Fil info

Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie: passage de témoin générationnel

Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie: passage de témoin générationnel

C’est une page qui se tourne au sein de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH). Son président, Radhouane Ben Salah, ne va pas rempiler pour un nouveau mandat. Après quatre années (dont 9 mois au-delà de son mandat initial), il cède la place à un nouveau conseil national marqué par l’entrée en force d’une nouvelle génération d’hôteliers qui entendent bien « secouer le cocotier » de leur syndicat patronal qu’ils jugent inadapté à la réalité et à la conjoncture qui prévaut dans le tourisme.

Mais avant de tourner cette page, il fallait que se tienne une assemblée générale ordinaire élective appelée à approuver les rapports moral et financier de la FTH entre 2013 et 2016. Une simple formalité dont s’est acquitté le bureau sortant quasiment sans contestations. Il faut dire aussi que les comptes de la Fédération ne sont pas dans le rouge, bien au contraire. A la date du 31 décembre 2016, elle disposait dans ses caisses de 702.000 dinars! Wajdi Skhiri, secrétaire général sortant de la FTH, n’a pas manqué à ce sujet de saluer la rigueur de son président dans la gestion des deniers de l’organisation, soulignant que celui-ci avait même pris à sa charge ses différents frais de déplacements à l’étranger.

Mais ce montant est aussi la résultante d’une augmentation substantielle des cotisations des professionnels du secteur. Désormais, la FTH compte 280 hôteliers actifs, dont un grand nombre de la « nouvelle génération » qui, depuis octobre 2015, a décidé de faire bouger les choses. Et c’est dans les régions que la vague a entamé sa déferlante lors des élections dans les fédérations régionales qui ont été marquées par un rajeunissement notable de leurs structures dirigeantes.

Cependant, si l’entrée en force des hôteliers de nouvelle génération est perçue comme une reprise en main de la destinée de leur syndicat professionnel, la stratégie engagée n’est pas vue d’un bon œil par tout le monde, et notamment par ceux qui ont été désavoués par la voie des urnes et qui n’hésitent pas à qualifier l’approche des jeunes de « coup d’Etat inter-générationnel ».

Et dans ce nouveau groupe composé d’une soixante d’hôteliers, le nom de Khaled Fakhfakh a émergé et s’est présenté presque de manière naturelle comme étant le candidat consensuel à la succession de Radhouane Ben Salah. Agé de 54 ans , Fakhfakh n’est autre que le fils de feu Mokhtar Fakhfakh, figure de proue de l’économie tunisienne post-indépendance et l’un des fondateurs de la BIAT notamment. Khaled Fakhfakh, qui a hérité de l’hôtel El Manar à Hammamet-Nord, et après une carrière notamment dans le secteur bancaire, est aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement.

Dans la liste des 40 membres  élus le 6 janvier 2016 et qui composent le nouveau conseil national de la FTH, Khaled Fakhfakh va selon toute vraisemblance prendre le relais sur Radhouane Ben Salah (photo ci-dessus du sortant et du nouvel entrant). La FTH nouvelle génération n’arrive pas les mains vides et a déjà clairement élaboré son programme de travail. Sur le plan des statuts tout d’abord, un grand chantier a été échaudé pour procéder à leur refonte. Grosso-modo, il s’agira tout d’abord d’élargir les adhésions à la FTH à toutes les autres formes d’hébergement et non plus uniquement aux hôtels. Ensuite, plus d’autonomie sera accordée aux 9 bureaux régionaux. Enfin et sur le plan électoral, un nouveau mode de scrutin de liste sera soumis aux prochaines assemblées générales pour approbation.

Sur le plan professionnel, un programme de travail détaillé dénommé « FTH 2020 » a déjà été élaboré et recense les différents sujets touristiques (et non pas uniquement hôteliers) sur lesquels le syndicat patronal a l’intention de se pencher et qui laisse supposer que les choses vont sans aucun doute bouger très vite.

H.H

 

  •   
  •   
  •   
  •   
  •   
  •  

About the author

Relative Posts

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.