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L’été tunisien d’Air France passe par Tunis, Monastir et Djerba

L’été tunisien d’Air France passe par Tunis, Monastir et Djerba

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Tandis qu’une reprise exponentielle des voyages vers la Tunisie se confirme pour cet été, la compagnie Air France s’est, de toute évidence, placée dans la dynamique pour répondre à la demande qui s’exprime sur la destination.

Depuis hier (29 mai), Air France a entamé l’exploitation d’un nouveau vol quotidien vers Tunis-Carthage au départ de Paris-Orly, deuxième aéroport de la capitale française. Ses vols à destination de la Tunisie étaient pourtant jusqu’à présent cantonnés à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, plus au nord.

Cette ouverture bouscule en quelques sortes certains usages qui s’étaient installés sur cette ligne hautement profitable pour les compagnies aériennes qui les exploitent. Depuis plusieurs années, le trafic Paris-Tunis était clairement réparti entre, d’une part Tunisair et Transavia sur Orly et, d’autre part, Air France et Nouvelair sur Charles de Gaulle (CDG).

Mais face à ce qui apparaît de plus en plus comme étant une saison été exceptionnelle qui se prépare, Air France ne s’est pas fait prier pour lancer un programme de vols pour le moins ambitieux au départ de plusieurs de ses aéroports. Mais d’autres facteurs expliquent cette approche stratégique.

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Rituel du « Water Salute » pour accueillir à Tunis-Carthage le premier vol d’Air France en provenance de Paris-Orly le 29 mai 2022.

CDG ou Orly, demande en plein boom

On savait que l’aéroport Paris-CDG était le cœur de business d’Air France grâce aux multiples possibilités de correspondances que son hub est capable de lui fournir. Le transporteur y maintient ses vols vers Tunis, au nombre de 3 par jour actuellement, mais qui passeront à 4 début juillet, voire à 5 si le marché l’exige. Et parmi ces vols, le fameux Red Eye, vol de nuit qui quitte Tunis à 2h00 du matin et qui permet d’arriver à CDG aux premières heures du jour pour «accrocher» un maximum de vols en continuation vers les 4 coins du monde.

Au départ de Paris-Orly, alors qu’on aurait pu penser qu’il ne s’agissait que d’un trafic de point à point, Jean-Marc Breton, directeur d’Air France Tunis, balaie d’une main cet a priori: « il y a effectivement un potentiel de point à point mais il y a également sur Orly un certain nombre de possibilités de correspondances qui ne sont pas du tout négligeables ». Et le responsable d’évoquer certaines villes européennes comme Munich ou Prague, mais aussi New York ou encore les DOM (Pointe-à-Pitre, Cayenne…). « Sur notre premier vol, nous avons eu deux passagers de nationalité libyenne en provenance de Tunis qui ont atterri à Orly pour ensuite repartir sur Malte » rapporte J.M Breton.

Pour l’heure, les vols se feront en A.319 ou A.320 explique le représentant d’Air France, qui indique qu’un A.321 peut par exemple être mobilisé si la demande l’exige. « Nous sommes très réactifs si nous sentons la pression » souligne-t-il encore. Ce nouveau vol sera opérationnel jusqu’à la fin du mois d’octobre et pourrait être prolongé sur la saison hiver.

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Les vols d’Air France au départ d’Orly vers Tunis sont opérés à partir du Terminal 3.

Clientèles, tarifs et stratégie

A bord des avions entre la France et la Tunisie, Jean-Marc Breton confirme, si besoin est encore, qu’il s’agit de tout type de clientèles, que ce soit les VFR (abréviation de visit family and relatives, ndlr), mais aussi les TRE (Tunisiens résidents à l’étranger) et les hommes d’affaires. Et quand on l’interpelle sur la cherté de certains tarifs constatés notamment durant les pics de haute saison, le représentant d’Air France ne se démonte pas : « nous avons une gamme de prix qui fluctue et le principe, c’est de réserver le plus longtemps à l’avance pour obtenir les meilleurs tarifs ».

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Le lounge du Terminal 3 de l’aéroport d’Orly destiné à la clientèle voyageant en Business. A bord des vols vers Tunis, elle bénéfice de plus d’espaces (avec le siège central condamné) et d’une prestation catering améliorée.

Mais derrière le lancement de vols sur Tunis au départ d’Orly se cachent aussi d’autres explications tout aussi stratégiques. Il faut savoir à ce propos que la compagnie a procédé exactement de la même manière sur Alger et Casablanca. « Air France a besoin de maintenir ses slots sur Orly » nous confie un observateur particulièrement au fait des rouages du transport aérien français. « Il ne s’agit pas de vouloir concurrencer Tunisair, Air Algérie ou la RAM mais de protéger ses créneaux aériens au risque de les voir cédés à d’autres transporteurs qui n’attendent que ça, notamment les espagnols de Vueling et Volotea ».

Ces créneaux dont dispose Air France au départ d’Orly sont en fait ceux de ses vols intérieurs exploités sous le nom La Navette et dont elle a dû se délester en grande partie dans le cadre d’un accord passé avec l’Etat français. Garder ses slots dans son escarcelle relève par conséquent moins d’une option commerciale que d’une priorité stratégique.

Djerba et Monastir, destinations d’été

Depuis le mois d’avril dernier et pour la deuxième année consécutive, Air France a mis en place des vols au départ de Paris-CDG vers l’aéroport Djerba-Zarzis. Le nombre de vols va aller crescendo avec l’avènement de l’été, pour atteindre jusqu’à 10 vols par semaine, confirme encore Jean-Marc Breton.

Plus encore, l’expérience des vols Paris-CDG/Monastir ayant été particulièrement concluante en 2021, le transporteur renouvelle le programme avec 4 vols par semaine qui débuteront en juillet.

Au départ de la province également, Air France a par ailleurs prévu deux vols par semaine Nice-Tunis et deux autres Marseille-Tunis qui seront opérationnels uniquement durant les mois de juillet et août.

Tozeur dans le collimateur

Et quand on demande au directeur d’Air France pourquoi l’absence de vols sur Tozeur qui pourrait constituer une destination touristique de premier ordre pour la compagnie, sa réponse n’est pas négative : « Tozeur pourrait être desservie par une compagnie filiale d’Air France, en l’occurrence Transavia, à compter du mois d’octobre » annonce-t-il.

S’il s’agit d’un projet encore au conditionnel, Jean-Marc Breton indique que des discussions avancées ont déjà eu lieu avec le gouverneur de la région et que les conditions pourraient être réunies pour entamer un programme futur.

Si aujourd’hui au départ de la Tunisie, 70% des billets d’Air France sont vendus en agences de voyages, le représentant de la compagnie explique «  attendre beaucoup du nouveau bureau de la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages) », soulignant au passage les excellentes relations entretenues jusqu’à présent avec son réseau de vente local.

Hédi HAMDI

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