à  cause et de l’existence d’intrus qui portent préjudice à  la qualité des prestations et, au-delà , à  l’image de la destination. De même, les agissements des sociétés de services ont été dénoncés. Celles-ci continuent d’opérer sur une activité qui n’est pas la leur (comme le transfert des touristes et l’organisation des excursions qui sont supposés obéir à  des critères de qualité et de sécurité mais très souvent bafoués par ces mêmes prestataires).

L’Open Sky au menu

Au sujet de l’ouverture du ciel, les agents de voyages se sont déclarés convaincus, au regard des expériences engagées par d’autres pays, que l’Open Sky et l’arrivée des compagnies low cost seront d’un grand apport pour le tourisme et ne constituent pas une menace pour le pavillon national. La même conviction est partagée par Elyès Fakfakh qui estime qu’il s’agit d’un « retard qu’il faudrait rattraper en vue de drainer une nouvelle clientèle à  haute valeur ajoutée qui contribuera à  l’étalement de la saison et à  l’amélioration du rendement même du secteur ».

Autre sujet de préoccupation, celui ayant trait aux voyages organisés des Tunisiens à  l’étranger (out going). A ce propos, le ministre a précisé que « l’annulation par la Banque centrale de Tunisie de l’enveloppe en devises destinée à  ce créneau est infondée » et que son augmentation est tributaire de la situation économique du pays.

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