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Le contrat Hilton-Le Palace dans l’impasse totale

Le contrat Hilton-Le Palace dans l’impasse totale

Serait-on face au feuilleton hôtelier de l’année ? L’hôtel Le Palace à  Gammarth ne devrait finalement pas arborer l’enseigne Hilton comme cela avait pourtant été confirmé début février 2011 par Christian Grage, vice-président des opérations de Hilton Worlwide pour la région, lors de son passage à  Tunis. Le directeur général nommé par Hilton, Olivier de Kermel, supposé assurer la passation entre l’ancienne et la nouvelle direction, n’est plus à  son poste et l’hôtel continue d’être dirigé par Borhane Snoussi. Seule différence : un administrateur judiciaire a été nommé car l’établissement fait partie des biens ayant appartenu à  Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu, actuellement en fuite. La STTG, société propriétaire de l’hôtel, était en effet détenue à  hauteur de 75 % par Trabelsi, le reste du tour de table étant réparti entre plusieurs actionnaires, notamment des banques d’investissement, en tête desquelles la Banque de Tunisie.

Dans le contrat initial, il était question que Belhassen Trabelsi procède à  des investissements lourds d’un montant estimé entre 18 et 20 millions de dinars pour la mise de l’hôtel aux normes Hilton. Au cours du dernier trimestre de l’année 2010, certains travaux avaient été entamés en même temps que la piscine couverte et le centre de spa avaient été démolis dans l’objectif d’être reconstruits. De même que quelques chambres types avaient été aménagées dans la perspective du changement de l’enseigne Karthago (marque touristique de Belhassen Trabelsi) vers celle de Hilton.

L’accord entre les deux parties portait sur un contrat de gestion pour compte sur une période de 20 ans. Mais contrairement aux rumeurs circulant actuellement, à  aucun moment, le groupe Hilton Worlwide n’a injecté de fonds en faveur de ce projet, les investissement nécessaires à  la mise à  niveau de l’hôtel étant à  la seule charge de sa société propriétaire.

Avec la fuite de son propriétaire et sa mise sous la tutelle de l’Etat, il semble aujourd’hui impossible pour l’hôtel Le Palace de poursuivre sa mise à  niveau faute de fonds propres. Logiquement, le contrat devrait donc devenir caduc, ce que le groupe Hilton semble avoir saisi, d’où son absence totale de réaction par rapport à  la situation qui prévaut.

Du côté de Gammarth, on s’attache aujourd’hui à  redémarrer les activités commerciales de l’hôtel car il y va aussi de l’avenir des 280 employés de l’établissement. Le Palace a rouvert ses portes il y a environ un mois après avoir connu des troubles sociaux. Les travaux de rénovation sont totalement arrêtés.

A moins que Hilton n’exige qu’on lui rembourse les 300.000 dollars dépensés en faveur du directeur général qu’elle avait affecté, entre salaire (7000 euros mensuels), location de villa (6000 dinars) et autres frais, le dossier semble être aujourd’hui définitivement clos.

 H.H

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