Les hôtels sur la voie de rembourser leurs dettes aux banques

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La Banque centrale de Tunisie et la Banque mondiale seraient tombées d’accord début novembre pour organiser une mission conjointe à  l’effet d’étudier la restructuration de la dette du secteur hôtelier. Bizarrement, la FTH a été informée de cette décision plus d’un mois après, sachant que la Banque mondiale a fixé la fin de l’année en cours comme date butoir. Le dossier serait resté en rade sur un bureau au ministère du Tourisme !
Quoiqu’il en soit, le patronat hôtelier a immédiatement réagi pour demander instamment aux hôtels de participer à  la mission avec l’assurance de préserver la confidentialité des dossiers qui lui seraient transmis.

Il est de notoriété publique que plus de 80 hôtels en Tunisie se trouvent dans une situation financière désastreuse vu leur niveau d’endettement.
« Faudra-t-il les trainer avec des chaînes pour les inciter à  résoudre leurs litiges avec les banques ? » s’est indigné un hôtelier. La FTH a, quant à  elle, pris le taureau par les cornes en investissant de pleines pages publicitaires dans les quotidiens de la place pour informer les hôteliers de la mission. Des fois que certains prétendraient n’avoir pas été au courant.



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Les Algériens viendront-ils réveillonner en Tunisie ?

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568 mille Algériens sont venus passer leurs vacances en Tunisie au cours des 11 premiers mois de l’année. De prime abord, le chiffre peut paraître important, mais il est en réalité en recul de près de 40% par rapport à  la même période de 2010. La semaine dernière, l’ONTT Alger organisait à  Oran une grande opération de relations publiques destinée à  renouer les agences de voyages algériennes et rassurer les médias locaux sur la situation touristique en Tunisie. Le workshop organisé pour la circonstance a drainé un nombre important d’agents de voyages de l’ouest algérien.

Sachant que près de 15% des entrées d’Algériens se font en général au mois de décembre, il y a lieu d’espérer un flux pour la fin d’année d’environ 50.000 visiteurs en provenance de ce pays.



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La tension monte entre les agences de voyages et l’IATA

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Les relations entre les agences de voyages tunisiennes spécialisées dans la vente des billets d’avion et l’IATA (l’Association internationale du transport aérien) ne semblent pas s’apaiser. Depuis le mois d’août dernier, la tension entre les deux parties va même en s’accentuant, à  tel titre que certains billettistes menaceraient désormais de ne pas payer leurs factures BSP (somme des billets d’avions vendus au cours du mois) en décembre.
Les agences dénoncent le ton vindicatif adopté par l’IATA à  l’égard de la communauté des agences de voyages et des mesures unilatérales qu’elle a pris avec le secteur en Tunisie ces derniers mois (lire).

Pourtant, les billettistes vont bientôt pouvoir disposer d’une caisse de garantie qui remplacera les différentes cautions financières exigées par l’IATA. Le projet est actuellement à  un stade avancé et le nombre d’agences ayant accepté d’y adhérer a dépassé les 120 sur un total de 220 billettistes agréés en Tunisie. Le dossier est piloté par la FTAV qui tente actuellement de rallier les agents de voyages encore indécis ou sceptiques quant au bien fondé de la mesure. Mohamed Ali Toumi, président de la fédération, a laissé entendre, lors d’une réunion récente, que les billettistes ne devaient pas insulter l’avenir. « Si l’IATA n’a pas exigé de caution de certaines agences, rien ne garantit qu’elle ne le fera pas prochainement » a-t-il déclaré.



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Bientôt, des stands new look sur les salons à  l’étranger

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A partir du mois de janvier 2012, le design des stands de l’ONTT sur les 5 plus grands salons touristiques internationaux sera totalement modifié.
Les nouvelles conceptions ont été confiées, par voie d’appel d’offres, à  des cabinets spécialisés (tunisiens et étrangers) qui ont remis leurs propositions à  l’administration centrale du tourisme à  Tunis. Il a été demandé aux designers de combiner le moderne au traditionnel pour refléter l’image de la destination.

Les offres ayant déjà  été dépouillées, le choix du soumissionnaire devrait intervenir tout au plus au cours de la 3e semaine de décembre.

Les nouveaux modèles de stand seront utilisés pour les éditions 2012, 2013 et 2014 des salons Fitur (Madrid), BIT (Milan), ITB (Berlin), IFTM Top Resa (Paris) et WTM (Londres).



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Bientôt, un nouveau vol Tunis-Toulouse à  118 dinars avec Air France

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La compagnie Air France consolide sa présence sur le marché tunisien. A compter du1er avril 2012, le transporteur français entamera la desserte d’une nouvelle ligne Tunis-Toulouse qui sera opérée 4 fois par semaine.

Ces vols directs seront assurés le mardi, jeudi, samedi et dimanche en Airbus A320/A319 en classe économique uniquement.

« Grâce à  cette nouvelle ligne entre Tunis et Toulouse, Air France élargit son offre au départ de la Tunisie et propose des tarifs innovants et particulièrement compétitifs » a souligné Jean-Louis Prades, directeur d’Air France pour la Tunisie.

« Cette ouverture de ligne s’inscrit dans la nouvelle stratégie commerciale d’Air France de reprise de part de marché au départ des régions françaises » précise également la compagnie à  ce sujet. A l’été 2012, Air France exploitera au total plus de 1 200 vols par semaine au départ de ses nouvelles bases de province, Marseille, Toulouse et Nice, « avec un modèle repensé pour renforcer la compétitivité ».

Des tarifs très attractifs

Au départ de Tunis, Air France proposera des tarifs en aller simple à  partir de 118 dinars TTC et 288 dinars TTC en aller/retour. Les billets peuvent être achetés sur le site www.airfrance.com/tn, par téléphone (au 71 13 77 00), auprès des agences Air France (Lac et aéroport) ou en agence de voyages.



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Polémique sur la limitation des excursions touristiques

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Les agences de voyages spécialisées dans le transport terrestre et les excursions touristiques sont particulièrement mécontentes: une note circulaire émanant de l’ONTT est venue leur rappeler que les excursions touristiques étaient limitées à  350 km par jour ! Autrement dit, les touristes en vacances à  Mahdia, désireux d’aller en excursion d’une journée à  Tunis et à  Carthage par exemple, ne pourront plus la faire le même jour à  cause des 420 km à  parcourir.

La fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) est tout de suite montée au créneau. Son président, Mohamed Ali Toumi, a réuni vendredi dernier à  Hammamet les agences de voyages du Cap Bon et de Sousse avec le responsable administratif de tutelle, Nizar Slimane, directeur du Produit à  l’ONTT, en présence des commissaires régionaux au Tourisme de Nabeul-Hammamet, Yasmine Hammamet et Sousse, pour débattre de la problématique. Certaines agences de voyages n’ont pas hésité à  juger cette circulaire « injustifiée », voire à  la qualifier de « ridicule », tant elle est en déphasage avec la réalité et, surtout, peu respectée par certaines agences de voyages.

Pour l’administration du Tourisme, cette décision a pour but de maintenir un certain standard de qualité et de permettre aux touristes de jouir pleinement de leurs excursions en accordant le temps nécessaire aux visites et aux pauses.

Dans le camp des agences de voyages, on soutient que les touristes tolèrent les excursions longues d’une journée et qu’il n’y a pas de réclamations concernant la longueur des déplacements.Il a par conséquent été décidé d’examiner la possibilité d’allonger la distance autorisées des excursions touristiques à  600 km par jour. Pour les excursions plus longues, il a été suggéré de placer deux chauffeurs qui se relaieraient. Les agences doivent cependant attendre que la décision soit validée par l’ONTT.

Dans le même registre, Nizar Slimane a annoncé que les agences de voyages n’auront plus à  passer par l’administration centrale du Tourisme pour l’obtention des visas d’excursions. Ce sont les commissariats régionaux au Tourisme qui en auront désormais la charge à  compter du 1er janvier 2012.



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Des ambassadeurs en visite touristique à  Oudhna

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Le ministère du Commerce et du Tourisme, ainsi que celui de la Culture, ont organisé hier une grande opération de relations publiques sur le site historique de Oudhna où ont été conviés plusieurs ambassadeurs étrangers accrédités en Tunisie. Pour Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, il s’agit de « rendre cette opération mensuelle » en l’organisant à  chaque fois sur un site différent afin de mieux faire connaître le patrimoine tunisien. 37 ambassadeurs se sont prêtés au jeu et ont répondu favorablement à  l’invitation dont les ambassadeurs des Etats-Unis, de France, d’Allemagne, de Chine, etc.



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45 sites tunisiens éligibles au patrimoine mondial de l’Unesco

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Le ministre de la Culture (Azedine Beschaouch) et celui du Commerce et du Tourisme (Mehdi Houas), achèvent leur mandat en fanfare. A quelques jours de l’installation d’un nouveau gouvernement, ils ont conjointement annoncé hier leur volonté de faire inscrire 45 sites archéologiques et naturels tunisiens au patrimoine mondial de l’Unesco. Fort de son expérience récente en tant que conseiller spécial du sous-directeur général de l’Unesco de la Culture pour le Cambodge, les Balkans et la Palestine, l’actuel ministre tunisien de la Culture possède sans aucun doute un atout indéniable, celui de connaître les procédures d’intégration des sites au patrimoine mondial. Pour la petite histoire également, il était en fonction au ministère de la Culture en 1979 quand la ville de Tunis et le site de Carthage y furent intégrés. « Je continuerai de militer pour la Tunisie à  l’Unesco » a clamé M. Beschaouch, qui est avant tout historien.

Actuellement, ce sont 7 sites historiques et/ou naturels en Tunisie qui ont été classés au patrimoine mondial, ce qui leur confère un label mondial qui ne peut laisser personne insensible et certainement pas les touristes. A ce propos justement, M. Houas, son homologue au Tourisme, estime qu’il s’agira d’une manière de mieux faire connaître le patrimoine tunisien, de pousser les touristes à  venir découvrir ce qui est recommandé, d’étendre la saison touristique et de développer des produits week-ends. Par ailleurs, un site reconnu comme appartenant au patrimoine de l’humanité bénéficie de soutiens financiers de la part de l’Unesco et engage le pays qui l’abrite à  le protéger.

Concrètement, les autorités tunisiennes auront à  présenter chaque année une demande à  l’Unesco pour l’introduction d’un site précis. La liste définitive n’a pas été rendue public car elle ne semble pas avoir été identifiée avec précision. Si l’on sait que l’Unesco met un an à  répondre pour chaque site, la liste complète mettrait… un demi-siècle pour être finalisée.

Pour Azedine Beschaouch, aucune région ne peut être oubliée ou négligée tellement la Tunisie regorge de sites naturels et archéologiques potentiellement éligibles au patrimoine mondial. Les Ribat de Monastir, Lamta, La Chebba, Mahrès et Djerba pourraient faire partie de la liste. Autre exemple avancé par le ministre de la Culture : la ville de Sfax et sa mosquée qui possèdent des spécificités qui n’existent nulle part ailleurs. Les sites historiques de Thyna, de Jbeniana ou encore le patrimoine naturel de Kerkennah et Jebel Chaâmbi possèderaient les atouts nécessaires leur permettant d’entrer dans ce cercle très fermé.
En espérant que cette initiative –quoique très ambitieuse- ne tombe pas dans les méandres de l’oubli dès lors que les nouveaux ministres de tutelle seront en poste la semaine prochaine.

H.H

Lire à  ce sujet :

Des ambassadeurs en visite touristique à  Oudhna



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Quel destin pour les Valtur en Tunisie ?

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Les deux hôtels portant l’enseigne Valtur en Tunisie (Tabarka et Bizerte) devraient probablement être acculés à  changer d’enseigne à  compter de l’été prochain. Le groupe italien éponyme, lourdement endetté, a lancé un appel d’offres international pour la vente de ses 22 hôtels dans le monde. En Tunisie, les deux établissements portant cette enseigne ne lui appartiennent pas directement.



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Une conférence touristique mondiale sur le tourisme à  Djerba

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L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) va organiser le 18 avril 2012 un atelier international sur le thème «Une approche stratégique de rajeunissement de Djerba». Au cours de cette rencontre, il sera réalisé un diagnostic du tourisme sur l’île sur la base de son positionnement sur le marché touristique international, de ses forces et faiblesses et du rendement de son investissement. Il sera également question de développement durable et des lignes directrices susceptibles d’être engagées pour améliorer la qualité de la destination.
Enfin, il sera question du développement de produits d’innovation et de niche.
Cet atelier sera précédé les 16 et 17 avril par une conférence également organisée par l’OMT intitulée « Nouveaux paradigmes dans le tourisme méditerranéen ».



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Lu dans la presse suisse

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« L’islam n’inquiète pas les Tos » titre Travel Inside, le journal suisse du tourisme dans son édition d’aujourd’hui. Voici le contenu intégral de l’article publié :

« Après le Printemps arabe qui a presque sonné le glas de la saison touristique 2012, Tunisie et Egypte ont été appelées aux urnes. Dans les deux cas, le verdict est identique: la percée islamiste est une réalité dont il conviendra de tenir compte, y compris dans le secteur touristique. En termes de volumes, les deux destinations sont d’importance capitale pour les deux grands TOs du pays, Hotelplan et Kuoni, ainsi que pour de nombreux spécialistes de Suisse romande. Mais dans tous les cas, on affiche une réelle sérénité.

„Les élections en Egypte ne sont pas encore terminées. Actuellement, des islamistes modérés sont en tête. Aucun parti ne détient la majorité, de telle sorte qu’un équilibre entre le développement économique et l’influence religieuse sur la politique devra être défini entre tous les partis à  l’élaboration de la constitution. Les possibles vainqueurs, à  savoir les islamistes modérés, ont déjà  fait savoir il y a quelques semaines qu’ils visent à  nouveau 50 millions de touristes dans le pays.
Dans cette optique, nous n’envisageons aucune influence négative sur le tourisme, ni à  court ni à  moyen terme. La même remarque s’applique à  la Tunisie“, analyse Marianne Hà¤uptli, Responsable Sales & Operations de Kuoni Suisse.

Chez Hotelplan, Walter Brüllhardt, Director Touroperating Beach Holidays, abonde dans le même sens: „Nous ne faisons pas de politique, nous n’avons absolument aucun préjugé. Pour les deux destinations, l’industrie touristique constitue un pilier économique majeur. Nous avons déjà  de très bons retours en Tunisie où les nouvelles autorités ont promis de développer le secteur touristique.
Notre brochure se vend d’ailleurs très bien. Dans la presse quotidienne, le vocable ‚islamiste’ fait peut-être les gros titres. Mais la réalité est bien différente: nous sommes tout à  fait confiant face à  2012 qui devrait se traduire par un véritable renouveau touristique sur les deux pays.“



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Un V.I.P russe en visite très touristique

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Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, en visite en Tunisie les 30 novembre et 1er décembre, s’est rendu à  Djerba puis dans la région du Sud-Ouest accompagné de Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, de Habib Ammar, directeur général de l’ONTT et de Mohamed Ali Toumi, président de la FTAV. Le but de cette visite était de faire découvrir à  ce visiteur de haut rang la réalité du terrain touristique dans l’espoir que soient levées les restrictions sécuritaires qui pèsent encore sur le marché russe vers cette région. Pour le ministre tunisien, l’objectif est de développer également le marché à  180.000 touristes sur le court-terme et à  1 million à  l’horizon 2016.



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Le tourisme alternatif a désormais son association

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Une nouvelle association vient de voir le jour. Son nom : Association de Promotion du Tourisme Alternatif (APTA). Ses objectifs : promouvoir les valeurs communes et fondamentales du tourisme alternatif auprès du public, rassembler les principaux acteurs dans le domaine du tourisme alternatif y compris les propriétaires de maisons d’hôtes, les voyagistes, les guides spécialisés, les porteurs de projets des sports non motorisés, ou encore créer une charte commune et instaurer un label de qualité.
L’association a programmé un ensemble de manifestations thématiques, de même qu’un projet de salon spécialisé en avril 2012. Elle a pour président Souheil Mouldi et comme secrétaire général Tahar Ayachi.



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Le N°2 d’Ennahda s’invite au congrès d’AS Voyages

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Hamadi Jebali, N°2 du parti islamiste Ennahda et très probable futur chef du gouvernement tunisien, a fait une apparition inattendue à  l’ouverture du congrès où il a prononcé un speech très écouté.

Une surprise de taille attendait hier (2 décembre 2011) les 650 agents de voyages français participant à  la seconde édition du congrès AS Voyages qui se déroule actuellement à  Monastir.

Hamadi Jebali a tenu des propos jugés forts rassurants par toute l’assemblée, composée non seulement d’agents de voyages et de journalistes français et tunisiens, mais aussi de personnalités du monde du tourisme tels que les co-présidents d’AS Voyages, Jean-Pierre Mas et François-Xavier de Boüard, Laurent Abitbol, président de Voyamar, Georges Colson, président du Syndicat National des Agences de Voyages (SNAV français) et de hauts représentants de la compagnie Air France, de Voyamar, d’Aerosun et d’Avis pour ne citer qu’eux.

Hamadi Jebali a eu droit à  un standing ovation suite à  son discours dans lequel il a déclaré, entre autres, que le parti Ennahda n’est pas un parti religieux et que l’objectif de 10 millions de touristes était le chiffre à  atteindre pour lui. Durant tout son discours, il a tenu des propos très rassurants à  l’égard du tourisme en répétant (voire même en martelant) que le secteur resterait une priorité nationale pour Ennahda.

De son côté, François-Xavier de Boüard, co-président d’AS Voyages, en a rajouté dans la volonté de rassurer ses agents de voyages sur la destination en annonçant que son réseau essaierait par tous les moyens d’aider la Tunisie à  repartir du bon pied dans son tourisme.

Pour sa part, Ali Miaoui, représentant général de Tunisair pour la France, a mis en exergue les efforts de la compagnie en cette année difficile qui a injecté 23 nouvelles rotations entre les deux pays et a annoncé une hausse de 23% dans le trafic des vols réguliers tout en enregistrant une baisse de 40% dans le trafic charter.

Réactions

Un agent de voyages français, habitué à  participer à  des congrès de tourisme, exprimait sa joie quant aux déclarations politiques rassurantes : « nous avons bien compris que le congrès AS Voyages auquel nous avons participé a été ressenti comme un événement national en Tunisie. Nous en sommes très fiers et nous remercions Hamadi Jebali pour ses propos rassurants qui nous boostent encore plus dans notre volonté de promouvoir la Tunisie auprès de nos clients français. »

Une journaliste d’un titre professionnel touristique déclarait quant à  elle que c’était la première fois en trente années de carrière qu’elle voyait un futur Premier ministre participer à  un congrès de tourisme. « La Tunisie m’étonnera toujours… Le geste très fort du futur gouvernement nous séduit et nous rassure énormément. Déjà , ce matin, j’avais pu constater l’extrême sécurité qui régnait en Tunisie dans les rues de la médina de Sousse… Je suis convaincue par la destination Tunisie et franchement, on ne peut vous souhaiter que le meilleur ! »

D.T (avec Stratégies Conseil)



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Tunisair consolide sa desserte de Londres

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La compagnie Tunisair vient d’entamer unecampagne de communication pour annoncer l’augmentation de ses volshebdomadaires vers la capitale britannique. Le transporteur public a en effet consolidédepuis le 3 novembre ses dessertes entre Tunis et Londres Heathrow (Terminal 5)passant à  5 fréquences par semaine. Les vols sont assurés tous les jours saufle lundi et le mercredi. A noter par ailleurs que Tunisair dessert la ville deManchester tous les samedis au départ de Monastir.



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Les guides de tourisme veulent un syndicat indépendant

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Chokri Kotti, guide de tourisme indépendant, a annoncé à  DestinationTunisie la création d’un « Syndicat National des Guides de Tourisme Indépendants ». Il s’agit d’un syndicat national se voulant démocratique, indépendant de toute tutelle, dont les objectifs fondamentaux sont les suivants :

– Unifier les rangs des guides professionnels indépendants pour la défense de leur droits matériels et moraux.
– à‰tablir un statut et une charte de déontologie pour réglementer la profession à  la hauteur des aspirations des guides professionnels indépendants et aider à  élever la profession aux niveaux des normes internationales.
– Défendre l’indépendance de la profession en Tunisie en respectant la liberté de la pratiquer dans le système de dépendance aux agences de voyages.
– Défendre les libertés syndicales, notamment la liberté d’appartenance à  la structure syndicale appropriée pour chaque guide professionnel.
– Travailler sur la participation effective des guides de tourisme professionnels indépendants dans le développement des stratégies et des décisions concernant la profession et surtout le secteur du tourisme en général, au sein des commissions nationales compétentes.
– Poser les bases d’une coopération au service des intérêts communs avec les structures professionnelles culturelles et touristiques nationales et internationales.

Le comité exécutif temporaire a complété les procédures juridiques et recueille l’adhésion pour préparer la première conférence électorale ouverte à  la candidature de tous ceux qui souhaitent servir les intérêts des guides professionnels indépendants.



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Billetterie aérienne : bientôt le bout du tunnel pour les agences ?

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Dans les milieux professionnels de la vente des billets d’avions en Tunisie, de grands changements devraient intervenir prochainement grâce à  la mise en place prochaine par la FTAV d’un « programme de garantie solidaire et d’entraide » destiné aux 230 agences de voyages billettistes agréées par l’IATA qui sont appelées aujourd’hui à  adhérer sans rechigner.

Par Mohamed B Khemaïs

Irritée par l’interventionnisme à  outrance de l’IATA (l’Association internationale du transport aérien), qui durcit d’année en année les critères financiers à  l’égard des agences de voyages tunisiennes accréditées, se traduisant par des garanties bancaires astronomiques (jusqu’à  1,6 million de dinars pour certaines), la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) a fini par prendre le taureau par les cornes. Mohamed Ali Toumi, président de la fédération, et son équipe, se sont jurés d’affranchir la communauté des agences de voyages du fardeau de la caution bancaire en se lançant le défi de son premier mandat de président de la fédération nationale de mettre en place un programme de garantie dont la cagnotte sera entièrement financée par les adhérents FTAV agréés IATA.
Les premières à  en profiter seront certainement les compagnies aériennes qui ne verront plus leurs produits de ventes soumis aux aléas d’un défaut de paiement, par le BSP déclaré, servis rubis sur ongle. Mais les bénéficiaires réels seront les agences elles-mêmes qui feront un pied de nez aux banques, aussi exigeantes que voraces en agios. Ces cautions bancaires qui ont coûté à  certaines agences jusqu’à  l’hypothèque de bien personnels !
Le mérite de cette formule n’est pas l’équation financière et la garantie uniquement, mais un facteur psychologique déterminant pour les deux partenaires : agents de voyages et compagnies aériennes seront désormais sécurisés et pourront exercer leurs activités dans la confiance et la sérénité.

Principes fondamentaux du concept

Le schéma consiste en un compte spécial alimenté par les cotisations des adhérents au programme qui sera administré par une structure interne FTAV appelée « Commission de Gestion et d’Entraide » (CGE). L’assiette de calcul des cotisations – en cours de simulation nous indique le président FTAV- sera basée sur le chiffre d’affaires annuel BSP, net cash, réalisé sur une rétrospective de 3 ans, par l’agent de voyages postulant la couverture. Mohamed Ali Toumi, sans divulguer l’essentiel qui sera dit à  ses membres d’abord, nous précise toutefois que la formule d’adhésion sera équitable, en ce sens qu’elle sera établie en fonction de la dimension de l’agence. Dans ce contexte et en ce qui concerne les « droits d’entrée », pas moins de neuf paliers ont été établis pour identifier les petits, les moyens, les grands, et les plus grands, partant d’un plancher de 250.000 dinars de chiffre d’affaires annuel, à  un plafond de 7 millions de dinars. Rappelons que n’est pas éligible qui veut à  ce projet puisqu’un cahier des charges (pratiquement finalisé) énonçant des critères rigoureux de l’historicité de sa solvabilité, tant auprès de IATA que dans son exercice professionnel sur le marché.

A un moment où la fédération nationale a besoin de constituer son fonds dans les meilleurs délais, les retardataires seront-ils soumis à  des frais de retard ? Une structure interne d’administration et de gestion FTAV (dite CGE ou Commission de Garantie & d’Entraide), composée de 4 membres du conseil de la FTAV et de 4 experts (juridique, fiscal, assurance et affaires IATA), assurera le fonctionnement de tout le mécanisme. Elle devra être épaulée par un « Comité de Surveillance mixte IATA/FTAV » qui passera au crible, au jour le jour, la situation financière de chaque adhérent au programme, afin d’éviter les « défaillances préméditées » éventuelles (qui seraient incriminées et poursuivies en justice).

Quid de la formule de cotisation

Dans un message aux membres de la FTAV, son président, Mohamed Ali Toumi, a indiqué que la cotisation sera articulée sur deux variantes :

1. Un droit d’entrée forfaitaire fixe perçu une seule fois ; chaque droit correspondant à  un palier selon le chiffre d’affaires.
2. Une cotisation annuelle variable selon un taux indexé (sur le chiffre d’affaires) dont le pourcentage reste à  établir par l’équipe d’experts FTAV, mais en aucune manière il ne dépassera 1%.

Pour une petite agence de voyages réalisant 300.000 dinars par an, les droits d’entrée fixes ne dépasseraient pas 5000 dinars (perçus une seule fois). S’y ajouterait la cotisation annuelle variable à  un taux indexé sur le chiffre d’affaires. Ce taux serait :
-Hypothèse A : 1% soit 3000 dinars/an (ce taux est de 1,5 % pour le Fonds GAV-AOC –Afrique Centrale & de l’Ouest) ;
-Hypothèse B : 0,85% soit 2550 dinars/an.

En d’autres termes, l’adhérent au programme paierait entre 7550 et 8000 dinars pour la première année et 3000 dinars chaque année suivante…
La FTAV étudie tous les scénarii pour comprimer au maximum les frais d’adhésion de ses membres au programme de garantie et agit sur toutes les composantes de l’assiette.
Elle demeure assujettie toutefois à  un montant de lancement d’un compte bancaire raisonnable et réaliste, de nature à  satisfaire les compagnies aériennes et l’IATA.
Le programme serait, sur un autre plan, ouvert aux compagnies aériennes si elles le désirent, s’agissant somme toute de leur argent qu’elles contribueraient à  protéger.
Certaines compagnies craignent que la participation au programme ne soit instrumentalisée comme moyen de concurrence : « si tu vends ma compagnie, je t’aide à  garantir mon produit de ventes ! » Ce qui est logique en fin de compte, et certainement beaucoup plus raisonnable que de reverser des ristournes « under the table ».

Un test pour jauger la solidarité des opérateurs du secteur

La fédération internationale (Fédération des unions d’associations d’agences de voyages – UFTAA) a qualifié l’initiative de la FTAV « d’excellente », et a encouragé la FTAV à  finaliser le projet.
Pour la première fois de son histoire, la FTAV érige et construit… Ce méga-projet est de toute évidence très sérieux et pragmatique. Là  où des opérateurs d’Afrique centrale et de l’ouest ont réussi, les Tunisiens ne peuvent pas et ne doivent pas échouer ! L’initiative interpelle les 230 agents accrédités IATA en Tunisie et les met à  l’épreuve. Ce projet constitue sans nul doute un modèle associatif et corporatif national et mondial. Il s’agit, à  notre humble connaissance, du 3ème après l’APS (Association Professionnelle de Solidarité – France) et le Fonds de Solidarité d’Afrique Centrale et de l’Ouest (Fonds GAV-AOC).

Aussi, et à  présent que la nouvelle équipe de gouvernance de la FTAV se bat farouchement sur tous les fronts pour défendre les intérêts de la collectivité, les adhérents à  la fédération devraient saisir l’occasion pour prouver leur degré d’engagement et de solidarité, et faire acte d’adhésion. Il est vrai que certaines agences accréditées IATA ne sont pas soumises à  une caution bancaire jusqu’à  aujourd’hui, mais attention ! Ils ne seront pas à  l’abri demain, car l’IATA est à  l’affût et les examens financiers selon la procédure en vigueur sont systématiquement menés chaque année par cette association. Il serait évident aussi que la réussite de ce projet ouvre la voie à  la mise en exécution d’une série d’actions stratégiques ciblant la réduction des coûts supportés par les membres de la FTAV et la diversification de la gamme de produits commercialisés : ADM’s, redevances Amadeus, problèmes de ventes et d’accès aux tarifs, intermédiation de la Omra et Haj, constituent autant de priorités inscrites à  l’agenda de la FTAV qui viendraient dans le sillage de la réalisation de ce projet. Dossier à  suivre…

M.B.K



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La FTH pour un ministre du Tourisme immédiatement opérationnel

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La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie a communiqué le jeudi 24 novembre 2011 aux trois principaux partis politiques appelés à  diriger le pays pour la période à  venir (Ennahdha, CPR et Ettakatol) ses appréciations sur le profil du futur ministre qui aura en charge le secteur du Tourisme. N’ayant enregistré aucune réaction de la part des destinataires, la Fédération tient à  porter à  la connaissance de l’opinion publique le contenu du message adressé:

« L’activité touristique subissant un marasme reconnu par tous les opérateurs du secteur et toutes les autorités de notre pays, cette situation exceptionnelle exige de prendre des mesures exceptionnelles.

Le ministre du Tourisme du prochain gouvernement doit justifier d’une expérience et d’une notoriété dans le domaine, surtout que sa mission sera de courte durée. En effet, et l’expérience l’a prouvée, un étranger au domaine, quels que soient son intelligence et ses diplômes, ne peut, en une année, imaginer et appliquer les solutions adéquates aux difficultés que traverse le secteur.

Le futur premier responsable d’un secteur que toutes les instances qualifient de stratégique, doit être immédiatement opérationnel. Rassurant et crédible auprès des opérateurs nationaux et étrangers, notamment les grands tour-opérateurs, il devra agir en étroite collaboration avec les professionnels pour faire retrouver à  notre pays sa place de destination phare de la Méditerranée.

En d’autres termes, le nouveau ministre du Tourisme incarnera, pour bon nombre de professionnels du tourisme, le phare dans la tempête que connaît actuellement le tourisme tunisien. En véritable professionnel du tourisme, il recueillera alors rapidement le support et le soutien de toute la profession qui mettra tout en œuvre, avec ses moyens et ses hommes, pour redresser la barre et redonner au tourisme tunisien sa véritable place dans l’économie de notre pays. » (Communiqué)

Lire aussi à  ce sujet :

Le nom du futur ministre du Tourisme semble fixé

Levée de bouclier contre le futur ministre du Tourisme



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Pourquoi 600 voyagistes français à  Monastir ce week-end

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600 agents de voyages français appartenant au réseau AS Voyages (qui compte 1200 agences), avec les TO Voyamar et Aérosun, vont se retrouver à  Monastir du 1er au 4 décembre 2011 pour leur congrès annuel. Un geste fort de la part d’AS Voyages qui, en prenant la décision, dès février 2011, d’organiser son 2ème Congrès dans le pays, affirmait déjà  sa solidarité à  la Tunisie nouvelle. Cette solidarité du réseau de distribution leader sur le marché français témoigne de l’attachement de l’ensemble d’une profession à  la destination.

AS Voyages, autour de séances plénières et grâce à  la présence d’intervenants tels que Raja Farhat, Bernard Cadeau (président de l’ORPI), Henri Quinton (professeur d’Economie), Edgar Morin (directeur de Recherches au CNRS) et Marc Halévy (physicien et philosophe), offrira entre le 2 et le 3 décembre à  ses agents de voyages des ateliers de réflexion globale (par exemple, « Réel et virtuel, deux mondes se rejoignent »), ou des réflexions plus axées sur le monde professionnel du tourisme, telles que la place de l’internet en agence, la nouvelle certification qualité pour le voyage d’affaires ou l’excellence de la relation clientèle en agence, pour ne citer qu’elles.

25 journalistes français appartenant à  la presse touristique professionnelle, à  la radio (BeurFM) et à  la presse quotidienne régionale, assisteront au congrès. Une soirée de gala offerte par l’Office National du Tourisme Tunisien et Thalassa Hôtels clôturera le congrès le samedi 3 décembre.



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Au 20 novembre, 32% de touristes en moins en Tunisie

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Les dernières statistiques officielles du tourisme tunisien à  la date du 20 novembre 2011 demeurent dans le rouge par rapport à  la même période de l’année précédente. Le nombre d’entrées de non-résidents comptabilisés aux frontières depuis le 1er janvier 2011 est en net recul de 31,9% avec un total de 4,336 millions de visiteurs étrangers toutes nationalités confondues. Il est cependant important de signaler que ce chiffre comptabilise les 1,5 million de Libyens et les 500.000 Algériens entrés en Tunisie depuis le début de l’année.

Les Européens ont été à  peine 2 millions, ce qui représente 40,2% du total des entrées dans le pays (en baisse de 44,7%). A quelques exceptions près (Russes, Tchèques et Belges), l’écrasante majorité des marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie a reculé d’au moins 40% en moyenne.

Dans le registre des marchés qui se sont totalement effondrés, on mentionnera l’Espagne (-79,5% avec 16 mille touristes uniquement contre 80 mille il y a 2 ans), les pays scandinaves (-83,6% avec 21 mille touristes contre 101 mille en 2009) et l’Italie (-67,3% avec 109 mille touristes contre 364 mille il y a 2 ans).



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Nuitées touristiques : les régions au bord du gouffre

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Depuis le 1er janvier et jusqu’au 20 novembre 2011, le nombre de nuitées totalisées dans les hôtels tunisiens a baissé de 41,9% en un an tandis que le taux d’occupation, déjà  considéré comme très bas (53,8%) a littéralement chuté à  33%. Mais la crise touristique n’a pas affecté les régions de la même manière. Ce sont les hôtels des régions du Sud-Ouest qui semblent avoir le plus pâti de la situation avec des baisses de nuitées dans les hôtels de l’ordre de 71,7% à  Kébili et Douz et de 73,2% à  Tozeur et Gafsa avec des taux d’occupation en deçà  des 8%.
A Bizerte, Tabarka ou encore Kairouan, la situation n’est pas plus reluisante avec des taux d’occupation respectifs dans les hôtels de 12%, 18,5% et 15,1% depuis le début de l’année.



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Recettes en devises : 2000 millions de dinars uniquement

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Sur la période comprise entre le 1er janvier et le 10 novembre 2011, les recettes en devises ont baissé de 35,4% selon les chiffres de la Banque centrale de Tunisie avec 2004 millions de dinars dans les caisses de l’Etat contre 3102 millions il y a un an à  la même époque.

La baisse semble toutefois se résorber depuis le mois d’août après avoir enregistré une baisse ayant atteint jusqu’à  53,2% à  la fin du mois de juin dernier. L’année devrait s’achever avec un recul de 30 % des recettes par rapport à  2010.



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La nouvelle charte déontologique va-t-elle remettre de l’ordre dans les croisières à  la Goulette ?

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Ils se sont tous retrouvés au siège du ministère du Commerce et du Tourisme le 29 novembre 2011 : la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), les syndicats professionnels des commerçants de l’artisanat de Sidi Bou Saïd et de Tunis, les agents maritimes, les deux principales agences de voyages spécialisées dans le réceptif des croisiéristes ainsi que les deux syndicats des taxis (celui des individuels et celui des taxis touristiques). Il ne manquait à  l’appel que les représentants syndicaux des guides de tourisme pour boucler la boucle. Point commun à  tous ces professionnels : l’accueil et la gestion des croisiéristes qui accostent au port de la Goulette qui débarquent pour des excursions à  Tunis et dans ses environs. Tous ces opérateurs ont réussi à  se mettre d’accord sur la nécessaire amélioration des prestations de services offertes à  cette catégorie de touristes bien particuliers. Pour ce faire, une charte de déontologie a établie et a été ratifiée par toutes les parties en présence sous l’œil scrutateur du ministre du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas, et de celui du directeur général de l’ONTT, Habib Ammar.

Une charte pour mettre tout le monde d’accord

Face à  la multiplication des dépassements en tous genres et dans le contexte de crise aigüe qui frappe le secteur des croisières en Tunisie, au même titre que le tourisme de manière générale, les opérateurs du secteur ont paraphé une charte qui les engage désormais à  réguler leurs méthodes de travail entre professionnels et vis-à -vis de la clientèle. Concrètement et en termes d’accueil, la charte stipule la nécessité d’assurer un bon accueil aux croisiéristes accostant à  la Goulette en fournissant les prestations nécessaires à  l’arrivée et au départ. Elle recommande également la facilitation des contrôles de police et de douane, bien qu’aucun représentant de ces deux corps n’ait signé le document. Il est également souligné la nécessité de fournir les informations touristiques requises et l’élaboration de dépliants spécifiques destinés aux croisiéristes qui sera financé par les différents intervenants signataires.
Au niveau du transport, la charte évoque le besoin d’assurer le transport des touristes dans des bus appartenant aux agences de voyages qui soient en bon état au niveau propreté, confort et aspect extérieur, en assurant la présence à  bord d’un guide touristique.
De même et pour les individuels, il est préconisé « le bon accueil et le comportement adéquat des chauffeurs de taxis ».

Sur le parcours d’un croisiériste

La charte de déontologie insiste également sur le rôle des commerçants de l’artisanat quant à  leur manière d’accueillir les croisiéristes et de se comporter avec eux. Il leur est également recommandé de vendre des produits typiquement tunisiens et de qualité. Il est par ailleurs souligné la nécessité de bien se comporter avec les clients à  l’intérieur même des souks en évitant les agissements contraires à  la déontologie tels que le bradage des prix, la concurrence et le harcèlement.
La charte recommande d’octroyer aux croisiéristes le temps nécessaire aux visites culturelles sans les orienter forcément vers les espaces commerciaux. Autre point important : il est demandé qu’il n’y ait pas de favoritisme entre les commerçants de l’artisanat en les mettant tous sur le même pied d’égalité. Ce point précis fait référence à  la problématique soulevée récemment concernant les magasins qui sont recommandés aux touristes au détriment d’autres.

Moins de bateaux et toujours la même concurrence

Au-delà  de ces gages de bonne volonté, la portée de la charte reste symbolique. Sa signature ne signifie pas pour autant que tous les problèmes inhérents au secteur vont être résolus comme par enchantement. Mehdi Houas a d’ailleurs tenu à  le souligner : « la route est encore longue, et ce n’est que la première étape du parcours ». Car de surcroît, en cette période de crise des croisières, il sera peut-être encore plus difficile de faire respecter les règles du jeu. Car depuis le début de l’année, le port de la Goulette n’a reçu que 126 bateaux (291.000 passagers dont 169.000 sont descendus) et en attend au maximum 4 autres d’ici la fin de l’année. En 2010, on avait dénombré 426 navires transportant 900.000 croisiéristes.
Pour mémoire et dans le sillage de la révolution, les compagnies avaient retiré l’escale de Tunis. Si Costa, le numéro 1 sur la Tunisie, a annoncé avoir supprimé la destination même pour 2012, MSC Cruises est revenu mais a mis sur la table un problème de taille : la taxe de 5 euros par passagers qu’il se doit d’acquitter à  chaque escale (lire). A ce propos, le ministre du Commerce et du Tourisme s’est voulu rassurant et annoncé qu’une décision serait prise lors d’un conseil des ministres cette semaine ou la semaine prochaine. Le ministre n’a cependant pas dit si le gouvernement actuel sera encore en place d’ici là  ou pas. Et dans tous les cas de figure, réduire la taxe de moitié générerait un manque à  gagner important pour les finances publiques. Sauf si le geste revêt une portée beaucoup plus profonde et que l’Etat est prêt à  sacrifier une taxe pour ramener les croisiéristes.

Hédi HAMDI

Lire sur le même sujet :

Opération porte à  porte chez les armateurs

Le port de la Goulette renoue avec les croisières

Comment relancer le secteur des croisières du naufrage actuel



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Au nez et à  la barbe du tourisme

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Les barbus refont parler d’eux ces derniers jours sous nos cieux. Il paraîtrait qu’à  défaut d’avoir pu régulariser leur parti, ils comptent bientôt se rassembler en association qui se voudra être gardienne de la morale. Pendant ce temps, les partis politiques vainqueurs des dernières élections sont trop accaparés à  se partager le gâteau ministériel et n’arrivent pas à  aboutir à  un consensus plus d’un mois après les résultats du scrutin.

En attendant, barbes et Niqab noirs, bien que minoritaires, s’en donnent à  cœur joie et semblent être entrés en « campagne promotionnelle » tous azimuts. Pour l’instant, leur champ de prédilection se limite aux universités, aux mosquées et déborde à  quelques villes (dont Hammamet le week-end dernier). C’est déjà  beaucoup et c’est déjà  grave. Mais tant qu’on lave notre linge sale entre concitoyens, on trouvera moyen de s’arranger.

Le plus inquiétant serait que ces fondamentalistes d’un autre âge décident de s’en prendre aux infrastructures touristiques, de la même manière qu’ils l’ont déjà  fait avec certains édifices culturels. Faut-il par conséquent attendre qu’ils commettent l’irréparable avant de se pencher sur la question ? Les professionnels du tourisme doivent-ils se soucier de ces énergumènes capables du pire et surtout de mettre en péril tout un pan de l’économie tunisienne que représente le secteur ?

Par lucidité, les opérateurs concernés seraient bien inspirés de sortir de leurs tours d’ivoire et de se rapprocher de la société civile pour partager et échanger des points de vue sur cette question pour trouver le moyen de parer à  toute éventualité face à  ces extrémistes qui agissent librement au nez et à  la barbe de la société tunisienne tout entière.

L.B.S



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Levée de bouclier contre le futur ministre du Tourisme

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Les fuites concernant le nom du probable ministre du Tourisme dans le prochain gouvernement Jebali n’ont pas été sans conséquences. Le profil désigné a immédiatement fait grincer les dents dans les milieux professionnels et associatifs en rapport avec le secteur.
Nous croyons en effet savoir que le candidat désigné par Ettakatol pour occuper le poste n’a pas été accepté par les opérateurs du tourisme qui demandent que « le futur ministre maîtrise avant tout les rouages du secteur et qu’il soit immédiatement opérationnel », ce qui semble ne pas être le cas avec la personne choisie qui n’a aucun lien avec le tourisme. (lire). « Le temps qu’il rentre dans le bain et qu’il comprenne réellement les rouages du secteur, son mandat sera terminé » explique un observateur.
Reste à  savoir si Ettakatol l’entendra de cette oreille et s’il acceptera que des parties extérieures s’immiscent dans sa politique intérieure. Il s’agit donc là  d’un premier test sur la nature de la relation qui régira l’administration à  la profession.



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Les deux meilleurs centres de thalasso sont à  Hammamet

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La Fédération mondiale du thermalisme et du climatisme a attribué au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée hier un ensemble de prix décernés à  des centres de thalassothérapie et de spa tunisiens au titre de l’année 2011. La Fédération, (qui a pour vice-président Fredj Daouas, le PDG de l’Office du thermalisme, à  droite sur les photos ci-dessus, remettant leurs prix aux récipiendaires) attribue chaque année des récompenses définies sur la base d’un ensemble de critères qualitatifs mesurés et vérifiés par une commission nationale. Pour l’année 2011, c’est le centre de thalassothérapie de l’hôtel Alhambra à  Yasmine Hammamet qui a eu le premier prix, tandis que le second est revenu à  celui de l’hôtel Lella Beya, également à  Yasmine Hammamet et géré par la société « L’Olympe ». L’hôtel Golden Tulip a reçu pour sa part le prix du Meilleur Spa.



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Le Club Med certifié « Green Globe à  Djerba »

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Malgré les difficultés que traverse le tourisme en Tunisie, le Club Med poursuit sa stratégie de montée en gamme.

L’hôtel vient d’obtenir pour deux villages la certification internationale « Green Globe » qui s’inscrit dans la vision du développement durable que le Club Med souhaite mettre en place dans tous ses villages. Pour cela l’opérateur hôtelier à  dû répondre à  plus de 350 critères dont plus de 60% incontournables.

Après un travail de mise à  niveau de plus de 4 mois, les villages de Djerba la Douce et Djerba la Fidèle du Club Med ont obtenu ce certificat.

L’été prochain le Club Med de Hammamet s’inscrira également dans cette démarche a indiqué la direction général du Club en Tunisie.



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Mehdi Houas : « ma feuille de route pour le futur du tourisme en Tunisie »

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A quelques jours de la fin de son mandat en qualité de ministre du Commerce et du Tourisme au sein du gouvernement de transition, Mehdi Houas a élaboré une feuille de route pour l’avenir du tourisme en Tunisie et dans laquelle il détaille sa vision pour le développement du secteur sur les 50 prochaines années !

Pour Mehdi Houas, l’emplacement de la Tunisie comme carrefour au sein de la Méditerranée constitue une chance et ce depuis l’époque romaine, ce qui pourrait lui permettre de devenir « le hub du centre de la Méditerranée » avec un marché national, méditerranéen et africain. Mais le ministre voit grand et considère que « la Tunisie peut devenir la Suisse de la Méditerranée ou le Singapour de l’Afrique ». Excusez du peu ! « Par sa proximité avec l’Europe, la Tunisie, après l’avoir requalifiée, doit retrouver sa force dans le domaine touristique ». Cette requalification justement, devra passer par plusieurs étapes fondamentales « que l’on peut mettre en application même en 5 ans » confirme le ministre à  DestinationTunisie. Son idée consiste fondamentalement à  « transformer le tourisme en rupture » et propose de fixer des objectifs concrets à  l’horizon 2016 : « 10 millions d’entrées, selon un ticket moyen de 800 dinars (soit 400 euros par visiteur), générant 8 milliards de dinars de recettes touristiques ». Les chiffres avancés ne sont pas le fruit du hasard mais se fondent sur la croissance mondiale de l’OMT, estimée à  50% à  l’horizon 2020. Dans sa feuille de route, Houas souligne la nécessité, pour atteindre les objectifs fixés, de se baser sur 4 axes : « monter en gamme notre tourisme balnéaire, construire une palette de produits pour séjours courts, valoriser notre splendide désert et construire un ‘Las Vegas’ pour classe moyenne ».

Ce qu’il faudra faire et ne pas faire

Pour monter en gamme notre tourisme balnéaire, Mehdi Houas estime que « la pollution visuelle d’une enfilade d’hôtels de style imposant et dépassé (…) » nous empêchera de séduire une clientèle moyen-haut de gamme. Le ministre s’insurge à  ce propos contre le All inclusive, considérant que « nous n’attirerons jamais des clients qui recherchent « l’exclusif » avec du « tout-inclusif » et recommande que « les quelques refuges balnéaires encore non exploités soient mis en exploitation uniquement selon des concepts d’éco-Resorts de très haut de gamme ».

Pour la construction de nouveaux produits pour séjours courts, il est proposé dans cette feuille de route de développer le tourisme de terroir, le tourisme culturel et de patrimoine ainsi que les différentes formes de thérapies douces. « Nous pourrions envisager de construire ‘le plus beau hammam du monde’ » propose Mehdi Houas. Pour ce qui est de la construction du ‘Las Vegas’, l’idée consiste à  édifier à  Remada par exemple, un site de jeux semblable à  Monaco ou Deauville qui génèrerait un afflux nouveaux de clients qui ne peuvent pas s’offrir de voyages aux USA. « Cet ‘oasis’ comporterait aussi une capacité de tourisme conférencier, des animations de soirées et un grand centre de shopping de démarques ».

Le ministre remet par ailleurs en question le tourisme de golf et de marina pour leur impact néfaste sur notre écosystème et considère en conséquence qu’il serait « plus judicieux de renforcer les quelques golfs à  plus fort potentiel, et pour les marinas, de d’abord explorer le potentiel des installations existantes ».

Plus encore, Houas estime que « le plus gros défi réside dans la prise d’une poignée de décisions courageuses visant la transformation de nos méthodes ». Et parmi ces décisions, il propose de « nettoyer le parc hôtelier », en rasant une partie des hôtels et appelle « les hôteliers à  se consolider entre eux et/ou à  vendre à  des opérateurs professionnels étrangers ».

Sur un autre plan, la feuille de route s’affiche ouvertement en faveur de l’ouverture du ciel tunisien à  la concurrence et recommande « d’adopter pleinement l’Open Sky » arguant du fait que « moins d’argent en billets d’avions, c’est plus d’argent dépensé sur place ». Et parmi les autres solutions préconisées, Mehdi Houas milite en faveur de l’hébergement alternatif en appelant à  « adopter sans plus attendre les réglementations permettant l’essor des hébergements alternatifs ».

Au niveau des institutions, il est recommandé de « restructurer la gouvernance du secteur de l’Etat en fusionnant l’ONTT et le ministère pour augmenter l’efficacité des ressources et des actions et créer une agence de catégorisation/notation indépendante et ‘sans complaisance’ ». Mais l’appel le plus important consiste aussi et surtout à  tripler le budget de promotion du secteur et à  rendre au privé des activités qui incombent encore au public.

Last but not least, la feuille de route propose « pour finir la transformation totale du secteur » de « réduire le rôle et l’assistance de l’Etat pour augmenter celui du privé », de même qu’elle suggère aux hôteliers de « redevenir des opérateurs touristiques plus complets » et enfin, de « nous réapproprier collectivement notre propre patrimoine » que « les Tunisiens ne connaissent pas » selon ce rapport.

Si cette feuille de route est en substance très réaliste, elle paraît difficilement réalisable, du moins sur le court et le moyen-termes. Car il est évident qu’elle préconise un changement de mentalité et de gouvernance en profondeur, que les générations actuelles auront beaucoup de mal à  mettre en application. On peut oser espérer voir 50% de ces projets concrétisés ; ce serait déjà  un grand pas pour le tourisme tunisien.

H.H



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Le voyagiste Thomas Cook au bord du gouffre

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Le deuxième voyagiste européen est en pleine tourmente et serait au bord de la faillite. La valeur de son action s’est écroulée des trois quarts à  la Bourse de Londres hier, après une chute de 80% depuis le début de l’année. En cause, le printemps arabe qui a provoqué un recul de la demande sur l’Afrique du Nord ainsi que la crise de l’euro et la conjoncture britannique qui ont entraîné une importante régression des réservations. Depuis le 30 septembre par exemple, la baisse de la demande a été de 30% sur le marché français.

La publication des résultats annuels de Thomas Cook, initialement prévue demain, a été reportée, a annoncé le groupe hier, en attendant la renégociation de ses financements. Si en Grande-Bretagne, l’annonce a été très mal perçue par les marchés financiers, elle l’a été tout autant par la communauté touristique tunisienne pour qui Thomas Cook représente un prescripteur de voyage de taille pour la destination. Sa disparition ou bien son morcellement perturberait sans aucun doute la machine touristique tunisienne déjà  sérieusement affectée par la crise qui a suivi la révolution.

Créé en 1841, Thomas Cook totalisait 10,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires à  la clôture de son dernier exercice.

Lire aussi :

Thomas Cook a perdu 160.000 clients sur la Tunisie

Le staff de Thomas Cook France au grand complet à  Hammamet

Thomas Cook pénalisé par la Tunisie et l’Egypte



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Afriqiyah Airways pourrait atterrir à  Tunis en décembre

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La compagnie aérienne libyenne Afriqiyah Airways finalise actuellement les derniers détails administratifs relatifs à  sa venue en Tunisie apprend DestinationTunisie de source proche du dossier. La compagnie envisage en effet d’ouvrir deux nouvelles lignes à  compter du mois de décembre 2011 entre Tripoli et Tunis en vols quotidiens et entre Misrata et Tunis à  raison de 3 vols par semaine.

Ce serait la première fois que cette compagnie atterrirait en Tunisie. Avant la révolution libyenne, elle louait des appareils à  la compagnie tunisienne Nouvelair (lire). Elle comptait une quinzaine d’appareils dans sa flotte avant la guerre en Libye, de même qu’elle avait passé commande de 6 Airbus A.350 auprès d’Airbus Industrie.



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Le nom du futur ministre du Tourisme semble fixé

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Selon plusieurs informations concordantes, DestinationTunisie est en mesure d’annoncer que le parti Ettakatol a désigné Elyès Fakhfakh comme titulaire du porte-feuille du ministère du Tourisme au sein du nouveau gouvernement qui sera présidé par Hamadi Jebali.

Sur le plan professionnel, Elyès Fakhfakh est issu du milieu industriel. Il est actuellement le directeur général de la Cotrel, entreprise privée (groupe UFI) située à  Borj Cédria spécialisée dans la fabrication de ressorts à  lames totalement exportatrice. Agé de moins de 40 ans, il a effectué son cursus universitaire en Europe centrale.

Ettakatol ayant refusé de confirmer ou de démentir l’information, nous la publions par conséquent avec toutes les réserves d’usage.



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Fait divers : le TRE à  qui on a subtilisé 10 milliards

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Il avait pour ambition de lancer un méga-projet touristique dans la région de Sousse. Un Tunisien résident en Suisse, membre d’un groupe commercial koweïtien, avait déposé une demande au ministère du Tourisme pour acquérir un terrain à  caractère touristique à  Hergla. N’ayant pas eu une réponse favorable de l’administration tunisienne, il a été contacté au téléphone par Belhassen Trabelsi, frère de Leïla Trabelsi, avant de le rencontrer pour lui signifier que tout projet touristique en Tunisie devait être approuvé par sa personne et l’épouse du président déchu. Il a donc dû débourser 5 millions d’euros (environ 9,8 milliards de millimes) pour se voir attribuer le marché.

Mais très vite et après avoir remis la somme, ce ressortissant tunisien s’est rendu compte qu’il avait été victime d’une escroquerie, d’autant plus qu’il ne réussira plus à  entrer en contact avec ses deux interlocuteurs. Après la révolution du 14 janvier, il a donc déposé une plainte auprès de la commission nationale d’investigation sur la corruption et les malversations qui a soumis le dossier à  la justice.

Hier, et après audition de Khelil Laâjimi, ministre du Tourisme à  l’époque de l’affaire, le 4e juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis deux mandats d’amener internationaux à  l’encontre de Leïla et de son frère Belhassen Trabelsi pour leur implication dans cette affaire.



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Marriott bientôt en Tunisie ?

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L’information n’est pas nouvelle puisqu’en décembre 2010 déjà , la chaîne hôtelière Marriott avait fait connaître son intention de venir s’installer en Tunisie (lire). Après la révolution, le groupe américain n’a semble-t-il pas changé sa position. L’ambassadeur américain en Tunisie, Gordon Grey, l’a confirmé récemment lors d’une interview sur la radio Express FM : « Marriott a l’ambition de monter deux projets hôteliers en Tunisie ». Déjà  en juin 2011, et à  l’occasion du forum pour l’investissement auquel avait participé une importante délégation américaine menée par le sénateur John McCain, des responsables exécutifs de compagnies américaines, dont justement Marriott, avaient fait partie de la délégation. Reste à  savoir sous quelle forme se fera l’entrée de Marriott en Tunisie : simple franchise, gestion pour compte ou investissement direct ?Pour mémoire, la chaîne Marriott avait exploité durant quelques années un hôtel à  Gammarth sous le label Renaissance avant de s’en retirer.



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Le tourisme compte-t-il pour du beurre dans le nouveau gouvernement ?

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A l’heure où les nouveaux dirigeants de la Tunisie sont en train d’être nommés, à  l’heure où les informations se multiplient sur le partage des ministères entre les différents partis vainqueurs des élections, il demeure un ministère, et un seul, qui n’a pas été évoqué lors des débats et des tractations : il s’agit du porte-feuille du tourisme.

Deux lectures à  cette situation : soit il a été décidé, par consensus, de garder l’actuel ministre, à  savoir Mehdi Houas, sachant que la recommandation des professionnels du secteur a été de désigner une personne au fait des questions sectorielles, et non pas un novice à  qui il faudrait 6 mois pour commencer à  « entrer dans le bain ».

Deuxième lecture : le secteur du tourisme ne semble pas avoir la cote et reste le dernier des soucis des nouveaux gouvernants, raison pour laquelle il aurait été relégué au second plan. Dans ce cas de figure, il y aurait de quoi s’inquiéter sérieusement sur le devenir du secteur et la place qu’il occupera dans la nouvelle politique gouvernementale.
Les professionnels du tourisme retiennent leur souffle dans l’attente d’y voir plus clair.

D.T



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Le tourisme va atterrir chez Ettakatol

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Quel parti héritera du porte-feuille ministériel du tourisme ? La rumeur circulant dans le tout-Tunis parlerait d’Ettakatol, information véhiculée également par les réseaux sociaux.

Cependant, aucune information n’a filtré et ne semble être crédible à  ce jour. Les noms de candidats au poste de ministre du Tourisme se succèdent et sont tout aussi vite démentis, notamment concernant Tijani Haddad et Mounir Ben Miled. Parmi les autres noms qui circulent ou qui auraient manifesté leur souhait de briguer le poste, on note celui de Slim Chaker, le ministre sortant du Sport, de Habib Ammar, l’actuel directeur général de l’ONTT, ou encore celui de Afif Kchouk, hôtelier et journaliste dans le tourisme. D’autres citent au contraire le nom de Lobna Baccouche ou alors celui d’un certain Elyès Fakhfakh qui serait privilégié au sein du parti.



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L’ONTT convoque ses agences de com à  Tunis

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L’Office national du tourisme tunisien a réuni hier à  Tunis les 5 principales agences de communication européennes chargées de la gestion de ses campagnes publicitaires et d’image sur les principaux marchés émetteurs de touristes (15 pays). Les agences devaient rendre compte de leurs plans de communication pour l’année 2012. TBWA (pour la France et la Belgique), Fox Kalomaski Crossing (pour la Grande-Bretagne, l’Irlande, les Pays-Bas et la Scandinavie), Q&A pour l’Espagne et l’Italie et Birch Cove (Allemagne, Suisse et Autriche) ont présenté leurs projets tandis que l’agence Lielens (Russie, Pologne et République tchèque) s’est limitée à  une présentation théorique. Les projets de nouvelles campagnes ont été présentés dans le cadre d’une réunion à  haut niveau présidée par le ministre du Commerce et du Tourisme en présence de tout le management et le staff marketing de l’ONTT (y compris les représentants à  l’étranger) et des présidents des fédérations professionnelles du tourisme accompagnés d’une partie de leurs bureaux directeurs.

L’administration du Tourisme envisage en effet le lancement d’importantes campagnes de communication dès le début de l’année 2012 en Europe pour la relance du secteur grâce à  des budgets consolidés. Le ministre du Commerce et du Tourisme s’attend à  ce que le montant du budget de promotion touristique consacré habituellement soit multiplié par deux, voire par trois l’année prochaine. 



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Logo désuet ou attachant ?

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Neuf ans après avoir été créé (ou copié), le logotype du tourisme tunisien est au centre d’un nouveau débat : faut-il le transformer totalement, le relooker ou le maintenir en l’état ? Les avis divergent à  ce propos tant il semblerait que des personnes y soient attachées. Certaines estiment en effet que le changer reviendrait à  une perte de repère qui pourrait avoir des conséquences en termes de communication sur les marchés émetteurs. D’autres, pour la même raison, privilégient son rafraîchissement pour lui donner un nouvel élan estimant qu’il n’y pas lieu de le changer radicalement du moment que le produit touristique demeure le même. D’autres enfin, et ils sont les plus nombreux, sont partisans de son changement purement et simplement car il reste associé à  la Tunisie d’avant le 14 Janvier.

Mais l’heure n’est plus à  la nostalgie. Ce logo est effectivement associé à  une image de destination cheap. Aujourd’hui, la politique touristique du pays consiste à  donner une nouvelle image de la destination, avec une nouvelle identité publicitaire et commerciale. Son changement s’inscrit donc dans une démarche logique post-révolution. Le tourisme tunisien traîne déjà  assez de « casseroles », il est fondamental de changer son image en rénovant tous ses supports de communication institutionnelle. L’opération aura un coup mais l’investissement en vaut sans aucun doute la chandelle.

D.T



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Le timbre de voyage prêt à  dégager

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Selon une indiscrétion publiée par l’agence officielle TAP hier, il serait question de supprimer le fameux timbre de voyage de 60 dinars. Ce timbre est en effet exigé à  tous les résidents (Tunisiens ou étrangers) sortant du territoire tunisien, exception faite pour ceux qui partent vers l’un des pays du Maghreb. Selon la même source, ce timbre fiscal ne figurera plus dans la Loi de finances pour l’année 2012, malgré le manque à  gagner de 20 millions de dinars qu’il entraînera pour l’Etat. Cependant, cette suppression va sans aucun doute constituer un stimulant pour les voyages à  l’étranger et notamment favoriser le développement de voyages de groupes par les agences.

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Espagne : le marché touristique s’effondre sur la Tunisie

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Il fut un temps pas si lointain où la Tunisie recevait 140.000 touristes espagnols par an. En 2010, elle en a reçu 80.000 et, en 2011, elle ne dépassera pas la barre des… 15.000 clients.

Autant donc dire que l’Espagne est désormais un marché touristique en crise. Mais pas pour tout le monde car les Espagnols continuent de prendre des vacances à l’étranger. Autant donc chercher la cause de la crise au niveau tunisien.

La suppression par Tunisair de la ligne Madrid-Tozeur et l’arrêt des vols de la compagnie Air Europa entre les deux pays ont achevé un marché détenu traditionnellement par deux opérateurs majeurs, Iberojet et Travelplan, lesquels ont presque totalement délaissé la destination après la révolution.

Preuve que pour faire redémarrer la machine touristique espagnole sur la Tunisie, il s’agira de devoir remettre totalement à  plat la vision du marché.



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Italie : s’investir ou pas pour ramener les touristes ?

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Le nombre de touristes italiens en Tunisie a baissé de 68% en 2011. Les Italiens semblent avoir été affectés par l’affaire des migrants clandestins débarqués par milliers sur l’île de Lampedusa après la révolution tunisienne. Mais selon les professionnels du secteur, la crise du marché italien remonte à  plusieurs années et s’explique par un marché du voyage désorganisé et par une clientèle qui a évolué dans ses exigences.

Avec la crise économique qui frappe ce pays, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir s’il faut s’investir sur le plan promotionnel sur le marché, au risque de prêcher dans le désert, ou alors attendre encore une année que le pays se stabilise ?



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Allemagne : des signes de reprise ?

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L’état des réservations pour la Tunisie au départ de l’Allemagne est actuellement en baisse de 28% (par rapport à  la même époque de 2010) alors qu’il est de -35 à  -50% sur les autres marchés. Faut-il en déduire que le tourisme allemand sur la destination donne des signes de reprise ? Du côté de l’ONTT, on s’apprête à  mettre les bouchées doubles sur ce pays sur le plan publicitaire grâce au budget de l’année 2011 qui n’a pas été utilisé et qui sera réinjecté dans une campagne qui va s’étaler jusqu’à  fin janvier pour couvrir la période de booking des touristes allemands. Ceci dit, le budget alloué pour l’année 2012 permettra également de consolider la communication sur les mois à  venir.



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Kempinsky ou Ritz Carlton ?

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Le futur hôtel Amilcar à  Sidi Bou Saïd sera appelé à  porter l’une de ces deux enseignes lors de sa réouverture. Nous croyons en effet savoir que des négociations avancées sont actuellement en cours entre les deux marques et la société C.T.D.T qui exploitera l’hôtel actuellement en travaux de totale rénovation. Autant pour Kempinsky que pour Ritz Carlton, il s’agira d’une première en Tunisie dans la mesure où jamais ces deux marques n’avaient pénétré le marché auparavant.

Créée en 1897, Kempinsky est aujourd’hui la plus ancienne chaîne d’hôtels de luxe en Europe et compte à  l’heure actuelle 62 hôtels sur 3 continents tandis que Ritz-Carlton gère 77 établissements dans 25 pays.

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Air France met des Airbus A.380 sur ses lignes vers Dubaï et Los Angeles

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Air France poursuit le développement de ses liaisons en Airbus A380 et propose deux nouvelles destinations : Dubaï, desservie cet hiver dès le 5 décembre 2011, et Los Angeles, desservie dès le 28 mai 2012.

. Un vol quotidien vers Dubaï dès le 5 décembre 2011

A compter du 5 décembre 2011 et jusqu’à  la fin de l’hiver, la compagnie desservira Dubaï au départ de Paris-Charles de Gaulle à  raison d’un vol quotidien. Cette nouvelle destination en A380 fait suite au redéploiement de l’appareil pour l’hiver : compte tenu de la saisonnalité de la demande sur Tokyo, Air France a décidé de ne pas desservir Tokyo avec cet appareil sur cette période et de le déployer sur Dubaï. A l’hiver 2011-12, Air France exploite ainsi 6 Airbus A380 au départ de Paris-Charles de Gaulle, qui desservent 5 destinations : New York-JFK, Johannesburg, Montréal, Washington et Dubaï.

. Un vol quotidien vers Los Angeles à  partir du 28 mai 2012

La capitale mondiale du divertissement sera desservie à  compter du 28 mai 2012 par une liaison quotidienne en Airbus A380, devenant, après New York et Washington, la 3ème destination reliée par le très gros porteur de la compagnie aux Etats-Unis. La compagnie française dessert Los Angeles au départ de Paris-Charles de Gaulle à  raison de 2 vols quotidiens. Cette ligne fait partie des routes exploitées dans le cadre de la joint-venture transatlantique exploitée par Air France KLM, Alitalia et Delta. A l’été 2012, le transporteur français exploitera 8 Airbus A380 au départ de Paris-Charles de Gaulle, qui desserviront notamment Los Angeles, New York-JFK, Johannesburg, Tokyo, Montréal et Washington.

. A bord de l’A380, le confort absolu avec la touche Air France

L’A380 d’Air France peut accueillir jusqu’à  516 passagers dans quatre classes, dont 9 en Première au pont principal, 80 en Affaires au pont supérieur, 38 en Premium Voyageur au pont supérieur et 389 en Voyageur répartis entre les deux ponts. A bord, l’appareil propose six bars répartis sur les deux ponts ainsi que des ambiances lumineuses changeantes adaptées aux différentes étapes du voyage. Les tons, les couleurs ou l’espace de découverte «la galerie» restituent, avec la touche Air France, l’atmosphère de voyage à  bord des grands paquebots transatlantiques, tournée vers la détente. L’A380 intègre par ailleurs les technologies les plus avancées en matière de réduction de bruit; ce qui procure à  la cabine une atmosphère sereine et silencieuse.

« Nous nous réjouissons de pouvoir proposer à  nos clients un de nos fleurons vers deux nouvelles destinations, et de leur offrir toujours plus de confort, de détente, sans oublier la touche ‘Air France’ qui fait la différence » a déclaré Bruno Matheu, directeur général délégué commercial d’Air France.

L’A380, exploité par Air France depuis novembre 2009, offre une capacité équivalente à  celles d’un Boeing 777-200ER et d’un Airbus A340 réunies, mais avec des coûts d’exploitation et des émissions de CO2 inférieurs de 20%. La taille et les performances de cet appareil sont particulièrement bien adaptées au réseau d’Air France et permettent à  la compagnie d’économiser entre 12 et 15 millions d’euros par avion et par an tout en étant plus respectueux de l’environnement.



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Les loueurs de voitures frappés par la crise touristique

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Les hôteliers et les agents de voyages ne sont pas les seuls à  faire les frais de la crise touristique. Depuis le début de l’année, ce sont 106 agences de location de voitures sur un total de 486, à  l’échelle nationale, qui ont dû mettre la clé sous la porte, avec un taux plus prononcé sur la région de Hammamet. En cause, la baisse de la demande touristique habituelle. Les propriétaires des agences se sont retrouvés dos au mur et plusieurs n’ont pas pu honorer leurs engagements vis-à -vis des sociétés de leasing auprès desquelles ils avaient acquis les véhicules et qui, aujourd’hui, les poursuivent en justice.

Du côté de la Chambre syndicale nationale des agences de location de voitures, on tire la sonnette d’alarme et on exhorte le gouvernement et les autorités concernées à  agir d’urgence. Concrètement, les professionnels du secteur demandent que le ministère des Finances et la Banque centrale interviennent auprès des sociétés de leasing afin de rééchelonner leurs dettes. « Les sociétés de leasing nous ont financé, puis concurrencé et menacé » se plaignent les propriétaires des agences de location de voitures qui dénoncent ces sociétés qui auraient, selon eux, cassé les prix et déséquilibré le secteur. La chambre nationale des agences de location de voitures a, depuis trois mois, déposé une requête auprès du Conseil de la concurrence, sans vraiment aboutir à  des solutions concrètes.

Mais il n’y a pas que le tourisme qui est en cause. La chambre syndicale rappelle que secteur a été obligé de stopper ses activités pendant trois mois après la révolution du 14 janvier à  cause des rumeurs portant sur l’implication de voitures portant des plaques minéralogiques bleues (signe distinctif des voitures de location en Tunisie) dans des actes criminels durant la période de troubles au début de l’année 2011. La profession exige désormais d’être réhabilitée. « Les voitures utilisées pour semer la panique parmi les citoyens appartiennent toutes aux agences de location propriétés de la famille Trabelsi », affirme un patron d’agence de Hammamet.
Pour sortir du tunnel, les agences ont grandement besoin que soit révisé leur cahier des charges avec l’implication des professionnels du métier ainsi que la baisse du tarif de la vignette facturé au double du montant pratiqué sur les voitures particulières. En attendant peut-être le retour des touristes en 2012.

D.T d’aprèsT.A.P



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Deux nouvelles tables pour les gourmets à  Tunis

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Dans le quartier Lafayette à  Tunis -environs du belvédère compris- les bonnes tables se comptent sur les doigts d’une seule main. Chaque ouverture d’un nouveau restaurant digne de ce nom est donc à  saluer. Mais quand il s’agit de deux restaurants au même moment et sur le même site, il y a donc forcément de quoi réjouir les gastronomes avides de nouvelles tendances. Plus encore, ces nouvelles adresses sont appelées à  séduire également les hommes d’affaires en quête d’un lieu capable d’accueillir leurs déjeuners ou dîners professionnels selon les standards requis, à  savoir qu’ils soient non seulement conviviaux mais qui placent aussi la barre suffisamment haut en termes culinaires.
Ces ouvertures imminentes auront lieu à  l’hôtel Golden Tulip El Mechtel. Avec une capacité de 80 couverts chacun, le premier, le Peppino, se spécialisera dans la cuisine italienne et sera ouvert midi et soir tandis que le second, l’Afandi, servira des plats exclusivement et typiquement libanais. Il sera ouvert le soir de 19h à  23h.

Pour les habitués des lieux, il s’agit en fait des ex-restaurants Marco Polo et Cyprès qui ont été totalement rénovés et redécorés. Les nouvelles cartes ont été établies par une véritable Task Force qui a pris en considération les tendances et les besoins du marché. Selon Jamel Lassaâd, Exécutif chef du restaurant Peppino, il s’agit d’utiliser des produits alimentaires italiens authentiques. Certains sont disponibles sur le marché et ceux qui ne le sont pas sont importés.
La direction de l’hôtel a en tout cas misé sur des chefs d’envergure. Pour le restaurant italien, elle a fait appel au chef Nicolas, référence en matière de spécialités italiennes. Installé en Tunisie depuis déjà  6 ans, il a eu l’occasion de se familiariser avec les exigences du marché grâce à  ses diverses expériences dans d’autres restaurants à  Tunis et Hammamet. « Je propose des recettes du terroir de l’Italie du Nord au Sud avec une carte très variée souligne-t-il. Et au chef Jamel de préciser que les prix des mets sont particulièrement abordables (entre 10 et 20 dinars) pour réussir à  toucher le maximum de clients, y compris les familles qui pourront trouver leur bonheur grâce aux multiples recettes de pâtes et de pizzas. Idem pour les desserts compris entre 6 et 9 dinars. Pour une fois, on nous épargnera des traditionnels mousses au chocolat et crèmes caramel pour proposer des desserts plus élaborés : tiramisu au fromage italien, Bignolata ou encore poire piquante au miel qui raviront le palais des gourmands en fin de repas.

Produits de qualité, tarifs abordables et décor haut de gamme, c’est le triptyque sur lequel reposent donc les deux restaurants.
Du côté de l’Afandi, le chef Shadi veille aux fourneaux et ne badine pas avec l’origine des produits : « ils sont authentiques du Liban » assure-t-il, ajoutant qu’il « garantit la cuisine libanaise au niveau du goût et pas uniquement au niveau de la forme et des couleurs ». Gage d’authenticité qu’il évoque avec énormément de sérieux. Doit-on en déduire que dans les autres restaurants libanais de Tunis, on se moque de nos papilles gustatives ?

H.H



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Démenti formel : aucun report de clients de la Tunisie vers la Grèce

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La rumeur propagée par certains médias concernant l’incitation des touristes allemands à  se rendre en Grèce au lieu de la Tunisie est sans fondement. Dr Horst-Wolfram Kerll, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à  Tunis, l’a confirmé officiellement aujourd’hui lors d’une rencontre avec le ministre du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas. « J’ai été étonné de lire que nous avions envoyé des touristes d’Allemagne en Grèce » a affirmé l’ambassadeur. « C’est théoriquement impossible, nous n’avons pas une économie étatique, ce sont les touristes qui choisissent leur destination de voyage ». Le diplomate a également déclaré que par acquis de conscience, il a procédé à  des vérifications auprès de plusieurs ministères allemands (Affaires étrangères, Economie et Tourisme) qui ont démenti l’allégation. Le Dr Kerll a tenu également à  rappeler que « l’Allemagne continuait de soutenir et d’aider la Tunisie politiquement dans cette nouvelle situation ». Il a mentionné à  ce propos la visite du ministre allemand des Affaires étrangères en Tunisie début février ainsi que d’autres hauts responsables. « La Tunisie se trouve sur le très bon chemin avec beaucoup de signes positifs », s’est-il félicité. De son côté, Mehdi Houas a rappelé que depuis le dernier salon ITB Berlin au mois de mars 2011, les contacts avec les professionnels allemands étaient permanents et que les objectifs étaient de revenir à  des chiffres semblables à  ceux de l’avant 2002. Le ministre a également annoncé avoir rencontré le premier responsable de Thomas Cook, de passage en Tunisie ces derniers jours, et avoir discuté d’un plan de relance très ambitieux.

Une rumeur bizarre

Depuis plusieurs semaines, certains médias tunisiens ont en effet rapporté que dans une tentative de sauver l’économie de la Grèce, le G20 aurait recommandé aux agences de voyages européennes de transférer les réservations de leurs clients pour les vacances de fin d’année en Tunisie vers la Grèce. Cette rumeur a provoqué beaucoup d’interrogations dans les milieux professionnels dans un premier temps avant qu’elle ne soit démentie dès le 9 novembre par le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) puis simultanément par le directeur général de l’ONTT et le président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) le 14 novembre.

D.T



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Commission sur la corruption (I) : comment Leïla Trabelsi s’est construit un 4 étoiles à  la Marina de Yasmine Hammamet

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a publié dans son rapport final le 11 novembre 2011 les détails relatifs à  un lot de terrain ayant pour référence « Marina 44 » sis à  la Marina de Yasmine Hammamet. Ce lot a été cédé en 2007 à  Leïla Trabelsi pour un montant global de 100 dinars (!) par la société d’Etudes et d’Aménagement de Hammamet Sud sans que les principaux actionnaires de la société, et notamment des investisseurs koweïtiens (41% du capital) ou la STB (17,4% du capital), n’y voient à  redire et ce à  une période où cette même société était déjà  dans l’incapacité d’honorer le remboursement de ses crédits bancaires. Pour la construction de la bâtisse, la Commission estime qu’il y a eu abus de biens sociaux et octroi d’avantages fiscaux illégaux. La société a en effet reçu des instructions pour l’importation (sans TVA ni taxes douanières) de marbres et de faïences, d’équipements sanitaires et d’ascenseurs qui ont coûté la bagatelle de 553.580 dinars dont 280.000 ont été pris en charge par les services de la présidence de la République. Et pour bénéficier des avantages fiscaux sur l’importation des produits indiqués, la direction de la Promotion des investissements, relevant de l’ONTT, a octroyé à  la résidence de Leïla Trabelsi le statut de résidence d’hébergement touristique de catégorie supérieure équivalente à  4 étoiles. Elle a même tenu à  ce qu’on lui délivre une main levée afin qu’elle puisse obtenir un titre foncier en bonne et due forme pour son pied à  terre. Quant à  sa construction, elle a été directement pilotée à  partir de la présidence de la République et chapeautée par une personne désignée par la Commission sous les initiales de A.S, ce qui renvoie automatiquement à  Ali Sériati, ancien premier responsable de la sécurité présidentielle.



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Commission sur la corruption (II) : combien la vente des hôtels Karthago a-t-elle rapporté

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a annoncé dans son rapport final le 11 novembre 2011.

Il ressort de ce rapport que la vente en 2008 des sociétés SERT (possédant l’hôtel Karthago Djerba) et COMMERT (possédant l’hôtel Karthago Hammamet) au groupe libyen Laico ainsi qu’à un groupe de personnes physiques a officiellement rapporté 146,6 millions de dinars à  ses propriétaires.

Le capital de la SERT était détenu par l’épouse de l’ancien président et par son frère, désigné par la Commission sous les initiales B.T (Belhassen Trabelsi), avec 34,5% des parts chacun, tandis que les 31% restants étaient détenus par une société dénommée Zenade Ressources Limited dont le siège se situe aux îles vierges dans les Caraïbes.

La seconde société, la COMMERT, était détenue à  72% par Belhassen Trabelsi et à  28% par la même Zenade Ressources Limited, une société écran qui pourrait appartenir au président déchu. Autre détail qui a été révélé, un intermédiaire dans la transaction a perçu une commission de 20,363 millions de dinars en juin 2008.

La part de Belhassen Trabelsi dans la vente a été de 87 millions de dinars officiellement déclarés tandis que deux montants (le premier de 14,2 et le second de 29,9 millions de dinars) ont été transférés sur le compte de la société Zenade hébergé en Suisse auprès de la banque privée HSBC sur la base d’une simple autorisation du gouverneur de la Banque centrale en totale contradiction avec la législation en vigueur.

D’autre part, les dividendes perçus par Zenade Ressources Limited de sa participation aux capitaux des deux hôtels se sont élevés à 1,898 MDT en 2005, à 627 mille dinars en 2006 et 1,666 MDT en 2007, montants qui ont été transférés sur le même compte de la HSBC.



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Commission sur la corruption (III) : le privilégié de la privatisation d’hôtels

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a révélé dans son rapport final le 11 novembre 2011 qu’un certain Y.M (seules les initiales sont révélées mais il est évident qu’il s’agit de Youssef Mimouni) a bénéficié de privilèges sans raison valable entre les années 2003 et 2010 qui lui ont permis de racheter, dans le cadre de leur privatisation, plusieurs hôtels dont le Kahena à  Gammarth, l’hôtel Les Sources à  Korbous et le Nour El Aïn à  Aïn Draham. Les privilèges ont été octroyés après accord du président déchu suite à  la demande de son ancien ministre conseiller (identifié comme étant M.S pour désigner Mongi Safra) et de l’ancien maire de Tabarka (identifié avec les initiales J.D pour Jilani Dabboussi). Le rapport révèle également que le même Y.M a bâti un hôtel à  Tabarka, le Dar Ismaïl, sur un terrain dont la vocation initiale était une pépinière. Un simple PV du conseil municipal de la ville de Tabarka daté du 31 octobre 2009 indique la décision de changement de vocation décidé unilatéralement pour permettre la construction de l’établissement. Pis encore, ce même hôtel aurait été bâti à  une distance comprise entre 1,2 m et 2,5 m d’une ligne de chemin de fer. Malgré une décision de justice déboutant à  ce propos Y.M, la municipalité de la ville n’a pas procédé à  l’ordre de destruction ordonné. Le ministère public a été saisi dans cette affaire le 11 août 2011.



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Commission sur la corruption (IV) : où est parti l’hôtel Beau Rivage ?

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a publié dans son rapport final le 11 novembre 2011 les détails relatifs à  l’hôtel Beau Rivage propriété de la municipalité du Kram jusqu’en 2004. Situé au Kram-Aéroport sur une superficie de 4725 m² directement en bord de mer, cet établissement a été mis en vente au plus offrant sur décision du conseil municipal en novembre 2001 conformément à  un cahier de charges et au prix de départ de 1,45 million de dinars, montant défini suite à  une expertise du ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières. Il se trouve cependant que trois offres successives ont été reçues par la municipalité émanant d’une même et unique personne identifiée sous les initiales de I.T, soit Imed Trabelsi, neveu de l’ancienne première dame de Tunisie. La Commission a relevé qu’aucun autre promoteur n’a osé entrer en compétition avec cette personne pour le rachat de l’hôtel. En juin 2002, sa première offre a été de 1,205 million de dinars, soit en deçà  de la valeur estimative initiale. Le 9 juillet 2002, la municipalité du Kram a procédé à  la signature de la promesse de vente au profit d’une société dénommée Univers Carrière pour le montant de 1,205 million. Mais le gouvernorat de Tunis s’y est opposé vu le prix proposé. Ce n’est qu’en mars 2004 que le dossier a finalement été conclu entre la municipalité et la société Imed d’investissement immobilier. Mais l’enquête diligentée après la révolution a démontré que le huitième de la somme uniquement a été réglé à  la municipalité en 4 tranches dont la dernière au moment de la signature du contrat. Plus rien n’a ensuite été versé. Dans une correspondance au gouverneur de Tunis, la présidente de la municipalité du Kram a dénoncé quelque temps plus tard la construction sur le site de l’hôtel d’un complexe d’habitation et commercial en contradiction avec l’autorisation de bâtir initialement délivrée.



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Commission sur la corruption (V) : cautions démesurées pour Enjoy Hotels

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La Commission nationale d’investigations sur la corruption et les malversations durant l’ancien régime a révélé dans son rapport final rendu public le 11 novembre que la société Enjoy Hotels Collection (lire) a bénéficié de deux garanties bancaires d’un montant global de 3,186 millions sans offrir de garanties en retour. Ceci alors que la société était dotée d’un capital de 150.000 dinars uniquement et dont le quart du montant avait été libéré à  la date de l’obtention des garanties.



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Le tourisme vu par Ennahda : paroles en l’air ou paroles sincères ?

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Il s’appelle Ridha Saïdi et il est le monsieur économie du mouvement Ennahda. C’est lui aussi qui semble piloter pour l’instant le dossier tourisme en bénéficiant de toute évidence de (bons ?) conseils émanant de personnes proches du secteur. Dans son intervention publique la semaine dernière lors du forum sur les perspectives du tourisme tunisien (lire), Saïdi a confirmé l’engagement de son parti « à  continuer le travail afin de promouvoir le tourisme et lui offrir le meilleur encadrement possible à  cause de son importance dans l’économie tunisienne ». Dans la foulée de ces bonnes intentions, il a également affirmé vouloir « mettre l’accent sur le fait de concentrer tous les efforts et à  tous les niveaux pour créer un vrai partenariat entre l’Etat, le secteur privé et toutes les parties constituantes de la société civile ». Ridha Saïdi a reconnu « l’absence d’une volonté politique pour mettre en application une stratégie nationale permettant le développement du secteur ». Est-ce à  dire qu’Ennahda entend redonner au secteur ses lettres de noblesse pour en faire un véritable levier de croissance pour l’économie tunisienne ?

Le mouvement a en tout cas déjà  jeté les bases d’une première feuille de route pour le secteur et a annoncé la nécessité de « rétablir la confiance » des partenaires étrangers. Ridha Saïdi ne précise cependant pas s’il s’agit de les rassurer sur la préservation des libertés individuelles ou sur le maintien des acquis des voyagistes sur la destination. Sur le plan purement interne, Ennahda s’est dite prête à  « œuvrer d’une manière sérieuse et rapide à  résoudre les problèmes structurels du secteur ». Voilà  qui devrait redonner confiance aux plus pessimistes. Le mouvement a pour cela établi une feuille de route en 5 points.

De quels problèmes parle-t-on ?

Le parti semble avoir été sensibilisé sur le problème de l’endettement du secteur hôtelier et préconise « la constitution d’un comité regroupant le ministère, des hôtels, des banques, des auditeurs et des experts pour trouver des solutions au cas par cas ». On reste donc encore dans le théorique. Le problème de la diversité du produit est également soulevé par Ennahda qui rêve par exemple d’« instaurer des centres de congrès qui répondent aux normes internationales » sans préciser pour autant avec quel argent ils seront construits et, surtout, avec quels clients ils seront exploités (et amortis). Cependant, le mouvement déclare vouloir « prendre en considération » les recommandations des études stratégiques passées comme celles de la JICA, de la Banque mondiale et de Roland Berger pour solutionner certains problèmes.

La question du transport aérien a également été abordée par Ridha Saïdi qui souligne d’emblée la nécessité de soutenir la flotte nationale avant d’« ouvrir l’espace aérien aux compagnies étrangères tout en respectant la souveraineté de notre espace aérien ». A travers cette déclaration, il est évident que l’Open Sky ne sera pas appliqué avant longtemps dans le seul souci de préserver un pavillon national implicitement peu compétitif et inapte à  faire face à  la concurrence internationale.

Dans sa stratégie commerciale, Ennahda estime qu’en plus de « soutenir les marchés traditionnels européens, il faut aller vers d’autres marchés, américain, japonais, canadien, chinois, arabe et islamique », sans pour autant expliquer comment faire ni comment ramener ces touristes « long-courriers ». A signaler que le mouvement se déclare favorable à  l’assouplissement des démarches pour l’attribution de visas à  certaines nationalités.

Le problème de la formation est également sur la sellette du parti qui préconise la création d’établissements spécialisés dans la formation des cadres en s’appuyant sur un partenariat public-privé.

« Nous tenons à  proposer aux professionnels du métier d’examiner ensemble les recommandations de l’étude sur les perspectives du tourisme à  l’horizon 2016 » a dit Ridha Saïdi « et nous allons prendre en considération les avis de tous les intervenants et nous allons mettre en application les solutions approuvées par tout le monde ». En foi de quoi, Ennahda semble avoir déjà  pris la décision de prendre le taureau par les cornes et de traiter les maux du tourisme à  la racine. Mais engager des chantiers de fond, alors que le mandat de la constituante n’excèdera pas une année, lui permettra-t-elle de venir à  bout de tous les problèmes évoqués? A moins qu’Ennahda ait des visions sur le très long terme…

Hédi HAMDI



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Lèche-bottes s’abstenir*

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Oyez, oyez, oyez bonnes gens, le poste de ministre du Tourisme est à  prendre. Tous ceux qui sont en mal de reconnaissance depuis la révolution sont appelés à  faire la queue devant le siège du désormais tout puissant parti d’Ennahda qui daignera désigner quelqu’un dans les quelques jours à  venir. Ne vous bousculez pas, il n’y a qu’un siège à  pourvoir. Inutile de faire les yeux doux ni ressortir votre passé de militant touristique frustré, ce ne sont pas des arguments qui feront mouche.

Le ministre sortant a tenté de faire dans le surf. Le futur ministre sera certainement choisi sur ses capacités à  faire de l’équilibrisme, voire du contorsionnisme. Il devra en effet être apte à  la fois à  continuer la bonne marche des affaires touristiques tout en prenant désormais en considération les principes fondamentaux de la nouvelle force politique du pays. Donc lèche-bottes, s’abstenir.

*toute ressemblance avec certains candidats actuels au poste de ministre du Tourisme n’est que pure coïncidence.

H.H



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Les paris sont ouverts

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Après les gages de bonne volonté rendus publics par la nouvelle première force politique du pays, les milieux touristiques tunisiens s’adonnent en ce moment à  l’un de leurs sports favoris : celui d’essayer de deviner quel candidat sera le futur ministre du Tourisme. Sous l’ère de Zaba déjà , l’exercice était périlleux. Il l’est sans aucun doute encore plus aujourd’hui. En attendant, chacun y va de son pronostic et de sa théorie. Mais de la même manière que le secteur nage actuellement dans le flou, le nom du nouveau ministre est pour l’instant plutôt « vaporeux », en l’absence de surcroit d’un favori de la cour. A moins que certains ne soient déjà  dans le secret des dieux grâce à  des relations très… intimes avec Ennahda ?

D.T



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Après Benghazi, Tunisair reprend du service sur Tripoli

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La compagnie Tunisair a officiellement annoncé la reprise à  compter du 16 novembre 2011 de ses vols réguliers sur Tripoli avec 2 dessertes quotidiennes, soit 14 vols hebdomadaires.

Selon un communiqué publié le 11 novembre par le transporteur public tunisien, les départs se feront de l’aéroport de Tunis-Carthage sur les vols TU 417 partant à  13h45 et TU 413 à  17h50. Ce même aéroport a cependant enregistré le 13 novembre le départ d’un vol Tunisair vers Tripoli-Metiga ayant décollé à  14h20 sous le numéro TU 417.

Tunisair avait déjà  repris son trafic à  destination de Benghazi depuis le 13 octobre dernier à  raison de 3 vols par semaine, les lundi, jeudi et dimanche sur le vol portant le numéro TU 416. De son côté, la compagnie Libyan Airlines avait déjà  repris ses vols sur Tunis au départ de Benghazi puis de Tripoli International (photo).

Tunisair rejoint ainsi les compagnies Turkish Airlines, Royal Jordanian et Air Malta qui ont repris leurs activités sur la capitale libyenne tandis que Qatar Airways, Egyptair et Royal Jordanian ont limité encore leurs dessertes à  Benghazi.

Dans les prochains jours, il est prévu également le retour d’Alitalia qui sera suivie le 19 novembre par Lufthansa, puis Malev et BMI (British Midland) le 21. KLM et Emirates Airlines ont annoncé qu’elles ne reviendront pas avant mars 2012 sur la destination.



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Tunisair dévoile son programme pour l’hiver 2011-2012 sur l’Europe

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La compagnie Tunisair a annoncé le renforcement de son programme de vols sur l’Europe pour la saison hiver du 30 octobre 2011 au 24 mars 2012.

Vers la France, le transporteur national lance un 5ème vol quotidien sur Paris au départ de Tunis, ce qui porte désormais à  35 le nombre de vols par semaine vers l’Hexagone, outre 5 autres vols effectués au départ de Monastir tous les lundis. Toulouse sera désormais desservie par un vol quotidien, Marseille par 11 vols hebdomadaires et Lyon par 8 vols par semaine. Le nombre de vols est porté à  9 par semaine vers Nice (deux nouveaux vols chaque jeudi) et à  5 vers Nantes (avec une nouvelle fréquence le samedi). D’autre part, Tunisair reliera l’île de Djerba à  Lyon (avec 3 vols hebdomadaires grâce à  une nouvelle fréquence le dimanche), à  Nantes (avec 2 vols les jeudis et dimanches) et Strasbourg (avec 2 vols les lundis et vendredis).

Par ailleurs, la compagnie desservira Milan à  raison de 9 vols par semaine et Londres avec 5 vols hebdomadaires au départ de Tunis (mardi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche). A noter que Tunisair opère, aussi, tous les samedis au départ de Monastir vers Manchester.

En raison d’une forte demande enregistrée sur le marché Suisse, la compagnie a annoncé le renforcement de la liaison avec Zurich par une 3ème fréquence. Désormais la destination sera desservie au départ de Tunis les mardis, jeudis et samedis.

Par ailleurs, la compagnie aérienne prévoit de desservir la ville de Bilbao, capitale de la province Basque (Espagne), tous les lundis.



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Les Tunisiens exemptés de visas pour la Libye

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Le Conseil national de transition libyen a annoncé que les citoyens tunisiens ne seront pas soumis à  un visa pour entrer sur leur territoire. Cette mesure profite également aux détenteurs de la nationalité turque.
Cependant, le nouveau pouvoir à  Tripoli a décidé d’imposer un visa d’entrée en Libye aux ressortissants algériens, marocains, égyptiens, syriens, soudanais, tchadiens et nigériens. Dans une correspondance officielle transmise à  Tunisair, le CNT a littéralement mis en garde la compagnie nationale contre l’acceptation à  bord de ses vols pour la Libye de passagers sans visa portant l’une des nationalités concernées.



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Les chiffres du tourisme tunisien au 31 octobre 2011

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Les entrées touristiques, enregistrées au cours des dix premiers mois de 2011, ont chuté de 33,3 % à  4 millions de visiteurs alors que la Tunisie avait accueilli plus de 6 millions touristes au cours de la même période de 2010.
Selon les statistiques publiées par l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et publiées aujourd’hui par l’agence officielle TAP, les entrées des Européens n’ont pas dépassé 1,9 million touristes, enregistrant une baisse de 45,1 %.
Pour ce qui est de la France, 1er marché touristique de la Tunisie, les entrées ont été de 731 034 visiteurs, en régression de 42,7 %.
Quant aux touristes maghrébins, les statistiques révèlent un repli de 12,9 % des Libyens (1 336 526 visiteurs en 2011) et un net recul des entrées algériennes de 41 % (516 623 personnes).
Subissant le contrecoup de la chute de l’activité touristique, les nuitées ont baissé de 41,9% du 1er janvier au 31 octobre, à  18,8 millions et les recettes ont décru de 36,2 %, à  1 907,8 millions de dinars. Ainsi, la recette par visiteur, estimée à  467,2 MD en 2011, a accusé une diminution de -4,4 %.



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Ennahda fait du charme au tourisme tunisien qui reste sur sa faim

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Ennahda n’est pas encore au pouvoir. Le parti est certes arrivé en tête des dernières élections, mais il agit comme s’il dirigeait déjà  le gouvernement. Et en matière de tourisme, il continue de toute évidence à  faire le buzz. Cette semaine, il faut lui reconnaître une première victoire que même les plus grandes manifestations internationales n’avaient pas réussi à  faire, celle d’avoir eu la capacité de rassembler dans une même salle le gratin du tourisme tunisien et notamment plusieurs barons du secteur -dont certains habituellement très peu enclins à  sortir de leurs ghettos hôteliers.
Pour réunir tout ce bon monde, il a fallu qu’Ennahda organise hier un colloque sur les perspectives du tourisme tunisien. La salle de l’hôtel Acropole à  Tunis, qui accueillait la rencontre, a eu du mal à  contenir la filière touristique tunisienne qui s’est retrouvée presque au grand complet. Absent de taille cependant, Râched Ghanouchi, leader du parti, qui a laissé le soin à  son N°2, et très probable futur Premier ministre, Hamadi Jebali, de traiter le dossier du tourisme, dossier qui s’avère de toute évidence plus compliqué à  gérer que prévu pour le parti.
A la tribune officielle, avaient pris place Jebali et un certain Ridha Saïdi, membre du bureau exécutif d’Ennahda chargé des études économiques, aux côtés des présidents des deux fédérations professionnelles, la FTH et la FTAV (photo). Mais c’est du premier rang que sont venues certaines « surprises », avec la présence très remarquée de l’ancien président de l’UTICA, Hédi Jilani, et d’un ancien ministre du Tourisme, Tijani Haddad. Pour le premier, la surprise est d’autant plus grande qu’en 20 ans de présidence de l’UTICA, jamais il n’avait mis les pieds à  une réunion sur le tourisme. Pour le second, sa présence était de toute évidence purement professionnelle puisqu’étant lui-même avant tout hôtelier et agent de voyages (avant même d’avoir été ministre) et ayant contribué à  l’organisation de la manifestation.

Rassurer sans convaincre

Pour le parti Ennahda, au-delà  de la portée symbolique de la rencontre, il s’agissait aussi d’écouter les professionnels du secteur pour mieux comprendre leurs soucis au quotidien. Ces derniers ont malheureusement raté une occasion d’interroger le mouvement islamiste sur ses desseins réels et ses ambitions pour le secteur touristique pour la période à  venir. Car mis à  part 4 ou 5 interventions véritablement pertinentes et percutantes, la filière touristique a donné d’elle une image pas toujours reluisante. Et dans le brouhaha qui a caractérisé la rencontre, Ennahda en a profité pour esquiver les vraies questions qui dérangent. Beaucoup de participants à  ce colloque sont restés sur leur faim. Trop de généralités, trop de petits détails et trop d’applaudissements ont donné à  la rencontre un petit air de RCD. Car de toute évidence oui, il y avait des chauffeurs de salle, qui applaudissaient quand il fallait et qui allaient faire des remontrances à  quelques jeunes « impertinents » au fond de la salle qui avaient décidé de chahuter quand la brosse à  reluire se faisait trop évidente.
Que faut-il retenir de cette rencontre, sinon que Hamadi Jebali a annoncé que la dernière étude sur le tourisme à  l’horizon 2016 commandée auprès du cabinet Roland Berger il y a un an servira de feuille de route pour le futur du secteur. Comme quoi, l’ère de Zaba aura laissé au moins quelques vestiges recyclables, n’en déplaise au ministre du Tourisme du gouvernement de transition qui avait déclaré que cette étude était devenue « obsolète ».

Du côté d’Ennahda, on a joué la carte du réalisme, en s’engageant à  « rétablir la confiance des partenaires européens », en « créant un comité spécifique destiné à  résoudre l’endettement » de certains hôtels, à  développer de nouveaux produits par la mise en place de circuits de la révolution intégrant les zones de l’intérieur et en développant une nouvelle catégorie de clientèle qu’on ira chercher en Asie et en Amérique. A ce propos justement, Hamadi Jebali n’a d’ailleurs pas manqué de parler de « nos amis Américains », tournant le dos une fois encore aux Français et aux francophones, les ignorant superbement dans les débats. Les journalistes français présents à  la conférence n’ont d’ailleurs bénéficié d’aucune traduction simultanée lors des travaux, se contentant des quelques interventions en langue française.
Et à  la question claire nette et précise d’un hôtelier concernant l’éventuelle interdiction de l’alcool dans les hôtels en Tunisie, le N°2 d’Ennahda a encore une fois jonglé avec les mots, mais soulignant « que l’esprit islamique prévaudra et que la loi primera ». Une ambigüité qui ne va pas permettre de lever les équivoques en suspend.

J.R et K.A



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MSC menace de rayer la Tunisie de ses escales

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Rien ne va plus avec l’armateur international MSC Cruises. Le N°2 des croisières sur la Tunisie, avec 4 bateaux hebdomadaires en haute saison, a en effet annoncé l’annulation de ses escales tunisiennes en 2013 si la taxe de 5 euros par passager qui lui est imposée par les autorités tunisiennes depuis plusieurs années n’est pas revue à  la baisse. Cette taxe est perçue par l’OMMP (l’Office de la marine marchande et des ports) et la société Goulette Shipping Cruises, ancienne propriété de Sakher Matri, gendre de Ben Ali. Le croisiériste a officiellement annoncé qu’il supprimerait ses escales en Tunisie à  partir de 2013 et sur toutes les années suivantes si la même taxe continuait de lui être imposée.

Si MSC mettait sa menace à  exécution, il s’agirait d’un coup extrêmement dur pour le tourisme de croisière au port de la Goulette déjà  très touché par la désaffection d’une autre compagnie, Costa Croisières, qui était numéro un sur la destination mais qui a supprimé ses escales de Tunis depuis la révolution.
La taxe imposée aux compagnies maritimes étrangères avait été instaurée par décret présidentiel. Mais aujourd’hui, les autorités de tutelle sont entre le marteau et l’enclume. Si, d’une part, la réduction de cette taxe permettrait à  MSC de revenir sur sa décision, en contre-partie, la réviser à  la baisse provoquerait un important manque à  gagner pour les finances publiques.
Le croisiériste, qui a toutefois maintenu sa présence sur le marché tunisien pour 2012, a néanmoins donné un ultimatum à  la partie tunisienne jusqu’au 31 décembre 2011. A défaut d’accord, l’escale de la Goulette sera supprimée de ses programmes et de ses brochures l’année d’après.
En Méditerranée, MSC opère avec les paquebots « Lirica », « Sinfonia », « Splendida » et « Fantasia » dont les deux derniers peuvent transporter jusqu’à  3959 passagers et 1325 membres d’équipage.

D.T



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Ennahda veut réunir les troupes touristiques

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Le parti Ennahda anticipe sur la constitution du gouvernement. Le mouvement vainqueur des dernières élections a en effet annoncé la tenue à  Tunis ce jeudi d’une grande conférence sur le thème des « perspectives du tourisme tunisien ». Pour l’occasion, nombre de professionnels ont été conviés à  participer à  la rencontre.

Pour ceux qui ne sont pas dans la confidence du parti, deux analyses ressortent de cette annonce: la première estime que le mouvement veut encore une fois rassurer en invitant également des médias étrangers. La seconde option porte sur le besoin du parti d’y voir plus clair dans un secteur qui fait couler beaucoup de salive et beaucoup d’encre dans la perspective d’un gouvernement qui aura fort à  faire en la matière.

Aucune information n’a pas ailleurs filtré sur la nature des représentants du parti qui seront à  la rencontre. La présence des principaux dirigeants d’Ennahda serait un signe fort à  l’égard du secteur. Mais l’inverse est également envisageable.



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Une low cost allemande arrive sur Tunis en charter

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La compagnie aérienne allemande Germanwings, filiale de la Lufthansa, a annoncé l’ouverture à  compter de son programme été 2011 d’une nouvelle ligne saisonnière reliant Cologne à  Tunis. Le transporteur low cost va en effet opérer deux vols hebdomadaires nocturnes les mardi et vendredi au départ de son hub de Cologne-Bonn (Centre-Ouest de l’Allemagne). Dans le sens retour, les vols s’effectueront de Tunis aux environs de 4h du matin le mercredi et 5h le samedi. Le premier vol est prévu le 26 mars 2012 et le dernier le 28 octobre 2012 en Airbus A319.

Germanwings atterrira à  Tunis sous le régime du charter pour être en conformité avec la règlementation aérienne locale qui n’a toujours pas accordé l’autorisation aux compagnies à  bas coûts d’opérer sur la Tunisie.



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Grève dans le tourisme (I) : divergences sur le taux de participation

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Une grève générale a sérieusement perturbé l’activité des hôtels et des agences de voyages hier sur tout le territoire tunisien. Selon Kamel Saâd, secrétaire général de la Fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat, l’appel à  la grève lancée par la fédération syndicale a été suivi à  87%. Ce taux est cependant contesté par le président de la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie), Mohamed Belajouza, qui évalue à  25% le taux de participation, tandis que du côté des agences de voyages, la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages), par la voix de son président, Mohamed Ali Toumi, on considère que seuls 5% des employés du secteur ont observé l’arrêt de travail décrété hier.



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Grève dans le tourisme (II) : débordement incontrôlés

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La grève dans le secteur du tourisme décidée hier par la Fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat a donné lieu à  des débordements regrettables pour l’image de la destination touristique aux yeux de la clientèle étrangère. Des non-grévistes se sont vu interdire l’accès à  leur lieu de travail tandis que des véhicules de plusieurs cadres d’hôtels ont subi des dégâts (bris de vitres notamment). A Djerba, où la grève semble avoir été la plus virulente, les clients ont du aller en cuisine se préparer eux-mêmes leur petit-déjeuner tandis qu’un groupe de touristes qui devait prendre l’avion a du être évacué par une sortie dérobée de l’hôtel pour pouvoir prendre son avion au moment où l’accès principal à  l’hôtel était bloqué par les grévistes. Dans plusieurs cas, il a fallu faire appel aux forces de l’ordre.



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Grève dans le tourisme (III): le syndicat se fait justice ?

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Dans une déclaration à  l’agence officielle TAP hier, Kamel Saâd, secrétaire général de la Fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat a déclaré que « les propriétaires des hôtels ont bénéficié, durant l’ancien régime, de plusieurs incitations. Il s’agit notamment de la simplification des procédures d’accès aux procédures bancaires et des avantages fiscaux. ». Le représentant syndical a estimé qu’en conséquence, les hôtels « doivent aujourd’hui faire bénéficier les agents des augmentations salariales au titre de l’année 2011 à  l’instar des travailleurs dans d’autres secteurs. »



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Grève dans le tourisme (IV): la FTH promet des augmentations pour 2012

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Le président de la FTH a une nouvelle fois souligné hier que les professionnels du tourisme (hôteliers et agents de voyages à  n’étaient pas contre le principe de l’augmentation des salaires dans le secteur mais que la conjoncture actuelle était inappropriée. Il a cependant confirmé que les augmentations exigées pourraient être accordées dès janvier ou février 2012 quand l’amélioration de la situation du secteur (et donc des recettes) se fera sentir concrètement.



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Tourisme : à  qui profite la grève ?

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Le spectacle était affligeant ce mardi 1er novembre 2011 aux abords de plusieurs hôtels en Tunisie. Des employés en grève arborant des banderoles et des drapeaux, des conférences et séminaires qui n’ont pas pu avoir lieu, des touristes évacués de leurs hôtels par des portes dérobées pour pouvoir prendre leur avion, des bagarres entre grévistes et non-grévistes, la police appelée en renfort pour débloquer les accès à  certains hôtels…

Certes le droit de grève est légitime et inaliénable, mais le timing choisi par la partie syndicale semble « douteux ». Pourquoi en effet avoir choisi une période où l’on enregistrait justement un retour timide des clients grâce aux vacances de la Toussaint en Europe ? Pourquoi toute cette violence verbale (et quelquefois physique malheureusement) pour une affaire qui va être réglée à  l’amiable puisque les deux fédérations professionnelles ont confirmé qu’elles étaient disposées à  procéder aux augmentations exigées, mais en 2012 ?

Le congrès extraordinaire de l’UGTT en décembre prochain y est-il pour quelque chose derrière ce regain de fièvre entre la centrale syndicale et les patrons du tourisme ? Impossible en effet de ne pas faire un lien entre cette échéance et la grève d’hier. Il serait toutefois regrettable que des employés du secteur touristique aient été utilisés à  des fins déguisées dans l’intérêt unique de la partie syndicale à  un moment où la destination Tunisie a plus que jamais besoin de rassurer la clientèle touristique étrangère déjà  sérieusement effarouchée par la nature du nouveau parti vainqueur des dernières élections.

D.T



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Clients privés de leur apéro ?

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Les futurs dirigeants du pays ont annoncé la couleur : ils encourageront l’ouverture d’hôtels sans alcool. La fameuse licence sera-t-elle soumise désormais à  l’approbation des autorités religieuses au lieu du ministère de l’Intérieur ?

En tout état de cause, les investisseurs dans l’hôtellerie se posent la question de savoir si leurs futurs établissements risqueraient d’être soumis à  de nouvelles règlementations plus restrictives en la matière.

Toujours est-il que plusieurs hôtels en Tunisie ne servent pas d’alcool, notamment à  Kairouan, aux Berges du Lac à  Tunis et un à  Yasmine Hammamet, les premiers conformément à  une règlementation régionale et le dernier par choix délibéré du propriétaire. Renseignement pris : ils ne s’en portent pas plus mal.

Mais l’on voit mal dans un Resort en All Inclusive Helmut privé de sa pression, Henri de son petit rouge et Vladimir de sa dose de vodka quotidienne. Le cas échéant, ils iront voir ailleurs si nous y sommes !



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Tourisme : la grève de trop dans les hôtels et les agences de voyages ?

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Le 1er novembre a été décrétée journée de grève générale des employés du secteur de l’hôtellerie et des agences de voyages. Ainsi en a décidé le syndicat UGTT. Malgré les dernières tractations intervenues tout au long de la journée d’hier entre la partie syndicale et les deux fédérations professionnelles, la FTH pour les hôtels et la FTAV pour les agences de voyages, aucun compromis n’a pu être trouvé, chaque partie campant sur ses positions.

Du côté de la centrale syndicale, on estime qu’il n’est pas normal que tous les secteurs affiliés à  l’UTICA aient signé des conventions sur des augmentations de salaires sauf celui du tourisme. Par conséquent, la revendication porte sur une augmentation immédiate des salaires de 4,5% avec effet rétroactif au 1er mai 2011.

Du côté des fédérations professionnelles du tourisme, on rappelle, premièrement, que l’hôtellerie et les agences de voyages ne dépendent pas de l’UTICA. En second lieu, elles soulignent avoir annoncé leur disposition à  entamer les négociations salariales, mais à  condition que les augmentations n’entrent en vigueur qu’à  compter de 2012, c’est à  dire quand la situation du secteur se sera améliorée (lire notre article à  ce sujet). Les professionnels du tourisme estiment en effet que leur chiffre d’affaires a reculé de plus de 50% en 2011 par rapport à  l’année précédente et qu’il est par conséquent très inadéquat que le mouvement de grève intervienne justement au moment où l’on constate un timide retour de la clientèle touristique étrangère ces derniers jours à  l’occasion des vacances dites de la Toussaint en Europe. « Après tout le mal qu’on s’est donné pour ramener la confiance auprès de nos tour-opérateurs partenaires, voilà  que nos efforts vont être anéantis par nos propres employés » a déploré un directeur général d’hôtel de Yasmine Hammamet.

Menaces de blocus

Pire encore, certains employés d’agences de voyages auraient brandi la menace d’accompagner la grève d’un blocus de certains hôtels pour empêcher les touristes d’en sortir. Le cas échéant, de telles pratiques tomberaient sous le coup de la loi et auraient de graves conséquences pour les instigateurs. Cependant, il s’agit de cas très isolés car plusieurs salariés ont d’ores et déjà  indiqué qu’ils étaient contre toute participation à  la grève. Bien qu’il soit difficile de faire des estimations, il est certain que le mouvement ne sera pas suivi par tous, loin s’en faut.

Du côté de la FTAV, on s’étonne du ton adopté lors des négociations et de l’intransigeance affichée par la partie syndicale qui a refusé de céder ne serait-ce que sur une proposition de report de la grève. Mohamed Ali Toumi, président de la fédération, s’est dit dépité : « la révolution s’est faite pour créer de nouveaux emplois et non pas pour cesser de travailler » s’est-il insurgé. Car selon les estimations, l’augmentation de 4,5% exigée par les syndicats pourraient participer à  la création de 120.000 nouveaux emplois dans le tourisme si le montant équivalent était réinjecté dans la promotion.

Ce 1er novembre, certains hôtels devraient par conséquent connaître une journée difficile, mais nombre de patrons demeurent confiants en la majorité de leur personnel, considérant que jamais ils n’agiront contre les intérêts de leur propre gagne-pain. Du moins, ils osent le croire.

Hédi HAMDI



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Disparition de Béchir Messaabi: le tourisme djerbien en deuil

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Béchir Messaabi n’est plus. Le propriétaire de l’hôtel Golf Beach à  Djerba s’est éteint aujourd’hui à  Tunis à  l’âge de 71 ans.

Malgré la maladie qui l’avait éloignée des affaires depuis le mois de janvier dernier, feu Béchir Messaabi, bien que très affaibli, avait trouvé la force et le courage de faire un détour au salon Top Resa (IFTM) à  Paris, profitant d’un contrôle médical, pour venir saluer ses confrères et amis toutes générations confondues. Nul n’aurait imaginé qu’il s’agissait de son dernier adieu.

Le défunt avait été heureux de nous annoncer alors le renouvellement de son partenariat avec le voyagiste Fram pour un nouveau contrat de 10 ans après avoir rénové une partie de son hôtel (lire notre info). Mais l’autre projet qui lui tenait à  cœur, c’était la construction d’un nouvel établissement de catégorie 5 étoiles avec un important centre de thalassothérapie juxtaposé à  son hôtel. Le destin en a voulu autrement. Il sera enterré le 31 octobre à  Djerba.

A son épouse Dr Habiba née Ben Amara, à sa famille et à la grande famille hôtelière de Djerba, l’équipe de DestinationTunisie présente ses condoléances les plus attristées et prie le Tout Puissant de l’accueillir dans son Infinie Miséricorde.



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Ennahda reconfirme l’intérêt accordé au tourisme

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Le parti Ennahda s’est encore prononcé aujourd’hui sur le sujet du tourisme lors de la conférence de presse organisée à  Tunis au lendemain de la proclamation des résultats des élections. Hamadi Jebali, secrétaire général du parti, a confirmé l’intérêt accordé au secteur et a annoncé une rencontre avec le président de la FTH pour cet après-midi (vendredi). Interrogé sur le porte-feuille de ministre du Tourisme, H. Jebali a déclaré que rien n’avait été décidé ni proposé, à  part celui de Premier ministre revendiqué par son parti vainqueur des élections (avec 41,47% des sièges à  la Constituante).



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Fermeture de l’hôtel Sousse Palace

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L’hôtel Sousse Palace n’acceptera plus de clients après la date du 31 octobre 2011. L’établissement fermera ses portes quand ses derniers résidents quitteront l’établissement en novembre et ce pour travaux de rénovation et d’extension prévus pour durer 18 mois. Le contrat officialisant le changement de propriétaire devrait également être signé dans les prochaines semaines.
Du côté des employés, certains ne cachent pas leur inquiétude car n’ayant toujours obtenu aucune information sur leur situation et leur devenir après la fermeture de l’hôtel.Rappelons que le Sousse Palace a changé de mains au mois de janvier 2011 (lire)



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Sbeïtla aura bientôt son hôtel 4 étoiles

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L’hôtel devrait ouvrir ses portes au mois de février 2012 à  Sbeïtla, à  proximité du fameux site archéologique de Sufetula, considéré comme l’un des sites antiques les mieux conservés en Tunisie.

Avec une capacité de 100 chambres (210 lits) en 4 étoiles, l’établissement, actuellement en cours de finition, s’appellera Byzacène. Son promoteur, Tahar Saïhi, entend en faire un établissement de luxe dans une région qui manque cruellement d’unités de haut de gamme.

Clientèle ciblée : les excursionnistes, la clientèle algérienne, les chercheurs et historiens, etc.



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Des équipementiers français de l’hôtellerie à  Tunis

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La Mission économique près l’Ambassade de France en Tunisie organise les 23 et 24 novembre à  Tunis, les troisièmes « Rencontres franco-tunisiennes de l’équipement hôtelier, de la thalassothérapie et du thermalisme ».En parallèle, seront organisées des rencontres d’affaires B to B avec des sociétés françaises spécialisées dans les secteurs de la formation, des équipements ou encore de l’aménagement d’intérieur.Les sociétés tunisiennes intéressées par des rendez-vous individualisés avec les fournisseurs ou prestataires de services français peuvent dès à  présent prendre contact auprès de Essia Bouslama et Inès Lemdani: essia.bouslama@ubifrance.fr et/ ou ines.lemdani.int@ubifrance.fr ou par téléphone : 71 105 080.



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Le tourisme doit-il s’inquiéter de la nouvelle tournure politique ?

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La victoire sans appel du mouvement Ennahda aux élections de la Constituante le 23 octobre suscite bien des inquiétudes dans les milieux touristiques tant en Tunisie qu’à  l’étranger. Parti à  tendance islamiste qui se veut modéré, Ennahda multiplie pourtant ces derniers jours les signes d’apaisement à  l’encontre des milieux d’affaires et tend la main aux autres forces politiques qui seront représentées au sein de la future Assemblée.

Le N°2 du parti, Hamadi Jebali, pressenti pour devenir Premier ministre dans le prochain gouvernement, a déclaré dans une interview à  l’agence officielle TAP hier que « le secteur touristique est parmi les acquis à  ne pas mettre en cause. « Est-il raisonnable de paralyser un secteur vital comme le tourisme, en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillots de bain ou autres pratiques? Ce sont des libertés individuelles garanties aussi bien pour les étrangers que pour les Tunisiens » a-t-il affirmé.

Quant aux rumeurs selon lesquelles le mouvement va « imposer une constitution comme elle le conçoit et qui abroge certaines libertés, comme la liberté de croyance, les libertés individuelles, la situation juridique de la femme et sa place dans la société », Jebali a assuré que « la nouvelle constitution sera élaborée dans le cadre d’un « consensus avec les autres partis et les partenaires représentés au sein de l’Assemblée constituante », qu’elle « ne reviendra pas sur aucune liberté et qu’au contraire, elle cherchera à  les consolider toutes ».

Dans cette même interview en évoquant les acquis de la femme en Tunisie, il a affirmé qu’il n’y aura aucune atteinte au Code du statut personnel (CSP), pas de proposition de la polygamie ni de port du Hijab pour la femme qui sera libre de pratiquer sa religion et ses convictions.

Des déclarations rassurantes en apparence mais qui n’apaisent pas les craintes suscitées par l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste soupçonné de tenir un double langage et « qui risque d’effaroucher pour longtemps les touristes européens » pour reprendre la formule utilisée par un hôtelier de Gammarth.

La priorité de la nouvelle administration du Tourisme sera par conséquent d’aller calmer les esprits sur les marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie et principalement auprès des prescripteurs, avec la garantie que les touristes (au féminin) continueront de pouvoir pavoiser en mini-jupe dans les souks sans que certains radicaux auto-proclamés gardiens de la morale ne viennent leur faire des remontrances.

D.T



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Le triple défi touristique d’Ennahda

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Avant même que le nouveau paysage politique tunisien ne soit façonné, le mouvement islamiste Ennahda, grand vainqueur des élections, est rapidement monté au créneau par la voix de ses deux principaux leaders pour rassurer l’opinion publique et dire qu’il n’y aura pas de remise en question des acquis du tourisme et des libertés individuelles en Tunisie. Ces déclarations ont peut-être apaisé les suspicions internes mais n’ont pas pour autant calmé les esprits.

Quand bien même le pays sera dirigé par un gouvernement d’union nationale, on ne peut s’empêcher de penser que les grandes orientations touristiques seront pilotées, même à  distance, par le mouvement Ennahda. Mais pour assurer la bonne marche des affaires touristiques, le parti devra aller rassurer d’urgence les marchés émetteurs de touristes sur la Tunisie et principalement les prescripteurs de voyages en leur apportant les garanties nécessaires concernant la quiétude de leurs clients à  l’intérieur des hôtels mais aussi et surtout à  l’extérieur.

Et pour assurer le développement du secteur, les nouveaux dirigeants devront en priorité mettre en place les moyens promotionnels nécessaires au redécollage de la destination tout en se penchant de manière sérieuse sur les maux que le tourisme tunisien traîne comme des boulets depuis deux décennies.

A entendre les points de vue des futurs leaders politiques du pays, on ne peut que se féliciter de leur volonté de diversifier la base commerciale du tourisme tunisien en drainant une catégorie de clientèle nouvelle issue de pays arabo-musulmans à  la recherche de produits correspondant à  leurs traditions et à  leurs convictions. Mais faut-il encore une fois que les moyens qui seront accordés dans ce but soient à  la hauteur de leur souhait et qu’ils ne soient pas puisés sur des fonds initialement destinés aux marchés traditionnels.

Ennahda ni aucun autre parti politique en Tunisie ne dispose de baguette magique pour résoudre les problématiques du tourisme tunisien. De l’honnêteté, de la bonne volonté et de la conviction feront déjà  l’affaire pour les besoins de la reprise du secteur car les réservations pour 2012 commencent aujourd’hui.

Sur un autre plan, pour préserver le capital déjà  acquis des 2,5 millions de touristes européens et les 400.000 emplois directs générés par le secteur, le futur gouvernement devra tolérer –même à  l’insu de son plein gré- le bikini bronzant sur les plages de Djerba, Johnny Walker au Calypso et la Tech House sur les dance-floors du Bora Bora.

Hédi HAMDI



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3 nouveaux directeurs à  Tunisair

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La compagnie nationale a annoncé le 17 octobre la nomination de Faouzi Kaâbachi en qualité de directeur de la Délégation générale. Arrivé de Bruxelles où il était représentant, il remplace à  ce poste Mohamed Farhat nommé représentant pour l’Europe centrale et la Russie.A la direction des Programmes et des Ressources, Riadh Farhat, qui rentre de Rome où il était représentant, va remplacer Mourad Ben Nasr. Ce dernier reprend un poste qu’il connaît bien car l’ayant déjà  occupé, celui de directeur d’Exploitation.



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Appel à  la grève générale dans les hôtels et les agences de voyages

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La fédération des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat relevant de la centrale syndicale UGTT a décrété le 1er novembre comme journée de grève générale des employés de tous les hôtels et les agences de voyages sur tout le territoire tunisien. Dans une déclaration au journal arabophone Echourouk d’aujourd’hui, Kamel Saâd, secrétaire général de la fédération, a expliqué que cette grève fait suite au refus des hôtels et des agences de voyages de procéder aux augmentations salariales exigées par le syndicat. De surcroît, l’UGTT refuse totalement la mise en application du décret loi N°53 portant sur la réduction du temps de travail.

Par cette annonce, la fédération syndicale met donc sa menace à  exécution. Elle intervient également suite au communiqué rendu public par les fédérations patronales du tourisme, la FTH et la FTAV qui ont pourtant annoncé être « disposées à  examiner et à  entamer les négociations sociales, mais avec leur entrée en vigueur uniquement à  compter de l’année 2012 et ce au vu de l’absence totale de visibilité actuellement sur le devenir du secteur du tourisme ».

Les fédérations du Tourisme ont également signifié « leur surprise que la partie syndicale exige des augmentations de salaires au moment où le secteur du tourisme traverse la plus grande crise de son histoire avec un chiffre d’affaires ayant baissé de plus de 50% depuis le mois de janvier 2011 ».



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Emirates passe à  6 vols par jour sur la ligne Tunis-Dubaï

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A compter du 30 octobre 2011, la compagnie aérienne Emirates va porter le nombre de ses vols entre Dubaï et Tunis de 4 à  6 par semaine qui seront opérés tous les jours sauf le mardi. Les vols sont assurés par des Airbus A330-200 d’une capacité de 237 sièges répartis en trois classes : 12 en première classe, 42 en classe affaires et 183 en classe économique.
Le vol porte le numéro EK 747 et décolle de Dubaï le matin à  9h05 pour atterrir à  Tunis à  12h55 locales. Le vol retour EK 748 décolle de l’aéroport Tunis-Carthage à  14h30 pour arriver à  Dubaï à  22h55.

Emirates Airline dispose d’un réseau couvrant 114 destinations dans 67 pays sur les six continents et utilise une flotte composée de 159 appareils (151 avions pour passagers de type Airbus et Boeing et 8 avions cargo). La compagnie reçoit chaque mois un nouvel appareil.

Avec ses 16 Airbus A380, la compagnie dessert Londres-Heathrow, Sidney, Auckland, Bangkok, Toronto, Séoul, Paris, Djeddah, Manchester, Pékin, New York, Hong-Kong Shanghai et Johannesburg.

Et dans le cadre de l’extension de son réseau à  l’échelle internationale, le transporteur a lancé au début de cette année de nouvelles dessertes vers différentes destinations, à  savoir Bassora en Irak, Genève, Copenhague, Lusaka et Harare. Et à  compter du 1er novembre 2011, elle desservira par des vols quotidiens et réguliers Saint-Pétersbourg et à  compter du 13 novembre Bagdad, Rio de Janeiro.



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Affaire Amilcar : les vrais dessous du dossier

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L’hôtel Amilcar, propriété de la centrale syndicale UGTT, fermé depuis 2008 et en état de délabrement, vient d’être repris par le groupe Jenayah de Sousse. L’information a été publiée dans quelques médias au cours des dernières semaines, sauf que dans l’affaire, certaines zones d’ombre demeuraient encore. De source proche du dossier, Destination Tunisie a appris que ce sont les actionnaires français qui avaient conclu un contrat de location de 35 ans renouvelable tacitement (durée totale 70 ans) avec option et droit préférentiel d’achat de l’assiette foncière composant l’hôtel qui ont finalement cédé leur société à  la Compagnie Tunisienne de Développement Touristique (C.T.D.T), dirigée par Omar Jenayah, propriétaire entre autre de l’hôtel Mövenpick Sousse.

Du côté de l’UGTT, on ne peut que se féliciter de ce changement dans l’actionnariat de la société locataire dans la mesure où il a permis de débloquer la situation des arriérés de salaires, de loyer et les dettes envers la CNSS et les impôts. Cette issue finalement heureuse vient résoudre un dossier épineux que la centrale syndicale trainait comme un boulet depuis plusieurs années.

En attendant, l’hôtel, situé sur un site stratégique de la banlieue Nord de Tunis, ente le palais présidentiel de Carthage et le port de plaisance de Sidi Bou Saïd, est en plein travaux (photo) pour être totalement rénové avant de rouvrir ses portes. Deux des plus prestigieuses enseignes internationales (spécialisées dans la gestion des hôtels de grand luxe) seraient actuellement en compétition pour l’exploitation de l’établissement. La C.T.D.T devrait mettre fin au suspens en annonçant avant la fin du mois le nom de l’enseigne retenue. Des franchises internationales dans la restauration et l’animation sont aussi en négociations pour placer leurs enseignes dans certains points de vente de cet hôtel qui semble parti pour se transformer en palace de standing international.

D.T



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Un nouveau pilote à la tête de Tunisair Express

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Depuis le 7 octobre 2011, la compagnie aérienne Tunisair Express a un nouveau directeur général en la personne de Hatem Motemri qui remplace Moncef Zouari qui a dirigé la compagnie pendant près de 10 ans et qui a atteint l’âge légal de la retraite.

Une cérémonie d’adieu émouvante s’est déroulée le 12 octobre 2011 au siège de la compagnie pour le passage de témoin à  M. Motemri et pour saluer le directeur général sortant. Au cours de cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence de Habib Mekki, directeur général de l’Aviation civile, un vibrant hommage a été rendu à  M. Zouari pour « sa persévérance et sa pugnacité durant les neuf années qu’il a passées à  la direction générale de la compagnie, période caractérisée par une conjoncture nationale et internationale souvent peu favorable ».

Connue sous les noms commerciaux successifs de Tuninter, Sevenair puis Tunisair Express, la compagnie a traversé des périodes de turbulences, tant à  l’échelle nationale qu’internationale, mais a tout de même réussi à  répondre à  une demande indéniable du marché sur des axes souvent délaissés, voire même quelques fois indésirables.

Hatem Motemri hérite donc de la direction d’une compagnie qui joue aujourd’hui un rôle stratégique dans la dynamique économique et touristique tunisienne, d’une part, et dans la contribution au désenclavement des régions de l’intérieur, d’autre part. Loin d’être étranger au secteur du transport aérien, il va travailler dans un domaine qui lui est familier, à  la seule différence qu’il était plutôt habitué aux hangars techniques des avions et aux bureaux d’études et de contrôle. Ingénieur de formation (Arts et Métiers en France puis Institut Français du Pétrole), M. Motemri a intégré la compagnie Tunisair en 1989 en qualité d’ingénieur « Moteurs avions ». Pendant 10 ans, il a opéré dans le domaine très pointu des moteurs, de l’engineering et de la gestion de flotte.

Après une brève expérience chez Nouvelair en tant que responsable de l’Entretien des appareils puis chez sa filiale Sogerma Tunisie en tant que directeur Logistique, il revient à  Tunisair en 2003 avant d’intégrer la direction générale de l’Aviation civile en 2004 à  la direction de la Sécurité aérienne en qualité de responsable de la Sécurité, de l’Entretien et des Opérations.

Il a par ailleurs travaillé dans le groupe de travail « Aviation » au sein du projet EuroMed Transport qui consiste, entre autres, à  accorder les différentes réglementations internationales et européennes régissant l’aviation civile entre l’Europe et les pays de la Méditerranée. Un dossier brûlant toujours en cours mais pour lequel Tunisair Express aura l’avantage d’avoir une longueur d’avance sur les autres transporteurs de la région.



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L’IATA déboutée sur les cautions bancaires des agences en Tunisie, …ou quand David assomme Goliath !

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La Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) vient d’obtenir gain de cause auprès de la PAConf (Passenger Agency Conference, organe qui supervise l’élaboration des politiques du programme IATA des agences de voyages dans le monde et qui comprend 200 compagnies aériennes) lors de sa 34ème session ouverte le 11 octobre 2011 à Singapour.

La PAConf a débouté l’Association internationale du transport aérien (IATA) et donné raison à  la partie tunisienne en acceptant la demande de cette dernière de repousser au 31 décembre 2011 l’instauration de nouvelles cautions bancaires aux agences de voyages tunisiennes. Victoire sereine, mais importante, obtenue grâce à  une sympathie mondiale en faveur de la Tunisie et sa fédération et un soutien international des confédérations universelles telles que l’UFTAA et la WTAAA, ou nationales comme celle de la Malaisie et d’ailleurs.
La FTAV pourra se targuer d’avoir été l’une des rares associations d’agents de voyages à  avoir fait plier l’IATA, après la superpuissante Confédération de l’Union Européenne (ECTAA).

Retour sur une polémique

L’IATA voulait que l’été soit chaud pour le secteur des agences de voyages billettistes quand elle décida – sans crier gare – de porter les cautions bancaires garantissant la solvabilité des agences accréditées IATA en Tunisie à  des niveaux prohibitifs. Tenez-vous en : à  des agences qui n’ont jamais enregistré de défauts de paiements depuis pratiquement leur création, entre 900 et 1,6 million de dinars de caution ont été exigés !
La nouvelle équipe de la Fédération nationale, venant à  peine de s’installer, a vu le ciel lui tomber sur la tête. Et les nouveaux critères financiers, concoctés du reste par les théoriciens de cabinets d’audit londoniens (mandatés par l’IATA), lui posèrent son premier gros défi. Autrement dit, un test inédit de ses capacités corporatives à  l’aube de sa jeune gouvernance. Le président, Mohamed Ali Toumi, n’y est pas allé par quatre chemins : d’abord privilégier le dialogue et la discipline procédurale, assurer l’adhésion des adhérents et gagner le soutien des opérateurs sur le marché national, à  leur tête les compagnies aériennes. Ensuite, qui sait, attendre la décision de la conférence en vivant le suspens à  GMT + 8. Et dans l’hypothèse d’un échec, la dynamique post-révolutionnaire aidant, utiliser « l’arme lourde », jusque-là  tenue secrète…

La bonne nouvelle est tombée

Mais, à  la suspension de la séance le mardi 11 octobre à  10h00 heure locale à  Tunis,18h00 à  Singapour, la bonne nouvelle est tombée comme une manne venue du ciel ! Une résolution a été adoptée par la PAConf pour satisfaire la revendication de la FTAV et un message codé émanant d’une fédération internationale lit : « Vive le printemps tunisien ! ».

Mais quelle est la portée de cette décision pour les agents de voyages en Tunisie ? Dans la pratique, donner une grande bouffée d’oxygène à  un secteur asphyxié par la conjoncture. En second lieu et, plus symbolique, c’est d’exorciser la domination IATA sur les marchés, et résorber à  jamais la terreur qu’elle inspire aux agences lorsque par un simple « click » de son tristement célèbre « BspLink », elle abat sans pitié un agent de voyages, le menant à  la faillite.

Troisièmement, la nouvelle équipe de Mohamed Ali Toumi aura relevé l’un des plus dangereux défis jamais posés à  la FTAV depuis sa création. Elle annonce la couleur pour les nombreux dossiers ouverts et unit autour d’elle la communauté des agents de voyages en Tunisie, en recouvrant la confiance et la crédibilité, depuis longtemps perdus, avant cette révolution. Enfin, la vaste campagne de lobbying, entreprise à  l’échelle mondiale, aura sorti une fédération auparavant sclérosée, souvent renfermée sur elle-même, individualiste et encline à  l’égocentrisme d’intérêts misérabilistes. Ce temps est à  jamais révolu.

L’on retiendra aussi que le fruit de cette victoire a été obtenu, tant par le soutien agissant de partenaires de la profession- et du ministère du Tourisme – (rendons à  César…), mais suite à  un combat solitaire car la FTAV ne pouvait ni voter ni être présente à  cette conférence (statuts de la PAConf obligent), et avait la destinée de sa position entre les mains des quelques deux cents compagnies aériennes membres de la PAConf. Elle a su convaincre, avant de vaincre…Et David a assommé Goliath.

Sonia Diouri 

Lire aussi à  ce sujet :

Les agences de voyages tunisiennes furieuses contre l’IATA

Les agences de voyages tunisiennes face aux nouvelles exigences de l’IATA

65 agences de voyages tunisiennes jugées non solvables par l’IATA

Les agences de voyages tunisiennes entre le marteau de l’IATA et l’enclume de la caution bancaire 



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3,5 millions de touristes en moins et 22.000 emplois perdus

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Les dernières statistiques du tourisme communiquées par l’ONTT ne sont pas reluisantes. Sur les 9 premiers mois de l’année, les entrées touristiques ont régressé de 34,4% par rapport à  la même période de l’année précédente, ce qui revient à  une baisse de 3 millions 589 mille visiteurs. La régression des entrées a été de l’ordre de 70% fin février, de 56% en mars et de 54% en mai 2011.

Par ailleurs, les recettes touristiques ont baissé de 38,5% à  1,624 million de dinars, de janvier à  septembre 2011, alors que les nuitées ont chuté de 42,6%.

Selon Habib Ammar, directeur général de l’ONTT, la crise du secteur touristique a causé la perte d’environ 22 mille emplois dont 3 mille emplois permanents suite à  la fermeture de 24 hôtels (7500 lits), depuis le début de l’année, a t-il affirmé.



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Perspectives avec le marché japonais

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Suite à  la participation pour la première fois de la Tunisie au salon du tourisme JATA au Japon (du 30 septembre au 2 octobre 2011 à  Tokyo), il semblerait que de nouvelles perspectives touristiques soient envisagées avec ce pays. Tout d’abord, une délégation de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) va visiter, d’ici fin octobre-début novembre la Tunisie pour examiner les moyens de renforcer la coopération touristique entre les deux pays. De même, un groupe de T.O japonais devrait effectuer prochainement une visite pour une découverte du produit sur le terrain.



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Les commerçants des souks accusent les agences de voyages

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Les commerçants et artisans des souks de la médina de Tunis seront en grève le lundi 17 octobre pour attirer l’attention sur « la situation catastrophique » qu’ils traversent ces derniers mois. Pointées du doigt, les agences de voyages qui orienteraient les touristes vers certains commerces précis et pas vers d’autres, ce qui a pour conséquence « une exclusion de la plupart des commerçants de la ville de Tunis, qui ne peuvent plus vendre aux touristes » a annoncé, dans un communiqué, le bureau exécutif de la Chambre régionale du syndicat des commerçants de l’artisanat de Tunis.

Dans cette affaire, il s’agit essentiellement des croisiéristes qui accostent le temps d’une journée au port de la Goulette et qui effectuent une visite de la médina au pas de course bien « encadrés » par leurs agences réceptives.



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Othman Jenayeh va ressusciter l’Amilcar

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L’hôtel Amilcar, propriété de la centrale syndicale UGTT, vient d’être loué par Othman Jenayeh pour une période de 35 ans. Situé à  Carthage Amilcar, l’établissement date de 1962 et se débat depuis plusieurs années dans de graves difficultés matérielles. Othman Jenayeh, hôtelier à  Sousse, compte le rénover totalement pour en faire un 5 étoiles qui pourrait porter à  terme une enseigne internationale de prestige (on parle déjà  de Marriott).

Une première tentative de location de l’établissement en 2007 à  un promoteur français -qui devait le rénover- avait échoué. L’hôtel, situé en bord de mer, offre l’avantage à  ses clients de se trouver à  proximité immédiate des sites touristiques de Sidi Bou Saïd et de Carthage.



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Les organisateurs de spectacles toujours en colère

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Par la voix de leur syndicat (le STLPOS), les producteurs et organisateurs de spectacles sont une nouvelle fois montés au créneau cette semaine pour dénoncer le manque de transparence dans l’organisation des derniers festivals en Tunisie et notamment les festivals d’été. Le STLPOS estime dans un communiqué que « les structures dépendant directement ou indirectement du ministère de la Culture (festivals, centres ….)
continuent d’ignorer la loi et la profession en permettant aux fonctionnaires désignés de négocier et de contracter directement avec des intermédiaires étrangers ».



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Le paradoxe américain en Tunisie

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Allez comprendre chers concitoyens : au moment même ou notre Premier ministre est reçu avec tous les honneurs à  Washington par Obama en personne (qui lui témoigne son soutien dans la transition démocratique de la Tunisie), le département d’Etat américain lance une alerte à  l’intention de ses citoyens résidants en Tunisie pour leur demander d’être attentifs « aux évolutions de la sécurité locale ». Quant à  ceux qui voudraient se rendre dans le sud, le message du Département d’Etat est, on ne peut plus équivoque : réfléchissez-y à  deux fois avant de vous engager, semble-t-il dire à  demi-mots.

Ces nouvelles recommandations remplacent celles qui avaient été émises le 8 juillet dernier et sont valables jusqu’au 5 janvier 2012. Mais le plus inquiétant, c’est que les Américains craignent (et donc envisagent ?) des troubles avant et pendant les élections. Voilà  donc qui devrait refroidir bien des candidats au voyage, pas uniquement les touristes en provenance du pays de l’Oncle Sam, mais certainement d’ailleurs puisque les recommandations du Département d’Etat sont une référence pour beaucoup d’autres pays.

Les Américains, dans leurs craintes, n’ont peut-être pas tout à  fait tort, mais ils auraient pu souligner que depuis le déclenchement de la révolution, jamais un touriste ni un étranger résident n’a été inquiété sur le sol tunisien. Pour se consoler, on dira que les Américains n’ont pas un double langage à  l’égard des Tunisiens mais préfèrent prévenir que guérir.

LBS



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Politique : pour le PDP, le tourisme ne peut plus attendre plus longtemps

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Alors que la campagne pour les élections de la Constituante bat son plein et que les partis politiques promettent monts et merveilles aux Tunisiens, le tourisme continue de toute évidence d’être le parent pauvre des différents programmes économiques présentés, à  quelques exceptions près.

Vendredi dernier, le Parti Démocrate Progressiste (PDP) est monté au front pour défendre son programme touristique en organisant une conférence de presse pour confirmer l’intérêt qu’il accorde au secteur. Quoique modeste, la conférence, dirigée par Issam Chebbi, secrétaire général-adjoint du parti, a au moins eu le mérite de présenter un programme clair et cohérent en phase avec la réalité du terrain. Il faut dire que pour étayer ses dires, le PDP a fait appel à  deux experts dans le tourisme, Taïeb Houidi et Meriem Milli, de toute évidence au fait des vraies problématiques de l’heure et qui ne se sont pas contentés de relever les faiblesses du tourisme -que tout le monde connaît- mais d’y apporter tout au moins un début de réponse.

Des solutions pour l’avenir

Taïeb Houidi a par exemple proposé une solution au désendettement du secteur à  travers la titrisation des entreprises touristiques en difficulté, ce qui serait, selon lui « un garant au sauvetage du secteur ». Son idée serait de transformer les créances des hôtels en titres financiers émis sur le marché. « Celui qui n’a plus rien à  faire dans le secteur devra sortir et celui qui a la possibilité d’être sauvé le sera » a déclaré T. Houidi.

En fait, dans son programme de propositions d’avenir, le PDP, en toute lucidité, parle de consolider le tourisme balnéaire tout en « favorisant l’ancrage des autres segments (golf, plaisance, congrès, thalasso…). » Le parti suggère également de « construire des identités régionales à  travers la valorisation des patrimoines ». Mais le plus significatif, c’est que ce parti est également favorable à  l’augmentation du budget promotionnel du tourisme « à  travers des redevances à  adjoindre au Fonds de développement de la compétitivité », en taxant les compagnies aériennes et maritimes, les offices des ports maritimes et aériens, les agences de location de voitures, les banques et, surtout, à  l’instauration d’une taxe (« mineure », est-il précisé) sur l’entrée des visiteurs non-résidents.

Le parti se dit par ailleurs favorable à  l’entrée en vigueur de l’Open Sky qui « permettra de réduire la dépendance des hôteliers envers les tour-opérateurs et de développer le tourisme individuel ». « Je considère le tourisme comme une chance a dit Taïeb Houidi. Imaginez qu’on ait mis de l’habitat sur nos côtes ».

Dans la composition du futur gouvernement, le PDP proposera « un ministère du Tourisme, du Patrimoine et des Arts ». Issam Chebbi est en tout cas conscient de l’urgence de la situation : « le tourisme ne plus attendre et juste après les élections, il devra être traité en priorité ».

Hédi HAMDI



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Nouveaux DG au sein des filiales de Tunisair

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Alors que l’on attendait un communiqué de la compagnie aérienne Tunisair pour dévoiler les noms des nouveaux directeurs généraux de ses « futures-ex » filiales, c’est finalement le ministère du Transport qui a annoncé aujourd’hui la nomination des trois directeurs généraux suivants :
• Chiheb Ben Ahmed à  Tunisair Handling (en remplacement de Habib Mekki) – Lire aussi
• Hatem Moatamri, à  Tunisair Express (en remplacement de Moncef Zouari qui a atteint l’âge légal de la retraite)
• Naceur Bouraoui, à  Tunisair Technics (à  la place de Tahar Chouikh).



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Hôtels Laico en Tunisie : quel avenir après Khadafi ?

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La Libyan African Investment Company, plus connue sous le nom de Laico, fait l’objet de supputations depuis la chute du régime libyen de Khadafi.

Propriétaire de 3 hôtels en Tunisie et implanté avec 10 autres établissements dans 9 pays d’Afrique (3500 lits en tout en 4 et 5 étoiles exclusivement), le groupe libyen semble continuer ses activités au même rythme malgré des remous à  son siège à  Tunis et à  l’incendie de son bâtiment administratif à  Tripoli durant les combats.
Contrairement à  ce qui se disait, la Laico ne semble pas avoir appartenu à  proprement dit au clan Khadafi mais plutôt à  l’Etat libyen. Aux dernières nouvelles, une commission aurait été créée par le Conseil national de transition, actuellement au pouvoir à  Tripoli, pour assurer tant bien que mal la continuité des affaires de la Laico.

La branche tunisienne, Laico Tunisie, avec ses 180,457 millions de dollars de capital, compte plusieurs filiales qu’elle a rachetées ces dernières années. Tout d’abord la Société tunisienne des congrès (STC), propriétaire de l’hôtel plus connu sous le nom de l’Abou Nawas Tunis. Ensuite la SERT et la Commert, qui possèdent deux hôtels à  Hammamet et à  Djerba (photo), construits à  l’origine par Belhassen Trabelsi qui les avait exploités quelques années durant sous l’enseigne Karthago avant de les revendre dans des conditions obscures aux Libyens. La dernière filiale du groupe a pour nom Laico Services.

Gasim (prononcer Jassem) Eledrissi continue en tout cas d’assurer à  ce jour la direction générale de la Laico en Tunisie et demeure le représentant légal de la branche tunisienne pour tout ce qui concerne la prise de dispositions et décisions administratives et financières. Il a d’ailleurs fallu un jugement rendu en référé du Tribunal de première instance de Tunis pour officiellement le confirmer dans ses fonctions, fonctions apparemment très convoitées par certains de ses concitoyens.

Sur l’avenue Mohamed V, les travaux de l’ex-Abou Nawas, redevenu Laico Tunis, continuent à  un rythme relativement normal. Le gros de l’œuvre ayant été achevé, il demeure encore la partie finition de l’hôtel appelé à  devenir un fleuron de l’hôtellerie dans la capitale. La STC serait toutefois en attente d’une dernière ligne de crédits pour l’achèvement de la bâtisse qui pourrait rouvrir ses portes dès le mois de juin 2012. Si rien ne vient bouleverser la marche actuelle des travaux.

H.H



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Flambée des tarifs de la compagnie Turkish Airlines sur Tunis

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Les billets d’avion sur la ligne Tunis-Istanbul opérée par la compagnie Turkish Airlines ont connu une flambée des prix ces dernières semaines.

Alors que le prix d’un aller et retour était de 380 dinars en moyenne en classe économique, il est passé récemment à  449 dinars. Et à  partir du 1er octobre, la compagnie a décidé de s’aligner sur ses consœurs du marché et n’octroiera plus une commission de 7% aux agences de voyages sur la vente des titres de transport.

En conséquence, le consommateur payera en plus jusqu’à  53 dinars de frais de service supplémentaires pour tout billet acheté pour un voyage à  bord de la compagnie turque au départ de la Tunisie.

Actuellement, Turkish Airlines réalise 7 vols par semaine entre Istanbul et Tunis, idem pour Tunisair.



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Hadj : conditions de voyages draconiennes pour les Tunisiens cette année

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Les autorités saoudiennes ont accordé un quota à  la Tunisie pour 10.500 pèlerins à  l’occasion de la nouvelle saison du Hadj. Les autorités de tutelle ont annoncé que le prix du package sera de 6200 dinars. Et pour mettre un terme aux pratiques frauduleuses observées chaque année, il a été décidé que les passeports des pèlerins tunisiens devront être obligatoirement valides jusqu’au 15 mai 2012 au moins.

De son côté, la compagnie Tunisair a souligné que sur ses vols vers les Lieux Saints durant la saison du pèlerinage, elle n’acceptera les détenteurs de visas pour le pèlerinage uniquement sur les vols spéciaux et non plus sur ses vols réguliers.

Dans une note circulaire datée du 30 septembre 2011, la FTAV a prévenu les agences de voyages qu’il était interdit de vendre des billets d’avion sur les vols réguliers de Tunisair aux détenteurs de visas pour le Hadj. En d’autres termes, il s’agit de contrer les voyages illégaux organisés par certains vers la Mecque afin de se conformer aux stricts accords passés entre les Etats saoudien et tunisien. Les détenteurs de visas de visite ou professionnels continueront cependant de pouvoir utiliser les vols réguliers de la compagnie publique tunisienne.



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Le Top 20 des réclamations de touristes les plus stupides

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Une étude récente du voyagiste Thomas Cook et de l’Association des Agents de Voyages britannique a recensé 20 des réclamations les plus ridicules émises par des vacanciers anglais auprès de leur agent de voyage. En voici un florilège :

20. « Je pense qu’il doit être expliqué dans la brochure que le magasin ne vend pas à  proprement parler des biscuits comme des crèmes pâtissière ou de noix de gingembre. »

19. «La paresse des commerçants locaux fait qu’ils ferment l’après-midi. J’ai souvent besoin d’acheter des choses à  l’heure de la sieste – ce qui devrait être interdit. « .

18. « Durant mes vacances à  Goa, en Inde, j’ai été dégoûté de constater que presque tous les restaurants servaient du curry. Je n’aime pas du tout la nourriture épicée. « 

17. « Nous avons réservé une excursion dans un parc aquatique mais personne ne nous a dit que nous devions apporter nos tenues de bains et nos serviettes. »

16. Un touriste, dans un Lodge africain surélevé et surplombant un plan d’eau, qui a repéré un éléphant visiblement excité, s’est plaint que la vue de cette bête rampante a ruiné sa lune de miel en lui faisant sentir «inadéquat».

15. Une femme a menacé d’appeler la police après avoir affirmé qu’elle avait été enfermée dans sa chambre d’hôtel par le personnel. En fait, elle avait volontairement laissé le panneau «Ne pas déranger» à  l’extérieur de la porte pour pouvoir rester dans la chambre.

14. « Il y avait trop de sable sur la plage. »

13. « Nous avons trouvé le sable n’était pas comme celui la brochure. La votre montre que le sable est jaune, mais il était blanc. »

12. Un client d’un Novotel en Australie s’est plaint que sa soupe était trop épaisse et solides. Il a, par inadvertance versé de la sauce au même moment.

11. « Le bronzage seins nus sur la plage devrait être interdit. Les vacances ont été gâchées car mon mari a passé tous les jours regarder d’autres femmes. « 

10. «Nous avons acheté des lunettes de soleil Ray-Ban à  5 € chez un marchand ambulant seulement pour découvrir que c’était des faux. »

9. « Personne ne nous a dit qu’il y aurait du poisson dans la mer. Les enfants étaient effrayés. « 

8. « Il nous a fallu neuf heures pour rentrer à  la maison de Jamaïque vers l’Angleterre. Il n’en a fallu que trois aux Américains pour rentrer chez eux. »

7. « J’ai comparé la taille de notre appartement d’une pièce avec un appartement de trois pièces de nos amis, et le nôtre était beaucoup plus petit. »

6. « La brochure disait: Pas de coiffeurs à  l’hôtel. Nous sommes apprentis coiffeurs. Pourra-t-on séjourner là  bas »?

5. « Il y a trop de personnes espagnoles. La réceptionniste parle espagnol. La nourriture est espagnole. Trop d’étrangers vivent maintenant à  l’étranger.

4. «Nous avons eu à  faire la queue dehors sans air conditionné. »

3. «Il est de votre devoir en tant que tour-opérateur de nous informer de visiteurs bruyants ou indisciplinés avant de partir en voyage. »

2. «J’ai été piqué par un moustique, personne ne m’avait dit qu’ils pouvaient mordre. »

1. «Mon fiancé et moi avions réservé une chambre à  deux lits, mais nous avons été placés dans une chambre à  lit double. Nous vous tenons maintenant responsable du fait que je me retrouve enceinte. Ce ne serait pas arrivé si vous nous aviez mis dans la chambre que nous avions réservée. « 



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Open Sky : les négociations pourraient commencer bientôt

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A l’occasion de la réunion de la Task Force Tunisie-Union européenne qui s’est déroulée les 28 et 29 septembre, le thème de l’ouverture du ciel aux compagnies aériennes européennes a figuré parmi les sujets évoqués. Catherine Ashton, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré, lors de sa visite hier à  Tunis, en présence du Premier ministre Béji Caïd Essebsi (photo), qu’elle « comprenait l’importance de trouver un accord sur le sujet et l’importance de pouvoir voyager librement ». Répondant à  une question de DestinationTunisie concernant le temps nécessaire aux négociations, la responsable européenne a estimé qu’il était très difficile de définir un délai. « Les négociations ne sont pas entre nos mains » a-t-elle tenu à  préciser.

Sur le même sujet, Bernardino Leon, représentant spécial de l’UE pour le sud de la Méditerranée, s’est voulu moins évasif et a annoncé que les négociations devraient commencer dans les prochaines semaines. « L’un des projets qui permettra d’améliorer la situation du secteur touristique, c’est de libéraliser le ciel, c’est-à -dire qu’il y ait plus de compagnies aériennes européennes ou tunisiennes qui puissent voyager ». M. Leon a souligné à  ce propos que le profil de la clientèle était en train de changer et que, de plus en plus, elle se désintéressait du voyage-package. « C’est une clientèle individuelle qui prend son ordinateur et réserve à  travers Internet son voyage seul, donc, il faut s’adapter à  cette nouvelle réalité ». Cependant, Bernardino Leon a précisé que lors de la réunion de la Task Force, l’ouverture des négociations avaient été proposées mais non décidées. « Nous pensons que cette proposition d’entamer les négociations doit se faire le plus tôt possible et il n’existe pas de date pour la reprise des négociations mais nous espérons le faire dans les prochaines semaines ».

Par le passé, il n’y a donc pas eu de négociations à  proprement parler sur le sujet, « mais il y a eu des échanges d’idées entre le gouvernement tunisien et l’Union européenne et nous réfléchissons sur la portée de cet accord possible » a confirmé M. Leon.

Hédi HAMDI

Photo : Hichem Gouia



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Tozeur : Le projet Qatari Diar relancé

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Tandis que l’on croyait le projet mort et enterré, des responsables du projet Qatari Diar ont refait leur apparition hier pour confirmer le projet touristique prévu dans la région du Sud-Ouest tunisien, précisément entre les villes de Tozeur et de Nefta. Walid Mohamed Keldari, directeur régional du groupe qatari, a annoncé lors d’une conférence de presse à  Tunis le démarrage imminent des travaux de construction du complexe touristique saharien, fruit d’une « coopération stratégique entre les deux pays ».

Le projet, dévoilé il y a un peu plus d’un an, s’étale sur une superficie de 40 hectares et répond aux spécificités architecturales et esthétiques de la région. Il inclura un hôtel 5 étoiles des suites luxueuses, des restaurants et un centre commercial, outre une tente de style arabe, le tout avex 80 millions de dollars d’investissements. Et d’ajouter que le complexe, qui attirera une clientèle arabe (pays du Golfe) et étrangère, créera un nombre important d’emplois notamment dan les secteurs de l’ingénierie, du bâtiment et du tourisme.

L’Etat tunisien, a précisé encore M. Keldari, a fourni l’infrastructure de base nécessaire, à  savoir le raccordement aux réseaux d’eau potable, d’électricité et de communication.

Le projet du complexe touristique qui a été adopté en 2010 par la Chambre des députés dissoute après la Révolution du 14 janvier 2011.

Qatari Diar participe à  35 projets dans plus de 20 pays dans le monde notamment aux Seychelles, en Grande-Bretagne, en Mauritanie, à  Cuba, à  Djibouti et au Tadjikistan.

Créé en mars 2005, Qatari Diar est un fonds souverain doté d’un capital de un milliard de dollars US et contrôlé par la Qatar Investment Authority, avec pour objectif de stimuler la croissance économique du Qatar à  travers le développement de projets immobiliers à  Qatar mais aussi dans la région et à  l’international.

A titre d’exemple, le fonds a acheté l’été dernier le village des jeux Olympiques 2012, à  Londres pour 557 millions de livres (634 millions d’euros).



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Un nouveau DG à  Tunisair Handling ?

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Chiheb Ben Ahmed, représentant de Tunisair au Caire, aurait été rappelé à  Tunis où il est pressenti pour occuper le poste actuellement vacant de directeur général de la filiale Tunisair Handling. L’officialisation de ce poste n’interviendra cependant qu’après le feu vert du Premier ministère.
Habib Mekki, l’ancien responsable de la société, est retourné au ministère du Transport pour occuper le poste de directeur général de l’Aviation civile.



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Nominations de directeurs à  Tunisair

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La compagnie publique a procédé à  la désignation de nouveaux directeurs par intérim. Au centre de contrôle de gestion de la DCOA (direction centrale des opérations aériennes), c’est Ibtissem Ben Ahmed qui a été nommée. Par ailleurs, Abderrazak Tounakti a été nommé directeur du personnel, Mounir Helal, directeur des recettes commerciales et Hamza Louati directeur de la gestion financière. Khaled Essafi dirigera pour sa part le centre de formation en qualité de directeur.
Il demeure cependant encore trois postes principaux vacants : celui de directeur central du produit, de directeur central financier et de directeur de l’exploitation.



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L’ONTT va-t-il soutenir la ligne Milan-Tozeur ?

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Après avoir confirmé son soutien financier à  la compagnie française Transavia pour ses vols sur la Tunisie cet hiver, il se pourrait que l’ONTT apporte son appui à  Tunisair pour la préservation de sa ligne aérienne directe Milan-Tozeur. La compagnie publique avait annoncé dans un premier temps la suppression de la desserte. Son maintien pourrait être tributaire de la réponse qu’apportera l’administration du Tourisme à  la question. Par ailleurs, Tunisair envisagerait finalement d’assurer la continuation de deux de ses vols internationaux jusqu’à  Tozeur. Seraient concernés les vols Lyon-Djerba et Nice-Monastir.



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Les chiffres du tourisme au 20 septembre

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Les dernières statistiques officielles de l’Office national du tourisme tunisien à  la date du 20 septembre 2011 révèlent que 3.387.103 touristes et non-résidents sont entrés en Tunisie depuis le 1er janvier 2011, soit 35,4% de moins qu’il y a une année à  la même époque.
En termes de nuitées, elles sont passées de 27,7 millions il y a un an à  15,7 au 20 septembre 2011, soit un recul de 43,2%.Quant aux recettes, elles ont baissé de 39,4% à  1520 millions de dinars contre 2506,6 millions de dinars au 20 septembre 2010.



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