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Mobilisation sans précédent des agences de voyages en faveur du tourisme alternatif

Mobilisation sans précédent des agences de voyages en faveur du tourisme alternatif

La FTAV a mobilisé près d’une centaine d’agents de voyages à participer au salon du tourisme alternatif qui s’est déroulé du 14 au 16 octobre au Kef.

C’est sous le thème «Le tourisme alternatif, pilier du développement régional», que la première édition du salon dédié au tourisme alternatif et écologique s’est tenue au Kef à l’initiative de la société privée « NordInvest ». Consciente de l’enjeu et de la valeur du tourisme alternatif dans l’amélioration de l’offre touristique nationale et l’image du pays, la FTAV (Fédération tunisienne des agences de voyages) s’est mobilisée en vue de contribuer à faire réussir l’événement. En effet, environ 100 agents de voyages venant de différentes régions du pays se sont déplacés au salon pour débattre de l’avenir du tourisme alternatif, ses tenants et ses aboutissants mais aussi pour s’enquérir des nouveaux produits pouvant être commercialisés.

Sur place, produits du terroir, produits cosmétiques bio à base de plantes, tapis, moquettes, huile d’olive, miel, circuits touristiques, randonnées, clubs équestres, circuits de chasse, camping, escalades, spéléologie, etc., figuraient au menu des exposants. Un potentiel énorme qui est encore peu exploité.

État du tourisme alternatif

Jabeur Ben Attouche, trésorier général de la FTAV, a parlé lors d’un point de presse tenu le 14 octobre sur le salon, de la saisonnalité de l’activité touristique. Un problème qui pourra être résolu en misant sur le tourisme alternatif. « L’avenir du tourisme est dans sa diversité. Le tourisme alternatif est capable également de développer les régions et de résoudre le problème de la saisonnalité », a-t-il indiqué. « Pour le faire, il sera nécessaire d’intégrer toutes les régions du pays dans une dynamique touristique. La région nord-ouest et le Kef sont capables de  véhiculer une nouvelle image du tourisme grâce un potentiel naturel, culturel et agricole énorme et diversifié », a-t-il enchaîné.

Le représentant de la FTAV a souhaité également que le salon connaisse un grand succès et que d’autres éditions se tiennent dans les prochaines années. « Nous allons apporter tout notre soutien afin d’encourager cette initiative. La région peut compter également sur la FTAV pour promouvoir tous les circuits touristiques et organiser régulièrement des visites », a affirmé Jabeur Ben Attouche.

Améliorer le cadre juridique

De son côté, le commissaire régional au Tourisme de Tabarka-Aïn Drahem, Hichem Mahouachi, a souligné que l’appui de l’ONTT, de la FTAV et de la FTH dont jouit cette première édition du salon du tourisme alternatif prouve que tous ces acteurs sont conscients de l’importance de l’éco-tourisme et que le tourisme alternatif devra être complémentaire au tourisme classique et balnéaire.

« Les salons, les foires et la promotion de l’éco-tourisme constituent ensemble un maillon parmi toute une chaîne. Outre donc cet aspect, il faudra revoir le cadre législatif pour l’améliorer et le développer en vue d’encourager les entrepreneurs à investir dans ce secteur », a-t-il rappelé. Il est à noter dans ce sens que le ministère du Tourisme a mis en place un cadre juridique relatif aux gîtes ruraux et aux maisons d’hôtes depuis 2007. Cependant, le cadre juridique concernant les circuits touristiques manque encore. « Les contraintes juridiques au niveau des autres ministères qui interviennent dans le tourisme alternatif comme celui de l’Agriculture bloquent également le travail des investisseurs », a-t-il encore souligné.

Le responsable a mis en exergue, par ailleurs, le financement qui joue un rôle crucial pour que l’éco-tourisme réussisse. « Il faudra que les bailleurs de fonds aient confiance en l’éco-tourisme », a-t-il souhaité. « Les autres acteurs devront comprendre que l’éco-tourisme offre une rentabilité certaine car il attire une clientèle avertie avec un pouvoir d’achat élevé », a conclu le commissaire régional.

Projet Magon

Boutheina Gharbi, architecte, est également intervenue lors du salon pour parler du projet Magon qui vise à mettre en valeur le patrimoine national à travers des circuits touristiques culturels et avec des dégustations de vin. « La FTAV joue un rôle pionnier dans la réussite de ce projet », a-t-elle indiqué. « Le Kef était à une certaine époque une capitale, il est temps que la région regagne sa place en devenant une capitale culturelle », a-t-elle ajouté.

L’architecte du projet Magon a déclaré, en outre, que le tourisme classique a montré ses limites et sa fragilité. Il n’a pas su s’adapter aux spécificités de chaque région en créant un dynamisme régional. « Nous avons environ 7000 sites archéologiques dont 0,2% seulement sont exploités aujourd’hui », a-t-elle regretté.

Initiatives éparpillées

Boutheina Gharbi a fait remarquer que de nombreuses initiatives sont en train d’être lancées dans le domaine du tourisme alternatif. « Ce qui manque maintenant, c’est le travail de réseautage afin de fédérer et de mettre en lumière et en valeur toutes ces initiatives », a-t-elle souligné. Ce constat a été confirmé par les intervenants de la FTAV qui ont appelé à concevoir des circuits touristiques de 4 jours à une semaine afin d’attirer les touristes à visiter la région. « Le touriste ne peut pas parcourir de longs trajets pour y passer seulement quelques heures », ont-ils affirmé.

Valorisation de l’héritage culturel

Invité au salon, Luciano Borin, président de l’Association pour la valorisation de l’héritage culturel, a indiqué de son côté que son association est en train d’entreprendre de nombreux projets dans la région. « Nous sommes sur le point d’entreprendre certains projets dans la région du Kef, Siliana et Kasserine dans le but d’élargir sa base économique », a-t-il expliqué.

Il s’agit d’un projet de photovoltaïque au profit des fermes qui n’ont pas connexion à la STEG. « Pour les femmes artisanes, nous avons préparé un grand programme afin de les aider à produire dans des conditions meilleures», a-t-il ajouté. L’association a, par ailleurs, créé une start-up dans l’e-commerce afin de pouvoir vendre de façon télématique et a soutenu des jeunes afin de créer des sociétés de services.

K.C

 

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