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Sami Aib, directeur général de «CLICnGO» : «La Tunisie est la destination naturelle des Algériens»

À l’initiative de la première centrale de réservation en ligne en Algérie « CLICnGO », la première édition du Salon international des professionnels du tourisme « CLICnGO 2017 » se déroule les 4 et 5 mai au Centre des Expositions Medina Yasmine Hammamet. Un événement qui enregistre le rassemblement exceptionnel de 250 agents de voyages algériens en Tunisie. Rencontré lors de l’événement, le directeur général de « CLICnGO », Sami Aib, revient dans cette interview exclusive à « destinationtunisie.info » sur l’idée de créer ce salon, ses objectifs et expose son approche pour augmenter les flux d’Algériens et mieux servir la clientèle. Il parle aussi de ses estimations pour la saison actuelle et l’évolution enregistrée lors du premier trimestre sur le marché par rapport à la saison précédente.

Parlez-nous de l’idée de la création du Salon international des professionnels du tourisme ?
Après plusieurs années d’éductours, nous avons constaté que ces derniers, pourtant importants, sont limités et ne nous permettent pas de cerner tous nos partenaires et nous n’arrivons pas à faire connaître la destination à tout notre réseau. Pour cette raison, il m’est venue l’idée de la création du premier salon B2B regroupant tous nos partenaires-clés avec une masse importante du réseau de sorte que nous aurons, en un temps record, le maximum d’informations, de connaissances et de contacts humains.

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Outre ce contact dont vous avez parlé pour rassurer les partenaires et le réseau, y-a-t-il d’autres objectifs pour ce salon ?
Il y a une série d’objectifs liés les uns aux autres. Le marché algérien n’est plus considéré comme un marché étranger. Nous ne cessons de dire que c’est un marché local ou maghrébin, soit un seul marché. Nous sommes confondus, que nous le voulions ou pas. Pourquoi donc nous laissons le travail être canalisé uniquement par des personnes ou des centrales ? Pourquoi ne pas avoir une collaboration maillée ? Autrement dit, tout le monde travaille à l’aise avec tout le monde. Ceci ne peut que développer notre collaboration.

Comment évaluez-vous la première journée du salon ?
Le 3 mai reste une date historique pour les Algériens, puisqu’il s’est caractérisé par ce grand rassemblement d’agences de voyages algériennes en dehors de l’Algérie, avec 250 agents de voyages réunis en un seul endroit. Par ailleurs, le 4 mais était aussi une date historique pour les Tunisiens, car pour la première fois dans l’histoire, 50 chaînes hôtelières tunisiennes à la fois exposent leurs stands dans un même endroit.

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Attendez-vous une augmentation des flux de touristes cette année par rapport à la saison précédente ?
Nous essayons de mettre en place toute la logistique nécessaire afin de faire croître cette collaboration et ce flux. Mais avant tout, nous voulons préparer la logistique qui permettra d’améliorer l’aspect relationnel avec nos partenaires. Et là, je ne parle pas uniquement des rapports commerciaux, mais aussi bien des relations de fraternité et de confiance. Quand nous avons de bons rapports avec un partenaire, nous ne pourrons qu’améliorer notre collaboration avec lui. Il s’agit aussi de former les agences de voyages algériennes pour bien connaître les produits phares de la destination et ainsi de mieux les présenter à la clientèle. Quand la clientèle est en face d’agents de voyages qui maîtrisent leurs produits, elle ne peut qu’avancer avec eux.

Pensez-vous que la destination tunisienne est toujours séduisante pour les Algériens ?
Avant de juger qu’elle soit séduisante ou pas, je me permets de dire que la Tunisie est la destination naturelle des Algériens. C’est-à-dire, quand les Algériens veulent partir en vacances, la Tunisie leur vient à l’esprit immédiatement et avant toute autre destination. Il reste donc d’augmenter le flux, en préparant le terrain. Il faut mettre nos partenaires à niveau. Même eux sont en train d’apprendre, de savoir quelles sont les exigences du marché et de s’adapter à ses besoins. À titre d’exemple, l’arrangement « All Inclusive » que j’ai combattu depuis 2004 est entré en Tunisie il y a 15 ans. En 2005, j’ai fait ressortir l’arrangement « All Inclusive Soft ». Au début, un seul hôtel en Tunisie a accepté l’idée. J’ai dit qu’avec le marché algérien, le « All Inclusive » ne fonctionne pas, car ne sommes pas le marché russe. Je leur ai expliqué que le marché algérien est à majorité familiale qui ne boit pas. Pourquoi donc leur faire payer l’alcool ! Maintenant, nous sommes arrivés à 69 hôtels contractuels avec arrangement « All Inclusive Soft ». Actuellement, la majorité des hôtels tunisiens le proposent même pour d’autres marchés. Un client satisfait signifie le retour de 10 autres clients l’année prochaine.

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Qu’attendez-vous de la Tunisie pour mieux servir votre clientèle ?
Depuis des années, nous ne cessons de dire avec l’ONTT, le ministère du Tourisme, Tunisair et toutes les autorités tunisiennes de faire des connexions aériennes avec l’est de l’Algérie. Faites-nous des lignes entre Constantine et Monastir, Annaba et Djerba ou Sétif et Enfidha ! Créez une synergie sur le marché. Pourquoi reste-t-il concentré entre Alger et Tunis, alors que 70% de la clientèle qui part en Tunisie provient de l’est de l’Algérie et 82% de la clientèle algérienne choisissent Hammamet et Sousse pour passer leurs séjours en Tunisie ? De ce fait, une connexion aérienne avec l’aéroport d’Enfidha est plus raisonnable. De plus, les indices sont bons pour cette année. Nous sommes à 60% d’évolution au premier trimestre 2017 par rapport à la même période de l’année 2016. Pour le mois d’avril, nous sommes déjà à 70% d’évolution par rapport à 2016. Si nous continuons sur la même lancée et nous arrivons à développer les meilleurs moyens pour servir notre clientèle, la saison ne pourra être que bonne.

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Pourrait-on arriver à deux millions de touristes algériens qui choisissent la Tunisie cette année ?
Je ne pense pas, car ce n’est pas une évolution naturelle qui est en train de se produire. L’évolution naturelle et solide varie généralement entre 10 et 25% par rapport à la saison précédente. L’année dernière, nous avons réalisé environ 1,2 million. Pour cette année, je suis très optimiste pour 1,5 ou 1,6 million d’Algériens qui vont passer leurs séjours en Tunisie. J’ajoute que le plus gros problème rencontrant les agences de voyages, c’est le fait que 70% des clients algériens partent en vacances en Tunisie sans passer par une agence de voyages. Donc, ils n’ont pas un vis-à-vis solide qui connaît bien le marché. En effet, ils seront escroqués, en payant 500 euros pour un séjour de 200 euros. Ne parlons pas des autres mésaventures, comme le fait de ne pas trouver une chambre libre. Donc, ils seront obligés de passer leur nuit dans la voiture, etc. Notre intention est de canaliser ce flux en formant les agents de voyages algériens pour mieux vendre la destination.

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La ligne ferroviaire mise en place entre Tunis et Annaba permettra-t-elle de résoudre en partie le problème de transport et d’augmenter le flux d’Algériens ?
Tout moyen de transport qui peut desservir les deux destinations aura certes une valeur ajoutée sur la collaboration entre les deux pays. D’ailleurs, j’invite les autorités à doubler les fréquences et d’alléger les formalités douanières. Je me demande aussi pourquoi il n’y a pas de bus et de taxis entre les deux pays ? Malheureusement, ces lignes sont desservies aujourd’hui par des fraudeurs. Même du côté des Tunisiens, chaque jour il y a entre 4 et 5 bus qui passent les frontières vers l’Algérie. Pourquoi ne pas créer donc des lignes directes entre les deux destinations, surtout que le volume des flux a été multiplié par dix depuis pendant les 20 dernières années ?

Propos recueillis par Kèmel Chebbi

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