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Réveillon du 31 décembre: les professionnels du tourisme la peur au ventre

Réveillon du 31 décembre: les professionnels du tourisme la peur au ventre

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En l’absence de toute communication officielle de la part des autorités sanitaires, les professionnels du tourisme attendent avec inquiétude la réunion de la fameuse Commission sanitaire de lutte contre le Covid prévue le 23 décembre.

 

Ça passe ou ça casse. Les opérateurs du tourisme n’ont pas attendu que le gouvernement se prononce sur les mesures sanitaires qui seront adoptées pour le 31 décembre. Les programmes sont déjà en place, les allottements hôteliers réservés, les artistes bookés et les campagnes publicitaires engagées.

Mais si la fameuse Commission sanitaire de lutte contre le Covid-19, qui siège au ministère de la Santé, décidait de verrouiller le pays et d’interdire le moindre événement pour le réveillon ?

C’est la grande inquiétude actuellement dans les milieux touristiques mais aussi artistiques puisque le scénario d’un confinement obligatoire le soir du réveillon aurait de graves répercussions économiques non seulement sur les hôtels, les agences de voyages, les maisons d’hôtes, les campements sahariens, les restaurants… mais aussi sur les artistes pour qui la soirée du Nouvel an est traditionnellement fondamentale pour leur chiffre d’affaires annuel. Et qui plus est, en cette année où ils n’ont pas travaillé pour cause de Covid-19.

Réunion déjà très tardive

Le 23 décembre prochain, la Commission sanitaire de lutte contre le Covid-19 se réunira en présence des représentants des différents ministères impliqués. Cette réunion interviendra déjà très tardivement puisque sa dernière communication remonte au 6 décembre dernier et le train de mesures annoncées portaient jusqu’au 30 décembre.

Les agences de voyages, encouragées par l’ONTT pour élaborer des packages à l’intention de la clientèle locale sont, elles aussi, sur des charbons ardents. « Nous avons versé des avances auprès des prestataires, mobilisé  des équipes et même déjà reçu des paiements de clients pour la soirée du réveillon  » nous explique un agent de voyages de Tunis. « L’absence de visibilité nous inquiète. Il n’est pas possible d’attendre le 30 décembre pour commencer à commercialiser nos offres », rappelant combien il était vital pour le secteur de pouvoir travailler durant la période actuelle.

Problème de confiance

Un autre de ses confrères, très actif sur la vente en ligne, considère « qu’il n’est plus possible de faire confiance au ministère de la Santé qui semble refuser de prendre en considération les spécificités de l’activité touristique  » déplore-t-il.

L’expérience des derniers mois a montré qu’en termes de gestion de la crise sanitaire, les décisions prises par les autorités étaient, à quelques détails près, identiques à celles décidées sous d’autres cieux. Et c’est justement ce qui inquiète le plus actuellement les branches touristiques et artistiques.

« Si la Commission sanitaire décidait ce mercredi d’interdire tout rassemblement et toute manifestation comme cela a été décrété en France ou en Italie, ce serait une pure catastrophe pour notre secteur » commente un responsable d’agence événementielle.

« Ailleurs, ils ont eu les moyens d’offrir des compensations aux secteurs sinistrés; chez nous, ils n’ont pas d’argent pour nous soutenir, qu’ils nous laissent donc travailler » s’insurge-t-il rien qu’à l’idée de devoir rester portes closes le soir du réveillon.

Hédi HAMDI

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