La thérapie de choc de Jerad pour sauver Tunisair

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Les finances du transporteur public nagent dans le rouge : 83 MDT de déficit attendu à  fin 2012. Tunisair ne se porte toujours pas bien malgré des réalisations record cette année avec 3,818 millions de passagers transportés pour 90.500 heures de vol.

Rabeh Jerad a reconnu hier l’existence de nombreuses menaces pesant sur la compagnie. En toute transparence et à  l’occasion d’une communication financière à  la Bourse de Tunis, le PDG de la compagnie a pointé du doigt son sureffectif : 8500 agents depuis la décision de réintégrer les filiales en février 2011 (lire notre analyse de l’époque), soit 230 agents par avion. Par rapport aux standards similaires d’entreprises intégrées, le nombre d’employés ne doit pas dépasser les 175 par avion.

Le PDG de la compagnie nationale l’avoue sans ambages ni détour : « il faudra dégager du personnel ! ». Le plan d’assainissement qui a été établi porte sur la réduction de 1700 agents entre 2013 et 2014, outre 329 agents qui atteindront l’âge de la retraite et qui ne seront pas remplacés. « Nous avons gelé tout recrutement depuis mars 2012 et il n’y en aura pas d’autres, sauf pour les techniciens de maintenance pour remplacer les départs à  la retraite » souligne Jerad. Les salaires également vont être gelés au moins sur les 2 prochaines années. Les 5 syndicats ont été consultés et informés des décisions.

En réalité, le nouveau plan de relance de Tunisair a été remis le 25 décembre au ministre du Transport qui doit le soumettre au gouvernement pour approbation. Le premier responsable de la compagnie compte faire passer son projet et entend bien se « battre pour obtenir également des aides gouvernementales » : 53 MDT pour indemniser les salariés qui seront licenciés ; 166 MDT de dettes à  effacer contractées auprès de l’OACA (jusqu’au 30 juin 2012) et même des subventions pour les vols intérieurs déficitaires ! Plus encore, Tunisair demande à  obtenir le statut d’entreprise totalement exportatrice.

Elle souhaite également que soit reconduite l’exonération de l’impôt sur le bénéfice qui avait été décidée en sa faveur pour la période 2009-2013 mais dont elle n’aura finalement pas profité puisqu’à  part 2009, les autres exercices s’étaient soldés par des résultats déficitaires. Les exigences de Tunisair sont-elles réalistes ou utopiques ?

« C’est vrai que le plan de redressement est coûteux pour l’Etat, mais ce n’est pas très lourd comparé à  ce qui adviendrait si l’on ne faisait rien » s’exclame Jerad. Car la réintégration des filiales en 2011 coûte très cher : 40 MDT en augmentations de salaires par an. Pour sauver l’entreprise, le Business Plan élaboré prévoit par ailleurs un ensemble d’actions en interne et en externe portant sur la mise à  niveau globale des activités du transporteur, l’organisation de ses filiales en centres de profits et la mise en place d’un programme de compression des coûts (-10%).

De plus, il est question de consolider les canaux de distribution, en particulier via le Web et le Call Center «afin de diminuer la vente à  travers les agences de voyages » précise bien le PDG de Tunisair qui ne manque pas de souligner sur un autre plan qu’il n’y a plus d’ingérence politique dans les affaires. «L’entreprise est maître de sa gestion et nous demandons la révision de notre mode de gouvernance pour plus de flexibilité à  l’image de Tunisie Telecom par exemple lors de l’ouverture de son capital».

 Hédi HAMDI



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C’était des bâtisseurs, ils sont partis en 2012

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2012 aura été marquée par la disparition de plusieurs figures de proue du tourisme tunisien. Avec l’année qui s’achève, hommage à  ces entrepreneurs qui ont apporté leur pierre à  l’édifice touristique national au cours des dernières décennies.

Le premier à  s’éteindre durant le premier trimestre de 2012 fut Tahar Fourati. A 82 ans, le fondateur des hôtels Continental et Bousten (à  Hammamet, Djerba, Tozeur, Kairouan et de l’Orient Palace à  Tunis) est parti mais restera pour la postérité touristique nationale comme ayant été le premier directeur d’hôtel tunisien diplômé et l’un des premiers hôteliers tunisiens à  se lancer à  la conquête de pays étrangers comme la France, l’Irak, l’Arabie Saoudite, le Koweït ou encore l’Ouganda. Il fut aussi l’un des cofondateurs de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) en 1962, aux côtés de Mohamed Ben Smaïl et feu Naceur Malouche. Certes, son destin professionnel ne s’acheva pas comme il l’aurait souhaité, mais force est de lui reconnaître des qualités de challenger peu communes.

Deuxième grande personnalité touristique à  disparaître en 2012, Aziz Milad. Hôtelier, agent de voyages et patron de Nouvelair, la première compagnie aérienne privée tunisienne, le défunt fut pendant près de 5 décennies un symbole de la réussite touristique Made in Tunisia à  travers son groupe TTS. Admiré pour sa réussite et respecté pour sa philosophie entrepreneuriale, Aziz Milad avait le don de transformer en or tout ce qu’il touchait. Sa dernière œuvre, la Baie de Gammarth, n’est pas totalement achevée, mais il aura eu le temps de son vivant de la voir se concrétiser, de la même manière qu’il réussit à  faire aboutir nombre de ses rêves même les plus fous. Le plus beau des hommages posthumes lui aura sans aucun doute été rendu le jour de ses funérailles à  Kairouan, sa ville natale, par cette foule de milliers de personnes venue saluer une dernière fois l’Homme.

La filière touristique a également été peinée d’apprendre à  la fin du mois de novembre la disparition d’un commis de l’Etat qui forçait le respect. Béchir Bouneb, cadre à  l’ONTT, est parti sur la pointe des pieds alors qu’il venait tout juste de prendre sa retraite. C’est à  Djerba, où il a exercé de nombreuses années comme Commissaire régional au Tourisme, que le défunt a laissé le meilleur des souvenirs. A Tripoli où il a exercé ensuite en tant que représentant de l’ONTT, il a également consacré tous ses efforts à  la structuration d’un marché certainement parmi les moins faciles. C’est à  Monastir qu’il finira les dernières années de sa carrière au poste de Commissaire régional au Tourisme.

La fin de l’année 2013 a également été marquée par le départ de Khaled Bayoudh. Industriel mais aussi promoteur de l’hôtel Thapsus à  Mahdia et d’une agence de voyages, il a été inhumé à  Téboulba le 26 décembre 2012.

Paix à  leur âme.



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Hammamet : l’hôtel Almaz change d’enseigne

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L’hôtel Almaz (3*, 304 lits) situé à  Yasmine Hammamet change d’exploitant. Depuis le 26 décembre, l’hôtel a rouvert ses portes dans le giron d’une société de gestion hôtelière dénommée Bravo Hotels & Resorts présidée par Karim Mzali et va changer de nom durant les 5 années que durera sa location. L’Almaz est désormais devenu le « Bravo Hammamet ».

Lire aussi :

Karim Mzali couronne sa carrière avec « Bravo »



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Djerba : plus de ¾ des hôtels vides à  Noël

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Alors qu’il y a encore quelques années, les hôtels de Djerba faisaient le plein pour les fêtes de fin d’année, le taux d’occupation était de 22.8% le 24 décembre 2012, soit 6350 clients pour 27.900 lits en exploitation selon une source bien informée. Mais si l’on considère que l’île de Djerba offre une capacité réelle de 42.850 lits, le taux d’occupation absolu est en réalité de l’ordre de 14,9%. « Ce sont des chiffres qui font honte à  la destination Djerba pendant les fêtes de fin d’année » déplore un professionnel de l’île.



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Cette taxe ridicule de 2dt000

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Par Hatem KHECHINE* : J’ai suivi avec intérêt la loi de Finances 2013 de l’ANC qui concerne le secteur hôtelier et voici mes remarques à  propos de cette taxe ridicule de 2dt000.
La Tunisie reçoit environ 4 millions d’étrangers et nous allons dire + 1 million de Tunisiens qui fréquentent les hôtels, soit un total de 5 millions : les caisses de l’Etat percevront environ 10 millions de dinars. Je n’accepte pas cette taxe de cette manière car cette taxation est faite par séjour, donc à  chaque nouveau séjour, 2dt000 sont à  régler, ce qui n’est pas à  l’avantage des circuits culturels de 7, 10 et voir 14 nuits dans des unités hôtelières différentes (plusieurs séjours d’une nuit) et surtout marquera certainement un fléchissement pour le tourisme culturel (des passages à  l’intérieur du pays : Dougga/Sbeïtla/Bulla Régia/Kairouan/Gabès/Douz/Kébili/Tozeur, etc.). Le montant de 2dt000 est un montant dérisoire et ridicule qui ne vas pas aider ni les caisses de l’Etat ni surtout à  la promotion du secteur. Il ne sera qu’un handicap supplémentaire aux hôteliers et aux régions de l’intérieur.

Les hôteliers commercialisent leur produit par des contrats de 2, 3, 4 et 5 ans (les gros contrats sont déjà  faits). Donc, cette taxe sera supportée directement par les hôtels tunisiens qui sont en grandes difficultés financières. Elle ramènera aux caisses de l’Etat environ 10 millions de dinars (montant très faible et peu significatif) par rapport aux documents et au temps nécessaire à  la tenue de cette comptabilité et son mode de contrôle.

La Tunisie connaît un grand problème d’image de promotion touristique à  travers l’Office du tourisme tunisien. Nos grands concurrents (Egypte/Maroc/Turquie/et bien d’autres) disposent d’un budget de marketing nettement supérieur à  celui de la Tunisie (ils ont le double, voire le triple de notre budget promotionnel). Donc, si 50 % de ces recettes seront mises à  la disposition de la promotion, soit 5 millions de dinars = 2,5 millions d’euros, cela ne résoudra en aucun cas le problème de l’image de marque de la Tunisie.

A un second niveau, les TO vont demander aux hôteliers d’inclure cette taxe dans leur prix de vente final (pour éviter un check-in à  l’arrivée qui handicape l’accueil des clients – perte de temps dès l’arrivée à  l’hôtel, et les touristes vont déclarer qu’ils ne sont pas au courant de cette taxe et réclameront aux TO). Cela va baisser encore la compétitivité de la destination (les TO vendant leurs produits à  travers les agences de voyages vont aussi marger cette taxe dans le prix de vente final en incluant la commission des agences de voyages). Donc, cette taxe sera aussi majorée et d’autres vont en profiter.

Une idée à  développer

Ma proposition est la suivante : l’ensemble des pays (presque tous) taxent les touristes par des frais de visa comme par exemple l’Egypte (25,00 USD/touriste, payables à  l’arrivée sur le territoire, l’Europe (80,00 euros /touriste environ payables à  la réception du visa), les USA (160,00 USD/touriste payables à  la réception du visa) ; la Russie : 299,00 USD/touriste (payables à  la réception du visa) ; la Serbie : 30,00 USD/touriste environ (payables au moment du départ du territoire) ; Cuba, l’équivalent de 25,00 USD (payables au moment du départ du territoire). En Asie : Indonésie (50,00 USD) , Singapour (50,00 USD), Thaïlande (35,00 USD), etc.

Cette taxe doit être d’abord plus élevée que 2dt000 et montée à  10,00 ou 15,00 euros (encaissables uniquement en devises). Elle ne doit concerner que les étrangers et pas les Tunisiens ou nos voisins (Algériens et Libyens). Elle ne doit en aucun cas être encaissée par les hôteliers, mais uniquement et directement par l’Etat aux postes frontaliers des aéroports et à  nos frontières terrestres (timbres : taxe touristique. Le cas de l’Egypte : c’est un timbre qui se colle sur le passeport ou sur un document de voyages : fiche voyageur – pour les citoyens européens qui voyagent en Tunisie sans passeport mais avec une CIN). De cette manière, l’Etat encaissera pour environ 3 millions de touristes (Algériens et Libyens non inclus) 10,00 euros par personne soit 30 millions d’euros. Si c’est 15,00 euros, la recette sera de 45 millions d’euros. Ce budget deviendra alors significatif pour les caisses de l’Etat à  50 % et pour la promotion du tourisme les autres 50 %. Cette méthode ne touchera pas l’intérêt des hôteliers, des TO et des agences de voyages qui vendent notre destination.

Hatem KHECHINE
 *Hôtelier et agent de voyages



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Tunisair prépare de nouvelles lignes et une grande alliance internationale

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La compagnie nationale a de grandes ambitions pour son avenir. Tunisair a élaboré une refonte de son réseau sur les prochaines années axée sur le trafic dit de 6e liberté. Pour ce faire, le transporteur aérien mise sur l’Afrique et envisage de porter à  20 le nombre de ses destinations sur le Continent à  raison de 4 ouvertures par an. Dès 2013, Tunisair va étendre sa ligne Tunis-Bamako vers Ouagadougou. Elle s’apprête également à  ouvrir une ligne vers N’djamena/Douala. « Nous ne répondons pas uniquement aux demandes des politiciens mais à  une étude économique qui nous assure qu’à  moyen-terme, ces lignes seront rentables » se défend Rabeh Jerad, le PDG de la compagnie. Sur la Libye, une nouvelle ligne va être ouverte vers Sebha, ce qui confirme tout l’intérêt accordé à  ce marché malgré son instabilité relative.

Sur le long-courrier, Tunisair annonce de nouvelles lignes sur Montréal au 2e semestre 2014 et une ligne sur New York en 2015. Ces ouvertures seront rendues possibles après la réception de nouveaux avions neufs : deux Airbus A.330 prévus pour avril et mai 2014 et un 3e appareil du même type pour la fin 2015. « Nous voulons fidéliser notre clientèle par la qualité des services » affirme le PDG de la compagnie qui reconnaît que « les retards enregistrés sont dus au vieillissement de la flotte qui a atteint une moyenne de 15 ans ».
Actuellement, plusieurs avions ont 20 ans d’âge et vont être retirés de l’exploitation, dont ses 3 Airbus A.300-600 et 4 Boeing 737-500 destinés à  être revendus. Suivront également 5 Airbus A.320 et un ATR 42 (celui ramené de chez Mauritania Airways). Le produit de cette vente servira à  renflouer les caisses de la compagnie et participer à  l’acquisition des appareils commandés il y a quelques années portant sur un total de 16 avions (dont 3 ont déjà  été livrés). La compagnie continuera à  recevoir 2 appareils nouveaux chaque année.

Avions présidentiels mis en vente

Mais c’est surtout sur le produit de la vente des avions présidentiels de Ben Ali que Tunisair compte. Deux appareils sont actuellement à  la recherche de repreneurs : tout d’abord le Boeing 737 BBJ ainsi que l’Airbus A.340 payé 190 millions de $ US et actuellement stationné à  Bordeaux. Il se trouve cependant que ces appareils n’ont pas encore réussi à  être revendus malgré le recours à  un Broker spécialisé. Le BBJ a été exposé récemment à  la foire de Dubaï et malgré une offre avancée, la vente n’a pas pu se concrétiser. Rabeh Jerad ne perd pas espoir de trouver des acheteurs et souligne que Tunisair réussira à  dégager des plus-values des ventes, notamment de l’A.340, car entre son achat en 2009 et aujourd’hui, il y a eu une dévaluation du dinar par rapport au $ US. Les recettes serviront également à  financer une partie du renouvellement de la flotte qui s’élève à  950 millions de $ US. En attendant, la compagnie mise sur une augmentation de son capital de 106 millions de dinars actuellement à  180 millions de dinars, montant qui pourrait être apporté par « un partenaire stratégique » selon Rabeh Jerad qui n’a pas dévoilé son identité, se contentant de dire que « les détails seront discutés plus tard ». Par ailleurs, il est également question d’une alliance stratégique dans un horizon de 5 ans.

Le charter réduit de moitié

 Depuis 2011, la compagnie Tunisair a perdu 50% de son trafic charter. En 2012, l’activité a représenté entre 17 et 20% de son trafic uniquement pour éviter les aléas conjoncturels, autrement dit l’annulation des engagements des T.O. On est donc loin des 40% d’activité touristique d’antan. Faouzi Mouelhi, directeur central du Produit au sein de la compagnie, explique que la conjoncture fait que les T.O évitent de prendre des risques et préfèrent se rabattre sur les vols réguliers. Mais Tunisair compte bien se ressaisir sur ce créneau à  compter de 2013 malgré des décisions que certains pourraient interpréter comme « anti-touristiques » : fermeture des représentations en Grèce, au Portugal et dans certaines villes allemandes et suspension de la ligne Tunis-Athènes faute de rentabilité. En tout état de cause, la compagnie estime que le retour à  l’équilibre de ses finances peut être envisagé pour 2014 grâce à  une croissance de ses activités de 2 à  3% par an à  compter de 2013.

H.H



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La FTAV organise une Journée pour les spécialistes Omra

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La Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV) a organisé le 27 décembre 2012 une « Journée Omra » qui a réuni les agences de voyages spécialisées dans le secteur du petit pèlerinage aux Lieux Saints. Près de 200 agences ont pris part à  ces travaux destinés à  dresser le bilan de la saison qui s’est achevée et à  débattre des solutions à  apporter aux problèmes récurrents qui entravent la bonne marche du voyage vers les Lieux Saints et leurs conséquences sur les pèlerins tunisiens. Le président de la FTAV, Mohamed Ali Toumi, a déclaré à  cette occasion, qu’un accord de principe avait été convenu avec le ministre des Affaires religieuses concernant la libéralisation partielle de cette activité actuellement monopolisée par la SNR (plus connue sous le nom de Montazah Gammarth). A ce propos, le Conseil de la Concurrence, saisi par la FTAV, a jugé illégale la position dominante de la SNR, décision qui devrait ouvrir la voie aux agences de voyages leur permettant de gérer de manière autonome le volet hébergement des pèlerins tunisiens en Arabie Saoudite. Cependant, cette libéralisation sera accompagnée d’un cahier de charges qui définira avec précision les droits mais aussi les devoirs des agences de voyages pratiquant cette activité.



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Naissance d’un nouvel acteur sur la scène hôtelière tunisienne

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C’est une nouvelle enseigne qui va faire son apparition sur les hôtels en Tunisie à  compter de 2013. Elle s’appelle Vendôme et va s’afficher pour la première fois sur l’hôtel Diar El Barbar à  Matmata à  compter du 1er janvier 2013. Cette marque est en fait un nouveau label qui va être lancé par une société de gestion hôtelière, Vendôme Hotels & Management (VHM), fruit d’une association tuniso-libanaise. Côté tunisien, elle compte dans son tour de table Abdelmajid Hfaiedh, connu dans le monde de l’assurance (directeur général Afrique de la compagnie AON) ainsi que son fils Slim (connu notamment pour être cinéaste). La direction générale Afrique de l’entreprise a été confiée à  Karim Metahni, hôtelier ayant longuement travaillé avec les groupes Abou Nawas, Safir, ou encore Laico (où il opérait encore récemment en tant que directeur général de deux unités à  Bamako). Le siège tunisien de Vendôme se situe à  l’Ariana. Le deuxième siège de l’entreprise se trouve à  Beyrouth et est dirigé par un hôtelier de renom, George Sade, qui a également pour projet de prendre plusieurs hôtels sous l’enseigne Vendôme au Moyen-Orient, voire même en Amérique du Nord.

Tout ce beau monde était le 22 décembre à  Tunis pour la cérémonie de signature de la prise en gestion de l’hôtel Diar El Barbar qui marquera le début effectif des activités de la société en Tunisie, laquelle étudie actuellement la reprise de plusieurs établissements en gestion pour compte. En Algérie également, Vendôme va gérer à  compter du 1er janvier 2013 un hôtel à  Oran et devrait signer dans les prochaines semaines un important partenariat avec un hôtelier local pour l’exploitation de ses établissements et pour la mise en place d’une Académie de formation professionnelle.

La chaîne Vendôme sera déclinée en plusieurs types d’hôtels : Vendôme Palace (pour les 5 étoiles), Vendôme Boutique (pour les hôtels de luxe de petite capacité), Vendôme Inn (pour les 4 étoiles), Vendôme Resort & Spa (pour les établissements balnéaires), Vendôme Village & Club et Vendôme Mountain & Resort (pour les hôtels exotiques, enseigne que portera par exemple le Diar El Barbar).

H.H

Voir les photos de la cérémonie de lancement



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Diar El Barbar passe sous l’enseigne Vendôme

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Une cérémonie s’est déroulée le 22 décembre 2012 à  Tunis à  l’occasion de la signature du contrat de gestion de l’hôtel Diar El Barbar de Matmata par la nouvelle chaîne hôtelière tuniso-libanaise Vendôme. A compter du 1er janvier 2013, l’hôtel sera repris en main par les nouveaux gestionnaires qui vont y dépêcher une Task Force pendant 3 mois afin de mettre en place les procédures de la chaîne et procéder au recyclage des employés. Le Diar El Barbar sera dirigé par Sami Abderrahim et exploité sur les 5 prochaines années sous l’enseigne Vendôme Mountain & Resort.

Lire notre article sur le sujet



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Syphax Airlines va ouvrir Pékin et Montréal à  l’été 2013

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La compagnie aérienne privée Syphax Airlines va intégrer dans sa flotte un nouvel Airbus A.330 (photos ci-dessous) à  compter du printemps prochain. Le contrat vient d’être signé et l’appareil lui sera livré à  l’usine Airbus de Toulouse en avril 2013. Le transporteur privé opèrera, grâce à  cet avion, sur de nouvelles lignes directes vers le Canada et la Chine à  compter de l’été 2013. L’appareil aura une capacité de 278 sièges répartis en 28 sièges Business et 250 Economiques.

La semaine dernière, Syphax inaugurait une autre ligne entre Sfax et Tripoli en Libye qui est désormais opérée à  raison de 3 fréquences hebdomadaires (les mardis, jeudis et samedis) avec une durée de vol de 40 minutes.

Le PDG de la compagnie, Mohamed Frikha (photo ci-dessus, entouré de l’un de ses équipages), a annoncé à  cette occasion que la compagnie comptait ouvrir de nouvelles lignes qui relieront Sfax à  d’autres grandes villes libyennes dont particulièrement Benghazi, Misrata et Sebha. Il a également déclaré que Syphax allait très prochainement ouvrir de nouvelles lignes au départ de Sfax vers Casablanca et Djeddah.

Avec des vols programmés essentiellement au départ de Sfax ou encore de Djerba vers des destinations de plus en plus nombreuses (Paris, Lyon, Istanbul, Tripoli, Casablanca et Djeddah), Syphax espère faciliter les liens entre le sud tunisien et diverses régions du monde ainsi que la circulation des hommes d’affaires et des touristes tunisiens et libyens qui ne se verront plus obligés de transiter par la capitale.



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Ben Laden, propriétaire à  Hammamet ?

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Tarek Ben Laden, en visite actuellement en Tunisie, aurait été intéressé par l’achat d’un hôtel à  Yasmine Hammamet. Le frère d’Oussama Ben Laden serait -selon la rumeur- sur le point de racheter l’hôtel The Russelior confisqué par l’Etat tunisien après la révolution. Cependant, aucun appel d’offres n’a été publié dans ce sens contrairement à  d’autres entreprises ayant appartenu à  la famille déchue car en réalité, il s’agit d’un établissement que son propriétaire avait obtenu en héritage et qui existait depuis la création de la station sous une autre appellation (Savana). Quant à  l’homme d’affaires saoudien, il serait par ailleurs intéressé par l’acquisition d’autres biens. Affaires à  suivre… et à  confirmer.



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Kolnafen @ Testour jusqu’au 10 février 2013

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En se promenant à  Testour, on sent tout de suite l’âme andalouse qui transparaît à  travers le savoir-faire architectural, le raffinement du goût, la bravoure des gens dans le travail de la terre et dans l’artisanat. N’est-ce pas à  leurs ancêtres que l’on doit l’introduction en Tunisie de plusieurs types de cultures maraîchères et de différents métiers comme l’industrie de la chéchia et de la soie ?

Testour est une ville de la Tunisie septentrionale. Elle a été bâtie sur la Medjerda en lieu et place du village romain de Tachilla. Elle est devenue l’une des grandes villes maures après la migration de ces derniers vers la Tunisie aux environs de 1580. Sa Grande Mosquée, bâtie en 1630, ses ruelles et ses maisons de plus de 600 ans en font l’une des villes les plus anciennes de Tunisie. Testour est aussi la ville de la musique Malouf, des figures célèbres de la chanson tunisienne comme celle de la grande chanteuse Habiba Msika, brûlée vive par son amant trahi, Liahou Mimouni, dans sa maison à  Testour, devenue actuellement le siège de la maison de la Culture.

Testour…. Un village un peu oublié du Nord de la Tunisie, si riche en mémoire et en civilisation

Ce village, qui est un poème de nostalgie, un parfum de fleur d’orangers, une légende andalouse qui renaît chaque jour au bruit des moteurs à  eau… » Cette ville sera le point de départ d’une réflexion sur le territoire, et particulièrement comment vivre le territoire entre Terre et Cité. Le territoire, c’est le lieu à  partir duquel l’individu se construit : ce qui va lui permettre de partir à  la rencontre du « Monde » qui l’entoure. Testour et les terres qui lui sont attenantes sont riches d’un patrimoine humain, naturel et historique considérable. Cette richesse est structurante pour le territoire car elle le différencie d’une urbanité trop souvent banale, uniforme et sans âme. Cette dimension est trop souvent méconnue : elle mérite d’être mise en valeur. Le territoire en tant que concept d’espace vécu exprime le rapport existentiel, forcément subjectif, que l’individu socialisé (donc informé et influencé par la sphère sociale) établit avec la Terre. Il s’imprègne de valeurs culturelles reflétant, pour chacun, l’appartenance à  un groupe localisé. La connaissance de cet espace vécu passe par l’écoute des acteurs (citoyens), par la prise en compte de leurs pratiques, de leurs représentations et de leurs imaginaires spatiaux et culturels.

« KolnaFen@Testour » est une appropriation du Territoire pour un projet de vie, une politique du bien vivre et du vivre en commun et une valorisation des spécificités patrimoniales et actuelles pour la construction d’un futur meilleur. L’action offre une libre expression de son Territoire par l’habitant. Elle se veut le miroir de cette expression et une action de valorisation des éléments structurants de la Cité autour de laquelle une activité économique peut éclore et/ou se développer et un projet de vie et des perspectives de bien être se dessiner. Le fil conducteur sera la réalisation de films-repérages, de films-interviews, de films-évènements de la vie de la Cité… la conception d’affiches sur les différents Territoires et la création d’un site web sur la Cité par les étudiants de l’Institut Supérieur des Technologies du Design.
L’image captée, fixée ou en mouvement, relatée ou imaginée est le liant pour une action cohérente de promotion de la Cité – Testour avec toutes ses composantes et dans différents territoires.

 Le « territoire architectural »
– Ravalement des façades des rues historiques de la ville dans les couleurs « patrimoniales : blanc et bleu » et embellissement des façades par la pose de tuiles de Testour.
– Construction de la salle d’exposition – entrepôt du dernier artisan fabriquant de la tuile de Testour et organisation d’un chantier d’apprentissage pour sauver ce métier de l’extinction et augmenter les capacités de production de l’artisan.
– Sensibilisation des architectes et des citoyens sur la plus-value esthétique de la tuile de Testour et les propriétés d’isolation de la tuile et de la brique de Testour.
Kolna Tounès croit dans ce qui est appelé « le tiers secteur » à  savoir l’économie sociale solidaire et nous rajouterons durable. Nous avons retenu un axe original qui est la mise en valeur du Patrimoine Culturel pour améliorer le niveau de vie et les conditions de vie de populations à  faibles ressources.
Pour nous, c’est un objectif prioritaire qui permet la création de richesse et le développement humain et social. Ainsi, la mise en valeur du patrimoine culturel devient un moyen de lutte contre la pauvreté. Comment ?
• Micro entreprenariat basé sur l’exploitation durable de la richesse culturelle
• Ecoles chantiers qui constituent un système novateur d’insertion professionnelle de jeunes exclus à  travers la formation pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel. Dans ce cadre, des travaux pratiques et des interventions sur les biens patrimoniaux constituent les composantes principales de la formation des jeunes Ainsi, l’objectif est la récupération des métiers et des techniques traditionnels nécessaires à  la restauration, à  la conservation et à  la mise en valeur du patrimoine culturel.
C’est dans ce cadre général qu’entre l’action de KolnaTounès pour la tuile de Testour.

Le « territoire du terroir »
– Mise en valeur du fromage, produit local réputé, qui nourrit l’artère principale de la ville, de son pedigree, et formation des fromagers pour le développement de produits dérivés et l’enrichissement par de nouvelles arômes et recettes.
– promotion des produits des tisseuses traditionnelles de Testour

Le « territoire de vie »
– Occupation de l’espace public par une « procession » de silhouettes mises en valeur par les couleurs et habits de la tradition
– Interviews filmées des habitants sur leur vécu, leur imaginaire de la Ville, de leur environnement, l’évocation des lieux patrimoniaux…
– Animation de l’espace « Dar Habiba Msika »

Le « Territoire environnant, les villages autour de Testour »
Des actions seront réalisées dans les villages autour de Testour
– Projection de films 3D pour enfants
– Consultations médicales de dépistage des maladies chroniques et évaluation et aide psychologique gratuites pour adultes et enfants

DEROULEMENT DE L’ACTION

Début de l’action du 26 au 29 décembre 2012

• Coup d’envoi du ravalement des façades de l’artère principale et du chantier de l’atelier de tuiles.
• Formation des fromagers
• Accompagnement de la formation des tisseuses traditionnelles de Testour
• Vernissage de l’exposition de peinture à  « Dar Habiba Msika » :
exposition de groupe avec la participation d’artistes peintres de Testour et l’artiste Abdelfattah Memmi
• Démarrage du tournage des films documentaires et interviews

Fin de l’action du 7 au 10 février 2013

• Démarrage du chantier apprentissage de fabrication de la tuile et briques de Testour pour des élèves en formation professionnelle et apprentis
• Poursuite du tournage des films – documentaires : « Testour après »
• Visite de 4 villages autour de Testour
– Projection des films 3D pour enfants
– Consultations médicales gratuites

 Clôture le 10 février 2013

• Procession vers la grande place
• Exposition des affiches confectionnées sur les échoppes de fromagers et sur Testour sur l’artère principale et la grande place
• Projection sur la grande place des courts métrages – documentaires
• Concert de musique
• Lancement du site web
• Organisation de la « Foire du Fromage »



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Forum national sur le tourisme le 19 février 2013

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Le lancement officiel de la nouvelle stratégie de développement du tourisme tunisien à  l’horizon 2016 fera l’objet d’un Forum national le 19 février prochain à  Tunis en présence de plusieurs membres du gouvernement et invités étrangers. 1000 participants sont attendus à  ce débat dont notamment le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Outre les professionnels du secteur, l’on parle également de la présence de représentants d’institutions de financement, de la société civile et des associations de développement et de promotion du tourisme durable.



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Première pierre présidentielle pour « The Residence » à Douz

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Le futur hôtel The Residence à Douz sera bâti avec la bénédiction présidentielle.

Le président de la République, Moncef Marzouki, a en effet posé la première pierre de l’hôtel le 22 décembre à  l’occasion de sa visite dans la région, aux côtés de Laaroussi Guiga, directeur général de la société, qui a déclaré que 150 emplois seront créés à  travers ce projet.

Les travaux démarreront théoriquement en février et devront durer 18 mois. The Residence Douz ne devrait donc pas être opérationnel avant 2014.

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 « The Residence » fait des petits



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Que faut-il retenir de la visite du patron d’Accor en Tunisie ?

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Le président et cofondateur du groupe Accor, Gérard Pélisson, était à  Tunis les 17 et 18 décembre. Visite éclair mais suffisante pour rencontrer du beau monde, à  commencer par le président de la République, Moncef Marzouki, ainsi que Hamadi Jebali, Premier ministre.
Toutefois, c’est au ministère du Tourisme que Pélisson s’est un peu plus attardé et où il y a rencontré le ministre de tutelle, Elyès Fakhfakh, avant d’accorder quelques minutes à  la presse. Mais partout où il est passé, son message a été le même : «vitaliser nos relations en écrivant ensemble une nouvelle page d’histoire entre nous ainsi que de construire des projets communs ambitieux». Comprendre donc que le groupe Accor a probablement décidé lui aussi de tourner la page du passé en Tunisie et de regarder vers l’avenir.

Le N°1 mondial de l’hôtellerie a en tout cas marqué son retour dans le pays en 2012 avec l’ouverture de deux nouveaux établissements, un Novotel et un ibis, situés sur l’avenue Med V à  Tunis, en partenariat avec la SPTM (Société de Promotion Touristique Mohamed V), filiale de la BIAT [qui est propriétaire des hôtels, Accor n’en assurant que la gestion]. D’où d’ailleurs la présence d’Ismaïl Mabrouk, président du conseil d’administration de la banque, aux côtés de Gérard Pélisson, lors de la visite qu’il a effectuée aux hôtels. Sur place, où il a été reçu par les directeurs généraux (Ahmed Anis pour le Novotel et Mohamed Trabelsi pour l’ibis), il a tenu à  visiter les lieux et à  serrer la main du jeune staff, visiblement de bon cœur et de toute évidence très satisfait du produit et des résultats enregistrés depuis l’ouverture du site.

«Je me réjouis du succès du complexe qui vient d’ouvrir ses portes et reste admiratif par la qualité et l’enthousiasme de nos jeunes collaborateurs (jeunes tunisiennes et tunisiens) pour leur capacité d’adaptation aux nouveaux produits qui représentent l’hôtellerie de demain» a soutenu Pélisson lors d’un speech en présence de François Gouyette, l’ambassadeur de France accrédité en Tunisie. Et à  l’adresse d’Elyès Fakhfakh, le président d’Accor a déclaré : «je tiens à  rassurer Monsieur le ministre du Tourisme de notre volonté d’établir avec lui un partenariat de confiance durable, efficace et bénéfique pour tous dans les domaines qui sont les nôtres».

Mais c’est avec la presse que Gérard Pélisson a semble-t-il abordé plus concrètement les projets futurs d’Accor en Tunisie. Il a préalablement parlé de la création d’une dizaine d’hôtels avec des partenaires locaux, avant d’être poussé par un journaliste à  avancer le chiffre de 20 à  25 établissements dans le pays. «Le groupe Accor ne peut pas ne pas être en Tunisie» s’est-il exclamé ! Mais c’est semble-t-il au niveau de la formation professionnelle –sujet qui de toute évidence lui tient à  cœur- que l’hôtelier français souhaite intervenir dans l’immédiat en Tunisie. Le projet d’une Académie Accor, comme il en existe déjà  17 dans le monde, pourrait voir le jour prochainement pour la formation du personnel «primordiale dans la stratégie du groupe, car si les collaborateurs sont professionnels, les clients reviennent et les actionnaires sont satisfaits». Un partenariat a d’ailleurs été évoqué avec l’IHET (Institut des hautes études touristiques) de Sidi Dhrif sans plus de détails.

J.R



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Visite à Tunis de Gérard Pélisson, président co-fondateur du groupe Accor

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Gérard Pélisson, président et cofondateur du groupe hôtelier français Accor, N°1 mondial avec 3500 établissements dans 90 pays, a effectué les 17 et 18 décembre 2012 une visite à  Tunis s’inscrivant dans le cadre de la volonté de vitaliser les relations entre le groupe et la Tunisie dans la perspective de projets communs ambitieux.

G. Pélisson a été reçu au Palais de Carthage par le Président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, avec qui il a évoqué les excellentes relations nouvellement établies entre la Tunisie et Accor, soulignant l’engagement du groupe à  s’impliquer sur des projets importants. Il a également été reçu au Palais de la Kasbah par le chef du Gouvernement, Hamadi Jebali.

« La stratégie de développer et de pérenniser les actions de promotion du tourisme en Tunisie repose en grande partie sur la qualité du service. Cet objectif essentiel est le notre depuis la création de notre Groupe » a également déclaré le Président du Groupe Accor lors d’une réception organisée en son honneur par François Gouyette, ambassadeur de France en Tunisie.

Une délégation de haut niveau a accompagné la visite de M. Pélisson à  Tunis. Etaient notamment présents Jean-Jacques Dessors, Directeur Général Accor Afrique, Moyen-Orient, Océan Indien & Caraïbes, Sébastien Mary, Directeur des Opérations Pays ACCOR Algérie-Tunisie et Dr Abderahman Belgat, ambassadeur et directeur en charge des Projets spéciaux Afrique-Moyen-Orient.

Projet d’hôtels à Tunis

Le président et cofondateur du groupe Accor a également été reçu par Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme, et a tenu à  le rassurer sur la volonté d’Accor d’élargir sa présence en Tunisie avec son partenaire Tunisien ; le groupe BIAT avec qui il a entamé depuis 3 ans, un nouveau partenariat pour la réalisation de deux hôtels Novotel et ibis Tunis. Ce partenariat de confiance durable, efficace sera consolidé par le développement d’autres unités à  l’avenir.

Au cours d’un point de presse au siège du ministère, M. Pélisson a déclaré : « le groupe Accor ne peut pas ne pas être en Tunisie », exprimant par ailleurs la volonté d’Accor de soutenir les orientations de la Tunisie en matière de formation professionnelle dans le tourisme.

Autre grand moment de ce voyage, la visite effectuée aux nouveaux hôtels du Groupe ouverts cette année, le Novotel Mohamed V et l’ibis Tunis. M. Pélisson, qui était accompagné du ministre tunisien du Tourisme et de l’Ambassadeur de France, a été reçu sur place par Ismaïl Mabrouk, président du Conseil d’administration de la BIAT et le staff dirigeant des hôtels, notamment Ahmed Anis, en charge du site et directeur général du Novotel, et Mohamed Trabelsi, directeur général de l’ibis. Le haut responsable du groupe Accor s’est dit « admiratif par la qualité et l’enthousiasme des collaborateurs (Tunisiennes et Tunisiens) pour leur capacité d’adaptation aux nouveaux produits qui représentent l’hôtellerie de demain ».



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Les hôteliers tunisiens inquiets pour 2013

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Les nouvelles taxes sur l’alcool et les nuitées qui devraient figurer dans la Loi de Finances pour l’année 2013 inquiètent les hôteliers tunisiens qui estiment que ces taxes supplémentaires vont affecter la rentabilité de leur secteur. A l’occasion de la dernière réunion du bureau exécutif de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), les hôteliers ont également exprimé leur inquiétude à  propos de la société de gestion d’actifs que les autorités ont décidé de mettre en place pour traiter le problème de l’endettement des hôtels. La FTH a déploré que les propositions qu’elle avait émises dans ce sens n’ont pas été prises en considération. Dans ce dossier, les hôteliers ne semblent pas avoir dit leur dernier mot et n’envisagent pas d’en rester là .



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Fermeture record d’hôtels cet hiver

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Le nombre d’hôtels ayant fermé leurs portes cet hiver en Tunisie a atteint des chiffres inégalés jusqu’à  présent. En tout, on compte actuellement 154 établissements fermés faute de clients. Il s’agit, pour l’écrasante majorité, de fermeture saisonnière, en espérant que la crise ne perdure pas.



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FTH : la date des élections fixées

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La Fédération tunisienne de l’hôtellerie vient d’arrêter une date pour l’élection de son nouveau bureau. Lors d’une réunion qui s’est tenue le 15 décembre, le 28 février 2013 a été fixé comme date pour la tenue de son assemblée générale élective.



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Qui pour remplacer Fakhfakh au tourisme ?

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Elyès Fakhfakh, l’actuel ministre du Tourisme, serait sur le départ. Des rumeurs concordantes concernant un remaniement ministériel imminent annoncent le poulain d’Ettakatol comme futur ministre des Finances ! Le poste est en effet vacant depuis la démission de Houssine Dimassi il y a de cela plusieurs mois. Reste à  savoir maintenant à  qui le porte-feuille du tourisme va être attribué ? Lobna Jeribi, militante au sein du même parti et membre de l’ANC, serait aux abois !



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Tunisair lance de nouveaux visuels publicitaires

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Tunisair rafraîchit ses visuels publicitaires. La compagnie nationale a lancé une campagne avec une nouvelle identité basée sur des photos standards qui ne sont pas tunisiennes et un message nouveau : « le monde est à  vous » qui rappelle étrangement le slogan qu’utilisait l’animateur français Jacques Martin dans ses émissions dominicales des années 80. Sans grande originalité, cette campagne aura peut-être le mérite de revigorer l’image du transporteur national qui vient de passer par une zone de turbulences.



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En 2013, embellie sur le front des croisières à  la Goulette

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Les croisiéristes internationaux gardent le cap sur la Tunisie. Malgré une conjoncture touristique maussade, les principaux opérateurs du secteur maintiennent leur présence sur la destination en 2013 avec des perspectives en hausse. La compagnie allemande Aïda Cruises tout d’abord a confirmé la reconduction de ses 29 escales tunisiennes, soit le même chiffre que cette année. Du côté de Pullmantur/Croisières de France ensuite, la programmation porte sur 48 escales à  la Goulette contre 45 effectuées en 2012. Mais c’est du côté de l’italien MSC que proviennent les bonnes nouvelles. Actuellement leader en nombre d’escales en Tunisie, le croisiériste a annoncé l’ajout de 33 escales en 2013, ce qui correspond à  50.000 passagers de plus. L’armateur y opèrera avec certains de ses plus beaux navires, le MSC Splendida, le MSC Orchestra et surtout le MSC Preziosa qui sera inauguré en mars prochain. «Ces 33 escales s’ajoutent aux 83 déjà  programmées précédemment» précise Slim Ben Jaballah, directeur général de l’agence Hope Travel, réceptif de MSC en Tunisie.

Cette décision est le fruit d’efforts conjoints déployés par les professionnels tunisiens du secteur (publics et privés) qui ont participé récemment en force au salon des professionnels de la croisière Sea Trade Med à  Marseille avec une délégation de haut niveau de l’OMMP, de l’ONTT, de la CTN, des représentants de Goulette Shipping Cruise (GSC, qui exploite le terminal des croisières) ainsi que de plusieurs réceptifs pour rencontrer en direct les principaux armateurs du secteur. Un stand de 24m2 a été aménagé pour la circonstance sous le slogan « Tunisia, Cruise Destination » avec distribution de brochures portant sur le port, le terminal de croisières et l’arrière-pays. Nombre de rencontres avec les professionnels et les médias ont également eu lieu pour discuter des tendances du secteur mais aussi et surtout pour promouvoir la destination.

Ces entretiens ont laissé entrevoir une lueur d’espoir quant au retour sur la Goulette des croisiéristes américains (qui avaient supprimé de leurs programmes l’escale de Tunis suite aux événements de l’ambassade U.S le 14 septembre). Mieux encore, Costa, qui fut longtemps le leader des croisières en Tunisie (avant de supprimer la Tunisie de ses programmes au lendemain de la révolution), annoncera en janvier sa décision concernant un éventuel retour futur (sachant que l’élaboration des programmes s’établit sur de longs délais). Mais déjà , deux croisières affrétées par Costa arriveront à  la Goulette au mois de septembre 2013, ce qui, pour les professionnels tunisiens, constitue déjà  un très bon signe.

GSC au four et au moulin

De leur côté, les équipes de Goulette Shipping Cruise s’activent intensément avec les différents organismes en faveur de la promotion du secteur en Tunisie. GSC est désormais membre associé dans l’Association des ports de la Méditerranée Med Cruise. Les membres ont voté pour son adhésion à  la quasi-unanimité lors de la dernière assemblée générale.
Cette adhésion va lui permettre de faire partie du programme promotionnel de l’Association au profit des ports membres (site web, évènements liés à  la croisière, foires et salons spécialisés, insertions et actions marketing). Cela lui donnera également accès aux études économiques et statistiques faites sur le trafic de croisières dans la région, outre les formations professionnelles organisées par Med Cruise et dont elle pourra désormais profiter.

GSC a par ailleurs été invitée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis pour participer au Forum méditerranéen du tourisme MEDI TOUR du 25 au 28 novembre 2012 à  Marseille. L’objectif de ce forum était de penser différemment une marque méditerranéenne touristique basée sur un patrimoine historique et culturel inégalable en s’appuyant sur des éléments d’une identité commune et bâtir des produits touristiques en partenariat. GSC a assisté aux tables rondes de ce forum auprès de représentants de différentes instances et structures méditerranéennes du tourisme, de la culture, du patrimoine et du développement économique et a tenu plusieurs rencontres professionnelles pertinentes.



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Ligne Tunis-Lyon : pourquoi Air France se retire

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La compagnie Air France ne va plus opérer sur la ligne Tunis-Lyon. La décision a été annoncée cette semaine et s’inscrit dans le cadre de la nouvelle organisation du groupe. Ce retrait se fera en deux étapes : d’abord et à  compter du 9 janvier 2013, la compagnie réduira ses dessertes entre les deux villes, passant d’un vol quotidien actuellement à  3 vols par semaine (mercredi, vendredi et dimanche). Puis, dans une seconde étape et à  compter du 31 mars 2013, Air France se déchargera complètement de cette ligne pour la confier à  sa filiale Transavia France. Celle-ci s’apprête en effet à  baser un appareil sur l’aéroport Lyon-Saint Exupéry avec lequel elle opèrera, entre autres, sur Tunis les mardis, jeudis et samedis et sur Monastir tous les mardis et jeudis.

La compagnie Air France a annoncé dans un communiqué qu’à  partir du 1er janvier 2013, elle mettra en place sa nouvelle organisation, «conformément au calendrier annoncé, avec l’objectif de placer le client au cœur des décisions et de restaurer la compétitivité de la compagnie». Elle a également annoncé que Lionel Guérin, actuel président-directeur général d’Airlinair et de Transavia France et en charge de la réorganisation du Pôle régional français, sera nommé président-directeur général du Pôle régional français dès lors que ce dernier sera constitué. Guérin avait récemment tenu une conférence de presse à  Tunis (lire), de même qu’il avait négocié avec les autorités touristiques tunisiennes la mise en place de vols sur Tozeur (lire). C’est Antoine Pussiau qui le remplacera à  la direction générale de la compagnie et qui devrait devenir le futur vis-à -vis de l’administration du Tourisme tunisien dans le dossier des vols de Transavia « financièrement couverts ». D’autant que Pussiau connaît parfaitement le marché tunisien puisqu’il occupait avant cette nomnation le poste de directeur général d’Air France pour l’Europe et l’Afrique du Nord.



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Tapis et tissages à  profusion au Kram

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Pour les passionnés de beaux tapis, l’Office National de l’Artisanat offre une occasion exceptionnelle d’aller visiter la 1ère édition de la « Foire nationale du tapis et tissages traditionnels tunisiens » qu’il organise du 14 au 23 décembre 2012 au Parc des expositions du Kram (hall2). On y découvrira une cinquantaine d’artisans venant de plusieurs régions du pays (Sidi Bouzid, Gafsa, Kasserine, Gabès, Sousse…) exposant leurs produits et leurs spécialités (tapis, margoum, klim, fouta, jetée de lit….). L’occasion également pour les touristes de découvrir un pan du savoir-faire tunisien en la matière et d’aller à  la rencontre des artisans en direct.



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Dernière trouvaille : un nouvel aéroport pour remplacer Tunis-Carthage !

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Le ministre du Transport, Abdelkarim Harouni, vient de lancer un pavé dans la mare. Il a annoncé sur les ondes de la radio Shems FM que le gouvernement songeait à  la construction d’un nouvel aéroport près de la capitale qui serait appelé à  remplacer Tunis-Carthage.

Pour les riverains, cela constituerait une bouffée d’oxygène, et notamment pour les habitants de la Soukra, des Berges du Lac, de l’Ariana et de la Goulette, qui se situent dans l’axe des deux pistes de cet aéroport dont la capacité maximale sera atteinte en 2012 selon le PDG de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA), Salah Gharsallah, à  savoir 5 millions de passagers.

L’ancien régime avait établi un plan de développement des aéroports à  l’horizon 2020 avec des options sur des sites compatibles à  la sortie Ouest de Tunis (Borj El Amri) ou au Nord, dans la région d’Utique, entre Tunis et Bizerte. L’identification de ces sites était destinée à  préparer l’avenir, à  savoir le repli vers ces zones après saturation de l’aéroport Tunis-Carthage à  6 millions de passagers. Les observateurs avisés ont donc été surpris de voir le PDG de l’OACA (nommé par le gouvernement) accabler le principal aéroport de la capitale et le déclarer saturé à  5 millions de passagers lors d’une conférence de presse organisée le 9 décembre à  Tunis.

De plus, il est étonnant de constater combien le décideur Tunisien a la mémoire courte face aux réalités économiques les plus évidentes. On a en effet oublié combien l’ancien gouvernement avait eu du mal à  faire aboutir la construction de l’aéroport d’Enfidha. On a oublié que le projet avait pris plusieurs années de retard tellement le financement était difficile et que finalement, il s’était résigné à  le confier à  un intervenant extérieur pour le bâtir et le gérer pendant 40 ans. L’appel d’offres fut remporté par l’opérateur turc TAV qui injecta plus de 550 millions d’euros dans la construction de l’aéroport actuellement fonctionnel, sous le régime de la concession dite BOT (built, operate and transfer), autrement dit, construire, exploiter et le restituer à  terme à  l’Etat après 4 décennies.

Tunis-Carthage, + 13%

Certes, l’aéroport Tunis-Carthage a connu une évolution de 13,22% du nombre de ses passagers jusqu’à  fin novembre 2012 par rapport à  la même période de 2011, mais cela n’est qu’un arbre qui cache la forêt. Car si cet aéroport centralise en fait l’essentiel du trafic aérien régulier de la compagnie nationale, mais également des compagnies aériennes étrangères (charter non compris), il est soumis à  des pressions uniquement saisonnières, à  savoir l’été essentiellement. Le calendrier de l’Hégire va aussi faire remonter la haute saison de la Omra et celle du Haj les prochaines années vers l’été, ce qui créera des pics de trafics inédits sur la Tunisie, (sans parler du trafic charter touristique). Mais ces raisons sont-elles suffisantes pour chercher à  construire un nouvel aéroport ? Est-ce aujourd’hui une priorité absolue pour le pays ?

Certains observateurs bien avisés ont vu dans cette annonce une intention détournée d’ouvrir la porte à  des investisseurs étrangers, et précisément du Qatar. Si les mauvaises langues n’ont pas toujours raison, elles ne peuvent cependant occulter le fait que le terrain sur lequel est basé l’actuel aéroport Tunis-Carthage vaut son pesant d’or. Sa revente à  des fins immobilières rapporterait énormément d’argent aux caisses de l’Etat. Mais au niveau environnemental, cela ne ferait qu’empirer la situation actuelle du Grand-Tunis.

Et si effectivement Tunis-Carthage est saturé, pourquoi ne pas se rabattre sur celui d’Enfidha qui semble totalement sur-dimensionné par rapport au trafic réel qu’il gère. La création d’une voie de chemin de fer rapide qui relierait l’aéroport à  la capitale en 1 heure par exemple coûterait nettement moins cher que d’investir dans une plate-forme aéroportuaire totalement nouvelle.

Mauvaise gestion

Pourtant, selon des professionnels du secteur, Tunis-Carthage ne souffre pas de son infrastructure inadéquate. Il souffre avant tout de la mauvaise gestion du trafic et du handling. Il subit la conséquence de vieilles habitudes indélébiles. Ses points faibles se situent essentiellement au niveau du fonctionnement des différents points de traitement que ce soit des avions, des bagages, du fret et même des passagers. Les infrastructures sont là , mais les ressources humaines ne produisent pas le rendement escompté.

Le ministre Harouni a parlé de la construction d’un nouvel aéroport comme s’il s’agissait d’un projet de construction d’un abri pour voiture. Il a oublié de souligner que les futurs riverains de cet aéroport ont également leur mot à  dire. Il a oublié de mentionner que si le gouvernement envisageait de prendre à  sa charge l’investissement, cela se ferait sur le dos du contribuable tunisien. Il a oublié de dire que pour réaliser un aéroport, il faut exproprier des terrains. Pourtant, la fronde à  laquelle fait face le gouvernement français actuellement dans le dossier du futur aéroport de Nantes (Notre-Dame-des-Landes) aurait dû faire réfléchir les gouvernants actuels de la Tunisie. Les aéroports tristement vides que l’Espagne a bâtis sous prétexte de rapprocher les voyageurs autant que possible des zones touristiques sont également éloquents. Plus proche de nous, le trafic si maigre sur les aéroports de Tabarka, Gafsa et, dans une moindre mesure, Tozeur et Sfax, devrait au contraire donner à  réfléchir.

Et si c’est sur l’open sky que le ministre compte pour absorber le trafic du futur aéroport, il y a de quoi être réellement inquiet sur la maîtrise et la vision stratégiques de ceux qui dirigent actuellement la Tunisie.

 Hédi HAMDI



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La TUI va prendre 3 nouveaux hôtels en Tunisie pour 2013

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Le numéro 1 du tourisme européen TUI consolide sa présence sur le marché tunisien dans la perspective de l’année 2013. A travers sa division hôtelière RIU tout d’abord, le groupe va procéder à  la gestion pour compte de l’hôtel Marillia 4* à  Yasmine Hammamet à  compter du 1er avril 2013 pour une durée de 5 ans renouvelable. L’établissement est déjà  fermé pour travaux de rénovation et rouvrira au printemps sous sa nouvelle enseigne. Avec l’intégration de cet hôtel et après la réouverture en novembre 2013 du RIU Green Park 5 *à  Sousse, la chaîne RIU comptera 10 hôtels en Tunisie, totalisant 8000 lits.

Autre société concernée par la consolidation, Magic Life Tunisie (filiale de TUI Travel Hotels North Africa). A compter du 1er avril également, elle procèdera à  l’exploitation de deux nouveaux établissements, l’un à  Sousse et l’autre à  Skanès-Monastir, sous son enseigne club « Blue Collection ». En ajoutant les trois hôtels qu’elle exploite déjà  à  Hammamet et à  Djerba, Magic Life portera à  5 le nombre de ses établissements gérés sur le marché.

Cette consolidation hôtelière va également s’accompagner par une augmentation de capacité aérienne au départ de l’Angleterre. Selon les prévisions, le nombre de sièges avions affrétés par le T.O Thomson (filiale de TUI) sur la Tunisie est en hausse de 20% pour l’année 2013.

Autant d’indices qui témoignent d’une confiance du marché anglais envers la destination Tunisie, surtout que ces décisions coïncident avec un léger repli des engagements du groupe sur l’Egypte.

 D.T



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En marge de l’assemblée générale ordinaire de la FTAV : « From Zero to Hero » pour le nouveau bureau… un fiasco pour les absents

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Par Mohamed DHAOUADI – Consultant Transport Aérien & Aéropolitique

C’est indubitablement l’assemblée générale la plus cadrée statutairement, la plus féconde en résultats et projets et la plus transparente en matière de dépenses des deniers des adhérents.

Mohamed Ali Toumi aura été certainement le premier jeune président dans l’histoire de cette corporation à  insuffler cette force identitaire à  la Fédération, tant sur le plan national qu’au niveau international, la rehaussant parmi des sphères jusque-là  pour elle inconnues : UFTAA, la Confédération Universelle des Fédérations d’Agences de Voyages et la superpuissante IATA …déboutée par la FTAV au tout début de mandat de ce jeune et charismatique président (octobre 2011)… Avant, nul n’avait osé défier le mastodonte du transport aérien international.

Le bilan de 18 mois de mandat de ce nouveau bureau est éloquent et s’affirme de lui-même. En effet, les projets réalisés, assurance ONTT ou imminent méga-programme de garantie FTAV qui sécurisera les 45 jours de ventes 38 millions de DT de ventes d’agences BSP pour le compte des compagnies aériennes – soit plus de 38 millions DT – et la bataille anti-monopolistique sur le plan Omra, constituent autant de succès éclatants.

En retour, la FTAV a été payée en fausse monnaie, en monnaie de singe, puisque une frange non négligeable avait déserté les travaux de l’AGO (c’est une désertion avec tout ce que le terme insinue comme lâcheté !).

Les absents n’ont pas « toujours tort » uniquement, ils sont plutôt professionnellement « tordus », mais une telle attitude absentéiste est une offense à  la profession…Une assemblée générale est, non seulement une instance suprême de la Fédération, mais aussi une fête. Y assister pour exprimer son droit de vote ou développer ses idées, mais aussi sur le plan éthique un devoir sacré et un engagement de membre affilié conscient de ses prérogatives revendicatives, et du droit de regard sur la viabilité et la force (ou faiblesse) de sa Fédération.

Pourquoi alors, contre toute éthique de la charte, cet absent serait-il plus enclin à  des déclarations sinon débiles, en tout cas diffamatoires, à  des paparazzis de médiocre facture, au lieu de l’exprimer librement du haut de la tribune de son assemblée générale ?

Une phrase du président ne peut passer inaperçue quand il affirme que « le minimum de reconnaissance au bénévolat agissant de ce bureau FTAV, serait qu’en de tels événements, une assemblée générale se déroule à  salle pleine ».

Mais ce qui est surprenant, c’est cette insensibilité au contre-choc qui frappe de plein de fouet la distribution, tout corps de métiers tourisme et mandataires de l’aérien, jamais enregistré dans les annales du secteur touristique… Inconscience ou lassitude aux incidences de la conjoncture ? Rien ne saurait justifier cet immobilisme dont se feraient l’écho tant les organes gouvernementaux que les organismes internationaux, l’UFTAA suivant de près et reconnaissant à  la FTAV sa dynamique, jamais observée par cette confédération mondiale.

Nonobstant, l’histoire enregistrera à  l’actif de ce nouveau bureau son parcours « from Zero to Hero », et aux éternels perdants leur fiasco de démobilisés, « from Zero to Zero.»

M.D



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Hammamet : un hôtel 4* cherche locataire

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La cour d’appel de Nabeul avait décidé il y a un an de ne pas déclarer en faillite l’hôtel Shalimar (4*, 416 lits) situé à  Jinène El Hammamet. Le juge commissaire auprès du Tribunal de première instance de Grombalia a ordonné pour sa part de procéder à  la location-gérance de l’établissement pour assurer la continuité de ses activités et préserver les emplois du personnel titulaire.

Un commissaire à  l’exécution a été chargé de gérer le dossier et réceptionner les candidatures des soumissionnaires avant le 31 décembre courant à  travers un appel d’offres national. Peut-être donc une sortie de crise pour la société propriétaire ?



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Tozeur : réouverture annoncée de Chak Wak

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Le parc de loisirs Chak Wak devrait réouvrir ses portes dans les prochains jours. Abderrazak Cheraït, promoteur du projet, l’a annoncé récemment à  Tozeur même où il a été rappelé par les notables de la région pour tenter d’y relancer ses activités. Suite à  la crise touristique qu’a connue la région après la révolution, accentuée par l’incendie partiel de ce parc de loisirs, Cheraït avait quitté Tozeur et fermé tous ses établissements, notamment l’hôtel Dar Cheraït ainsi que ses musées adjacents, laissant 130 employés sur le carreau. Les habitants de la ville ne lui ont semble-t-il pas tenu rigueur. L’Association mondiale des amis du Jérid pour le développement et la continuité sociale et culturelle l’ont même nommé président d’honneur de leur association.

Lire aussi :

Tozeur : Chak Wak ravagé par les flammes

Tozeur : qui se souvient encore de Dar Cherait ? 



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Une « navette touristique » sur le Lac de Tunis ?

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La Société de promotion du Lac de Tunis réfléchit à  animer le plan d’eau du Lac Nord de la capitale. 
Elle est actuellement à  la recherche d’un promoteur apte à  mettre en place une «navette touristique» entre les rives du Lac qui pourrait également inclure le Fort Chikly. Il s’agirait donc de créer des aménagements dans la zone permettant d’embarquer et de débarquer des passagers à  bord d’un bateau par exemple «visant la promenade, le loisir et la découverte à  caractère environnemental et culturel du Lac et ses composantes» déclare la société qui gère le site.



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Pour une fois, les agences de voyages accordent leurs violons… ou presque

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Il fut un temps où elles ne s’entendaient pas tout à  fait comme larrons en foire. Les agences de voyages tunisiennes adhérentes à  la FTAV viennent de démontrer qu’il y avait désormais un semblant de consensus autour de la politique conduite par l’actuel bureau directeur de leur syndicat professionnel dans la défense de leurs intérêts. La preuve en a été apportée le week-end écoulé à  Yasmine Hammamet à  l’occasion de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération tunisienne des agences de voyages. Les travaux de cette assemblée se sont déroulés sur deux journées, avec une première consacrée à  des ateliers thématiques (transport terrestre, Omra, tourisme local et assurances-caution) et une seconde dédiée à  la plénière à  proprement parler.

Problèmes récurrents

Cette organisation a en tout cas eu le mérite d’offrir une tribune aux agences qui en avaient gros sur le cœur et d’exposer leurs problèmes dans un cadre approprié devant un parterre de personnes partageant les mêmes soucis. Les discussions ont parfois été houleuses, notamment dans les ateliers consacrés à  la Omra et à  l’assurance ; des noms d’oiseaux ont quelquefois fusé et des accusations au vitriol formulées à  l’encontre de certaines parties. Les observateurs avertis auront aussi remarqué que les problèmes des agences de voyages tunisiennes sont quasiment les mêmes depuis des années. En matière de tourisme local, les accusations sont en général orientées vers les hôtels pratiquant avec leurs clients en direct des tarifs moins chers que ceux concédés aux agences. Dans le secteur de la Omra, les spécialistes de l’activité ont déploré la détérioration de leurs conditions d’organisation de séjours vers les Lieux-saints alors qu’ils s’attendaient au contraire à  la libéralisation de l’activité. Quant aux transporteurs terrestres, ils se sont notamment emportés contre les intrus de leur secteur qui font de l’ombre à  leurs activités. Des agences de voyages billettistes, pour leur part, n’ont pas manqué de soulever le problème de la caution financière imposée par l’IATA (l’Association internationale du transport aérien) et qui a plombé les activités de certains d’entre-eux.

Mobilisation timide de la profession

Si les ateliers thématiques organisés par la FTAV ont fait le plein et ont réuni un parterre de professionnels du secteur de haut niveau, la séance plénière n’a cependant pas enregistré l’affluence initialement escomptée. Mohamed Ali Toumi, président en exercice de la fédération, n’a pas ménagé les absents, déplorant un manque de solidarité au sein de la corporation et une certaine nonchalance. «Ils ne viennent nous solliciter que lorsqu’ils ont des problèmes à  résoudre» s’est-il emporté. Ce sont en effet moins de 190 agents de voyages qui ont fait le déplacement à  Hammamet, soit un peu plus du tiers des 540 agences affiliées à  la FTAV. Et pourtant, l’assemblée était placée sous le slogan «notre force, notre union». Malgré ce message qui se voulait rassembleur, les deux tiers des agences ont privilégié la politique de la chaise vide (15 ont pris la peine de se faire représenter). Pire encore, le trésorier de la Fédération, Jabeur Ben Attouch, a évoqué un nombre important d’adhésions impayées. Et pourtant, pour être membre de la FTAV, les agences ne payent, selon leur catégorie et leur implantation, qu’entre 100 et 300 dinars de cotisations annuelles. Pour consolider les activités de la FTAV (qui a besoin d’un minimum vital de 200.000 DT par an et qui n’en a collecté que 75.000 en 2012), une proposition d’augmenter l’adhésion et de l’uniformiser à  400 dinars toutes agences de voyages confondues a été présentée. «Cela revient à  participer avec 1 dinar par jour» a justifié Sihem Zaïem, de l’agence Tunisivision. Mais c’est à  Fethi Lili, patron de Sunways Travel, qu’est revenue la palme de la meilleure argumentation en faveur de l’augmentation: «combien devions- nous payer au 26-26, combien dépensons-nous pour payer notre place dans une tribune de stade, et dans une soirée, combien certains d’entre-vous dépensent-ils ?» s’est-il exclamé sur un ton cocasse. La proposition a donc été retenue.

Des statuts obsolètes

Pour la petite histoire, les statuts de la FTAV ont été établis en… 1966 et amendés en 1999. Hamadi Masmoudi, président de la fédération régionale du Centre-Sud, estime qu’ils ne sont plus réalistes et ne conviennent plus aux exigences du 21e siècle. Il suggère en conséquence un certain nombre d’amendements destinés à  élargir les prérogatives de la fédération au-delà  de son périmètre actuel de syndicat pour en faire une association professionnelle. Masmoudi propose également de créer un conseil de discipline appelé à  trancher entre les adhérents en cas de litige pour promouvoir la déontologie au sein de la profession. Les agences ont été invitées à  réfléchir aux propositions avant la fin de l’année et à  en soumettre d’autres pour enrichir le débat.

Des régions absentes

Parmi les premières actions initiées par le bureau de la FTAV élu le 18 juin 2011, l’ouverture d’antennes régionales dotées de moyens propres afin de leur permettre de travailler en toute sérénité. Un budget de 25.000 dinars a été investi dans l’optique de la décentralisation et du rapprochement de la fédération de ses adhérents à  l’intérieur du pays. Cependant, certaines régions sont encore dépourvues de fédérations régionales (FRAV), notamment à  Tunis qui, paradoxalement, compte la plus grande concentration d’agences de voyages. La capitale ne dispose pas de FRAV tout simplement parce que le quorum exigé par les statuts n’avait pas été atteint le jour de l’élection.
Autre cas, celui de la région du Nord-Ouest. L’absence de FRAV y est due tout bonnement à  l’absence de candidats. Quant à  Djerba, qui concentre un nombre très important d’agences de voyages réceptives (65 rien qu’en Licences A) et de succursales régionales, l’ambiance actuelle au sein de sa fédération régionale est loin d’être au beau fixe.

Des satisfactions malgré tout

L’imposante salle des congrès Medina Mediterranea de Yasmine Hammamet était donc bien trop vaste pour accueillir les membres de la FTAV qui, soit dit en passant, sont approximativement les mêmes à  participer à  la vie de la corporation. Mais au-delà  des défections, il semble évident qu’aux yeux de la communauté des agences de voyages, l’actuel bureau en place n’a pas à  rougir de son bilan à  mi-mandat. Ses rapports d’activité moral et financier ont d’ailleurs été approuvés à  l’unanimité par l’assemblée. «On voit que réellement un travail s’est mis en place et on peut dire que l’on a fait notre révolution», a concédé Raouf Jaïem, de l’agence Eden Tours. «Avant, c’était de la politique politicienne menée par certains pour atteindre leurs objectifs. Mais maintenant, il faut faire le lobby nécessaire pour constituer une force redoutable comme la Türsab en Turquie» a-t-il encore ajouté. Cependant, nul parmi les présents n’a osé renier les perspectives inquiétantes se profilant à  l’horizon 2013, non seulement pour le tourisme, mais pour la Tunisie tout entière. «Il y a d’autres rivalités contre lesquelles nous ne pouvons rien» a regretté Mohamed Ali Toumi, allusion faite à  la conjoncture politique qui règne dans le pays. «Nous n’avons d’autres choix que d’être solidaires» a-t-il conclu en guise d’ultime recommandation.

Hédi HAMDI
 

Voir les photos du congrès



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Assemblée générale de la Fédération tunisienne des agences de voyages

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L’Assemblée générale ordinaire de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) s’est déroulée les 8 et 9 décembre 2012 à  Yasmine Hammamet. Environ 200 participants ont pris part aux différents workshops thématiques puis, le deuxième jour, à  la séance plénière, pour évaluer le bilan d’activité de l’actuel bureau.

Lire notre article



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Wissem Souifi part chez le groupe Laico

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Wissem Souifi, directeur général de l’hôtel Djerba Holiday Beach, s’en va vers d’autres cieux.

Il vient d’intégrer le groupe libyen Laico pour lequel il dirigera le tout nouvel hôtel Ledger Plaza Bahari Beach 5* situé à  Dar Es Salaam en Tanzanie sur les bords de l’océan indien et dont l’ouverture est prévue pour le mois de janvier 2013.

Wissem Souifi est diplômé de l’Institut supérieur de l’hôtellerie de Namur en Belgique.



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Nouvel épisode dans la guéguerre administration-profession : Fakhfakh impute la taxe de séjour à  la FTH… et Belajouza imperturbable !

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La mise en place d’une taxe de séjour de 2 dinars par nuitée hôtelière a été demandée par la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) ! C’est ce qu’a soutenu mordicus Elyès Fakhfakh, le ministre du Tourisme, à l’occasion d’un point de presse qu’il a tenu hier à Tunis.

«A la base, l’idée consistait à consolider les ressources du Fonds de compétitivité du tourisme tunisien, mais le ministère des Finances a décidé que les revenus de cette taxe seraient reversés dans la Caisse de compensation», a expliqué le ministre. «Le tourisme de toute façon en profite puisque tous les touristes mangent du pain subventionné» a-t-il ajouté. Un journaliste a tenté de mettre en doute les affirmations du ministre mais ce dernier a persisté dans sa position certifiant que la demande de la FTH avait été directement transmise au ministère des Finances en août et que l’ANC allait travailler à  reporter l’échéance de son entrée en application.

Du coup, l’on se demande s’il n’y a pas eu amalgame entre deux taxes : car celle sur les nuitées hôtelières a été totalement rejetée par la profession qui a même saisi le ministère des Finances pour la contester et tenter-à  défaut de pouvoir l’annuler- de la faire reporter tout au moins.

Au profit du Fonds de compétitivité

La seconde taxe, proposée effectivement par la FTH, était une taxe de séjour pour les étrangers arrivant en Tunisie qui aurait été collectée au profit du Fonds de compétitivité, mais celle-ci n’a pas été retenue. De toute évidence, quelqu’un s’est emmêlé les pinceaux dans le traitement des deux dossiers.

Dans le registre des nouvelles taxes toujours, le ministre a confirmé que les compagnies aériennes allaient désormais s’en acquitter en 2013 (toujours au profit du Fonds de compétitivité du tourisme), la décision ayant été entérinée depuis 2011. Reste à  savoir si les concernés seront du même avis, sachant que Tunisair par exemple avait d’emblée rejeté l’idée de toute taxe, estimant qu’elle participait déjà  suffisamment aux efforts de promotion du tourisme par l’octroi d’un important quota de titres de transport gratuits au profit de l’ONTT pour soutenir ses diverses actions.

Nouvelle polémique administration-profession ?

Dans la foulée de la conférence de presse, Fakhfakh a été interpellé concernant les relations tendues entre l’administration et la profession. «La relation est faite de hauts et de bas» a-t-il répondu. «Cependant, ce n’est pas nouveau et chacun voit ses priorités de son propre point de vue». Le ministre s’est ensuite voulu conciliant durant un court instant en déclarant que les portes étaient toujours ouvertes et que la main était tendue. «Les représentants de la profession sont tous les jours au ministère du Tourisme et à  l’ONTT pour participer à  toutes les réunions et à  toutes les commissions. Nous avons eu 160 séances de travail ensemble et malgré cela, ils prétendent ne pas être impliqués dans les décisions».

Et le ministre de repartir de plus belle dans une nouvelle attaque en règle, déclarant qu’«il y a eu des déclarations qui ont même remis en question nos chiffres qui sont ceux de la BCT et du ministère des Finances et que le ministère du Tourisme ne fait que refléter». «Les provocations ont commencé avant même que je ne vienne [au ministère, ndlr], sauf que je ne suis pas là  pour polémiquer mais pour travailler». L’intervention du ministre sur la question s’est achevée par un nouveau pic lancé à  l’encontre de Mohamed Belajouza : «le président de la FTH a multiplié les déclarations et nous ne lui avons pas répondu, mais il fallait à  un moment donné lui répondre sur tout ce qu’il a déclaré depuis 1 an». Signe donc que la hache de guerre entre les deux hommes est loin d’être enterrée.

Cependant, il se trouve que pendant toutes ces déclarations, Mohamed Belajouza justement se trouvait dans la salle assis en second plan derrière les journalistes. Le président de la FTH est resté de marbre durant toute la conférence. Reste à  savoir si le ministre ignorait sa présence ou, au contraire, a-t-il tenu de tels propos en parfaite connaissance de cause.

Hédi HAMDI



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Remaniement ministériel : quelle place pour le tourisme ?

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Le remaniement ministériel auquel la classe politique tunisienne se prépare concernera-t-il le département du Tourisme ? Au départ, il semble que non. Sauf qu’aujourd’hui, plusieurs théories sont avancées et l’on parle de plus en plus d’une fusion entre deux ministères (Tourisme et Culture) voire trois (Environnement). Une autre rumeur prétend que le gouvernement songerait à  intégrer le département du Tourisme au sein d’un super ministère de l’Economie.Quant au ministre actuellement en poste, certaines sources le donnent partant, tant le parti qu’il représente (Ettakatol) est désormais dépourvu d’assise politique, tandis que d’autres le voient au contraire à  la tête du ministère de l’Industrie.



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Airbus prédit une croissance du trafic aérien en Afrique méditerranéenne

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À l’occasion de l’évènement organisé à  Tunis célébrant la Journée mondiale de l’Aviation civile le 7 décembre, le constructeur aéronautique Airbus a tenu à  présenter son analyse des perspectives de croissance du transport aérien en Afrique méditerranéenne sur les vingt prochaines années. Ces perspectives montrent que la croissance très dynamique du trafic aérien en Afrique va nécessiter environ 970 nouveaux appareils pour les compagnies africaines afin de répondre à  cette demande. Les pays d’Afrique méditerranéenne constituent un des trois pôles majeurs de croissance du transport aérien en Afrique. Ils représentent déjà  aujourd’hui 37% de la flotte africaine totale en service. La part de marché des avions Airbus dans la flotte des pays d’Afrique méditerranéenne a nettement progressé ces 12 dernières années passant ainsi de moins de 30% en 2000 à  environ 47% à  la fin de cette année, notamment grâce au succès de l’A320et l’A330.

Le trafic aérien des pays d’Afrique méditerranéenne a connu une croissance exponentielle au cours des dernières années, augmentant de 140% depuis l’an 2000. Airbus prévoit que cette forte croissance va continuer dans la zone à  un rythme moyen de 5,9% par an sur les vingt prochaines années.

(communiqué)



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Tarek Dhiab attaque l’Agence foncière touristique en justice

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Avant d’être ministre, il était footballeur professionnel. Entre deux, il a revêtu le costume d’homme d’affaires. Tarek Dhiab vient d’intenter un procès contre l’Agence foncière touristique (AFT). L’actuel ministre des Sports avait, en 1996, obtenu une option sur un terrain à  vocation touristique dans la zone de Gammarth pour y édifier un centre de formation sportive. En deuxième étape, le projet avait été élargi à  une composante immobilière, sauf que le concerné n’avait pas reçu l’accord à  cause de cette dernière demande.

Après la révolution, Tarek Dhiab est revenu à  la charge. L’Agence foncière touristique lui a renouvelé une option sur un terrain (face à  l’hôtel Dar Naouar) et établi le prix de vente du m² à  120 dinars. Sauf que le concerné a refusé ce prix et exigé un tarif de 33 DT/m² qui correspond au premier tarif proposé il y a 16 ans. Le 21 juin 2012, l’AFT a annulé l’option faute d’avoir reçu le dossier technique du projet. Aujourd’hui, l’homme d’affaires, devenu ministre sous l’étiquette d’Ennahdha, a intenté un procès contre l’AFT pour récupérer son option et acheter le terrain au prix qu’il souhaite.



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25 affaires de corruption dans le tourisme

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Un comité présidé par le ministre du Tourisme a été créé au sein de son département pour suivre tous les mois l’état d’avancement des dossiers de corruption et de dépassements enregistrés sous l’ancien régime. 25 dossiers auraient été passés à  la loupe et certains ont déjà  été bouclés et présentés à  la justice tandis que d’autres sont encore en cours d’étude. Ces dossiers portent par exemple sur des défauts de paiement de taxes et impôts par certaines personnes proches de la famille du président déchu, sur des projets touristiques réalisés sans autorisation administrative préalable, sur l’acquisition de terrains à  des prix symboliques ou irréalistes ou encore l’octroi de marchés publics non conformes. Par ailleurs, le ministère des Finances, à  travers l’une de ses structures, serait à  l’heure actuelle en train d’éplucher des dépassements qui seraient intervenus dans certains commissariats au tourisme, représentations à  l’étranger et écoles hôtelières. 31 dossiers seraient concernés.



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2,8 millions de touristes européens

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Au cours des 11 premiers mois de l’année, 2.871.980 touristes européens ont séjourné en Tunisie, en baisse de 22,1% par rapport à  l’année de référence 2010. Les arrivées européennes ont représenté 51,7% du total des touristes dans le pays depuis le début de l’année. Les Français, pourtant premiers, sont toutefois en net recul de 28,9% à  946.000 arrivées. Egalement en recul, les marchés allemands (-10,5%), anglais (-6%), italiens (-38,8%) et scandinaves (-62,5%). Seuls les touristes en provenance de Russie, de République tchèque, d’Ukraine et de Belgique ont été plus nombreux à  venir en vacances en Tunisie en 2012 par rapport à  2010.



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Grands projets touristiques : net recul et nouveaux venus

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Les investissements privés dans le secteur touristique ont reculé de 50% en 2012 par rapport à  la moyenne des années précédentes. Cette baisse a été particulièrement perceptible dans l’hôtellerie, alors qu’en parallèle, l’on a assisté à  une augmentation des projets concernant les maisons d’hôtes ou à  vocation d’animation touristique. Le recul des grands projets s’expliquerait par la frilosité des banques à  financer de nouveaux projets dans l’hôtellerie et par l’achèvement du plan de mise à  niveau des hôtels.
Au niveau étranger, il y aurait actuellement une vingtaine d’intentions d’investissements dans de gros projets dont à  peine une douzaine serait véritablement sérieuse. Pour relancer l’attractivité de la Tunisie en matière d’investissements touristiques étrangers, le ministère du Tourisme a pour projet d’organiser des « Journées d’investissements dans le tourisme » à  la fin du mois de mai ou au début du mois de juin 2013.



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Des assises du tourisme en février 2013

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Le ministère du Tourisme a fixé la date des 19 et 20 février 2013 pour la tenue des Assises du tourisme tunisien sous le patronage du chef du gouvernement. Durant ces assises, il est question de la signature d’un protocole d’accord entre les ministères concernés directement par le tourisme et les professionnels du secteur. Ces rencontres pourraient même devenir annuelles à  la même date jusqu’en 2016 pour évaluer les différentes étapes de l’avancement de la stratégie du tourisme. C’est en tout cas le vœu de l’actuel ministre du Tourisme.



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L’avionneur Bombardier démarche Tunisair

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La compagnie Tunisair serait en train d’examiner des propositions du constructeur aéronautique canadien Bombardier. Le 1er décembre, une délégation de l’avionneur s’est réunie au ministère du Transport -en présence de Abdelkarim Harouni, ministre du Transport- avec le PDG et le DGA de la compagnie nationale ainsi qu’un délégué du fonds d’investissement Palma Capital.

Les représentants de Bombardier auraient émis un certain nombre de propositions au transporteur national qui réfléchit actuellement au meilleur scénario de développement de flotte pour sa filiale Tunisair Express qui opère déjà  avec un appareil de type CRJ 900 produit par Bombardier et acquis neuf en 2007 (photo).

Bombardier est un constructeur à  la fois d’avions civils (N° 3 mondial) et de trains. Basé à  Montréal, il vend en moyenne 250 avions annuellement dont des avions amphibies de lutte contre les incendies.
De son côté, Palma Capital est une entreprise spécialisée dans les conseils et les placements financiers pour les entreprises, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Présent également à  la rencontre, l’ambassadeur du Canada en Tunisie a émis le souhait de voir se créer une ligne aérienne directe entre les deux pays. Les responsables de Tunisair lui ont annoncé que la question était actuellement à  l’étude et que la volonté de lancer cette ligne était concrète.



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L’agence «Publicis» mise sur une «Tunisie ré-enchantée»

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«Publicis» annonce la couleur. L’agence de communication française n’a pas perdu de temps pour entamer sa réflexion sur la stratégie de communication du tourisme tunisien qu’elle compte mettre en place à  compter de 2013. Profitant de la tenue à  Tunis du séminaire annuel des représentants de l’ONTT à  l’étranger le 30 novembre, l’agence a présenté les grands axes de sa vision stratégique supposée redorer le blason de la destination.

«Publicis» vient en effet tout juste de remporter un contrat de communication global avec l’ONTT. Finies donc les multiples agences de communication opérant par marché. L’administration du Tourisme a décidé de confier son budget publicitaire à  un seul prestataire qui se devra notamment d’adapter les campagnes en fonction des spécificités de chaque marché. Et de toute évidence, les premières propositions présentées ont sans conteste séduit par leur originalité.

A la base, les stratèges de l’agence, après avoir étudié les forces et les faiblesses de la destination, ont proposé «une rupture de perception pour révéler la richesse du pays et donner à  voir la nouvelle Tunisie à  travers une idée qui recrée un imaginaire haut de gamme». En d’autres termes moins savants, il s’agit de casser l’image bas de gamme de la destination pour la remplacer dans l’esprit des touristes européens par une nouvelle image plus prestigieuse. Vaste programme qui demeure toutefois plus facile à  dire qu’à  faire.

Du théorique à  la pratique

Concrètement, «Publicis» ne s’est pas contentée de procéder à  des analyses théoriques et a présenté des visuels publicitaires selon une approche qui combine deux thèmes à  la fois sur deux régions différentes. Par exemple, elle a proposé un mix entre une partie de golf à  Monastir et une visite au Colisée d’El Jem. Autre proposition, du trekking à  Tataouine suivi par un spa à  Tozeur. En réalité, l’idée de l’agence consiste à  proposer des activités concrètes pouvant être réalisées le même jour en Tunisie. Et en bas du visuel, le logo de l’ONTT est accompagné par une nouvelle signature : «Tunisie, libre de tout vivre». Cette signature, si elle est approuvée, sera ensuite déclinée dans plusieurs langues. Chaque terme utilisé a une valeur. Le mot libre est associé à  la révolution, tandis que le pronom tout exprime une richesse qui valorise le pays. Car c’est en effet l’objectif qui a été assigné à  l’agence : revaloriser la destination sur le territoire Premium. «Montrer une Tunisie ré-enchantée en recréant un imaginaire haut de gamme contemporain en s’adressant à  une clientèle à  plus fort pouvoir d’achat (…) sans confusion entre la Tunisie et les autres destinations en ayant une image indépendante» explique un responsable de «Publicis» qui déplore que «le balnéaire masque la richesse de la Tunisie».

Les campagnes de publicité seront déclinées dans la presse écrite européenne, mais également sur les chaînes de TV, en affichage urbain et aussi en digital. L’agence n’a pas manqué de signaler l’absence de la Tunisie sur Internet et notamment sur Google. «Dans les moteurs de recherche, si l’on ne ressort pas dans les 5 à  10 premiers sur la page, on n’existe pas» a insisté un représentant de «Publicis».

Sur le plan financier, l’agence devrait pouvoir bénéficier d’un budget de 18 millions d’euros, étant donné que le budget de promotion du tourisme tunisien en 2013 devrait être équivalent à  celui de 2012. Cependant et grâce aux économies d’échelle qui pourront être réalisées à  travers la centralisation de l’activité chez un seul prestataire, il y a de fortes chances pour que l’on gagne en efficacité. Seul bémol pour «Publicis», le contrat avec l’ONTT ne porte que sur une année, le ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, ayant refusé de s’engager sur la durée pour des raisons d’agenda politique.

Hédi HAMDI



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Les agences de voyages convoquées à  Hammamet

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La Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) va organiser le week-end du 8 et 9 décembre son assemblée générale ordinaire. Pour la première fois, cette assemblée sortira de Tunis pour se dérouler à  Hammamet. Les estimations portent sur la présence d’un millier de participants provenant de toute la Tunisie. La première journée sera marquée par la tenue d’ateliers thématiques sur le tourisme réceptif et la Omra notamment. Au cours de la deuxième journée, et outre la présentation des rapports moral et financier, plusieurs grands dossiers seront débattus, dont le nouveau cahier de charges de la profession, les futures négociations sociales ainsi que la création de la Confédération du Tourisme.



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Makni réfléchit à  Sejnane

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Le projet touristique « Cap Blanc Resort », initié par Habib Makni (lire) ne pourrait finalement déménager que de quelques dizaines de Km. Selon une information publiée par nos confrères d’Investir en Tunisie, le promoteur se serait vu proposer un terrain de 685 ha, propriété de l’Etat, à  M’Hibiss-Oumaden, dans la délégation de Sejnane, toujours dans le gouvernorat de Bizerte. Selon la même source, « un groupe d’experts se penchera bientôt sur l’étude de faisabilité et de rentabilité du projet dans ce coin du Nord tunisien ».



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Des diplomates en week-end dans le sud

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L’idée avait été initiée par l’ancien ministre du Tourisme du gouvernement BCE. Pour le week-end du 7 au 9 décembre 2012, le ministère du Tourisme a invité un certain nombre d’ambassadeurs et de chefs de missions diplomatiques accrédités en Tunisie à  un voyage dans le sud. La visite mènera les diplomates dans les gouvernorats de Tozeur et Kébili et sera accompagnée par plusieurs actions promotionnelles se rapportant à  la culture et à  la gastronomie de la région.
Un mini- festival de Douz sera spécialement organisé et comportant des démonstrations relatant les coutumes et la vie quotidienne des régions du Sud.
Mais l’objectif final consiste avant tout à  montrer de visu la situation prévalent sur le terrain.



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M. Fakhfakh, les journalistes ont encore frappé !

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Il avait assimilé l’attaque de l’ambassade US à  Tunis le 14 septembre 2012 à  un événement isolé et avait fait porter la responsabilité de la sur-médiatisation de l’affaire aux journalistes. Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme, n’est cette fois pas sorti de son mutisme, du moins pas encore. Et pourtant, les journalistes tunisiens et internationaux ont encore frappé : ils parlent depuis 4 jours de violences policières et de manifestations dans une ville si peu touristique que l’on appelle Siliana.

Ces journalistes auraient même affirmé, images et témoignages à  l’appui, que les forces de l’ordre avaient utilisé des munitions de chasse pour tirer sur les manifestants et sur certains de leurs confrères. Pourtant «isolés», ces événements font curieusement la Une de nombreux médias internationaux malgré les derniers démentis de M. Fakhfakh.

Hasard du calendrier, au moment où les autorités touristiques viennent tout juste d’engager une grande agence de com pour soigner l’image du pays, voilà  que des médias s’interposent pour faire le travail à  leur place. Exemple en France avec quelques titres relevés aujourd’hui dans la presse :

Le Monde : En Tunisie, les émeutes de Siliana déstabilisent le gouvernement d’Ennahda
Le Nouvel Observateur : Tunisie: les heurts reprennent à  Siliana, la crise menace de s’étendre
Le Figaro : Tunisie: des violences près de Siliana
Le Parisien : Tunisie: l’armée à  Siliana, le président veut un nouveau gouvernement
Rue89 : Tunisie : « Les policiers nous ont tiré dans le dos »
Le Point : Tunisie: des milliers de manifestants défilent à  Siliana
BFMTV : Tunisie : quatrième jour de violences à  Siliana
RFI : Tunisie: les tensions s’exacerbent à  l’intérieur du pays

Voilà  donc un bref aperçu médiatique de cette belle journée du 1er décembre de l’an de grâce 2012, à  3 semaines de la fin du monde annoncée par le peuple Maya et qui pourrait bien être un mauvais présage à  l’encontre de la Troïka et des ministres qui en font partie !?

 Hédi HAMDI
 (Crédit photo : Nessma TV)



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Au séminaire des représentants de l’ONTT à  l’étranger, un ministre fier des résultats de l’année

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La grande messe annuelle des représentants de l’ONTT à  l’étranger a eu lieu hier à  Tunis. Autour d’une même table face au ministre du Tourisme, à  leur directeur général et aux présidents des fédérations professionnelles du tourisme, la FTH et la FTAV, les représentants ont dressé le bilan de l’année qui s’achève et établi les perspectives d’usage pour l’année 2013. Ce séminaire annuel, le 39e du genre, n’a pas failli à  la tradition d’inviter les compagnies aériennes battant pavillon tunisien, du moins Tunisair, Tunisair Express et Nouvelair, partenaires incontournables du tourisme.

A l’ouverture du séminaire, les présidents des fédérations professionnelles n’ont pas mâché leurs mots. Mohamed Belajouza, pour la FTH, a posé la question de savoir «comment sauver l’année touristique 2013, sachant que les mêmes causes produisent les mêmes effets». Sans attendre la réponse, le président de la fédération de l’hôtellerie a lancé un appel à  peine voilé au gouvernement : «il faut que les événements s’arrêtent, que la Tunisie retrouve le calme et assure la sécurité». De son côté, le président de la FTAV a demandé au ministre de rappeler au gouvernement l’importance du secteur touristique, capable -selon lui- de résoudre une partie des problèmes économiques de la Tunisie.

Ces interventions tranchaient en tout cas avec celle du ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, qui a estimé que «2012 est malgré tout une bonne année». Le ministre a annoncé que l’objectif fixé avait été de rattraper 50% des pertes de 2011. «Nous avons atteint nos objectifs même s’il y a eu des hauts et des bas. C’est compliqué d’atteindre 6 millions de touristes en 2012 car il nous reste 500.000 entrées avant la fin de l’année. On aurait pu faire mieux s’il n’y avait pas eu les événements de juin et de septembre » (allusion faite aux événements de la Abdelya et du couvre-feu qui s’en est suivi à  Tunis puis à  l’attaque de l’ambassade U.S). Et le ministre d’affirmer : «la capacité de rattraper en une année 50% des pertes est une fierté pour notre secteur. Recevoir 5 millions de visiteurs, c’est un signe de la réussite de la période de transition et de la solidité de notre tourisme, il faut en être fier» a martelé Fakhfakh.D.T



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Moez Boudali à la présidence d’une FRH

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La Fédération régionale de l’hôtellerie de Tunis-les Côtes de Carthage-Bizerte vient d’élire son nouveau président en la personne de Moez Boudali, PDG de l’hôtel La Maison Blanche à  Tunis.

Agé de 46 ans, M. Boudali est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce de Tunis. Il a notamment travaillé avec le groupe Mariott en tant que directeur général de l’hôtel Renaissance lors de son ouverture à  Gammarth.
La présidence de la FRH était tenue ces dernières années par Hamouda Ben Ghachem (PDG de la société propriétaire de l’hôtel Majestic du groupe Amen).



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Les Européens seront plus nombreux à  voyager en 2013

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La situation économique en Europe a des effets très différents sur l’industrie touristique du continent, mais le développement reste encore rassurant dans l’ensemble. C’est un des résultats de l’ITB World Travel Trends Report effectué par l’IPK International pour le compte de l’ITB Berlin. Il en ressort que les Européens vont également entreprendre encore plus de voyages à  l’étranger en 2013.

Le nombre des séjours à  l’étranger ainsi que les dépenses effectuées sur place ont augmenté de deux pour cent pendant l’année en cours. Le comportement des touristes européens a en même temps changé : le tourisme balnéaire a par exemple baissé de un pour cent cette année, tandis que les visites des villes ont augmenté de près de 14 pour cent. Les voyages de courte durée, c’est-à -dire comprenant une à  quatre nuitées, ont augmenté de dix pour cent, les voyages d’affaires à  l’étranger de huit pour cent.

Autres conclusions du rapport : les Européens sont de plus en plus attirés par les pays lointains, les voyages longue distance ayant augmenté de quatre pour cent environ. Ce sont surtout l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ainsi que les régions de l’Asie/Pacifique qui en ont le plus profité avec une croissance comprise entre deux et huit pour cent. Les destinations proches en Europe et dans les régions méditerranéennes ont augmenté de deux pour cent.

Image différenciée du comportement des voyageurs européens

L’incertitude économique dans certains pays de l’Europe touche également le tourisme. Le nombre des voyages à  l’étranger en provenance de l’Italie a par exemple baissé de cinq pour cent, ceux en provenance de l’Espagne de deux pour cent. La situation est par contre meilleure en Suisse et en Norvège qui profitent de leur forte monnaie et qui enregistrent donc une augmentation des voyages à  l’étranger de dix et de six pour cent. L’Allemagne stagne malgré une économie solide et le nombre des voyages à  l’étranger de la Grande-Bretagne n’a augmenté que de un pour cent.

L’Europe reste une destination attrayante malgré les turbulences politiques et économiques. L’Espagne, l’Allemagne ainsi que de nombreux pays de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est ont enregistré une croissance supérieure à  cinq pour cent du nombre des arrivées internationales (en provenance de l’Europe et d’Outre-atlantique). La faiblesse de l’euro et le dollar fort ont également contribué au fait que l’Europe est une destination touristique appréciée, par exemple des Américains. Le Japon réapparaît sur la carte touristique, car il se remet des catastrophes de l’année 2011. Les nouveaux marchés dans lesquels la classe moyenne s’accroît rapidement, comme c’est le cas en Chine, en Inde et au Brésil, prennent de plus en plus d’importance. C’est pour cette raison que l’on prévoit que les destinations européennes vont enregistrer, l’année prochaine, une croissance de un à  trois pour cent du nombre des arrivées internationales.

Des prévisions optimistes mais prudentes pour 2013

Malgré la situation économique incertaine en Europe, les perspectives sont légèrement positives pour l’année prochaine. En ce qui concerne les voyages à  l’étranger des Européens, l’ITB World Travel Trends Report prévoit une croissance modérée de près de deux pour cent. Seul un Européen sur trois déclare que la crise aura des répercussions sur ses activités touristiques en 2013. On prévoit une augmentation de neuf pour cent des voyages à  l’étranger en provenance de la Russie, de cinq pour cent en provenance de la Grande-Bretagne et de trois pour cent en provenance de l’Allemagne. 28 pour cent des Européens aimeraient voyager encore plus en 2013, tandis que 21 pour cent ont déclaré vouloir moins voyager.



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Air France anticipe un renforcement sur le Japon

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La compagnie aérienne française vient d’annoncer son souhait de renforcer sa desserte de Tokyo grâce à  la mise en place d’un nouveau vol quotidien, exploité en moyens propres, vers l’aéroport urbain de Tokyo-Haneda à  partir de l’été 2014, date d’attribution de nouveaux créneaux aux compagnies pour des vols intercontinentaux. Cette annonce fait suite à  la visite d’Alexandre de Juniac, président-directeur général d’Air France, à  Tokyo le 28 novembre à  l’occasion des 60 ans de présence de la compagnie au Japon.

Proche du centre-ville, cette nouvelle liaison favorisera par ailleurs la desserte des autres villes de l’archipel nippon grâce aux nombreux vols domestiques japonais proposés au départ de Tokyo-Haneda. Depuis 2010, Air France commercialise des sièges en partage de codes sur les vols exploités par Japan Airlines entre Paris-CDG et Tokyo-Haneda.

Cet hiver, Air France-KLM propose jusqu’à  51 fréquences par semaine au départ de Paris-Charles de Gaulle et Amsterdam-Schiphol, dont certaines effectuées en partage de codes avec Japan Airlines. Cette offre s’enrichira à  partir du 3 avril 2013 avec la nouvelle desserte de Fukuoka effectuée par KLM à  raison de trois fréquences par semaine en Boeing 777-200.

Au départ de Paris-Charles de Gaulle, Air France exploite les vols suivants vers Tokyo : 4 vols par jour (2 vols Air France vers Tokyo-Narita ; 1 vol Air France exploité par Japan Airlines vers Tokyo-Narita ; 1 vol Air France exploité par Japan Airlines vers Tokyo-Haneda et vers Osaka, 1 vol quotidien. Au départ d’Amsterdam-Schiphol, KLM exploite les vols suivants vers Tokyo : entre 7 et 9 vols par semaine, Osaka : 1 vol quotidien et Fukuoka : 3 vols par semaine à  partir du 3 avril.

Plus de 200 personnels de bord de nationalité japonaise offrent un service exclusif sur les vols Air France à  destination et en provenance du Japon. La compagnie développe une gastronomie soignée, tournée vers le monde, et propose dans toutes les classes de cabine la possibilité de choisir un plat chaud japonais. De plus, de nombreuses attentions complètent l’offre à  bord, d’un choix de titres de presse locale à  une sélection de films en version originale japonaise ou sous-titrée.



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Communication de crise : 10 ans après, ils n’ont toujours pas compris

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La Tunisie a été secouée en 2012 par plusieurs événements internes qui ont malheureusement jeté le trouble sur la réussite de la transition démocratique post-révolutionnaire. Ces événements ne sont pas passés inaperçus aux yeux des médias internationaux et ont sans aucun doute affecté le retour tant espéré de l’activité touristique à  ses niveaux habituels, tout au moins à  ceux de 2010.

Bien qu’ils n’aient à  aucun moment ciblé les touristes, au moins quatre grands incidents ont participé à  les effaroucher et les pousser à  aller en vacances sous d’autres cieux : la répression de la manifestation pacifique du 9 avril, le couvre-feu suite à  l’affaire d’El Abdelya en juin, l’attaque de l’ambassade américaine à  Tunis le 14 septembre puis les émeutes de Siliana cette semaine.

La Tunisie aura donc donné d’elle l’image d’une destination touristique incertaine. A chaque choc, les T.O ont enregistré un ralentissement des réservations, voire carrément des annulations (dans le cas de l’ambassade US). Le plus touché fut le marché français par sa proximité culturelle, historique et géographique de la Tunisie. Les chiffres des entrées de non-résidents français aux frontières tunisiennes -qui étaient déjà  peu reluisants- sont devenus carrément calamiteux à  compter de la fin septembre.

Cette situation ne semble pas pour autant avoir ému le ministère du Tourisme. La gestion de ces différentes crises s’est faite de manière très désinvolte. En certains points, elle a même été semblable à  celle qui suivit l’attentat de Djerba le 11 avril 2002. Les gouvernants actuels ne semblent en effet pas avoir retenu la leçon ni tiré les conclusions qui s’imposent de ce triste épisode du tourisme tunisien et dont les conséquences pèsent toujours sur les réalisations du marché allemand.

Et pourtant, au regard de la situation interne du pays, le ministère du Tourisme aurait dû mettre en place une cellule de crise avec des spécialistes prêts à  réagir au quart de tour afin d’atténuer l’impact des événements au regard des médias étrangers, tout au moins vis-à -vis de la presse professionnelle.

La Tunisie a beau vaciller, mais à  aucun moment, on a pensé à  aller dire qu’il s’agit de problèmes internes tuniso-tunisiens et qui ne concernent en rien les touristes étrangers. Les Tunisiens eux-mêmes ont eu besoin d’être rassurés après chaque événement. Et à  chaque fois, le chef du gouvernement et/ou le président de la République sont montés au créneau. Pourquoi n’a-t-on pas adapté une stratégie semblable pour rassurer nos touristes et ne pas hypothéquer l’avenir du secteur ? Est-ce trop demander au ministère du Tourisme ?

D.T



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Karim Gharbi à  la tête de l’UGO

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Le ministère du Tourisme a annoncé la nomination de Karim Gharbi en qualité de directeur général de l’Unité de gestion par objectif (UGO) de la stratégie de développement du tourisme tunisien à  l’horizon 2016.

Spécialiste dans plusieurs domaines allant de la gestion d’entreprises à  la mise en place de système qualité au e-business en passant par le commerce international et les douanes, l’organisation des manuels de procédures ou encore le transport et la logistique, Karim Gharbi, 54 ans, totalise 29 années d’expérience. Avant cette nomination, il était PDG de l’Office de la Topographie et du Cadastre.

Ingénieur des Ponts & Chaussées (Paris, promotion 1982), il a occupé plusieurs postes dans différents ministères. Il est également expert auprès de la Banque mondiale en dématérialisation, facilitation du commerce extérieur et en guichet unique (Maroc, Algérie, Libye, Cameroun, Tchad). Il a également enseigné le E-commerce au Master Pro TICE entre 2007-2010 à  l’ESC de la Manouba.



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Tourisme saharien : tentatives de sauvetage de la saison

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Au vu de la situation peu reluisante du tourisme dans les régions du Sud tunisien et afin de mettre en œuvre des solutions urgentes pour dépasser le cap difficile et sauver l’actuelle saison saharienne, plusieurs mesures viennent d’être annoncées par le ministère du Tourisme avec pour objectif de redonner confiance aux opérateurs étrangers. Au cours d’une réunion, les professionnels de la région ont indiqué que le déficit d’activités a enfoncé davantage l’endettement des unités touristiques et a engendré la fermeture de plusieurs hôtels et la perte de plus de 600 emplois directs. Pour la relance du secteur, ils ont proposé un budget de promotion exceptionnel pour la région et l’adoption d’un plan de sauvetage qui émanera des professionnels et dont les contours sont déjà  identifiés.

Deux propositions validées par le ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, qui a indiqué qu’un budget spécial sera alloué au soutien aux compagnies aériennes desservant la région du Sud.
Une décision qui devrait être prise dans les prochains jours.

Le ministre a reconnu la nécessité d’améliorer l’accessibilité aérienne de la région et la dégradation devenue inquiétante de la qualité du produit et de l’environnement.

Au cours de cette séance, plusieurs opérations de promotion du tourisme saharien ont été annoncées, dont un éductour des agents de voyages espagnols à  Tozeur, des voyages de presse pour les journalistes français, chinois et russe ainsi que des campagnes radio en Suisse, en Allemagne et en Belgique.



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Coopération avec l’Union européenne

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Au Carrefour d’affaires et de technologies (CAT 2012) qui se tient actuellement en Tunisie, une lettre d’intention de développement du dialogue entre la Tunisie et l’Union européenne dans le domaine du tourisme a été signée par Elyès Fahkfakh, ministre du Tourisme, et Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé de l’Industrie et de l’Entreprenariat.

Selon les dispositions de cette convention, les deux parties ont convenu de la création d’un mécanisme de consultation bilatérale et de dialogue au niveau des hauts fonctionnaires visant à  renforcer le débat sur les sujets d’intérêt commun, tels que la croissance économique et la création d’emplois dans le secteur du tourisme, le développement du tourisme durable, la mise en œuvre des étapes clés du schéma d’orientation stratégique du tourisme et le renforcement des connaissances socio-économiques sur le secteur.



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Tunisair n’attend pas la fin de l’année pour faire son bilan

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Tunisair exprime son satisfécit. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le transporteur public estime que son activité globale a évolué favorablement durant la première quinzaine du mois de novembre 2012 et affiche une nette amélioration des résultats en matière de trafic par rapport à  l’année 2011 ainsi que 2010. L’activité a repris son rythme de croissance grâce, particulièrement, au comportement favorable du régulier qui a permis de remédier à  la défection du trafic charter.

Le nombre de passagers transportés (toutes activités confondues) du 1er au 14 novembre 2012, a connu une augmentation de 18,9 %, soit 138 671 passagers par rapport à  la même période en 2011 et une augmentation de +8,1% par rapport à  2010. Le coefficient de remplissage sur la même période est de 74,4% , soit une amélioration de 2.4 points par rapport à  2011 et de 2 points par rapport à  2010.

Le cumul du mois de janvier au 14 novembre 2012 est également en nette augmentation avec 3 472 886 passagers transportés (+22,2% par rapport à  2011 et + 3,3% par rapport à  2010). Le coefficient de remplissage de janvier au 14 novembre 2012 est de 73,4%, soit une amélioration de 1.8 points par rapport à  2011 et de 4.8 points par rapport à  2010.

Durant cette année 2012, Tunisair a procédé à  l’entretien et aux grandes visites des appareils sans faire appel à  la sous-traitance, dans les meilleurs délais et ce grâce à  la compétence et au dévouement du personnel du complexe technique de la compagnie, et une bonne planification des opérations de maintenance, un respect rigoureux des plannings d’entretien, moyennant un fonctionnement continu des ateliers, une amélioration notable de la productivité et de la qualité du travail et un respect des procédures. Ceci a permis d’assurer une disponibilité totale de la flotte durant la saison de pointe.

Tunisair rappelle que « le plan de relance et de restructuration qui va permettre de consolider sa position en tant que leader sur le trafic aérien de et vers la Tunisie, et de retrouver sa renommée internationale, est fin prêt et sera présenté au gouvernement avant la fin de l’année 2012. Ce plan veillera à  consolider les points forts de la compagnie, tels que la sureté de ses vols. Il visera entre autre l’amélioration de la qualité de service et de la compétitivité de l’entreprise ».

La compagnie déclare que « la ponctualité des vols est un objectif primordial de toutes les unités intervenantes et l’amélioration des services, à  bord et aux escales, est une nécessité pour pouvoir satisfaire ses clients ». De même qu’elle cherche actuellement à  renforcer sa capacité concurrentielle en arrêtant une stratégie commerciale bien étudiée et en anticipant le positionnement sur les futurs axes prometteurs. Pour cela, la rentabilité économique des lignes aériennes existantes a été revue et l’opportunité d’ouvrir de nouvelles lignes, spécialement en Afrique, a été également examinée.



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Karim Ayed, ambassadeur des relations touristiques tuniso-thaïlandaises

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Le Roi Bhumibol de Thaïlande l’a nommé en août 2012 consul honoraire de Thaïlande en Tunisie. Karim Ayed représente désormais officiellement les intérêts diplomatiques et économiques de ce pays. C’est dans ce cadre qu’il a officiellement ouvert, le 1er novembre 2012, le siège du consulat honoraire de Thaïlande aux Berges du Lac à  Tunis, au sein même du siège du groupe Eagle Ayed (EAG) qu’il préside justement et qui chapeaute exactement 42 entreprises. Diplômé en Commerce international de l’université Bentley de Boston aux Etats-Unis, Karim Ayed, 40 ans, opère dans divers secteurs d’activité tels que la maintenance industrielle dans les secteurs du pétrole, de l’aviation, de l’industrie alimentaire, de la construction, etc.

Mais ce sont certainement d’autres facteurs qui lui ont permis de devenir consul honoraire. En 2003, il a été élu membre d’honneur du « Who is Who International ». En 2004, il a été désigné « Professionnel de l’année » par l’Association internationale des professionnels de réseau, et en 2005, il a reçu le très convoité « International Arch of Europe » de la Business Initiative Directions. Il est également membre de nombreuses organisations et associations tant nationales qu’internationales.

La bonne et la mauvaise nouvelle pour les Tunisiens

«Le consulat royal thaïlandais travaillera en étroite collaboration avec les agences de voyages pour encourager les Tunisiens à  voyager en Thaïlande. De même, il fera en sorte que les agences de voyages en Thaïlande aident à  promouvoir la Tunisie» explique Karim Ayed. L’ouverture de cette nouvelle représentation diplomatique est donc une très bonne nouvelle notamment pour les agences de voyages outgoing qui programment la Thaïlande puisque désormais, l’octroi des visas pourra se faire directement en Tunisie.

Cependant et contrairement à  la Malaisie (dont le siège diplomatique se situe dans les même locaux du groupe Eagle) qui n’exige pas de visas auprès des Tunisiens, la Thaïlande a imposé des droits d’entrée sur son territoire. Pour les touristes tunisiens se rendant dans ce pays, le prix du visa est de 55 dinars (pour une entrée) avec une validité de 3 mois pour une durée de séjour limitée à  30 jours.
Le prix de ce même visa peut atteindre 220 dinars pour une durée de séjour de 60 jours avec multiples entrées. Cependant et pour les hommes d’affaires, le prix du visa est de 120 dinars et peut atteindre 300 dinars pour permettre les entrées multiples. De même qu’il est à  noter que les voyageurs en transit en Thaïlande sont tenus de disposer d’un visa qui coûte 45 dinars pour une seule entrée. Le consulat honoraire de Thaïlande à  Tunis dépend de l’ambassade royale de ce pays à  Tripoli en Libye.

Karim Ayed est tout cas convaincu que pour faire «croître et faciliter les divers échanges entre les deux pays, la création d’une ligne aérienne directe qui relierait la Tunisie et la Thaïlande, permettrait de baisser considérablement les coûts de transport et par conséquence le coût du commerce».
L’ouverture par la compagnie Thaï d’une ligne Bangkok-Tunis constituerait sans aucun doute une alternative supplémentaire au potentiel aérien existant actuellement entre la Tunisie et l’Asie de manière générale et dont le tourisme serait le grand bénéficiaire.

D.T



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L’hôtel « The Residence » fait des petits

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La chaîne « The Residence », présente notamment à  Gammarth avec un hôtel et un complexe golfique, a comme projets d’ouvrir deux nouvelles unités en Tunisie dans les deux prochaines années.

A Tunis tout d’abord avec l’ouverture prévue d’un établissement en plein cœur de la Médina à la rue Dar El Jeld.

A Douz ensuite avec l’ouverture d’un hôtel dont les travaux de construction vont démarrer en janvier 2013 à travers la société STIC Douz (Singapore Tunisian Investment Company).

La chaîne, d’origine singapourienne, possède trois autres établissements à  Zanzibar, aux Maldives et à l’Île Maurice.



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Yasmine Hammamet : Vincci rempile

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La chaîne hôtelière espagnole Vincci confirme son maitien à  Yasmine Hammamet. Son contrat de location de l’hôtel Taj Sultan (5*, 516 lits) vient d’être reconduit pour 7 ans (jusqu’au 31 mars 2020).
L’établissement devrait faire l’objet de travaux de rénovation cet hiver sans affecter l’activité de l’hôtel qui continuera à  recevoir ses clients.

Lire aussi :

Vincci : un hôtel de moins en Tunisie 



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Une compagnie aérienne tunisienne à  vendre ?

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C’est un pavé dans la mare qu’a lancé ce matin Salvatore Cugliari sur les ondes de la radio Express FM. Le directeur général de Royal Luxembourg, société de participations financières italo-luxembourgeoise, a déclaré être intéressé par l’acquisition d’une compagnie aérienne tunisienne sans la nommer. Le journaliste qui l’interrogeait n’a pas rebondi sur le détail, laissant les auditeurs sur leur faim.

Dans le secteur du tourisme et du transport aérien en Tunisie, le sujet intrigue car en la matière, il n’y a pas l’embarras du choix. Si on exclut d’emblée les deux compagnies publiques, il ne peut donc s’agir que de compagnies privées. Les deux principales qui sont en activité, Nouvelair et Syphax, ne sont de toute évidence pas à  vendre et n’ont aucun souci financier. Sauf si Cugliari sous -entendait le rachat des 15% détenus par Belhassen Trabelsi dans Nouvelair. Car Royal Luxembourg est en fait la société qui vient de remporter l’appel d’offres relatif à  la cession par l’Etat tunisien de 13% du capital de la Banque de Tunisie, participation autrefois détenue par le beau-frère du président déchu.

Autre hypothèse : la société serait intéressée par une prise de participation dans l’une des futures compagnies aériennes en gestation : Freejet, qui a obtenu un accord de principe en 2011 mais qui ne vole pas encore ou alors Jasmina Airways qui n’existe que sur le papier et qui n’a pas encore reçu d’autorisation.

 H.H



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La Tunisie en quête d’investisseurs arabes pour le tourisme

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La Tunisie participe au colloque arabe du tourisme et de l’investissement qui se tient à  Fujaïrah du 20 au 22 novembre 2012 et ce en tant qu’invitée d’honneur. Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme, est sur place avec une délégation tunisienne de responsables et d’opérateurs représentant les secteurs public et privé pour prendre part à  ce colloque. Une participation qui a pour objectif de raffermir la coopération économique entre la Tunisie et les Etats membres du Conseil de coopération des pays du Golfe arabe dans les domaines du tourisme et de l’investissement et de faire connaître les opportunités d’investissements en Tunisie. Elle a également pour ambition de rapprocher les professionnels tunisiens du tourisme avec leurs homologues des pays du Golfe.



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Séminaire des représentants de l’ONTT à  l’étranger

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Le séminaire annuel des représentants du tourisme tunisien à  l’étranger se tiendra à  Tunis le 30 novembre 2012. Une rencontre qui sera consacrée à  l’examen de la conjoncture touristique mondiale, au positionnement du tourisme tunisien, au comportement des marchés émetteurs et à  la nouvelle stratégie de promotion du tourisme tunisien à  l’étranger.



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Douz fait son festival

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Les préparatifs du festival international de Douz, dans sa 45ème édition, vont bon train. Il se tiendra du 22 au 25 décembre prochains et comportera plusieurs manifestations culturelles et d’animation de la ville. Le nouveau comité d’organisation, que préside Sadok Bettaieb, a également prévu la tenue d’un colloque sur les oasis du Sahara.



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Walid Bouzgarou s’installe à Tripoli pour le compte d’Emirates

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Walid Bouzgarou, directeur des Ventes d’Emirates pour la Tunisie, vient d’être promu en qualité de directeur de la même compagnie pour la Libye.

Le 20 novembre 2012, il prendra officiellement ses nouvelles fonctions à  Tripoli avec notamment pour mission de réactiver la ligne aérienne Dubaï-Tripoli, suspendue pendant la révolution libyenne et qui n’a pas été remise en place depuis, faute d’appareils disponibles chez Emirates. La réouverture de la ligne pourrait intervenir au mois d’avril 2013.

Walid Bouzgarou a une expérience de 20 ans dans le transport aérien, dont 10 en tant que directeur Financier de Swissair en Tunisie jusqu’en 2001, puis 5 ans à  la direction de l’IATA à  Tunis, puis une année en tant que directeur chargé du Développement du trafic régulier chez Nouvelair. Il a intégré Emirates lors de son implantation sur le marché tunisien il y a 6 ans.

Bouzgarou rejoint ainsi les nombreuses compétences tunisiennes dans le transport aérien sollicitée à  l’étranger (lire).



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ONTT : grève administrative de trois jours

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Le personnel de l’ONTT dans toutes les régions du pays est entré en grève à  partir d’hier et pour trois jours et ce à  l’appel du syndicat UTT.

Le mouvement a débuté par un petit rassemblement de protestation devant le siège du ministère du Tourisme. Parmi les revendications, «la lutte contre la corruption financière et administrative [qui serait] encore courante au sein de cette administration et que le ministre de tutelle n’aurait pas traitée».

Ce même syndicat estime par ailleurs que «nombre de compétences au sein de l’office sont toujours maintenues à  l’écart». Le premier jour de grève a également été marqué par l’appel à  la démission du directeur général de l’ONTT. Reste à  se demander comment les dates de la grève ont été fixées avec un jour férié qui coïncide au beau milieu des 3 journées.

A noter par ailleurs que la grève est loin d’avoir été suivie à  100%.



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Crise de l’euro et conséquences pour les destinations touristiques en Europe du Sud

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Une analyse de l’ITB Berlin et de l’IPK International révèle que la crise de l’euro a des conséquences pour le tourisme en Grèce – Le Portugal, l’Espagne et l’Italie ont dans l’ensemble progressé en 2012

Dans quelle mesure les reportages négatifs sur les pays touchés par la crise ont-ils des conséquences sur les chiffres concernant leur tourisme ? L’ITB Berlin et l’institut d’analyse des marchés IPK International se sont penchés sur cette question dans le cadre des tendances touristiques actuelles du World Travel Monitor®. Le résultat de l’analyse : par rapport à  l’année précédente, la Grèce enregistre moins d’arrivées en provenance de l’Europe du Nord et de l’Europe centrale. Les autres pays de l’Europe du Sud s’en tirent à  bon compte, ils peuvent compenser les pertes et même encore accroître.

Dans le secteur incoming, à  savoir les arrivées dans le pays, la Grèce a perdu douze pour cent entre janvier et août 2012 par rapport à  la même période de l’année précédente. Ce chiffre se relativise si l’on tient compte du fait que le pays a indirectement profité en 2011 du printemps arabe et a pu enregistrer une croissance de sept pour cent. La Grèce avait déjà  accusé une légère baisse au cours des années précédentes. Ce sont surtout les voyageurs en provenance de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne qui ont été les plus réticents en 2012. Le nombre de touristes venus de ces pays a diminué de 20 à  30 pour cent. Les nouveaux marchés, comme la Russie et la Roumanie, ont contribué à  compenser en partie la perte dans le secteur incoming.

L’Italie, l’Espagne et le Portugal, ont plus de chance. Le secteur incoming de l’Italie a enregistré une augmentation de quatre pour cent en 2011. Cette année, le nombre des arrivées en provenance de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne a diminué respectivement de trois et de un pour cent. La baisse des arrivées en provenance de l’Espagne est encore plus douloureuse puisqu’elle s’élève à  18 pour cent. Le nombre des touristes en provenance de pays émetteurs comme la Russie et la Pologne a par contre fortement augmenté et c’est le nombre total des arrivées qui en profite. Au bout du compte, l’Italie peut se réjouir d’une croissance de deux pour cent dans le secteur incoming.

Actuellement, la péninsule ibérique peut elle aussi compenser en grande partie les baisses du nombre des arrivées grâce aux nouveaux marchés émetteurs. En 2011, l’Espagne, qui avait enregistré une croissance de huit pour cent dans le secteur des arrivées, avait fortement profité de la situation politique dans les pays arabes. En 2012, les arrivées en provenance de la Grande-Bretagne ont augmenté de cinq pour cent, celles en provenance de l’Allemagne ont stagné tandis que celles en provenance de l’Italie ont fortement baissé de 14 pour cent. L’Espagne est cependant de plus en plus appréciée des nouveaux marchés émetteurs et a enregistré des taux de croissance à  deux chiffres dans le secteur des arrivées en provenance de la Russie et de la Scandinavie. Au total, les voyages en Espagne ont augmenté de trois pour cent.

La situation est semblable au Portugal. En 2011, le pays a pu enregistrer, en raison du printemps arabe, une croissance de neuf pour cent du nombre des arrivées. En 2012, le nombre des touristes en provenance de l’Allemagne a augmenté de quatre pour cent. Les chiffres concernant la Russie et les pays scandinaves sont encore plus positifs. Comme il fallait s’y attendre, le pays a accusé de fortes pertes des arrivées en provenance de l’Italie et de l’Espagne. Les voyages au Portugal ont ainsi augmenté de trois pour cent en 2012.

Dr Martin Buck, directeur du Centre des compétences Travel & Logistics de la société Messe Berlin, a commenté cette analyse : « Ce sont les flux des visiteurs entre les pays en crise qui ont particulièrement diminué. La demande émanant de l’Europe centrale reste stable à  quelques détails près, celle émanant des nouveaux marchés est même positive. L’étude montre la complexité des interrelations entre la crise de l’euro et les voyages dans des pays de l’Europe du Sud ».

 (d’après communiqué)



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A partir de 2013, vous payerez vos nuits d’hôtel plus cher en Tunisie

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Le gouvernement l’a annoncé et va très certainement l’inscrire dans la loi de Finances pour  l’année prochaine : une taxe de deux dinars sera imposée pour chaque nuit d’hôtel et ce à  compter du 1er octobre 2013. Un petit répit donc jusqu’à  l’été mais ensuite, la facture deviendra plus salée encore. On imagine en effet qu’une famille composée de 4 membres âgés de 12 ans et plus passant une semaine dans un hôtel en Tunisie devra payer 48 dinars de taxes en plus durant son séjour ! Cette taxe sera collectée au profit de l’Etat non pas pour servir à  alimenter le budget de promotion du tourisme tunisien mais uniquement pour alimenter le Trésor public. On se souvient pourtant que la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) avait demandé à  maintes reprises par le passé qu’une taxe de 10 euros par exemple soit mise en place à  l’intention des touristes étrangers arrivant en Tunisie. Ce procédé, qui est loin d’être exceptionnel dans le tourisme international (lire), aurait servi à  consolider la compétitivité de la destination Tunisie. Or il se trouve aujourd’hui que les hôteliers se retrouvent acculés à  devenir collecteurs de cette nouvelle taxe qui va sans aucun doute être très mal perçue tant par les clients locaux tunisiens que par les T.O étrangers qui vendent des packages avion+hôtel pour les touristes.

Les hôteliers mécontents

Le bureau exécutif de la FTH s’est justement réuni en début de semaine et comme cela était prévisible, le projet de taxe a été totalement désapprouvé par les hôteliers. Plus encore, les taxes sur les boissons alcoolisées sont également appelées à  pratiquement doubler. Or, tout le monde sait que dans les hôtels en Tunisie, le All Inclusive est dominant et la hausse de la taxe ne pourra pas être répercutée sur les clients et ce sera à  l’hôtel de l’assumer. Les hôteliers «désapprouvent les nouvelles taxes qui ont été proposées sans leur accord, qu’ils considèrent inéquitables, qui mettent en danger la rentabilité du secteur et qui vont pénaliser davantage le tourisme tunisien vis-à -vis de la concurrence étrangère» a déclaré la FTH dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Et pour ne pas arranger les choses, les hôtels ont confirmé que «les performances du mois d’octobre ont été mauvaises, que les prévisions pour l’hiver 2012-2013 sont très mauvaises, voire catastrophiques». Sans ambages ni détours, les professionnels du secteur «considèrent que le manque de sécurité dans le pays et l’image négative qui en découle constituent le principal obstacle à  une véritable reprise de l’activité touristique».

 D.T



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Du nouveau à  propos de la taxe sur les nuitées d’hôtels

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Le gouvernement a fait marche arrière concernant l’augmentation du timbre de voyage et la vignette automobile mais semble persister à  vouloir imposer une taxe sur les nuitées d’hôtels. Slim Besbes, ministre des Finances par intérim, vient de le confirmer. L’agence officielle TAP a en effet rapporté qu’une taxe de deux dinars pour chaque nuitée d’hôtel pour les plus de 12 ans sera effective en 2013. Petit répit cependant, elle entrera en application à  partir du 1er octobre 2013 étant donné que les contrats pour l’été prochain ont déjà  été signés entre les hôtels et les tour-opérateurs. Le ministre a également reconnu que son entrée en application en janvier 2013 aurait «influencé la compétitivité touristique» de la destination.



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Marchés francophones : la cote d’alerte ?

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Les arrivées touristiques en provenance des marchés francophones sur la Tunisie enregistrent depuis bientôt deux mois une chute qui commence à  être jugée très inquiétante par les professionnels du tourisme. Les chiffres du mois d’octobre reflètent parfaitement la gravité de la situation avec un recul des arrivées françaises de 4,5% par rapport à  2011 et de 46% par rapport à  2010 ! Les arrivées belges ont également baissé de 6,7% par rapport à  2011 et de 21,4% par rapport à  2010. Idem pour les touristes suisses (-34% par rapport à  2011 et -63% par rapport à  2010) et les arrivées luxembourgeoises (respectivement -24,6% et -41,7%). Cette baisse est la conséquence des troubles sécuritaires survenus en Tunisie d’abord le 14 septembre avec l’attaque de l’ambassade US par des salafistes puis par un ensemble d’événements en rapport. La médiatisation par la presse francophone de ces incidents à  directement impacté les arrivées touristiques.



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FTH Vs ministre du Tourisme: Belajouza prend Fakhfakh à contre-pied

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Dans le différent qui oppose Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), à  Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme, le calumet de la paix n’est pas prêt d’être allumé.

En réponse au «souhait» du ministre de ne pas revoir Belajouza réélu à  la tête du patronat hôtelier en décembre prochain, ce dernier a déclaré à  nos confrères d’Assabahnews qu’il se représentera pour un nouveau mandat lors de la prochaine assemblée générale élective.

Et le président de la FTH de corriger le ministre en lui faisant savoir que ces élections sont prévues pour avril 2013 et pas avant.



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Touristes européens : encore 22 % de retard

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Malgré une saison été en apparence bonne, le nombre de touristes européens en Tunisie est encore en net recul par rapport aux réalisations passées. Au cours des 10 premiers mois de l’année, la destination a reçu 2,756 millions d’Européens, en hausse de 41% par rapport à  la très mauvaise année 2011, mais toujours en recul de 22% par rapport à  l’année 2010 de référence. En tête des visiteurs par nationalités : les Français avec 900.000 arrivées comptabilisées, suivis de très loin par les Allemands (375.000) et les Anglais (302.000). A noter également la remontée du marché russe avec 248.000 touristes comptabilisés entre janvier et octobre.



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Un film devant servir le tourisme vire à  la polémique

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La projection en Tunisie du film « Ce que le jour doit à  la nuit » du réalisateur français Alexandre Arcady (tiré d’un roman de Yasmina Khadra) a finalement été déprogrammée. Aussitôt, des rumeurs de censure ont été propagées. Pour contrer les on-dit, le ministère du Tourisme est monté au créneau pour apporter son démenti et présenter sa version que voici : «Contrairement à  ce qui a été véhiculé sur la presse et sur les réseaux sociaux portant sur l’annulation de la projection en Tunisie du film et qui s’inscrit dans le cadre d’une opération de promotion du tourisme tunisien, le ministère du Tourisme précise que les bonnes conditions d’organisation et particulièrement de médiatisation de cet événement n’ont pas été réunies à  temps ; il a été jugé utile de reporter cette manifestation en concertation avec toutes les parties concernées». Le ministère du Tourisme n’en reste pas là  et déclare « rejeter certains raccourci hâtifs se rapportant à  un quelconque retour à  la censure incompatible avec les valeurs que prône aujourd’hui la Tunisie».

Cependant, il se trouve aussi que l’auteur du livre a décidé d’annuler sa visite en Tunisie prévue au dernier salon du livre de Tunis en représailles à  la décision de déprogrammer le film. Khadra a expliqué ne pas se «permettre de cautionner un privilège au détriment d’un interdit».



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Quelques vérités bonnes à  dire concernant le marché touristique russe sur la Tunisie

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Imed El Hani est un tour-opérateur d’origine tunisienne opérant à  partir de la Russie. Certes, ce n’est pas le plus grand voyagiste du marché, mais il est certainement très bien placé pour analyser ses points forts et ses points faibles. En 2012, « Travel Plus », nom donné à  son entreprise, aura fait voyager 9000 Russes au départ de Moscou et 3500 au départ de St Petersbourg dans un contexte particulièrement favorable, non pas pour l’attractivité de la Tunisie mais pour les raisons qu’il ne manque de dévoiler dans l’interview ci-dessous accordée à  Destination Tunisie.

Comment jugez-vous la belle performance réalisée par le marché russe qui a dépassé la barre des 250.000 touristes cette année ?

Cela fait des années qu’on attend une révolution sur le marché russe. Les Russes sont la clientèle qui dépense le plus ; elle est une bonne consommatrice de thalassothérapie et elle participe beaucoup aux excursions. Malgré tout cela, le marché russe reste marginalisé vu qu’il n’a jamais eu la part de communication qu’il mérite, sachant que l’on dépense des sommes folles destinées à  la communication en Europe. Il est vrai que le nombre de visiteurs russes cette année était important, mais si nous lui avions consacré une petite enveloppe pour la communication, les résultats auraient été nettement meilleurs. Il faut avouer cependant que cette bonne performance réalisée est en grande partie due à  la récession qu’a connue la destination égyptienne qui reçoit 3 millions de touristes russes chaque année. Si dorénavant la situation s’arrange en à‰gypte, j’ai énormément peur que le nombre de Russes en Tunisie ne chute.

Concrètement, quelles sont ces difficultés ?

Je parle notamment du manque de soutien de l’ONTT. Les T.O opérant sur le marché russe font un travail de titan avec des moyens très modestes sans qu’ils soient soutenus par le ministère. Ajoutant à  cela, la mauvaise qualité de services ainsi que le mauvais traitement du client russe, toujours considéré comme la cinquième roue de la charrette. Je suis sûr qu’on va laisser tomber ce marché si les marchés traditionnels reprennent. Les relations avec les agences de voyages et les hôtels en Tunisie sont catastrophiques. À l’extérieur, dans les foires, les hôteliers ne respectent pas leurs partenariats avec les agences de voyages, ils essayent toujours de vendre leurs propres produits alors qu’il s’agit de vendre toute la Tunisie. Ils ont aussi tendance à  travailler avec des agences étrangères en leur faisant des tarifs spéciaux au détriment des agences tunisiennes. Il m’arrive de travailler comme intermédiaire entre les hôtels et quelques T.O, certains hôteliers me négligent pour aller proposer des tarifs spéciaux au T.O directement. De tels comportements font douter nos partenaires de notre crédibilité. Autre problème : je me demande toujours pourquoi le trafic aérien vers la Russie est interrompu pendant la saison hivernale. Tout simplement parce que la Tunisie n’a rien à  offrir aux Russes. La Tunisie est une station balnéaire et tout s’arrête là .

D’après vous, pourquoi sommes-nous en retard par rapport à  l’à‰gypte ?

Après la chute de l’Union Soviétique et quand les Russes ont commencé à  voyager, on était au même niveau que l’à‰gypte et la Turquie en termes de réalisations. L’à‰gypte a réussi parce qu’elle est arrivée, grâce à  un grand travail de communication et au soutien à  l’aérien, à  pallier la réticence de ces derniers pendant la saison estivale, essentiellement due à  la hausse de la température, pour devenir ainsi leur deuxième destination estivale après la Turquie, alors que nous avons stagné en abolissant tout investissement sur ce marché.
Auparavant, la compagnie russe Aeroflot atterrissait 4 fois par semaine à  l’aéroport Tunis-Carthage ; deux vols Moscou-Tunis, un vol Moscou-Tunis-Rio de Janeiro et un vol Moscou-Tunis-Bamako. Ils ont été tous annulés sans que personne ne remette cela en cause. Les compagnies aériennes tunisiennes ne prennent jamais le risque, elles ne volent que lorsqu’elles font le plein, ce qui n’a jamais été le cas en à‰gypte. Sans oublier les retards très fréquents de Tunisair. Tout cela se répercute très négativement sur l’image de notre destination. Indépendamment de tout cela, nous n’avons pas de relations politiques suffisamment étroites avec les Russes. Notre communication vers le marché russe se limite à  la foire qui se tient au mois de mars de chaque année en Russie.

 Propos recueillis par 

Nidhal Adhadhi



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Tunisie Catering prive ses compagnies aériennes de repas à  bord

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La société Tunisie Catering lance sa énième grève post-révolution. Le fournisseur de repas à  bord des avions va donc priver les passagers de ses compagnies aériennes clientes sur le marché tunisien de prestations à  bord pendant trois jours, du dimanche 11 au mardi 13 novembre courant. Première compagnie concernée, Tunisair qui se fournit exclusivement auprès de ce prestataire et au sein duquel elle est également actionnaire aux côtés de Nouvelair, le CTKD et le groupe Compass.

Par dépit face à  cette situation, le transporteur national a dû recourir au système D en gérant le catering par ses propres moyens. Ainsi, des boissons seront tout de même offertes sur les vols courts et moyens-courriers tandis que les vols de pèlerinage et longs-courriers bénéficieront de prestations aussi bien en classe Affaires qu’en classe Economique.

Lire aussi :

Après 88 jours, fin de la disette sur les vols Tunisair 



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Publicité touristique 2013 ou comment rompre avec la vieille image

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Du côté de l’administration du Tourisme, la réflexion concernant la future campagne de promotion pour l’année 2013 sur les marchés européens bat son plein. Une séance de travail à  ce propos s’est tenue hier au ministère du Tourisme en présence d’Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme, des présidents des fédérations tunisiennes de l’hôtellerie et des agences de voyages et de plusieurs responsables et experts tunisiens et français représentants l’Agence française de développement « Atout France ». Les responsables de l’agence de communication française Publicis, la troisième à  l’échelle mondiale, qui a été sélectionnée suite à  un appel d’offres international pour prendre en charge cette campagne (lire), ont présenté les grandes lignes de cette démarche. Le directeur exécutif de Publicis a fait remarquer que la campagne à  pour ambition de mettre en valeur une immense richesse touristique et culturelle qui demeure sous-valorisée et que la destination doit opérer une rupture de perception pour redonner de la valeur à  l’offre tunisienne, ajoutant dans le même sillage que la Tunisie est capable de s’affirmer sur les produits à  haute valeur ajoutée tels que le tourisme saharien, le tourisme écologique et le tourisme de bien- être. La campagne se propose ainsi de promouvoir ces offres en vue de séduire une clientèle à  plus fort pouvoir d’achat à  travers des déclinaisons innovantes à  même de permettre à  la Tunisie d’être une destination désirée par les touristes. Des visuels et des slogans de la campagne ont été soumis à  l’examen des participants à  cette séance de travail. L’on notera à  ce propos un slogan qui a fait débat: « Tunisie: Libre de tout vivre. »

Recommandations des uns et des autres

Pour le ministre du Tourisme, il s’agit d’abord de crédibiliser l’offre proposée par la campagne qui se doit de coller à  la réalité de la destination tout en insistant sur certains aspects, élagués par les propositions tels que la gastronomie tunisienne ou encore les aspects de la vie quotidienne.

Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, a préconisé la nécessité de s’orienter vers la presse régionale en Europe et de ne pas se contenter uniquement des médias établis dans les capitales, tout en veillant à  ce que les messages adressés tiennent compte des spécificités de chaque marché européen.

Pour sa part, Mohamed Ali Toumi, président de la Fédération tunisienne des agences de voyages, estime qu’il faudrait aussi communiquer sur les acquis du tourisme tunisien notamment au niveau de sa composante balnéaire qui a fait la réputation de la destination. D’autres intervenants ont estimé que la démarche proposée a négligé d’autres aspects tels que le tourisme alternatif, la présence de la Tunisie sur la toile et l’hospitalité des Tunisiens, tout en soulignant la nécessité d’être innovants et crédibles quant au mixage de produits proposés par l’agence de communication.

Les campagnes de promotion touristique seront validées au cours d’une deuxième séance de travail prévue dans trois semaines et débuteront au premier trimestre 2013.



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Mourad Abdesselem s’envole vers le Golfe

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Belle promotion interne pour un jeune cadre tunisien de la Lufthansa.

Après 4 ans et demi de bons et loyaux services envers Lufthansa Tunis en tant que directeur commercial régional pour l’Afrique du Nord et Malte, Mourad Abdesselem a été nommé Chef d’agence régional Dubai, Abou Dhabi, Koweït, Qatar et Oman avec poste à  Dubai et ce à  partir du 1er décembre 2012.

Il rejoint ainsi nombre de compétences tunisiennes dans le transport aérien qui occupent d’importantes fonctions à  l’étranger, notamment chez Qatar Airways (Sami Debbiche à Casablanca, Jalel Chebbi à  Benghazi, Imed Bouleyha à Doha, ou encore Yosra Ismaïl (Air France Espagne), etc.



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La publicité touristique de la Tunisie confiée à  « Publicis » à  partir de 2013

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L’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT) a annoncé hier qu’il a choisi le groupe de communication français « Publicis », 3ème à  l’échelle mondiale, pour élaborer, désormais, les campagnes de publicité institutionnelle de la destination Tunisie.

L’agence « Publicis », fondée en 1926 et présente dans 104 pays avec plus de 50.000 collaborateurs, a été retenue parmi 7 autres agences ayant répondu à  un appel d’offre international lancé par l’ONTT, a indiqué l’office dans un communiqué.

L’Office du tourisme estime que cette démarche permettra, cette année, d’avoir une plus grande marge de manœuvre que les années précédentes, puisqu’il aura affaire à  un seul interlocuteur au lieu d’une agence par marché comme auparavant.

La démarche retenue à  pour objectif de faire émerger sur scène internationale une image unique d’une Tunisie, toujours authentique et ouverte au monde, a encore ajouté l’ONTT dans son communiqué.

Les campagnes de promotion et de publicité, qui débuteront au premier trimestre 2013, mettront en exergue les produits à  haute valeur ajoutée tels que le tourisme culturel, le tourisme saharien, le tourisme de bien être, outre la promotion du tourisme alternatif.

Des responsables de l’agence Publicis sont attendus, très prochainement, chez le ministre du Tourisme, pour débattre des nouvelles orientations de la stratégie de communication de la destination Tunisie.

(TAP)



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Aziz Milad : disparition d’un pionnier du tourisme

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C’était un battant et un bâtisseur. Aziz Milad s’est éteint hier à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie.

Hôtelier, agent de voyages mais aussi président de Tunisavia et surtout de Nouvelair, première compagnie aérienne privée tunisienne, le parcours professionnel de Aziz Milad est jalonné de défis, de succès et d’anecdotes.

Diplômé de l’Ecole du Tourisme de Nice, le défunt avait débuté sa carrière professionnelle brièvement à  Tunisair puis à  la SHTT au début des années 60 avant de se mettre à  son propre compte en lançant TTS (Tunisian Travel Services) en 1968. La suite, tout le monde la connaît : il bâtira un empire touristique avec des produits et des prestations qui feront honneur à  la Tunisie et à  son tourisme.

A son épouse, à  ses enfants Karim, Dora et Meriem et à tous les membres de la grande famille TTS qui pleurent –non pas leur patron, mais celui qui fut aussi leur père spirituel- nous présentons nos condoléances les plus attristées, en priant le Tout Puissant de l’accueillir dans son Infinie miséricorde.

L’équipe de Destination Tunisie



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WTM : les Tunisiens victimes des visas

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Le paradoxe est saisissant : sur le marché touristique qui semble le moins sensible à  la crise, les Tunisiens étaient en nombre très restreint. Le World Travel Market de Londres, premier salon touristique de Grande-Bretagne, referme aujourd’hui ses portes sur une note amère pour la partie tunisienne, peu de professionnels ayant pu y faire le déplacement. En cause, les difficultés inhérentes à  l’obtention du visa. En effet, les délais extrêmement longs et le refus de nombreuses demandes à  Tunis ont eu pour conséquences de réduire la présence des opérateurs tunisiens sur le stand qui avait été édifié par l’ONTT. On parle même de trois cas refoulement à  l’aéroport de Heathrow de professionnels pourtant détenteurs de visas. Et pour ne pas arranger les choses, des problèmes de badges ont empêché certains Tunisiens de pouvoir accéder au salon le premier jour.

Ceci étant, le stand tunisien a connu une affluence non négligeable sur une note semble-t-il optimiste quant aux perspectives du marché.



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Sehra Med s’offre un ministre pour son ouverture

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Le premier salon des équipements d’hôtels, restaurants, cafés et agencement, Sehra Med, a ouvert ses portes hier à  Sousse. Organisé par MedExpo, l’événement s’est offert le luxe d’être inauguré par Ridha Saïdi, ministre conseiller auprès du Premier ministre chargé des Affaires économiques, en présence des présidents des deux fédérations professionnelles du tourisme, la FTH et la FTAV. Une belle signature pour cet événement qui se positionne en concurrent direct du SIHER, le salon sur la même thématique qui se déroule à  Tunis chaque année au mois de février.

Chez MedExpo, on a choisi le désenclavement en allant à  Sousse, à  mi-parcours des différentes zones touristiques tunisiennes et dans une période considérée comme étant la basse saison pour les hôteliers. Certes, le nombre d’exposants et celui des visiteurs n’était pas extrêmement élevé, mais l’organisation méticuleuse de l’événement semble laisser croire que petit salon deviendra vite grand.

La manifestation se déroule jusqu’au 11 novembre à  la Foire internationale de Sousse.



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Le SETA annulé à  cause de l’affaire de l’ambassade US

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Le salon de l’Ecotourisme de l’Afrique, SETA 2012, qui devait se tenir du 7 au 9 novembre 2012 à  Yasmine Hammamet, a été annulé sans que les invités ni les médias n’en soient avisés.
Selon l’organisateur de l’événement, il ne s’agit que d’un report à  l’année prochaine. «Cette décision est la conséquence de l’attaque de l’ambassade américaine le 14 septembre dernier» nous a expliqué Hazem Nabli de la société NBC, organisatrice du salon.

Le SETA avait été annoncé comme une grande manifestation portant sur le tourisme écologique en Afrique parrainée par de nombreux organismes internationaux, comités scientifiques et organisations fédérant des professionnels et des chercheurs de Tunisie, de Madagascar, du Maroc, su Sénégal, du Bénin, etc.

Lire aussi :

L’écotourisme africain à  Hammamet



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Timbre de voyage : l’augmentation annulée

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Depuis quelques jours, des fuites avaient évoqué la forte éventualité de voir le fameux timbre de voyage de 60 DT (auxquels sont soumis les Tunisiens et les résidents) passer l’année prochaine à  80, voire à  100 DT dans le cadre de la nouvelle loi de Finances 2013. Sauf que sur les ondes de la radio Express FM hier, Sami El Mekki, directeur général des Etudes et de la législation fiscale au sein du ministère des Finances, a déclaré que l’augmentation n’aura finalement pas lieu vu les échos négatifs qu’elle a suscités auprès de l’opinion publique et des médias.
Lire à  ce sujet :

 Le timbre de voyage augmente et une nouvelle taxe de 2 dinars pour chaque nuitée dans un hôtel 



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Le Tunis Grand Hôtel accueillera quand même Nidaa Tounès

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Acte courageux ou sens du devoir ? Malgré la menace de certains illuminés, le Tunis Grand Hôtel d’El Menzah 7 abritera bien la réunion du parti Nida Tounès le week-end prochain. Un communiqué du ministère de l’Intérieur a stipulé que «suite à  l’intention d’un groupe d’individus, se proclamant membres des comités de protection de la révolution, d’empêcher un meeting d’un parti, le ministère de l’Intérieur affirme que toute menace ou empêchement d’un événement légal, est considéré comme une violation de la loi et est passible de poursuites». Plus tôt, le porte-parole du parti, Ridha Belhaj, avait déclaré sur Mosaïque FM que les réunions avaient obtenu les autorisations nécessaires et que celles du 11 novembre concernant le gouvernorat de l’Ariana se tiendra comme prévu, c’est-à -dire au Tunis Grand Hôtel.

Lire à  ce sujet :

Hôtels interdits de meeting 



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Sidi Dhrif : le ras le bol des étudiants inquiets pour leur avenir

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Les étudiants de l’Institut des hautes études touristiques (IHET) de Sidi Dhrif ont abandonné leurs classes et organisé une grève lundi dernier. Motifs ? Réclamer, une bonne fois pour toute, des solutions à  la « situation lamentable » qui prévaut dans leur établissement depuis des années. À l’amphithéâtre de l’institut, la confrontation entre les étudiants et le directeur a été inéluctable, mais elle a permis d’exprimer les ressentiments de chacun.

Protestations et revendications

Dans une ambiance électrique de protestations et de revendications, ces derniers, représentant toutes les classes et les filières, se sont entretenus avec leur direction afin de débattre de la situation. Soucieux de leur avenir, les étudiants de la troisième année se sont emparés de la parole pour réclamer des éclaircissements concernant les innombrables problèmes auxquels ils sont confrontés tous les jours, notamment le manque criard de stages, l’inutilité de certains cours, le manque de pédagogie chez certains enseignants (à  l’instar de celle du « marketing » contre laquelle tous les étudiants semblent révoltés, réclamant même son limogeage) et, grosso modo, la dégradation du niveau de la formation dans l’institut.

La gronde des étudiants n’est pas récente et les problèmes semblent être plus complexes que ça. En rencontrant la foule d’étudiants rassemblés dans la cours, ces derniers étaient loin d’être convaincus par les propos du directeur qui, selon eux, leur promet à  chaque fois monts et merveilles sans que la donne ne change.

Faisant porter le chapeau au ministère de l’Enseignement supérieur qui leur a imposé un programme éducatif inadéquat, la dégradation du niveau de la formation serait dûe au développement de l’aspect académique et magistral au détriment de la formation technique.«On est contraint d’endurer 16 matières typiquement théoriques alors que le côté technique est quasiment absent» regrette un étudiant en Hébergement. Et d’ajouter : «dans notre institut, les étudiants en Hébergement font leurs travaux pratiques dans une petite chambre, cela ne nous permet même pas de maîtriser les ABC du métier, d’autant plus que beaucoup de savoir-faire nous échappe.» Conséquence, les étudiants de Sidi Dhrif ne sont plus les bienvenus dans les hôtels pour faire des stages, qui préfèrent accueillir des étudiants de provenance des écoles de formation touristique et qui, contrairement à  eux, maîtrisent leur travail à  la perfection.

Chacun sa position, sa vision de choses et son point de vue, mais ce qui était commun à  tous, c’est l’idée que la formation au sein de l’institut qui n’est plus à  la page, déphasée par rapport à  la réalité du terrain, qui n’encourage pas l’innovation et qui n’est plus capable de faire des étudiants des futurs professionnels du tourisme. Les étudiants ont fait part de la difficulté de s’introduire sur le marché professionnel, réclamant ainsi toute une remise en question du système éducatif ; certains vont jusqu’à  réclamer un retour sous la tutelle de l’ONTT comme cela fut le cas à  la belle époque de Sidi Dhrif.

Mobilisation des anciens

L’aversion pour le système éducatif est bel et bien partagée par les anciens de Sidi Dhrif venus samedi dernier à  l’initiative d’un enseignant pour s’entretenir avec les étudiants actuels (qui n’étaient d’ailleurs pas nombreux). Déçus par le statu quo et très nostalgiques de leur époque, ils ont évoqué le passé glorieux de Sidi Dhrif, institut brillant aussi bien à  l’échelle méditerranéenne qu’arabe. «Vous avez eu la chance de faire partie d’un institut de renommée ; en 1998, cet institut a assuré la formation d’un groupe de formateurs touristiques jordaniens…Allons voir la situation du tourisme jordanien à  l’heure actuelle, nous allons certainement pleurer le nôtre». Ainsi s’est exprimée Rym Kachouri, ancienne de l’IHET.

Sans exception, tous ont regretté une époque où l’institut était un vivier de compétences qui n’avaient aucun souci pour s’intégrer sur le marché professionnel et très vite pris par les hôtels, avant même qu’ils ne finissent leur formation. Sans tourner autour du pot, ils s’en sont pris à  tout : médiocrité de la formation, absence de la rigueur d’auparavant qui a cédé à  un laisser-aller administratif et un laxisme entrainant une démotivation des étudiants.

« Auparavant, il n’était jamais question d’assister au cours en jeans, il faut que les étudiants sachent que Sidi Dhrif n’a jamais été le Campus» avertit un des anciens de l’institut. Venus des quatre coins de la Tunisie, l’occasion était bonne pour faire part de leur volonté de créer une association des «anciens de Sidi Dhrif» pour venir au chevet de leur institut «malade» en encadrant les étudiants fraîchement diplômés, les orienter et surtout leur offrir des possibilités d’effectuer des stages.

L’autre diagnostic du directeur

Ils sont tous, anciens et actuels étudiants, d’accord que la situation de leur institut n’est pas au beau fixe, mais ont-ils fait le bon diagnostic de la situation ? Ainsi, dire que les étudiants de l’institut ne valent rien techniquement alors que le Sultanat d’Oman vient de faire appel à  des guides formés à  Sidi Dhrif ne relève-t-il pas d’une grande subjectivité ? Lotfi Rahmouni, directeur de l’institut, n’a pas nié le fait que l’établissement qu’il dirige souffre de quelques problèmes auxquels on a essayé de remédier en faisant la distinction entre les cours magistraux et la formation technique. Cette dernière souffre de quelques lacunes à  cause, entre autres, de l’insuffisance de l’espace et du matériel. «Cet institut est conçu pour recevoir 300 étudiants ; aujourd’hui, leur nombre est de l’ordre de 1000 étudiants. Ainsi, un étudiant qui fait de la pâtisserie, et à  la place de faire ses travaux pratiques 3 fois par semaine, il ne les fait plus qu’une fois par mois…C’est pour cela d’ailleurs que nous travaillons sur la réduction du nombre d’étudiants pour qu’ils soient dorénavant de l’ordre de 700» explique le directeur.

Celui-ci a avoué que la pédagogie de certains universitaires, qui ne connaissent pas la spécificité du domaine, ne correspond pas avec la formation à  Sidi Dhrif. «Un doctorant peut nous enseigner le marketing en général mais pas le marketing appliqué au tourisme» corrobore-t-il. Et essayant de mettre les choses dans leur contexte, il affirme que même si les étudiants de Sidi Dhrif trouvent des difficultés pour leur introduction sur le marché du travail, cela n’est pas essentiellement dû à  la dégradation du niveau de la formation au sein de l’institut mais plutôt à  la prolifération des instituts externes qui forment dans le tourisme. Car en Tunisie actuellement, le tourisme et la gestion hôtelière sont enseignés à  Gabès, Djerba, Tozeur, Kébili, Sbeitla, Kairouan, Mahdia, Moknine, Sousse, dans les facultés du Grand Tunis… et ce en dehors des écoles qui font de la formation professionnelle en tourisme.
Malgré cela, les étudiants de Sidi Dhrif restent toujours, selon lui, les plus avantagés sur le marché du travail grâce à  l’aspect technique de leur formation et grâce à  la maîtrise de plusieurs langues. Pour lui, ce qui manque vraiment, c’est essentiellement la formation continue et le contact avec les instituts étrangers de tourisme, indispensable pour que les étudiants puissent effectuer des stages à  l’étranger et être à  la page des différentes mutations que connait le secteur dans le monde.

Entre un directeur rassurant et des étudiants désemparés, la situation à  l’Institut des hautes études touristiques de Sidi Dhrif est quelque part un microcosme dans lequel se reflète la relation conflictuelle actuelle entre ministère et professionnels du Tourisme.

 Nidhal Adhadhi



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Jasmin Airways, compagnie aérienne tunisienne virtuelle

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Depuis près d’un an, elle attend de recevoir son agrément, ou tout au moins un accord de principe qui lui permettrait de créer au moins une structure officielle pour entamer ses activités. Mais il se trouve que les autorités de tutelle ne semblent pas pressées de lui répondre, ne serait-ce que par un oui ou par un non.

Jasmin Airways est le nom choisi pour cette nouvelle compagnie aérienne tunisienne qui n’existe encore que sur le papier mais qui ambitionne de faire du charter au départ des aéroports touristiques, voire peut-être de Tunis-Carthage. Les principaux actionnaires du projet, Ali Ben Amara, ancien commandant de bord à  Tunisair aujourd’hui reconverti dans la formation des pilotes et des mécaniciens, et Raouf Laâmouri, directeur général de la chaîne des hôtels Hasdrubal, n’en démordent pas malgré la conjoncture. Leur dossier a été déposé depuis déjà  le 13 décembre 2011 au ministère du Transport. La commission chargée de statuer sur le dossier Jasmin Airways était sur le point de se réunir en juin 2012 quand le directeur général de l’Aviation civile d’alors fut limogé (lire). Depuis, aucune suite ne leur a été communiquée.

Malgré le flou administratif qui entoure le projet, ses promoteurs n’ont pas baissé les bras. Des négociations ont été engagées entre temps avec le constructeur aéronautique brésilien Embraer (N°3 mondial derrière Boeing et Airbus). C’est en effet ce type d’aéronef qui a été décidé pour équiper la flotte de la future compagnie qui aurait fait le choix d’acheter des appareils dès le début de ses activités et non pas d’en louer. Information confirmée par Foued Sayadi, actuel responsable du projet. Et avec les futurs partenaires brésiliens, la collaboration serait appelée à  aller plus loin encore puisque des discussions ont été entamées pour créer un simulateur de vol Embraer et édifier un hangar de maintenance régional pour ce type d’appareil. Et c’est le site de l’aéroport de Tabarka qui aurait été choisi, vu son emplacement stratégique proche de la Méditerranée et aux portes du continent africain. Et à  14 km, toute une panoplie d’hôtels est en mesure d’assurer l’hébergement des pilotes qui viendraient de tous les pays environnants en formation sur le simulateur.

Un haut responsable de chez Embraer, accompagné par l’ambassadeur du Brésil en Tunisie, ont rencontré tout récemment deux ministres du gouvernement provisoire, celui du Transport et celui de la Formation professionnelle, pour leur présenter le projet. Les rencontres se sont arrêtés aux encouragements verbaux. Dans l’état actuel des choses, il semblerait donc que le décollage de Jasmin Airways ne soit pas encore pour demain.

Hédi HAMDI



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Le tourisme tunisien se prépare à  son pire hiver de l’histoire

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La filière touristique tunisienne retient son souffle : l’hiver 2012-2013 s’annonce calamiteux. L’état des réservations est le plus bas jamais enregistré à  ce niveau de l’année selon plusieurs hôteliers. Le plus triste dans l’affaire, c’est que les perspectives étaient des plus optimistes avec une croissance attendue des arrivées pour la fin d’année et pour le début de 2013. Sauf qu’à  partir du 15 septembre, la tendance s’est totalement inversée avec un flot d’annulations, en particulier au départ de la France, premier marché émetteur de touristes sur la Tunisie. En cause, l’attaque de l’ambassade US à  Tunis le 14 septembre puis suite aux différents faits divers que les médias internationaux, et en premier lieu desquels les français, ne se sont pas privés d’évoquer.

Le marché français très affecté

Vendredi dernier, l’administration du Tourisme a organisé une réunion de crise au sujet du marché français (et belge) présidée par le ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, en présence des présidents des deux fédérations professionnelles (FTH et FTAV) ainsi que de quelques hôteliers, des compagnies aériennes Tunisair et Nouvelair, de plusieurs représentants de T.O français en Tunisie ainsi que d’un T.O tunisien opérant au départ de la France. Il se trouve que lors de cette réunion, la position du ministre était totalement à  l’opposé de celles des opérateurs : autant Elyès Fakhfakh s’est montré optimiste sur la situation du secteur, autant la filière touristique a fait part de ses inquiétudes face à  la réalité du terrain.

Il faut dire que la Tunisie avait prévu de passer la barre du million de touristes français cette année. Avec l’excellente moisson estivale et les réservations pour l’arrière-saison, on s’était même permis d’espérer 1,1 million de visiteurs en provenance de l’Hexagone. C’était cependant sans compter sur le retournement de situation survenu. Au cours de la réunion, le ministre a estimé que les médias français avaient exagéré la situation sécuritaire prévalent en Tunisie. Mais il est évident que les dernières violences salafistes et la prolongation annoncée de l’état d’urgence de trois mois ont fini par réduire à  néant tous les espoirs d’une reprise rapide.

La programmation charter des voyagistes a subi de nombreuses annulations. Le premier T.O français sur la Tunisie, Marmara, a même réduit de 50% ses capacités aériennes initialement prévues et a totalement annulé ses activités sur le Continent. Le voyagiste se concentre donc sur Djerba uniquement. Sur l’Île justement, la situation n’est pas plus réjouissante. L’hôtel Radisson Djerba, fleuron de l’hôtellerie insulaire, pourrait fermer ses portes pour insuffisance de clients cet hiver. Thomas Cook France, de son côté, ne s’est pas fait prier pour fermer son Jumbo Club de l’hôtel Homère. Le voyagiste a enregistré 35% d’annulations au départ de ses différents marchés vers la Tunisie (sauf au départ de l’Angleterre), selon les différents éléments présentés au cours de la réunion.

Baisse de la cote de confiance

La question que tout le monde se pose aujourd’hui est de savoir si le gouvernement –et en premier lieu le ministre du Tourisme- sont réellement conscients que la chute drastique de l’activité touristique pourrait très bientôt avoir des répercussions désastreuses sur l’économie tunisienne ? Nombreux sont les opérateurs qui rappellent que les vacances actuelles de la Toussaint donnent traditionnellement lieu à  des taux d’occupation qui frôlent les 100%. Cette année, tous les hôtels avaient des disponibilités et aucun d’eux n’a fait le plein. «Les clients qui sont venus sont en réalité des revenants qui connaissent bien le pays mais nous n’avons pas eu de nouveaux touristes» explique un hôtelier dépité. Il est donc clair que les défaillances sécuritaires et les tensions idéologiques n’encouragent absolument pas les touristes à  venir en Tunisie.

Face à  cette chute évidente de la cote de confiance de la destination Tunisie, l’ONTT a passé un accord avec une agence de communication française pour des actions de relations publiques. Sauf que le budget consacré, de 7000 euros, laisse craindre que le champ d’action de l’agence ne soit très limité. Pour faire revenir la confiance, le travail d’une agence, aussi performante soit-elle, ne donnera de toute évidence aucun résultat. Seul un retour au calme absolu permettra à  la destination de retrouver son rythme de croisière. Mais en attendant, il est clair que la sympathie révolutionnaire des Européens à  l’égard du peuple tunisien s’est aujourd’hui estompée et ne paye plus.

Hédi HAMDI



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Qatar Airways lance une campagne de «soldes-marathons» pour 3 jours

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Suspens : quel niveau de remises sur les billets aériens la compagnie Qatar Airways va-t-elle consentir à  ses clients, y compris à  ses passagers au départ de Tunis ? Le transporteur vient d’annoncer qu’à  compter de ce soir minuit et pendant 3 jours, il offrira sur son site un ensemble de réductions sur un «large choix de destinations à  travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie, l’Australie et les Amériques à  des prix très attractifs». Les réservations sont possibles en ligne mais aussi en agence ou au siège de la compagnie à  Tunis.

Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, Qatar Airways précise que «les tarifs spéciaux sont applicables de et vers la majorité des destinations desservies dans le monde, y compris New York, Singapour, Kuala Lumpur, Tokyo, Johannesburg, Dubai et Pékin, ceci outre les nouvelles dessertes additionnelles comme Maputo, Kilimandjaro et Perth».

En tout, des offres vers plus de 100 destinations avec une période de voyage extrêmement élargie. En effet, les réservations qui seront effectuées au cours de ces 3 jours permettront de voyager entre le 12 novembre 2012 et le 31 mai 2013. Qatar Airways souligne cependant que «les sièges sont toutefois limités et sujets à  disponibilités avec des restrictions sur certaines dates et sur certaines destinations qui sont exclues».

Selon le président de la compagnie, cette offre exceptionnelle intervient «au terme d’une année de grande croissance». Une manière de récompenser les habitués de la compagnie et d’en fidéliser des nouveaux.



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Hôtels interdits de meeting

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Les hôteliers ont investi dans des infrastructures pour pouvoir accueillir des congrès, des séminaires et des meetings. Ils y ont mis de l’argent pour répondre à  tous types de besoin pour les entreprises nationales et internationales, publiques et privées, pour les associations, les ONG,… Et quand il le faut, pour amortir leur investissement, ces infrastructures servent aussi pour les mariages, les fiançailles et même les circoncisions s’il y a lieu.

Sauf que depuis un certain temps, ils sont aussi sollicités par les partis politiques. Les hôteliers n’ont pas à  se poser de question sur l’appartenance politique ou religieuse de leur client, ils ont juste à  leur fournir les prestations demandées. Il se trouve cependant que désormais, louer sa salle de congrès au parti Nidaa Tounès risque de créer du grabuge.

C’est la mésaventure qui est arrivée ce week-end au Tunis Grand Hôtel à  El Menzah 7 qui a fait l’objet de menaces directes si la réunion programmée par ce parti devait avoir lieu. Les assaillants –dont on imagine aisément l’orientation politique- qui se sont rendus sur place, ont mis au défi l’armée et la police d’intervenir pour les dissuader d’empêcher le meeting. Ils ont eu gain de cause car le propriétaire de l’hôtel a dû céder face aux menaces et la réunion n’aura pas lieu. Une vidéo qui circule actuellement sur les réseaux sociaux montre les péripéties de l’affaire et ses commanditaires qui s’expriment sans crainte aucune face à  la caméra à  visage découvert, narguant toute la planète Tunisie.

D.T



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Ouverture du ciel tunisien : les discussions vont démarrer et Tunisair pose ses conditions

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Les négociations entre la Tunisie et l’Union européenne concernant l’ouverture du ciel aux compagnies aériennes étrangères vont démarrer le 14 novembre à  Bruxelles, a annoncé hier Abdelkarim Harouni, ministre du Transport.

Lors d’une rencontre au siège de Tunisair, les cadres de la compagnie lui ont demandé que cette ouverture se fasse «de manière progressive sur les aéroports intérieurs comme Tozeur, Enfidha, Tabarka et Sfax, en attendant la préparation de l’aéroport de Tunis-Carthage qui n’est pas actuellement prêt pour une telle opération». Comprendre donc que le trafic de et vers la capitale sera soumis aussi longtemps que possible au protectionnisme.

Les responsables de Tunisair ont saisi l’occasion de la rencontre pour informer le ministre qu’il n’a jamais été question pour eux de refuser le principe de l’Open Sky mais qu’il y avait lieu «d’aider Tunisair à  se restructurer et à  assurer son redressement pour lui permettre d’avoir les moyens de faire face aux exigences de l’ouverture du ciel».

Et pour expliquer les causes ayant entraîné Tunisair dans la situation financière actuelle, il a été expliqué à  Harouni que la compagnie a été «fragilisée par les ingérences antérieures au 14 janvier et aggravée par les accords sociaux post-révolution, ce qui ne favorise pas une concurrence équitable».

Le ministre du Transport, lui, entame un cycle de consultations avec plusieurs parties à  partir de lundi prochain, dans la perspective de son déplacement dans la capitale belge.

D.T



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Mamies, papies, réjouissez-vous, la taxe arrive !

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Il paraitrait que le gouvernement va augmenter en 2013 les taxes sur les boissons alcoolisées et en créer une nouvelle d’un montant de 2 dinars sur chaque nuitée passée par un client dans un hôtel (pour peu qu’il ait plus de 12 ans). Certes rien n’est officiel, mais il semblerait évident que ces projets figureront dans la loi de Finances pour la prochaine année.

Dans les hôtels où le All Inclusive règne en maître, augmenter les taxes sur l’alcool n’affectera en rien les clients mais reviendra tout simplement à  plomber les charges des hôteliers.

Quant à  ce projet de taxe par nuitée, son ridicule laisse supposer que celui qui l’a imaginée n’a aucune idée de la manière avec laquelle fonctionnent les hôtels. Car pour 2013, les contrats avec les T.O sont déjà  signés et les prix ont déjà  été convenus et paraphés. Il est donc inconcevable de revenir en arrière sur des tarifs déjà  publiés dans les brochures.

Si cette taxe venait à  être approuvée par l’ANC (ce qui semble évident), on imagine que cela créera un cafouillis monstre dans la gestion comptable des hôtels en 2013.

Imaginons un seul instant ces milliers de mamies et de papies qui viennent chaque année passer les trois mois d’hiver en Tunisie. Imaginez que l’on exige d’eux de débourser d’un coup 2DTx90 jours= 180 dinars supplémentaires sur le prix de leur séjour. A n’en point douter, les mamies et papies -qui ont déjà  eu le courage de venir en Tunisie dans la conjoncture actuelle- lui diront définitivement bye bye.

Hédi HAMDI



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TAV fait voyager ses passagers gratis

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L’exploitant turc de l’aéroport d’Enfidha tente de résoudre la problématique du transport terrestre de ses passagers. A ce titre, la société TAV vient de mettre en place une navette gratuite par bus destinée aux voyageurs détenteurs de billets d’avion partant ou arrivant à  Enfidha.

Cette navette débute son parcours à  7h10 tous les matins par les Berges du Lac à  Tunis avant de faire une première escale à  l’avenue Bourguiba puis à  Barraket Essahel à  Hammamet. L’arrivée se fait à  l’aéroport d’Enfidha à  9h00 précises.
Au départ de Sousse, ce même bus s’élance quotidiennement à  11h30 du rond point Tej Marhaba en direction de l’aéroport d’Enfidha qu’il atteint à  13h30. Dans le sens retour, le bus revient à  Tunis à  18h15.



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Les voyagistes britanniques confirmés à  Hammamet

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Le T.O britannique Thomson-TUI va tenir sa convention annuelle à  Hammamet du 4 au 7 novembre courant. Les 900 meilleurs vendeurs du voyagiste se retrouveront pour des sessions de travail agrémentées par deux soirées Entertainment entre Hammamet Nord et Yasmine Hammamet.

Cette opération était prévue depuis le mois de février dernier et n’a pas été remise en question par la conjoncture.



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Tourisme dans les régions de l’intérieur : heureusement qu’il y a Atout France

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D’une pierre deux coups : dynamiser les zones intérieures et diversifier l’offre touristique, tel est l’objectif de quelques projets touristiques destinés aux régions de Kef, Kasserine et Kairouan qui vont être mis au point avant la fin de cette année.
Dotées d’une importante richesse naturelle et culturelle, les régions du Kef, Kasserine et Kairouan ont été choisies comme des sites prioritaires à  promouvoir dans le cadre d’une nouvelle approche intitulée «contrat destination» et ce en y développant des activités d’animation, de loisir et d’hébergement.

Ces projets sont le fruit d’un plan de coopération signé en juin dernier entre le ministère du Tourisme et l’Agence française de développement touristique «Atout France».
Les différentes parties concernées tunisiennes et françaises ont effectué du 26 au 29 octobre des visites de terrain aux sites archéologiques de Dougga, au Kef, à  la Table de Jugurtha à  Kalaât Senane, à  Kasserine, à  Sbeïtla et à  Kairouan pour se faire une idée précise de leur niveau d’accessibilité, des infrastructures existantes ainsi que des conditions d’accueil et d’hébergement disponibles.



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Le tourisme mondial bravera les crises de 2013

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L’Organisation Mondiale du Tourisme et la société de conseil IPK International font des prévisions optimistes mais prudentes pour 2013 – Croissance comprise entre deux et quatre pour cent – Première position mondiale pour l’Allemagne

Les crises financières et économiques qui touchent actuellement le monde entier ne peuvent apparemment pas faire passer l’envie de voyager. Selon une estimation de la société de conseil IPK International et de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le nombre des arrivées internationales augmentera à  nouveau de deux à  quatre pour cent en 2013 malgré une période économique critique.

Rolf Freitag, président de l’IPK International, a déclaré à  Pise pendant le 20ème World Travel Monitor Forum : « Il n’y a jamais eu autant de personnes qui ont voyagé comme ce fut le cas en 2012, et elles n’ont jamais eu autant d’argent à  leur disposition que cette année ». Selon Rolf Freitag, le développement positif continu de l’industrie touristique mondiale est principalement dû au boom économique des Etats du BRICS, à  savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, ainsi que d’autres pays en développement. « La forte augmentation des revenus dans des pays comme la Russie et l’Inde ainsi que l’apparition d’une nouvelle classe moyenne dans presque tous les pays du BRICS permettent aux gens de voyager. Ces acquis s’imposent également dans des périodes de crises ».

Selon Michel Julian, représentant de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme, comme industrie importante dans le monde entier, a montré qu’il est en mesure de résister aux pressions économiques. L’OMT est optimiste pour l’année en cours et prévoit une croissance mondiale qui pourrait être comprise entre trois et quatre pour cent dans le secteur des arrivées touristiques. « Vu les défis économiques particuliers dans le monde entier, c’est extrêmement surprenant » a ajouté Michel Julian. Selon une estimation de l’OMT, ce sont surtout les nouveaux pays industrialisés en Asie et en Amérique qui vont contribuer à  cette croissance, tandis que l’on peut s’attendre à  une croissance modérée du côté de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

6,8 milliards de voyages en 2013

D’après les enquêtes de l’IPK International, les voyages entrepris dans le monde entier afficheront une hausse de 170 millions par rapport à  2012 dans le courant de l’année. Selon l’IPK International, 6,8 milliards de voyages seront enregistrés dans l’année en cours dans le monde entier, soit une augmentation de 2,5 pour cent par rapport à  2011. Le taux des voyages nationaux va augmenter de deux pour cent pour passer à  5,77 milliards de voyages, le taux des voyages à  l’étranger va augmenter de quatre pour cent pour passer à  1,03 milliard de voyages.

C’est surtout la forte augmentation des voyages en provenance de l’Amérique du Sud (avec une croissance de douze pour cent), de l’Afrique (croissance de neuf pour cent), de l’Asie et de l’Océanie (croissance de sept pour cent) et du Japon (croissance de treize pour cent), qui est frappante. Pour 2012, on prévoit une croissance de trois pour cent du nombre des voyages à  l’étranger en provenance des Etats-Unis et de deux pour cent de ceux en provenance de l’Europe.

En ce qui concerne l’Allemagne, les experts internationaux du tourisme de l’IPK font de nouveau un bilan extrêmement réjouissant : en 2011, l’Allemagne a occupé la troisième place de la liste des dix destinations touristiques préférées, après les Etats-Unis avec 56 millions de visiteurs et l’Espagne avec 51 millions de touristes, et avant la France, l’Italie et la Chine.

Rolf Freitag est d’avis que l’année 2013 va comporter de nombreux risques encore inconnus. « Outre les défis déjà  connus, comme la crise de la dette en Europe, l’augmentation draconienne des coûts énergétiques ainsi que celle en partie dramatique des coûts des denrées alimentaires se feront également ressentir pour la première fois dans l’industrie touristique ». On va cependant faire face à  ces crises avec plus de sérénité que les années précédentes. Seuls 31 pour cent des interrogés par l’IPK dans le monde entier ont admis que la crise influence la planification de leurs voyages à  l’étranger. 32 pour cent l’avaient encore admis l’année précédente.

Lors du World Travel Monitor Forum à  Pise, une réunion initiée par la société de conseil IPK International et épaulée par la société Messe Berlin, plus d’une cinquantaine d’experts du tourisme et de scientifiques en provenance du monde entier présentent chaque année les statistiques actuelles et les dernières tendances dans le tourisme international.

Les voyages, un style de vie

Dr Martin Buck, directeur du Centre des compétences Travel & Logistics de la société Messe Berlin : « C’est tout aussi surprenant qu’encourageant d’observer dans le monde entier que l’on conçoit aujourd’hui les voyages comme faisant partie d’un style de vie et qu’on ne veut pas y renoncer même en périodes de crise. Outre les records des Etats du BRICS, ce sont surtout les chiffres concernant l’Allemagne qui sont de nouveau impressionnants ».

Les résultats détaillés concernant le comportement des voyageurs européens seront présentés dans l’ ITB World Travel Trends Report publié début décembre sur le site www.itb-berlin.com. Il est basé sur les estimations de 50 experts du tourisme de 30 pays, sur une analyse spéciale des tendances de l’IPK dans les plus importants marchés émetteurs ainsi que sur les données du World Travel Monitor®, la plus grande étude continue sur le comportement des voyageurs du monde entier effectuée dans 60 pays émetteurs. Ces résultats montrent des tendances qui se sont profilées pendant les huit premiers mois de l’année 2012. Les résultats annuels y compris les perspectives actuelles pour l’année 2013 seront présentés pendant le Congrès ITB Berlin par Rolf Freitag, CEO IPK International.



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Les terribles déclarations du ministre Fakhfakh

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Mais quelle mouche a piqué le ministre du Tourisme pour qu’il s’attaque de front à la Fédération tunisienne de l’hôtellerie et, par voie de conséquence, à celle des agences de voyages, qui sont les deux patronats professionnels incontournables de son secteur, provoquant une polémique sans pareille ?

Dans l’interview qu’il a accordée au journal «La Presse» le 31 octobre courant, le ministre du Tourisme, Elyès Fakhfakh, a-t-il tourné sa langue 7 fois dans sa bouche avant de répondre au journaliste qui l’interrogeait à  propos d’une éventuelle rupture du dialogue avec les fédérations professionnelles du tourisme, la FTH et la FTAV ? En tout état de cause, les déclarations du ministre semblent avoir outré la filière touristique tunisienne qui se dit véritablement abasourdie par ce «coup de massue ministériel».

En réalité, il existe aujourd’hui deux suppositions émises par les observateurs : soit les déclarations du ministre étaient spontanées et ont dépassé le véritable cadre de sa pensée, et là , il se devra de revenir sur ses propos jugés blessants et s’en excuser (ou tout au moins les tempérer), soit sa déclaration était préméditée et cela constituerait une véritable «déclaration de guerre» contre certains opérateurs du secteur.

Réaction des concernés

Passé le choc des mots, les fédérations concernées ont finalement fait le choix de ne pas rester muettes et de réagir. La Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), directement touchée à  travers la personne de son président, Mohamed Belajouza, a estimé -dans un communiqué dont Destination Tunisie a obtenu une copie- qu’elle «assimile les propos de ce responsable gouvernemental comme une atteinte à  l’intégrité du patronat hôtelier et à une ingérence de l’administration dans les affaires internes de la fédération». Au-delà  de cette constatation, la FTH, dans ce même communiqué, a choisi de ne faire «aucun commentaire concernant le contenu même des propos du ministre» et préfère prendre à  témoin les professionnels et l’opinion publique pour qu’ils «jugent par eux-mêmes du nivellement par le bas engagé par le ministre du Tourisme dans les relations administration/profession».

Ingérence de l’administration dans les affaires internes de la fédération

La FTH a donc de toute évidence évité de tomber dans un éventuel débat qui aurait peut-être donné lieu à un règlement de compte peu reluisant pour l’image du secteur. Les hôteliers ont donc préféré, semble-t-il, ne pas jouer le jeu de la polémique populiste engagée par Fakhfakh, celui-ci ayant accusé Mohamed Belajouza de «faire partie du passé, du temps de Ben Ali précisément». Un argumentaire jugé très dur à  l’égard d’une personne qui a été élue démocratiquement par ses pairs et à  l’unanimité lors des dernières élections. «C’est un manque de tact terrible du ministre, ne serait-ce que vis-à -vis d’une personne respectée par tous et réputée pour sa loyauté et son don de soi en faveur de la cause touristique» commente un hôtelier bien placé pour le connaître.

La polémique ne s’est pas arrêtée au niveau des hôteliers. Les agents de voyages se sont également sentis visés et blessés dans leur amour-propre. «Aujourd’hui, il attaque la FTH, demain, il s’attaquera aux agences de voyages» s’indigne un acteur de la place.
Officiellement, la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), s’est également empressée, dans un communiqué rendu public aujourd’hui, de désapprouver les propos du ministre : «la FTAV dénonce et condamne le contenu totalement déplacé du ministre et tient à  témoigner à  ses homologues et partenaires de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) son soutien indéfectible».

Un franchissement de la ligne rouge du respect

Le communiqué de la FTAV est encore plus percutant puisqu’il indique que «malgré les divergences professionnelles pouvant exister actuellement entre les professionnels du secteur et le ministère du Tourisme, à  aucun moment il n’y avait eu atteinte à  la dignité des individus ; les déclarations du ministre constituent par conséquent un franchissement de la ligne rouge du respect et de l’éthique». Les mots sont très forts et reflètent l’indignation provoquée par le ministre «qui a dépassé ses prérogatives» précise encore la FTAV. Cependant, et dans un geste d’apaisement, les agences de voyages ont appelé le ministre à  «rassembler tous les intervenants privés et public du secteur autour d’une même table pour aplanir ses dissensions et se pencher sérieusement sur les priorités du tourisme en cette période où la Tunisie traverse des moments délicats et où elle a besoin de l’unité de ses enfants».

La rupture est-elle consommée ?

Malgré tout, il semblerait maintenant acquis que la rupture soit consommée. Car est-il en effet du ressort d’un ministre de souhaiter publiquement le départ d’un élu ? Elyès Fakhfakh, dans le journal «La Presse», a pourtant tenu les propos suivants : «le congrès de la FTH est prévu vers la fin de l’année 2012 et j’espère qu’un nouveau bureau sera élu, plus en phase avec la révolution et une meilleure représentativité de la profession». Il a également estimé que «ce n’est pas seulement avec le président de la FTH qui ne représente que sa personne que nous établissons le dialogue (…) d’autant que c’est le seul syndicat patronal et ouvrier dont les bureaux n’ont pas été renouvelés depuis la révolution».

A y voir de plus près pourtant, il semblerait que la position du ministre soit une réaction à  une interview accordée par le président de la FTH au magazine mensuel «Le Tourisme» dans son édition du mois d’octobre et dans laquelle Mohamed Belajouza avait déclaré que «l’actuel responsable du portefeuille du Tourisme n’a cessé, depuis son arrivée, de dire du mal des entreprises et de ses professionnels». M. Belajouza avait également reproché au ministre de ne pas s’être occupé du secteur et de n’avoir traité aucun dossier depuis son arrivée.

Au moment où le tourisme tunisien voit s’ajouter à ses anciens problèmes de nouvelles difficultés inhérentes à  la sécurité et à  l’image de marque du pays, cette polémique ne sert finalement les intérêts de personne. Théoriquement pourtant, les deux parties, administration et profession, sont condamnées à  s’entendre. Mais dans les rangs des professionnels de tous bords, et parmi eux des «vieux routiers» du tourisme, on consent avec beaucoup de désarroi que même avec certains ministres parmi les plus incompétents que Ben Ali avait arbitrairement nommé à  ce poste, jamais la relation n’avait été aussi tendue entre le pouvoir politique et le pouvoir économique de la filière touristique.

Hédi HAMDI



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Accord avec le Qatar : le ministère du Transport veut éteindre l’incendie

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L’affaire de la «5e liberté» aérienne signée entre la Tunisie et le Qatar (lire notre article) a provoqué un immense tollé dans la communauté du transport aérien en Tunisie et en particulier dans les rangs de Tunisair qui n’a pas été partie prenante de l’accord.

Pour calmer les esprits, le ministre du Transport, Abdelkarim Harouni, s’est déplacé lui-même hier au siège de Tunisair (photo ci-dessus) afin de rassurer le personnel de la compagnie. Il lui a affirmé que la concrétisation de ce mémorandum est subordonnée à  un accord préalable des autorités de l’Aviation civile des deux pays. Il a regretté que Tunisair n’ait pas été associée à  la négociation de cet accord et a affirmé que dans le futur, «elle le sera de plein droit».

Le M.O.U (memorandum of understanding ou préalable à  la signature définitive d’un contrat) a été signé entre la Tunisie et le Qatar, qui accorde, en son article 4, aux compagnies aériennes des deux pays de bénéficier de la 5ème liberté. Cet accord, venu dans un contexte de grande tension qui a régné après les autorisations accordées à  Transavia et Syphax Airlines pour opérer des vols quotidiens entre Tunis et Paris, a provoqué un mouvement d’appréhension auprès du personnel de Tunisair.

Les cadres de la compagnie publique ont exprimé clairement et en toute transparence, le sentiment d’inquiétude ainsi que leur vision des choses, insistant sur le fait que de telles pratiques ne devraient plus se répéter et que Tunisair, en tant que compagnie nationale, devrait avoir son mot à  dire dans tout ce qui touche à  l’aviation en Tunisie.

Ils ont également souligné que tout accord de coopération devait être équilibré, ce qui n’est pas le cas actuellement vu que Tunisair n’opère pas sur Doha et qu’elle n’a pas la flotte nécessaire, pour le moment, pour aller au-delà  de ce point. Par conséquent cet accord n’est bénéfique que pour Qatar Airways.

Dans un communiqué sur l’affaire, Tunisair a tenu à  rappeler qu’elle a «toujours soutenu l’Etat dans toutes les opérations, non rentables, soit de rapatriement de Tunisiens, soit de retour de Travailleurs Résidents à  l’Etranger ou les vols de pèlerinage et à  chaque fois que l’Etat fait appel à  ses services». Et le communiqué de conclure qu’«il est temps aujourd’hui que l’Etat prenne une position claire pour la soutenir».



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Les «Star warriors» à  la conquête de Tataouine

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Depuis le tournage de certaines séquences du film Star Wars (La Guerre des Etoiles) à  quelques encablures de Ghomrassen, le site est devenu un véritable lieu de pèlerinage pour les touristes et fans de la saga culte de Georges Lucas. L’igloo construit pour les besoins du premier opus en 1977 («Un nouvel espoir») a récemment été rénové par un groupe de grands passionnés qui ont réussi à  réunir 10 000 dollars via un site web pour sauver ce lieu. Une initiative menée par un grand rêveur belge du nom de Mark Dermul qui a l’habitude de faire le voyage régulièrement avec une dizaine de fans de toutes nationalités et ce depuis 2003.

«L’idée a été lancée il y a deux ans lors de son dernier voyage sur une terrasse d’un café local» explique Mark Dermul sur son site web. «Nous étions en train de boire de la limonade quand certains commençaient à  plaisanter en disant qu’ils retourneraient un jour pour restaurer la maison des Lars». De cette plaisanterie est née le projet «Save The Lars Homestead» qui consiste à  donner une petite somme de deux ou trois dollars. Deux ans plus tard, le projet s’est bel et bien concrétisé.

Nous saluons tous les grands rêveurs «intergalactiques» et espérons que Star Wars opus 7 (prévu en 2015) retrouvera le chemin de la maison des Lars dans le sud de la Tunisie même si la société Lucasfilm vient d’être rachetée par Disney.

 N.A



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ONTT : nouvel appel à la grève

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Le nouvel ultimatum porté à  la connaissance des autorités concerne désormais les journées du 13, 14 et 15 novembre.

La centrale syndicale UGTT a finalement reporté sa grève fixée initialement aux 6, 7 et 8 novembre 2012 décrétée au sein des différentes directions de l’ONTT.

Dans une correspondance datée du 24 octobre et adressée aux ministres du Tourisme et des Affaires sociales ainsi qu’à  tous les gouverneurs, les syndicalistes estiment que la situation des fonctionnaires de l’ONTT se détériore et que sa direction générale n’a pas répondu favorablement à  leurs revendications contenues dans le PV signé entre les différentes parties le 8 février 2011.

La grève devrait concerner toutes les directions de l’office dans toutes les régions trois jours durant.



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Stupeur dans le transport aérien en Tunisie : pourquoi a-t-on accordé une «5e liberté» au Qatar ?

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La nouvelle a sidéré les experts nationaux en matière de transport aérien: la Tunisie et le Qatar viennent de signer, à  travers leurs représentants légaux -en l’occurrence le directeur général de l’Aviation civile tunisienne, Mejdi Raïs, et le président du Comité général de l’Aviation civile du Qatar, Abdelaziz Mohamed Naïmi- une convention bilatérale accordant la «5e liberté» aux compagnies aériennes des deux pays.

Dans les traités internationaux de transport aérien, cela signifie que les compagnies des deux pays pourront désormais desservir des lignes au-delà  des axes traditionnels de point à point existant actuellement (en l’occurrence Tunis-Doha et Doha-Tunis). Cependant, la portée de cette décision est considérée par les experts comme nettement plus grave qu’elle n’en a l’air car elle serait le prémisse à  un Open Sky avec ce pays et ajoute à la tourmente des compagnies aériennes tunisiennes, qu’elles soient privées ou publiques.

Théoriquement, une compagnie comme Tunisair par exemple, aura désormais le droit de prolonger sa ligne Tunis-Doha en transportant des passagers sur l’axe Doha-Pékin (exemple). Ce privilège s’appelle la 5e liberté. Il se trouve cependant que dans la réalité, ni Tunisair ni aucune compagnie aérienne tunisienne n’opère actuellement sur Doha et n’a les moyens techniques et commerciaux de développer une ligne vers cette destination et encore moins au-delà  de cette escale.

Mais ce qui est impossible pour la partie tunisienne est totalement faisable pour la partie qatarie. Une compagnie comme Qatar Airways, qui est déjà  présente sur l’axe Doha-Tunis par des vols quotidiens, est parfaitement capable de faire de Tunis une base d’escale pour son trafic en continuation vers des destinations européennes ou africaines et emporter des passagers à  partir de Tunis. En conséquence, le seul bénéficiaire de cet accord sera le pavillon du Qatar.

Souveraineté pour le pays

Du côté des syndicats de base de Tunisair, on est tombé de haut en apprenant la nouvelle, s’agissant d’une question de souveraineté pour le pays et pour son pavillon aérien. Un expert en transport aérien se demande par ailleurs selon quelle logique cet accord a été signé car il constitue ni plus ni moins qu’une menace commerciale directe pour les compagnies tunisiennes. «A l’heure où la concurrence est à  couteaux tirés sur les lignes européennes et au moment où Tunisair se prépare à s’ouvrir vers l’Afrique, la décision des autorités tunisiennes revient à mettre un renard dans la basse-cour de la compagnie nationale» s’indigne un observateur interrogé par Destination Tunisie. Autre interrogation inévitable : pourquoi une compagnie comme Syphax Airlines a eu autant de mal à  opérer à  partir de Tunis-Carthage et que les compagnies du Qatar pourront le faire sans aucune concession ?

Historiquement, on se souvient qu’au début des années 90, un accord semblable de 5e liberté avait été signé avec l’Arabie Saoudite, laquelle s’était empressée, avec sa compagnie, d’ajouter à sa ligne Jeddah-Tunis une continuation vers Casablanca en embarquant des passagers au départ de Tunis (au détriment des compagnies Tunisair et Royal Air Maroc). Une expérience que les autorités tunisiennes ont ensuite refusé de renouveler avec quiconque au nom de la souveraineté du ciel tunisien.

Dans le cas d’espèce, le seul espoir qui demeure, c’est que le 3e pays qui sera éventuellement desservi pourra, lui, refuser d’accorder aux Qataris la 6e liberté dont ils auront toutefois besoin.

Hédi HAMDI

Pour en savoir plus sur les libertés de l’air :

Première liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un à‰tat à  un ou plusieurs autres à‰tats, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de survoler son territoire sans y atterrir (ce droit est aussi appelé droit de première liberté).

Deuxième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un à‰tat à  un ou plusieurs autres à‰tats, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, d’atterrir sur son territoire pour des raisons non commerciales (ce droit est aussi appelé droit de deuxième liberté).

Troisième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un à‰tat à  un autre à‰tat, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de débarquer, dans le territoire du premier à‰tat, du trafic en provenance de l’à‰tat dont le transporteur a la nationalité (ce droit est aussi appelé droit de troisième liberté).

Quatrième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un à‰tat à  un autre à‰tat, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, d’embarquer, dans le territoire du premier à‰tat, du trafic à  destination de l’à‰tat dont le transporteur a la nationalité (ce droit est aussi appelé droit de quatrième liberté).

Cinquième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un à‰tat à  un autre à‰tat, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de débarquer et d’embarquer, dans le territoire du premier à‰tat, du trafic en provenance ou à  destination d’un à‰tat tiers (ce droit est aussi appelé droit de cinquième liberté).

Sixième liberté de l’air – droit ou privilège, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de transporter, en passant par l’à‰tat dont le transporteur a la nationalité, du trafic entre deux autres à‰tats (on parle aussi de droit de sixième liberté). À la différence des cinq premières libertés, la sixième ne figure pas comme telle dans aucun accord sur les services aériens largement reconnus, tel l’« Accord sur les cinq libertés ».

Source : Manuel de la réglementation du transport aérien international (Doc 9626, Partie 4)



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Le timbre de voyage augmente et une nouvelle taxe de 2 dinars pour chaque nuitée dans un hôtel

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Le gouvernement provisoire prépare la loi de Finances pour l’année 2013. Face à  une situation économique de toute évidence en pleine détérioration, il semble que tous les moyens sont bons aujourd’hui pour renflouer les caisses de l’Etat. Ainsi, et parmi les propositions qui devraient être retenues, l’augmentation du prix du timbre de voyage qui devrait passer de 60 à  100 dinars par personne et par voyage pour tout Tunisien ou étranger résident en Tunisie. On se souvient pourtant qu’au lendemain de la révolution, nombre de voyageurs avaient (naïvement ?) cru que cette taxe allait tout simplement être supprimée.

Dans l’état actuel des choses, il faut également s’attendre à  ce que l’allocation touristique, qui est actuellement de 6000 DT par an, soit revue à  la baisse. Pour l’instant, rien n’a encore été annoncé à  ce propos, mais une telle décision constituerait un coup dur pour le secteur des agences de voyages out-going mais aussi pour les personnes qui ont besoin de se faire soigner en Europe ou pour les étudiants tunisiens à  l’étranger. Une réduction du montant de l’allocation contribuerait à  relancer de plus belle le marché parallèle des devises que les autorités ne peuvent pas contrôler.

Autre nouvelle taxe à  prévoir pour les résidents dans les hôtels et qui toucherait les plus de 12 ans ! La nouvelle loi de Finances pourrait en effet décider d’une taxe de 2 dinars pour chaque nuitée passée dans un hôtel. Pourquoi un tel choix ? Le gouvernement a ses raisons que le touriste tunisien ou étranger ne sait pas (ou ne doit pas savoir).

Officiellement, rien n’a été divulgué mais le commun des Tunisiens sait désormais reconnaître les ballons d’essai anonymes que l’on envoie pour tester ses réactions. 

D.T



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