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VOYAGER PROPRE EN AVION ? C’EST POSSIBLE

Internet a joué un rôle fondamental dans le processus de globalisation que nous vivons actuellement. Mais ce concept n’existerait même pas sans l’industrie aérienne et plus particulièrement les voyages long-courriers.

Durant les cinquante dernières années, l’industrie aérienne a été un contributeur essentiel dans la croissance de l’économie mondiale. Elle a permis à  des hommes d’affaires de traiter avec des partenaires dans le monde entier et à  des touristes fortunés d’aller à  la découverte de destinations qu’ils n’avaient jamais envisagé de visiter auparavant.

Mais récemment, nous prenons de plus en plus conscience que l’émerveillement et la commodité de parcourir la moitié de la planète pour une réunion ou des vacances a un prix. En effet, les voyages long-courriers sont de plus en plus montrés du doigt comme étant l’une des causes du réchauffement climatique.

Le fait qu’ils y contribuent est certainement vrai. Mais il ne semble pas qu’il y ait dans un avenir proche d’alternatives concrètes au transport aérien. Par conséquent, pour le moment, l’industrie aérienne n’est pas prête de disparaître.

Que faut-il donc faire ?

Vraisemblablement beaucoup, mais avant de découvrir ce que l’industrie aérienne est en train de faire pour réduire son impact environnemental, il faudrait d’abord démystifier certaines idées préconçues.

L’une d’elles est que l’industrie aérienne est le premier contributeur du réchauffement climatique. Or, des études ont montré que le transport terrestre produit six fois plus d’émission de gaz à  effet de serre et seize fois plus d’énergie.

Selon le très autoritaire rapport Stern sur le changement climatique rédigé par le gouvernement britannique en 2006, la part de l’aviation dans les émissions de gaz à  effet de serre serait seulement de 1,6%. Elle pourrait augmenter à  5% d’ici 2050 si le secteur ne fait rien pour la réduire.

La contribution de l’industrie aérienne est donc réelle. Mais la bonne nouvelle, c’est que certaines compagnies sont en train de militer pour en limiter l’impact environnemental.

British Airways est l’un des exemples en la matière. Ses efforts ne sont pas le fruit de pressions de campagnes environnementales ou du public, mais font partie des affaires courantes, à  telle enseigne que la compagnie mesure chaque année les progrès réalisés dans un rapport environnemental annuel et ce depuis 1992.

Son objectif est de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 50% d’ici 2050, objectif soutenu par un plan concret incluant la mise en place de pratiques qui permettent des économies d’énergie, des investissements dans la technologie ainsi que la sélection de moyens pouvant permettre à  la compagnie de compenser son impact environnemental.

Ainsi, des changements opérationnels peuvent permettre des économies d’énergie. Par exemple, les pilotes de British Airways ont été les premiers à  modifier leur façon d’atterrir (l’approche se fait en un long arc fluide plutôt qu’une série de niveaux) de manière à  utiliser moins de kérosène, tout comme écourter les distances lorsque c’est possible ou des temps d’allumage des unités auxiliaires au sol plus courts.

Mais les économies les plus conséquentes viendront des investissements réalisés dans de nouveaux appareils qui émettront 30% de gaz à  effet de serre de moins que leurs prédécesseurs, comme par exemple le Boeing 787 qui a fait sa première apparition publique au Farnborough Air Show en Angleterre. De plus, les 787 émettent deux foins moins de dioxyde de nitrogène que les 767 qu’ils vont remplacer. Le transporteur a commandé 24 de ces avions qui viendront s’ajouter à  sa flotte de long-courriers en 2012.

Pour une meilleure performance environnementale, la compagnie britannique a également reçu son premier Boeing 777-300ER. Elle en attend deux autres d’ici la fin de cette année et trois, début 2012.

Mais British Airways n’attend pas que les designers aéronautiques trouvent les solutions ; la compagnie collabore avec le fabricant de moteurs Rolls-Royce pour établir des tests de biofuel.

Un autre partenariat avec l’entreprise américaine Solena permettra la création de la première usine de kérosène durable en Europe. Cette usine, qui sera probablement située à  l’Est de Londres, convertira 500 000 tonnes de déchets par an en 60 millions de litres de kérosène vert. Il est prévu d’alimenter une partie de la flotte de ce kérosène faible en dioxyde de carbone dès 2014. Mais il faudrait des efforts conjoints de tout le secteur pour réaliser des avancées.

B.A

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