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Ce qui s’est réellement passé au Regency Tunis Hotel

L’hôtel Regency à  Gammarth est fermé depuis plus d’une semaine. Pour un établissement de prestige classé 5 étoiles, l’événement a forcément provoqué des vagues et entraîné une inévitable polémique. Aujourd’hui, la tension a baissé d’un cran et les choses semblent s’éclaircir, quoique l’impasse sociale demeure encore. La décision de fermeture provisoire a été prise par le propriétaire de l’établissement suite à  une grève sauvage déclenchée par une certaine partie du personnel du 8 au 10 février qui a dégénéré en violence. A la base, le mouvement avait été engagé suite à  la décision du Regency de liquider les soldes de congés puis d’exiger des congés sans soldes, sachant que les salaires de décembre 2010 et de janvier 2011 avaient été servis.

Pour expliquer sa décision de fermeture, l’hôtel a déclaré que « pour faire face à  la situation de crise, la direction a commencé à  liquider les soldes de congés annuels et de récupération de tous les employés, direction générale et chefs de départements compris. La crise s’étant prolongée, il était nécessaire de passer aux congés sans soldes, mesure qui a concerné tous les employés sans distinction ». Mais le personnel ne l’a, semble-t-il, pas entendu de cette oreille et a interprété cela comme étant le signe d’un licenciement déguisé.

Selon la direction générale de l’hôtel, la grève était tout d’abord sauvage puisque sans préavis. Mais pire encore, si l’on en croit les éléments avancés, « parmi les grévistes, on a remarqué la présence d’intrus n’appartenant pas au personnel de l’hôtel ainsi que d’anciens employés ayant quitté l’hôtel depuis plusieurs mois. Ces opportunistes se sont joints à  la cohue dans le simple but de semer la terreur » a indiqué l’hôtel qui s’appuie sur des enregistrements filmés par les caméras de surveillance.

Le jeudi 10, alors que la grève continuait de plus belle au beau milieu du hall de l’établissement, une réunion était organisée avec quelques représentants des employés, de l’UGTT et le PDG de la société propriétaire. « Ce dernier, et malgré, la situation financière critique de l’hôtel, a concédé des mesures immédiates supplémentaires et exceptionnelles en faveur des employés », sachant que les salaires de février avaient déjà  été garantis par la direction « même avec un taux d’occupation de 10% ». Toutefois, les mesures ayant été jugées insuffisantes, la situation a dégénéré en violence physique et verbale de la part de certains en présence de clients de l’établissement. « Le vendredi 11, la direction a décidé de fermer provisoirement l’établissement pour ne pas céder au chantage et pour préserver la sécurité des clients et des employés » a précisé l’hôtel dans un communiqué officiel.

Particulièrement touchée par ce comportement anarchique, la direction générale du Regency s’est dite prête à  présenter les documents comptables officiels qui prouvent que « tous les droits des employés sont respectés au-delà  même des exigences de la Convention collective de l’hôtellerie. Certains avantages non exigés par la Convention sont accordés à  l’ensemble du personnel comme à  titre d’exemple : l’assurance maladie, des dons pour les deux fêtes de l’Aïd et à  la rentrée scolaire, la qualité supérieure du transport, des repas et des uniformes, et une fête du personnel annuelle, dont la dernière en date a coûté à  l’hôtel plus de 60.000 dinars et où des cadeaux d’une valeur allant de 150 à  1500 dinars ont été attribués à  tous les employés sans aucune exception ».

Suite à  cette affaire, dont l’hôtellerie tunisienne aurait pu se passer durant cette période difficile pour le secteur, la direction a annoncé qu’elle allait « revoir sa politique des Ressources Humaines et s’orienter vers le recrutement de sans-emplois et de jeunes diplômés du supérieur et du secteur hôtelier ».

Comprendre donc qu’il n’y a plus de place pour ceux qui auraient refusé de travailler et que la porte est ouverte à  tous ceux qui souhaiteraient entrer dans la vie active.

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