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Hôteliers, en dinars, vous ne signerez plus avec les T.O

Hôteliers, en dinars, vous ne signerez plus avec les T.O

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Les hôteliers ont désormais l’obligation de signer leurs contrats d’allottements avec les tour-opérateurs étrangers uniquement en devises. Ainsi en a décidé le gouvernement.

Rappel à l’ordre pour certains hôteliers qui continuent de traiter en dinars avec les tour-opérateurs. Le chef du gouvernement sortant, Youssef Chahed, a signé un nouvel arrêté amendant l’arrêté n°608 du 27 juillet 1977 relatif à la loi n°18 de l’année 1976 portant sur le cadre réglementant les changes et le commerce extérieur entre la Tunisie et les pays étrangers. Selon le nouvel arrêté, il est désormais obligatoire pour les opérateurs ayant des clients à l’étranger, de percevoir leurs dus en monnaies étrangères. Pour les professionnels du secteur touristique, cela revient à établir leurs contrats avec les tour-opérateurs étrangers en devises.

Cette nouvelle mesure vient suite à une demande formulée par les hôteliers au moins depuis 2015 mais qui n’avait pas bénéficié de l’appui de la Banque Centrale et de ses anciens gouverneurs pour sa mise en application. Elle concerne par conséquent et de manière automatique les agences de voyage réceptives.

Néanmoins, avec l’arrivée de Marouene Abassi à la tête de la BCT, les choses ont bougé. Il convient de rappeler à ce titre que Abassi, avait déclaré au mois de juin écoulé, que son département avait élaboré un nouveau décret en rapport avec le secteur touristique qui concerne justement l’obligation pour les hôtels de ne signer leurs contrats d’allottements avec les tour-opérateurs étrangers qu’en devises en s’engageant à le soumettre à un conseil des ministres pour l’examiner et l’approuver. Quelques mois de cette déclaration, la présidence du gouvernement a publié un communiqué confirmant ces propos.

Signer les contrats d’allottements en devises revient à réduire les pertes subies en cas de glissement du dinar. Grâce donc à la nouvelle loi les hôteliers pourront pousser les tours opérateurs à répondre à cette exigence. Il suffit encore de rappeler que le cours moyen de l’euro était à 1,95 dinar en 2011, tandis qu’aujourd’hui il est à 3,2 dinars (après avoir frôlé les  3,6 il y a un an). Ce manque à gagner ne profitait pas aux hôteliers ni au pays mais uniquement aux voyagistes étrangers.

K.C

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