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Sami Aib, directeur général de CLICnGO: «La Tunisie est devenue pour les Algériens une destination sur toute l’année»

Sami Aib, directeur général de CLICnGO: «La Tunisie est devenue pour les Algériens une destination sur toute l’année»

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Environ 80% des agences de voyages algériennes qui ont participé il y a un an au Salon international des professionnels du tourisme organisé par CLICnGO, première centrale algérienne de réservation en ligne, ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 20 à 800%.

Au niveau des hôtels tunisiens, ceux qui ont pris part à cet événement ont également vu leur chiffre d’affaires afficher une hausse considérable sur le marché algérien dépassant les 55%.

Des résultats sans appel qui ont incité Sami Aib à renouveler l’expérience cette année avec une deuxième édition de ce salon qui se déroule du 30 avril au 1er mai à Yasmine Hammamet et qui enregistre la présence de 300 agents de voyages algériens venus spécialement pour rencontrer leurs partenaires hôteliers (lire les détails). En tout, une soixante de stands et des contacts fructueux de part et d’autre dans la perspective d’une année touristique qui s’annonce aussi intense que la précédente en termes d’arrivées algériennes en Tunisie.

Comment voyez-vous cette saison avec le retour des T.O européens, et particulièrement à la lumière des inquiétudes relatives au manque de capacité dans les hôtels pour la clientèle algérienne ?

Pour le manque de capacité, oui, il y a certaines inquiétudes. Mais soyons réalistes, nous ne pourrons pas parler d’un retour fulgurant des T.O européens capables d’absorber tout le marché. Il s’agit plutôt d’un retour progressif. Or, cette situation permettra justement de distinguer les marchés qui sont toujours là et qui consolident d’une année à l’autre leur part de marché, de ceux qui tournent le dos face à la moindre difficulté. Que la capacité soit inférieure à la saison précédente, c’est tout à fait évident. Cependant, cela ne causera pas de perte puisque il y avait des vides à combler auparavant au niveau des capacités que nous avions. Maintenant, nous arrivons au stade de la normalisation avec les capacités réelles des agences de voyages algériennes. Quoi qu’il en soit, avoir des unités remplies à 80% par une clientèle algérienne ou algéro-tunisienne n’est pas recommandable. Il vaut mieux avoir une clientèle diversifiée dans les hôtels avec un bon service pour tous.

Nous avons par ailleurs joué sur deux facteurs essentiels. D’abord, il s’agit de notre historique avec nos partenaires existant. Puis, le manque qui va avoir lieu avec nos anciens partenaires après le retour des marchés européens sera comblé par l‘intégration de nouvelles unités. D’ailleurs, pour cette année, nous sommes à plus de 55% de croissance. La demande est en train d’augmenter. Le nombre d’agences affiliées est pareillement en hausse.

Quel est le genre de clientèle avec laquelle vous travaillez ? Des individuels qui viennent par voie terrestre ou proposez-vous des packages par exemple par voie aérienne ? 

C’est un tout. La clientèle individuelle est certes indispensable. Je le répète et j’insiste que la Tunisie est la destination naturelle des Algériens. Toutefois, nous constatons que le marché est en train de se restructurer ; les agences de voyages prennent de plus en plus d’importants allotements en back-to-back, achètent également des blocs-sièges sur Air Algérie, Tunisair et Nouvelair au départ d’Alger, d’Oran et de toutes les villes qui ne sont pas limitrophes avec la Tunisie, optent pour une vingtaine de rotations et s’approprient un stock de plus de 100 chambres. Il faut d’ailleurs voir le nombre d’agences qui ont signé au préalable des conventions avec des entreprises et des amicales algériennes pour plus de 1000 chambres d’ores et déjà vendues. Toutes ces données soutiennent cette tendance vers la restructuration du marché. En tout cas, nous essayons d’apporter notre pierre à l’édifice en contribuant à mettre ce marché sur les bons rails et à hisser le niveau des services aux normes internationales.

Quelle perception ont les Algériens du produit tunisien ?

Franchement, il y a une clientèle qui vient en Tunisie car elle aime ce pays et elle s’y habitue. Mais il y a encore une autre frange de clientèle qui est obligée de s’y rendre faute de moyens pour choisir d’autres destinations. Par ailleurs, il y a un travail de longue haleine déployé depuis 15 ans par les différents acteurs du marché comme notre centrale, l’ONTT, Tunisair et les autres institutions afin de développer cette destination. Il y a eu beaucoup de travail dans ce sens-là. Cela n’empêche pas en outre que certaines lacunes persistent encore et que certains services devront être améliorés davantage puisque nous recevons souvent des réclamations. Les partenaires tunisiens font des efforts que nous constatons avec chaque saison, mais cela reste insuffisant aux yeux du client final.

Quel est le taux de satisfaction du client algérien ?

Cela dépend de la saison. Pour celle de 2017, je préfère ne pas la prendre en référence parce qu’elle était exceptionnelle. C’était une « éruption » du marché. Pour cette raison, je n’en veux pas à mes amis partenaires tunisiens et parce que l’année dernière était aussi exceptionnelle pour les Algériens. Le report du concours du baccalauréat (en Algérie en 2017 ndlr) a fait que la période de remplissage a été plus courte par rapport aux précédents exercices car les Algériens ne sont partis en vacances qu’à partir du 25 juillet. Certains hôtels ont vu leur taux d’occupation passer en 24h de 38% à 102%. La qualité n’a pas pu suivre cette explosion du nombre de clients.

En termes de chiffres, comptez-vous réaliser les mêmes volumes que l’année dernière ?

En dépit du taux d’évolution qui ne sera pas au niveau de celui des trois dernières années, je dirais oui. Prenons par exemple les quatre premiers mois de l’année en cours: nous sommes à 40% d’évolution par rapport à 2017. C’est vrai que le réseau de vente est en train de grandir, nos partenaires s’élargissent, mais dans l’ensemble, il y a une certaine progression.

Qu’est-ce que CLICnGo peut apporter pour résoudre le problème de la saisonnalité du marché algérien ?

Nous travaillons là-dessus depuis une dizaine d’années. La preuve ? Tout ce monde participe à ce salon car nous avons dépassé nos espérances en matière de chiffre d’affaires réalisé en hiver. La Tunisie est réellement devenue pour les Algériens une destination sur toute l’année. Certes, pas avec le même taux de remplissage, mais cela avance, en attendant qu’ un jour où le remplissage sera en continu, du moins du mois d’avril jusqu’à octobre.

Propos recueillis par Kemel Chebbi

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Salon des professionnels du tourisme tuniso-algériens à Yasmine Hammamet le 30 avril 2018.

Salon des professionnels du tourisme tuniso-algériens à Yasmine Hammamet le 30 avril 2018.

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