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Le ministre du Tourisme : « la seule issue pour la crise du tourisme passe par les banques »  

Le ministre du Tourisme : « la seule issue pour la crise du tourisme passe par les banques »  

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Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat propose d’octroyer aux entreprises touristiques des crédits à moyen et long termes avec de grandes facilités de remboursement.

Dans une sortie médiatique hier sur les ondes de la Radio nationale, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Ali Toumi, est revenu sur la situation du tourisme en affirmant qu’il est le secteur le plus sinistré. Il a en effet rappelé que l’industrie du tourisme s’est totalement arrêtée. Tous les avions sont cloués au sol, donc plus de voyages.

Et les tour-opérateurs qui versent d’habitude des avances aux hôteliers en vue de préparer la saison ne l’ont pas fait cette année. Et ceux qui avaient déjà versé une partie de l’avance demandent aujourd’hui d’être remboursés. Les agences de voyages ne sont pas en reste à cause notamment de l’annulation du petit pèlerinage. Elles ont d’ailleurs de grandes difficultés au niveau de leur trésorerie car elles ont avancé des sommes importantes aux compagnies aériennes. Celles-ci ont refusé de les rembourser.

Les aides de l’Etat ne sont pas suffisantes

Il a ajouté que les restaurants et les cafés sont fermés et que les guides touristiques sont aujourd’hui au chômage. Idem pour les petits métiers qui vivent du tourisme. Le ministre a prévenu que si la situation perdure, plusieurs sociétés vont connaître une situation très difficile. Le ministre a enchaîné sur le fait que les aides de l’Etat ne sont pas suffisantes. Néanmoins, ses équilibres financiers ne supportent pas plus de pression. Pour cette raison, il a considéré que la seule issue pour les entreprises agissant dans le tourisme passe par les banques.

Il s’agirait d’octroyer des crédits aux entreprises touristiques avec de grandes facilités de remboursement. C’est-à-dire, des crédits à moyen et à long termes au profit des sociétés sans intérêts. L’objectif étant de préserver l’entreprise pour qu’elle puisse aussi  conserver ses salariés car la relance future ne se fera pas sans les opérateurs du secteur. Les crédits leur permettront de survivre et d’être prêts pour la relance.

Il a par ailleurs fait savoir que des discussions entre le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale d’une part et les banques et les sociétés de leasing d’autre part sont en cours afin de trouver les solutions adéquates à cette situation exceptionnelle. Il a poursuivi que les banques n’interagissent pas de la même façon par rapport à ce dossier. « Il est vrai que chaque client a sa propre situation mais nous sommes dans une période exceptionnelle et les banques sont appelées à faire plus d’efforts. Il faudra un minimum ou un plancher sur lequel nous devons travailler pour toutes les sociétés », a-t-il suggéré.

En ce qui concerne la relance, le ministre a indiqué que personne ne peut répondre à cette question car il n’y a aucune visibilité pour le moment. Toutefois, il est important de se préparer et travailler pour les deux scénarios, soit une situation qui perdure ou une relance pour bientôt.

Kemel Chebbi

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