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Aéroport Tunis-Carthage : les visites de ministres se suivent et se ressemblent presque

Aéroport Tunis-Carthage : les visites de ministres se suivent et se ressemblent presque

Alors que la haute saison touristique est déjà bien entamée, la situation de Tunis-Carthage demeure toujours préoccupante. Bienvenue à l’aéroport international de Tunis-Carthage, la première vitrine de la destination Tunisie. Mais à vos risques et périls. Car les incidents bagages et les pillages persistent, les services sont à tous les niveaux limités et médiocres, la qualité des prestations laisse souvent à désirer, le problème épineux des taxis non seulement ne se résout pas mais empire, et pour ne pas trop noircir le tableau, on complètera la liste juste avec la prolifération des réseaux de contrebande et des transactions parallèles occultes qui gagnent du terrain au vu et au su de tout le monde.

Et ce n’est sûrement pas par coïncidence que les inspections de nos responsables politiques s’enchainent et se multiplient ces derniers jours au sein de l’aéroport. Entre la visite inopinée effectuée lundi 30 juin par Chiheb Ben Ahmed, ministre du Transport, et la visite de la ministre du Tourisme, Amel Karboul, mardi 1er juillet dans le cadre d’un suivi quelle devait accomplir suite à une visite antérieure datant du mois d’avril dernier, il n’y a pas photo.

Mais où en sont les anciens constats et les propos mielleux qui promettaient de réformer, pour cette saison, le premier maillon de notre chaîne touristique ?

C’est justement l’objet de cette dernière visite de la ministre du Tourisme qui, accompagnée par quelques membres de son cabinet, était attendue par un grand nombre de journalistes pour la couverture médiatique de cette virée – un peu musclée – au sein du terminal principal de l’aéroport. Une visite guidée d’à peu près une heure qui a parfois pris des allures de bousculade…

Le circuit des « réalisations remarquables et des avancées »

Le circuit a commencé avec un passage par la douane, au départ, où des installations sont en train de se mettre en place pour canaliser les voyageurs dans une seule et unique file en suivant une trajectoire avant de bifurquer vers les différents postes douaniers. « C’est une avancée que nous réalisons car ce système permettra de désengorger les files de voyageurs et de gagner en rapidité », a expliqué Amel Karboul. Rappelons juste que cette mesure avait été déjà proposée par les professionnels du tourisme depuis des années. Pour les voyageurs de la Business Class, un Fast Track est mis à leur disposition pour leur éviter les longues files d’attente avec Monsieur et Madame tout le monde. Voilà une autre avancée mirifique, réalisée par rapport à la dernière visite effectuée par la ministre.

C’est la salle VIP qui a ensuite été investie pour être rapidement inspectée. La visite s’enchaîne avec un nouveau passage par la douane, aux postes d’arrivées cette fois-ci, puis cheminement vers l’espace de livraisons des bagages. Devant le bureau des réclamations et des litiges, plusieurs voyageurs en attente de réponses et une dame complètement excédée par la perte de sa valise depuis 21 jours. Elle s’est précipitée vers la ministre pour vider son sac car, visiblement, elle en avait gros sur le cœur. La dernière étape du circuit s’est passée devant le box de l’ONTT, où la ministre s’est faite interrogée par les journalistes, après avoir distribué des brins de jasmins pour « leur faire oublier le stress du travail », a-t-elle dit en plaisantant. En ce qui concerne la sécurité des bagages, elle a déclaré qu’« il y a eu beaucoup de progrès dans la mesure où plusieurs caméras ont été installées pour limiter les vols et les intrusions ». En précisant par ailleurs que « la perte ou la disparition des bagages est un problème qui existe partout dans le monde et qu’elle aussi a subi une fois ce problème ».

Les chantiers à la traine

Interrogée sur le problème inextricable de la gestion de la station des taxis accaparée par une pseudo-mafia et des pagailles généralisées qui nuisent à l’image du pays, Amel Karboul a déclaré « qu’aucune mesure n’est encore prise de manière concrète ». Cela voudrait dire, explicitement, que nous sommes encore au même point en ce qui concerne ce problème majeur. « Nous devons aussi résoudre le problème du tabac dans l’aéroport », a-t-elle brièvement rajouté, sans trop s’étaler sur ce sujet, bien qu’il soit évident que les premiers fumeurs dans l’enceinte de l’aérogare sont en général ceux qui y travaillent, tous corps confondus. La ministre a précisé la nécessité de s’attaquer « bientôt » à ces problèmes et que « nous y arriverons ». Des déclarations d’ores et déjà faites, sur les mêmes lieux, lors de sa dernière visite. Mais nos hommes et nos femmes politiques ont souvent tendance à oublier que les murs sont dotés de grandes oreilles…

En définitive, il y a matière pour affirmer sans aucune équivoque aujourd’hui que l’administration tunisienne a été incapable de résoudre les vrais dysfonctionnements qui sévissent à l’aéroport Tunis-Carthage. Des dysfonctionnements qui gangrènent l’image de tout le pays. La première vitrine de la Tunisie n’est pas tout à fait prête encore, comme cela avait été miroité, pour accueillir les 6,4 millions de touristes attendus pour cette saison (au lieu des 7 millions initialement promis par Madame Karboul qui revoit ses ambitions à la baisse). Rendez-vous dans quelques mois avec la ministre du Tourisme pour un autre suivi de ce suivi…

O.K

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