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Communication de crise : 10 ans après, ils n’ont toujours pas compris

La Tunisie a été secouée en 2012 par plusieurs événements internes qui ont malheureusement jeté le trouble sur la réussite de la transition démocratique post-révolutionnaire. Ces événements ne sont pas passés inaperçus aux yeux des médias internationaux et ont sans aucun doute affecté le retour tant espéré de l’activité touristique à  ses niveaux habituels, tout au moins à  ceux de 2010.

Bien qu’ils n’aient à  aucun moment ciblé les touristes, au moins quatre grands incidents ont participé à  les effaroucher et les pousser à  aller en vacances sous d’autres cieux : la répression de la manifestation pacifique du 9 avril, le couvre-feu suite à  l’affaire d’El Abdelya en juin, l’attaque de l’ambassade américaine à  Tunis le 14 septembre puis les émeutes de Siliana cette semaine.

La Tunisie aura donc donné d’elle l’image d’une destination touristique incertaine. A chaque choc, les T.O ont enregistré un ralentissement des réservations, voire carrément des annulations (dans le cas de l’ambassade US). Le plus touché fut le marché français par sa proximité culturelle, historique et géographique de la Tunisie. Les chiffres des entrées de non-résidents français aux frontières tunisiennes -qui étaient déjà  peu reluisants- sont devenus carrément calamiteux à  compter de la fin septembre.

Cette situation ne semble pas pour autant avoir ému le ministère du Tourisme. La gestion de ces différentes crises s’est faite de manière très désinvolte. En certains points, elle a même été semblable à  celle qui suivit l’attentat de Djerba le 11 avril 2002. Les gouvernants actuels ne semblent en effet pas avoir retenu la leçon ni tiré les conclusions qui s’imposent de ce triste épisode du tourisme tunisien et dont les conséquences pèsent toujours sur les réalisations du marché allemand.

Et pourtant, au regard de la situation interne du pays, le ministère du Tourisme aurait dû mettre en place une cellule de crise avec des spécialistes prêts à  réagir au quart de tour afin d’atténuer l’impact des événements au regard des médias étrangers, tout au moins vis-à -vis de la presse professionnelle.

La Tunisie a beau vaciller, mais à  aucun moment, on a pensé à  aller dire qu’il s’agit de problèmes internes tuniso-tunisiens et qui ne concernent en rien les touristes étrangers. Les Tunisiens eux-mêmes ont eu besoin d’être rassurés après chaque événement. Et à  chaque fois, le chef du gouvernement et/ou le président de la République sont montés au créneau. Pourquoi n’a-t-on pas adapté une stratégie semblable pour rassurer nos touristes et ne pas hypothéquer l’avenir du secteur ? Est-ce trop demander au ministère du Tourisme ?

D.T

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