Humeurs

Tunis, ville où tous les rêves sont permis

Tunis, ville où tous les rêves sont permis

Pensées d’un rêveur très raisonnable mais pas trop réaliste.

J’AI REVE d’un groupe de travail formé par tous les intervenants du secteur : hôteliers, agents de voyages, compagnies aériennes et maritimes, restaurateurs, responsables du patrimoine, municipalités, représentants des ministères concernés, constituant un conseil consultatif régional pour la promotion du tourisme, traitant de tous les problèmes inhérents à  la région, suggérant des solutions rapides et réalisables et surtout prenant des décisions qui ne resteraient pas lettre morte.

J’AI REVE de structures spécialisées dans la commercialisation et le marketing élaborant des programmes d’animation et des événements toute l’année et sillonnant le monde afin de promouvoir les spécificités touristiques de la région.

J’AI REVE d’un Syndicat d’Initiative animé et réveillé de son long sommeil.

J’AI REVE de la grande avenue de Tunis envahie par les artistes de rue (toutes formes d’expressions artistiques confondues), à  l’instar de toutes les villes méditerranéennes, sans qu’ils soient accusés de tapage sur la voie publique !

J’AI REVE que les fleuristes de l’Avenue étaient revenus à  leur emplacement initial entre la statue d’Ibn Khaldoun et le Théâtre municipal, ayant quitté le lieu pollué où ils logeaient derrière les ponts et les plaques. «! وين حطّوك يا طبق الورد ».

J’AI REVE d’un quartier réaménagé totalement dans la Médina, commençant de la rue du Pacha et aboutissant à  Sabbaghine et considéré comme région touristique jouissant de tous les encouragements et où seraient installées des résidences multiples et variées, des restaurants, des bars, des casinos, des cabarets, des grandes surfaces commerciales, en remplacement des maisons en ruines et les échoppes de commerce à  quat’sous ! Ainsi, de quartier en quartier, la Médina de Tunis, la plus belle en Méditerranée, serait devenue un élément déterminant pour amener les touristes.

J’AI REVE de circuits touristiques étudiés pourvus de signaux et d’informations suffisantes pour que le visiteur puisse y accéder librement et en toute sécurité.

J’AI REVE de la Goulette retrouvant son éclat d’antan et retrouvant sa renommée de cité où cohabitent des gens de plusieurs religions monothéistes, où des restaurants populaires servent du poisson frais.

J’AI REVE que la Karraka de la Goulette était devenue un centre d’animation proposant des spectacles sur l’histoire des corsaires et des manifestations destinées aux touristes croisiéristes.

J’AI REVE d’une salle de spectacles à  Tunis destinée aux touristes avec un spectacle multimédia qui leur fournit dès leur arrivée une image complète et une introduction claire sur l’histoire de la capitale avant sa découverte de visu.

J’AI REVE de la Place du Musée de Carthage aménagée à  la mesure du lieu sans les paillottes actuelles qui déforment la valeur historique du site.

J’AI REVE d’un monument dédié à  Hannibal, le plus célèbre Tunisien à  travers le monde, et à  la hauteur de son génie, édifié suite à  un concours international auquel auraient participé les plus grands sculpteurs et artistes plasticiens du monde. Ce monument deviendrait une icône du tourisme culturel dans la région.

J’AI REVE de Sidi Bou Saïd, sans ses baraques de produits-souvenirs de pacotille et sans ses « beznessa » qu’on retrouve à  chaque coin de rue.

J’AI REVE de la région de Borj Cédria, réaménagée, avec des plages animées, comme ses semblables des autres banlieues de la région.

J’AI REVE d’un parc environnemental à  Boukornine, aménagé et encore plus écologique jusqu’à  devenir un vrai produit touristique.

J’AI REVE de Labib, héros des boulevards de l’Environnement, en agent municipal, poussant une brouette et y jetant les bouteilles en plastique et les canettes de bière vides trouvées sur son chemin, au lieu de rester debout et immobile, tel un demeuré, en compagnie de ses enfants à  chaque carrefour, comptant les voitures et respirant leurs gaz à  pleins poumons.

J’AI REVE d’agences de voyages organisant, pour les touristes, des programmes de voyages quotidiens dans la capitale, par bus à  toit découvert, sorte de « Tunis-visions » très sympathique.

J’AI REVE de sorties en mer, dans le golfe de Tunis, pour aller vers Korbous, Ghar El Melh, Zembra, Bizerte…afin d’animer le golfe et pour que les touristes vivent autrement leur séjour.

J’AI REVE de restaurants propres et ouverts, même à  des heures tardives de la nuit, faisant honneur à  la cuisine tunisienne authentique et donnant d’elle une belle image.

J’AI REVE de taxis propres avec des chauffeurs habillés en blanc, sentant bon, n’allumant pas leur cigarette à  tout bout de champ, sans le vacarme d’une radio où le son est poussé au maximum et n’affirmant pas au client-touriste que le compteur marque en euros et non en dinars !

J’AI REVE de parkings aménagés pour les bus touristiques et pour accueillir les touristes dans une sorte de « Club-House » disposant d’équipements adéquats, à  Carthage, Sidi Bou Saïd et au Bardo.

J’AI REVE d’un mobilier urbain élégant et étudié : art moderne et art-déco pour la ville moderne, arabo-islamique pour la Médina, high-tech pour les nouveaux quartiers, arabo-andalou pour Sidi Bou Saïd, italien colonial pour la Goulette, le Kram et la Marsa, romano-carthaginois pour Carthage.

J’AI REVE d’une Cité de la Culture affichant ses événements un an à  l’avance.

J’AI REVE d’un Festival de Carthage annonçant son programme avec une année d’avance afin de le commercialiser touristiquement.

J’AI REVE d’une administration plus souple, facilitant les formalités d’ouverture de pensions, de restaurants, de cafés, de bars et de centres d’animation aux jeunes promoteurs.

J’AI REVE de la facilitation par les banques des crédits pour les jeunes promoteurs ; en ne leur demandant pas l’impossible, considérant leur aptitude, comme meilleure garantie.

J’AI REVE d’un cahier de charges permettant à  chaque famille à  Tunis ayant une chambre vide de l’aménager et de l’exploiter en « logement chez l’habitant ».

J’AI REVE d’une vision claire des produits que pourrait exploiter la région de Tunis et sa banlieue :
– Des produits balnéaires situés à  Gammarth, Raoued, la Marsa et Borj Cédria ;
– Des produits de santé et de soins à  l’eau thermale et de thalassothérapie à  Korbous ;
– Des produits sportifs : du golf, au tennis, au marathon ;
– Des produits culturels : à  Carthage, Oudhna, les musées, la Médina ;
– Des produits d’animation : festivals, soirées, concerts, shopping ;
– Des produits en relation avec le tourisme de congrès et des affaires.

J’AI REVE d’un portail Web pour Tunis et sa région, avec des touristes qui viendraient de loin, ayant obtenu des informations, réservé, acheté et payé en ligne leur séjour au préalable grâce à  ce service.

Par Wahid IBRAHIM

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