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Au salon IFTM de Paris, la Tunisie fait son bilan touristique 2022 et se projette vers 2023

Au salon IFTM de Paris, la Tunisie fait son bilan touristique 2022 et se projette vers 2023

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Le salon du tourisme IFTM/Top Resa referme ses portes aujourd’hui à Paris. Pour les nombreux professionnels tunisiens qui y ont pris part, le bilan est plutôt positif même si, par les temps qui courent, tout le monde sait qu’il ne faut jurer de rien.

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Le staff de l’ONTT à Paris.

Tout va bien sur le marché français Madame La Marquise ? De toute évidence oui si l’on s’en tient juste aux réalisations enregistrées depuis le début de l’année. Au 10 septembre, la Tunisie a passé la barre symbolique des 600.000 entrées de porteurs de la nationalité française sur son territoire, dont une immense majorité de touristes.

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Mobilisation tunisienne des grands jours au salon IFTM/Top Resa Paris du 20 au 22 septembre 2022.

Les chiffres du moment

Le premier salon professionnel du tourisme, l’IFTM/Top Resa, qui s’achève aujourd’hui à Paris, a permis de confirmer cette tendance haussière après deux années de vaches maigres. Plus encore, même les prévisions les plus optimistes pour l’été ont été dépassées. Certes, l’on reste encore à -9% par rapport à la même période de 2019, année de référence, mais l’on peut espérer passer d’ici la fin de l’année les 900.000 Français.

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Une présence record des professionnels tunisiens au salon IFTM/Top Resa 2022.

Des chiffres qui sont qualifiés de «performances» par le ministre du Tourisme, Moez Belhassine, présent au salon parisien et durant lequel il a rencontré plusieurs représentants de syndicats et associations professionnelles du tourisme: René-Marc Chikly et Jürgen Bachmann (respectivement président et secrétaire général du Seto) ou encore Jean-Pierre Mas (président des Entreprises du Voyage, ex-SNAV).

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René-Marc Chikly et Jürgen Bachmann en entretien avec le ministre du Tourisme en présence du directeur général de l’ONTT et des présidents des deux fédérations professionnelles, FTH et FTAV.

Tozeur en stand-by

Si tout le monde est unanime à admettre que la Tunisie se porte bien et qu’elle se classe même à la 4e place des destinations les plus vendues, il n’en demeure pas moins que la destination Tozeur reste un sujet épineux en l’absence d’aérien.

Alors qu’ils s’attendaient à ce que soit annoncé le lancement de la très attendue ligne aérienne Paris-Tozeur pour la saison hiver, les opérateurs de la région présents au salon IFTM/Top Resa sont restés sur leur faim. Car il semblerait qu’entre la compagnie aérienne Transavia, qui était supposée programmer le vol, et les autorités tunisiennes, des dissensions subsistent; elles concernent d’une part les redevances aéroportuaires, les coûts de catering et de handling et, d’autre part, la formule dite de «soutien à l’aérien» qui doit être fixée.

A Paris, le ministre du Tourisme a profité de la présence des principaux dirigeants des deux compagnies aériennes Tunisair et Nouvelair pour tenir des séances de travail sur la question (photo ci-dessous). Mais le sujet demeure en stand-by dans un contexte où l’augmentation continue du prix du carburant pèse énormément sur les coûts des transporteurs aériens tous pavillons confondus et que la rentabilité de leurs vols demeure une ligne rouge non négociable.

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Ce qui risque de changer en 2023

Sur toute la destination, l’optimisme est de mise, à tel point que l’on n’hésite plus à parler d’un million de Français en tant qu’objectif pour l’année 2023. Sauf que la lucidité appelle au réalisme. Même si les tour-opérateurs hexagonaux confirment l’existence d’une forte demande en progression (et malgré un changement de comportement de la clientèle qui penche de plus en plus pour le last-minute), des incertitudes subsistent et sont de trois types: une propre à la Tunisie, une qui concerne la France et une troisième plus internationale.

Pour ce qui concerne la Tunisie: la situation politique dans le pays demeure un sujet scruté de très près par les prescripteurs de voyages qui attendent de voir le climat qui va prévaloir après les élections législatives du 17 décembre prochain.

Pour ce qui concerne la France: la crise énergétique et l’inflation pourraient impacter le pouvoir d’achat du citoyen moyen (qui est le principal client de la Tunisie). Il faut par ailleurs garder à l’esprit que la crise du Covid pendant deux ans a fait que le Français moyen a pu épargner et s’offrir des vacances, essentiellement en 2022. Or cette épargne aujourd’hui a été dépensée et pourrait constituer un frein aux futurs projets de voyages.

Pour ce qui concerne l’international: la guerre en Ukraine et les tensions géo-politiques qui en découlent, notamment le bras de fer entre l’Europe et la Russie, demeurent un motif d’inquiétudes car nul n’ignore que guerre aux portes de l’Europe occidentale et tourisme ne peuvent en aucun cas faire bon ménage.

Ceci n’élude cependant pas en milieux professionnels tuniso-tunisiens les traditionnels débats sur le manque de sièges avions qui aurait permis de faire plus et mieux, sur la qualité dans certains hôtels et sur les prix constatés. A ce propos, un représentant d’hôtel 5* à Hammamet s’indigne face aux tarifs par nuitée signés avec les tour-opérateurs traditionnels ; il témoigne de son propre cas :  «je ne sais pas si c’est nous qui sommes trop chers ou si c’est mes confrères qui vendent à bas prix mais chez nous, notre mot d’ordre est de ne pas brader les prix, donc je me contente de la clientèle individuelle et des petits volumes pour ceux qui croient en la qualité».

H.H

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