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Coronavirus: la Tunisie pourrait perdre la moitié de ses recettes touristiques

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Toutes les prévisions relatives à l’impact de la crise sanitaire du COVID-19 sur le secteur du tourisme des institutions spécialisées mondiales et régionales prédisent une année 2020 catastrophique.

La région arabe en général et la Tunisie en particulier ne sont pas à l’abri d’une chute vertigineuse des recettes touristiques par rapport à l’année précédente. La Tunisie, dont le tourisme a connu une belle embellie en termes d’arrivées et de recettes touristiques, risque de payer cher les effets du coronavirus qui frappe de plein fouet le secteur touristique.

Selon les estimations de l’Arab Center For Tourist Media, la Tunisie va perdre la moitié de ses recettes touristes enregistrées l’année dernière, passant en effet de 2,4 milliards de dollars en 2019 à 1,2 milliard de dollars en 2020. Selon un récent communiqué du Centre, les arrivées de touristes chuteraient de 20 à 30% et même plus si la pandémie perdurait longtemps. Du coup, le pays perdrait tout ce qu’il a gagné en 2019 après avoir réalisé des améliorations importantes comme les 14,8% en termes des arrivées de touristes et plus de 25 millions de nuitées passées dans les hôtels tunisiens.

 

De même pour l’Egypte dont les recettes touristiques passeraient de 12,5 milliards de dollars en 2019 à 6,2 milliards de dollars en 2020, le Maroc de 8,4 milliards de dollars à 4,2 milliards de dollars et la Jordanie de 5,8 milliards de dollars à 2,9 milliards de dollars.

Le document prévient que cette crise ne touchera pas que la croissance des économies mais elle aura en outre une facture sociale et professionnelle à payer si les sociétés et établissements hôteliers fermaient leurs portes et perdaient leur main d’œuvre qualifiée.

Le centre a par ailleurs souligné que cette crise est parmi les plus néfastes sur l’industrie touristique mondiale depuis la deuxième guerre mondiale en argumentant qu’après les attentats du 11 septembre 2011 la croissance au niveau mondial perdait 3,1%, 4% suite à la crise financière et économique mondiale en 2009 et 0,4% à cause de l’épidémie de Sras en 2003 tandis que la crise actuelle risque de faire chuter la croissance mondiale de 5 à 7%.

K.C

 

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