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Communication de crise: quand le tourisme prend les devants

Communication de crise: quand le tourisme prend les devants

Tunis, frappée ce matin par un double attentat, ratés tous les deux et commis par des individus solitaires. Ils en avaient de toute évidence après les forces de l’ordre. L’un d’entre-eux, un policier municipal, y a laissé la vie. Paix à son âme.

Dans ce genre de situation, c’est le tourisme qui est en général le premier à en pâtir. Très frileux, les voyagistes ont tendance a réagir par des solutions toujours radicales, celles de stopper toute activité pour protéger leurs clients.

Si cette réaction est quelque part compréhensible, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, René Trabelsi, l’a quelque peu devancée aujourd’hui en se rendant sur l’avenue Habib Bourguiba et dans les souks de Tunis. A pied, il est allé à la rencontre des forces de l’ordre pour les saluer et leur faire part de son soutien.

Mais c’était aussi à l’endroit des commerçants des souks que le message était destiné, afin de montrer que les lieux sont sécurisés et qu’il n’y a pas lieu de prendre des mesures qui impacteraient les arrivées de visiteurs dans ce haut lieu du tourisme de la capitale.

Aucune annulation, aucune restriction n’a été décrétée, tandis que les touristes pourront revenir dès demain.

Le geste du ministre du Tourisme est un message fort en ces temps de crise où l’on a besoin de communiquer positivement,  pas seulement pas des mots mais aussi par des gestes.

Car ce qui s’est passé à Tunis aujourd’hui, c’est le tourisme, encore une fois, qui aurait pu en être la victime collatérale. Il n’en fut rien. A présent, il s’agit de maintenir la vigilance, sans pour autant basculer dans une hystérie collective inutile.

Donia Touihri

 

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