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Pourquoi le touriste italien boude-t-il toujours la Tunisie ?

Pourquoi le touriste italien boude-t-il toujours la Tunisie ?

Bien que l’embellie du tourisme se soit poursuivie en 2017, particulièrement au niveau des marchés ayant levé les restrictions de voyage vers la Tunisie, le touriste italien continue de bouder la destination. L’ONTT estime les entrées des Italiens à 90.000, un nombre qui demeure bas par rapport aux réalisations de 2014 où les touristes italiens dépassaient 252.000.

Curieusement, la Tunisie n’arrive pas à regagner la confiance des touristes italiens, alors que les deux pays (la Tunisie et l’Italie) bénéficient d’un réseau de liaisons aériennes très dense et, sur le plan sécuritaire, la situation s’est nettement améliorée ces deux dernières années. La programmation aérienne de l’été 2017 a affiché 51 vols réguliers hebdomadaires opérés par les trois compagnies aériennes Tunisair (32 vols), Tunisair Express (5 vols) et Alitalia (14 vols) qui n’ont ramené que 11.000 Italiens durant tout l’été. L’ONTT justifie ce désistement des Italiens par des facteurs endogènes et autres exogènes. Pour ce qui est des facteurs endogènes, il s’agit essentiellement de la persistance de l’image dégradée depuis les attentats de 2015, d’autant plus que la Tunisie est vue par les Italiens comme étant une destination bas ou milieu de gamme.

En ce qui concerne les facteurs exogènes, l’office considère que l’image d’instabilité du monde arabo-musulman et la confusion qu’engendre cette situation laisse le touriste italien perplexe. Cependant, ces justifications paraissent peu convaincantes en prenant en considération la proximité géographique entre les deux pays. Ce qui aurait permis à l’Italien de mieux saisir la situation en Tunisie que le touriste anglais ou canadien.

Contentieux des TO italiens et leurs partenaires tunisiens

L’ONTT a évoqué un autre facteur qui aurait été véritablement derrière l’abandon de la destination par les Italiens. Il s’agit des contentieux entre les T.O italiens et leurs partenaires tunisiens. En effet, les T.O italiens ont tourné le dos à la Tunisie au profit d’autres destinations concurrentes de moyen et long-courrier à l’instar du Maroc qui a attiré plus de 400.000 Italiens en 2016 et souhaite réaliser une progression de 5% cette année.

La Croatie, le Mexique, les îles Canaries et les Baléares en ont profité également. Les T.O italiens auraient bénéficié aussi d’une couverture médiatique fortement préjudiciable à l’image de la destination. Et pour encore enfoncer le clou, les problèmes de l’immigration clandestine a dégradé davantage tableau.

K.C

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