Humeurs

Le lièvre et le Sloughi

Le lièvre et le Sloughi

Le Festival international du Sahara de Douz, qui a lieu chaque fin du mois de décembre, était considéré parmi les meilleurs évènements touristico-culturels du pays. Il attirait des journalistes du monde entier qui y trouvaient authenticité et exotisme.

Grâce aux centaines de reportages et de documentaires ciné et TV, le Festival de Douz était devenu une véritable locomotive médiatique pour toute la destination et justifiait le fait que l’ONTT l’eusse porté à  bout de bras.

Pour des raisons inexplicables et inexpliquées, le Festival de Douz s’est enfoncé dans une routine sans fond. L’authenticité s’est muée en tableaux mornes et aseptisés et la magie du désert s’est envolée vers d’autres horizons.

Aujourd’hui, le Festival est en perte de vitesse. Les Sloughis aussi.

Avant, on lâchait les Sloughis pour courir derrière des lièvres qu’ils réussissaient toujours à  attraper.

Lors de l’une des dernières éditions, on a vu un lièvre plein de courage et d’audace courir derrière un Sloughi paniqué.

Une scène qui a provoqué l’hilarité générale des spectateurs de Douz et d’ailleurs.

Pauvre Sloughi ! Pauvre Festival !

 Wahid Ibrahim

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