Deux Ritz Carlton au Caire

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Le groupe hôtelier Ritz-Carlton vient d’annoncer son projet d’ouvrir un second hôtel dans la capitale égyptienne. Installé au sein du nouveau projet immobilier Palm Hills October en cours de développement (incluant un parcours 27 trous de golf conçu par Jack Nicklaus, d’un club de santé et de plusieurs piscines), l’établissement devrait ouvrir en 2012.

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Cet établissement sera la seconde propriété Ritz-Carlton au Caire, après la reconversion de l’Hôtel du Nil (auparavant le Nile Hilton), en un hôtel Ritz-Carlton d’ici 2011.

Le Ritz-Carlton Cairo Palm Hills aura une capacité de 160 chambres avec vues panoramiques sur les pyramides de Gizeh.L’hôtel disposera d’un service de concierge dédié, d’un spa, d’un club de santé et de deux piscines extérieures, ainsi que 1400 m² d’espace de réunion (deux salles de conférence et cinq salles polyvalentes).



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Plaidoyer pour le budget de promotion du tourisme tunisien

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La sphère touristique tunisienne en est consciente : le budget de promotion de son secteur est très insuffisant par rapport à  ses ambitions et par rapport à  ce que la concurrence investit sur les mêmes marchés émetteurs.

Par Mohamed Belajouza- hôtelier- Son industrie touristique a rapporté à  la Tunisie 3358 MDT (environ 1876 millions d’euros) en 2008. L’Etat n’en a réinjecté que 40 MDT (22 millions d’euros) dans le budget de promotion pour 2009, soit 1,2%. Il aura fallu une décision exceptionnelle émanant du président de la République pour consolider ce montant et le porter à  52 MDT (dont 4 MDT sous forme de soutien opérationnel apporté par les compagnies aériennes publiques Tunisair et Sevenair).

Pour se donner les moyens de leurs ambitions, les principaux opérateurs du secteur, à  travers leurs deux fédérations professionnelles (la FTH et la FTAV), en appellent depuis plusieurs années ouvertement aux pouvoirs publics d’indexer le budget aux recettes. L’argument avancé est le suivant : augmenter le budget de promotion pour faire accroître les recettes qui permettront d’améliorer la qualité du produit qui accentuera la compétitivité de la destination. Même si elle n’a rien de mathématique, cette équation théorique a au moins le mérite de justifier cette revendication.

Face au constat évident d’un produit en déclin, qui a pour conséquence de tirer les prix vers le bas, et d’une part de marché régionale en pleine érosion, le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie en appelait récemment, ni plus ni moins, à  doubler, voire à  tripler le budget de promotion. Il a eu droit à  l’approbation du ministre du Tourisme qui a promis que la requête serait étudiée lors de l’élaboration de la loi de finances pour l’année 2010.

Mais la vraie question qui se pose est : où trouver les fonds ? Première suggestion : instituer une taxe de séjour d’un montant d’une dizaine d’euros qui n’apparaîtra pas sur le prix du séjour mais qui sera systématiquement intégrée dans le package des T.O, sur le billet d’avion ou directement perçue à  l’arrivée. Deuxième théorie -plus tuniso-tunisienne : taxer tous les opérateurs tirant profit du tourisme (banques, compagnies aériennes charters, aéroports, restaurants…) de la même manière que le sont déjà  hôtels et agences de voyages.

Levée de boucliers en perspectives car on imagine encore difficilement que les concernés en acceptent l’idée et encore moins que le projet soit approuvé par les députés.

Jusque-là  encore, un vrai débat en profondeur a toujours été esquissé. Mais les inquiétudes liées à  l’arrière-saison et à  la prochaine saison hiver pourrait bientôt remettre le sujet sur la table avec plus d’accuité.

En substance, tout le monde est unanime sur le fait que le budget du tourisme, ainsi que sa méthode de gestion, doivent impérativement changer au risque de voir la destination Tunisie se faire coiffer au poteau de la concurrence méditerranéenne. Autre impératif : le budget de promotion ne peut plus être régi selon les règles de la gestion publique. La profession doit s’autofinancer et décharger l’Etat de ce point en créant une société chargée de sa gestion.

Finalement, les crises ont ceci de profitable qu’elles incitent à  la réflexion, provoquent des débats, font évoluer les mentalités… et parfois même les législations. Ce qui confirme l’adage qu’à  chaque chose malheur est bon.

 



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Tunisie, pôle d’exportation de services de santé à l’horizon 2016

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En application des mesures décidées lors du Conseil ministériel tenu en septembre 2008 en vue de consolider et renforcer la position de la Tunisie dans le domaine de la santé, le ministère de la Santé publique envisage de lancer une étude importante dont l’objectif est de définir et de mettre en œuvre une stratégie de développement des services liés à  la santé qui fera de la Tunisie un nouveau pôle d’exportation.

Outre les recommandations qui devront toucher la réglementation, les assurances, la formation, les visas de séjour, le transport etc., cette étude fournira également des plans d’actions à  court terme pour promouvoir la Tunisie comme site d’investissements dans les services liés à  la santé.

Ces plans d’actions de promotion seront construits autour de quatre messages clés : « Tunisie, destination de soins » – « Tunisie, destination de convalescence » – « Tunisie, destination pour la retraite » et « Tunisie, site d’investissements liés à  la santé ». L’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) effectue d’ores et déjà  la promotion des services tunisiens liés à  la santé, mais cette étude permettra de disposer d’outils très professionnels. Ceux-ci permettront de mieux convaincre les patients étrangers à  venir se faire soigner chez nous et les nouveaux investisseurs à  la recherche d’un environnement adéquat pour de nouveaux services de soins.

Bien-sûr, en raison de ses compétences en matière de promotion et d’études, notre agence a contribué à  l’élaboration des termes de référence de cette étude et nous continuerons d’apporter notre appui en tant membre du Comité de pilotage de cette étude mis en place par le ministre de la Santé.

Par Mongia Khemiri, directrice générale de la FIPA
(Agence de promotion de l’investissement extérieur)



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FTAV : ce qui doit changer au sein du syndicat patronal

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Tahar Saïhi a été reconduit à  la présidence de la Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) pour un deuxième mandat de trois ans. Fort d’un premier mandat (2006-2009) particulièrement prolifique et qui a vu la concrétisation de nombreux projets en suspend (certains depuis plusieurs années), le nouveau bureau a été élu sans grande surprise le 30 mai lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée à  Tunis.

Pour les agences billettistes, le fait marquant des dernières années a été le décommissionnement et l’entrée en vigueur d’un nouveau modèle économique fondé sur les fees. De mémoire d’agent de voyages, rarement un dossier n’aura fait couler autant d’encre et surtout de salive. Tout est bien qui n’est pas encore bien fini puisque Emirates et autre Qatar Airways continuent à  ce jour d’appliquer le système de commissionnement classique !

Autre dossier à  l’actif du bureau, l’entrée en application de l’inclusive tours (le voyage à  forfait) tant réclamé depuis des années par les agences. La décision a eu le mérite de moraliser un secteur qui opérait dans l’illégalité la plus totale au vu et su de tous.Ce qu’il faut savoir, c’est que sur les 540 agences de voyages en Tunisie (toutes licences confondues), 454 sont adhérentes à  la FTAV ! Voilà  qui pourrait laisser penser que le bureau directeur sortant a su comment y faire pour fédérer la profession. Mais à  y voir de plus près, cette adhésion massive est moins le résultat d’une conviction d’appartenance à  une corporation qu’une nécessité professionnelle. A n’en point douter, la caution bancaire de la FTAV a constitué un stimulant extraordinaire à  l’adhésion des agences.

DOSSIERS BRULANTS

Pour la période à  venir, le nouveau bureau n’en aura pas fini avec les dossiers des agences de voyages billettistes notamment. Dans le secteur, on ne manque pas de déplorer certaines décisions, notamment celle relative au soutien de la FTAV apporté à  la centrale de réservation pour le tourisme local gérée par Amadeus Tunisie au détriment des agences désireuses de travailler individuellement en ligne sur ce segment.

Au niveau de l’out-going, les agences s’interrogent sur leur devenir : et si au nom de la crise, la Banque Centrale de Tunisie décidait de faire marche arrière et réduire le budget de 10 millions de dinars consacré au créneau ? Et quand verra-t-on la création d’une assurance annulation voyage ? Et y a-t-il possibilité de booster les lenteurs administratives constatées dans la gestion des dossiers out-going et qui portent atteinte à  son bon fonctionnement?

Autre défi qui attend la FTAV, la moralisation des relations entre agences et compagnies aériennes, du moins celles qui ont fait le choix de vendre en direct via Internet avec des tarifs moins chers qu’en agence ! Pointées du doigt, Air France et… les fameuses promotions on-line de Tunisair. En attendant Sevenair qui prépare un moteur de réservation en ligne pour très bientôt.

Dernière polémique en date, la campagne de communication engagée en Tunisie par la compagnie Emirates pour vanter les îles de l’océan Indien. « Voilà  que les compagnies aériennes se muent en agences de voyages » s’insurge un agent de voyage dépité.

Et puis, pour finir d’enfoncer le clou, il y a ce fameux dossier de la TVA et cette interrogation : pourquoi les billets d’avions sont-ils soumis à  cette taxe puisqu’il s’agit d’un produit consommé à l’étranger ? Le précédent bureau n’a rien pu faire malgré les démarches engagées auprès des parties concernées. Tahar Saïhi et son bureau renouvelé ne sont pas sortis de l’auberge…



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La Tunisie aux portes de l’Open Sky

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Tandis que le débat est bel et bien engagé en Tunisie sur la place des low cost dans le ciel tunisien, le président de Tunisair expose sa position pour DestinationTunisie.info 

«Tunisair est suffisamment outillée» selon Nabil Chettaoui, PDG de Tunisair

Les compagnies low cost vont arriver en Tunisie comme conséquence directe de la libéralisation du transport aérien (l’Open Sky), actuellement en cours de négociation entre la Tunisie et l’Union européenne. Cependant, il ne faut pas limiter les conséquences de cette libéralisation à  la simple arrivée des compagnies Low Cost en Tunisie qui ne constitue qu’une partie des conséquences de l’accord, la partie visible de l’iceberg.

La libéralisation va d’abord permettre aux compagnies du pavillon national et notamment à  Tunisair mais également aux compagnies régulières européennes qui opèrent déjà  sur la Tunisie d’intensifier leur présence dans un environnement plus libéral permettant l’augmentation des fréquences et des capacités sur tous les aéroports européens profitant ainsi de la caducité des limitations imposées par les accords aériens actuels.

Dans ce contexte, Tunisair sera en concurrence non seulement avec les compagnies régulières étrangères mais aussi avec les compagnies low cost mais probablement uniquement sur les axes à  forte densité de trafic (Paris, Madrid, Rome, Londres, etc.) car les véritables Low Cost ne s’intéressent pas à  tous les axes et ne sont pas présents au départ de tous les aéroports. Fort heureusement sur ces dessertes, Tunisair et les compagnies traditionnelles sont suffisamment outillées pour offrir un produit et un service attractif aux clients, ce qui n’est pas le cas des Low Cost. Tous les passagers ne sont pas la cible des Low Cost et combien de passagers se sont détournés des low cost après plusieurs mésaventures subies.

Par ailleurs et en Europe, la libéralisation s’est faite progressivement par «paquets» de 1987 à  1997. En Tunisie, nous souhaiterions que la libéralisation se fasse progressivement sur un minimum de 3 ans pour nous permettre de poursuivre notre mise à  niveau et pour que l’entrée des compagnies à  bas coût se fasse par étapes. Tunisair a déjà  entamé sa mise à  niveau depuis le début des années 2000 avec d’excellents résultats. Il reste cependant quelques réformes visant essentiellement l’amélioration de la productivité de tous les facteurs de production (flotte, personnel…) et l’instauration d’un système de réduction de coûts permanents.

Le cas du Maroc nous a appris beaucoup de choses. Tout d’abord, le pays a libéralisé son transport aérien dans un contexte différent du nôtre. Le nombre de compagnies charters y était moitié moins important que celui de la Tunisie (qui, elle, a libéralisé son trafic charter depuis de nombreuses années). Aujourd’hui et après l’Open Sky, le nombre de compagnies charter opérant sur le Maroc a été multiplié par deux pour atteindre le nombre de compagnies charter desservant la Tunisie.

La libéralisation du ciel marocain a certes provoqué une croissance à  deux chiffres dans les arrivées aux aéroports mais n’a pas généré d’augmentation dans les nuitées d’hôtel qui ont, au contraire, reculé de 3% en 2008 par rapport à  2007. Deux explications à  cela : les Marocains résidents à  l’étranger ont intensifié leurs voyages et le tourisme résidentiel a progressé mais pas le tourisme classique packagé.

En conséquence, si la libéralisation a bouleversé le ciel marocain, la libéralisation en Tunisie aura certainement un impact plus limité car la Tunisie a déjà  et depuis longtemps libéralisé l’activité charter et fortement modifié ses accords aériens au niveau du régulier permettant le développement progressif de la présence des compagnies tunisiennes et européennes voire même les Low Cost (Tuifly, Transavia, Air Berlin, Click Air…).

L’Open Sky avec l’Union Européenne contribuera certainement au renforcement de l’industrie touristique, offrira un plus grand choix aux voyageurs tunisiens mais constituera un nouveau défi pour Tunisair qu’elle saura sans nul doute relever grâce à  la compétence et au dévouement de son personnel. N.C



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Moscou-St Pétersbourg: Cités rouges aux mille coupoles

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Bienvenue dans le monde de l’irrationnel. Un pays en plein boom, écartelé entre son passé et son présent, une destination résolument à  la mode. Pour la première fois, une agence de voyage tunisienne a organisé un groupe sur la Russie avec un combiné Saint-Pétersbourg-Moscou. Impressions de voyage.

Notre guide nous prévient d’emblée : Saint-Pétersbourg est la plus grande ville de Russie en termes de superficie, deuxième en nombre d’habitants. On la surnomme aussi la « Venise du Nord », avec ses nombreux canaux et plus de 400 ponts ! La ville est en fait l’aboutissement d’un vaste projet d’urbanisme commencé en 1703 sous Pierre le Grand. Son patrimoine architectural concilie dans ses édifices les styles opposés du baroque et du pur néoclassicisme comme on le voit dans l’Amirauté, le palais d’Hiver, le palais de Marbre et l’Ermitage.

Saint-Pétersbourg, qui s’appelait en fait Leningrad (de 1924 à  1991) à  l’époque soviétique est un grand centre culturel et le berceau de la révolution bolchévique. Mais la ville a aussi eu un autre nom : Petrograd, d’usage entre 1914 et 1924.
Nous voilà  dans le bain. Notre premier jour commence par un soleil radieux. Nous sommes au mois de mai et c’est certainement une période très agréable pour visiter la Russie. Nous commençons par un tour d’orientation : la perspective Nevski, le palais d’Hiver, la Place du palais, l’Amirauté, le couvent Smolny, l’île Vassilevski et visite de la forteresse Pierre et Paul. Impressionnant ! Malgré leurs 400 ans d’âge, certains édifices brillent encore de mille feux.

Il est pas loin de 14h00. La visite nous a creusé l’appétit. Il faut dire aussi qu’avec le décalage horaire de 3h00 par rapport à  Tunis, il est temps que nous passions à  table. Halte au restaurant Osobnyak Polovtseva. Une entrée, un plat et un dessert plus tard, nous voici repartis pour l’Ermitage. Sans conteste, l’un des plus beaux musées d’Europe tant par ses collections que par la magnificence de ses bâtiments. Impossible de tout voir en une après-midi. Les couloirs sont immenses, les objets exposés innombrables. Mais quels joyaux, quelles merveilles, quelles richesses. On en sort les yeux pleins d’étoiles brillantes.

SUR LES TRACES DE L’HISTOIRE :
Deuxième jour. Le soleil se fait plus timide que la veille et la température s’en ressent. Il faut ressortir les pulls. A 10h00, rassemblement général au hall de l’hôtel, direction Pouchkine, à  25 km, pour la visite du Tsarkoe Selo, ancienne résidence d’été de la famille impériale de Russie où l’impératrice Elizabeth a fait construire le Palais de Catherine dans un style baroque avec la mystérieuse chambre de Jade. Le parc avec ses statues, ses lacs, ses colonnes, ses arbres majestueux nous laissent pantois (bien que nous connaissions les jardins du château de Versailles).

De retour à  Saint-Pétersbourg, le programme de la soirée n’en est pas moins riche. Après une soirée folklorique et dîner au restaurant Tchaïkovski, nous reprenons notre bus pour un city tour. Saint-Pétersbourg by night nous apporte la preuve que la ville ne dort pas. A 1h30 du matin, l’animation bat son plein sur la rivière et le canal pour l’ouverture du pont. Il paraît qu’en été, l’ambiance y est tout simplement déjantée puisqu’il fait jour 24 / 24 et cela donne lieu à  des festivités mémorables.Le lendemain, nos valises sont faites. On nous emmène à  la Dacha Straya Melnitca, une maison typique russe au bord du Golfe de Finlande. Malgré un aspect spartiate, tout le confort nous est assuré. Et quelle expérience que cette nuit en pleine campagne avec l’air de la mer arrivant de front. Je n’ose pas imaginer quel temps il fait ici en hiver ; certainement pas une météo à  mettre le nez dehors.

Le lendemain matin, nous voici frais et dispos pour prendre le train. Direction : Moscou. Le train Aurora N159 compte 11 wagons. On nous a dit que les Russes sont assez difficiles d’accès. Ce voyage va nous donner l’occasion de vérifier ces préjugés. Il est vrai aussi qu’il y a la barrière de la langue pour ne pas faciliter les choses. Les Russes ne parlent pas anglais, encore moins le français. Quand vous vous hasarder à  demander un renseignement à  un passant, vous avez l’impression de vous faire engueuler. Et pour les sourires, il faudra repasser. En fait, et pour parler d’une manière très générale, les Russes sont assez difficiles d’accès. En revanche, une fois qu’on a réussi à  briser la glace, ils changent du tout au tout et on se retrouve avec des gens extrêmement sympathiques, prêts à  tout pour vous aider. Le plus difficile est donc de briser la glace. La meilleure solution reste encore l’humour. Si vous faites rire les gens, ils vous adoptent immédiatement. C’est de cette manière que dans le train, nous nous sommes fait des « amis », le temps d’un voyage, d’un échange de collations malgré une conversation en langage sourds-muets. En Russie, il ne faut pas se formaliser de l’absence de formules de politesse. Pour se faire entendre et être apprécié, il faut avoir du caractère et les formules de politesse ampoulées n’ont pas leur place. Taper du poing sur la table et s’énerver par exemple ne sera pas vu comme une impolitesse.

MOSCOU
Nous y voilà . Nous descendons à  l’hôtel Golden Ring, 5 étoiles. Le prix des chambres donne le tournis… La visite que nous effectuons au Russian Fur Factory Shop finit de me persuader que Moscou est vraiment une ville très chère. Je comprends pourquoi elle a été classée deuxième ville la plus chère au monde après Tokyo. A peine les statues de Lénine déboulonnée, le culte du roi dollar l’a emporté sur le reste des valeurs. Et pourtant, entre les limousines rutilantes qui sillonnent les avenues, les nouveaux riches (que l’on reconnaît à  leurs bijoux rutilants) qui arborent les centres commerciaux bling-bling du centre-ville, on rencontre encore beaucoup de Babouchkas qui tendent la main à  l’entrée du métro ou qui vendent du pain frais ou du poisson séché sur la place Pouchkine face au Mac Donald’s qui ne désemplit pas.

J’aurais aimé dire que Moscou est une ville comme les autres. Mais non, dans mon for intérieur, je dois reconnaître que Moscou est une ville extra-terrestre. Son métro est tout simplement hallucinant par son décor. On nous avait prévenu qu’il était interdit de filmer dans le métro, et pourtant, les gardes en tenues se sont prêtés avec gentillesse à  nos sollicitations pour se faire photographier avec nous. Peut-être à  cause (grâce ?) à  nos têtes de touristes.

La visite du Kremlin nous permet de découvrir un très bel ensemble architectural majestueux avec ses coupoles resplendissantes, ses églises et cathédrales, les silhouettes élégantes de ses palais, ses imposantes murailles.

Nous ressortons sur la Place rouge. Presqu’un temps à  porter une chapka, ce couvre-chef habituellement porté en hiver quand les températures frisent avec les -15°C. Le lieu est magique. Tellement vu et revu à  la télévision et dans les brochures touristiques que j’ai l’impression d’être déjà  venu. Le tombeau de Lénine n’est pas ouvert à  la visite aujourd’hui. Pas de chance, j’aurais souhaité tout de même voir ce haut-lieu du tourisme russe. Visite de Gum, galerie marchande face au Kremlin, grouillante de jeunes étudiants, avec un restaurant self-service où l’on a du mal à  trouver de la place à  l’heure du déjeuner. Et pourtant, pour le commun des étudiants locaux, un déjeuner équivaut au montant de la bourse mensuelle perçue. Encore un paradoxe de ce pays aux mille contrastes.Sur l’Arbat, nous déambulons. Ce quartier commerçant de Moscou (l’un des axes piétonniers les plus longs de la ville) fourmille de magasins de souvenirs en tout genre. Impossible de ne pas céder aux poupées russes, aux cache-cols en fourrure, aux différents objets d’artisanat.

Et avant de rentrer, on nous propose d’assister à  une représentation au théâtre Bolchoï. Incontournable mais aussi inoubliable…



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TUI intéressé par Exim

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Le groupe allemand TUI est actuellement en pourparlers avancés avec les Tunisiens Férid Nasr et Sadok Ellili pour la reprise partielle ou totale de leur T.-O Exim Tours.

Les deux opérateurs tunisiens opèrent au départ de la Pologne, de la république tchèque, de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Hongrie sous deux marques distinctes, Exim Tours et Kartago Tours.

La dernière pierre d’achoppement dans les discussions porte sur le rôle à jouer par l’agence de voyages Primatours, réceptif d’Exim/Kartago en Tunisie.

Exim et Kartago ont totalisé au départ de leurs 5 marchés d’opération 150.000 clients sur la Tunisie en 2005 (affrètements aériens avec Tunisair et Nouvelair) avec des perspectives de croissance annoncées de 15 à 20 %  pour l’année 2006.



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Le Ksar Djerba loué à un T.-O

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L’hôtel Ksar Djerba va être repris à compter du 1er mars 2006 par la société Vision Tourisme, société de gestion hôtelière nouvellement créée par Imed Jeddaï, patron de T.-O tchèque Blue Style. Le contrat de location porte jusqu’au 31 octobre 2008. L’hôtel Ksar Djerba, propriété de Mounir Salhi, était jusqu’à présent exploité par une autre société dénommée Paradise Park.

Blue Style, dont la particularité est de faire un vol combiné Prague-Tabarka-Djerba en été, a réalisé en 2005 un total de 25.000 clients sur la Tunisie.



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Prima Life: 4 hôtels en location

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Les hôtels Imperial Park (4*) et Safa (3*) à Yasmine Hammamet ainsi que le Karawan (3*) à Sousse vont être loués à compter du 1er avril 2006 à des sociétés de gestion hôtelière appartenant à Ferid Nasr, patron des T.-O Exim Tours et Kartago Tours.

Ces établissements seront exploités sous l’enseigne Prima Life. Cette enseigne, déjà présente à Djerba sur le Garden Park (3*), est également en cours de développement en Egypte (sur 4 établissements).



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Sunny Days : 1600 lits en Tunisie

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Le voyagiste tunisien Sunny Days, opérant à partir de la République tchèque, s’apprête à prendre en location gérance-libre trois nouveaux établissements.

A Hammamet et à compter du 1 1er avril 2006, le T.-O va exploiter les deux établissements appartenant à Omrane Amouri, les Colombes 3*et l’Albatros 4*. Le contrat porte sur une période de 6 ans. A Djerba, le T.-O va également louer l’hôtel Nereïdes 3* (propriétaire : Mzoughi Mzabi) à partir du 1er mars 2006.

Pour mémoire, Sunny Days exploite depuis avril 2004 le Mariqueen 4* à Djerba (propriété de Ali Yahia).

Le T.-O Sunny Days, créé en 1997, appartient à Ridha Ben Ahmed. Sa filiale tunisienne Sunny Days Tunisie (S.A.R.L) A pour gérant Chedly ben Saïd, également associé du T.-O.

Pour la seule saison été 2006, le voyagiste a l’ambition de réaliser 45.000 pax sur la Tunisie.



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Douz: nouveau site pour les incentives

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La chaîne Golden Yasmin vient d’édifier un nouveau campement à 24 km de la ville de Douz au lieu dit « Zaâfrane » sur un site naturel au milieu des dunes.

« Campement Mehari » a une capacité de 150 personnes et dispose de toutes les commodités d’usage pour les incentives, soirées à thème, randonnées ou toute activité de team-building.



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Le groupe touristique Valtur débarque à Tabarka

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Le voyagiste Valtur, leader de l’hôtellerie club en Italie, va exploiter à compter de la prochaine saison été l’ex-Robinson Club Tabarka de Tarek Cherif.

Valtour, qui gère depuis déjà plusieurs années l’hôtel Village El Kébir à Bizerte, exploite une vingtaine d’hôtels en Italie, dans le bassin méditerranéen, aux Maldives et au Mexique notamment sous le slogan « Italian Style Holidays ».



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Notre tourisme malade de son endettement

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C’est bien d’aligner des chiffres, de comparer les performances d’une année à l’autre. C’est bien d’annoncer une augmentation du nombre d’entrées, de nuitées, des recettes en devises, ou même de déclarer l’année 2005 «année de tous les records». Tout cela est très réconfortant mais, nous pouvons – nous devons- faire mieux. Il y a plusieurs préalables à lever.

Par Mohamed Belajouza*

Endettement

Nous limiterons notre propos à aborder l’un de ces préalables et non des moindres : sa situation financière et son endettement important.

Néanmoins, l’activité touristique continue à se développer, mais à quel prix ? Le concours bancaire a consenti 4000 MD de crédit, soit 20% de l’ensemble des crédits accordés à l’ensemble des secteurs de l’économie nationale. C’est, dans l’absolu un signe de vitalité. Les revers de la médaille, c’est le montant des impayés qui dépasse 1500 MD. La gravité de la situation a retenu depuis plus de 2 ans l’attention du Chef de l’Etat qui a convoqué le 26 juin 2003 un Conseil des ministres restreint consacré au secteur du tourisme. S’agissant de l’endettement, le Chef de l’Etat a souligné « la nécessité de traiter cette question au cas par cas et ordonné la constitution d’une commission chargée d’examiner l’endettement du secteur et de présenter des propositions pratiques avant la fin juillet 2003. » (Journal La Presse du 27 juin 2003).

En application de ces directives, un Conseil interministériel s’est tenu le 10 juillet et un autre le 5 août qui a estimé que l’importance de l’endettement et le montant des impayés menacent l’équilibre financier du secteur bancaire, compromet sa capacité à financer de nouveaux projets et met en péril l’opération de mise à niveau de l’hôtellerie. Ce même Conseil a analysé les causes et défini les mesures appropriées à appliquer aux entreprises défaillantes. Le constat établi par le Conseil des ministres est toujours d’actualité sauf que les chiffres ont évolué, mais pas dans le bon sens. Le montant des impayés a encore augmenté, les compteurs des banques ont continué à tourner. C’est à prévoir, les solutions préconisées n’ont pas été appliquées à temps. A ce propos, où en sont les travaux de la commission ordonnée par le Chef de l’Etat ?

Explications

Mais d’abord, comment en est-on arrivé là ? Qui ne paye pas ? En majorité, ce sont les unités réalisées dans le cadre du programme Jeune Promoteur appliqué depuis 1994. Explication : la mise en exploitation de plusieurs milliers de lits dans les zones de Hammamet Sud et du Sahara n’a pas été précédée ou accompagnée d’actions de marketing préalables et nécessaires, ce qui a rompu l’équilibre du marché et créé une surabondance de l’offre.

La plupart des unités n’a pu réaliser les résultats attendus pour diverses raisons : manque de professionnalisme, sous-capitalisation, coûts excessifs des crédits, retards dans la réalisation, commercialisation défaillante…

La suite, on la connait : on ouvre, on se met à vendre à n’importe quel prix, quand on trouve preneur. C’est la spirale infernale. Prix bas =mauvais service = réclamations =prix encore plus bas.

L’Opération bradage est  née. Le mal est fait et va atteindre toutes les zones et toutes les catégories d’hôtels. Voilà le constat des lieux.

Solutions

Quelles solutions apporter pour assainir le secteur et le débarrasser de ce boulet qui compromet son évolution et handicape son avenir ? Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour aider les promoteurs endettés à se désengager et aux banques de recouvrer tout ou une partie de leurs créances. Pour l’application de ces solutions, il convient de distinguer trois catégories de promoteurs :

Une toute petite minorité, tous intrus dans la profession, n’ayant aucune qualification dans le domaine ni dans la gestion d’entreprise et qui exploitent depuis plusieurs années leurs unités sans avoir jamais remboursé un dinar de leurs crédits. Cette petite minorité, mais dont le nombre est suffisant pour ternir, par leur comportement, l’image déjà pas très reluisante de l’hôtelier telle qu’elle est perçue par l’homme de la rue.

Des pseudo-gestionnaires qui ne font pas la différence entre recettes et bénéfices et qui, de toute façon, ont retiré leurs billes (si tant est qu’ils en aient mis) avant l’entrée en exploitation de leurs unités. Ceux-là sont à exclure de tout avantage et de toute mesure de sauvegarde. Pour Ceux-là le Conseil Interministériel du 10 juillet 2003 a dit son mot. Il a appelé les banques à appliquer la loi. C’est-à-dire obtenir des décisions de justice pour saisir et vendre leurs unités.

Quant aux promoteurs sérieux dont les entreprises ont connu des difficultés conjoncturelles au sens du décret du 20 avril 2004 qui précise « les difficultés rencontrées par les entreprises touristiques durant la période allant du 1er septembre 2001 à fin juin 2003 entraînant une baisse de leur activité, notamment au niveau du nombre de nuitées réalisées et des recettes touristiques », ceux-là doivent être soutenus et bénéficier de toutes les mesures nécessaires pour poursuivre leurs activité : rééchelonnement de la dette sur une longue période (15 à 20 ans) à taux d’intérêt réduit et délai de grâce pour son paiement, un abandon par les banques, l’administration fiscale et la CNSS de tous les intérêts échus. Une troisième catégorie de promoteurs se trouve à la tête d’entreprises lourdement endettées parce qu’elles n’ont pas réussi à surmonter des difficultés structurelles mais qui restent capables, à certaines conditions, de « s’en sortir ». Leurs unités pourraient être groupées par les banques créancières et confiées à une société de gestion à qui les banques accorderont les aides et les facilités qu’elles jugeront nécessaires en les traitant au cas par cas comme l’a recommandé le Président de la République.

Organisme à créer

Cet organisme à créer doit être dirigé en toute transparence par des gestionnaires en hôtellerie compétents et reconnus. Il sera de structure légère et aura pour unique mission d’assainir la situation financière des entreprises hôtelières défaillantes pour les remettre à leurs promoteurs au fur et à mesure de leur assainissement. De la sorte, les banques seront payées, en tout ou en partie, les entreprises seront restituées à leurs places dans le circuit économique pour continuer à créer de la richesse et sauvegarder les emplois, ou même, en créer d’autres.

Avantages de cette solution.

  • Mise sur le marché d’un produit varié et complet par le regroupement de plusieurs unités de capacité, de catégorie, voire de zones différentes.
  • Amélioration de la capacité de négociation avec les T.-O et diminution de la dépendance.
  • Création de synergies entre les unités.
  • Economies d’échelles et, plus généralement, compression de toutes les charges d’exploitation.
  • Amélioration de la qualité des prestations qui devront répondre aux normes internationales.
  • Arrêt au bradage, restauration des marges et retour au prix du marché.
  • Résultats de gestion positifs pour répondre aux soucis des banques et pourquoi dégager, à terme, des bénéfices.

Le succès de ce programme amènera les promoteurs redevenus propriétaires de leurs entreprises désormais assainies à poursuivre l’expérience de l’exploitation en commun de leurs unités.

Ce serait la naissance des chaines volontaires ou de « Groupements d’Intérêts Economiques » qui ont fait leur preuve.

Un nouveau départ

Que l’une ou l’autre des suggestions soit retenue, ou n’importe quelle autre solution, il faut l’appliquer rapidement. Les compteurs des banques tournent et la capacité de remboursement ne suit pas. Il ne faut pas nous leurrer. Malgré toute leur bonne volonté et leur désir de venir en aide au secteur, les dirigeants des banques, de la CNSS ou de l’administration fiscale ne pourront jamais prendre, seuls, les décisions d’abattement ou d’abandon. Seule une décision à un niveau élevé autorisera ces « sacrifices » pas si importants qu’il n’y paraît.

Les unités à sauver sont bien là, elles ont créé de la richesse, des emplois, participés aux recettes en devises. Le sacrifice n’est pas bien grand, s’il assure un nouveau départ du secteur du tourisme.

   *Mohamed Belajouza est président-directeur général de la chaine tunisienne Seabel Hotels.



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Un nouvel hôtel 5* à Tunis centre

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A partir du mois de mai 2006, un nouvel établissement 5 étoiles avec une capacité d’une cinquante de chambres devrait ouvrir ses portes à Tunis. Il s’agit du Tunisia  Palace dont le promoteur est l’Amen Bank. L’emplacement de l’établissement se situera sur l’ancien siège de la banque au 13 avenue de France (face au Magasin Général).

La gestion de l’hôtel devrait revenir selon toute vraisemblance à Golden Yasmin (Adel Boussarsar) selon une formule qui n’a pas encore été établie.



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Zen, le nouvel atout charme de Tabarka

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Un nouvel établissement hôtelier devrait être opérationnel dans les prochaines semaines à Tabarka.

Il s’agit d’un appart-hôtel de charme doublé d’un hôtel de ville d’une capacité de 40 lits et dénommé Zen.

L’ouverture de l’établissement est annoncée pour la fin mars 2006 par son promoteur, Sami Daboussi.



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Nabil Chettaoui, PDG de l’OACA : « Un nouveau terminal charter à Tunis-Carthage pour l’été 2006 »

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Tour d’horizon de la situation des aéroports tunisiens dans leur gestion du trafic aérien et touristique avec le président-directeur général de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

Quelles ont été les réalisations des aéroports tunisiens en 2005 ?

Pour la première fois, les aéroports tunisiens ont passé la barre des 10 millions de passagers, sachant que la croissance du trafic est intimement liée à l’activité touristique. Pour la première fois également, un aéroport dépasse la barre des 4 millions de passagers, en l’occurrence celui de Monastir en novembre et l’année s’est terminée à 4,1 millions (alors que sa capacité nominale est de 3,5 millions.)

2005 a donc été une année faste avec ces deux records. L’OACA doit aujourd’hui revoir sa vision, mettre en place les mécanismes adéquats pour ne pas qu’il ait détérioration de la qualité des services. C’est très important pour nous, il ne suffit pas de réaliser des records, d’empiler les passagers. Il faut soutenir la croissance du trafic mais également leur offrir les meilleures conditions de transit par nos aéroports.

Il serait question d’exploiter prochainement le terminal du Hadj en terminal charter à l’aéroport Tunis –Carthage. Pourquoi ce choix ?

Ce choix s’inscrit dans l’adaptation continue de l’infrastructure aéroportuaire aux besoins du trafic aérien. Nous avons observé durant les périodes de pointes une certaine saturation des capacités et que la régularité des vols et la qualité des services dans un aéroport comme celui de Monastir étaient nettement meilleures, tout simplement parce que c’est un aéroport essentiellement charter. L’ensemble des prestataires, publics et privés, y assure des temps de transit très performants malgré la saturation des infrastructures.

Au contraire, Tunis-Carthage souffre énormément parce que le trafic passager régulier a ses contraintes (arrivées éparpillées, tardives etc.). Pour atténuer les désagréments durant les pointes, nous avons décidé de procéder à la séparation des flux. Tout de suite est venue l’idée d’exploiter le module déjà existant, à savoir celui du Hadj, sous-exploité puisqu’utilisé uniquement durant les périodes de pèlerinage, pour en faire un terminal spécialisé dans le charter.

Nous avons étudié avec la tutelle la structure et la structure et la capacité et nous en avons déduit que tel qu’il se présente actuellement, il ne peut pas offrir le complément que nous souhaitons. Sur instructions présidentielles, nous allons aménager l’aérogare pour une capacité de 500.000 passagers par an, qui correspond au nombre de passagers charter traités en moyenne jusqu’à présent par l’aéroport Tunis-Carthage.

Tel qu’il se présente, l’aérogare du Hadj ne peut subvenir aux besoins. Nous avons donc décidé de rajouter un deuxième module relié par un hall public où nous allons regrouper l’ensemble des services hors douanes, (c’est-à-dire cafés, banques, location de voitures…

L’ancien module sera réservé à l’arrivée et le nouveau dédié aux départs tout simplement parce que le temps de transit d’un touriste est très rapide (et doit l’être de toute façon). Par contre, pour le départ, avec les aléas actuels du transport aérien, les retards etc., le temps de séjour dans l’enceinte aéroportuaire est beaucoup plus important.

Cette capacité est suffisante avec l’étalement du trafic charter à Tunis mais insuffisante lors des pointes (où l’on peut avoir 5 ou 6 avions en même temps). Bien-sur, l’ancienne aérogare continuera aussi d’accueillir une partie du trafic charter seulement durant les pointes. Volontairement, nous n’avons pas choisi de faire une aérogare, par exemple de 1 million de passagers, pour minimiser l’investissement. Son entrée en exploitation est programmée pour l’été 2006. Certaines compagnies aériennes y basculeront, d’autres feront le choix de ne pas y aller pour rester sur un seul terminal.

La saison du Hadj remonte progressivement dans le temps et dans quelques années, elle coïncidera, au moins pendant quatre ans, avec le mois d’août, période de pointe pour le tourisme. Avez-vous déjà pris en considération ce facteur ?

Nous y avons bien-sur pensé. Ce qui est certain, c’est que quand le Hadj correspondra avec la pointe, me charter reviendra vers le terminal principal.

Il ne sera pas possible de traiter un vol charter avec un vol de pèlerinage, non pas à cause des passagers mais à cause des accompagnants qui risquent de saturer l’accès. Il y a de toute façon une réflexion sur l’accès avec le ministère de l’Equipement pour fluidifier à la fois de transit par l’Avenue Yasser Arafat et améliorer l’accès au nouveau terminal.

Ce que nous constatons pour le pèlerinage, au niveau des départs, c’est que le temps d’accompagnement est raisonnable mais c’est à l’arrivée que cela se complique puisqu’il y a des fois jusqu’à 100 personnes pour recevoir 1 pèlerin. Nous avons pris des mesures pour les arrivées du dimanche en ouvrant le parking fret, mais ce n’est pas possible de le faire en semaine lorsqu’il ya une activité économique.

Pour rester à Tunis-Carthage, quels sont les nouveaux axes de développement de l’aéroport ?

Le 7 octobre dernier, le conseil ministériel consacré à l’infrastructure portuaire et aéroportuaire dans le pays a décidé, dans le cadre du programme présidentiel, de faire de l’aéroport de Tunis-Carthage un aéroport de transit. Il a donc été décidé d’entreprendre les aménagements nécessaires pour faire de Tunis un hub régional. C’est une décision très importante qui constitue un changement au niveau de la vision des aéroports tunisiens depuis l’Indépendance.

Les aéroports tunisiens ont toujours été des aéroports de point à point et le trafic de transit y est quasi-nul. Le seul transit observé est pour les vols intérieurs.

Depuis quelques années et avec le développement des liaisons aériennes avec l’Afrique, notamment l’ouverture de Bamako et Abidjan, de plus en plus, on observe un développement du trafic en transit. Il y a aussi une demande vers le Moyen Orient et vers l’Europe. Il ne faut pas oublier que Tunisair est la compagnie africaine qui a le meilleur réseau européen. Le développement d’un hub doit s’appuyer sur une compagnie aérienne et c’est la compagnie nationale qui est la mieux placée pour développer ce hub grâce à la densité de son réseau.

Dans cette vision, l’infrastructure de l’aéroport va s’adapter pour accompagner ce développement.

Concrètement, il va y avoir les extensions et les aménagements nécessaires pour offrir aux passagers en transit toutes les commodités et les circuits nécessaires qu’un aéroport est tenu d’offrir pour des transits allant de 1 à 12 heures. Ce qu’il manque actuellement, c’est justement des endroits de repos pour les longs séjours dans l’aéroport et aussi les circuits entre départs et arrivées qui permettent un transit rapide entre les différentes zones de l’aéroport ; ce sera l’une des premières missions de l’office en 2006.

Sachant que la Tunisie est une destination touristique de famille notamment, nous constatons qu’il n’existe quasiment aucune infrastructure ni prestations dans ce sens. Concrètement, les mères de famille n’ont pas d’espaces ou changer leurs bébés, il n’y a aucun espace de jeux pour les enfants et à l’arrivée, il n’a pas été prévu par exemple une file d’attente exclusive pour les familles etc.

Dans la vision actuelle de l’aviation civile et eu égard à la nature du trafic de point à point (2/3 de touristes et le reste étant : 50 %  des TRE et 50%   des Tunisiens résidents) ; le temps de passage dans l’aéroport doit être minimum : 1h30 au départ et 45 minimum : 1h30 au départ et 45 minutes à l’arrivée (normes internationales). Durant le SMSI, nous avons fait même mieux que cela. Dans notre vision jusqu’à présent, on ne cherchait pas à développer des aires pour les enfants par exemple. Mais dans notre nouvelle vision de hub, il y aura les compléments indispensables à faire patienter les passagers à Tunis-Carthage uniquement. Les autres aéroports continueront à être des plates formes touristiques.

Pour les files réservées c’est faisable mais cela n’as jamais été observé dans les aéroports dans le monde. Ce qui est observé par contre, ce sont les séparations par nationalité parce que les modalités de contrôle ne sont pas les mêmes. Pour les familles, c’est beaucoup plus une question de civisme de la part des autres passagers.

Pour les handicapés par exemple, des espaces spéciaux ont été aménagés (circuit spécial, toilettes, taxiphones adaptés etc.).

Plusieurs professionnels du tourisme, notamment les agents de voyages, ont fait remarquer que les prix de location des box dans les aéroports, notamment Tozeur et Tabarka, étaient excessifs. Le fait est que la majorité e ces box est aujourd’hui fermée. N’avez-vous pas pour projet de revoir à la baisse vos tarifs ?

Ce qu’il faut rappeler, c’est que les aéroports de Tozeur, Tabarka et Gafsa, viennent de bénéficier pour la troisième fois consécutive de l’exonération de l’ensemble des redevances aéronautiques, mesure présidentielle qui est venue encore une fois s’ajouter aux mesures prises pour dynamiser et développer le trafic aérien dans L’EST tunisien. Cette mesure est à rapprocher avec une autre mesure présidentielle très importante qui est de faire de Tozeur et de Tabarka  deux aéroports à ciel ouvert. Autrement dit, les compagnies aériennes du monde entier liées ou non avec la Tunisie par un accord aérien peuvent desservir Tozeur et Tabarka sans accord administratif préalable.

Depuis quelques années, la règle au niveau de l’Office est l’appel à la concurrence, avec un minimum garanti, pour tout box ou tout espace commercial dans nos aéroports (exception faite des compagnies aériennes). Beaucoup d’appels d’offres ont été déclarés infructueux parce les offres ont été jugées insuffisantes.

La réflexion que nous avons engagée est la révision de ce minimum garanti pour les aéroports de Tozeur et de Tabarka. Les prix seront pondérés en fonction de la nature de l’aéroport pour essayer d’occuper les espaces commerciaux qui permettra l’OACA d’avoir des revenus supplémentaires.

L’OACA n’est jamais présente dans les salons touristiques internationaux. Pourtant, la Tunisie dispose d’une infrastructure qui constitue des acquis pour le tourisme. Et qui plus est, la présence de l’OACA sur ces salons pourrait constituer une occasion de communiquer sur le ciel ouvert à Tabarka et Tozeur en direction des premiers concernés, les transporteurs aériens étrangers.

L’office, de par son histoire et ses origines, est un peu une continuation de l’administration qui fait que nous avons une sorte de retenue. Dorénavant, nous sommes appelés à nous ouvrir et à avoir une plus grande visibilité au niveau national et international. C’est à nous, gestionnaires d’aéroports, de faire connaitre notre métier qui est un complément indispensable à l’industrie aéronautique. Il y a énormément de travail à faire et nous en sommes conscients. Autant le diagnostic est posé, autant les solutions devront être mises en place.

L’aéroport de Sfax fait l’objet d’un projet d’extension. Qu’en est-il exactement ?

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Sfax était le parent pauvre des aéroports tunisiens. Le président de la République l’a annoncé lors de son discours du 7 novembre dernier, c’est le démarrage des travaux de l’aéroport. Nous allons totalement refaire l’aérogare et bâtir un nouveau terminal d’une capacité de 500.000 passagers. Le chantier est installé et les travaux sont en cours. Ils devront s’achever en 2007.

Propos recueillis par H.H

 

 

 

 

 

 

 



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1977-1997 : le CTKD souffle sa vingtième bougie

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A l’occasion de son 20ème anniversaire, le CTKD (Consortium tuniso-koweïtien de Développement) organise dans tous les hôtels de la chaîne Abou Nawas une série de manifestations s’étalant du 22 juillet au 3 octobre.

 La campagne publicitaire relative aux concours marquant le vingtième anniversaire du CTKD démarrera le 22 juillet prochain. En effet, et à l’intention des enfants, un concours de dessin sera organisé et les résultats proclamés le 17 septembre prochain à l’Abou Nawas Gammarth. Le vainqueur se verra offrir un séjour de 4 jours et 3 nuits à Euro-disney. Le deuxième prix, quant à lui, comprend un week-end dans un Club Abou Nawas.

D’autre part, un concours national récompensera le meilleur article de presse. Le lauréat sera désigné le 11 septembre par un jury composé de journalistes et remportera un séjour d’une semaine au Caire ou à Casablanca.

D’autres compétitions seront organisées à l’Abou Nawas Monastir d’abord, où, sur un énorme rouleau de papier, des enfants viendront dessiner tous les jours environ 2 mètres. Chaque semaine, une équipe viendra les relever jusqu’en septembre.

Toujours dans ce même hôtel, un dîner-gala des clubs sera organisé le 7 septembre prochain où 50 personnes de chaque Club Abou Nawas viendront se joindre aux résidents de l’Abou Nawas Monastir pour ce grand dîner, au cours duquel aura, d’ailleurs, lieu l’élection de Miss Abou Nawas.

Quant à l’Abou Nawas El Mechtel à Tunis, des concours interprofessionnels s’y dérouleront du 8 au 11 septembre. Il s’agira de concours de chefs pâtissiers, de barmen et concernera aussi la création d’un plat. Le jury sera composé de représentants de l’ONTT, de Tunisair, de la FTH, de la FTAV et de l’ADJET.

Dans le même contexte, un concours de préparation d’une spécialité régionale par les femmes de la région du Nord-Ouest sera organisé à l’Abou Nawas Montazah. La gagnante sera engagée pour venir préparer le même plat une fois par semaine lors de la journée tunisienne. Quant au jury, il sera composé de résidents de l’hôtel. Une opération identique se déroulera à l’Abou Nawas Tozeur.

D’autre part, une conférence de presse du président du CTKD sera donnée le 5 septembre à l’Abou Nawas El Mechtel.

Le vendredi suivant, le CTKD honorera ses employés. Le PDG recevra, à cet effet, les meilleurs employés des dix dernières années.

Toujours à l’occasion de cette célébration, une série de manifestations sportives se dérouleront au courant du mois de septembre (athlétisme, football, moto, danse…)

Le couronnement de ces manifestations aura lieu le 3 octobre par une « opération prestige » à l’Abou Nawas Tunis : à 18h, tout d’abord, aura lieu l’inauguration du Montazah Koweït. Il s’agit d’un jardin public offert à la nouvelle cité construite par le Fonds de Solidarité nationale (2626).

En soirée, un show laser sera réalisé autour de la piscine tandis qu’un dîner-gala sera animé par les vedettes koweïtiennes Nabil Chouail et Abdou Abd EL Al et sera agrémenté d’un feu d’artifice.

Il est à signaler que l’enveloppe consacrée à cet anniversaire est de l’ordre de 250.000 DT.

Lire aussi à propos du CTKD :

Interview: Motlak Moubarak Assanaa, nouveau PDG du CTKD



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Radhouane Ben Salah, président de la FTH: « La clientèle du All Inclusive est plus aisée que celle dite « classique »

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Entretien avec Radhouane Ben Salah, président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) : « Nous voulons faire du tourisme national une activité de base »

 En cette veillée d’armes où la saison s’apprête à battre son plein et afin d’en avoir le cœur net quant aux différents préparatifs en cours, nous sommes allés à la rencontre de Radhouane Ben Salah, Président de la Fédération tunisienne de l’Hôtellerie, qui a éclairé notre lanterne et nous a fait part de toutes les mesures prises à même de garantir le bon déroulement de cette haute saison qui, cette année, s’annonce très chaude, tant au propre qu’au figuré.

 La présente saison s’annonce sous de très bons auspices, d’autant plus que les 5 premiers mois de l’année ont affiché une hausse considérable par rapport à la même période de l’année précédente. Quelles sont vos prévisions et d’après les statistiques, qu’en sera-t-il au juste ?

Radhouane Ben Salah : Il est vrai que les nuitées réalisées au courant des 5 premiers mois de l’année 1997 ont enregistré une augmentation de 12% et il est aussi vrai que les réservations recueillies à ce jour par les Tour-opérateurs sur les différents marchés laissent présager d’une saison relativement bonne ; au-delà des chiffres, il y a lieu d’analyser les causes de cet accroissement.

À mon avis, l’amélioration sensible du produit touristique et l’effort important consenti pour sa promotion ont engendré une meilleure perception de la Tunisie en tant que destination touristique tant au niveau du public qu’au niveau des circuits de ventes. L’augmentation sensible des réservations enregistrées pour l’Été 97 semble être le résultat du choix du client ou de la recommandation de l’agent de comptoir. En tous cas, il ne s’agit plus d’une destination qui est proposée comme alternative uniquement pour son prix. Cette évolution positive de la perception de la destination Tunisie sur les marchés doit nous inciter à redoubler d’efforts en vue d’assurer à notre tourisme un développement régulier et durable.

Certains se demandent pourquoi le marché anglais, pour citer en particulier cet exemple, a perdu de son importance sur la Tunisie ces dernières années ?

Le marché anglais a connu, en 1996, une conjoncture difficile qui a engendré une baisse importante des départs à l’étranger en général et vers la Tunisie en particulier.

Consciente de l’importance de ce marché (14 millions de départs à l’étranger par an) la Tunisie a, depuis la deuxième moitié de 1996, multiplié les efforts promotionnels en vue d’assurer pour son produit touristique la place qu’il mérite. De l’avis de tous les professionnels britanniques, la campagne menée cette année est très satisfaisante.

Une présence perceptible sur tous les médias a permis aux opérateurs de la place (qui détiennent 90% du marché) de mieux vendre la Tunisie. Cet effort se doit d’être poursuivi avec l’objectif à moyen terme de doubler notre part de marché.

Certains prétendent que parmi la clientèle qui vient en Tunisie, celle en provenance de l’Angleterre est plus exigeante. Est-ce vrai ? D’autre part, existe-t-il une distinction entre les clients selon les nationalités ?

Le client Anglais est certes exigeant mais pas difficile puisqu’il est satisfait quand le produit offert est en conformité avec les prestations décrites dans la brochure. La non-conformité à la brochure peut engendrer des remboursements importants même si la prestation n’a pas été utilisée.

Les T.O. Anglais ont tendance à sélectionner les unités et à concentrer leurs alitements dans ces hôtels en vue d’assurer une plus grande adaptation en prestation et animation à leur clientèle. En fait, il n’y a pas une volonté délibérée de traiter une nationalité mieux qu’une autre. Mais le personnel de l’hôtel tend à adapter ses prestations à la nationalité dominante. Vu le nombre de clients allemands, cette nationalité sera prédominante dans un grand nombre d’hôtels.

Qu’en est-il de la clientèle autre que la clientèle européenne ? Je veux parler des marchés japonais et américains en particulier.

Pour les Japonais et les Américains, les distances et les moyens mis en œuvre ne permettent pas d’espérer une véritable percée de ces marchés en Tunisie. Il n’en demeure pas moins que nous effectuons des actions de relations publiques, tout en encourageant les professionnels pour réaliser des opérations de commercialisation directe auprès de ces marchés, en attendant de pouvoir définir les différentes cibles car le marché américain, en guise d’exemple, est un marché énorme. Il faudrait, de ce fait, définir les cibles géographiques et socio-économiques pour pouvoir s’y attaquer.

De plus, pour le marché américain, il faudrait essentiellement parler du marché en provenance de la côte Est, très importante en potentialités et qui peut être à la mesure de nos moyens, mais je ne suis pas, actuellement, intimement convaincu qu’il faille détourner une partie de nos moyens vers un nouveau marché par ce que nous sommes en mesure de faire progresser notre tourisme européen et rentabiliser nos budgets d’une façon beaucoup plus intéressante. Il faudrait simplement avoir les moyens supplémentaires qui nous font encore défaut.

Les questions de la distance et des transports aériens ne sont-ils pas de faux problèmes dans la mesure où des milliers d’Américains et de Japonais se rendent chaque année en Europe. L’Italie est à une heure de vol de chez nous et en sachant que ces touristes aiment à visiter plusieurs pays à la fois, ne pourrait-on pas miser sur cet atout en les faisant venir, ne serait-ce que pendant 3 ou 4 jours chez nous ?

On a toujours traité les marchés japonais et américains comme étant des marchés possibles au départ de l’Europe. Il est vrai que le transport aérien moderne tend à rapprocher le monde. De plus, des accords existent entre Tunisair et d’autres compagnies afin d’avoir des tarifs d’un niveau acceptable pour constituer un forfait. Mais les clients Américains et Japonais recherchent un produit spécifique capable de les motiver afin d’effectuer ce séjour de 4 ou 5 jours en Tunisie. Il faut d’abord une qualité particulière d’hôtellerie que nous commençons d’ailleurs à avoir. Seulement, il faut aussi développer beaucoup plus le tourisme culturel, au vu de la richesse extraordinaire de notre patrimoine et de la mise en valeur des sites archéologiques et des circuits culturels.

Les ministères du Tourisme et de l’Artisanat et de la culture, avec l’apport des professionnels, sont appelés à mettre en place plus de circuits de ce genre en axant les efforts sur la mise en état des sites eux-mêmes, de l’animation, de l’environnement, des prestations, etc.…

Le produit hôtelier a besoin de se mettre au niveau de ses étoiles et cela passe par un effort très important de mise à niveau de la formation hôtelière.

Le produit touristique doit se diversifier et s’enrichir par le sport (Golf-plaisance-Tennis-Bridge, etc…) par une meilleure exploitation des sites culturels par le développement de l’animation et le shopping. Le marché touristique étant international, la Tunisie se doit d’avoir un produit international qui offre au client le maximum d’opportunité de dépenses mais aussi de bien-être.

Pour revenir donc aux marchés japonais et américains, c’est un marché qu’il faut aborder avec beaucoup de prudence en effectuant une approche commerciale raisonnable.

Le tourisme tunisien vient de se mettre à l’heure du All Inclusive. La formule ne comporte-t-elle pas de risque pour notre tourisme ?

Le All Inclusive est une formule censée apporter à la Tunisie une clientèle qui ne venait pas auparavant. C’est déjà, là, un premier point intéressant. Il a démarré il y a deux mois tout au plus, aussi serait-il prématuré de porter déjà un jugement.

Le All Inclusive a réussi dans certaines destinations lointaines, comme les caraïbes, et même en Espagne. Nous sommes donc en droit de nous placer dans ce contexte de commercialisation. Si nous voulons faire progresser nos chiffres au départ de certains marchés, nous n’avons pas d’autre choix que celui d’être présents.

La clientèle du All Inclusive, sur le plan socio-économique, est une clientèle plus aisée que celle dite « classique », les forfaits étant jusqu’à 50% plus chers. D’autre part, c’est une clientèle qui ne connaît pas la destination et veut donc avoir la garantie des prestations entières.

Les expériences actuelles démontrent que c’est là une opération pouvant être très intéressante, même pour l’extra-hôtelier. Avec la garantie du tout-compris à l’hôtel, le touriste dépensera son argent de poche ailleurs, sans se soucier du reste. Il semble tout de même difficile qu’un client puisse rester enfermé dans son hôtel, tout en étant toujours traité de la même manière pendant toute la durée de ses vacances.

L’expérience actuelle montre que le client sort et consomme à l’extérieur. Certes, pour ce qui est des excursions, et toujours à l’heure actuelle, l’achat de ces excursions est moindre, mais l’effet sur l’environnement extra-hôtelier n’est pas aussi néfaste qu’on le laisse entendre.

Les professionnels espagnols avaient, lors du lancement de la formule chez eux, les mêmes appréhensions que nous et aujourd’hui, ils sont agréablement surpris par la bonne marche du All Inclusive. Il est à mon avis prématuré d’émettre un jugement quant à cette formule. Il serait plus réaliste d’attendre la fin de la saison pour pouvoir analyser les résultats d’une façon plus objective. Sans risque de se tromper, on peut dores et déjà dire que cette formule assure un bon taux d’occupation.

Un hôtelier pense même à lancer la formule « all exclusive », en fournissant uniquement la chambre, et cela semble plaire à certains opérateurs.

Quel commentaire vous inspire la toute récente adoption de la nouvelle loi sur le Time Share ?

La nouvelle loi a pris en considération l’encouragement de l’investissement de ce mode d’hébergement. L’Opération devrait être encouragée car elle prend de l’importance partout dans le monde. Le projet de loi adopté par la Chambre des députés contient les précautions nécessaires en prenant en considération, de manière assez poussée, la protection du client, et c’est là l’esprit de la loi.

Il fallait trouver un équilibre, certes difficile, entre la promotion de l’investissement et la protection du consommateur, ce qui a été fait, à mon avis, de manière très satisfaisante.

Y-a-t-il beaucoup d’intention d’investissement en matière de Time Share actuellement ?

Il y a certes beaucoup d’intention d’investissement mais je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’investissements étrangers. Ce qui est certain, c’est que tous les projets mis en place, même avant la loi, ont trouvé une possibilité de commercialisation.

À propos de tourisme local, les dispositions particulières prises afin de décomplexer le client tunisien vis-à-vis de l’hôtellerie, sont-elles toujours en vigueur ?

Je parlerais plutôt des moyens mis en œuvre afin que le Tunisien se sente beaucoup plus à l’aise dans les unités hôtelières tunisiennes. En plus de l’aspect économique de la décision d’accorder une réduction de 30% pour la clientèle locale et qui sera permanente, nous nous attachons beaucoup plus au traitement de cette clientèle.

Nous voulons que les prestations de service soient aussi en rapport avec les exigences du client tunisien qui représente 8% des nuitées globales. Nous voulons faire de l’activité nationale une activité de base car le Tourisme national est un élément important de l’amélioration de notre compétitivité. Il revêt par la même une dimension stratégique dans notre politique de développement.

Le tourisme national sera abordé comme tout autre marché important avec ce que cela suppose comme actions au niveau du produit, au niveau de la promotion et eu niveau de la commercialisation.

Cette réduction n’est qu’un élément, non conjoncturel, mais perçu l’année dernière de manière quelque peu négative parce que survenu dans des conditions relativement difficiles. Pour 1997, nous renforçons notre action pour avoir plus de Tunisiens et pour que ceux-ci soient encore mieux accueillies. L’administration et la profession ont pris conscience de l’importance du marché. Nous sommes parmi les pays dont l’activité nationale est la plus faible. Des pays comme le Portugal, la France et l’Italie ont un pourcentage d’activité touristique nationale supérieur à 30% et nous sommes bien en deçà de ce chiffre. Au cours du IXème plan, nous nous sommes fixés parmi nos objectifs, de doubler le pourcentage actuel.

Ceci est très important sur le plan économique et au niveau de l’intégration de l’Entreprise dans son environnement et je suis sûr que le Tunisien est en passe de mieux comprendre les problèmes de l’hôtellerie et qu’il abordera les difficultés qui peuvent se présenter avec beaucoup plus d’objectivité.

Est-il v rai qu’il existe un manque de solidarité entre les hôteliers tunisiens et que les T.O. tirent profit de cet état de fait ?

Je puis vous rassurer, la solidarité entre les professionnels tunisiens existe bel et bien. Ce qui fait apparaître ce semblant de désaccord, c’est l’approche commerciale.

Quand il y a des situations plus au moins difficiles, chacun essaie de défendre sa propre unité d’une manière ou d’une autre. Nous avons pris l’habitude malheureuse d’agir sur le prix. C’est là où réside cette impression de manque de solidarité mais sur d’autres plans (environnemental, promotionnel, formation professionnelle…) il y a une cohésion, donc, celui qui prétend l’existence d’un manque de solidarité entre les hôteliers à un angle de vision très limité.

Nous allons d’ailleurs faire de telle sorte que la demande soit supérieure à l’offre. De toutes évidence, si problème il y a, celui-ci disparaîtra. En attendant, nous sommes conscients de la nécessité pour la Fédération de faire des recommandations pour que notre produit présente la meilleure qualité possible, la meilleure promotion possible, la meilleure promotion possible et le meilleur circuit de commercialisation possible.

L’arrivée de certains T.O. étrangers en Tunisie est-elle véritablement une bonne chose pour le tourisme national ?

Les T.O. étrangers sont des partenaires incontournables. Il y a un marché qui est structuré et le T.O. en est un élément de commercialisation et en Europe détient une grosse part du marché des départs à l’étranger. La clientèle qui nous concerne vient à 90 % par leur biais. C’est une clientèle qui a l’habitude de voyager dans le cadre d’un produit fini. L’évolution de notre capacité ces dernières années fait apparaître une augmentation très sensible de la catégorie 4* et 5*.

Entre 1990 et 1997, 50% de l’augmentation qui s’est faite est en 4* et 5*. Nous avons actuellement un besoin de diversification du circuit de commercialisation. Le T.O est entrain de jouer un rôle important pour vendre notre produit 4* et 5* car il draine aussi une clientèle haut gamme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Time Share: les députés adoptent la nouvelle loi

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Une loi  sur le Time Share (résidences partagées) qui a le mérite de privilégier transparence et clarté.

La nouvelle loi portant organisation de l’hébergement à temps partagé « Time Share » examinée, exhaustivement, par la commission parlementaire de l’équipement set ses services depuis le 11 novembre 1996 a été, enfin, adoptée par les députés en séance plénière tenue mardi 11 juin dernier. Une séance qui a eu lieu en présence de Slaheddine Maâoui, ministre du tourisme et de l’Artisanat, et de plusieurs responsables de l’administration du tourisme.

Les députés se sont, par ailleurs, félicités de la promotion de ce nouveau produit en Tunisie qui consacre une diversification concrète du produit touristique tunisien. D’autant plus, précisent-ils encore, que le potentiel naturel ainsi que le professionnalisme des opérateurs tunisiens offrent des conditions d’épanouissement correspondant à ce type de produit. D’autres députés se sont interrogés sur les modalités de suivi et de contrôle de cette activité, sur la relation de l’hôtellerie classique et le Time Share et sur le profit que peuvent en tirer plusieurs régions.

Il faut dire que, lors des discussions ayant eu lieu au sein de la commission parlementaire, le ministre du tourisme avait précisé que l’hébergement à temps partagé est un produit relativement nouveau qui a connu durant les toutes dernières années un développement assez rapide puisqu’il concerne aujourd’hui plus de huit millions de bénéficiaires répartis dans 70 pays. Il a aussi indiqué que la Tunisie est l’un des rares pays qui se soient dotés d’une réglementation organisant ce type d’activités. De plus, cette règlementation ne manquera pas de confier à ce créneau le maximum de transparence et d’impulser, de manière considérable, l’investissement.

Clarifier la relation entre hôtellerie classique et Time Share

La nouvelle règlementation a, aussi, le mérite de clarifier la relation entre hôtellerie classique et Time Share. Les hôteliers auront, ainsi, la possibilité de procéder à une extension en Time Share sur le même espace abritant l’unité d’hôtellerie classique. À ce titre, la loi est claire au niveau de la société qui gère le Time Share laquelle doit être exclusivement consacrée à ce produit. Autrement dit, explique-t-on encore, une même société ne peut gérer à la fois l’hôtellerie classique et le Time Share.

Il faut noter que l’engouement que manifestent le nombre de professionnels tunisiens à l’égard de ce produit s’explique par plusieurs raisons, dont notamment le développement extraordinaire de ce secteur en termes d’infrastructures (résidents) et du nombre de consommateurs et par le succès grandissant que connaît le Time Share dans plusieurs pays tels que l’Égypte, le Maroc, ou encore le Mexique dont plus de 30 % des recettes en devises proviennent de ce créneau.

Sur le plan international, deux bourses d’échanges se partagent le marché mondial : il s’agit de R.C.I (Resort-Condominiums International) et I.I (Interval-International). Toutes les deux sont actives en Tunisie en raison des grandes possibilités de développement du Time Share dans notre pays.



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Nuit du tourisme 1997: récompenser tous ceux qui œuvrent en faveur du tourisme tunisien

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La Nuit du Tourisme 97 s’est déroulée samedi 7 juin 1997 au Palais des Expositions du Kram, en présence de plus de 1.600 personnes. Une tradition désormais bien ancrée, prenant, d’année en année, toujours plus d’ampleur, mais aussi la consécration pour certains professionnels récompensés pour leurs efforts au service du tourisme tunisien.

 La maxime « Souriez : c’est la Tunisie !» adoptée pour cette nouvelle saison touristique 97, en dit long quant à la volonté d’asseoir la réputation de la Tunisie en tant que terre d’accueil pour qui les termes chaleur et hospitalité ont une signification particulière et une importance de tout premier ordre.

La célébration de la Nuit du Tourisme 97 vient couronner une série de manifestations entamées une semaine auparavant dans les principales localités touristiques du pays. Une manière de fêter l’avènement d’une nouvelle saison, mais l’occasion également de récompenser tous ceux qui œuvrent en faveur du tourisme tunisien, lequel ambitionne de faire de la décennie à venir celle de la qualité totale.

Un défi qui ne sera, certes, pas de tout repos mais qui, appuyé par une volonté politique tenace, sera, indubitablement, relevé. Ceci avec le concours indéniable des professionnels du secteur qui auront acquis la ferme conviction que la qualité est un facteur primordial pour la fidélisation de la clientèle.

pescador-restaurant-tunisieÀ cet effet, il a été décerné, par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Slaheddine Maâoui, ainsi que par les hauts cadres du ministère et des personnalités tunisiennes et étrangères présentes, aux établissements touristiques et para-touristiques (hôtels, restaurants, agences de voyages et guides) des « Jasmins d’or » récompensant le niveau de leurs prestations conformément à des paramètres d’évaluation très stricts.

Cette Nuit du Tourisme fut également l’occasion pour tous d’effectuer un voyage gastronomique authentique et original grâce aux élèves des écoles hôtelières (L’ISHT et celles de Nabeul, Hammamet, El Kantaoui, Djerba, Tozeur, Aïn Draham et Monastir) qui, avec l’apport de leurs professeurs, ont pris l’excellente initiative de faire renaître certaines de nos recettes culinaires traditionnelles, offrant par là un éventail de plats, si nombreux que même le plus grand des gourmands n’aurait pas pu, en l’espace d’une seule soirée, en faire le tour complet.

residencce-hotel-gammarth-tunisieParallèlement, un programme d’animation riche en couleurs s’est déroulé et a vu la participation de nombreux ballets, troupes et fanfares tunisiennes mais aussi étrangères venues de Russie, d’Allemagne, de Belgique, de Grande Bretagne, d’Italie, de France etc…

 



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Rencontre Tunisair/agences de voyages : des difficultés certes, des solutions sans doute

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Afin de raffermir les liens professionnels et conviviaux qu’elle entretient avec ses partenaires, et notamment avec les agences de voyages, la Compagnie nationale Tunisair a organisé, le 27 mai dernier, une rencontre-débat avec des voyagistes. Discutant à bâtons rompus, ils ont fait part à Habib Ben Slama, directeur de la délégation générale de la Compagnie pour la Tunisie, de leurs difficultés et de leurs soucis actuels et futurs. Compte-rendu de la réunion.

Pour ce 1er contact de l’année avec les agences de voyages billettistes qui avaient répondu à l’invitation de Tunisair, Habib Ben Slama, directeur de la délégation générale pour la Tunisie, l’a voulu chaleureux et convivial, quand bien même les problèmes débattus sont souvent épineux et les solutions, au cas par cas, quelques fois peu évidentes à trouver.

De manière générale, les soucis des agences de voyages en Tunisie (quelles soient détentrices de licences de catégorie A ou B) tournent autour de trois axes majeurs : le booking, la tarification et les liaisons techniques (informatiques et téléphoniques) avec la compagnie.

Pour ce qui est du booking, les problèmes se situent en particulier en période de pointe, tant au niveau du marché local que sur celui provenant de l’extérieur, notamment lors des périodes de vacances, de rentrées scolaires, Ramadan, etc.

Pour parer aux défections et aux annulations surprises, M. Ben Slama a appelé les voyagistes à étudier de plus près les dossiers de fiabilité des réservations.

L’augmentation des volumes tributaire de la redynamisation des tarifs

Toutes les parties étaient d’accord pour affirmer que la tarification doit être plus attrayante et plus stimulante pour la clientèle. En effet, et face à une concurrence farouche que se livrent certaines compagnies étrangères (elles sont au total au nombre de 22 en Tunisie) et afin de lutter contre la vente de sièges au rabais, la compagnie nationale envisage d’entamer, dans deux mois, un nouveau projet basé sur la rétribution des agences de voyages sur les coupons vente (saisis au transport) afin de stimuler les ventes sur Tunisair. À ce propos, on enregistre, en moyenne, 525.000 sorties de Tunisiens à l’étranger par an.

L’informatique et le téléphone, deux bâtons dans une même roue

À l’ère de la mise à niveau du circuit de distribution, l’informatique est, elle aussi, appelée à se moderniser. Pour les agences de voyages, les bons vieux C.R.T sont bel et bien voués à la retraite.

Tunisair envisage, en effet, de passer carrément au P.C.

S’étant penchée depuis 3 mois sur les systèmes de distribution, elle expérimente actuellement un nouveau logiciel doté de la fonction « Amadeus ». Celui-ci comprend des avantages multiples dont, en particulier, une facturation moins élevée car comptabilisée uniquement sur le nombre de transactions. De plus, ce nouvel instrument sera convivial du fait qu’il ne nécessite aucune formation spécifique et contient les applications requises.

A signaler que dans l’état actuel des choses, seules 46 % des agences sont équipées de C.R.T (les agences de licence B n’ayant pas, par exemple, les mêmes moyens). Une raison de plus pour faire feu de tout bois afin que tout le monde soit équipé d’un outil informatique performant. Deux autres mesures importantes ont été également annoncées : la publication d’un manuel tarifaire (bien utile pour ceux qui ne sont pas connectés mais également salutaire quand le système est bloqué) et l’instauration d’un nouveau système de billetterie (celui-ci devait voir le jour en juillet 97 mais a été reporté de six mois pour cause de révision de cahier des charges).

Les représentants des agences de voyages ont également appelé Tunisair à revoir ses délais de remboursement et/ou l’octroi de facilités de paiement (contre des garanties) qui leur faciliteraient incontestablement la tâche.

Pour le représentant de la compagnie, il est évident que pallier à toutes ces difficultés ne peut se faire que sur un laps de temps plus ou moins long mais n’a pas manqué de signaler que tous les problèmes seront traités et débattus afin que les agences de voyages travaillent dans des conditions adéquates et que, finalement, chacune des trois parties agence-client-compagnie-y trouvent leur avantage.



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Air France-Tunisie : Cornetto, nouveau représentant  

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Yves Denoyer, Délégué régional d’Air France pour la Tunisie depuis 3 ans est remplacé par Jean Marie Cornetto.

À l’occasion, un cocktail a été offert, le 27 mai dernier, à et a réuni de nombreux directeurs d’agences de voyages, de grands clients de la compagnie. À signaler également la présence, de Patrick Alexandre, directeur général d’Air France pour l’Europe et l’Afrique du nord.

Le nouveau représentant de la compagnie française (au centre sur la photo) a occupé durant sa carrière différents postes similaires en qualité de délégué pour le Maroc (1994-1997), pour le Mali (1990-1994) et détient également une grande expérience chez UTA en Afrique.



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BRITISH AIRWAYS : Davantage de vols sur la ligne Tunis/Londres

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Le nouveau vol du samedi vient s’ajouter à ceux du lundi, mercredi et jeudi.

 Le nombre de vols qui sont assurés par British Airways, à partir de Tunis-Carthage à destination de Londres, bénéficie d’une augmentation de 25 % en fréquence depuis le 17 mai, date de l’inauguration d’un nouveau quatrième vol pour son programme d’été. Ce nouveau vol vient s’ajouter à ceux de la saison en cours et qui sont déjà trois à destination de Londres, les lundis, mercredis et jeudis.

Désormais, le nouveau vol du samedi quittera Tunis à 19.45 (heure locale) et l’arrivée à Londres est prévue pour 22.40 (l’heure de Londres).

Les passagers désirant se rendre au centre de la capitale anglaise pourront utiliser le train direct –Gatwick Express, qui met 30 minutes pour joindre Victoria Station, en plein cœur de la ville et plus précisément au West End.

Grace à ce quatrième service, le nombre de vols entre Tunis et Londres va augmenter pour atteindre quatre vols par semaine. C’est ainsi qu’à partir de ce mois, et grâce au concours de Tunisair, il y aura un vol quotidien durant toute l’année.

Au cours du voyage, les passagers peuvent bénéficier des services de haute qualité offerts en cabine Club Europe. On leur accorde également des facilités d’enregistrement mises à leur disposition aussi bien à l’aéroport de Londres qu’à celui de Tunis. De plus, un salon d’accueil spécial est mis à la disposition des passagers voyageant en business class. En cours de vol, un très grand choix de boissons alcoolisés, du champagne et une cuisine raffinée sont servis.

De plus, les passagers de GB Airways bénéficient de la priorité au moment du débarquement. Il est à noter également que la cabine affaires a été réaménagée et équipée de sièges plus spacieux afin d’offrir plus de confort et d’espace entre les sièges.

Dans les cabines Eurotaveller, British Airways sert des repas chauds et des boissons y compris le vin. La durée de vol est de trois heures à peu près.

A présent, British Airways et ses partenaires franchisés disposent de plus de vols réguliers opérant à partir de l’aéroport de Londres Gatwick, que de celui de Heathrow. Rien que pour cet été, ensemble ils offrent de Gatwick 117 destinations contre 103 à partir de Heathrow. Parmi les nouvelles destinations opérées à partir de l’aéroport de Londres Gatwick, figurent les vols de British Airways sur l’Amérique du Sud et l’Afrique. L’Amérique du Nord est la mieux desservie de l’aéroport de Londres Gatwick que tout autre aéroport européen.

GB Airways est une compagnie privée détenue par le Bland Group. Elle emploie 425 personnes et son siège commercial se trouve à l’aéroport de Londres Gatwick.

Lire aussi sur le même sujet:

Entretien avec John G. Osborne (directeur général de GB Airways)

 



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Le PDG de Tunisair élu président de l’AACO

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La 30ème assemblée générale annuelle de l’Organisation arabe des Transporteurs aériens dont les travaux se sont déroulés les 12 et 13 mai 1997 à Damas (Syrie), a élu à l’unanimité Ahmed Smaoui, président directeur général de Tunisair, au poste de président de cette organisation.

 Cette session a enregistré la participation de la quasi-totalité des compagnies aériennes arabes membres, représentées à l’échelle des présidents directeurs généraux avec la participation de soixante-dix-délégués.

Y ont été invités également le directeur général de l’Association internationale du Transport aérien (IATA), le président du Conseil de l’Aviation civile arabe (ECAC) ainsi que les représentants des principaux constructeurs aéronautiques mondiaux.

À cet effet, il importe de signaler qu’un symposium sur « L’avenir de la distribution » sera organisé au mois de septembre à Tunis, en collaboration avec l’AACO.

Cette manifestation verra la participation des hauts responsables des compagnies aériennes arabes ainsi que des experts internationaux de l’industrie du transport aérien mondial.

 



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L.T.U. désigne le Djerba Palace comme Meilleur hôtel pour enfants

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L’hôtel Miramar Djerba Palace vient d’obtenir le 1er prix du meilleur hôtel pour enfants pour l’année 1996, attribué par la compagnie aérienne L.T.U. International Airlines.

En effet, durant l’année 1996, ladite compagnie a effectué un sondage chez 10,000 enfants, passagers de LTU partis en vacances, toutes destinations confondues, afin de sonder leurs degrés de satisfaction à propos des hôtels dans lesquels ils ont séjourné.

L’hôtel Miramar Djerba Palace a donc été élu meilleur hôtel pour enfants de par ses services, son infrastructure, ses piscines, sa plage, son animation pour enfants…

Mourad Mhenni, propriétaire de la chaîne Miramar en Tunisie, a été invité à Düsseldorf en Allemagne le 20 avril dernier. De grandes manifestations ont eu lieu au « phantasialande » à l’occasion de l «’LTU Kinder fest » où M. Mhenni a reçu le trophée, au cours d’une cérémonie officielle en présence de la presse allemande.



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Le troisième âge sur le même piédestal

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A l’heure où les professionnels du monde du tourisme sont en quête de nouveaux marchés capables d’ouvrir de nouvelles perspectives, il est un secteur qui pourrait, s’il venait à être exploité à bon escient, devenir conséquent dans un proche avenir.

En effet, le tourisme du troisième âge devrait être estimé au même titre que le tourisme saharien ou le tourisme culturel, par exemple et ne plus être considéré comme un sous-élément du tourisme de masse.

Ce ne sont d’ailleurs pas les arguments en faveur des personnes âgées qui font défaut.

Leur nombre tout d’abord, ne cesse de progresser, d’où l’émergence de multiples possibilités de développement pour le secteur. Ensuite, l’infrastructure nécessaire ne varie qu’ostensiblement par rapport à celle que requiert le tourisme dit grand-public. Aussi, et afin d’assurer un confort maximal à cette catégorie de touristes, quelques dispositions et services spécialisés supplémentaires seraient envisageables afin de palier aux difficultés de certains. Dans le même temps, un rythme d’activité correspondant aux aptitudes physiques de chacun pourrait être adopté.

A ce propos, la Deuxième Conférence internationale sur le Tourisme du troisième âge, tenue au Brésil au mois de septembre dernier, a ratifié une charte dans laquelle les signataires demandent à ce qu’un « programme de recherches soit mis en œuvre impérativement afin d’étudier le tourisme du troisième âge sous l’angle de la sociologie, de la gériatrie, de la culture et du développement économique. »

Mais le tourisme du troisième âge, c’est aussi le meilleur moyen d’améliorer la qualité de vie de personnes âgées et de contribuer à leur épanouissement personnel.

Les planificateurs et organisateurs du secteur sont donc appelés à œuvrer dans ce sens pour que soit relevé ce nouveau défi qui s’offre à eux.

Hédi HAMDI



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Interview: Motlak Moubarak Assanaa, nouveau PDG du CTKD

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Serait-il l’espoir de la chaîne hôtelière Abou Nawas ? En tout cas, et tout le prouve : il a apporté un nouveau souffle au Consortium (société gestionnaire des hôtels de la chaîne Abou Nawas) et les réformes qu’il est en train de mettre en place, depuis près de trois mois dont il est le premier responsable, semblent être bénéfiques.

  Réforme, telle est la devise du tout nouveau président directeur général du CTKD (Consortium tuniso-koweitien de Développement), Motlak Moubarak Assanaa. Restructurer, réorganiser, renforcer… tels semblent être les fins mots de sa stratégie qui vise à rendre à la chaîne Abou Nawas la place qui lui est due sur le marché touristique tunisien.

 Quelles ont été les circonstances de votre nomination à la tête du CTKD ?

En réalité, j’avais des responsabilités au sein du groupe d’investissements extérieurs koweitiens, où il y avait une répartition géographique des zones d’investissements ; pour ma part j’étais concerné par les pays arabes pas spécialement le Maghreb. Pourquoi j’ai été choisi ? Eh bien parce que nous avons réalisé que les résultats du groupe étaient en dessous de nos prévisions alors qu’objectivement ils devaient être meilleurs. Nous avons voulu qu’il y ait un saut qualitatif sur les plans d l’administration, de la gestion, en bref une certaine restructuration du groupe.

 La chaîne des hôtels Abou Nawas a été à l’avant-garde des chaînes hôtelières en Tunisie, que ce soit sur le plan de la diversité de ses produits ou celui de sa présence sur tout le territoire tunisien. Elle était parmi les plus performantes également, ces dernières années, nous avons pourtant assisté à une certaine régression de la chaîne. Par quoi expliquez-vous cela ?

Au début, et vous le savez certainement, les projets d’investissements koweitiens en Tunisie étaient avant-gardistes et nous avons choisi le secteur touristique par ce qu’il était assez nouveau dans votre pays et que nous pouvions faire de grandes réalisations. Notre succès a encouragé beaucoup d’investisseurs à se lancer dans le tourisme, dont des étrangers qui possèdent des marchés qu’ils connaissent et des produits qu’ils maîtrisent ; depuis, le marché tunisien est devenu plus compétitif et y existe une concurrence effrénée.

Nous ne sommes plus les seuls sur la place ; d’un autre côté, il est vrai que la chaîne des hôtels Abou Nawas a vécu une période d’immobilisme ces dernières années et ce, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles nous pouvons citer le vieillissement de certaines de nos unités hôtelières. A partir de là, nous avons décidé de nous prendre différemment pour résoudre les problèmes de la chaîne à commencer par une remise en question de nos structures internes, notre potentiel humain nos procédés de gestion et notre produit.

Nous nous sommes attaqués à tous ces fronts à la fois, nous sommes actuellement en train de recruter des compétences tunisiennes au niveau de tout le Consortium. Nous sommes en train d’examiner nos priorités, côté finances, marketing et commercialisation. Nous avons commencé à améliorer notre produit.

Nous comptons aussi nous investir sérieusement dans la rénovation de nos infrastructures hôtelières.

Pouvons-nous citer parmi les raisons de la régression de la chaîne Abou Nawas, le fait d’avoir choisi de se lancer dans de nouvelles réalisations sans accorder de l’importance à la consolidation de celles existantes déjà ?

 Vous avez tout à fait raison, il ne fallait pas se lancer dans de nouvelles entreprises et négliger la consolidation des projets déjà existants. Ceci étant, nous estimons pour notre part que nous ouvrons suffisamment le marché tunisien ; nous sommes présents partout à Tunis et sa banlieue, au Sahel, au Sud, au Nord-Ouest, etc.

Ce que nous voulons, c’est garder le même nombre d’unités hôtelières en étant vigilants et nous assurant de la qualité de notre produit, il ne s’agit pas de multiplier les établissements hôteliers aux dépends de la qualité. Notre objectif essentiel est non pas « d’engloutir tout le marché tunisien » mais de développer un produit de première qualité.

A ce propos nous sommes en train de réfléchir sérieusement à mettre en place notre propre école de formation, de personnel qui, au début, offrira des cycles de formation ponctuels s’étalant sur une période de trois ou quatre mois aux 5000 employés de la chaîne. Si cette entreprise réussit, nous pourrons alors nous lancer dans la formation des personnels des autres chaînes hôtelières et l’école sera alors fonctionnelle tout au long de l’année, cela peut paraître un projet ambitieux pour l’instant mais il est tout à fait réalisable.

Beaucoup de rumeurs circulent à propos de certains problèmes persistants à la chaîne Abou Nawas. Qu’en pensez-vous ?

 Il est vrai que la chaîne a vécu des difficultés justifiées par plusieurs facteurs, ceci dit, je peux vous assurer qu’elle se porte beaucoup mieux depuis deux mois. Quand je suis arrivé ici, l’ambiance laissait à désirer, nous pouvons même dire qu’elle était un peu tendue pour une raison toute simple, c’est que les gens avaient peur du changement.

Quand nous avons pris nos fonctions ici à la tête du CTKD, nous avons trouvé que notre part du marché touristique a sensiblement baissé et notre position en tant que première chaîne hôtelière était menacée. Il nous fallait très vite prendre une décision sans se laisser décourager par ces problèmes et baisser les bras, nous avons dû prendre des décisions qui peuvent paraître audacieuses et même révolutionnaires pour remettre sur pied la chaîne.

Je dirais dans ce cadre que même si dans un premier temps nous devons y laisser quelques plumes, nous sommes sûrs qu’à moyen et long termes nous réussirons à hisser notre entreprise au niveau requis. Je voudrais préciser à ce propos que nous ne sommes pas des investisseurs qui comptent partir dans une ou deux années, nous sommes là depuis 1976 et nous comptons bien rester et consolider notre position sur la place ainsi que nos acquis. Et pour les conserver, il fallait réorganiser nos structures.

Au début, il y avait plusieurs opposant à ces décisions mais maintenant, il y a plus de partisans que d’opposants par ce que tout le monde a réalisé que le salut de la chaîne réside dans notre capacité en tant que gestionnaires à lui apporter des changements bénéfiques.

Au niveau du personnel, nous avons gardé les compétences qui ont la volonté de s’investir dans le développement de la chaîne, qui veulent encore donner et s’affirmer, surtout les jeunes ; les personnes qui sont là depuis longtemps, qui ont servi la chaîne à un certain moment et qui ne peuvent plus œuvrer efficacement pour son essor sont sensés donner leurs chances. Aux autres qui ont plus de disponibilité et plus à donner.

En Tunisie, il existe un marché non négligeable de jeunes cadres et compétences et je pense que nous, en tant que Consortium, nous pouvons donner les chances à ces jeunes en leur offrant des postes dans nos différentes sociétés.

Comment voyez-vous l’avenir de la chaîne Abou Nawas ?

 Les résultats de la Chaîne ont accusé une régression sensible au cours des années 95 et 96. Notre ambition est de parvenir à réaliser pour cette année, les performances de 1994. Ceci pour commencer. Nous comptons renforcer les directions commerciales et de marketing.

Pour moi, les dépenses dont la chaîne aura besoin pour consolider ses services sont considérées comme de nouveaux investissements. Même chose pour les dépenses dont nous aurons besoin pour la formation et le recyclage du personnel.

J’estime qu’il est toujours bon d’investir dans le potentiel humain, à consolation de savoir exploiter les compétences et en user à bon escient ; ainsi, il n’est plus question de recruter du personnel dans une unité lors qu’il y a un surplus dans un autre établissement, il faut que nous essayions de nous auto-suffire dans la mesure du possible.

Il faut qu’il ait une meilleure coordination entre les dirigeants des différentes unités hôtelières et la direction générale pour nous permettre d’évaluer les besoins des uns et des autres.

Il paraît que vous comptez mettre en place un réseau informatique qui reliera toutes les unités hôtelières de la chaîne Abou Nawas à la direction générale et vous permettra ainsi de superviser toutes les opérations à partir du siège. Ne craignez-vous pas que les dirigeants de ces unités prennent mal cette décision ?

 Au contraire, je pense qu’ils apprécieront. Cette décision a pour objectif d’étudier et juger leurs besoins au fur et à mesure et d’assurer un suivi régulier quant aux différentes transactions qui ont lieu au sein de leurs unités.

Si nous estimons qu’il y a un manque au niveau des moyens, nous faisons en sorte de satisfaire leurs besoins. Au début de chaque année, le directeur nous soumet un rapport sur les besoins de l’unité, les prévisions, les résultats attendus ; le budget, etc.

Notre rôle est de satisfaire ses demandes mais également d’exiger qu’il réalise les performances qu’il a lui-même prévues dans son rapport. Bien sûr, il peut réaliser des résultats inférieurs à ses prévisions et dans ce cas, il doit avoir des justifications logiques que je pourrai comprendre, dans le cas contraire, ceci me permettra d’évaluer les qualités de gestionnaires des dirigeants de nos unités.

Le but de l’implantation de ce réseau informatique est non pas d’espionner les directeurs des hôtels mais de garantir une gestion impeccable.

Le Koweït a achevé de payer ses dettes à la fin de l’année 1996. Comptez-vous investir de nouveau dans le secteur touristique en Tunisie ?

 Je pense qu’il va y avoir un renforcement des investissements en Tunisie. Toutefois, il faudrait savoir qu’en ce qui concerne, nous avons dans chaque pays un ensemble d’investissements constitué des banques de développement, de sociétés financières, touristiques, etc.

Pour investir de nouveau, il faut que nous nous assurions du succès de ces investissements, et dans le cas où il y a des difficultés, il faut que nous arrivions à les résoudre et donc l’investissement servira en premier lieu à résoudre ces problèmes là.

Si ensuite, nous réalisons que les résultats sont positifs et que nos investissements sont rentables, nous pouvons alors convaincre les investisseurs d’apporter leurs capitaux ; en ce qui concerne la Tunisie.

Par exemple, il y a un argument de qualité c’est la sécurité. Toutefois, je m’étonne qu’il n’existe aucun effort pour drainer des investisseurs koweïtiens privés en Tunisie alors que ces derniers investissent dans tous les pays arabes et européens, il faudrait peut-être y réfléchir sérieusement.

 

 

 

 



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Entretien avec John G. Osborne (directeur général de GB Airways)

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John g. Osborne (directeur général de GB Airways) : « C’est un engagement de notre part que de contribuer de manière positive au développement des relations bilatérales anglo-tunisiennes »

GB Airways (qui opère en tant que partenaire franchisé de British Airways) a transporté, en huit années de service, 150.000 passagers, en visite d’affaires ou d’agrément, sur la Tunisie. Le lancement, la semaine dernière, d’une quatrième fréquence entre Tunis et Londres, dénote d’une volonté commune de donner plus d’ampleur à cette ligne et aux relations avec la Tunisie en général.

Depuis combien d’années British Airways opère-t-elle sur la Tunisie ?

Depuis 1989. À cette époque, nous avons pris la relève sur British Caledonian Airways, racheté par notre compagnie l’année précédente.

British Airways est une compagnie qui est en progression constante. Quels sont des atouts majeurs et ses points forts ?

British Airways est une compagnie franchisée depuis 1995 ce qui nous a permis de nous agrandir et de développer nos marchés surtout que nous proposons d’énormes possibilités sur le plan de la vente et des réservations. Cette force de vente nous permet de remplir nos vols. Grâce à ces atouts majeurs, nous mettons à la disposition du client beaucoup plus de vols et de fréquences et des capacités d’avions plus importantes que par le passé.

Quels types de passagers la compagnie transporte-t-elle sur la Tunisie en particulier ?

En premier lieu, nous transportons, des hommes d’affaires ; aussi bien des hommes d’affaires britanniques vers la Tunisie que des hommes d’affaires tunisiens qui voyagent vers l’Angleterre et au-delà de l’Angleterre. D’autre part, nous transportons aussi les touristes. La Tunisie est une destination touristique et il est donc normal que nous transportions des touristes anglais mais aussi suédois et d’autre pays.

L’ouverture de cette 4ème fréquence hebdomadaire entre Tunis et Londres dénote donc de l’augmentation des échanges dans les deux sens ?

Le samedi demeurait jusqu’à présent comme étant la seule journée de la semaine où il n’existait pas de vol direct entre Tunis et Londres. De ce fait, la nécessité de combler cette « lacune » s’est faite présente. Nous avons donc, désormais, un vol qui quitte Londres l’après-midi, Tunisair ayant également un vol au départ de Tunis l’après-midi car, les touristes en particulier, ont une préférence pour le voyage le samedi, le week-end de manière générale.

Les tour-opérateurs ont également besoin de ce service supplémentaire, entre autres « Panorama » qui peut assurer un bon remplissage au cours de cette journée sur notre vol et sur celui de Tunisair.

Les passagers prendront ce vol pour venir en Tunisie et, dans l’autre sens, le vol est également opportun pour ceux qui vont vers Londres et au-delà car nous offrons également des correspondances pour d’autres destinations. « Cadogan Travel », qui est le T.O. de GB Airways, et qui a d’ailleurs réalisé une brochure sur la Tunisie, a une préférence pour le samedi et sera le premier utilisateur du vol.

Avec quels autres tour-opérateurs travaillez-vous également ?

Nous opérons avec plusieurs T.O. Je citerai également « Wigmore », « Prestige Holidays » etc.

Quel est l’apport de la compagnie pour le tourisme tunisien en plus des différents éléments que vous venez de citer ?

Nous collaborons avec l’ONTT Londres et nous ramenons des journalistes britanniques qui viennent sur le terrain prendre compte des potentialités touristiques tunisiennes. Nous avons pour cela un programme échelonné sur toute l’année. L’apport de British Airways est également important puisque, comme je le disais, nous ramenons aussi des touristes suédois, entre autres, via Londres. C’est aussi un engagement de notre part que de contribuer de manière positive au développement des relations bilatérales anglo-tunisiennes.

L’ouverture du ciel européen a eu lieu le 1er avril dernier. L’Open Sky a-t-il modifié quelque chose dans les stratégies commerciales de British Airways, surtout face à la concurrence effrénée que se livrent certaines compagnies, notamment par le bradage des prix ?

Cette opération qui, à l’origine, provient des États-Unis, n’est en fait pas très développée en Europe ou du moins pas assez. Il faudra compter au minimum une dizaine d’années pour que l’Open Sky se développe correctement sur toute l’Europe.

Actuellement, il existe quatre navettes hebdomadaires entre Tunis et Londres. Au vu des chiffres en constante progression, à quand estimez-vous une navette quotidienne British Airways entre Londres-Gatwick et Tunis Carthage ?

Évidemment, cela dépend du marché et de la demande. En tous les cas, British Airways ne cesse d’aller de l’avant : nous avons, par exemple, commandé deux Boeing 737-300 qui seront opérationnels à partir de janvier 98.

Ce sont des avions un peu plus grands que ceux que nous possédons déjà et qui viendrons renforcer notre flotte qui opère sur 116 destinations à travers le monde.

Lire aussi:

BRITISH AIRWAYS : Davantage de vols sur la ligne Tunis/Londres

 



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Après le salon Holiday World : Tunis-Bratislava, c’est pour bientôt !

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Le 6ème salon de tourisme Holiday World qui s’est tenu à Prague au courant du mois de février 97 a drainé 35.000 visiteurs et 10.650 professionnels de 64 pays.

L’importance que réservent aussi bien Tunisair que l’ONTT aux marchés tchèque et slovaque donne des résultats satisfaisants et fait de la Tunisie une destination de plus en plus appréciée par les touristes de ces deux pays dont les entrées sont estimées à 65 000 pour l’anée1997.

Amor Azak, directeur général de Tunisair pour l’Allemagne et l’Europe Centrale, assisté par Abderazzak Megdiche, représentant pour la Tchéquie et la Slovaquie et Msadek Lahmar, chef des ventes pour la Tchéquie se sont entretenus avec les responsables de tous les voyagistes programmant la Tunisie et leur ont confirmé une fois de plus le soutien de Tunisair pour assurer un bon déroulement de la saison.

Durant l’été 97, Tunisair mettra à la disposition de ses clients des vols réguliers supplémentaires et charters au départ des aéroports tchèques (Prague, Ostrava et Brno) et Slovaques (Bratislava et Kosice).

La politique de la compagnie étant d’être le plus proche possible du client, Tunisair ouvrira bientôt une représentation en Slovaquie pour assurer une ligne régulière hebdomadaire Tunis-Bratislava-Tunis tous les jeudis à compter du mois d’avril 1997.

Il est à signaler que la mentalité des touristes en matière de réservation des voyages est en train de changer. En effet, les réservations enregistrées à ce jour ont sensiblement augmenté par rapport aux années précédentes.

 

 

 



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Concours du Meilleur cuisinier de l’année : les cordons bleus à l’œuvre  

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« Le poisson et les fruits de mer dans la cuisine tunisienne », tel a été le thème retenu cette année pour la 4ème édition du désormais traditionnel concours du Meilleur Chef de Cuisine organisé par la SOGEFOIRES et le Club des Cuisiniers du Cap Bon, le 27 février dernier, à l’occasion du 8ème Salon international de l’Hôtellerie et de la Restauration (SIHER’97) tenu récemment au CIFCO à la Charguia.

 Ils étaient huit à concourir pour le titre du Meilleur Cuisinier de l’année. Dès les premières heures de la matinée, ils étaient (presque) tous déjà sur leur trente et un à s’atteler à leurs fourneaux.

Quelques heures durant, les stands du salon ont été envahis par toutes ces odeurs qui, habituellement, sont de l’apanage des cuisines.

Il va sans dire que tous les concurrents, sans exception, ont mis les bouchées doubles, tant sur le plan de la présentation que sur la variété des mets proposés.

Il faut dire aussi que, parmi les critères du Jury, la présentation comptait pour 20 % de la note finale attribuée.

Les autres critères pris en compte étaient en priorité le gout puis la recherche et la création ; le véritable but de la manifestation était de rechercher et de créer de nouveaux plats, étant donné qu’aujourd’hui, l’art culinaire a tendance à se diversifier avec une clientèle qui se fait de plus en plus cosmopolite.

La palme du Meilleur Cuisinier de l’année est revenue à Ridha Ben Hamouda de l’hôtel The Residence-Carthage pour son plat « Tej El Molk » qu’il a lui-même affublé du nom de « Louiz El Bey ». Il s’agit d’un tajine aux fruits de mer que les membres du Jury ont particulièrement apprécié d’autant plus que la préparation était accompagnée d’une garniture très élaborée qui a fait l’unanimité.

Imed Ben Chattia (Les Jasmins-Nabeul) et Ridha Kénaïssi (Tej Marhaba-Sousse) n’ont également pas démérité en remportant la 2ème et 3ème place avec les mets suivants « Dorade farcie Dar Chichou » et « dialogue des présidents, Terre et Mer au couscous fin ».

Une sympathique réception a été organisée le lendemain à l’hôtel El Mechtel où tous les participants se sont vus remettre des prix de différentes valeurs selon leur ordre de mérite.

Ces récompenses (frigo, couverts, services en grès et en verre, bon d’achat) ont été offertes par des sponsors qui ont considérablement contribué à la réussite de la manifestation, laquelle a été une réussite totale notamment sur le plan organisationnel même si les désagréments causés par certains « gobe-mouches) affamés de passage, n’ont pas facilité la tâche des différentes parties.

 

 

 



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L’ONTT organise « La nuit du Jasmin » à Paris

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 Afin de récompenser tous ceux qui contribuent à faire connaître le tourisme tunisien hors de ses frontières, le ministère du Tourisme ainsi que l’O.N.T.T. organisent chaque année une série de cérémonies au cours desquelles des « Jasmins » sont attribués aux professionnels européens qui se distinguent par leur contribution à l’essor du tourisme local. La première de ces manifestations pour l’année 1997 s’est déroulée dans la capitale française le 26 février.

 C’est par un cocktail au Salon Impérial de l’hôtel Intercontinental de Paris que « La Nuit du Jasmin » a débuté. Il était animé par des instrumentalistes (Mouachahats) puis par des danseurs de la Troupe nationale des Arts populaires qui s’était déplacée pour l’événement.

Le défilé des “mariées de Tunisie” a été également l’occasion de faire connaître au public présent les différents costumes traditionnels habituellement portés lors des cérémonies de noces.

C’est également au cours de cette soirée qu’a eu lieu la présentation, par Roland Mathieu, directeur de PBLM, des visuels de la nouvelle campagne publicitaire pour l’année 1997.

Au cours de son allocution, le ministre du Tourisme, Slaheddine Maâoui, a souligné que «la cérémonie était organisée en l’honneur des partenaires de la Tunisie dans le domaine du tourisme qui ont contribué à donner une image authentique du pays en tant que destination prisée dans le bassin méditerranéen.»

« Jasmins d’or » et d’honneur

Le « Jasmin d’honneur » a été attribué par M. Maâoui à Gilbert Trigano qui, rentrant à peine des États-Unis, n’a pas manqué d’être présent malgré le décalage horaire. Quatre « Jasmins d’or » ont été décernés respectivement par Mongi Bousnina, ambassadeur de Tunisie en France, à « L’Écho Touristique », Fakhreddine Messaï, directeur général de l’O.N.T.T., à l’agence P.H. One qui a organisé en Tunisie l’élection de Top Méditerranée, Radhouane Ben Salah, président de la Fédération tunisienne de l’Hôtellerie, à la chaîne France 3 pour une série de reportages sur la Tunisie et qui nous a valu d’excellentes retombées, ainsi qu’à Mme Torrente pour l’organisation d’un défilé de mode en Tunisie.

Étaient présents à cette manifestation le tout-Paris du spectacle, des médias et du tourisme, parmi lesquels la Comtesse de Paris, le Comte de Luxembourg, Azzaro, Michou, les directeurs de grands quotidiens et des programmes de T.V. France 2 et France 3, des journalistes et animateurs vedettes (Paul Amar, Catherine Ceylac…) et bien-sûr une pléiade de professionnels du secteur du tourisme.

La soirée a été animée par Donia Chaouch et Lionel Cassan, un ami de la Tunisie de longue date et qui, comme n’a pas manqué de le souligner Donia « a su rentrer dans le cœur de tous les Tunisiens par le biais du petit écran au cours de son émission T.V. matinale « Matin-Bonheur ».

A noter que le dîner avait été conçu et réalisé par une équipe de l’hôtel Sidi Dhrif venue tout spécialement pour la circonstance et qui n’a pas manqué de « concocter » quelques plats typiquement tunisiens.

Cette cérémonie marque le début d’une série d’autres manifestations similaires qui se tiendront prochainement dans d’autres capitales européennes, lesquelles manifestations ne manqueront certainement pas d’encourager les différents tour-opérateurs et autres planificateurs étrangers à inclure la désignation Tunisie dans leurs programmes.



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La Tunisie sur le télétexte de RTL-Allemagne

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Dans le cadre de la diversification de ses supports promotionnels, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a procédé au lancement par voie de télétexte d’un message publicitaire sur la chaîne de T.V allemande RTL.

Cette opération a eu lieu les 13,14 et 15 novembre derniers et ce, en prévision de la saison d’hiver qui se prolonge jusqu’au mois de mars 1997.

Agrémenté d’un concours pour gagner des séjours en Tunisie, ce message a enregistré une participation quotidienne moyenne de 7000 appels téléphoniques.

Le télétexte, très utilisé actuellement, à l’avantage de provoquer la demande auprès de la clientèle et de servir de soutien aux efforts entrepris par les tour-opérateurs pour mieux commercialiser la Tunisie. Il permet aussi, par l’analyse des appels téléphoniques, de déceler les nouvelles tendances du marché et d’y réagir en temps opportun.



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