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Face à l’euphorie touristique ambiante, la FTH ne cède pas

Face à l’euphorie touristique ambiante, la FTH ne cède pas

La Fédération tunisienne de l’hôtellerie garde la tête sur les épaules. A l’orée d’une saison touristique qui s’annonce exceptionnelle en termes de volumes, le patronat hôtelier va à l’encontre de l’exultation exprimée par les pouvoirs publics.

A l’occasion de leur Assemblée Générale Ordinaire qui s’est tenue le 3 mai, les hôteliers ont certes  admis « la croissance observée ces derniers mois » et espéré « que le nombre des nuitées de 2018 atteindront enfin les chiffres de 2014 ». Cependant, ils n’ont pas manqué de mettre le doigt sur les sujets qui fâchent et sur ceux qui ont manifestement été oubliés bien que faisant partie des recommandations issues des Assises Nationales du Tourisme, approuvées en conseil des ministres depuis juin 2017. « A ce jour, aucune de ces recommandations n’a été mise en œuvre » a déploré la FTH.

En tête des préoccupations, le transport aérien. Dans un communiqué, la FTH s’est dite « inquiète au plus haut point de l’absence de mise en œuvre de l’Open Sky qui, combinée à l’incapacité de la compagnie nationale à satisfaire la demande aussi bien quantitative que qualitative, prive le pays d’un fort manque à gagner pouvant atteindre 1 point de croissance dans l’économie nationale, en plus de l’apport en devises pour le pays. Les retards et annulations atteignent une ampleur jamais égalée auparavant et portent atteinte à l‘image de toute la destination, accentuant le déficit d’image dont le pays souffre depuis plusieurs années ! ».

Seconde réclamation de la FTH, la question sécuritaire. Le patronat « refuse que la sécurité n’incombe uniquement qu’aux hôtels et demande que les règles de sécurité soient adaptées aux différents types d’hébergement et que leur application se fasse en concertation entre l’administration et la profession ».

L’AGO a également été l’occasion de réclamer la mise en œuvre au plus vite du Livre blanc. Elle a rappellé que celui-ci, « conjointement préparé par la FTH et l’APTBEF, approuvé par le ministère du Tourisme, la BCT et le ministère de l’Investissement, est toujours en attente de validation de la présidence du gouvernement ». La FTH n’y va pas par quatre chemins et dénonce ce qu’elle qualifie « d’inexplicable retard (qui) met en danger la pérennité de nombreuses unités hôtelières ayant subi de plein fouet depuis 2015 une crise sans précédent ».

En ce qui concerne les normes de l’hôtellerie, la FTH a également « réitéré sa demande pressante de révision des normes de classification hôtelières, normes obsolètes datant de 2005 ». Elle a souligné à ce propos l’urgence d’assurer la conformité du produit hôtelier tunisien par rapport aux standards internationaux.

D.T

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