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Les deux compagnies aériennes qui disparaissent du ciel… en attendant la suite

L’hécatombe reprend de plus belle dans le ciel européen. En l’espace d’une semaine, deux compagnies aériennes ont été déclarées en faillite, l’une publique et l’autre privée. La première était membre de l’alliance OneWorld et la seconde de Star Alliance. Ces deux compagnies sont la hongroise Malev et l’espagnole Spanair.

Malev a donc cessé tous ses vols le 3 février 2012 après avoir restitué ses appareils en leasing et immobilisé le reste de sa flotte sur les tarmacs du pays. Elle disposait de 21 appareils.
L’arrêt de ses opérations, après 66 ans d’activité, est la conséquence immédiate d’une décision de la Commission européenne qui a exigé qu’elle rembourse au gouvernement hongrois des aides jugées illégales. Ses actifs pourraient être repris par d’autres opérateurs comme la compagnie low-cost Wizz Air ou ses rivaux Ryanair et EasyJet.

Spanair, 2e compagnie espagnole derrière Iberia, a stoppé ses activités le 28 janvier 2012 à  cause de sa dette de 300 millions d’euros et du manque de visibilité pour le futur. En 2009, avec ses 32 avions, elle avait transporté 11,5 millions de passagers avec une part de marché de 22%. Au plus fort de sa crise, Spanair avait pensé pouvoir être sauvée par… Qatar Airways qui avait, un temps, manifesté un intérêt pour le transporteur (sauf que la réglementation européenne interdit aux actionnaires non-européens de prendre plus de 50% du capital d’une compagnie européenne).

Sur un marché de plus en plus concurrentiel, les prix élevés du carburant (+15% en un an) sont en train de plomber les compagnies aériennes de petite et moyenne tailles. Dans le cas hongrois, le gouvernement n’était plus disposé à  maintenir Malev en vie artificiellement. « Si on n’a pas une détente très forte du prix des carburants, on va continuer à  voir ce genre de mouvements: des arrêts, des faillites », a commenté Yann Derocles, analyste chez Oddo Securities à  l’AFP.

Dans un communiqué publié cette semaine, l’Association internationale du transport aérien (Iata) a prévu que l’aviation commerciale supporte 32 milliards de dollars de coûts supplémentaires en 2012. Autant donc dire que les opérateurs européens ne sont pas encore sortis de l’auberge et que la consolidation du secteur aggrave la situation des petites compagnies qui doivent se partager 15% des capacités sur les liaisons intra-européennes, le reste étant accaparé par les compagnies à  bas coût comme Ryanair et EasyJet, et les trois grandes alliances One World (autour de British Airways), SkyTeam (Air France-KLM) et Star Alliance (Lufthansa). Selon l’assureur-crédit Euler Hermes, cité par l’AFP, les compagnies LOT (Pologne), CSA (République tchèque) ou encore TAP (Portugal) seraient actuellement les plus menacées, l’Europe étant l’épicentre du ralentissement économique mondial. Idem pour la compagnie serbe JAT à  la recherche d’un repreneur.

La compagnie polonaise LOT intéresse Turkish Airlines et Lufthansa. IAG, maison mère de British Airways et Iberia, vise la portugaise TAP. La petite compagnie tchèque CSA est plus mal lotie: elle ne suscite guère de convoitises. Sauf que depuis l’entrée d’Etihad (la compagnie d’Abou Dhabi) dans le capital d’Air Berlin, les compagnies du Golfe pourrait jouer un rôle non négligeable dans le ciel européen à  l’avenir.

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