Humeurs

Ken ya ma Ken

Ken ya ma Ken

Certains promoteurs sont en avance par rapport à  l’environnement administratif qui les entoure et qui les étouffe. Slah Smaoui, concepteur du Centre Ken de Bouficha en est le parfait exemple.

Artiste jusqu’au bout des ongles et jusqu’au dernier poil d’une barbe qui lui dévore le visage, il a engagé toute sa famille et tous ses moyens dans une réalisation futuriste en terme de construction durable, de production artisanale de haut de gamme, d’accueil personnalisé, de créativité artistique et de promotion de tourisme écologique et culturel. Malheureusement, toutes les autorités, y compris touristiques, l’ont pris pour un OVNI débarquant d’une autre planète et ne lui ont prêté aucune attention. Pourtant, avec les régions de Tunis, d’Hammamet, de Yasmine Hammamet, de Sousse-Port el Kantaoui et de Monastir-Mahdia, le centre Ken se trouve au cœur d’un bassin touristique qui englobe plus des trois quarts de l’offre hôtelière tunisienne.

Aujourd’hui, le Centre Ken connaît une situation financière difficile qui risque d’éteindre à  jamais la flamme créatrice de son promoteur Slah Smaoui qui lui a voué toute sa vie et de priver le tourisme tunisien d’une des réalisations les plus intelligentes et les plus innovantes de son histoire.

Un sauvetage urgent s’impose sinon tout risque d’entrer « fi khabari ken ».

Wahid Ibrahim

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