Humeurs

Voyages, voyages…

Voyages, voyages…

Le secteur hôtelier bénéficie depuis quelques années d’un programme de mise à  niveau destiné à  redonner du tonus aux unités vieillissantes. Il a été décidé, notamment, que toute action de mise à  niveau hôtelière ne serait viable que si elle est précédée par l’assainissement financier des candidats. Le Premier ministre, lui-même, l’a confirmé lors de l’ouverture de dernière Consultation nationale sur le Tourisme.

Parallèlement, il est curieux de noter que le secteur des agences de voyages n’ait pas encore fait d’une démarche similaire visant à  redéfinir le rôle de l’agent de voyages et à  assainir la corporation de tous les amateurs (pour ne pas dire autre chose) qui y sévissent.

La FTAV ne semble pas être pressée d’engager un tel processus puisqu’elle continue de croire que les agences insolvables ont un certain avenir et qu’elles méritent encore d’être défendues.

Jusqu’à  quand, continuera-t-elle à  défendre les circuits fast-food, à  négliger la programmation de visite et de circuits culturels, à  être aussi peu efficace dans le développement du marché intérieur, à  être aussi peu imaginative en matière de commercialisation et à  se comporter comme une succursale de la FTH ?

Quelques rares exceptions existent, certes, mais comme les rares hirondelles, elles ne font pas le printemps.

A mon sens, le rôle de l’agent de voyages doit être défini dans sa composante la plus noble : il est le principal mobilisateur des ressources touristiques de la destination. Il est celui qui rend les lits intelligents en les habillant des couleurs de tous les produits existant en dehors de l’hôtel.

Quant à  l’activité billetterie, elle est condamnée à  subir les assauts implacables des nouvelles technologies.

Alors, de grâce, pas d’acharnement thérapeutique pour les agences agonisantes.

Wahid Ibrahim

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