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Un été dans le ciel tunisien

Tandis que sur terre, la crise a frappé de plein fouet les opérateurs touristiques tunisiens, le débat cet été semble s’être focalisé dans le ciel. Le report de l’Open Sky a fait bondir les hôteliers qui ne se remettent toujours pas de la déclaration du ministre du Transport de renvoyer aux calendes grecques l’ouverture du ciel à  toutes les compagnies étrangères désireuses de desservir la Tunisie.

L’annonce de la création d’une nouvelle compagnie aérienne, Syphax Airlines, a par ailleurs laissé la filière touristique incrédule, le modèle économique du transporteur ne semblant pas vouloir s’intéresser au trafic charter. « Tôt ou tard, la compagnie cèdera aux sirènes du transport touristique » estiment cependant certains analystes du secteur.

Le 7 septembre, les autorités aéronautiques tunisiennes devraient donner leur feu vert à  deux autres compagnies aériennes privées. On attend donc avec impatience de connaître la place qu’elles accorderont au trafic charter notamment.

En définitive, dans le ciel tunisien, le gouvernement cherche à  protéger Tunisair le plus longtemps possible de la concurrence étrangère, mais accorde des licences à  de nouvelles compagnies presque à  tour de bras. Etrange paradoxe qui nous laisse penser que le transporteur public craint moins ses compatriotes que ses concurrents étrangers.

Cet été a également été marqué par des grèves à  répétition dans les aéroports tunisiens, tantôt provoquées par les agents du handling, tantôt par ceux du technique. S’agissant de personnel opérant sous la bannière de Tunisair, la compagnie en a pris pour son grade et pour son image de marque. Le grand flux de retours des résidents à  l’étranger à  compter de ce week-end risque-t-il d’être entaché d’un nouveau mouvement social ? C’est la grande hantise des voyageurs.

Actuellement, sous d’autres cieux, les compagnies aériennes développent chaque jour de nouveaux concepts pour augmenter leurs coûts et leurs marges. Dernière trouvaille en date : chez American Airlines, les passagers payeront des frais annexes s’ils exigent un siège hublot ou un siège couloir. Chez Air France, depuis un certain temps, on fait déjà  payer un supplément aux passagers souhaitant un siège situé sur l’issue de secours. Depuis un moment déjà , le Peace Concept est entré en vigueur chez, quasiment, toutes les majors européennes. Ne parlons pas des low cost qui font payer le bagage en soute et qui réfléchissent à  faire payer les toilettes à  leurs passagers.

Tout ceci n’est certes pas pour plaire aux passagers, mais dans le business, il ne s’agit pas de plaire mais d’assurer la pérennité de l’entreprise qui a besoin pour cela de faire des bénéfices.

En attendant, dans le ciel tunisien, on continue de se chamailler sur le plan social et politique, avec quelques plumes volant ici et là . Sinon, rien à  signaler, demain, tout ira bien, on regardera juste les avions passer… vers d’autres cieux.

Hédi HAMDI

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