Slim Tlatli face à  la CTFCI : « oui, notre diversification n’a pas réussi » Reviewed by Momizat on . La stratégie touristique à  l'horizon 2016 continue de faire couler beaucoup de salive. Hier, c'était face à  la Chambre tuniso-française pour le commerce et l' La stratégie touristique à  l'horizon 2016 continue de faire couler beaucoup de salive. Hier, c'était face à  la Chambre tuniso-française pour le commerce et l' Rating:
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Slim Tlatli face à  la CTFCI : « oui, notre diversification n’a pas réussi »

La stratégie touristique à  l’horizon 2016 continue de faire couler beaucoup de salive. Hier, c’était face à  la Chambre tuniso-française pour le commerce et l’industrie (CFTCI) que Slim Tlatli, ministre du Tourisme, a une nouvelle fois exposé la vision future élaborée pour le secteur. Face à  un parterre d’hommes d’affaires de tous bords et de différents horizons et en présence de l’ambassadeur de France en Tunisie, M. Tlatli a exposé les enjeux de la stratégie ainsi que ses 5 axes majeurs. « C’est une étude novatrice pour faire face aux évolutions, aux mutations du secteur touristique dans le monde » a-t-il déclaré.

Pour étayer sa rhétorique, le ministre n’a pas lésiné sur les comparaisons et les chiffres du tourisme tunisien par rapport à  d’autres pays, quant bien même certaines données étaient peu reluisantes. Sans ambages ni détour, il a rappelé que la Tunisie, en 1982, recevait 1,2 million de touristes tandis que l’Egypte et la Turquie en recevaient 1 million chacune. Près de trois décennies plus tard, la Tunisie totalise encore 7 millions de visiteurs tandis que l’Egypte en a reçu 12 millions en 2009 et la Turquie 27 millions ! Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes quant aux capacités attractives de chacun et qui témoignent de la forte concurrence qui règne dans le secteur notamment sur les rives de la Méditerranée. « Le Liban reçoit 2 millions de touristes et génère 7 milliards de dollars en recettes grâce à  sa clientèle provenant du Golfe et qui est totalement différente de la nôtre » a-t-il également rapporté.

S’il est un thème qui est revenu à  maintes reprises lors de l’intervention du ministre où lors des débats, c’est bien celui de l’Internet. Un sujet qui semble lui tenir particulièrement à  cœur. C’est ainsi que M. Tlatli a évoqué la nouvelle approche dans la stratégie qui sera mise en place pour faire de la Tunisie une destination « Web compatible » comme il se plaît à  le dire. De nouvelles normes seront également imposées pour les hôtels 4 et 5 étoiles, lesquels devront bientôt avoir obligatoirement un site Internet transactionnel et offrir le Wi-Fi. En espérant que les dernières difficultés techniques dans les transactions par cartes bancaires internationales soient rapidement résolues par Tunisie Monétique, l’opérateur concerné.

Dans le même contexte, le ministre a rappelé que 80% des touristes aujourd’hui décident du choix de leur destination de vacances à  partir d’Internet quitte à  passer ensuite par une agence de voyages.

La prédominance du balnéaire

Pour beaucoup de présents à  la rencontre organisée par la CFTCI, le speech de Slim Tlatli était pour eux une première. Et ils en ont eu pour leur argent. Car le ministre est loin d’avoir manié la langue de bois comme le craignaient certains. C’était d’ailleurs mal connaître le personnage ni sa détermination affichée à  faire, pour une fois, avancer les choses et aller au-delà  des beaux discours de ses prédécesseurs. C’est ainsi que le ministre a reconnu en toute spontanéité que la diversification du produit touristique tunisien n’avait pas réussi malgré l’existence de produits qui le permettent. « Le tourisme saharien est encore un sous-produit du balnéaire et sa haute saison correspond avec la saison été ; c’est une des bizarreries du tourisme tunisien » s’est exclamé M. Tlatli.

Cependant et avec beaucoup de lucidité, il a reconnu que certains produits étaient surtout importants pour l’image de la destination. « Je ne suis pas rêveur, le tourisme culturel et écologique ne vont pas nous ramener des millions de touristes ».
Ceci étant, avec le ministère de la Culture, des sites particuliers ont été définis pour servir d’événements et de manifestations à  caractère internationaux.

 « Tout ceci ne sera pas facile, a-t-il conclu, mais le statu quo n’est pas permis pour l’avenir ».

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