Mehdi Houas : « ma feuille de route pour le futur du tourisme en Tunisie »

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A quelques jours de la fin de son mandat en qualité de ministre du Commerce et du Tourisme au sein du gouvernement de transition, Mehdi Houas a élaboré une feuille de route pour l’avenir du tourisme en Tunisie et dans laquelle il détaille sa vision pour le développement du secteur sur les 50 prochaines années !

Pour Mehdi Houas, l’emplacement de la Tunisie comme carrefour au sein de la Méditerranée constitue une chance et ce depuis l’époque romaine, ce qui pourrait lui permettre de devenir « le hub du centre de la Méditerranée » avec un marché national, méditerranéen et africain. Mais le ministre voit grand et considère que « la Tunisie peut devenir la Suisse de la Méditerranée ou le Singapour de l’Afrique ». Excusez du peu ! « Par sa proximité avec l’Europe, la Tunisie, après l’avoir requalifiée, doit retrouver sa force dans le domaine touristique ». Cette requalification justement, devra passer par plusieurs étapes fondamentales « que l’on peut mettre en application même en 5 ans » confirme le ministre à  DestinationTunisie. Son idée consiste fondamentalement à  « transformer le tourisme en rupture » et propose de fixer des objectifs concrets à  l’horizon 2016 : « 10 millions d’entrées, selon un ticket moyen de 800 dinars (soit 400 euros par visiteur), générant 8 milliards de dinars de recettes touristiques ». Les chiffres avancés ne sont pas le fruit du hasard mais se fondent sur la croissance mondiale de l’OMT, estimée à  50% à  l’horizon 2020. Dans sa feuille de route, Houas souligne la nécessité, pour atteindre les objectifs fixés, de se baser sur 4 axes : « monter en gamme notre tourisme balnéaire, construire une palette de produits pour séjours courts, valoriser notre splendide désert et construire un ‘Las Vegas’ pour classe moyenne ».

Ce qu’il faudra faire et ne pas faire

Pour monter en gamme notre tourisme balnéaire, Mehdi Houas estime que « la pollution visuelle d’une enfilade d’hôtels de style imposant et dépassé (…) » nous empêchera de séduire une clientèle moyen-haut de gamme. Le ministre s’insurge à  ce propos contre le All inclusive, considérant que « nous n’attirerons jamais des clients qui recherchent « l’exclusif » avec du « tout-inclusif » et recommande que « les quelques refuges balnéaires encore non exploités soient mis en exploitation uniquement selon des concepts d’éco-Resorts de très haut de gamme ».

Pour la construction de nouveaux produits pour séjours courts, il est proposé dans cette feuille de route de développer le tourisme de terroir, le tourisme culturel et de patrimoine ainsi que les différentes formes de thérapies douces. « Nous pourrions envisager de construire ‘le plus beau hammam du monde’ » propose Mehdi Houas. Pour ce qui est de la construction du ‘Las Vegas’, l’idée consiste à  édifier à  Remada par exemple, un site de jeux semblable à  Monaco ou Deauville qui génèrerait un afflux nouveaux de clients qui ne peuvent pas s’offrir de voyages aux USA. « Cet ‘oasis’ comporterait aussi une capacité de tourisme conférencier, des animations de soirées et un grand centre de shopping de démarques ».

Le ministre remet par ailleurs en question le tourisme de golf et de marina pour leur impact néfaste sur notre écosystème et considère en conséquence qu’il serait « plus judicieux de renforcer les quelques golfs à  plus fort potentiel, et pour les marinas, de d’abord explorer le potentiel des installations existantes ».

Plus encore, Houas estime que « le plus gros défi réside dans la prise d’une poignée de décisions courageuses visant la transformation de nos méthodes ». Et parmi ces décisions, il propose de « nettoyer le parc hôtelier », en rasant une partie des hôtels et appelle « les hôteliers à  se consolider entre eux et/ou à  vendre à  des opérateurs professionnels étrangers ».

Sur un autre plan, la feuille de route s’affiche ouvertement en faveur de l’ouverture du ciel tunisien à  la concurrence et recommande « d’adopter pleinement l’Open Sky » arguant du fait que « moins d’argent en billets d’avions, c’est plus d’argent dépensé sur place ». Et parmi les autres solutions préconisées, Mehdi Houas milite en faveur de l’hébergement alternatif en appelant à  « adopter sans plus attendre les réglementations permettant l’essor des hébergements alternatifs ».

Au niveau des institutions, il est recommandé de « restructurer la gouvernance du secteur de l’Etat en fusionnant l’ONTT et le ministère pour augmenter l’efficacité des ressources et des actions et créer une agence de catégorisation/notation indépendante et ‘sans complaisance’ ». Mais l’appel le plus important consiste aussi et surtout à  tripler le budget de promotion du secteur et à  rendre au privé des activités qui incombent encore au public.

Last but not least, la feuille de route propose « pour finir la transformation totale du secteur » de « réduire le rôle et l’assistance de l’Etat pour augmenter celui du privé », de même qu’elle suggère aux hôteliers de « redevenir des opérateurs touristiques plus complets » et enfin, de « nous réapproprier collectivement notre propre patrimoine » que « les Tunisiens ne connaissent pas » selon ce rapport.

Si cette feuille de route est en substance très réaliste, elle paraît difficilement réalisable, du moins sur le court et le moyen-termes. Car il est évident qu’elle préconise un changement de mentalité et de gouvernance en profondeur, que les générations actuelles auront beaucoup de mal à  mettre en application. On peut oser espérer voir 50% de ces projets concrétisés ; ce serait déjà  un grand pas pour le tourisme tunisien.

H.H



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Le voyagiste Thomas Cook au bord du gouffre

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Le deuxième voyagiste européen est en pleine tourmente et serait au bord de la faillite. La valeur de son action s’est écroulée des trois quarts à  la Bourse de Londres hier, après une chute de 80% depuis le début de l’année. En cause, le printemps arabe qui a provoqué un recul de la demande sur l’Afrique du Nord ainsi que la crise de l’euro et la conjoncture britannique qui ont entraîné une importante régression des réservations. Depuis le 30 septembre par exemple, la baisse de la demande a été de 30% sur le marché français.

La publication des résultats annuels de Thomas Cook, initialement prévue demain, a été reportée, a annoncé le groupe hier, en attendant la renégociation de ses financements. Si en Grande-Bretagne, l’annonce a été très mal perçue par les marchés financiers, elle l’a été tout autant par la communauté touristique tunisienne pour qui Thomas Cook représente un prescripteur de voyage de taille pour la destination. Sa disparition ou bien son morcellement perturberait sans aucun doute la machine touristique tunisienne déjà  sérieusement affectée par la crise qui a suivi la révolution.

Créé en 1841, Thomas Cook totalisait 10,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires à  la clôture de son dernier exercice.

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Afriqiyah Airways pourrait atterrir à  Tunis en décembre

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La compagnie aérienne libyenne Afriqiyah Airways finalise actuellement les derniers détails administratifs relatifs à  sa venue en Tunisie apprend DestinationTunisie de source proche du dossier. La compagnie envisage en effet d’ouvrir deux nouvelles lignes à  compter du mois de décembre 2011 entre Tripoli et Tunis en vols quotidiens et entre Misrata et Tunis à  raison de 3 vols par semaine.

Ce serait la première fois que cette compagnie atterrirait en Tunisie. Avant la révolution libyenne, elle louait des appareils à  la compagnie tunisienne Nouvelair (lire). Elle comptait une quinzaine d’appareils dans sa flotte avant la guerre en Libye, de même qu’elle avait passé commande de 6 Airbus A.350 auprès d’Airbus Industrie.



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Le nom du futur ministre du Tourisme semble fixé

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Selon plusieurs informations concordantes, DestinationTunisie est en mesure d’annoncer que le parti Ettakatol a désigné Elyès Fakhfakh comme titulaire du porte-feuille du ministère du Tourisme au sein du nouveau gouvernement qui sera présidé par Hamadi Jebali.

Sur le plan professionnel, Elyès Fakhfakh est issu du milieu industriel. Il est actuellement le directeur général de la Cotrel, entreprise privée (groupe UFI) située à  Borj Cédria spécialisée dans la fabrication de ressorts à  lames totalement exportatrice. Agé de moins de 40 ans, il a effectué son cursus universitaire en Europe centrale.

Ettakatol ayant refusé de confirmer ou de démentir l’information, nous la publions par conséquent avec toutes les réserves d’usage.



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Fait divers : le TRE à  qui on a subtilisé 10 milliards

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Il avait pour ambition de lancer un méga-projet touristique dans la région de Sousse. Un Tunisien résident en Suisse, membre d’un groupe commercial koweïtien, avait déposé une demande au ministère du Tourisme pour acquérir un terrain à  caractère touristique à  Hergla. N’ayant pas eu une réponse favorable de l’administration tunisienne, il a été contacté au téléphone par Belhassen Trabelsi, frère de Leïla Trabelsi, avant de le rencontrer pour lui signifier que tout projet touristique en Tunisie devait être approuvé par sa personne et l’épouse du président déchu. Il a donc dû débourser 5 millions d’euros (environ 9,8 milliards de millimes) pour se voir attribuer le marché.

Mais très vite et après avoir remis la somme, ce ressortissant tunisien s’est rendu compte qu’il avait été victime d’une escroquerie, d’autant plus qu’il ne réussira plus à  entrer en contact avec ses deux interlocuteurs. Après la révolution du 14 janvier, il a donc déposé une plainte auprès de la commission nationale d’investigation sur la corruption et les malversations qui a soumis le dossier à  la justice.

Hier, et après audition de Khelil Laâjimi, ministre du Tourisme à  l’époque de l’affaire, le 4e juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis deux mandats d’amener internationaux à  l’encontre de Leïla et de son frère Belhassen Trabelsi pour leur implication dans cette affaire.



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Marriott bientôt en Tunisie ?

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L’information n’est pas nouvelle puisqu’en décembre 2010 déjà , la chaîne hôtelière Marriott avait fait connaître son intention de venir s’installer en Tunisie (lire). Après la révolution, le groupe américain n’a semble-t-il pas changé sa position. L’ambassadeur américain en Tunisie, Gordon Grey, l’a confirmé récemment lors d’une interview sur la radio Express FM : « Marriott a l’ambition de monter deux projets hôteliers en Tunisie ». Déjà  en juin 2011, et à  l’occasion du forum pour l’investissement auquel avait participé une importante délégation américaine menée par le sénateur John McCain, des responsables exécutifs de compagnies américaines, dont justement Marriott, avaient fait partie de la délégation. Reste à  savoir sous quelle forme se fera l’entrée de Marriott en Tunisie : simple franchise, gestion pour compte ou investissement direct ?Pour mémoire, la chaîne Marriott avait exploité durant quelques années un hôtel à  Gammarth sous le label Renaissance avant de s’en retirer.



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Le tourisme compte-t-il pour du beurre dans le nouveau gouvernement ?

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A l’heure où les nouveaux dirigeants de la Tunisie sont en train d’être nommés, à  l’heure où les informations se multiplient sur le partage des ministères entre les différents partis vainqueurs des élections, il demeure un ministère, et un seul, qui n’a pas été évoqué lors des débats et des tractations : il s’agit du porte-feuille du tourisme.

Deux lectures à  cette situation : soit il a été décidé, par consensus, de garder l’actuel ministre, à  savoir Mehdi Houas, sachant que la recommandation des professionnels du secteur a été de désigner une personne au fait des questions sectorielles, et non pas un novice à  qui il faudrait 6 mois pour commencer à  « entrer dans le bain ».

Deuxième lecture : le secteur du tourisme ne semble pas avoir la cote et reste le dernier des soucis des nouveaux gouvernants, raison pour laquelle il aurait été relégué au second plan. Dans ce cas de figure, il y aurait de quoi s’inquiéter sérieusement sur le devenir du secteur et la place qu’il occupera dans la nouvelle politique gouvernementale.
Les professionnels du tourisme retiennent leur souffle dans l’attente d’y voir plus clair.

D.T



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Le tourisme va atterrir chez Ettakatol

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Quel parti héritera du porte-feuille ministériel du tourisme ? La rumeur circulant dans le tout-Tunis parlerait d’Ettakatol, information véhiculée également par les réseaux sociaux.

Cependant, aucune information n’a filtré et ne semble être crédible à  ce jour. Les noms de candidats au poste de ministre du Tourisme se succèdent et sont tout aussi vite démentis, notamment concernant Tijani Haddad et Mounir Ben Miled. Parmi les autres noms qui circulent ou qui auraient manifesté leur souhait de briguer le poste, on note celui de Slim Chaker, le ministre sortant du Sport, de Habib Ammar, l’actuel directeur général de l’ONTT, ou encore celui de Afif Kchouk, hôtelier et journaliste dans le tourisme. D’autres citent au contraire le nom de Lobna Baccouche ou alors celui d’un certain Elyès Fakhfakh qui serait privilégié au sein du parti.



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L’ONTT convoque ses agences de com à  Tunis

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L’Office national du tourisme tunisien a réuni hier à  Tunis les 5 principales agences de communication européennes chargées de la gestion de ses campagnes publicitaires et d’image sur les principaux marchés émetteurs de touristes (15 pays). Les agences devaient rendre compte de leurs plans de communication pour l’année 2012. TBWA (pour la France et la Belgique), Fox Kalomaski Crossing (pour la Grande-Bretagne, l’Irlande, les Pays-Bas et la Scandinavie), Q&A pour l’Espagne et l’Italie et Birch Cove (Allemagne, Suisse et Autriche) ont présenté leurs projets tandis que l’agence Lielens (Russie, Pologne et République tchèque) s’est limitée à  une présentation théorique. Les projets de nouvelles campagnes ont été présentés dans le cadre d’une réunion à  haut niveau présidée par le ministre du Commerce et du Tourisme en présence de tout le management et le staff marketing de l’ONTT (y compris les représentants à  l’étranger) et des présidents des fédérations professionnelles du tourisme accompagnés d’une partie de leurs bureaux directeurs.

L’administration du Tourisme envisage en effet le lancement d’importantes campagnes de communication dès le début de l’année 2012 en Europe pour la relance du secteur grâce à  des budgets consolidés. Le ministre du Commerce et du Tourisme s’attend à  ce que le montant du budget de promotion touristique consacré habituellement soit multiplié par deux, voire par trois l’année prochaine. 



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Logo désuet ou attachant ?

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Neuf ans après avoir été créé (ou copié), le logotype du tourisme tunisien est au centre d’un nouveau débat : faut-il le transformer totalement, le relooker ou le maintenir en l’état ? Les avis divergent à  ce propos tant il semblerait que des personnes y soient attachées. Certaines estiment en effet que le changer reviendrait à  une perte de repère qui pourrait avoir des conséquences en termes de communication sur les marchés émetteurs. D’autres, pour la même raison, privilégient son rafraîchissement pour lui donner un nouvel élan estimant qu’il n’y pas lieu de le changer radicalement du moment que le produit touristique demeure le même. D’autres enfin, et ils sont les plus nombreux, sont partisans de son changement purement et simplement car il reste associé à  la Tunisie d’avant le 14 Janvier.

Mais l’heure n’est plus à  la nostalgie. Ce logo est effectivement associé à  une image de destination cheap. Aujourd’hui, la politique touristique du pays consiste à  donner une nouvelle image de la destination, avec une nouvelle identité publicitaire et commerciale. Son changement s’inscrit donc dans une démarche logique post-révolution. Le tourisme tunisien traîne déjà  assez de « casseroles », il est fondamental de changer son image en rénovant tous ses supports de communication institutionnelle. L’opération aura un coup mais l’investissement en vaut sans aucun doute la chandelle.

D.T



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Le timbre de voyage prêt à  dégager

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Selon une indiscrétion publiée par l’agence officielle TAP hier, il serait question de supprimer le fameux timbre de voyage de 60 dinars. Ce timbre est en effet exigé à  tous les résidents (Tunisiens ou étrangers) sortant du territoire tunisien, exception faite pour ceux qui partent vers l’un des pays du Maghreb. Selon la même source, ce timbre fiscal ne figurera plus dans la Loi de finances pour l’année 2012, malgré le manque à  gagner de 20 millions de dinars qu’il entraînera pour l’Etat. Cependant, cette suppression va sans aucun doute constituer un stimulant pour les voyages à  l’étranger et notamment favoriser le développement de voyages de groupes par les agences.

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Espagne : le marché touristique s’effondre sur la Tunisie

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Il fut un temps pas si lointain où la Tunisie recevait 140.000 touristes espagnols par an. En 2010, elle en a reçu 80.000 et, en 2011, elle ne dépassera pas la barre des… 15.000 clients.

Autant donc dire que l’Espagne est désormais un marché touristique en crise. Mais pas pour tout le monde car les Espagnols continuent de prendre des vacances à l’étranger. Autant donc chercher la cause de la crise au niveau tunisien.

La suppression par Tunisair de la ligne Madrid-Tozeur et l’arrêt des vols de la compagnie Air Europa entre les deux pays ont achevé un marché détenu traditionnellement par deux opérateurs majeurs, Iberojet et Travelplan, lesquels ont presque totalement délaissé la destination après la révolution.

Preuve que pour faire redémarrer la machine touristique espagnole sur la Tunisie, il s’agira de devoir remettre totalement à  plat la vision du marché.



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Italie : s’investir ou pas pour ramener les touristes ?

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Le nombre de touristes italiens en Tunisie a baissé de 68% en 2011. Les Italiens semblent avoir été affectés par l’affaire des migrants clandestins débarqués par milliers sur l’île de Lampedusa après la révolution tunisienne. Mais selon les professionnels du secteur, la crise du marché italien remonte à  plusieurs années et s’explique par un marché du voyage désorganisé et par une clientèle qui a évolué dans ses exigences.

Avec la crise économique qui frappe ce pays, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir s’il faut s’investir sur le plan promotionnel sur le marché, au risque de prêcher dans le désert, ou alors attendre encore une année que le pays se stabilise ?



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Allemagne : des signes de reprise ?

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L’état des réservations pour la Tunisie au départ de l’Allemagne est actuellement en baisse de 28% (par rapport à  la même époque de 2010) alors qu’il est de -35 à  -50% sur les autres marchés. Faut-il en déduire que le tourisme allemand sur la destination donne des signes de reprise ? Du côté de l’ONTT, on s’apprête à  mettre les bouchées doubles sur ce pays sur le plan publicitaire grâce au budget de l’année 2011 qui n’a pas été utilisé et qui sera réinjecté dans une campagne qui va s’étaler jusqu’à  fin janvier pour couvrir la période de booking des touristes allemands. Ceci dit, le budget alloué pour l’année 2012 permettra également de consolider la communication sur les mois à  venir.



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Kempinsky ou Ritz Carlton ?

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Le futur hôtel Amilcar à  Sidi Bou Saïd sera appelé à  porter l’une de ces deux enseignes lors de sa réouverture. Nous croyons en effet savoir que des négociations avancées sont actuellement en cours entre les deux marques et la société C.T.D.T qui exploitera l’hôtel actuellement en travaux de totale rénovation. Autant pour Kempinsky que pour Ritz Carlton, il s’agira d’une première en Tunisie dans la mesure où jamais ces deux marques n’avaient pénétré le marché auparavant.

Créée en 1897, Kempinsky est aujourd’hui la plus ancienne chaîne d’hôtels de luxe en Europe et compte à  l’heure actuelle 62 hôtels sur 3 continents tandis que Ritz-Carlton gère 77 établissements dans 25 pays.

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Air France met des Airbus A.380 sur ses lignes vers Dubaï et Los Angeles

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Air France poursuit le développement de ses liaisons en Airbus A380 et propose deux nouvelles destinations : Dubaï, desservie cet hiver dès le 5 décembre 2011, et Los Angeles, desservie dès le 28 mai 2012.

. Un vol quotidien vers Dubaï dès le 5 décembre 2011

A compter du 5 décembre 2011 et jusqu’à  la fin de l’hiver, la compagnie desservira Dubaï au départ de Paris-Charles de Gaulle à  raison d’un vol quotidien. Cette nouvelle destination en A380 fait suite au redéploiement de l’appareil pour l’hiver : compte tenu de la saisonnalité de la demande sur Tokyo, Air France a décidé de ne pas desservir Tokyo avec cet appareil sur cette période et de le déployer sur Dubaï. A l’hiver 2011-12, Air France exploite ainsi 6 Airbus A380 au départ de Paris-Charles de Gaulle, qui desservent 5 destinations : New York-JFK, Johannesburg, Montréal, Washington et Dubaï.

. Un vol quotidien vers Los Angeles à  partir du 28 mai 2012

La capitale mondiale du divertissement sera desservie à  compter du 28 mai 2012 par une liaison quotidienne en Airbus A380, devenant, après New York et Washington, la 3ème destination reliée par le très gros porteur de la compagnie aux Etats-Unis. La compagnie française dessert Los Angeles au départ de Paris-Charles de Gaulle à  raison de 2 vols quotidiens. Cette ligne fait partie des routes exploitées dans le cadre de la joint-venture transatlantique exploitée par Air France KLM, Alitalia et Delta. A l’été 2012, le transporteur français exploitera 8 Airbus A380 au départ de Paris-Charles de Gaulle, qui desserviront notamment Los Angeles, New York-JFK, Johannesburg, Tokyo, Montréal et Washington.

. A bord de l’A380, le confort absolu avec la touche Air France

L’A380 d’Air France peut accueillir jusqu’à  516 passagers dans quatre classes, dont 9 en Première au pont principal, 80 en Affaires au pont supérieur, 38 en Premium Voyageur au pont supérieur et 389 en Voyageur répartis entre les deux ponts. A bord, l’appareil propose six bars répartis sur les deux ponts ainsi que des ambiances lumineuses changeantes adaptées aux différentes étapes du voyage. Les tons, les couleurs ou l’espace de découverte «la galerie» restituent, avec la touche Air France, l’atmosphère de voyage à  bord des grands paquebots transatlantiques, tournée vers la détente. L’A380 intègre par ailleurs les technologies les plus avancées en matière de réduction de bruit; ce qui procure à  la cabine une atmosphère sereine et silencieuse.

« Nous nous réjouissons de pouvoir proposer à  nos clients un de nos fleurons vers deux nouvelles destinations, et de leur offrir toujours plus de confort, de détente, sans oublier la touche ‘Air France’ qui fait la différence » a déclaré Bruno Matheu, directeur général délégué commercial d’Air France.

L’A380, exploité par Air France depuis novembre 2009, offre une capacité équivalente à  celles d’un Boeing 777-200ER et d’un Airbus A340 réunies, mais avec des coûts d’exploitation et des émissions de CO2 inférieurs de 20%. La taille et les performances de cet appareil sont particulièrement bien adaptées au réseau d’Air France et permettent à  la compagnie d’économiser entre 12 et 15 millions d’euros par avion et par an tout en étant plus respectueux de l’environnement.



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Les loueurs de voitures frappés par la crise touristique

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Les hôteliers et les agents de voyages ne sont pas les seuls à  faire les frais de la crise touristique. Depuis le début de l’année, ce sont 106 agences de location de voitures sur un total de 486, à  l’échelle nationale, qui ont dû mettre la clé sous la porte, avec un taux plus prononcé sur la région de Hammamet. En cause, la baisse de la demande touristique habituelle. Les propriétaires des agences se sont retrouvés dos au mur et plusieurs n’ont pas pu honorer leurs engagements vis-à -vis des sociétés de leasing auprès desquelles ils avaient acquis les véhicules et qui, aujourd’hui, les poursuivent en justice.

Du côté de la Chambre syndicale nationale des agences de location de voitures, on tire la sonnette d’alarme et on exhorte le gouvernement et les autorités concernées à  agir d’urgence. Concrètement, les professionnels du secteur demandent que le ministère des Finances et la Banque centrale interviennent auprès des sociétés de leasing afin de rééchelonner leurs dettes. « Les sociétés de leasing nous ont financé, puis concurrencé et menacé » se plaignent les propriétaires des agences de location de voitures qui dénoncent ces sociétés qui auraient, selon eux, cassé les prix et déséquilibré le secteur. La chambre nationale des agences de location de voitures a, depuis trois mois, déposé une requête auprès du Conseil de la concurrence, sans vraiment aboutir à  des solutions concrètes.

Mais il n’y a pas que le tourisme qui est en cause. La chambre syndicale rappelle que secteur a été obligé de stopper ses activités pendant trois mois après la révolution du 14 janvier à  cause des rumeurs portant sur l’implication de voitures portant des plaques minéralogiques bleues (signe distinctif des voitures de location en Tunisie) dans des actes criminels durant la période de troubles au début de l’année 2011. La profession exige désormais d’être réhabilitée. « Les voitures utilisées pour semer la panique parmi les citoyens appartiennent toutes aux agences de location propriétés de la famille Trabelsi », affirme un patron d’agence de Hammamet.
Pour sortir du tunnel, les agences ont grandement besoin que soit révisé leur cahier des charges avec l’implication des professionnels du métier ainsi que la baisse du tarif de la vignette facturé au double du montant pratiqué sur les voitures particulières. En attendant peut-être le retour des touristes en 2012.

D.T d’aprèsT.A.P



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Deux nouvelles tables pour les gourmets à  Tunis

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Dans le quartier Lafayette à  Tunis -environs du belvédère compris- les bonnes tables se comptent sur les doigts d’une seule main. Chaque ouverture d’un nouveau restaurant digne de ce nom est donc à  saluer. Mais quand il s’agit de deux restaurants au même moment et sur le même site, il y a donc forcément de quoi réjouir les gastronomes avides de nouvelles tendances. Plus encore, ces nouvelles adresses sont appelées à  séduire également les hommes d’affaires en quête d’un lieu capable d’accueillir leurs déjeuners ou dîners professionnels selon les standards requis, à  savoir qu’ils soient non seulement conviviaux mais qui placent aussi la barre suffisamment haut en termes culinaires.
Ces ouvertures imminentes auront lieu à  l’hôtel Golden Tulip El Mechtel. Avec une capacité de 80 couverts chacun, le premier, le Peppino, se spécialisera dans la cuisine italienne et sera ouvert midi et soir tandis que le second, l’Afandi, servira des plats exclusivement et typiquement libanais. Il sera ouvert le soir de 19h à  23h.

Pour les habitués des lieux, il s’agit en fait des ex-restaurants Marco Polo et Cyprès qui ont été totalement rénovés et redécorés. Les nouvelles cartes ont été établies par une véritable Task Force qui a pris en considération les tendances et les besoins du marché. Selon Jamel Lassaâd, Exécutif chef du restaurant Peppino, il s’agit d’utiliser des produits alimentaires italiens authentiques. Certains sont disponibles sur le marché et ceux qui ne le sont pas sont importés.
La direction de l’hôtel a en tout cas misé sur des chefs d’envergure. Pour le restaurant italien, elle a fait appel au chef Nicolas, référence en matière de spécialités italiennes. Installé en Tunisie depuis déjà  6 ans, il a eu l’occasion de se familiariser avec les exigences du marché grâce à  ses diverses expériences dans d’autres restaurants à  Tunis et Hammamet. « Je propose des recettes du terroir de l’Italie du Nord au Sud avec une carte très variée souligne-t-il. Et au chef Jamel de préciser que les prix des mets sont particulièrement abordables (entre 10 et 20 dinars) pour réussir à  toucher le maximum de clients, y compris les familles qui pourront trouver leur bonheur grâce aux multiples recettes de pâtes et de pizzas. Idem pour les desserts compris entre 6 et 9 dinars. Pour une fois, on nous épargnera des traditionnels mousses au chocolat et crèmes caramel pour proposer des desserts plus élaborés : tiramisu au fromage italien, Bignolata ou encore poire piquante au miel qui raviront le palais des gourmands en fin de repas.

Produits de qualité, tarifs abordables et décor haut de gamme, c’est le triptyque sur lequel reposent donc les deux restaurants.
Du côté de l’Afandi, le chef Shadi veille aux fourneaux et ne badine pas avec l’origine des produits : « ils sont authentiques du Liban » assure-t-il, ajoutant qu’il « garantit la cuisine libanaise au niveau du goût et pas uniquement au niveau de la forme et des couleurs ». Gage d’authenticité qu’il évoque avec énormément de sérieux. Doit-on en déduire que dans les autres restaurants libanais de Tunis, on se moque de nos papilles gustatives ?

H.H



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Démenti formel : aucun report de clients de la Tunisie vers la Grèce

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La rumeur propagée par certains médias concernant l’incitation des touristes allemands à  se rendre en Grèce au lieu de la Tunisie est sans fondement. Dr Horst-Wolfram Kerll, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à  Tunis, l’a confirmé officiellement aujourd’hui lors d’une rencontre avec le ministre du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas. « J’ai été étonné de lire que nous avions envoyé des touristes d’Allemagne en Grèce » a affirmé l’ambassadeur. « C’est théoriquement impossible, nous n’avons pas une économie étatique, ce sont les touristes qui choisissent leur destination de voyage ». Le diplomate a également déclaré que par acquis de conscience, il a procédé à  des vérifications auprès de plusieurs ministères allemands (Affaires étrangères, Economie et Tourisme) qui ont démenti l’allégation. Le Dr Kerll a tenu également à  rappeler que « l’Allemagne continuait de soutenir et d’aider la Tunisie politiquement dans cette nouvelle situation ». Il a mentionné à  ce propos la visite du ministre allemand des Affaires étrangères en Tunisie début février ainsi que d’autres hauts responsables. « La Tunisie se trouve sur le très bon chemin avec beaucoup de signes positifs », s’est-il félicité. De son côté, Mehdi Houas a rappelé que depuis le dernier salon ITB Berlin au mois de mars 2011, les contacts avec les professionnels allemands étaient permanents et que les objectifs étaient de revenir à  des chiffres semblables à  ceux de l’avant 2002. Le ministre a également annoncé avoir rencontré le premier responsable de Thomas Cook, de passage en Tunisie ces derniers jours, et avoir discuté d’un plan de relance très ambitieux.

Une rumeur bizarre

Depuis plusieurs semaines, certains médias tunisiens ont en effet rapporté que dans une tentative de sauver l’économie de la Grèce, le G20 aurait recommandé aux agences de voyages européennes de transférer les réservations de leurs clients pour les vacances de fin d’année en Tunisie vers la Grèce. Cette rumeur a provoqué beaucoup d’interrogations dans les milieux professionnels dans un premier temps avant qu’elle ne soit démentie dès le 9 novembre par le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) puis simultanément par le directeur général de l’ONTT et le président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) le 14 novembre.

D.T



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Commission sur la corruption (I) : comment Leïla Trabelsi s’est construit un 4 étoiles à  la Marina de Yasmine Hammamet

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a publié dans son rapport final le 11 novembre 2011 les détails relatifs à  un lot de terrain ayant pour référence « Marina 44 » sis à  la Marina de Yasmine Hammamet. Ce lot a été cédé en 2007 à  Leïla Trabelsi pour un montant global de 100 dinars (!) par la société d’Etudes et d’Aménagement de Hammamet Sud sans que les principaux actionnaires de la société, et notamment des investisseurs koweïtiens (41% du capital) ou la STB (17,4% du capital), n’y voient à  redire et ce à  une période où cette même société était déjà  dans l’incapacité d’honorer le remboursement de ses crédits bancaires. Pour la construction de la bâtisse, la Commission estime qu’il y a eu abus de biens sociaux et octroi d’avantages fiscaux illégaux. La société a en effet reçu des instructions pour l’importation (sans TVA ni taxes douanières) de marbres et de faïences, d’équipements sanitaires et d’ascenseurs qui ont coûté la bagatelle de 553.580 dinars dont 280.000 ont été pris en charge par les services de la présidence de la République. Et pour bénéficier des avantages fiscaux sur l’importation des produits indiqués, la direction de la Promotion des investissements, relevant de l’ONTT, a octroyé à  la résidence de Leïla Trabelsi le statut de résidence d’hébergement touristique de catégorie supérieure équivalente à  4 étoiles. Elle a même tenu à  ce qu’on lui délivre une main levée afin qu’elle puisse obtenir un titre foncier en bonne et due forme pour son pied à  terre. Quant à  sa construction, elle a été directement pilotée à  partir de la présidence de la République et chapeautée par une personne désignée par la Commission sous les initiales de A.S, ce qui renvoie automatiquement à  Ali Sériati, ancien premier responsable de la sécurité présidentielle.



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Commission sur la corruption (II) : combien la vente des hôtels Karthago a-t-elle rapporté

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a annoncé dans son rapport final le 11 novembre 2011.

Il ressort de ce rapport que la vente en 2008 des sociétés SERT (possédant l’hôtel Karthago Djerba) et COMMERT (possédant l’hôtel Karthago Hammamet) au groupe libyen Laico ainsi qu’à un groupe de personnes physiques a officiellement rapporté 146,6 millions de dinars à  ses propriétaires.

Le capital de la SERT était détenu par l’épouse de l’ancien président et par son frère, désigné par la Commission sous les initiales B.T (Belhassen Trabelsi), avec 34,5% des parts chacun, tandis que les 31% restants étaient détenus par une société dénommée Zenade Ressources Limited dont le siège se situe aux îles vierges dans les Caraïbes.

La seconde société, la COMMERT, était détenue à  72% par Belhassen Trabelsi et à  28% par la même Zenade Ressources Limited, une société écran qui pourrait appartenir au président déchu. Autre détail qui a été révélé, un intermédiaire dans la transaction a perçu une commission de 20,363 millions de dinars en juin 2008.

La part de Belhassen Trabelsi dans la vente a été de 87 millions de dinars officiellement déclarés tandis que deux montants (le premier de 14,2 et le second de 29,9 millions de dinars) ont été transférés sur le compte de la société Zenade hébergé en Suisse auprès de la banque privée HSBC sur la base d’une simple autorisation du gouverneur de la Banque centrale en totale contradiction avec la législation en vigueur.

D’autre part, les dividendes perçus par Zenade Ressources Limited de sa participation aux capitaux des deux hôtels se sont élevés à 1,898 MDT en 2005, à 627 mille dinars en 2006 et 1,666 MDT en 2007, montants qui ont été transférés sur le même compte de la HSBC.



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Commission sur la corruption (III) : le privilégié de la privatisation d’hôtels

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a révélé dans son rapport final le 11 novembre 2011 qu’un certain Y.M (seules les initiales sont révélées mais il est évident qu’il s’agit de Youssef Mimouni) a bénéficié de privilèges sans raison valable entre les années 2003 et 2010 qui lui ont permis de racheter, dans le cadre de leur privatisation, plusieurs hôtels dont le Kahena à  Gammarth, l’hôtel Les Sources à  Korbous et le Nour El Aïn à  Aïn Draham. Les privilèges ont été octroyés après accord du président déchu suite à  la demande de son ancien ministre conseiller (identifié comme étant M.S pour désigner Mongi Safra) et de l’ancien maire de Tabarka (identifié avec les initiales J.D pour Jilani Dabboussi). Le rapport révèle également que le même Y.M a bâti un hôtel à  Tabarka, le Dar Ismaïl, sur un terrain dont la vocation initiale était une pépinière. Un simple PV du conseil municipal de la ville de Tabarka daté du 31 octobre 2009 indique la décision de changement de vocation décidé unilatéralement pour permettre la construction de l’établissement. Pis encore, ce même hôtel aurait été bâti à  une distance comprise entre 1,2 m et 2,5 m d’une ligne de chemin de fer. Malgré une décision de justice déboutant à  ce propos Y.M, la municipalité de la ville n’a pas procédé à  l’ordre de destruction ordonné. Le ministère public a été saisi dans cette affaire le 11 août 2011.



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Commission sur la corruption (IV) : où est parti l’hôtel Beau Rivage ?

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a publié dans son rapport final le 11 novembre 2011 les détails relatifs à  l’hôtel Beau Rivage propriété de la municipalité du Kram jusqu’en 2004. Situé au Kram-Aéroport sur une superficie de 4725 m² directement en bord de mer, cet établissement a été mis en vente au plus offrant sur décision du conseil municipal en novembre 2001 conformément à  un cahier de charges et au prix de départ de 1,45 million de dinars, montant défini suite à  une expertise du ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières. Il se trouve cependant que trois offres successives ont été reçues par la municipalité émanant d’une même et unique personne identifiée sous les initiales de I.T, soit Imed Trabelsi, neveu de l’ancienne première dame de Tunisie. La Commission a relevé qu’aucun autre promoteur n’a osé entrer en compétition avec cette personne pour le rachat de l’hôtel. En juin 2002, sa première offre a été de 1,205 million de dinars, soit en deçà  de la valeur estimative initiale. Le 9 juillet 2002, la municipalité du Kram a procédé à  la signature de la promesse de vente au profit d’une société dénommée Univers Carrière pour le montant de 1,205 million. Mais le gouvernorat de Tunis s’y est opposé vu le prix proposé. Ce n’est qu’en mars 2004 que le dossier a finalement été conclu entre la municipalité et la société Imed d’investissement immobilier. Mais l’enquête diligentée après la révolution a démontré que le huitième de la somme uniquement a été réglé à  la municipalité en 4 tranches dont la dernière au moment de la signature du contrat. Plus rien n’a ensuite été versé. Dans une correspondance au gouverneur de Tunis, la présidente de la municipalité du Kram a dénoncé quelque temps plus tard la construction sur le site de l’hôtel d’un complexe d’habitation et commercial en contradiction avec l’autorisation de bâtir initialement délivrée.



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Commission sur la corruption (V) : cautions démesurées pour Enjoy Hotels

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a révélé dans son rapport final rendu public le 11 novembre que la société Enjoy Hotels Collection (lire) a bénéficié de deux garanties bancaires d’un montant global de 3,186 millions sans offrir de garanties en retour. Ceci alors que la société était dotée d’un capital de 150.000 dinars uniquement et dont le quart du montant avait été libéré à  la date de l’obtention des garanties.



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Le tourisme vu par Ennahda : paroles en l’air ou paroles sincères ?

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Il s’appelle Ridha Saïdi et il est le monsieur économie du mouvement Ennahda. C’est lui aussi qui semble piloter pour l’instant le dossier tourisme en bénéficiant de toute évidence de (bons ?) conseils émanant de personnes proches du secteur. Dans son intervention publique la semaine dernière lors du forum sur les perspectives du tourisme tunisien (lire), Saïdi a confirmé l’engagement de son parti « à  continuer le travail afin de promouvoir le tourisme et lui offrir le meilleur encadrement possible à  cause de son importance dans l’économie tunisienne ». Dans la foulée de ces bonnes intentions, il a également affirmé vouloir « mettre l’accent sur le fait de concentrer tous les efforts et à  tous les niveaux pour créer un vrai partenariat entre l’Etat, le secteur privé et toutes les parties constituantes de la société civile ». Ridha Saïdi a reconnu « l’absence d’une volonté politique pour mettre en application une stratégie nationale permettant le développement du secteur ». Est-ce à  dire qu’Ennahda entend redonner au secteur ses lettres de noblesse pour en faire un véritable levier de croissance pour l’économie tunisienne ?

Le mouvement a en tout cas déjà  jeté les bases d’une première feuille de route pour le secteur et a annoncé la nécessité de « rétablir la confiance » des partenaires étrangers. Ridha Saïdi ne précise cependant pas s’il s’agit de les rassurer sur la préservation des libertés individuelles ou sur le maintien des acquis des voyagistes sur la destination. Sur le plan purement interne, Ennahda s’est dite prête à  « œuvrer d’une manière sérieuse et rapide à  résoudre les problèmes structurels du secteur ». Voilà  qui devrait redonner confiance aux plus pessimistes. Le mouvement a pour cela établi une feuille de route en 5 points.

De quels problèmes parle-t-on ?

Le parti semble avoir été sensibilisé sur le problème de l’endettement du secteur hôtelier et préconise « la constitution d’un comité regroupant le ministère, des hôtels, des banques, des auditeurs et des experts pour trouver des solutions au cas par cas ». On reste donc encore dans le théorique. Le problème de la diversité du produit est également soulevé par Ennahda qui rêve par exemple d’« instaurer des centres de congrès qui répondent aux normes internationales » sans préciser pour autant avec quel argent ils seront construits et, surtout, avec quels clients ils seront exploités (et amortis). Cependant, le mouvement déclare vouloir « prendre en considération » les recommandations des études stratégiques passées comme celles de la JICA, de la Banque mondiale et de Roland Berger pour solutionner certains problèmes.

La question du transport aérien a également été abordée par Ridha Saïdi qui souligne d’emblée la nécessité de soutenir la flotte nationale avant d’« ouvrir l’espace aérien aux compagnies étrangères tout en respectant la souveraineté de notre espace aérien ». A travers cette déclaration, il est évident que l’Open Sky ne sera pas appliqué avant longtemps dans le seul souci de préserver un pavillon national implicitement peu compétitif et inapte à  faire face à  la concurrence internationale.

Dans sa stratégie commerciale, Ennahda estime qu’en plus de « soutenir les marchés traditionnels européens, il faut aller vers d’autres marchés, américain, japonais, canadien, chinois, arabe et islamique », sans pour autant expliquer comment faire ni comment ramener ces touristes « long-courriers ». A signaler que le mouvement se déclare favorable à  l’assouplissement des démarches pour l’attribution de visas à  certaines nationalités.

Le problème de la formation est également sur la sellette du parti qui préconise la création d’établissements spécialisés dans la formation des cadres en s’appuyant sur un partenariat public-privé.

« Nous tenons à  proposer aux professionnels du métier d’examiner ensemble les recommandations de l’étude sur les perspectives du tourisme à  l’horizon 2016 » a dit Ridha Saïdi « et nous allons prendre en considération les avis de tous les intervenants et nous allons mettre en application les solutions approuvées par tout le monde ». En foi de quoi, Ennahda semble avoir déjà  pris la décision de prendre le taureau par les cornes et de traiter les maux du tourisme à  la racine. Mais engager des chantiers de fond, alors que le mandat de la constituante n’excèdera pas une année, lui permettra-t-elle de venir à  bout de tous les problèmes évoqués? A moins qu’Ennahda ait des visions sur le très long terme…

Hédi HAMDI



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Lèche-bottes s’abstenir*

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Oyez, oyez, oyez bonnes gens, le poste de ministre du Tourisme est à  prendre. Tous ceux qui sont en mal de reconnaissance depuis la révolution sont appelés à  faire la queue devant le siège du désormais tout puissant parti d’Ennahda qui daignera désigner quelqu’un dans les quelques jours à  venir. Ne vous bousculez pas, il n’y a qu’un siège à  pourvoir. Inutile de faire les yeux doux ni ressortir votre passé de militant touristique frustré, ce ne sont pas des arguments qui feront mouche.

Le ministre sortant a tenté de faire dans le surf. Le futur ministre sera certainement choisi sur ses capacités à  faire de l’équilibrisme, voire du contorsionnisme. Il devra en effet être apte à  la fois à  continuer la bonne marche des affaires touristiques tout en prenant désormais en considération les principes fondamentaux de la nouvelle force politique du pays. Donc lèche-bottes, s’abstenir.

*toute ressemblance avec certains candidats actuels au poste de ministre du Tourisme n’est que pure coïncidence.

H.H



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Les paris sont ouverts

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Après les gages de bonne volonté rendus publics par la nouvelle première force politique du pays, les milieux touristiques tunisiens s’adonnent en ce moment à  l’un de leurs sports favoris : celui d’essayer de deviner quel candidat sera le futur ministre du Tourisme. Sous l’ère de Zaba déjà , l’exercice était périlleux. Il l’est sans aucun doute encore plus aujourd’hui. En attendant, chacun y va de son pronostic et de sa théorie. Mais de la même manière que le secteur nage actuellement dans le flou, le nom du nouveau ministre est pour l’instant plutôt « vaporeux », en l’absence de surcroit d’un favori de la cour. A moins que certains ne soient déjà  dans le secret des dieux grâce à  des relations très… intimes avec Ennahda ?

D.T



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Après Benghazi, Tunisair reprend du service sur Tripoli

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La compagnie Tunisair a officiellement annoncé la reprise à  compter du 16 novembre 2011 de ses vols réguliers sur Tripoli avec 2 dessertes quotidiennes, soit 14 vols hebdomadaires.

Selon un communiqué publié le 11 novembre par le transporteur public tunisien, les départs se feront de l’aéroport de Tunis-Carthage sur les vols TU 417 partant à  13h45 et TU 413 à  17h50. Ce même aéroport a cependant enregistré le 13 novembre le départ d’un vol Tunisair vers Tripoli-Metiga ayant décollé à  14h20 sous le numéro TU 417.

Tunisair avait déjà  repris son trafic à  destination de Benghazi depuis le 13 octobre dernier à  raison de 3 vols par semaine, les lundi, jeudi et dimanche sur le vol portant le numéro TU 416. De son côté, la compagnie Libyan Airlines avait déjà  repris ses vols sur Tunis au départ de Benghazi puis de Tripoli International (photo).

Tunisair rejoint ainsi les compagnies Turkish Airlines, Royal Jordanian et Air Malta qui ont repris leurs activités sur la capitale libyenne tandis que Qatar Airways, Egyptair et Royal Jordanian ont limité encore leurs dessertes à  Benghazi.

Dans les prochains jours, il est prévu également le retour d’Alitalia qui sera suivie le 19 novembre par Lufthansa, puis Malev et BMI (British Midland) le 21. KLM et Emirates Airlines ont annoncé qu’elles ne reviendront pas avant mars 2012 sur la destination.



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Tunisair dévoile son programme pour l’hiver 2011-2012 sur l’Europe

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La compagnie Tunisair a annoncé le renforcement de son programme de vols sur l’Europe pour la saison hiver du 30 octobre 2011 au 24 mars 2012.

Vers la France, le transporteur national lance un 5ème vol quotidien sur Paris au départ de Tunis, ce qui porte désormais à  35 le nombre de vols par semaine vers l’Hexagone, outre 5 autres vols effectués au départ de Monastir tous les lundis. Toulouse sera désormais desservie par un vol quotidien, Marseille par 11 vols hebdomadaires et Lyon par 8 vols par semaine. Le nombre de vols est porté à  9 par semaine vers Nice (deux nouveaux vols chaque jeudi) et à  5 vers Nantes (avec une nouvelle fréquence le samedi). D’autre part, Tunisair reliera l’île de Djerba à  Lyon (avec 3 vols hebdomadaires grâce à  une nouvelle fréquence le dimanche), à  Nantes (avec 2 vols les jeudis et dimanches) et Strasbourg (avec 2 vols les lundis et vendredis).

Par ailleurs, la compagnie desservira Milan à  raison de 9 vols par semaine et Londres avec 5 vols hebdomadaires au départ de Tunis (mardi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche). A noter que Tunisair opère, aussi, tous les samedis au départ de Monastir vers Manchester.

En raison d’une forte demande enregistrée sur le marché Suisse, la compagnie a annoncé le renforcement de la liaison avec Zurich par une 3ème fréquence. Désormais la destination sera desservie au départ de Tunis les mardis, jeudis et samedis.

Par ailleurs, la compagnie aérienne prévoit de desservir la ville de Bilbao, capitale de la province Basque (Espagne), tous les lundis.



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Les Tunisiens exemptés de visas pour la Libye

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Le Conseil national de transition libyen a annoncé que les citoyens tunisiens ne seront pas soumis à  un visa pour entrer sur leur territoire. Cette mesure profite également aux détenteurs de la nationalité turque.
Cependant, le nouveau pouvoir à  Tripoli a décidé d’imposer un visa d’entrée en Libye aux ressortissants algériens, marocains, égyptiens, syriens, soudanais, tchadiens et nigériens. Dans une correspondance officielle transmise à  Tunisair, le CNT a littéralement mis en garde la compagnie nationale contre l’acceptation à  bord de ses vols pour la Libye de passagers sans visa portant l’une des nationalités concernées.



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Les chiffres du tourisme tunisien au 31 octobre 2011

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Les entrées touristiques, enregistrées au cours des dix premiers mois de 2011, ont chuté de 33,3 % à  4 millions de visiteurs alors que la Tunisie avait accueilli plus de 6 millions touristes au cours de la même période de 2010.
Selon les statistiques publiées par l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et publiées aujourd’hui par l’agence officielle TAP, les entrées des Européens n’ont pas dépassé 1,9 million touristes, enregistrant une baisse de 45,1 %.
Pour ce qui est de la France, 1er marché touristique de la Tunisie, les entrées ont été de 731 034 visiteurs, en régression de 42,7 %.
Quant aux touristes maghrébins, les statistiques révèlent un repli de 12,9 % des Libyens (1 336 526 visiteurs en 2011) et un net recul des entrées algériennes de 41 % (516 623 personnes).
Subissant le contrecoup de la chute de l’activité touristique, les nuitées ont baissé de 41,9% du 1er janvier au 31 octobre, à  18,8 millions et les recettes ont décru de 36,2 %, à  1 907,8 millions de dinars. Ainsi, la recette par visiteur, estimée à  467,2 MD en 2011, a accusé une diminution de -4,4 %.



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Ennahda fait du charme au tourisme tunisien qui reste sur sa faim

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Ennahda n’est pas encore au pouvoir. Le parti est certes arrivé en tête des dernières élections, mais il agit comme s’il dirigeait déjà  le gouvernement. Et en matière de tourisme, il continue de toute évidence à  faire le buzz. Cette semaine, il faut lui reconnaître une première victoire que même les plus grandes manifestations internationales n’avaient pas réussi à  faire, celle d’avoir eu la capacité de rassembler dans une même salle le gratin du tourisme tunisien et notamment plusieurs barons du secteur -dont certains habituellement très peu enclins à  sortir de leurs ghettos hôteliers.
Pour réunir tout ce bon monde, il a fallu qu’Ennahda organise hier un colloque sur les perspectives du tourisme tunisien. La salle de l’hôtel Acropole à  Tunis, qui accueillait la rencontre, a eu du mal à  contenir la filière touristique tunisienne qui s’est retrouvée presque au grand complet. Absent de taille cependant, Râched Ghanouchi, leader du parti, qui a laissé le soin à  son N°2, et très probable futur Premier ministre, Hamadi Jebali, de traiter le dossier du tourisme, dossier qui s’avère de toute évidence plus compliqué à  gérer que prévu pour le parti.
A la tribune officielle, avaient pris place Jebali et un certain Ridha Saïdi, membre du bureau exécutif d’Ennahda chargé des études économiques, aux côtés des présidents des deux fédérations professionnelles, la FTH et la FTAV (photo). Mais c’est du premier rang que sont venues certaines « surprises », avec la présence très remarquée de l’ancien président de l’UTICA, Hédi Jilani, et d’un ancien ministre du Tourisme, Tijani Haddad. Pour le premier, la surprise est d’autant plus grande qu’en 20 ans de présidence de l’UTICA, jamais il n’avait mis les pieds à  une réunion sur le tourisme. Pour le second, sa présence était de toute évidence purement professionnelle puisqu’étant lui-même avant tout hôtelier et agent de voyages (avant même d’avoir été ministre) et ayant contribué à  l’organisation de la manifestation.

Rassurer sans convaincre

Pour le parti Ennahda, au-delà  de la portée symbolique de la rencontre, il s’agissait aussi d’écouter les professionnels du secteur pour mieux comprendre leurs soucis au quotidien. Ces derniers ont malheureusement raté une occasion d’interroger le mouvement islamiste sur ses desseins réels et ses ambitions pour le secteur touristique pour la période à  venir. Car mis à  part 4 ou 5 interventions véritablement pertinentes et percutantes, la filière touristique a donné d’elle une image pas toujours reluisante. Et dans le brouhaha qui a caractérisé la rencontre, Ennahda en a profité pour esquiver les vraies questions qui dérangent. Beaucoup de participants à  ce colloque sont restés sur leur faim. Trop de généralités, trop de petits détails et trop d’applaudissements ont donné à  la rencontre un petit air de RCD. Car de toute évidence oui, il y avait des chauffeurs de salle, qui applaudissaient quand il fallait et qui allaient faire des remontrances à  quelques jeunes « impertinents » au fond de la salle qui avaient décidé de chahuter quand la brosse à  reluire se faisait trop évidente.
Que faut-il retenir de cette rencontre, sinon que Hamadi Jebali a annoncé que la dernière étude sur le tourisme à  l’horizon 2016 commandée auprès du cabinet Roland Berger il y a un an servira de feuille de route pour le futur du secteur. Comme quoi, l’ère de Zaba aura laissé au moins quelques vestiges recyclables, n’en déplaise au ministre du Tourisme du gouvernement de transition qui avait déclaré que cette étude était devenue « obsolète ».

Du côté d’Ennahda, on a joué la carte du réalisme, en s’engageant à  « rétablir la confiance des partenaires européens », en « créant un comité spécifique destiné à  résoudre l’endettement » de certains hôtels, à  développer de nouveaux produits par la mise en place de circuits de la révolution intégrant les zones de l’intérieur et en développant une nouvelle catégorie de clientèle qu’on ira chercher en Asie et en Amérique. A ce propos justement, Hamadi Jebali n’a d’ailleurs pas manqué de parler de « nos amis Américains », tournant le dos une fois encore aux Français et aux francophones, les ignorant superbement dans les débats. Les journalistes français présents à  la conférence n’ont d’ailleurs bénéficié d’aucune traduction simultanée lors des travaux, se contentant des quelques interventions en langue française.
Et à  la question claire nette et précise d’un hôtelier concernant l’éventuelle interdiction de l’alcool dans les hôtels en Tunisie, le N°2 d’Ennahda a encore une fois jonglé avec les mots, mais soulignant « que l’esprit islamique prévaudra et que la loi primera ». Une ambigüité qui ne va pas permettre de lever les équivoques en suspend.

J.R et K.A



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MSC menace de rayer la Tunisie de ses escales

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Rien ne va plus avec l’armateur international MSC Cruises. Le N°2 des croisières sur la Tunisie, avec 4 bateaux hebdomadaires en haute saison, a en effet annoncé l’annulation de ses escales tunisiennes en 2013 si la taxe de 5 euros par passager qui lui est imposée par les autorités tunisiennes depuis plusieurs années n’est pas revue à  la baisse. Cette taxe est perçue par l’OMMP (l’Office de la marine marchande et des ports) et la société Goulette Shipping Cruises, ancienne propriété de Sakher Matri, gendre de Ben Ali. Le croisiériste a officiellement annoncé qu’il supprimerait ses escales en Tunisie à  partir de 2013 et sur toutes les années suivantes si la même taxe continuait de lui être imposée.

Si MSC mettait sa menace à  exécution, il s’agirait d’un coup extrêmement dur pour le tourisme de croisière au port de la Goulette déjà  très touché par la désaffection d’une autre compagnie, Costa Croisières, qui était numéro un sur la destination mais qui a supprimé ses escales de Tunis depuis la révolution.
La taxe imposée aux compagnies maritimes étrangères avait été instaurée par décret présidentiel. Mais aujourd’hui, les autorités de tutelle sont entre le marteau et l’enclume. Si, d’une part, la réduction de cette taxe permettrait à  MSC de revenir sur sa décision, en contre-partie, la réviser à  la baisse provoquerait un important manque à  gagner pour les finances publiques.
Le croisiériste, qui a toutefois maintenu sa présence sur le marché tunisien pour 2012, a néanmoins donné un ultimatum à  la partie tunisienne jusqu’au 31 décembre 2011. A défaut d’accord, l’escale de la Goulette sera supprimée de ses programmes et de ses brochures l’année d’après.
En Méditerranée, MSC opère avec les paquebots « Lirica », « Sinfonia », « Splendida » et « Fantasia » dont les deux derniers peuvent transporter jusqu’à  3959 passagers et 1325 membres d’équipage.

D.T



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Ennahda veut réunir les troupes touristiques

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Le parti Ennahda anticipe sur la constitution du gouvernement. Le mouvement vainqueur des dernières élections a en effet annoncé la tenue à  Tunis ce jeudi d’une grande conférence sur le thème des « perspectives du tourisme tunisien ». Pour l’occasion, nombre de professionnels ont été conviés à  participer à  la rencontre.

Pour ceux qui ne sont pas dans la confidence du parti, deux analyses ressortent de cette annonce: la première estime que le mouvement veut encore une fois rassurer en invitant également des médias étrangers. La seconde option porte sur le besoin du parti d’y voir plus clair dans un secteur qui fait couler beaucoup de salive et beaucoup d’encre dans la perspective d’un gouvernement qui aura fort à  faire en la matière.

Aucune information n’a pas ailleurs filtré sur la nature des représentants du parti qui seront à  la rencontre. La présence des principaux dirigeants d’Ennahda serait un signe fort à  l’égard du secteur. Mais l’inverse est également envisageable.



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Une low cost allemande arrive sur Tunis en charter

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La compagnie aérienne allemande Germanwings, filiale de la Lufthansa, a annoncé l’ouverture à  compter de son programme été 2011 d’une nouvelle ligne saisonnière reliant Cologne à  Tunis. Le transporteur low cost va en effet opérer deux vols hebdomadaires nocturnes les mardi et vendredi au départ de son hub de Cologne-Bonn (Centre-Ouest de l’Allemagne). Dans le sens retour, les vols s’effectueront de Tunis aux environs de 4h du matin le mercredi et 5h le samedi. Le premier vol est prévu le 26 mars 2012 et le dernier le 28 octobre 2012 en Airbus A319.

Germanwings atterrira à  Tunis sous le régime du charter pour être en conformité avec la règlementation aérienne locale qui n’a toujours pas accordé l’autorisation aux compagnies à  bas coûts d’opérer sur la Tunisie.



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Grève dans le tourisme (I) : divergences sur le taux de participation

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Une grève générale a sérieusement perturbé l’activité des hôtels et des agences de voyages hier sur tout le territoire tunisien. Selon Kamel Saâd, secrétaire général de la Fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat, l’appel à  la grève lancée par la fédération syndicale a été suivi à  87%. Ce taux est cependant contesté par le président de la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie), Mohamed Belajouza, qui évalue à  25% le taux de participation, tandis que du côté des agences de voyages, la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages), par la voix de son président, Mohamed Ali Toumi, on considère que seuls 5% des employés du secteur ont observé l’arrêt de travail décrété hier.



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Grève dans le tourisme (II) : débordement incontrôlés

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La grève dans le secteur du tourisme décidée hier par la Fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat a donné lieu à  des débordements regrettables pour l’image de la destination touristique aux yeux de la clientèle étrangère. Des non-grévistes se sont vu interdire l’accès à  leur lieu de travail tandis que des véhicules de plusieurs cadres d’hôtels ont subi des dégâts (bris de vitres notamment). A Djerba, où la grève semble avoir été la plus virulente, les clients ont du aller en cuisine se préparer eux-mêmes leur petit-déjeuner tandis qu’un groupe de touristes qui devait prendre l’avion a du être évacué par une sortie dérobée de l’hôtel pour pouvoir prendre son avion au moment où l’accès principal à  l’hôtel était bloqué par les grévistes. Dans plusieurs cas, il a fallu faire appel aux forces de l’ordre.



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Grève dans le tourisme (III): le syndicat se fait justice ?

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Dans une déclaration à  l’agence officielle TAP hier, Kamel Saâd, secrétaire général de la Fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat a déclaré que « les propriétaires des hôtels ont bénéficié, durant l’ancien régime, de plusieurs incitations. Il s’agit notamment de la simplification des procédures d’accès aux procédures bancaires et des avantages fiscaux. ». Le représentant syndical a estimé qu’en conséquence, les hôtels « doivent aujourd’hui faire bénéficier les agents des augmentations salariales au titre de l’année 2011 à  l’instar des travailleurs dans d’autres secteurs. »



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Grève dans le tourisme (IV): la FTH promet des augmentations pour 2012

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Le président de la FTH a une nouvelle fois souligné hier que les professionnels du tourisme (hôteliers et agents de voyages à  n’étaient pas contre le principe de l’augmentation des salaires dans le secteur mais que la conjoncture actuelle était inappropriée. Il a cependant confirmé que les augmentations exigées pourraient être accordées dès janvier ou février 2012 quand l’amélioration de la situation du secteur (et donc des recettes) se fera sentir concrètement.



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Tourisme : à  qui profite la grève ?

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Le spectacle était affligeant ce mardi 1er novembre 2011 aux abords de plusieurs hôtels en Tunisie. Des employés en grève arborant des banderoles et des drapeaux, des conférences et séminaires qui n’ont pas pu avoir lieu, des touristes évacués de leurs hôtels par des portes dérobées pour pouvoir prendre leur avion, des bagarres entre grévistes et non-grévistes, la police appelée en renfort pour débloquer les accès à  certains hôtels…

Certes le droit de grève est légitime et inaliénable, mais le timing choisi par la partie syndicale semble « douteux ». Pourquoi en effet avoir choisi une période où l’on enregistrait justement un retour timide des clients grâce aux vacances de la Toussaint en Europe ? Pourquoi toute cette violence verbale (et quelquefois physique malheureusement) pour une affaire qui va être réglée à  l’amiable puisque les deux fédérations professionnelles ont confirmé qu’elles étaient disposées à  procéder aux augmentations exigées, mais en 2012 ?

Le congrès extraordinaire de l’UGTT en décembre prochain y est-il pour quelque chose derrière ce regain de fièvre entre la centrale syndicale et les patrons du tourisme ? Impossible en effet de ne pas faire un lien entre cette échéance et la grève d’hier. Il serait toutefois regrettable que des employés du secteur touristique aient été utilisés à  des fins déguisées dans l’intérêt unique de la partie syndicale à  un moment où la destination Tunisie a plus que jamais besoin de rassurer la clientèle touristique étrangère déjà  sérieusement effarouchée par la nature du nouveau parti vainqueur des dernières élections.

D.T



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Clients privés de leur apéro ?

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Les futurs dirigeants du pays ont annoncé la couleur : ils encourageront l’ouverture d’hôtels sans alcool. La fameuse licence sera-t-elle soumise désormais à  l’approbation des autorités religieuses au lieu du ministère de l’Intérieur ?

En tout état de cause, les investisseurs dans l’hôtellerie se posent la question de savoir si leurs futurs établissements risqueraient d’être soumis à  de nouvelles règlementations plus restrictives en la matière.

Toujours est-il que plusieurs hôtels en Tunisie ne servent pas d’alcool, notamment à  Kairouan, aux Berges du Lac à  Tunis et un à  Yasmine Hammamet, les premiers conformément à  une règlementation régionale et le dernier par choix délibéré du propriétaire. Renseignement pris : ils ne s’en portent pas plus mal.

Mais l’on voit mal dans un Resort en All Inclusive Helmut privé de sa pression, Henri de son petit rouge et Vladimir de sa dose de vodka quotidienne. Le cas échéant, ils iront voir ailleurs si nous y sommes !



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Tourisme : la grève de trop dans les hôtels et les agences de voyages ?

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Le 1er novembre a été décrétée journée de grève générale des employés du secteur de l’hôtellerie et des agences de voyages. Ainsi en a décidé le syndicat UGTT. Malgré les dernières tractations intervenues tout au long de la journée d’hier entre la partie syndicale et les deux fédérations professionnelles, la FTH pour les hôtels et la FTAV pour les agences de voyages, aucun compromis n’a pu être trouvé, chaque partie campant sur ses positions.

Du côté de la centrale syndicale, on estime qu’il n’est pas normal que tous les secteurs affiliés à  l’UTICA aient signé des conventions sur des augmentations de salaires sauf celui du tourisme. Par conséquent, la revendication porte sur une augmentation immédiate des salaires de 4,5% avec effet rétroactif au 1er mai 2011.

Du côté des fédérations professionnelles du tourisme, on rappelle, premièrement, que l’hôtellerie et les agences de voyages ne dépendent pas de l’UTICA. En second lieu, elles soulignent avoir annoncé leur disposition à  entamer les négociations salariales, mais à  condition que les augmentations n’entrent en vigueur qu’à  compter de 2012, c’est à  dire quand la situation du secteur se sera améliorée (lire notre article à  ce sujet). Les professionnels du tourisme estiment en effet que leur chiffre d’affaires a reculé de plus de 50% en 2011 par rapport à  l’année précédente et qu’il est par conséquent très inadéquat que le mouvement de grève intervienne justement au moment où l’on constate un timide retour de la clientèle touristique étrangère ces derniers jours à  l’occasion des vacances dites de la Toussaint en Europe. « Après tout le mal qu’on s’est donné pour ramener la confiance auprès de nos tour-opérateurs partenaires, voilà  que nos efforts vont être anéantis par nos propres employés » a déploré un directeur général d’hôtel de Yasmine Hammamet.

Menaces de blocus

Pire encore, certains employés d’agences de voyages auraient brandi la menace d’accompagner la grève d’un blocus de certains hôtels pour empêcher les touristes d’en sortir. Le cas échéant, de telles pratiques tomberaient sous le coup de la loi et auraient de graves conséquences pour les instigateurs. Cependant, il s’agit de cas très isolés car plusieurs salariés ont d’ores et déjà  indiqué qu’ils étaient contre toute participation à  la grève. Bien qu’il soit difficile de faire des estimations, il est certain que le mouvement ne sera pas suivi par tous, loin s’en faut.

Du côté de la FTAV, on s’étonne du ton adopté lors des négociations et de l’intransigeance affichée par la partie syndicale qui a refusé de céder ne serait-ce que sur une proposition de report de la grève. Mohamed Ali Toumi, président de la fédération, s’est dit dépité : « la révolution s’est faite pour créer de nouveaux emplois et non pas pour cesser de travailler » s’est-il insurgé. Car selon les estimations, l’augmentation de 4,5% exigée par les syndicats pourraient participer à  la création de 120.000 nouveaux emplois dans le tourisme si le montant équivalent était réinjecté dans la promotion.

Ce 1er novembre, certains hôtels devraient par conséquent connaître une journée difficile, mais nombre de patrons demeurent confiants en la majorité de leur personnel, considérant que jamais ils n’agiront contre les intérêts de leur propre gagne-pain. Du moins, ils osent le croire.

Hédi HAMDI



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Disparition de Béchir Messaabi: le tourisme djerbien en deuil

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Béchir Messaabi n’est plus. Le propriétaire de l’hôtel Golf Beach à  Djerba s’est éteint aujourd’hui à  Tunis à  l’âge de 71 ans.

Malgré la maladie qui l’avait éloignée des affaires depuis le mois de janvier dernier, feu Béchir Messaabi, bien que très affaibli, avait trouvé la force et le courage de faire un détour au salon Top Resa (IFTM) à  Paris, profitant d’un contrôle médical, pour venir saluer ses confrères et amis toutes générations confondues. Nul n’aurait imaginé qu’il s’agissait de son dernier adieu.

Le défunt avait été heureux de nous annoncer alors le renouvellement de son partenariat avec le voyagiste Fram pour un nouveau contrat de 10 ans après avoir rénové une partie de son hôtel (lire notre info). Mais l’autre projet qui lui tenait à  cœur, c’était la construction d’un nouvel établissement de catégorie 5 étoiles avec un important centre de thalassothérapie juxtaposé à  son hôtel. Le destin en a voulu autrement. Il sera enterré le 31 octobre à  Djerba.

A son épouse Dr Habiba née Ben Amara, à sa famille et à la grande famille hôtelière de Djerba, l’équipe de DestinationTunisie présente ses condoléances les plus attristées et prie le Tout Puissant de l’accueillir dans son Infinie Miséricorde.



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Ennahda reconfirme l’intérêt accordé au tourisme

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Le parti Ennahda s’est encore prononcé aujourd’hui sur le sujet du tourisme lors de la conférence de presse organisée à  Tunis au lendemain de la proclamation des résultats des élections. Hamadi Jebali, secrétaire général du parti, a confirmé l’intérêt accordé au secteur et a annoncé une rencontre avec le président de la FTH pour cet après-midi (vendredi). Interrogé sur le porte-feuille de ministre du Tourisme, H. Jebali a déclaré que rien n’avait été décidé ni proposé, à  part celui de Premier ministre revendiqué par son parti vainqueur des élections (avec 41,47% des sièges à  la Constituante).



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Fermeture de l’hôtel Sousse Palace

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L’hôtel Sousse Palace n’acceptera plus de clients après la date du 31 octobre 2011. L’établissement fermera ses portes quand ses derniers résidents quitteront l’établissement en novembre et ce pour travaux de rénovation et d’extension prévus pour durer 18 mois. Le contrat officialisant le changement de propriétaire devrait également être signé dans les prochaines semaines.
Du côté des employés, certains ne cachent pas leur inquiétude car n’ayant toujours obtenu aucune information sur leur situation et leur devenir après la fermeture de l’hôtel.Rappelons que le Sousse Palace a changé de mains au mois de janvier 2011 (lire)



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Sbeïtla aura bientôt son hôtel 4 étoiles

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L’hôtel devrait ouvrir ses portes au mois de février 2012 à  Sbeïtla, à  proximité du fameux site archéologique de Sufetula, considéré comme l’un des sites antiques les mieux conservés en Tunisie.

Avec une capacité de 100 chambres (210 lits) en 4 étoiles, l’établissement, actuellement en cours de finition, s’appellera Byzacène. Son promoteur, Tahar Saïhi, entend en faire un établissement de luxe dans une région qui manque cruellement d’unités de haut de gamme.

Clientèle ciblée : les excursionnistes, la clientèle algérienne, les chercheurs et historiens, etc.



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Des équipementiers français de l’hôtellerie à  Tunis

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La Mission économique près l’Ambassade de France en Tunisie organise les 23 et 24 novembre à  Tunis, les troisièmes « Rencontres franco-tunisiennes de l’équipement hôtelier, de la thalassothérapie et du thermalisme ».En parallèle, seront organisées des rencontres d’affaires B to B avec des sociétés françaises spécialisées dans les secteurs de la formation, des équipements ou encore de l’aménagement d’intérieur.Les sociétés tunisiennes intéressées par des rendez-vous individualisés avec les fournisseurs ou prestataires de services français peuvent dès à  présent prendre contact auprès de Essia Bouslama et Inès Lemdani: essia.bouslama@ubifrance.fr et/ ou ines.lemdani.int@ubifrance.fr ou par téléphone : 71 105 080.



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Le tourisme doit-il s’inquiéter de la nouvelle tournure politique ?

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La victoire sans appel du mouvement Ennahda aux élections de la Constituante le 23 octobre suscite bien des inquiétudes dans les milieux touristiques tant en Tunisie qu’à  l’étranger. Parti à  tendance islamiste qui se veut modéré, Ennahda multiplie pourtant ces derniers jours les signes d’apaisement à  l’encontre des milieux d’affaires et tend la main aux autres forces politiques qui seront représentées au sein de la future Assemblée.

Le N°2 du parti, Hamadi Jebali, pressenti pour devenir Premier ministre dans le prochain gouvernement, a déclaré dans une interview à  l’agence officielle TAP hier que « le secteur touristique est parmi les acquis à  ne pas mettre en cause. « Est-il raisonnable de paralyser un secteur vital comme le tourisme, en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillots de bain ou autres pratiques? Ce sont des libertés individuelles garanties aussi bien pour les étrangers que pour les Tunisiens » a-t-il affirmé.

Quant aux rumeurs selon lesquelles le mouvement va « imposer une constitution comme elle le conçoit et qui abroge certaines libertés, comme la liberté de croyance, les libertés individuelles, la situation juridique de la femme et sa place dans la société », Jebali a assuré que « la nouvelle constitution sera élaborée dans le cadre d’un « consensus avec les autres partis et les partenaires représentés au sein de l’Assemblée constituante », qu’elle « ne reviendra pas sur aucune liberté et qu’au contraire, elle cherchera à  les consolider toutes ».

Dans cette même interview en évoquant les acquis de la femme en Tunisie, il a affirmé qu’il n’y aura aucune atteinte au Code du statut personnel (CSP), pas de proposition de la polygamie ni de port du Hijab pour la femme qui sera libre de pratiquer sa religion et ses convictions.

Des déclarations rassurantes en apparence mais qui n’apaisent pas les craintes suscitées par l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste soupçonné de tenir un double langage et « qui risque d’effaroucher pour longtemps les touristes européens » pour reprendre la formule utilisée par un hôtelier de Gammarth.

La priorité de la nouvelle administration du Tourisme sera par conséquent d’aller calmer les esprits sur les marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie et principalement auprès des prescripteurs, avec la garantie que les touristes (au féminin) continueront de pouvoir pavoiser en mini-jupe dans les souks sans que certains radicaux auto-proclamés gardiens de la morale ne viennent leur faire des remontrances.

D.T



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Le triple défi touristique d’Ennahda

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Avant même que le nouveau paysage politique tunisien ne soit façonné, le mouvement islamiste Ennahda, grand vainqueur des élections, est rapidement monté au créneau par la voix de ses deux principaux leaders pour rassurer l’opinion publique et dire qu’il n’y aura pas de remise en question des acquis du tourisme et des libertés individuelles en Tunisie. Ces déclarations ont peut-être apaisé les suspicions internes mais n’ont pas pour autant calmé les esprits.

Quand bien même le pays sera dirigé par un gouvernement d’union nationale, on ne peut s’empêcher de penser que les grandes orientations touristiques seront pilotées, même à  distance, par le mouvement Ennahda. Mais pour assurer la bonne marche des affaires touristiques, le parti devra aller rassurer d’urgence les marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie et principalement les prescripteurs de voyages en leur apportant les garanties nécessaires concernant la quiétude de leurs clients à  l’intérieur des hôtels mais aussi et surtout à  l’extérieur.

Et pour assurer le développement du secteur, les nouveaux dirigeants devront en priorité mettre en place les moyens promotionnels nécessaires au redécollage de la destination tout en se penchant de manière sérieuse sur les maux que le tourisme tunisien traîne comme des boulets depuis deux décennies.

A entendre les points de vue des futurs leaders politiques du pays, on ne peut que se féliciter de leur volonté de diversifier la base commerciale du tourisme tunisien en drainant une catégorie de clientèle nouvelle issue de pays arabo-musulmans à  la recherche de produits correspondant à  leurs traditions et à  leurs convictions. Mais faut-il encore une fois que les moyens qui seront accordés dans ce but soient à  la hauteur de leur souhait et qu’ils ne soient pas puisés sur des fonds initialement destinés aux marchés traditionnels.

Ennahda ni aucun autre parti politique en Tunisie ne dispose de baguette magique pour résoudre les problématiques du tourisme tunisien. De l’honnêteté, de la bonne volonté et de la conviction feront déjà  l’affaire pour les besoins de la reprise du secteur car les réservations pour 2012 commencent aujourd’hui.

Sur un autre plan, pour préserver le capital déjà  acquis des 2,5 millions de touristes européens et les 400.000 emplois directs générés par le secteur, le futur gouvernement devra tolérer –même à  l’insu de son plein gré- le bikini bronzant sur les plages de Djerba, Johnny Walker au Calypso et la Tech House sur les dance-floors du Bora Bora.

Hédi HAMDI



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3 nouveaux directeurs à  Tunisair

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La compagnie nationale a annoncé le 17 octobre la nomination de Faouzi Kaâbachi en qualité de directeur de la Délégation générale. Arrivé de Bruxelles où il était représentant, il remplace à  ce poste Mohamed Farhat nommé représentant pour l’Europe centrale et la Russie.A la direction des Programmes et des Ressources, Riadh Farhat, qui rentre de Rome où il était représentant, va remplacer Mourad Ben Nasr. Ce dernier reprend un poste qu’il connaît bien car l’ayant déjà  occupé, celui de directeur d’Exploitation.



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Appel à  la grève générale dans les hôtels et les agences de voyages

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La fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat relevant de la centrale syndicale UGTT a décrété le 1er novembre comme journée de grève générale des employés de tous les hôtels et les agences de voyages sur tout le territoire tunisien. Dans une déclaration au journal arabophone Echourouk d’aujourd’hui, Kamel Saâd, secrétaire général de la fédération, a expliqué que cette grève fait suite au refus des hôtels et des agences de voyages de procéder aux augmentations salariales exigées par le syndicat. De surcroît, l’UGTT refuse totalement la mise en application du décret loi N°53 portant sur la réduction du temps de travail.

Par cette annonce, la fédération syndicale met donc sa menace à  exécution. Elle intervient également suite au communiqué rendu public par les fédérations patronales du tourisme, la FTH et la FTAV qui ont pourtant annoncé être « disposées à  examiner et à  entamer les négociations sociales, mais avec leur entrée en vigueur uniquement à  compter de l’année 2012 et ce au vu de l’absence totale de visibilité actuellement sur le devenir du secteur du tourisme ».

Les fédérations du Tourisme ont également signifié « leur surprise que la partie syndicale exige des augmentations de salaires au moment où le secteur du tourisme traverse la plus grande crise de son histoire avec un chiffre d’affaires ayant baissé de plus de 50% depuis le mois de janvier 2011 ».



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Emirates passe à  6 vols par jour sur la ligne Tunis-Dubaï

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A compter du 30 octobre 2011, la compagnie aérienne Emirates va porter le nombre de ses vols entre Dubaï et Tunis de 4 à  6 par semaine qui seront opérés tous les jours sauf le mardi. Les vols sont assurés par des Airbus A330-200 d’une capacité de 237 sièges répartis en trois classes : 12 en première classe, 42 en classe affaires et 183 en classe économique.
Le vol porte le numéro EK 747 et décolle de Dubaï le matin à  9h05 pour atterrir à  Tunis à  12h55 locales. Le vol retour EK 748 décolle de l’aéroport Tunis-Carthage à  14h30 pour arriver à  Dubaï à  22h55.

Emirates Airline dispose d’un réseau couvrant 114 destinations dans 67 pays sur les six continents et utilise une flotte composée de 159 appareils (151 avions pour passagers de type Airbus et Boeing et 8 avions cargo). La compagnie reçoit chaque mois un nouvel appareil.

Avec ses 16 Airbus A380, la compagnie dessert Londres-Heathrow, Sidney, Auckland, Bangkok, Toronto, Séoul, Paris, Djeddah, Manchester, Pékin, New York, Hong-Kong Shanghai et Johannesburg.

Et dans le cadre de l’extension de son réseau à  l’échelle internationale, le transporteur a lancé au début de cette année de nouvelles dessertes vers différentes destinations, à  savoir Bassora en Irak, Genève, Copenhague, Lusaka et Harare. Et à  compter du 1er novembre 2011, elle desservira par des vols quotidiens et réguliers Saint-Pétersbourg et à  compter du 13 novembre Bagdad, Rio de Janeiro.



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Affaire Amilcar : les vrais dessous du dossier

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L’hôtel Amilcar, propriété de la centrale syndicale UGTT, fermé depuis 2008 et en état de délabrement, vient d’être repris par le groupe Jenayah de Sousse. L’information a été publiée dans quelques médias au cours des dernières semaines, sauf que dans l’affaire, certaines zones d’ombre demeuraient encore. De source proche du dossier, Destination Tunisie a appris que ce sont les actionnaires français qui avaient conclu un contrat de location de 35 ans renouvelable tacitement (durée totale 70 ans) avec option et droit préférentiel d’achat de l’assiette foncière composant l’hôtel qui ont finalement cédé leur société à  la Compagnie Tunisienne de Développement Touristique (C.T.D.T), dirigée par Omar Jenayah, propriétaire entre autre de l’hôtel Mövenpick Sousse.

Du côté de l’UGTT, on ne peut que se féliciter de ce changement dans l’actionnariat de la société locataire dans la mesure où il a permis de débloquer la situation des arriérés de salaires, de loyer et les dettes envers la CNSS et les impôts. Cette issue finalement heureuse vient résoudre un dossier épineux que la centrale syndicale trainait comme un boulet depuis plusieurs années.

En attendant, l’hôtel, situé sur un site stratégique de la banlieue Nord de Tunis, ente le palais présidentiel de Carthage et le port de plaisance de Sidi Bou Saïd, est en plein travaux (photo) pour être totalement rénové avant de rouvrir ses portes. Deux des plus prestigieuses enseignes internationales (spécialisées dans la gestion des hôtels de grand luxe) seraient actuellement en compétition pour l’exploitation de l’établissement. La C.T.D.T devrait mettre fin au suspens en annonçant avant la fin du mois le nom de l’enseigne retenue. Des franchises internationales dans la restauration et l’animation sont aussi en négociations pour placer leurs enseignes dans certains points de vente de cet hôtel qui semble parti pour se transformer en palace de standing international.

D.T



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Un nouveau pilote à la tête de Tunisair Express

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Depuis le 7 octobre 2011, la compagnie aérienne Tunisair Express a un nouveau directeur général en la personne de Hatem Motemri qui remplace Moncef Zouari qui a dirigé la compagnie pendant près de 10 ans et qui a atteint l’âge légal de la retraite.

Une cérémonie d’adieu émouvante s’est déroulée le 12 octobre 2011 au siège de la compagnie pour le passage de témoin à  M. Motemri et pour saluer le directeur général sortant. Au cours de cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence de Habib Mekki, directeur général de l’Aviation civile, un vibrant hommage a été rendu à  M. Zouari pour « sa persévérance et sa pugnacité durant les neuf années qu’il a passées à  la direction générale de la compagnie, période caractérisée par une conjoncture nationale et internationale souvent peu favorable ».

Connue sous les noms commerciaux successifs de Tuninter, Sevenair puis Tunisair Express, la compagnie a traversé des périodes de turbulences, tant à  l’échelle nationale qu’internationale, mais a tout de même réussi à  répondre à  une demande indéniable du marché sur des axes souvent délaissés, voire même quelques fois indésirables.

Hatem Motemri hérite donc de la direction d’une compagnie qui joue aujourd’hui un rôle stratégique dans la dynamique économique et touristique tunisienne, d’une part, et dans la contribution au désenclavement des régions de l’intérieur, d’autre part. Loin d’être étranger au secteur du transport aérien, il va travailler dans un domaine qui lui est familier, à  la seule différence qu’il était plutôt habitué aux hangars techniques des avions et aux bureaux d’études et de contrôle. Ingénieur de formation (Arts et Métiers en France puis Institut Français du Pétrole), M. Motemri a intégré la compagnie Tunisair en 1989 en qualité d’ingénieur « Moteurs avions ». Pendant 10 ans, il a opéré dans le domaine très pointu des moteurs, de l’engineering et de la gestion de flotte.

Après une brève expérience chez Nouvelair en tant que responsable de l’Entretien des appareils puis chez sa filiale Sogerma Tunisie en tant que directeur Logistique, il revient à  Tunisair en 2003 avant d’intégrer la direction générale de l’Aviation civile en 2004 à  la direction de la Sécurité aérienne en qualité de responsable de la Sécurité, de l’Entretien et des Opérations.

Il a par ailleurs travaillé dans le groupe de travail « Aviation » au sein du projet EuroMed Transport qui consiste, entre autres, à  accorder les différentes réglementations internationales et européennes régissant l’aviation civile entre l’Europe et les pays de la Méditerranée. Un dossier brûlant toujours en cours mais pour lequel Tunisair Express aura l’avantage d’avoir une longueur d’avance sur les autres transporteurs de la région.



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L’IATA déboutée sur les cautions bancaires des agences en Tunisie, …ou quand David assomme Goliath !

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La Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) vient d’obtenir gain de cause auprès de la PAConf (Passenger Agency Conference, organe qui supervise l’élaboration des politiques du programme IATA des agences de voyages dans le monde et qui comprend 200 compagnies aériennes) lors de sa 34ème session ouverte le 11 octobre 2011 à Singapour.

La PAConf a débouté l’Association internationale du transport aérien (IATA) et donné raison à  la partie tunisienne en acceptant la demande de cette dernière de repousser au 31 décembre 2011 l’instauration de nouvelles cautions bancaires aux agences de voyages tunisiennes. Victoire sereine, mais importante, obtenue grâce à  une sympathie mondiale en faveur de la Tunisie et sa fédération et un soutien international des confédérations universelles telles que l’UFTAA et la WTAAA, ou nationales comme celle de la Malaisie et d’ailleurs.
La FTAV pourra se targuer d’avoir été l’une des rares associations d’agents de voyages à  avoir fait plier l’IATA, après la superpuissante Confédération de l’Union Européenne (ECTAA).

Retour sur une polémique

L’IATA voulait que l’été soit chaud pour le secteur des agences de voyages billettistes quand elle décida – sans crier gare – de porter les cautions bancaires garantissant la solvabilité des agences accréditées IATA en Tunisie à  des niveaux prohibitifs. Tenez-vous en : à  des agences qui n’ont jamais enregistré de défauts de paiements depuis pratiquement leur création, entre 900 et 1,6 million de dinars de caution ont été exigés !
La nouvelle équipe de la Fédération nationale, venant à  peine de s’installer, a vu le ciel lui tomber sur la tête. Et les nouveaux critères financiers, concoctés du reste par les théoriciens de cabinets d’audit londoniens (mandatés par l’IATA), lui posèrent son premier gros défi. Autrement dit, un test inédit de ses capacités corporatives à  l’aube de sa jeune gouvernance. Le président, Mohamed Ali Toumi, n’y est pas allé par quatre chemins : d’abord privilégier le dialogue et la discipline procédurale, assurer l’adhésion des adhérents et gagner le soutien des opérateurs sur le marché national, à  leur tête les compagnies aériennes. Ensuite, qui sait, attendre la décision de la conférence en vivant le suspens à  GMT + 8. Et dans l’hypothèse d’un échec, la dynamique post-révolutionnaire aidant, utiliser « l’arme lourde », jusque-là  tenue secrète…

La bonne nouvelle est tombée

Mais, à  la suspension de la séance le mardi 11 octobre à  10h00 heure locale à  Tunis,18h00 à  Singapour, la bonne nouvelle est tombée comme une manne venue du ciel ! Une résolution a été adoptée par la PAConf pour satisfaire la revendication de la FTAV et un message codé émanant d’une fédération internationale lit : « Vive le printemps tunisien ! ».

Mais quelle est la portée de cette décision pour les agents de voyages en Tunisie ? Dans la pratique, donner une grande bouffée d’oxygène à  un secteur asphyxié par la conjoncture. En second lieu et, plus symbolique, c’est d’exorciser la domination IATA sur les marchés, et résorber à  jamais la terreur qu’elle inspire aux agences lorsque par un simple « click » de son tristement célèbre « BspLink », elle abat sans pitié un agent de voyages, le menant à  la faillite.

Troisièmement, la nouvelle équipe de Mohamed Ali Toumi aura relevé l’un des plus dangereux défis jamais posés à  la FTAV depuis sa création. Elle annonce la couleur pour les nombreux dossiers ouverts et unit autour d’elle la communauté des agents de voyages en Tunisie, en recouvrant la confiance et la crédibilité, depuis longtemps perdus, avant cette révolution. Enfin, la vaste campagne de lobbying, entreprise à  l’échelle mondiale, aura sorti une fédération auparavant sclérosée, souvent renfermée sur elle-même, individualiste et encline à  l’égocentrisme d’intérêts misérabilistes. Ce temps est à  jamais révolu.

L’on retiendra aussi que le fruit de cette victoire a été obtenu, tant par le soutien agissant de partenaires de la profession- et du ministère du Tourisme – (rendons à  César…), mais suite à  un combat solitaire car la FTAV ne pouvait ni voter ni être présente à  cette conférence (statuts de la PAConf obligent), et avait la destinée de sa position entre les mains des quelques deux cents compagnies aériennes membres de la PAConf. Elle a su convaincre, avant de vaincre…Et David a assommé Goliath.

Sonia Diouri 

Lire aussi à  ce sujet :

Les agences de voyages tunisiennes furieuses contre l’IATA

Les agences de voyages tunisiennes face aux nouvelles exigences de l’IATA

65 agences de voyages tunisiennes jugées non solvables par l’IATA

Les agences de voyages tunisiennes entre le marteau de l’IATA et l’enclume de la caution bancaire 



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3,5 millions de touristes en moins et 22.000 emplois perdus

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Les dernières statistiques du tourisme communiquées par l’ONTT ne sont pas reluisantes. Sur les 9 premiers mois de l’année, les entrées touristiques ont régressé de 34,4% par rapport à  la même période de l’année précédente, ce qui revient à  une baisse de 3 millions 589 mille visiteurs. La régression des entrées a été de l’ordre de 70% fin février, de 56% en mars et de 54% en mai 2011.

Par ailleurs, les recettes touristiques ont baissé de 38,5% à  1,624 million de dinars, de janvier à  septembre 2011, alors que les nuitées ont chuté de 42,6%.

Selon Habib Ammar, directeur général de l’ONTT, la crise du secteur touristique a causé la perte d’environ 22 mille emplois dont 3 mille emplois permanents suite à  la fermeture de 24 hôtels (7500 lits), depuis le début de l’année, a t-il affirmé.



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Perspectives avec le marché japonais

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Suite à  la participation pour la première fois de la Tunisie au salon du tourisme JATA au Japon (du 30 septembre au 2 octobre 2011 à  Tokyo), il semblerait que de nouvelles perspectives touristiques soient envisagées avec ce pays. Tout d’abord, une délégation de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) va visiter, d’ici fin octobre-début novembre la Tunisie pour examiner les moyens de renforcer la coopération touristique entre les deux pays. De même, un groupe de T.O japonais devrait effectuer prochainement une visite pour une découverte du produit sur le terrain.



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Les commerçants des souks accusent les agences de voyages

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Les commerçants et artisans des souks de la médina de Tunis seront en grève le lundi 17 octobre pour attirer l’attention sur « la situation catastrophique » qu’ils traversent ces derniers mois. Pointées du doigt, les agences de voyages qui orienteraient les touristes vers certains commerces précis et pas vers d’autres, ce qui a pour conséquence « une exclusion de la plupart des commerçants de la ville de Tunis, qui ne peuvent plus vendre aux touristes » a annoncé, dans un communiqué, le bureau exécutif de la Chambre régionale du syndicat des commerçants de l’artisanat de Tunis.

Dans cette affaire, il s’agit essentiellement des croisiéristes qui accostent le temps d’une journée au port de la Goulette et qui effectuent une visite de la médina au pas de course bien « encadrés » par leurs agences réceptives.



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Othman Jenayeh va ressusciter l’Amilcar

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L’hôtel Amilcar, propriété de la centrale syndicale UGTT, vient d’être loué par Othman Jenayeh pour une période de 35 ans. Situé à  Carthage Amilcar, l’établissement date de 1962 et se débat depuis plusieurs années dans de graves difficultés matérielles. Othman Jenayeh, hôtelier à  Sousse, compte le rénover totalement pour en faire un 5 étoiles qui pourrait porter à  terme une enseigne internationale de prestige (on parle déjà  de Marriott).

Une première tentative de location de l’établissement en 2007 à  un promoteur français -qui devait le rénover- avait échoué. L’hôtel, situé en bord de mer, offre l’avantage à  ses clients de se trouver à  proximité immédiate des sites touristiques de Sidi Bou Saïd et de Carthage.



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Les organisateurs de spectacles toujours en colère

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Par la voix de leur syndicat (le STLPOS), les producteurs et organisateurs de spectacles sont une nouvelle fois montés au créneau cette semaine pour dénoncer le manque de transparence dans l’organisation des derniers festivals en Tunisie et notamment les festivals d’été. Le STLPOS estime dans un communiqué que « les structures dépendant directement ou indirectement du ministère de la Culture (festivals, centres ….)
continuent d’ignorer la loi et la profession en permettant aux fonctionnaires désignés de négocier et de contracter directement avec des intermédiaires étrangers ».



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Le paradoxe américain en Tunisie

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Allez comprendre chers concitoyens : au moment même ou notre Premier ministre est reçu avec tous les honneurs à  Washington par Obama en personne (qui lui témoigne son soutien dans la transition démocratique de la Tunisie), le département d’Etat américain lance une alerte à  l’intention de ses citoyens résidants en Tunisie pour leur demander d’être attentifs « aux évolutions de la sécurité locale ». Quant à  ceux qui voudraient se rendre dans le sud, le message du Département d’Etat est, on ne peut plus équivoque : réfléchissez-y à  deux fois avant de vous engager, semble-t-il dire à  demi-mots.

Ces nouvelles recommandations remplacent celles qui avaient été émises le 8 juillet dernier et sont valables jusqu’au 5 janvier 2012. Mais le plus inquiétant, c’est que les Américains craignent (et donc envisagent ?) des troubles avant et pendant les élections. Voilà  donc qui devrait refroidir bien des candidats au voyage, pas uniquement les touristes en provenance du pays de l’Oncle Sam, mais certainement d’ailleurs puisque les recommandations du Département d’Etat sont une référence pour beaucoup d’autres pays.

Les Américains, dans leurs craintes, n’ont peut-être pas tout à  fait tort, mais ils auraient pu souligner que depuis le déclenchement de la révolution, jamais un touriste ni un étranger résident n’a été inquiété sur le sol tunisien. Pour se consoler, on dira que les Américains n’ont pas un double langage à  l’égard des Tunisiens mais préfèrent prévenir que guérir.

LBS



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Politique : pour le PDP, le tourisme ne peut plus attendre plus longtemps

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Alors que la campagne pour les élections de la Constituante bat son plein et que les partis politiques promettent monts et merveilles aux Tunisiens, le tourisme continue de toute évidence d’être le parent pauvre des différents programmes économiques présentés, à  quelques exceptions près.

Vendredi dernier, le Parti Démocrate Progressiste (PDP) est monté au front pour défendre son programme touristique en organisant une conférence de presse pour confirmer l’intérêt qu’il accorde au secteur. Quoique modeste, la conférence, dirigée par Issam Chebbi, secrétaire général-adjoint du parti, a au moins eu le mérite de présenter un programme clair et cohérent en phase avec la réalité du terrain. Il faut dire que pour étayer ses dires, le PDP a fait appel à  deux experts dans le tourisme, Taïeb Houidi et Meriem Milli, de toute évidence au fait des vraies problématiques de l’heure et qui ne se sont pas contentés de relever les faiblesses du tourisme -que tout le monde connaît- mais d’y apporter tout au moins un début de réponse.

Des solutions pour l’avenir

Taïeb Houidi a par exemple proposé une solution au désendettement du secteur à  travers la titrisation des entreprises touristiques en difficulté, ce qui serait, selon lui « un garant au sauvetage du secteur ». Son idée serait de transformer les créances des hôtels en titres financiers émis sur le marché. « Celui qui n’a plus rien à  faire dans le secteur devra sortir et celui qui a la possibilité d’être sauvé le sera » a déclaré T. Houidi.

En fait, dans son programme de propositions d’avenir, le PDP, en toute lucidité, parle de consolider le tourisme balnéaire tout en « favorisant l’ancrage des autres segments (golf, plaisance, congrès, thalasso…). » Le parti suggère également de « construire des identités régionales à  travers la valorisation des patrimoines ». Mais le plus significatif, c’est que ce parti est également favorable à  l’augmentation du budget promotionnel du tourisme « à  travers des redevances à  adjoindre au Fonds de développement de la compétitivité », en taxant les compagnies aériennes et maritimes, les offices des ports maritimes et aériens, les agences de location de voitures, les banques et, surtout, à  l’instauration d’une taxe (« mineure », est-il précisé) sur l’entrée des visiteurs non-résidents.

Le parti se dit par ailleurs favorable à  l’entrée en vigueur de l’Open Sky qui « permettra de réduire la dépendance des hôteliers envers les tour-opérateurs et de développer le tourisme individuel ». « Je considère le tourisme comme une chance a dit Taïeb Houidi. Imaginez qu’on ait mis de l’habitat sur nos côtes ».

Dans la composition du futur gouvernement, le PDP proposera « un ministère du Tourisme, du Patrimoine et des Arts ». Issam Chebbi est en tout cas conscient de l’urgence de la situation : « le tourisme ne plus attendre et juste après les élections, il devra être traité en priorité ».

Hédi HAMDI



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Nouveaux DG au sein des filiales de Tunisair

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Alors que l’on attendait un communiqué de la compagnie aérienne Tunisair pour dévoiler les noms des nouveaux directeurs généraux de ses « futures-ex » filiales, c’est finalement le ministère du Transport qui a annoncé aujourd’hui la nomination des trois directeurs généraux suivants :
• Chiheb Ben Ahmed à  Tunisair Handling (en remplacement de Habib Mekki) – Lire aussi
• Hatem Moatamri, à  Tunisair Express (en remplacement de Moncef Zouari qui a atteint l’âge légal de la retraite)
• Naceur Bouraoui, à  Tunisair Technics (à  la place de Tahar Chouikh).



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Hôtels Laico en Tunisie : quel avenir après Khadafi ?

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La Libyan African Investment Company, plus connue sous le nom de Laico, fait l’objet de supputations depuis la chute du régime libyen de Khadafi.

Propriétaire de 3 hôtels en Tunisie et implanté avec 10 autres établissements dans 9 pays d’Afrique (3500 lits en tout en 4 et 5 étoiles exclusivement), le groupe libyen semble continuer ses activités au même rythme malgré des remous à  son siège à  Tunis et à  l’incendie de son bâtiment administratif à  Tripoli durant les combats.
Contrairement à  ce qui se disait, la Laico ne semble pas avoir appartenu à  proprement dit au clan Khadafi mais plutôt à  l’Etat libyen. Aux dernières nouvelles, une commission aurait été créée par le Conseil national de transition, actuellement au pouvoir à  Tripoli, pour assurer tant bien que mal la continuité des affaires de la Laico.

La branche tunisienne, Laico Tunisie, avec ses 180,457 millions de dollars de capital, compte plusieurs filiales qu’elle a rachetées ces dernières années. Tout d’abord la Société tunisienne des congrès (STC), propriétaire de l’hôtel plus connu sous le nom de l’Abou Nawas Tunis. Ensuite la SERT et la Commert, qui possèdent deux hôtels à  Hammamet et à  Djerba (photo), construits à  l’origine par Belhassen Trabelsi qui les avait exploités quelques années durant sous l’enseigne Karthago avant de les revendre dans des conditions obscures aux Libyens. La dernière filiale du groupe a pour nom Laico Services.

Gasim (prononcer Jassem) Eledrissi continue en tout cas d’assurer à  ce jour la direction générale de la Laico en Tunisie et demeure le représentant légal de la branche tunisienne pour tout ce qui concerne la prise de dispositions et décisions administratives et financières. Il a d’ailleurs fallu un jugement rendu en référé du Tribunal de première instance de Tunis pour officiellement le confirmer dans ses fonctions, fonctions apparemment très convoitées par certains de ses concitoyens.

Sur l’avenue Mohamed V, les travaux de l’ex-Abou Nawas, redevenu Laico Tunis, continuent à  un rythme relativement normal. Le gros de l’œuvre ayant été achevé, il demeure encore la partie finition de l’hôtel appelé à  devenir un fleuron de l’hôtellerie dans la capitale. La STC serait toutefois en attente d’une dernière ligne de crédits pour l’achèvement de la bâtisse qui pourrait rouvrir ses portes dès le mois de juin 2012. Si rien ne vient bouleverser la marche actuelle des travaux.

H.H



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Flambée des tarifs de la compagnie Turkish Airlines sur Tunis

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Les billets d’avion sur la ligne Tunis-Istanbul opérée par la compagnie Turkish Airlines ont connu une flambée des prix ces dernières semaines.

Alors que le prix d’un aller et retour était de 380 dinars en moyenne en classe économique, il est passé récemment à  449 dinars. Et à  partir du 1er octobre, la compagnie a décidé de s’aligner sur ses consœurs du marché et n’octroiera plus une commission de 7% aux agences de voyages sur la vente des titres de transport.

En conséquence, le consommateur payera en plus jusqu’à  53 dinars de frais de service supplémentaires pour tout billet acheté pour un voyage à  bord de la compagnie turque au départ de la Tunisie.

Actuellement, Turkish Airlines réalise 7 vols par semaine entre Istanbul et Tunis, idem pour Tunisair.



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Hadj : conditions de voyages draconiennes pour les Tunisiens cette année

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Les autorités saoudiennes ont accordé un quota à  la Tunisie pour 10.500 pèlerins à  l’occasion de la nouvelle saison du Hadj. Les autorités de tutelle ont annoncé que le prix du package sera de 6200 dinars. Et pour mettre un terme aux pratiques frauduleuses observées chaque année, il a été décidé que les passeports des pèlerins tunisiens devront être obligatoirement valides jusqu’au 15 mai 2012 au moins.

De son côté, la compagnie Tunisair a souligné que sur ses vols vers les Lieux Saints durant la saison du pèlerinage, elle n’acceptera les détenteurs de visas pour le pèlerinage uniquement sur les vols spéciaux et non plus sur ses vols réguliers.

Dans une note circulaire datée du 30 septembre 2011, la FTAV a prévenu les agences de voyages qu’il était interdit de vendre des billets d’avion sur les vols réguliers de Tunisair aux détenteurs de visas pour le Hadj. En d’autres termes, il s’agit de contrer les voyages illégaux organisés par certains vers la Mecque afin de se conformer aux stricts accords passés entre les Etats saoudien et tunisien. Les détenteurs de visas de visite ou professionnels continueront cependant de pouvoir utiliser les vols réguliers de la compagnie publique tunisienne.



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Le Top 20 des réclamations de touristes les plus stupides

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Une étude récente du voyagiste Thomas Cook et de l’Association des Agents de Voyages britannique a recensé 20 des réclamations les plus ridicules émises par des vacanciers anglais auprès de leur agent de voyage. En voici un florilège :

20. « Je pense qu’il doit être expliqué dans la brochure que le magasin ne vend pas à  proprement parler des biscuits comme des crèmes pâtissière ou de noix de gingembre. »

19. «La paresse des commerçants locaux fait qu’ils ferment l’après-midi. J’ai souvent besoin d’acheter des choses à  l’heure de la sieste – ce qui devrait être interdit. « .

18. « Durant mes vacances à  Goa, en Inde, j’ai été dégoûté de constater que presque tous les restaurants servaient du curry. Je n’aime pas du tout la nourriture épicée. « 

17. « Nous avons réservé une excursion dans un parc aquatique mais personne ne nous a dit que nous devions apporter nos tenues de bains et nos serviettes. »

16. Un touriste, dans un Lodge africain surélevé et surplombant un plan d’eau, qui a repéré un éléphant visiblement excité, s’est plaint que la vue de cette bête rampante a ruiné sa lune de miel en lui faisant sentir «inadéquat».

15. Une femme a menacé d’appeler la police après avoir affirmé qu’elle avait été enfermée dans sa chambre d’hôtel par le personnel. En fait, elle avait volontairement laissé le panneau «Ne pas déranger» à  l’extérieur de la porte pour pouvoir rester dans la chambre.

14. « Il y avait trop de sable sur la plage. »

13. « Nous avons trouvé le sable n’était pas comme celui la brochure. La votre montre que le sable est jaune, mais il était blanc. »

12. Un client d’un Novotel en Australie s’est plaint que sa soupe était trop épaisse et solides. Il a, par inadvertance versé de la sauce au même moment.

11. « Le bronzage seins nus sur la plage devrait être interdit. Les vacances ont été gâchées car mon mari a passé tous les jours regarder d’autres femmes. « 

10. «Nous avons acheté des lunettes de soleil Ray-Ban à  5 € chez un marchand ambulant seulement pour découvrir que c’était des faux. »

9. « Personne ne nous a dit qu’il y aurait du poisson dans la mer. Les enfants étaient effrayés. « 

8. « Il nous a fallu neuf heures pour rentrer à  la maison de Jamaïque vers l’Angleterre. Il n’en a fallu que trois aux Américains pour rentrer chez eux. »

7. « J’ai comparé la taille de notre appartement d’une pièce avec un appartement de trois pièces de nos amis, et le nôtre était beaucoup plus petit. »

6. « La brochure disait: Pas de coiffeurs à  l’hôtel. Nous sommes apprentis coiffeurs. Pourra-t-on séjourner là  bas »?

5. « Il y a trop de personnes espagnoles. La réceptionniste parle espagnol. La nourriture est espagnole. Trop d’étrangers vivent maintenant à  l’étranger.

4. «Nous avons eu à  faire la queue dehors sans air conditionné. »

3. «Il est de votre devoir en tant que tour-opérateur de nous informer de visiteurs bruyants ou indisciplinés avant de partir en voyage. »

2. «J’ai été piqué par un moustique, personne ne m’avait dit qu’ils pouvaient mordre. »

1. «Mon fiancé et moi avions réservé une chambre à  deux lits, mais nous avons été placés dans une chambre à  lit double. Nous vous tenons maintenant responsable du fait que je me retrouve enceinte. Ce ne serait pas arrivé si vous nous aviez mis dans la chambre que nous avions réservée. « 



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Open Sky : les négociations pourraient commencer bientôt

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A l’occasion de la réunion de la Task Force Tunisie-Union européenne qui s’est déroulée les 28 et 29 septembre, le thème de l’ouverture du ciel aux compagnies aériennes européennes a figuré parmi les sujets évoqués. Catherine Ashton, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré, lors de sa visite hier à  Tunis, en présence du Premier ministre Béji Caïd Essebsi (photo), qu’elle « comprenait l’importance de trouver un accord sur le sujet et l’importance de pouvoir voyager librement ». Répondant à  une question de DestinationTunisie concernant le temps nécessaire aux négociations, la responsable européenne a estimé qu’il était très difficile de définir un délai. « Les négociations ne sont pas entre nos mains » a-t-elle tenu à  préciser.

Sur le même sujet, Bernardino Leon, représentant spécial de l’UE pour le sud de la Méditerranée, s’est voulu moins évasif et a annoncé que les négociations devraient commencer dans les prochaines semaines. « L’un des projets qui permettra d’améliorer la situation du secteur touristique, c’est de libéraliser le ciel, c’est-à -dire qu’il y ait plus de compagnies aériennes européennes ou tunisiennes qui puissent voyager ». M. Leon a souligné à  ce propos que le profil de la clientèle était en train de changer et que, de plus en plus, elle se désintéressait du voyage-package. « C’est une clientèle individuelle qui prend son ordinateur et réserve à  travers Internet son voyage seul, donc, il faut s’adapter à  cette nouvelle réalité ». Cependant, Bernardino Leon a précisé que lors de la réunion de la Task Force, l’ouverture des négociations avaient été proposées mais non décidées. « Nous pensons que cette proposition d’entamer les négociations doit se faire le plus tôt possible et il n’existe pas de date pour la reprise des négociations mais nous espérons le faire dans les prochaines semaines ».

Par le passé, il n’y a donc pas eu de négociations à  proprement parler sur le sujet, « mais il y a eu des échanges d’idées entre le gouvernement tunisien et l’Union européenne et nous réfléchissons sur la portée de cet accord possible » a confirmé M. Leon.

Hédi HAMDI

Photo : Hichem Gouia



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Tozeur : Le projet Qatari Diar relancé

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Tandis que l’on croyait le projet mort et enterré, des responsables du projet Qatari Diar ont refait leur apparition hier pour confirmer le projet touristique prévu dans la région du Sud-Ouest tunisien, précisément entre les villes de Tozeur et de Nefta. Walid Mohamed Keldari, directeur régional du groupe qatari, a annoncé lors d’une conférence de presse à  Tunis le démarrage imminent des travaux de construction du complexe touristique saharien, fruit d’une « coopération stratégique entre les deux pays ».

Le projet, dévoilé il y a un peu plus d’un an, s’étale sur une superficie de 40 hectares et répond aux spécificités architecturales et esthétiques de la région. Il inclura un hôtel 5 étoiles des suites luxueuses, des restaurants et un centre commercial, outre une tente de style arabe, le tout avex 80 millions de dollars d’investissements. Et d’ajouter que le complexe, qui attirera une clientèle arabe (pays du Golfe) et étrangère, créera un nombre important d’emplois notamment dan les secteurs de l’ingénierie, du bâtiment et du tourisme.

L’Etat tunisien, a précisé encore M. Keldari, a fourni l’infrastructure de base nécessaire, à  savoir le raccordement aux réseaux d’eau potable, d’électricité et de communication.

Le projet du complexe touristique qui a été adopté en 2010 par la Chambre des députés dissoute après la Révolution du 14 janvier 2011.

Qatari Diar participe à  35 projets dans plus de 20 pays dans le monde notamment aux Seychelles, en Grande-Bretagne, en Mauritanie, à  Cuba, à  Djibouti et au Tadjikistan.

Créé en mars 2005, Qatari Diar est un fonds souverain doté d’un capital de un milliard de dollars US et contrôlé par la Qatar Investment Authority, avec pour objectif de stimuler la croissance économique du Qatar à  travers le développement de projets immobiliers à  Qatar mais aussi dans la région et à  l’international.

A titre d’exemple, le fonds a acheté l’été dernier le village des jeux Olympiques 2012, à  Londres pour 557 millions de livres (634 millions d’euros).



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Un nouveau DG à  Tunisair Handling ?

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Chiheb Ben Ahmed, représentant de Tunisair au Caire, aurait été rappelé à  Tunis où il est pressenti pour occuper le poste actuellement vacant de directeur général de la filiale Tunisair Handling. L’officialisation de ce poste n’interviendra cependant qu’après le feu vert du Premier ministère.
Habib Mekki, l’ancien responsable de la société, est retourné au ministère du Transport pour occuper le poste de directeur général de l’Aviation civile.



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Nominations de directeurs à  Tunisair

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La compagnie publique a procédé à  la désignation de nouveaux directeurs par intérim. Au centre de contrôle de gestion de la DCOA (direction centrale des opérations aériennes), c’est Ibtissem Ben Ahmed qui a été nommée. Par ailleurs, Abderrazak Tounakti a été nommé directeur du personnel, Mounir Helal, directeur des recettes commerciales et Hamza Louati directeur de la gestion financière. Khaled Essafi dirigera pour sa part le centre de formation en qualité de directeur.
Il demeure cependant encore trois postes principaux vacants : celui de directeur central du produit, de directeur central financier et de directeur de l’exploitation.



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L’ONTT va-t-il soutenir la ligne Milan-Tozeur ?

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Après avoir confirmé son soutien financier à  la compagnie française Transavia pour ses vols sur la Tunisie cet hiver, il se pourrait que l’ONTT apporte son appui à  Tunisair pour la préservation de sa ligne aérienne directe Milan-Tozeur. La compagnie publique avait annoncé dans un premier temps la suppression de la desserte. Son maintien pourrait être tributaire de la réponse qu’apportera l’administration du Tourisme à  la question. Par ailleurs, Tunisair envisagerait finalement d’assurer la continuation de deux de ses vols internationaux jusqu’à  Tozeur. Seraient concernés les vols Lyon-Djerba et Nice-Monastir.



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Les chiffres du tourisme au 20 septembre

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Les dernières statistiques officielles de l’Office national du tourisme tunisien à  la date du 20 septembre 2011 révèlent que 3.387.103 touristes et non-résidents sont entrés en Tunisie depuis le 1er janvier 2011, soit 35,4% de moins qu’il y a une année à  la même époque.
En termes de nuitées, elles sont passées de 27,7 millions il y a un an à  15,7 au 20 septembre 2011, soit un recul de 43,2%.Quant aux recettes, elles ont baissé de 39,4% à  1520 millions de dinars contre 2506,6 millions de dinars au 20 septembre 2010.



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Les Japonais intéressent les Tunisiens

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Pour la première fois, l’ONTT participe au salon du tourisme JATA World Tourism Congress & Travel Fair 2011 qui se tient actuellement et jusqu’au 2 octobre à  Tokyo au Japon. Le directeur général de l’ONTT, Habib Ammar, a fait le déplacement pour la circonstance, accompagné de Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages). A cette occasion, une convention de jumelage a été signée entre la partie tunisienne et la JATA, l’association japonaise des agences de voyages, afin de multiplier les échanges et les opportunités touristiques entre les fédérations professionnelles des deux pays.

Pour la FTAV, il s’agit aussi et surtout de créer des opportunités commerciales et pouvoir s’introduire plus en profondeur au sein du marché touristique japonais dont le potentiel s’élève à  16 millions de touristes par an. Actuellement, la Tunisie ne reçoit que 12.000 visiteurs en provenance de ce pays, d’où l’énorme potentiel existant.Ce jumelage intervient suite à  la visite récente en Tunisie d’une délégation de 6 membres de la JATA à  l’initiative de Kamel Lagha, patron de l’agence Atlantis Voyages.



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Un forum sur l’avenir du tourisme

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Nos confrères de Tourisme Info organisent un forum sur le thème « Quel avenir pour le tourisme ? », le mercredi 5 octobre 2011, à  l’hôtel Golden Tulip El Mechtel, de 8h30 à  13 heures. Ce forum traitera de deux sujets principaux :

1- Quelle stratégie pour le tourisme?
La stratégie à  l’horizon 2016 est-elle encore d’actualité ou faut-il élaborer une nouvelle stratégie?

2- Le tourisme et sa place dans le programme des partis politiques
– le tourisme et la place qu’il doit occuper dans la vie politique, économique et sociale dans la deuxième République et à  la veille des élections de l’Assemblée constituante ;
– Les partis politiques et le tourisme : leurs visions et de leurs programme



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Disparition d’un éminent journaliste de tourisme

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Mohamed El Hedef, journaliste et secrétaire de rédaction à  Essahafa, s’est éteint à  Tunis à  la fleur de l’âge suite à  une crise cardiaque. Notre confrère et ami consacrait chaque semaine dans ce quotidien en langue arabe une page complète dédiée au tourisme et à  sa promotion intitulée « Siyaha wa Asfar ». Il était également un fervent défenseur du festival de Jazz de Tabarka. Il ne manquait d’ailleurs aucune occasion lors des conférences de presse avec les autorités pour militer en faveur du maintien de ce festival notamment. Ces dernières années, il s’était de surcroît passionné par la photo et particulièrement les reportages touristiques dans les régions de l’intérieur et culturels à  travers les festivals. Il était également président de l’Amicale des anciens de l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI).
A sa famille de Gafsa notamment, sa ville d’origine dont il était si fier, et à  ses proches, nous présentons nos condoléances les plus attristées.



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Voyage avec Rym Saïdi, mannequin international

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Son rêve d’enfant s’est transformé en véritable conte de fée. Rym Saïdi compte depuis 8 ans parmi les quelques rares mannequins tunisiens ayant véritablement acquis une dimension internationale et qui sont sollicitées aux quatre coins du monde. Ses véritables débuts remontent à  2003. Cette année là , elle remporte le fameux concours de mannequin Elite Model Look dans sa version nationale en Tunisie et part défendre son titre en Asie aux côtés de jeunes filles venues de 65 pays. En 2006, elle gagne l’émission de téléréalité « Mission Fashion » (une Star Academy de la mode en quelques sortes) diffusée par la chaîne TV libanaise LBC Nagham. De là  s’enchaînent les propositions et les contrats, d’abord au Liban puis à  Milan où elle est aujourd’hui installée. Rym Saïdi, toujours radieuse et professionnelle, défile sur les plus grands podiums internationaux, fière d’arborer ses origines tout en étant soucieuse d’honorer le pays dont elle porte le drapeau dans le secteur.Consciente que la carrière de mannequin est traditionnellement très courte, elle semble déjà  avoir bien planifié son avenir. Elle pense d’abord très sérieusement à  reprendre ses études dans une filiale qui devrait lui convenir à  merveille et dans laquelle elle devrait exceller vu son expérience : le marketing de la mode. Ensuite et selon certaines indiscrétions, elle ne serait pas restée insensible à  certaines offres de cinéma, d’où les cours de théâtre qu’elle suit actuellement. Mais sur la question, chut, Rym ne veut rien dévoiler, par discrétion certainement, par superstition peut-être.

Votre dernier voyage ?
Punta Cana en République dominicaine pour un Shooting photos organisé par une marque italienne pour son catalogue. Mais je n’ai pu profiter de rien parce qu’on se levait tous les jours à  4h00 du matin pour s’arrêter à  10h (à  cause du soleil) et on reprenait en début d’après-midi jusqu’à  20h00. C’était déjà  mon troisième voyage dans ce pays qui est très bien pour réaliser des photos. Il y fait tout le temps chaud avec une température tolérable.

Votre destination préférée ?
Et pourquoi ?
Le Liban. J’adore le pays qui est très beau. J’y vais souvent et j’y ai beaucoup d’amis, notamment à  Beyrouth, et des souvenirs parce que c’est là  où ma carrière a débuté, après la Tunisie bien-sûr. Le Liban m’a fait connaître dans le Monde arabe.

Votre meilleur souvenir de voyage ?
Mon premier voyage, toute seule, à  l’âge de 17 ans pour participer au concours Elite Model Look, à  Singapour. 14h de vol. J’y ai passé 2 semaines.

Votre pire souvenir en voyage ?
grrrrrr….J’ai été bloquée en République dominicaine pendant plus de 5 jours à  cause du fameux volcan islandais en 2010. J’avais fini le Shooting et je devais repartir à  Milan via Paris. Tous les jours, je faisais le trajet entre l’hôtel et l’aéroport en espérant pouvoir repartir. J’étais toute seule parce mon groupe avait encore du travail sur place. Quand il a été de nouveau possible de repartir, il n’y avait pas de place dans l’avion. Finalement, j’ai pu renter en passant par l’Allemagne.

En voyage, vous êtes plutôt : dormeuse, curieuse en train de scruter le hublot, ou anxieuse et impatiente d’arriver ?
Je profite en général du voyage pour rester tranquille et dormir ou pour un lire un livre.

Vos meilleurs compagnons de voyage ?
Livre, Ipod et ordinateur. J’adore la musique classique. Puisque je joue du violon, ma vie est faite de musique classique et je ne peux pas m’en passer.

Lors de vos voyages professionnels longs-courriers, vous exigez la First, la Business, ou l’Eco ?
N’importe mais je préfère tout de même la Business pour me relaxer un peu et conserver une bonne mine. Quelquefois, quand un client paye le voyage en classe économique, il m’arrive de payer la différence pour être en Business.

Votre look vestimentaire en voyages : jean et basket ou BCBG ?
Jean et basket… Cool et le plus confortable possible. C’est d’ailleurs mon look de tous les jours.Combien de pays visités ?Singapour, la Malaisie, l’Inde, Dubaï, le Koweït, le Qatar, le Liban, le Maroc, l’Egypte. Je suis basée à  Milan depuis 3 ans donc je voyage beaucoup en Europe (l’Espagne, la France, l’Allemagne…). Quand j’étais basée au Liban, j’allais souvent dans les pays alentours.

Votre prochain voyage déjà  prévu ?
New York. C’est la première fois que je vais y aller. Je vais voir une agence sur place pour probablement un nouveau marché. Je n’arrête pas et j’essaye toujours de nouvelles expériences. Si ça ne marche pas, je retournerai à  Milan.

Le voyage dont vous rêvez ?
Hawaii. Je ne sais pas pourquoi, depuis 3 ou 4 ans, je rêve d’y aller, sans explication. J’ai des idées dans la vie que je n’explique pas mais que je tiens à  réaliser.

Votre message à  la Tunisie et aux Tunisiens après la révolution ?
Il faut saisir cette occasion pour que s’instaurent la démocratie, la paix et la prospérité pour le développement de la Tunisie. L’Histoire de notre pays a démontré que les Tunisiens sont capables de relever les défis et concrétiser leurs aspirations la main dans la main en regardant vers l’avenir.

Propos recueillis par
Hédi HAMDI



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Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme : « vous ne me verrez pas dans un projet touristique en Tunisie sur les 3 prochaines années».

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Interview sous forme de bilan avec Mehdi Houas, à  quelques semaines de la fin de son mandat à  la tête du département du Tourisme.

Où avez-vous passé vos vacances cet été ?

Je n’ai pas pris de vacances mais j’ai volé des week-ends à  droite à  gauche : Djerba, Hammamet, El Haouaria avec ma famille. 3 week-ends seulement et c’est un peu normal parce que je ne suis pas là  pour prendre des vacances, surtout en été avec la responsabilité tourisme et ramadan.

Incognito ?

C’est un luxe qui ne m’appartient plus et auquel je n’ai plus droit. Quand je veux faire des choses incognito, il y a après des histoires qui sortent, souvent fausses, mais ce n’est pas grave.

Les opérateurs du tourisme sont encore abasourdis par l’annonce de votre homologue au transport concernant le report de l’Open Sky. Quel est votre position par rapport à  la question ?

J’ai reçu les professionnels pour leur dire que je considérais que l’Open Sky devait constituer une priorité pour le tourisme et pour notre pays. Nous sommes donc en phase.

Le ministère du Tourisme n’a-t-il pas son mot à  dire dans cette affaire finalement ?

Bien-sûr qu’il a son mot à  dire, et le ministère du Commerce aussi. C’est lui qui porte les négociations finales sous la technicité du ministère de tutelle qui est le ministère du Transport. Nous avons un tourisme qui est en partie frontalier mais en grande partie qui nécessite un moyen de transport optimisé. La deuxième chose à  dire, c’est que notre tourisme doit évoluer pour couvrir une plage plus importante de temps dans l’année. Sans aérien à  des prix raisonnables, ce ne sera pas possible.

Certains estiment la dernière saison été comme ayant été mauvaise, voire catastrophique pour d’autres. Partagez-vous ce point de vue ?

Tout dépend du référentiel par rapport auquel on se positionne : si on se réfère à  l’absolu, -40%, c’est catastrophique. Si on se positionne par rapport à  un pays qui s’est transformé dans sa totalité, qui a réussi sa révolution en un temps record (pour moi, elle est réussie), je pense que c’est un bon investissement. En relatif, nous avons réussi à  sauver les meubles et avoir fait -40% avec les conditions dans lesquelles était partie la Tunisie, et compte-tenu de l’offre (il ne faut pas oublier que l’offre est réservée aux familles, très balnéaire, avec une réservation long-terme), le travail qui a été fait a réellement été un succès dans l’absolu.

Sur le plan administratif, vous avez procédé en septembre à  la nomination de nouveaux représentants de l’ONTT et de nouveaux adjoints à  l’étranger. Sur quels critères et les pistons ont-ils encore fonctionné ?

J’espère que non (rire). Première décision : je crois qu’il faut que l’on retrouve une ambition forte de nos représentations à  l’étranger. J’ai cru comprendre que par le passé, les nominations étaient le fait du prince et ceux que l’on nommait n’y allait pas forcément pour y assurer une mission mais réellement pour y toucher un salaire. Donc là , j’ai veillé à  ce que chacune de ces nominations me soient expliquées, j’ai regardé chacun des CV qui étaient proposés et nous avons fait cela de manière collégiale. La réponse aux pistons est clairement « non » et j’ai même personnellement deux ou trois avis complémentaires et quelques modifications à  la première mouture qui m’a été donnée. à‡a c’est pour vous rassurer sur le sujet. Après, est-on allé jusqu’à  réellement identifier des critères plus scientifiques pour les postes ? Pour le moment, ce n’est pas encore le cas mais c’est ce que je souhaite mettre en place et il faut changer aussi les mentalités. Beaucoup de gens considéraient et considèrent encore que partir en représentation à  l’étranger, c’est une récompense. Or, ce n’est pas une récompense, c’est une mission. La deuxième chose que je voudrais mettre en place assez rapidement, c’est que cette mission ait un objectif qui soit à  la fois qualitatif et quantitatif.

Mettrez-vous à  leur disposition les moyens nécessaires d’atteindre ces objectifs ?

Comme j’ai une culture de chef d’entreprise, effectivement, je n’ai jamais donné un objectif sans y associer un moyen. A partir du moment où ce ministère saura prendre un engagement avec la profession, s’engager sur un objectif et le réussir, chaque fois que l’on demandera des moyens, on nous fera confiance.

Jusqu’au 30 juin, vous avez piloté deux ministères (Commerce et Tourisme), avec un secrétaire d’Etat au Tourisme pour vous épauler. Depuis le 1er juillet, vous avez en charge les deux ministères à  vous tout seul. Comment faites-vous ?

Beaucoup de gens m’ont dit : pourquoi tu n’as pas pris un autre secrétaire d’Etat ? Il y a deux choses. Premièrement, le travail qui a été fait auparavant est un travail important, et une fois qu’il est fait, c’est peut-être plus facile de le continuer. La deuxième chose, c’est qu’à  un moment donné, il faut avoir des collaborateurs qui puissent monter dans le train assez rapidement et je n’ai pas trouvé nécessité totale de changer.

Le 23 octobre, votre mission gouvernementale devrait s’achever. Si vous deviez juger cette expérience ministérielle ?

L’expérience est extraordinaire à  titre personnel. Avoir la chance, l’honneur et la possibilité de venir aider son pays dans un moment aussi important de son Histoire, c’est exceptionnel. La seule chose que je puisse dire, c’est que j’espère que j’aurais été modestement à  la hauteur de l’attente que j’ai suscitée. Modestement, si je devais faire un bilan, je pense que le gouvernement dans sa globalité a réussi sa mission et sa responsabilité qui était double au lendemain de cette révolution. La première était de transporter le pays définitivement dans le camp des pays libres qui respectent le droit international et démocratiques. La deuxième était de faire en sorte que l’économie ne s’écroule pas. Cela aussi est une réussite, le pays n’a jamais manqué de rien et a encore continué à  tourner et a quand même accueilli 3 millions de touristes.

Si vous aviez un souvenir à  évoquer, le meilleur de votre mandat ministériel ?

J’en ai énormément. Si je devais en prendre un seul, ce serait peut-être le jour où l’on prête serment, c’est-à -dire que l’on est prêt d’abandonner tout ce qui est personnel et de ne penser qu’à  tout ce qui sert le pays et l’Etat.

Et le plus mauvais souvenir ?

Je les oublie moi les mauvais souvenirs, je n’ai pas de mémoire négative.

Et s’il fallait juger la nature des relations que vous avez eues avec les professionnels du tourisme ?

C’est un apprentissage. Aujourd’hui, ces relations sont équilibrées mais il a fallu à  un moment donné que chacun puisse prendre sa place, avoir son territoire et faire en sorte que le respect mutuel s’instaure. Ces relations sont –pas difficiles- mais antagonistes. Il est normal que la profession ait une vision différente de celle du ministère, ça n’empêche pas les deux de travailler main dans la main et les objectifs ne sont pas forcément les mêmes. Ce que j’attends d’une profession, c’est qu’elle puisse générer plus de richesses qu’elle n’en consomme et qu’elle puisse faire en sorte que le tourisme croisse en quantité et en qualité. Ce que je comprends que la profession attend de son ministère, c’est qu’il soit son soutien à  tous les niveaux (logistique, financier, culturel, sur la promotion…). La vraie difficulté dans ce dialogue, c’est de trouver les zones de transmission de relais.

Avec le personnel de votre ministère ?

Avec mon ministère, je dois avouer que –modestement- j’ai eu beaucoup de chance. 1 : j’ai été accepté et je n’ai jamais été refusé (je n’ai jamais eu droit au ‘dégage’). 2- Le contact a été assez rapidement bon. Et même les relations avec le syndicat à  l’intérieur du ministère sont aussi bonnes.

Et avec les médias ?

Avec les médias, c’est différent. Je pense que le premier ou les deux premiers mois, mon silence (il fallait que je travaille avant de parler) a laissé la place à  beaucoup de supputations, à  beaucoup de choses qui ont été fausses, qui m’ont un petit peu blessées au départ mais après, je me suis fait une carapace métaphysique. La seule chose que je demande aujourd’hui aux médias, c’est réellement de vérifier l’information avant de la donner et je leur dis et redis que ma porte est toujours ouverte et qu’ils peuvent venir me voir et m’appeler à  tout moment. Je ne les influencerai pas sur ce qu’ils ont à  dire, par contre, je ne les autoriserai pas à  dire des choses qui ne sont pas vraies sur ce que l’on fait.

Où allez-vous après le 23 octobre et qu’allez-vous faire ?

Prendre du recul. Je n’ai jamais été très loin de mon pays et je vais m’en rapprocher encore plus. Je vais essayer de continuer à  le servir et à  le défendre, certainement d’une façon différente. J’ai vécu quand même à  un rythme fou, il fallait quand même beaucoup travailler, ni week-end, ni vie de famille, à  un moment donné, notre mission va s’arrêter et on en fera un bilan.

On dit que le tourisme, c’est un virus. L’avez-vous attrapé ?

Je n’ai pas fait du tourisme, j’étais ministre du Tourisme. Aujourd’hui, j’ai des idées très claires sur ce qu’il faudrait faire que ce soit dans le domaine du commerce ou dans le domaine du tourisme et c’est peut-être le bilan que je ferai à  la fin du mois et je laisserai cette vision. Je pense que l’on peut faire quelque chose d’exceptionnel dans ce pays en matière de tourisme.

Vous verra-t-on après le 23 octobre à  la tête d’une entreprise touristique en tant que promoteur par exemple ?

Je vais vous répondre de manière complètement franche et directe : quand j’ai été nommé, on m’a demandé si j’avais un intérêt dans le commerce et le tourisme. Quand j’ai dit non, on m’a dit : c’est parfait, il n’y aura pas de souci. Je crois qu’il sera raisonnable pour moi, au moins sur les 2 ou 3 prochaines années, qu’il n’y ait aucun projet ni aucune participation dans ces deux domaines et c’est ce que je ferai. Par contre, il y a un tas d’autres domaines dans lesquels je suis compétent et pour lesquels je peux apporter une valeur ajoutée en Tunisie. Donc, non, vous ne me verrez pas dans un projet ni touristique, ni de commerce en Tunisie sur les 3 prochaines années et je pense que c’est plus sain pour tout le monde.

Propos recueillis par
Hédi HAMDI



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Adel Boussarsar choisit de prendre du recul

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Depuis 1984, il était aux commandes de Tunisie Voyages, devenue au fil du temps l’une des principales agences de voyages tunisiennes en termes de clients et de parc roulant grâce à  sa représentation du géant allemand TUI en Tunisie.

Adel Boussarsar a décidé de se retirer partiellement de son poste de président-directeur général de l’entreprise et confier le management à  un représentant de son actionnariat étranger. Officiellement, Adel Boussarsar a justifié cette décision pour des raisons de santé. A son conseil d’administration qui s’est réuni le 26 septembre, il a proposé la séparation des fonctions de président du Conseil de celle de directeur général.

En l’occurrence, c’est un Espagnol, Venancio Lorente, qui a été nommé en tant que directeur général de Tunisie Voyages pour une période de 2 ans. Lorente a été nommé par la TUI, actionnaire de référence de l’agence, avec pour mission « de donner une nouvelle approche dans la gestion de la société et ramener toutes les filiales de la TUI opérant sur les différents marchés émetteurs ».

Au siège de Tunisie Voyages à  la Charguia à  Tunis, on tient cependant à  souligner que Adel Boussarsar garde ses fonctions de président du conseil d’Administration, de même que Mohamed Ali Chograni reste DGA chargé de l’Exploitation, tandis que Hamid Soltani occupera désormais le poste de DGA chargé des affaires Administratives et Financières.



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Parution du nouveau guide Destination Tunisie Hôtels 2012

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C’est devenu un document de référence pour le secteur touristique en Tunisie: la nouvelle édition 2012 du guide « Destination Tunisie Hôtels » vient de paraître et a été officiellement présentée sur le salon de tourisme Top Resa à  Paris la semaine dernière sur le stand de l’ONTT.

Cette quatrième édition en langue française (la 7e en tout), marque la confirmation de cette publication devenue régulière et qui répertorie la totalité des hôtels en Tunisie. Le guide est segmenté en régions et les établissements classés par catégorie décroissante, débutant par les 5 étoiles. La particularité de ce guide réside dans sa mise à  jour des coordonnées des hôtels, de leur classement officiels, mais aussi de leurs appellations, tant le secteur est sujet à  de nombreuses mutations.

On y remarque même que sont mentionnés les hôtels en construction (Ibis et Novotel à  Tunis ; Les Nymphes à  Zaghouan ; etc.) et dont l’ouverture est imminente, ainsi que les hôtels fermés pour rénovation, ce qui permet au lecteur de disposer d’un document de travail parfaitement mis à jour.

Ceci étant, le guide recense désormais plus de 600 établissements : hôtels, appart-hôtels, villages de vacances, en plus des maisons d’hôtes, des hôtels de charme, des gîtes ruraux.et des relais sahariens avec quelquefois des informations plus détaillées sur des hôtels sélectionnés. Questionné sur l’absence des prix des chambres dans ce guide, l’éditeur a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un guide à  but commercial mais d’un document permettant aux clients des hôtels d’avoir toute l’offre disponible dans un document unique et ainsi avoir l’embarras du choix.

Pour les professionnels tunisiens et étrangers, le guide Destination Tunisie Hôtels est unanimement considéré comme un outil de travail efficace grâce à  sa maquette claire, sa présentation rationnelle et son contenu fiable.

Autre particularité à  mettre à  l’actif de cette publication: l’existence dans chaque chapitre régional d’une carte géographique qui répertorie la position des différents hôtels par rapport à  la ville la plus proche, à  la mer, au port de plaisance, au parcours de golf alentour… Bref, un document à  garder à  la portée de la main pour choisir l’hôtel de ses prochaines vacances ou de son prochain séminaire professionnel. Après le français, la prochaine édition est annoncée en anglais et devrait paraître au mois de novembre 2011.

Destination Tunisie Hôtels 2012 – Edition Markédia – 96 pages en couleurs. Prix de vente (hors frais de port): Tunisie : 9,5 DT – Zone euro: 9,5 euros. Pour commander en direct: dt@markedia.com.tn



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RIU ne remet pas en question sa présence en Tunisie

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Malgré la crise actuelle et particulièrement les difficultés du marché espagnol sur la Tunisie, RIU maintient sa présence sur le marché sans remise en question de ses engagements.

Le groupe hôtelier espagnol va continuer d’exploiter les 9 établissements (4500 lits) qu’il gère dans plusieurs régions touristiques du pays.

« Nous sommes favorables à  de nouvelles unités, souligne même Néjib Bouzidi, directeur commercial de RIU pour la Tunisie, et nous sommes d’ailleurs en pourparlers avec plusieurs hôtels pour augmenter notre présence ».

Cependant, pour consolider son porte-feuille sur le marché, le groupe exige des hôtels qui entrent dans la gamme de la marque, à  savoir qu’ils soient de catégorie 4 ou 5 étoiles, qu’ils se situent en bord de mer et qu’ils aient une capacité minimale de 300 chambres.

RIU exploite 107 hôtels dans le monde en propriété ou en gestion pour compte (comme c’est le cas pour la Tunisie).



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Djerba : l’idylle continue entre le Golf Beach et Fram

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5 MD ont été investis par le propriétaire pour rénover une partie des équipements des chambres et notamment l’ameublement et les salles de bain qui ont été totalement remises à  neuf.

L’hôtel Golf Beach à  Djerba poursuit sa collaboration avec Fram. Béchr Messaabi, propriétaire de l’établissement, vient de signer un nouveau contrat avec le groupe touristique français qui s’est engagé à  le louer pour une période supplémentaire de 10 ans.

 



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Le Park El Kébir change d’enseigne

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Après 10 années sous la marque RIU, l’hôtel Park El Kébir va changer d’enseigne commerciale. A compter du 1er avril 2011, l’établissement va être pris en gestion pour compte par le groupe Rezidor qui le gèrera sous l’enseigne Park Inn. Il s’agit du 2e hôtel à  adopter cette marque en Tunisie après l’Ulysse Palace de Djerba.



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Sousse : le Green Park va être rasé

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L’hôtel Green Park à Sousse, propriété de Abdelaziz Essassi, va fermer ses portes à  compter du 31 octobre 2011.

L’hôtel va être totalement rasé pour être ensuite reconstruit. Les travaux devraient durer entre 18 et 24 mois.

Cette fermeture ne remet cependant pas en cause le partenariat entre la chaîne espagnole RIU, qui exploite actuellement l’hôtel, qui a annoncé qu’elle reprendra son exploitation à  sa réouverture.



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RFT, 2e client charter pour Tunisair

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René Trabelsi, patron de Royal First Travel (RFT), voyagiste d’origine tunisienne opérant au départ du marché français, a reçu des mains du PDG de Tunisair, Hamadi Thamri, un prix symbolique pour s’être classé depuis le début de l’année 2e tour-opérateur en termes de clients sur la Tunisie derrière Fram. 80% de la clientèle de RFT est venue dans le cadre de voyages organisés packagés et 20% en vols secs (sans séjour hôtelier), dont 50% sur la seule île de Djerba.



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Open Sky en Tunisie : faut-il l’engager coûte que coûte ?

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Le débat sur l’ouverture du ciel tunisien aux compagnies aériennes étrangères est lancé. Tandis que l’on s’acheminait vers la libéralisation du trafic aérien sur la Tunisie à  la date fixée au 7 novembre 2011 par le régime déchu, les nouvelles autorités de transition, en place depuis le 14 janvier, ont cependant estimé nécessaire de reporter une nouvelle fois l’échéance à  2012, voire même à  2013 selon certaines hypothèses. En conséquence, c’est dans les milieux hôteliers tunisiens que la déception a été la plus grande. Les professionnels de ce secteur attendaient en effet avec impatience que l’Open Sky permette à  de nouvelles compagnies aériennes étrangères (notamment les low cost) d’atterrir en Tunisie et ramener dans leur sillage une nouvelle catégorie de clientèle individuelle avec de nouvelles attentes touristiques. Un scénario qui permettrait d’atténuer la main-mise des tour-opérateurs sur le marché touristique tunisien.

La décision de décaler l’Open Sky semble avoir été décidée dans les couloirs du ministère du Transport sans concertation avec les autres départements au seul prétexte de prémunir Tunisair de la concurrence en lui accordant de nouveaux délais pour sa mise à  niveau. Or, l’annonce de ce report ne semble pas être du goût des autorités touristiques. Habib Ammar, directeur général de l’ONTT, ne s’en cache pas. Lors d’une réunion interprofessionnelle à  Paris le 22 septembre, il a affirmé le soutien haut et fort de son département à  la libéralisation du ciel car, selon lui, « le volet aérien constitue le goulot d’étranglement du tourisme tunisien, lequel ne pourra pas se développer tant que la question du transport aérien n’aura pas été résolue ». Et le directeur général de l’ONTT de jeter un pavé dans la mare en déclarant que « la date du 7 novembre 2011 était une boutade car les négociations avec l’Union européenne n’avaient même pas été engagées ». Retour donc à  la case départ ? En tout état de cause, l’administration du Tourisme clame haut et fort son soutien à  l’avènement de l’Open Sky : « on va se battre pour l’ouverture du ciel au plus tôt » a promis Habib Ammar.

Les arguments de Tunisair

Du côté de la compagnie nationale Tunisair, on affirme « ne pas être contre l’Open Sky » mais on rappelle à  qui veut bien l’entendre que « la révolution du tourisme n’est pas dans l’Open Sky ». Une manière de signifier aux hôteliers que leurs problèmes de remplissage de chambres sur l’année ne sera pas pour autant résolu quand le ciel tunisien sera ouvert. Pour Ali Miaoui, représentant général de Tunisair pour la France, il est nécessaire de comparer les expériences des autres pays touristiques de la région. « Le Maroc a entamé l’Open Sky en 2006, il a certes enregistré plus de passagers mais moins de nuitées et moins de recettes ». Cela s’expliquerait en réalité par l’augmentation du nombre de Marocains résidents à  l’étranger rentrant désormais plus souvent dans leur pays grâce à  l’attractivité des tarifs aériens proposés par les transporteurs à  bas prix.

De même que l’avènement des low cost au Royaume chérifien a permis de développer d’autres formes d’hébergement que la Tunisie n’est pas actuellement en mesure d’offrir à  grande échelle. Le responsable de Tunisair estime par conséquent que l’ouverture du ciel apportera certes « plus de touristes mais pas forcément ceux que l’on cherche ». Cependant et pour Jalel Bouricha, président de la Fédération régionale de l’hôtellerie Djerba-Zarzis, « le plus important, c’est d’avoir plus de clients par avion qui ne viendront que s’il y a de nouvelles compagnies aériennes », et de s’exclamer : « nous n’avons pas de riads mais nous avons des lits d’hôtels à  remplir ! »

Et du côté du directeur général de l’ONTT, la priorité est dans l’augmentation des entrées et des recettes en devises. « On ne pourra pas développer le tourisme résidentiel sans l’Open Sky soutient-il mordicus ».

Comparaison n’est pas raison

L’expérience de deux autres pays touristiques mérite d’être évoquée. Celle de la Turquie et celle de l’Egypte, deux destinations qui ont enregistré une croissance exponentielle de leurs réalisations touristiques ces dernières années contre vents et marées et sans être réellement affectés par les différentes crises internationales. « Ces deux pays n’ont pas pour autant libéralisé leur ciel » tient à  rappeler Ali Miaoui, « ce qui ne les a pas empêché d’enregistrer des taux de croissance touristique très importants ». Cependant, la Turquie possède 83 compagnies aériennes charters tempère Jalel Bouricha, « ce qui a permis d’établir de véritables ponts aériens, notamment au départ de l’Allemagne vers les principales stations touristiques turques ». Quant à  l’Egypte, l’expérience a démontré que la politique de crise de ce pays consistait à  subventionner les compagnies aériennes charters programmant la destination en leur offrant des compensations financières pour les sièges invendus. « Ils ont des moyens que nous n’avons pas » déplore Jalel Bouricha qui tient à  dénoncer le monopole exercé par Tunisair.

Mais Ali Miaoui n’en démord pas et rappelle que les aéroports de Tozeur et de Tabarka sont en Open Sky depuis longtemps, mais qu’aucune compagnie aérienne low cost n’a été intéressée par leur desserte. « Ne pensez pas que Ryanair et easyJet vont venir sur ces aéroports, prévient-il ! Ils vont venir sur Tunis ou sur Djerba, c’est-à -dire là  où il n’y a pas de difficultés réelles de dessertes aériennes ! »

Le libre choix

Mehdi Allani, vice-président de l’hôtel Le Sultan à  Hammamet, suggère pour sa part de « laisser le choix au marché et au client ». « Nous sommes dans une économie libérale, rappelle-t-il, et le marché est suffisamment capable de réagir à  l’Open Sky », avant de souligner que le comportement du consommateur a changé et que celui-ci est aujourd’hui à  la recherche de plus d’indépendance pour le choix de ses vacances, une indépendance que lui procurent les technologies de la communication actuelles.

Sur un plan plus technique, Mourad Kallel, patron du tour-opérateur Gamma Travel, opérant au départ de la France, estime que le km/passager entre la France et la Tunisie est le plus cher du bassin méditerranéen et certainement plus cher qu’entre la France et le Maroc. Le voyagiste s’interroge aussi sur les taxes en vigueur et se demande pourquoi on fait payer une taxe de 48 euros pour un touriste qui se rend en Tunisie et seulement 15 euros pour le même touriste qui aurait choisi de partir en Grèce par exemple.

Selon certaines informations, le sujet de l’Open Sky pourrait être abordé lors d’un conseil des ministres très prochainement. Mais quelque soit l’issue de ce conseil, et à  un mois exactement des élections, les mesures éventuellement adoptées pourraient être assimilées à  un simple coup d’épée dans l’eau.

Hédi HAMDI



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La Tunisie mise en bouteille par le 23 octobre

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« Avec des  »si », on mettrait Paris en bouteille ». Cette vieille expression servait à  dénoncer des spéculations sans fondement, donc aussi vaines qu’inutiles.

Actuellement, ce n’est pas Paris qui est mise en bouteille, mais bien la Tunisie à  cause des tour-opérateurs étrangers qui spéculent sur les élections qui vont avoir lieu le 23 octobre 2011. Les voyagistes européens y vont tous de leurs éventualités avec une imagination quelquefois plus débordante que celle du commun des Tunisiens : et si le scrutin donnait lieu à  des troubles pré et/ou post-électoraux ? Et si le pays était marqué par des violences politiques ? Et si de mauvais perdants venaient à  contester le verdict des urnes ? Et si les islamistes arrivaient chez vous au pouvoir ? Et si nos clients étaient mis en danger ? Et si nous ne pouvions plus faire affaire avec la Tunisie ?

Voilà  où en est actuellement la situation du tourisme tunisien par rapport aux pourvoyeurs de touristes sur la destination. Désormais, tout est à  l’arrêt. Minimum d’engagements car maximum de flou. En l’absence de visibilité, les T.O s’abstiennent de faire le moindre effort. Tout le monde est dans l’expectative et évalue les différents scénarii possibles. En attendant, le tourisme tunisien risque de manger son pain noir. Si encore il en trouve pour se nourrir cet hiver.

L.B.S



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Hamadi Thamri, PDG de Tunisair : «l’Open Sky ajoute un peu de concurrence sur le régulier… et nous allons essayer de rattraper certaines insuffisances»

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Il y a exactement quatre mois, on lui a remis les rennes de Tunisair (lire), certainement dans l’une des phases les plus critiques de l’histoire de la compagnie. La montagne de problèmes dont il a hérités n’a pas altéré sa confiance ni sa détermination à  aller de l’avant. A ses détracteurs (lire), il a fait le choix de ne pas répondre, préférant focaliser son énergie sur les dossiers chauds de l’entreprise.

Il a accepté de répondre à  quelques-unes de nos questions en maintenant son devoir de réserve, sachant que l’entrevue avec DestinationTunisie est intervenue deux jours avant l’assemblée générale de la compagnie (lire).

On se pose beaucoup de questions sur la décision de Tunisair de suspendre la majorité de ses vols internationaux directs sur Tozeur (lire). Quelle explication pouvez-vous apporter à  cette décision ?

Sur Tozeur, il faut faire la différence entre le régulier et le charter. Le charter y est toujours programmé et lorsque l’on a une demande, on la satisfait. Par contre, au niveau du régulier, nous sommes en train de créer la synergie avec Tunisair Express. Au niveau du régulier, les vols sont sur Tunis et le relais se fera avec les vols intérieurs qui seront renforcés. C’est un choix qui est économique dans cette période mais la liaison restera toujours sans être directe sur le régulier.

Quand-est ce que Tunisair sera prête à  affronter la concurrence étrangère pour permettre au gouvernement d’autoriser l’Open Sky (lire) ?

Tunisair s’est préparée depuis au moins une année et demie pour l’Open Sky, c’est pour cela que nous avons injecté des fréquences supplémentaires sur plusieurs destinations pour nous consolider. L’Open Sky ajoute un peu de concurrence sur le régulier mais le charter a toujours été libre. Nous ne sommes pas dans le cas d’autres pays. Nous sommes habitués à  la concurrence du charter avec d’autres pays depuis 50 ans. Par contre, au niveau du régulier, nous allons essayer de rattraper certaines insuffisances que nous avons et je crois que notre service peut se maintenir.

Sur le plan social, la situation va-t-elle dans le sens de l’amélioration au niveau de vos ex-différentes filiales (lire) ?

Sur le plan social, nous avons des filiales qui ne se sont jamais arrêté de fonctionner. Nous avons le Catering qui s’est arrêté mais les réparations ont été faites au niveau des installations et le démarrage a déjà  été opéré à  Djerba et nous attendons le démarrage dans une quinzaine de jours sur Tunis. Les installations sont prêtes à  fonctionner mais il y a cependant un plan d’hébergement à  soumettre et une planification des approvisionnements de la part de la filiale. Elle a démarré par de petites demandes de compagnies telles qu’Air France mais le volume de Tunisair justifie une préparation et une planification de l’opération. Et ensuite on démarrera sur Monastir.

Qu’est-ce qui va par ailleurs changer dans le programme hiver de Tunisair et notamment au départ de Sfax ?

Nous continuons le maintien des fréquences supplémentaires que nous avons faites et nous essayons au moins de consolider ce qui a été fait. Le vol Sfax-Paris, c’est vrai qu’il n’y est plus en hiver, c’est provisoire et, de toutes les façons, rien n’est définitif. Nous réagissons un peu à  la conjoncture.

Certains ont vu dans la fermeture de la ligne Sfax-Tozeur un rapport avec la création d’une nouvelle compagnie aérienne basée justement à  Sfax. Quel est votre commentaire (lire) ?

à‡a n’a rien à  voir. Cette compagnie a fait le choix d’être lancée à  partir de Sfax et c’est elle qui assume son choix.

Comment avez-vous perçu au niveau de Tunisair l’annonce de la création de deux nouvelles compagnies aériennes tunisiennes privées (lire) ?

De toutes les façons, les compagnies qui se sont créées aujourd’hui ont une autorisation du ministère de tutelle et prennent le risque de démarrer dans une situation que tout le monde connaît.

Propos recueillis par
Hédi HAMDI



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Moez Karoui préfère la vie en rose

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Ce n’est peut-être pas sa couleur préférée mais c’est celle de sa ville française favorite.

Moez Karoui, patron de l’agence de voyages DMC Tunisie Evénements, vient d’effectuer un retour aux sources à Toulouse, la Ville rose qu’il a habitée à l’époque où il était étudiant. Avec femme et enfants, il s’est installé sur les bords de la Garonne pour une nouvelle expérience professionnelle. Il lance en effet South West Travel & Events, un tour-opérateur spécialisé dans l’incentive, doublé d’un T.O virtuel sur le web dénommé Toulouse Evasion.

« C’est un objectif personnel pour me permettre de rebondir sur d’autres opportunités » explique Moez Karoui qui, en plus de la Tunisie, entend se développer également sur le Maroc et la Turquie. « A Toulouse, je vise l’industrie aéronautique mais aussi les golfeurs vu que l’on compte dans la région 25.000 licenciés ».

Entre-temps, Tunisie Evénements refuse de broyer du noir et continue de tourner à  Tunis malgré une conjoncture extrêmement défavorable dans le domaine du tourisme d’affaires… en attendant des jours plus roses.



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France : les professionnels du tourisme tunisien disent non à  la pression des prix

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Les hôteliers et les agents de voyages tunisiens sont excédés par les exigences des tour-opérateurs français. A Paris, où ils sont réunis du 20 au 23 septembre à  l’occasion du salon professionnel IFTM (ex-Top Resa), les Tunisiens ont décidé de dire non aux voyagistes français qui continuent de vouloir faire encore baisser les prix des prestations touristiques en Tunisie sous prétexte que la destination n’est pas demandée et qu’il faut attirer la clientèle par le prix. Un hôtelier à  Hammamet s’est même vu exiger de vendre à  7 dinars la nuitée pour l’hiver prochain !

Mais les professionnels tunisiens ne l’entendent pas de cette oreille et sont désormais décidés à  stopper cette spirale infernale avec le soutien de l’administration du tourisme. Premier T.O pointé du doigt pour ses pratiques tarifaires « déshonorantes » à  l’égard de la destination : Promovacances. Une délégation tunisienne s’est entretenu hier avec les 2 principaux dirigeants du voyagiste pour leur signifier sa désapprobation vis-à -vis des méthodes employées jugées dévalorisantes pour l’image de la destination. Cependant, Promovacances n’est pas le seul dans ce cas. On ainsi vu chez un autre T.O (bien tunisien cette fois-ci) la semaine dernière une offre d’une semaine à  299 euros en Tunisie avion compris ! Globalement, la moyenne de vente sur la Tunisie serait de 15 euros par nuitée, tandis qu’elle est de 40 euros pour le Maroc à  titre de comparaison.Du côté de l’ONTT France, l’heure est à  la montée en gamme coûte que coûte. Avec un meilleur budget de communication, il a été possible cette année de toucher les grands médias français sur le plan publicitaire, ce qui confère à  la destination une image nettement plus crédible. Finies donc les insertions publicitaires et les publi-reportages au rabais dans les médias de seconde zone.

Sur le stand Tunisie

Sur le stand Tunisie au salon IFTM, l’heure est donc aux négociations et aux préparatifs de la prochaine saison été. Lors du premier jour de la manifestation, l’on a enregistré la présence de près de 200 professionnels tunisiens présents, signe que les opérateurs n’ont pas baissé les bras. Car le salon IFTM est traditionnellement le premier grand rendez-vous professionnel touristique international après la haute saison. Il est en quelques sortes le baromètre du secteur et de ses états d’âme. Le ministre du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas, accompagné de Habib Ammar, directeur général de l’ONTT, n’ont pas raté l’occasion d’être présents, aux côtés de Hamadi Thamri, PDG de Tunisair, ainsi que des présidents des fédérations professionnelles, Mohamed Belajouza pour la FTH et Mohamed Ali Toumi pour la FTAV.

Malgré toute la bonne volonté affichée par les uns et par les autres, la date du 23 octobre semble être le premier obstacle à  toute nouvelle initiative. L’issue des élections demeurant très floues, personne ne semble vouloir (ni pouvoir) prédire de ce qui se passera dans un mois après le verdict des urnes. Seule la compagnie aérienne Transavia semble au contraire afficher un optimisme à  toute épreuve et annonce qu’elle consolide ses engagements aériens sur la Tunisie non seulement sur Monastir et Djerba, mais aussi sur Tabarka et Tozeur, aidée en cela par un petit « coup de pouce » de l’ONTT (voir notre article dans la rubrique Fil aérien).

H.H



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Transavia revient sur Tozeur et Tabarka cet hiver

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La compagnie aérienne française Transavia va consolider son programme d’hiver sur la Tunisie. Encouragé par le soutien que va lui apporter l’ONTT, le transporteur français pourra maintenir les vols programmés quelque soit le nombre de passagers à  bord. Concrètement, il a été décidé que les autorités touristiques tunisiennes subventionnent les éventuels sièges vides des vols Transavia au départ de la France quand le taux de remplissage de ses appareils sera compris entre 60 et 80% vers Monastir et Djerba. Vers Tabarka et Tozeur, Transavia va mettre en place de nouvelles dessertes qui seront financièrement couvertes par la partie tunisienne quand le taux de remplissage des avions sera situé entre 50 et 80%. Cette souplesse plus prononcée sur les destinations Tabarka et Tozeur s’explique par les difficultés touristiques aigues que connaissent ces régions.

L’ouverture des nouveaux vols se fera en étroite collaboration avec les hôteliers, les agents de voyages et l’office du Tourisme. Sur Tozeur, Transavia reconnait qu’elle sera « très prudente au départ avec pas plus de deux vols par semaine » mais est convaincue par la destination qui est un « extraordinaire » produit d’hiver pour découvrir le désert.

L’accord a été signé hier côté français par Lionel Guérin, PDG de Transavia, et côté tunisien par Habib Ammar, directeur général de l’ONTT, mais également par Mohamed Belajouza, président de la FTH et Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV, s’agissant de moyens financiers puisés sur le Fonds de compétitivité touristique alimenté par les hôteliers et les agents de voyages tunisiens.

Cet accord entre en vigueur le 1er octobre pour une période de 3 mois et « pourra être prorogé s’il aboutit aux résultats escomptés ». L’objectif de cette opération de soutien est de permettre à  Transavia de limiter les risques financiers et de l’encourager à  maintenir ses avions sur la Tunisie au cours du dernier trimestre de l’année.

Dans une déclaration exclusive à  DestinationTunisie, le patron de Transavia a expliqué que cet engagement s’expliquait par trois facteurs :

1) « Nos passagers entre la France et la Tunisie au départ de Paris, de Nantes et de Lyon n’ont baissé en 2011 par rapport à  2010 que de 10% simplement, ce qui n’est pas énorme.
2) Pendant la Révolution, nous avons continué à  opérer nos vols, souvenez-vous, sans jamais les arrêter.
3) Nous croyons beaucoup à  la destination Tunisie, notamment cet hiver, parce que la météo est favorable, notamment aux mois d’octobre, novembre et décembre. Il y a les élections au mois d’octobre et nous croyons en la stabilité du pays. C’est donc un engagement très fort pour dire à  tous nos concitoyens d’aller en Tunisie cet hiver. »



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Un film français veut s’inspirer de la Révolution tunisienne

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La société de production cinématographique Spiderword Productions va entamer le tournage d’un film inspiré de la Révolution tunisienne et intitulé « Indigo, l’âme de la terre ». Une équipe du film sera en repérage en Tunisie à  partir du 29 septembre dans la perspective de l’arrivée de toute une équipe composée de 130 personnes dans le sud tunisien pour les premiers coups de manivelle aux environs du mois de novembre. Le synopsis tourne autour de l’histoire d’un enfant berbère qui tombe d’un arbre dont la sève lui guérit la plaie provoquée par cette chute. Cet enfant grandit et a aussi un enfant qui nait le 7 novembre 1987… La sortie du film est prévue pour 2013.



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Ouverture imminente de la plus grande discothèque de Djerba

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Elle s’appellera Cyclone. Elle devrait ouvrir ses portes au début du mois d’octobre 2011 à  Djerba à  l’hôtel Green Palm. Sa capacité sera de 700 personnes. En termes d’équipements, un investissement très important a été consenti notamment pour la sonorisation et la lumière. Un grand programme d’animation y est prévu selon son promoteur, Laroussi Ben Attia, qui ne cible pas spécifiquement la clientèle touristique mais également la clientèle tunisienne. Artistes orientaux et DJ internationaux y sont déjà  programmés pour les mois à  venir dont très probablement le Français David Guetta au printemps 2012.

La discothèque Cyclone comprendra également un restaurant à  la carte et un bar lounge VIP. Ben Attia entend bien en faire l’endroit le plus branché des soirées djerbiennes afin de dynamiser l’animation nocturne sur l’Île.



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Tunisair abandonne-t-elle le tourisme saharien ?

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La compagnie Tunisair a décidé de ne pas réactiver ses vols internationaux saisonniers directs sur Tozeur qui opèrent traditionnellement à  partir du mois d’octobre pour toute la saison hiver.

Sur un total de 14 vols, il n’en restera plus que 12 selon des prévisions qui devraient être confirmées incessamment. Les dessertes régulières ouvertes les années passées au départ de Madrid, Milan, Nice, Lyon et Genève/Zurich seront purement et simplement supprimées. Au départ de Paris, les vols directs seront maintenus mais à  raison de 2 fréquences hebdomadaires au lieu de 4 l’année dernière.

Cette décision est due notamment au manque de rentabilité de ces dessertes mais surtout à  la volonté de la compagnie nationale d’activer son Hub de Tunis-Carthage en proposant des correspondances efficaces à  travers la compagnie Tunisair Express chargée d’assurer le tronçon de vol intérieur.

De l’avis même des observateurs, cette décision va sans aucun doute décourager nombre de voyageurs et notamment les golfeurs obligés de dédouaner leurs bagages à  leur arrivée à  Tunis.

Par ailleurs, et alors que la région se débat dans d’importantes difficultés résultant de la chute de l’activité touristique depuis la révolution, le transporteur public semble prendre une décision à  contre-pied des attentes du secteur dans cette zone.

Tunisair devrait par ailleurs supprimer d’autres lignes sur son réseau hiver notamment le vol Sfax-Paris et plusieurs fréquences au départ de la Suisse.

J.R



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Tunisie : naissance annoncée de deux nouvelles compagnies aériennes

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Le ministère du Transport vient de donner son aval à  la création de deux nouvelles compagnies aériennes en Tunisie.

Il s’agit de Syphax Airlines, lancée par l’homme d’affaires Mohamed Frikha et de Free Jet, initiée par Khaled Belhaj Ali, dont les dossiers ont été approuvés le 10 septembre 2011 par le Conseil national de l’aviation civile (CNAC).

La première a déjà  dévoilé son modèle économique (lire), la seconde devrait être à  vocation exclusivement charter.

Le Conseil a également donné son feu vert à  la création de plusieurs centres de formation pour les mécaniciens en maintenance aéronautique et pour le personnel navigant outre à  un bureau d’études « open sky », chargé de la formation et du recyclage dans les métiers des aéroports et de l’aviation.



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La Tunisie vue d’hélicoptère

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Le rêve inmpensable il y a encore une année va devenir réalité. Une compagnie tunisienne privée d’hélicoptères a reçu samedi 10 septembre 2011 son autorisation d’activité de la part du Conseil national de l’aviation civile. Il s’agit de la société « Tunisie Hélicoptère » qui a pour but d’organiser des vols et des circuits touristiques au dessus de la Tunisie.
L’ancien régime interdisait formellement ce genre d’activité pour des raisons sécuritaires et seule l’armée était autorisée à  utiliser les hélicoptères dans le pays.



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L’heure de la rentrée à  Sidi Dhrif

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La nouvelle année universitaire démarre aujourd’hui à  l’Institut des hautes études touristiques de Sidi Dhrif pour 786 étudiants dont 209 nouveaux bacheliers. Pour Lotfi Rahmouni, nouveau directeur de l’établissement, il s’agira d’entourer cette année des meilleures conditions de réussite et de s’inscrire, dans une seconde étape, dans une dynamique de reforme qui met le dispositif de formation en phase de l’évolution du secteur comme l’a défini le ministère du Commerce et du Tourisme qui a recommandé aux dirigeants des établissements publics de formation touristique de « repenser le modèle de formation actuel dans le sens de l’innovation et la performance ».



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10 millions pour la rentrée des classes touristiques

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Le ministère du Commerce et du Tourisme annonce avoir affecté un budget de 10 millions de dinars pour la rentrée 2011-2012. Les 8 écoles de formation touristique relevant de l’ONTT (Nabeul, Hammamet, Sousse, Aïn Draham, Djerba et Tozeur) s’apprêtent à  accueillir cette année 2500 étudiants.
Le ministre du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas, a préconisé, lors d’une réunion récente avec les directeurs de ces instituts, « la nécessité de saisir les opportunités offertes par la coopération internationale en la matière en vue de faire bénéficier le plus grands nombre d’étudiants et de formateurs », indiquant que « la Tunisie vient de signer des accords de coopération avec plusieurs pays dont la France, l’Italie et l’Espagne qui ouvrent de larges perspectives de coopération dans ce domaine stratégique pour l’avenir de l’activité touristique ».



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Les « états généraux » du tourisme reportés

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Fixés initialement pour le 15 septembre 2011, les « états généraux » du tourisme tunisien ont finalement été reportés. La FTH et la FTAV, principaux chefs de file de l’événement, se sont entendus sur la date du 11 octobre 2011. Les professionnels comptent au cours de cette rencontre proposer aux politiques leur vision du secteur touristique pour la période post-élections du 23 octobre 2011.



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Les actionnaires de Tunisair convoqués pour le 23 septembre

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La compagnie a fixé au 23 septembre la date de la tenue de son assemblée générale annuelle. Tunisair, qui passe par une période de fortes turbulences, caractérisées par une baisse importante de son trafic charter et par d’importantes perturbations au niveau de la gestion de ses vols, a vu son titre boursier chuter à  son plus bas niveau historique le 27 juin dernier à  1,470 dinar. L’assemblée s’annonce houleuse, d’autant que la compagnie pourrait annoncer des pertes faramineuses pour son premier semestre d’activité.



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