Humeurs

Ils font peser le danger sur le tourisme tunisien*

Ils font peser le danger sur le tourisme tunisien*

Par Raouf Ben Slimane, PDG du T.O Thalasso N°1, Paris

La Tunisie est riche. Riche de la beauté de ses régions, de l’intelligence de sa population, de sa culture. Même si le pays perd de sa richesse sur le plan économique et financier, on ne lui enlèvera jamais sa richesse intérieure. Cette richesse, il faut aller la divulguer auprès du grand public. C’est ce que je souhaite suggérer aux instances dirigeantes car je déplore un manque de visibilité sur les actions touristiques concrètes qu’elles comptent lancer parce que leur message –bien que positif et rassurant- est trop général.

Ce qui a été fait par l’ONTT vis-à -vis des professionnels étrangers la semaine dernière (lire notre article), c’est bien, mais ça ne suffit pas.
Même si les T.O et les professionnels du tourisme maîtrisent le pouvoir industriel, le gros du travail est à  faire avec le client final !

Il y a quelques mois, pour les touristes français, aller en Tunisie, c’était un  »non » catégorique.
Aujourd’hui, il y a une catégorie qui dit toujours non et une autre qui hésite. (Ceci à  côté de la petite catégorie qui dit que rien n’a changé et qui va toujours se rendre dans le pays). Donc, il y a une évolution. Cela veut dire qu’avec le temps, et s’il n’y a pas de faute politique ni de faute de communication, le pays ne peut que reprendre.

Le danger pour la Tunisie provient de ceux qui sont à  la direction du tourisme. Ou ils aideront et appuieront encore plus le développement ou, s’il y a des erreurs, ils freineront la relance de la destination. L’avenir est entre les mains des politiques mais aussi des opérateurs. Il ne faut cependant pas que ce soit un langage de sourds entre eux.

Et qu’un tour-opérateur français dise aujourd’hui qu’il n’y a que le prix bas qui marche, et qui menace les dirigeants du tourisme tunisien en leur indiquant que c’est la seule voie possible, je l’interprète comme un cri d’alarme sur ses propres difficultés. Cela veut dire qu’il s’est enfermé dans une logique industrielle et financière de laquelle il n’arrive pas à  sortir. Les Tunisiens ne le savent pas mais il y a des tour-opérateurs qui sont dans une situation encore plus difficile que ne le sont les hôteliers. Les opérateurs tunisiens, de toute façon, à  court ou à  moyen-termes, s’en sortiront, contrairement aux opérateurs étrangers qui, positionnés sur une seule logique industrielle de prix, sont condamnés à  aller dans le mur.

* le titre est de la rédaction.

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