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Quand Thomas Cook éternue, c’est le tourisme tunisien qui s’enrhume

Quand Thomas Cook éternue, c’est le tourisme tunisien qui s’enrhume

Le feuilleton Thomas Cook se poursuit; le voyagiste ne se porte toujours pas bien. A la Bourse de Londres, il a perdu près de 90% de sa valeur depuis le début de l’année. Une situation qui inquiète les professionnels du tourisme en Tunisie malgré les dernières annonces du weekend.

Thomas Cook et ses filiales sont un acteur majeur du tourisme sur la Tunisie. Quand bien même leurs réalisations sont en recul ces dernières années, en 2018, ils ont tout de même totalisé 200.000 clients sur la destination (sur un total de 2,4 millions d’Européens) et en prévoient 250.000 cette année. On est certes loin des réalisations d’avant 2010 (jusqu’à 550.000 pax), toujours est-il que lorsque ce voyagiste éternue, les hôteliers tunisiens doivent sortir leur mouchoir. Ou tout au moins ceux qui ont fait le choix (trop facile) de se contenter d’un seul gros fournisseur pour remplir leur établissement.

Aux dernières nouvelles le weekend écoulé, le chinois Fosun Tourism Group est en discussions avancées pour participer à une injection de capital de 750 millions de livres (835 millions d’euros) dans Thomas Cook qui lui permettrait de prendre le contrôle des activités de voyagiste du groupe britannique.

« Après avoir évalué un large éventail d’options pour réduire notre dette et placer nos finances sur un socle plus solide (…), le conseil d’administration a décidé de mettre en place un plan de recapitalisation de nos activités », a dit Peter Fankhauser, directeur général de Thomas Cook, cité dans un communiqué.

« Même si aucun d’entre nous ne souhaitait cette issue pour nos actionnaires, cette proposition est une solution pragmatique et responsable », ajoute-t-il.

Cette injection de fonds sera suffisante pour permettre à Thomas Cook de poursuivre ses activités durant la prochaine saison hivernale et lui fournira davantage de latitude pour investir, a déclaré le groupe.

La branche aérienne de Thomas Cook, et notamment sa compagnie Condor, ne sont pas concernées par la consolidation de la part de l’investisseur chinois (qui possède déjà 17% du capital) et rien n’a encore été décidé à ce propos. Cependant, la cession de sa branche aérienne aurait sans aucun doute un impact négatif sur ses activités de tour-operating futures. La baisse d’engagements dans l’aérien risquerait d’avoir un impact direct sur certaines destinations et en premier lieu desquelles la Tunisie.

D.T

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