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Rebah Jerad face au volcan Tunisair

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Il fut un temps où occuper le poste de PDG de Tunisair était d’un prestige sans pareil. Aujourd’hui, cela pourrait être assimilé à  un cadeau empoisonné.

Ce qui semble toutefois ne pas avoir rebuté Rebah Jerad, qui a accepté le poste, à une période où le transporteur public tunisien traverse certainement l’une des plus grandes turbulences de son histoire. Son prédécesseur, Hamadi Thamri, supposé connaître tous les rouages de la maison -puisqu’il y a effectué toute sa carrière, n’a pas réussi à  redresser la compagnie, ni même à  la stabiliser, économiquement et encore moins socialement.

Le gouvernement a donc de toute évidence mesuré la nécessité –urgente- de changer le premier responsable de Tunisair et le remplacer par un ingénieur de 64 ans, issu de l’Enit (promotion 1975) qui a fait ses preuves, non pas dans le transport aérien, mais ailleurs, des fois que les recettes des autres appliquées à  Tunisair donneraient des résultats probants, et notamment en matière de privatisation.

Car Rebah Jerad a déjà  été confronté aux entreprises en difficultés, et notamment la fameuse Socomena de Menzel Bourguiba qu’il a dirigée d’août 1997 à  juillet 2002 avec pour mission de la remettre à  flot afin de pouvoir la privatiser plus facilement.

Il a fallu à  l’époque passer par l’étape de « l’assainissement social » en veillant au maintien de la paix sociale. Mais c’était une autre époque, avec d’autres mœurs. Toujours est-il qu’après avoir réhabilité la société et instauré un système d’assurance qualité, la Socomena a trouvé preneur.

Mais c’est surtout dans le domaine de l’électricité et du gaz que Rebah Jerad est connu. C’est d’ailleurs à  la STEG qu’il a débuté sa carrière et où il a dirigé d’importants projets de construction de centrales électriques. Il y gravira tous les échelons jusqu’à  y occuper de 2002 à  2009 le poste de DGA puis celui de directeur général de SIS (STEG International Services) jusqu’à  sa nomination à  Tunisair.

Dans l’intervalle, entre 1993 et 1997, il a également occupé les fonctions de président-directeur général de la Société Industrielle d’Appareillage et de Matériel Electrique (SIAME). Dans son CV, il est indiqué qu’«il y a procédé au renouvellement de la licence de fabrication de compteurs électriques avec ISKRA (Slovénie), et de la licence de fabrication des disjoncteurs électriques avec Schneider Electric (France), au renouvellement des équipements de production et de contrôle des compteurs et des disjoncteurs, et à  l’instauration d’un système d’assurance qualité avec la certification ISO 9002 et la certification des produits dans des laboratoires européens conformément aux normes internationales. Il a pu ainsi développer l’exportation des compteurs électriques en Afrique et particulièrement au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal et préparer par la suite l’entreprise à  la privatisation».

Dans la vie associative, le nouveau PDG de Tunisair a semble-t-il été très actif. C’est ainsi qu’il est le fondateur de l’ADENIT (l’Association des diplômés de l’ENIT) dont il a été deux fois le président (en 1976 et 1983). Il a également été élu deux fois membre du Conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (mai 1988 à  mai 1998) en assurant successivement les responsabilités de président de la Commission Formation, de Secrétaire général-adjoint et de vice-président. Il a également été président de la Section du Grand-Tunis de l’Association de Développement des Iles Kerkennah (Kyranis) dont il est originaire.

D.T
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