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Ces investisseurs qui donnent le tournis aux hôteliers

Ces investisseurs qui donnent le tournis aux hôteliers

Le Tabarka Beach est le premier hôtel à  être accroché à  leur tableau de chasse et ce n’est qu’un début. Ils seraient en effet prêts à  investir à  tour de bras dans l’hôtellerie tunisienne et à  acheter tout ce qui est à  vendre dans le secteur. Eux, ce sont les Qataris (ou du moins ceux qui les représentent) qui seraient déjà  en négociations avancées pour l’acquisition d’un deuxième palace, situé cette fois-ci dans la zone touristique de Gammarth.

L’arrivée des Qataris dans l’hôtellerie tunisienne divise l’opinion. Il y a les ‘pour’ et il y a les ‘contre’.

Ceux qui y sont favorables estiment que l’on accepte bien à  bras ouverts les investisseurs quand ils sont Occidentaux (dans l’industrie par exemple) sans que personne n’y trouve à  redire. De plus, n’étant pas gestionnaires, ils ramèneront forcément de grandes enseignes internationales qui ne pourront faire que le plus grand bien à  notre tourisme.

Ceux qui sont contre considèrent que leur arrivée ne fait que confirmer les soupçons d’allégeance du gouvernement nahdhaoui à  la pétromonarchie du Golfe et que son éventuelle main-mise sur l’hôtellerie tunisienne affectera notre souveraineté tunisienne.

Les ingrédients à  l’entame d’un nouveau débat au sein de la communauté touristique nationale sont donc réunis. Mais avant, certaines vérités sont bonnes à  dire et à  porter à  la connaissance de l’opinion : actuellement, le nombre d’hôtels en Tunisie « cliniquement morts » s’élève à  140.
Comprenez par là  qu’il s’agit d’établissements tellement endettés que, mathématiquement, ils ne pourront jamais rembourser leurs emprunts contractés auprès des banques. Si de nouveaux investisseurs prennent le risque de les remettre à  flot, de maintenir les emplois, de ramener des clients et de générer de la valeur, pourquoi leur claquer la porte au nez ?

Les Qataris ont acheté une équipe de football comme le PSG sans pour cela que les Français ne s’en offusquent. Si demain ces mêmes investisseurs décidaient d’acheter l’Espérance de Tunis, assisterions-nous à  une levée de bouclier de la part de ses supporters ?

Ce n’est pas la Tunisie qui fera obstacle à  la mondialisation et à  la circulation des capitaux. Et même si les Qataris faisaient main basse sur nos plus beaux hôtels, leur situation ne pourra pas être pire que celle vécue ces dernières années. Alors, déployons leur le tapis rouge car après tout, ce n’est pas notre âme que nous allons leur vendre.

DT
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