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Pourquoi il faut sauver le Tabarka Jazz Festival à tout prix

Il aura suffit d’une belle programmation artistique pour que le Festival de Jazz de Tabarka renaisse rapidement de ses cendres pour sa version 2017. Le weekend d’ouverture de la manifestation a tout de suite créé une dynamique exceptionnelle dans la ville et vu les hôtels afficher complets.

Ce festival, on le sait, depuis sa création, avait pour vocation première de dynamiser le tourisme à Tabarka et dans sa région en installant également une « signature produit » spécifique. Son retour en 2017 ne s’est pas fait sans couac. N’eut été le soutien financier du ministère du Tourisme et de quelques sponsors privés, il n’aurait jamais pu se remettre en place de manière autonome.

Le Tabarka Jazz Festival souffre de deux problèmes majeurs. Tout d’abord de maux internes à l’organisation qui est tiraillée entre sa volonté de bien faire et les considérations populistes et régionalistes qui planent malheureusement sur cette manifestation. Trop de personnes à Tabarka revendiquent en effet leur droit d’avoir la main-mise sur cet événement. Comme si les « enfants de la région » étaient les seuls légitimes pour gérer un festival dans leur ville. Vouloir organiser un festival est une chose, savoir l’organiser en est une autre. A ces gens là on dira: « si l’on s’en tient à votre façon de voir les choses, même le public du festival devra être originaire de la région pour assister aux spectacles » .

L’autre problème de ce festival réside dans l’espace qui l’abrite. La Basilique est de toute évidence totalement incapable d’accueillir un événement de cette taille. Les défaillances graves constatées hier soir à l’ouverture (des spectateurs munis de billets achetés de longue date qui n’ont pas pu accéder par manque de places) en constituent la preuve la plus évidente.

Maintenant, il faut savoir ce que l’on veut pour Tabarka ? Stimuler son tourisme ou bien le laisser en l’état avec sa dizaine d’hôtels fermés ou au bord de la faillite et les autres qui font à peine 30% de taux de remplissage annuel, outre son aéroport international qui végète ?

Car le Tabarka Jazz Festival pourrait justement constituer une sortie de crise pour la ville et son tourisme pour peu que l’on se résigne à y mettre les moyens et que les décideurs locaux changent de vision.

L’Etat doit de son côté donner l’exemple de son engagement pour que le privé suive en termes de soutien financier et de sponsoring. Il est tout de même incroyable que ce soit des étrangers qui croient dur comme fer en investissant dans la région (en l’occurrence les Qataris avec l’hôtel La Cigale et son parcours de golf devenus de véritables joyaux touristiques).

L’achèvement du théâtre de plein air de la ville, dont les travaux n’ont jamais été terminés, doit constituer une priorité en trouvant les fonds nécessaires pour donner au festival les moyens de ses ambitions.

Ensuite, il faudra également accorder plus de latitude au comité d’organisation pour lui permettre une marge de manoeuvre raisonnable. Et lui demander des comptes après l’événement (et non pas avant qu’il n’entreprenne quoi que ce soit).

Autant de raisons qui font que le Tabarka Jazz Festival doit être sauvé en dépit d’une édition 2017 qui a eu le mérite d’avoir été remise en place mais qui s’annonce encore mi-figue mi-raisin.

Hédi HAMDI

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