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Quelle image aux yeux de la communauté touristique internationale ?

Tout ce qu’elle a gagné en notoriété internationale et en capital sympathie suite à  la révolution, la Tunisie l’a sans aucun doute perdu ces derniers mois. Quel spectacle affligeant le pays est-il en train de montrer à  la communauté internationale en général et touristique en particulier ? Pour une nation qui se proclame libre et libérée, dont le chef du gouvernement annonce à  tour de bras que « la démocratie a été rétablie, que les libertés fondamentales sont garanties, que les libertés de culte, de pensée et de la presse sont acquises », la réalité ne semble malheureusement pas lui donner raison.

Les médias et les observateurs internationaux ne sont pas dupes. Ils ont sans aucun doute déjà  mesuré à  leur juste valeur les derniers événements qui se déroulent sous le ciel tunisien et leur portée sur l’avenir du pays tout entier : des Salafistes qui investissent le domaine public et qui dictent leur loi (comme à  Sejnane et à  l’université de la Manouba), un réseau terroriste démantelé (Bir Ali Ben Khlifa) qui voulait imposer le kalifat, un illuminé égyptien (Wajdi Ghenim) qui vient promouvoir l’excision des filles et qui réussit une tournée triomphale à  Tunis et en province, un ministre de la Culture (Mehdi Mabrouk) qui ose porter un jugement sur le physique des chanteuses libanaises en vogue (Elyssa et Nancy Ajram) et qui s’octroie le droit de les bannir des festivals, des grèves qui dérapent dans des multinationales qui emploient des milliers de salariés (Yazaki, Leoni, Teleperformance…) et qui font peser sur eux la menace de l’abandon du pays et, finalement, un patron de presse jeté en prison pour avoir publié une photo jugée osée à  la Une du quotidien en langue arabe qu’il dirige – du jamais vu depuis l’Indépendance en 1956 ! Voilà  la nouvelle image affligeante que la Tunisie en version 2012 offre à  ses touristes. Mais la société civile, heureusement, n’entend pas en rester là . A la filière touristique aujourd’hui de se joindre à  elle et la soutenir pour l’aider à  défendre les valeurs du pays et de son tourisme. En attendant peut-être une deuxième révolution pour une nouvelle redistribution des cartes.

Hédi HAMDI

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