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L’IATA prédit 297 millions de pertes pour les compagnies aériennes tunisiennes

L’IATA prédit 297 millions de pertes pour les compagnies aériennes tunisiennes

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L’Association du transport aérien international (IATA) prévoit des répercussions financières catastrophiques sur les compagnies aériennes nationales suite à la fermeture des frontières aériennes occasionnée par la pandémie du COVID-19.

Triste présage de l’IATA à l’endroit des compagnies aériennes. Leurs pertes financières s’annoncent colossales et elles ne seront plus en mesure de les supporter toutes seules prévient-elle.

Les interdictions de vol et les restrictions de voyage internationales et régionales à cause de la pandémie du COVID-19 risquent de coûter très cher à l’industrie aérienne et particulièrement aux compagnies déjà financièrement fragiles qui n’ont pas d’assise financière solide.

Les compagnies nationales ne sont donc pas à l’abri d’un scénario catastrophique. Selon les estimations publiées récemment par l’IATA, et dans le cas d’une propagation étendue dans l’espace et dans le temps, les perturbations attribuables à la pandémie du COVID-19 pourraient entraîner des pertes de 2,2 millions de passagers et un manque à gagner de 297 millions de dollars (près de 900 MD) pour le secteur aérien en Tunisie. Afin d’atténuer les conséquences sur les compagnies aériennes et préserver les emplois, l’association internationale appelle les gouvernements des pays d’intervenir et propose trois options.

Différents scénarios de survie

La première option consiste à apporter un soutien financier direct aux transporteurs de passagers et de fret pour compenser la réduction des recettes et des liquidités résultant des restrictions de voyage.

La deuxième solution est de permettre des prêts, garanties de prêts et soutien au marché obligataire privé fournis par les gouvernements ou les banques centrales. L’IATA explique à ce propos que le marché obligataire privé est une source essentielle de financement, mais l’admissibilité des obligations des sociétés au soutien des banques centrales doit être étendue et garantie par les gouvernements pour permettre l’accès à une plus large gamme de compagnies.

La troisième alternative porte sur des allègements fiscaux, c’est-à-dire, des réductions de taxes sur la masse salariale payée jusqu’à ce jour en 2020 et prolongation des délais de paiement pour ce qui reste de l’année, et congé temporaire de versement des taxes sur les billets et autres prélèvements gouvernementaux.

L’IATA a par ailleurs qualifié cette crise liée à la pandémie du COVID-19 de catastrophe pour les économies et pour l’aviation. Elle estime que l’ampleur de la crise dépasse en gravité et en taille les autres crises que furent les attentats du 11 Septembre, l’épidémie de SARS et la crise financière mondiale de 2008.

K.C

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