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Le Club IHEC Events se penche sur la problématique du tourisme événementiel

Tout le monde s’accorde aujourd’hui à dire que la compétitivité touristique d’une destination ne peut plus reposer seulement sur son offre de base en matière d’hôtellerie, de gastronomie ou de transport. Ce que propose une destination en matière d’événements, que ce soit dans le sport, la musique, le cinéma, les carnavals, les festivals  ou encore les congrès internationaux, sont plus que déterminants pour dynamiser l’activité touristique et favoriser des retombées positives à l’échelle de l’économie tout entière.

C’est le thème principal qui a été débattu hier à l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) autour d’une table ronde, organisée par le club IHEC Events, et réunissant certains acteurs de la communication et de l’événementiel touristique en Tunisie. Les invités ont tous porté leurs analyses sur les contraintes et les opportunités de cet outil de marketing qui est en passe de devenir une nouvelle tendance dans le tourisme tunisien.

Selon Raya Ben Guiza Verniers, co-fondatrice de l’agence Hapax, spécialisée en stratégie et en communication éditoriale pluri-média, « le tourisme événementiel est un formidable levier pour l’économie créative et aussi un véritable stimulant de l’intelligence stratégique collective impliquant tous les acteurs économiques et territoriaux ». Elle a également souligné l’importance pour la Tunisie de créer des événements spécifiques qui reflètent son histoire et sa propre identité culturelle et environnementale. « Il ne s’agit pas de copier et coller des événements qui viennent de l’extérieur. Il faut être créateur de ses propres événements comme cela été le cas pour les festivals Dunes électroniques ou Pop in Djerba dont le succès est patent », a-t-elle déclaré en ajoutant « qu’un pays peut carrément repositionner sa place sur le marché mondial du tourisme grâce à l’événementiel ».

20% du potentiel

Quant à Riadh Kooli, directeur à B-Event, il a qualifié l’événementiel de poids lourd de la communication vu qu’il constitue pour un pays l’un des meilleurs retours sur investissement en termes d’images et de notoriété. « En Tunisie, nous sommes à 20 % seulement de notre potentiel réel », a-t-il précisé en soulignant qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine. Il a également relaté que « l’événementiel est une activité très sensible et tributaire de la conjoncture nationale et de ce qui se passe aussi au niveau international », en rappelant quelques événements qui ont été, pour le tourisme tunisien, et pour tous les professionnels du secteur, des coups très durs à supporter. D’ailleurs c’est dans ce sens que Tarek Lassadi, PDG de Traveltodo, a appelé tous les étudiants du mastère professionnel en Gestion hôtelière et touristique (GHT) présents à la rencontre, a être patients et surtout persévérants pour réussir dans leurs projets. « Pour travailler dans l’événementiel – surtout en temps de crise – il faut du courage, de l’audace et avoir le goût du risque », a-t-il dit. « Pour les Dunes électroniques, nous étions à 4 000 personnes en 2014 et nous tablons sur 10 000 personnes pour l’année prochaine » a-t-il fièrement ajouté.

De manière à améliorer les retombées touristiques liées aux événements, Yazid Turki, directeur général de YAZ Production, a proposé la diversification de l’offre événementielle en appelant les étudiants à être désormais plus créatifs et plus imaginatifs. « Nous sommes bien en retard en Tunisie, par exemple en matière de festivals. Ils sont toujours les mêmes ! », a-t-il lâché avant de parler des contraintes financières et budgétaires qui pèsent sur cette activité. « Au Maroc, par exemple, c’est le royaume qui finance les grands événements et leur médiatisation pour promouvoir l’activité touristique. En Tunisie, nous ne sommes pas encore là », a ajouté Yazid Turki.

Parcours du combattant

Et à Riadh Kooli d’ajouter, pour parler aussi des difficultés rencontrées dans ce métier : « les autorisations sont très difficiles à obtenir ; parfois plus difficiles que la création de l’événement lui-même. Un vrai parcours du combattant alors que les événements peuvent très bien financer l’entretien et les travaux de rénovation des musées ou des sites archéologiques pour qu’ils deviennent rentables ».

Par ailleurs, et pour améliorer davantage les retombées touristiques et contourner le côté éphémère du tourisme événementiel, les professionnels doivent proposer une offre de services suffisamment alléchante et diversifiée afin d’amener le touriste à revenir dans un autre contexte.

Il est donc indéniable que le tourisme événementiel contribue à améliorer la notoriété d’un pays. Il a pour conséquence l’assurance d’une image dynamique, moderne et innovante. De plus, les événements renforcent les liens territoriaux et créent des synergies, voire des ponts entre les différents secteurs économiques. D’ailleurs, le tourisme événementiel a été la problématique principale du dernier sommet ministériel OMT/WTM qui s’est tenu début novembre à Londres à l’occasion du dernier salon touristique.

K.M

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